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jeudi, 14 mai 2020

Une autre version du bombardement américain sur Rouen le 17 août 1942

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​Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion

Ceux qui affectent de mépriser l’histoire parce que c’est du passé et s’enivrent de communication parce que c’est du présent devront corriger le logiciel de leur compréhension du monde : un événement, qui touche de près Rouen et l’ensemble de la Normandie vient de leur en donner la preuve. Il s’agit du documentaire de RMC-découverte relatant les circonstances du raid aérien du 17 août 1942 de l’U.S. Air Force qui aurait dû endommager la gare de triage de Sotteville et qui, totalement raté, fit des dizaines de victimes civiles sur la rive droite de Rouen, à plus de 2 km de l’objectif.
 
Les lecteurs de l’ouvrage de l’historien Paul Le Trévier (17 août 1942. Objectif Rouen. 1er raid américain sur l’Europe – Édition Comever – 2005) connaissaient dans le détail cette funeste opération, mais nombre de Rouennais en ignoraient les tenants et aboutissants. L’apport du documentaire de RMC, réalisé par Emmanuel Amara, réside dans la projection de bandes d’actualité de l’époque, notamment de la conférence de presse qui suivit le raid, avec les interviews des promoteurs et des participants de ce bombardement-fiasco. Inutile de préciser que ce ne fut pas la tonalité de cette opération de propagande !

Et l’opinion publique normande, médusée, a découvert ce mardi 12 mai 2020 qu’on lui avait caché une sinistre vérité : les Américains ont menti quant aux résultats du raid, ils ont travesti la vérité quant à ses motivations.
  • Motivations : il s’agissait pour les responsables de l’aviation américaine de pouvoir s’affranchir de la tutelle britannique plus aguerrie. Les Anglais, qui avaient survécu à trois ans de guerre aérienne, privilégiaient les bombardements de nuit et à relative basse altitude. Les Américains, avec leurs forteresses volantes B17, prétendaient bombarder de jour, à très haute altitude, et atteindre leurs objectifs avec la plus grande précision grâce au nouveau viseur Norden… En fait, ils voulaient prendre le commandement des forces aériennes alliées. Il leur fallait une démonstration éclatante de leur supériorité.
  • Mensonges sur les résultats : le communiqué de victoire de la conférence de presse avait été rédigé à l’avance et les pilotes interrogés avaient été chapitrés pour clamer une « vérité pré-établie ».
Là où le passé devrait éclairer le présent, c’est sur le choix de Rouen par l’U.S. Air Force. La gare de triage était un prétexte, le choix de Rouen reposait sur la notoriété de la capitale normande, bien connue de l’opinion publique américaine (qui n’a pas attendu les événements de 1944 pour connaître de la France Paris, la Côte d’Azur et… la Normandie). Voilà une leçon à retenir de cette malheureuse affaire.

Quoi qu’il en soit, retenons l’essentiel : pour des raisons politiques et de prééminence, le premier bombardement stratégique américain sur l’Europe a été expérimenté sur Rouen car il fallait convaincre l’opinion publique américaine que les États-Unis, mal préparés à cette guerre où ils avaient été entraînés (Pearl Harbor) étaient capables de « gagner la guerre » grâce à l’aviation… L’échec – au plan militaire – de cette opération a été nié et le mensonge a été d’autant plus avéré que l’on a « oublié » d’évoquer les pertes civiles.

Ce fut, comme pour le bombardement absurde du Havre de septembre 1944, un véritable crime de guerre. L’histoire « officielle » étant écrite par les vainqueurs et la servilité des élites (sic !) aidant, il y eut une vérité officielle qu’il ne fallait pas mettre en doute. 70 ans plus tard, la véritable histoire apparaît.
 
L’imprudente loi Avia récemment votée confie aux GAFA la possibilité de censurer les plates-formes internet, allons-nous subir des représailles informatiques pour avoir osé critiquer le dogme de la bienveillance américaine ?
 

23:47 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

LE JOURNAL DE TV LIBERTÉS DU JEUDI 14 MAI 2020

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Annulation de la dette des "pays pauvres" : un suicide européen.

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L'avis de Jean-François Touzé
 
Trois cents parlementaires élus dans une vingtaine de pays viennent de lancer un appel au Fonds Monétaire International et à la Banque mondiale en vue de l'annulation pure et simple des dettes des "pays pauvres".
 
Cette revendication initiée par l'ex candidat américain à l'investiture démocrate, le sénateur marxiste Bernie Sanders, et sa collègue la représentante du Minnesota Ilhan Omar, avec le soutien actif de l'ancien leader britannique des Travaillistes Jérémy Corbyn dit Jérémy-le-rouge ou Jezzbollah, montre que les internationalistes tiers-mondistes qui sévissent sur l'ensemble des continents n'ont renoncé à rien. Pour eux, "les pays pauvres doivent pouvoir mobiliser face au coronavirus l'ensemble de leurs faibles ressources pour protéger leurs populations plutôt que de rembourser des dettes insoutenables".
 
Loin de nous l'idée de défendre l'action du FMI et autres institutions systémiques qui, depuis leur création sont le bras armé de la puissance américaine et du globalisme, mais le sort de ces pays vient pour nous bien après celui de nos nations civilisées qui n'ont plus hélas de riches que le nom.
 
L'extrėme gauche mondiale, comme les libéraux planétaires ont leurs priorités. La nôtre, pour ne pas dire notre exclusