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mardi, 07 janvier 2020

Les Brigandes reçues par Vive l'Europe...

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LA VOIE DU CORPORATISME

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Franck Buleux cliquez ici

Dans la réforme des retraites, il est question d’universalité.

Bien entendu, l’universalité en France ne concerne que les personnes résidentes en France, ce qui n’est déjà pas si mal. On se demande parfois à quoi sert le critère de nationalité, mais c’est un autre débat.

Le critère d’universalité implique l’ensemble des personnes, comme le système d’indemnisation des frais de santé, mis à part, il est vrai, le système dit de droit local, qui concerne l’Alsace et la Moselle, soit trois départements du Grand Est.

Ce système universel permet à toute personne de bénéficier de la prise en charge de leurs frais de santé au seul titre de leur résidence stable et régulière en France.

En matière d’assurance vieillesse (lire « retraite »), il a été mis en place des systèmes différents au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. On peut s’interroger sur les deux systèmes de répartition et de capitalisation. Il est simplement nécessaire de rappeler, contrairement à ce qui se dit ou s’écrit ici et là, que la répartition n’offre aucun droit puisque les cotisations sociales de l’année en cours permettent de régler les prestations de cette même année. Il s’agit, purement et simplement, d’un système de solidarité intergénérationnel, sans pérennité garantie. Il n’y a donc aucun « droit acquis » en la matière.

À partir de ce système, inauguré le 14 mars 1941 par le régime de Vichy et repris par le Conseil national de la Résistance (CNR), l’après-guerre a vu l’éclatement des régimes. Chaque régime (quarante-deux) gère ses propres cotisations et verse les prestations dues aux personnes concernées.

La dérive apparaît, non pas dans la différenciation des régimes, mais dans leurs choix subjectifs. On peut, en effet, s’étonner du choix de certains régimes spécifiques. Le régime de la SNCF existait déjà avant 1945, sans doute existait-il un certain corporatisme dès 1909, date de l’entrée en vigueur du régime dit « spécial ». On le voit, rien n’est simple, et le plus souvent la date de 1945 ne sert qu’à sacraliser, qu’à sanctuariser des règles antérieures, du moins pour leurs principes. Il est nécessaire de le rappeler, les prestations sociales, même si elles ont été généralisées, ne sont pas nées à la Libération.

Le mot « corporatisme » employé il y a quelques lignes semble être un « gros mot », c’est-à-dire un mot qui ne doit pas être utilisé. Une corporation est un ensemble de personnes qui exercent la même profession, généralement regroupées dans une association et bénéficiant, comme ce fut le cas aussi bien dans l’Antiquité romaine que sous l’Ancien Régime, d’un ensemble de monopoles et de privilèges. Nous y voilà… « privilèges », c’est-à-dire un droit collectif reconnu par la loi en échange de services : protection d’une profession (numerus clausus) contre la concurrence abusive, voire déloyale, obligation à l’engagement militaire des nobles sous l’Ancien Régime en contrepartie du non-paiement de l’impôt… Un privilège peut donc être octroyé en contrepartie d’une obligation liée à la solidarité nationale comme l’ouverture de services publics tous les jours calendaires.

Vouloir à tout prix l’universalité des systèmes, c’est méconnaître les particularités, nier les particularismes. Que représente l’universalité face aux métiers ? En 1884, les syndicats professionnels ont obtenu l’abrogation de la loi Le Chapelier de 1791 visant à l’interdiction du régime général d’exercice collectif des métiers ouvriers, c’est-à-dire des corporations.

Les syndicats sont, pour la plupart d’entre eux, des confédérations, c’est-à-dire qu’ils représentent des fédérations représentant de nombreux métiers. Pourquoi ? Parce que les exigences des métiers sont différentes, les besoins des salariés aussi. Pourquoi ne pas les prendre clairement en compte ?

Deux systèmes me semblent abusifs : l’universalisme qui ne correspond en rien aux particularismes et l’individualisme qui ne revêt un intérêt qu’en cas de reconnaissance d’un préjudice direct et personnel par un tribunal compétent. Au-delà de l’universalisme et de l’individualisme, il existe le corporatisme, qui peut préserver des droits issus des particularités des métiers. Un « privilège », du latin privilegium (« loi concernant un particulier »), est à l’origine une disposition juridique conférant un statut particulier, statut lié à une situation.

La réforme des retraites nous est présentée comme une ode à l’égalité absolue, pour ne pas dire l’égalitarisme. La République en marche (LREM) comme la plupart des mouvements de droite libérale (la majorité des Républicains) se servent de ce concept pour s’appuyer sur cette réforme libérale. Mais ce n’est pas de libéralisme (système universel et impersonnel) dont nous avons besoin mais de conservatisme, au sens premier du terme. La conservation de notre identité, c’est aussi la préservation de nos métiers, le respect de nos spécificités face à un universalisme niveleur.

Non, il n’y a pas trop de régimes spéciaux, mais il n’y en a pas assez. Le statut des cheminots, longtemps profession réservoir des forces de gauche (voir les liens entre le PCF et la SNCF en 1947 lorsque les communistes ont quitté le gouvernement et l’explosion concomitante des émeutes sociales), est l’arbre qui cache la forêt. Qu’il faille refonder les règles concernant les cheminots, pourquoi pas ? Mais la question essentielle, globale est la mise en place de systèmes liés aux métiers, bref un système corporatiste. Recentrer les métiers (réserver la vente de pain aux artisans boulangers), octroyer des privilèges à certaines professions (le droit de stationner gratuitement en faveur des commerçants ayant pignon sur rue), conserver les trimestres sans cotisations aux mères de famille dans le cadre de la promotion de la natalité (qu’en sera-t-il dans un système dit « à points » puisque, par définition, s’il n’y a pas de revenus, il n’y a pas de points…) Qui évoque cette carence liée au nombre d’enfants ? (https://metainfos.fr/2019/12/24/noel-maternite-le-combat-oublie/ ) moins que nos dirigeants aient déjà décidé que l’immigration et la robotisation ne remplaceront, à court terme, les travailleurs nationaux ? C’est une optique, mais les députés LREM devraient nous le confirmer.

Confier l’expression populaire au législatif est une hérésie, compte-tenu de l’augmentation de l’expression du pouvoir exécutif avec, notamment, la mise en place par le président Chirac du quinquennat. Nous y reviendrons lors d’une prochaine chronique. Hérésie aussi quand on voit le nombre de Français qui ne s’expriment pas lors des élections législatives, dont l’existence ne sert qu’à valider le choix présidentiel du mois précédent : sans compter les bulletins blancs et nuls, plus de 51 % des Français inscrits ne se sont pas déplacés en juin 2017 pour participer à l’éclatante victoire sans appel (sic) des inconnus ou des recyclés (le plus souvent du PS) d’En marche ! Face à cette désaffection, un Conseil national des métiers serait le bienvenu qui permettrait de mobiliser les branches d’activités et le monde du travail.

Il est temps de revenir à une société utilitariste. La notion de corporatisme n’est pas surannée, elle représente l’essence de la nation, celle des intérêts (au sens positif) professionnels, intérêts qui permettent aussi de lier les employeurs et les salariés, hors lutte de classes.

Oui, le corporatisme est une option d’avenir. Il serait temps d’y réfléchir.

Lire sur le corporatisme :

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L'Etat corporatif

de Bénito Mussolini

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Conférence de Martial Bild le 21 janvier à Bruxelles

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Le Cercle Pol Vandromme reçoit Martial Bild cofondateur de TV Libertés

"Une télévision libre, c'est possible !"

Lancée il y a six ans, TV Libertés (TVL) a relevé un défi jugé impossible : créer une chaîne de télévision libre exclusivement dédiée à la réinformation : journaux, émissions, chroniques, tout d’une grande chaine.
Martial Bild, son directeur, viendra nous en raconter l’histoire et les succès. Il dédicacera le livre publié à l’occasion du 5ème anniversaire de la chaîne et qui en raconte l’histoire.

Inscrivez-vous ICI

Si vous souhaitez plus d'information concernant le Cercle Pol Vandromme, vous pouvez consulter leur site ICI sinon la page Facebook du Cercle.

12:11 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Vendredi 31 janvier, Paris : conférence de Scipion de Salm sur l'esthétique fasciste

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Et ta sœur, elle est « genderfluid »?

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Par Didier Desrimais

Tout récemment Benoît Rayski a rapporté dans Causeur l’histoire de « la famille la plus moderne du Royaume-Uni » (selon le Daily Mirror). Pourquoi la plus moderne ? Parce que composée d’un homme transgenre, d’un compagnon non-binaire et d’un enfant issu du sperme d’une femme transgenre mais mis au monde par l’homme transgenre du couple. Tout le monde suit ?

Dans un article du dernier Télérama (n°3651), la journaliste Emmanuelle Skyvington s’interroge : « Et si, à l’aube de la décennie 2020, la société patriarcale et hétéronormée (sic) telle qu’on la connaît était en train de tomber ? » C’est Judith Butler (auteur de Trouble dans le genre, ouvrage dispensable mais qui fait les beaux jours d’une certaine sociologie française et de ses « études de genre ») qui doit jubiler.

L’art de se compliquer la vie

Maintenant, je vous prie d’être extrêmement attentifs, s’il vous plaît. Dans le même article de Télérama, Youssef se définit comme une « meuf trans, non-binaire » (“personne assignée garçon à la naissance mais qui se définit comme femme, tout en excluant les normes de genre traditionnelles”, fait bien de préciser Télérama). Comme les combats intersectionnels sont à la mode, Youssef, qui utilise le pronom « elle », décline opportunément toutes les discriminations « qu’elle » subit (en plus de la transphobie, bien entendu) : « Ayant une vie déjà compliquée car je suis pauvre, racisée et extra-européenne, cela n’a pas été facile ! » Et apparemment Youssef n’est pas parti(e) pour se la simplifier, la vie.

Lucas a des cheveux mauves « retenus par un chouchou bleu » et se pose des questions sur son genre, tandis que Sof – qui a « troqué son deadname (?) qui finissait en « a » pour un pseudo moins marqué » – se dit « gender fluid ». Comme Sof a décidé de perdre tout le monde en cours de route et de se démarquer fermement encore de tous ceux qui se distinguent pourtant en se genrant à l’opposé de leurs chromosomes et de leur code génétique (qui ne sont jamais qu’une « construction sociale »), elle précise qu’elle est en réalité « FtX », c’est-à-dire « femme à genre inconnu ». En allant sur le site de l’Oberservatoire des Transidentités (si, si, ça existe) j’apprends qu’il existe une “Journée mondiale de la visibilité trans” (le 31 mars), et qu’en plus de pouvoir être « FtX » chacun peut devenir « FtM » ou « MtF » ou, plus mystérieux encore, « Ft ». Décidément, on n’arrête pas le progrès !

Télérama nous surprend de plus en plus

Vous êtes encore là ? Bien, continuons alors la lecture édifiante de Télérama :

Tom a réussi son « cispassing » et est très heureux d’être considéré maintenant comme un garçon. Mais tout peut changer demain matin. C’est d’ailleurs l’intérêt de la théorie butlérienne. Assez fier de lui et se prenant pour le Derrida du genre, Tom avoue donc être en réalité « gender fuck », c’est-à-dire « favorable à la déconstruction du genre en général ». Tom s’amuse avec les codes. Tom met du vernis, ou pas. Tom porte des talons, ou pas. Tom fait « un tour de table » à chaque fois qu’il se retrouve avec ses amis car leurs « noms peuvent changer », ou pas. Bref, Tom a l’air totalement paumé.

Identités politiques

Bien entendu, ces envies de modifications genrées se veulent révolutionnaires. Elles remettent en cause (au choix) : le patriarcat, l’hétéronormativité, la parentalité, la bourgeoisie, la famille, la société, le capitalisme, la tarte Tatin ou le Tour de France dans un grand fatras de lectures pauvres, rares et idéologiques. Elles adoptent le vocabulaire des révolutionnaires d’antan pour draper leur vacuité d’un soupçon d’intelligence et laisser penser qu’elles ne sont que des victimes : « En ce sens, nos identités traquées, deviennent politiques », dit Lexie dans le même article. C’est de la révolution à deux balles, sans projet collectif, sans autre ambition que de promouvoir ce qu’Alan Bloom décrit si justement dans L’âme désarmée (Éditions Les Belles Lettres), et qui est le moi, ce « substitut moderne de l’âme. » Chaque moi décrit ci-dessus se considère « mystérieux, ineffable, illimité, créateur », « semblable à Dieu dont il est comme le reflet impie dans un miroir », écrit Bloom. Vautré dans la complaisance paresseuse que leur promettent tous les journaux dits progressistes, il se laisse admirer et s’admire en même temps. C’est un moi sans extérieur et sans intérieur. C’est un moi qui n’admire rien, hormis moi (lui est déjà trop loin, c’est déjà un autre qu’aucun moi ne peut concevoir). De plus c’est un moi qui, parce qu’il est « gentil », s’imagine être le Bien absolu ; il ne saurait par conséquent être critiqué ou moqué puisque, angélique, évanescent et sexuellement indéterminé, il a éliminé de facto le Mal, croit-il !

Je ne sais ce que deviendront ces jeunes gens. Il est bien difficile de présager quoi que ce soit. Individuellement, tout est possible. Mais au vu de la rapidité stupéfiante de la mutation en cours et des premiers retours de ce pays toujours à la pointe que sont les États-Unis d’Amérique, je conseille aux parents qui craignent que leurs enfants ne se trouvent, après une orientation professionnelle hasardeuse, au chômage, de les aiguiller vers la seule profession dont on est certain qu’elle ne manquera pas de travail dans les prochaines décennies, celle de psychiatre.

Source :  La lettre de Causeur

11:53 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

La face cachée des énergies renouvelables avec Olivier Delamarche et Jean-Louis Butré

Il faudrait de toute urgence exprimer un moratoire sur l'éolien. Ces machines polluent énormément et tuent.  Il s'agit d'un véritable crime d'état. Les complices sont achetés mais un jour la lumière sera faite sur ce scandale

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11:35 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Non, la menace islamique n'a pas reculé. Bien sûr que non !

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L'avis de Jean-François Touzé
 
Adepte de l'euphémisme et de la litote, le Premier ministre Édouard Philippe a cru bon de reconnaître ce mardi matin sur l'antenne d'RTL que "la menace terroriste était élevée", tandis que le Figaro du 7 janvier titrait "Cinq ans après Charlie, la menace islamique n'a pas baissé". Celà au moment où se multiplient les attaques au couteau et où les prêcheurs djihadistes encouragent les leurs à frapper les "infidèles" partout où ils le pourront.
 
Non, bougies, fleurs, peluches et marches blanches des bobos et des gogos n'ont étrangement pas suffi à terroriser les terroristes, pas plus que nos pauvres "sentinelles" statiques et impuissantes, nos actions désordonnées au Sahel ou en Syrie ou les pauvres lois supposées sécuritaires, décalées et prises dans l'urgence, destinées à limiter les effets sans que jamais ne soient traitées les causes du mal 
 
Non, la menace n'a pas reculé et ne reculera pas tant que des mesures d'exception contraignantes et sans faiblesse ne seront pas prises contre les propagandistes du salafisme et du wahhabisme, tant que ne seront pas interdites les organisations liées aux Frères musulmans, tant que ne seront pas mis hors d'état de nuire leurs agents, tant que ne sera pas définitivement stoppée la déferlante migratoire, tant que ne sera pas appliquée une politique drastique de rémigration et tant que la France n'aura pas établi un État national d'autorité et d'identité européenne.
 
Autrement dit tant que la Droite nationale ne sera pas au pouvoir. 

10:53 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Quels expansionnistes mahométans l’Occident doit-il craindre ?

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Bernard Plouvier

En ce début d’année 2020, on déplore une attaque ciblée d’un drone made in USA contre un chef de guerre iranien, en omettant généralement de rappeler les dizaines de civils et de soldats US qui ont servi de cibles aux fous furieux chiites, associés à ce qui reste de l’État islamique Daesh, en 2019.

Que l’homme de la Maison Blanche ait eu une réaction (limitée, car très bien ciblée) n’étonnera que les (fausses) pucelles effrayées. Après tout, il semble bien qu’en 2019, l’US-Army nous ait délivré du fou Abou-Bakr II, le calife auto-proclamé qui avait ravivé le Djihâd en 2014, en donnant son aval au terrorisme non-ciblé un peu partout en Occident. Le général iranien transformé brutalement en pure énergie était chargé de revigorer les guérillas d’Irak.

Or, plutôt que de craindre un Iran dont l’économie se porte très mal, d’où l’élite s’est sauvée de 1979 à nos jours, vers l’Occident, et dont l’armée a démontré son peu d’efficacité dès les années 1980, l’on ferait beaucoup mieux d’estimer à sa juste valeur le risque turc.

Là aussi, l’élite a fui en grande partie, mais le bloc anatolien peut compter sur 75 millions d’un peuple connu pour son opiniâtreté et son fanatisme, orientable au gré du potentat vers l’impérialisme teinté d’islamisme. Certes, ces dernières années, les Turcs se sont vautrés dans le consumérisme à l’occidentale, ce qui a stimulé l’économie nationale : les supermarchés sont plus fréquentés que les mosquées.

Seulement à Ankara, règne un démagogue fort dangereux. Il est charismatique (on sait depuis les expériences du XXsiècle, que la laideur physique n’y fait guère obstacle) et vole de succès en succès. L’économie, même si elle entre en (discrète) récession depuis 2018, a connu une formidable croissance ces 15 dernières années.

Même si la corruption est énorme (mais, en France, l’on devrait être discret sur ce point : l’expérience prouve qu’hélas nous n’avons plus de leçon à donner sur ce point), la nation vote massivement pour son dictateur à chaque consultation électorale. Erdogan est même parvenu à transformer la République laïque de Mustafa Kemal en terre de nouveau fanatiquement sunnite... Atatürk doit se retourner dans son (fort sobre) mausolée.

Erdogan est à notre porte Sud-Est, avec un peuple jeune et prolifique, des fabriques d’armes robustes et assez précises, une armée au moral gonflé par des opérations faciles contre des milices du Moyen-Orient.

Si le rêve pantouranien d’Alparslan Türkes (mort en 1997) semble pour l’instant éloigné (c’était le mirage d’une fédération de Turcs, Azéris, Ouzbeks, Tadjiks et Turkmènes, financée en partie par la culture du pavot et ses produits dérivés), son autre projet, celui d’un retour d’expansionnisme ottoman en terres danubiennes est toujours envisagé. D’autant qu’il existe de fortes 5e Colonnes en Macédoine, Albanie, Kossovo, Bosnie-Herzégovine et Allemagne.

Enfin, les doux sionistes d’Israël ne peuvent qu’encourager Ankara à massacrer du Kurde : Erdogan y gagnerait les puits de pétrole de Mossoul et environs. Divers politiciens-affairistes des USA (plutôt de la mouvance « Démocrate ») verraient d’un bon œil une domination turque (sous tutelle US) sur l’Irak (zones pétrolifères) et la Syrie (zones idéales pour les pipe-lines)... déjà, le Turc exige un « droit » sur les pipe-lines sous-marins de Méditerranée qui longent Chypre.

Il est logique de penser qu’un fou conquérant à nos portes est plus dangereux qu’une cohortes de mollahs médiévaux perdus au milieu du Moyen-Orient et menacés aussi bien par le colosse US que par le colosse russe..     

10:51 Publié dans Tribune de Bernard Plouvier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Affaire Matzneff : un « J’accuse » bien tardif

gmatzneff-429x475.jpgCharles-Henri d'Elloy Boulevard Voltaire cliquez là

Plus de trente ans après les faits, une éditrice publie un livre relatant sa liaison avec . À l’époque, elle n’était qu’un tendron et lui déjà quinquagénaire. Nabokov avait utilisé le filon, sauf que, cette fois-ci, c’est Lolita qui raconte, et ça change tout ! L’auteur n’est pas la première, non plus, à passer outre toute pudeur pour narrer ses expériences amoureuses d’adolescente, mais le récit n’est pas fait pour nous enchanter d’une histoire à l’eau de rose.

Non, il a été écrit pour raconter qu’elle a été victime d’un prédateur sexuel tout en avouant son consentement. Elle aurait donc été manipulée. C’est très grave. Évidemment, les faits incriminés sont couverts par la prescription, ce qui signifie que nous avons affaire à une dénonciation qui ne sera jamais suivie d’une instruction. Hypocritement, la rédactrice décrit son bourreau et va jusqu’à donner l’initiale de son prénom de façon à ce que le Tout-Paris littéraire puisse reconnaître Gabriel Matzneff. Même si celui-ci peut invoquer la diffamation (le pourrait-il ?), le mal est fait !

Sans doute bien conseillée, le « J’accuse » bien tardif de Vanessa Springora lui permet de réaliser un joli coup de publicité pour son livre, sans se soucier des conséquences judiciaires. Elle a raison, puisqu’il n’y en aura probablement aucune. En revanche, il y en aura, à coup sûr, humainement et financièrement parlant. À elle la gloire et la reconnaissance pour son « livre courageux », à Gabriel Matzneff l’opprobre et la déchéance.

Ce qui me gêne, dans cette histoire, c’est l’hypocrisie des milieux littéraires et politiques qui font semblant de découvrir avec effroi les penchants éphébophiles et hébéphiles de Gab la rafale – ce surnom n’a rien à voir avec ses vices – sans doute pour faire oublier leur permissivité passée, et ce qui m’est insupportable, c’est le lynchage d’un vieillard dont la défense est inaudible à l’heure actuelle où la loi punit un sifflement admiratif de rue. J’abhorre ce procédé peu glorieux, car il y a plus grave que le vice, il y a la persécution à perpétuité. Notre époque a inventé un nouveau crime imprescriptible : l’immoralité rétroactive. Notons que Gabriel Matzneff ne souffre d’aucune condamnation judiciaire pour les abominations dont il est affublé par ses contempteurs. Faute de n’avoir pas pu poursuivre Oscar Wilde, Gide, Thomas Mann, Cocteau, Montherlant…, les procureurs du dimanche vont pouvoir se défouler sur Gabriel Matzneff. C’est la cible idéale pour tout le monde : la gauche des intellectuels peut bien le sacrifier sur l’autel de la repentance pour mœurs dévoyées maintenant qu’elle a tout obtenu par ailleurs, et la droite peut le lapider pour immoralité notoire et accointance coupable avec un monde trop interlope pour être fréquentable.

Décidément, Philippe Muray était vraiment visionnaire avec L’Envie du pénal et son Empire du bien. Aujourd’hui, pour sortir un livre, il vaut mieux faire « des coups » que d’avoir du talent, car avant même qu’il ne soit sorti, on ne parle que du livre de Vanessa Springora, auteur dont j’ignorais l’existence jusqu’à aujourd’hui. Mais après tout, ni la vertu ni la morale ne font bon ménage avec la littérature…

10:40 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook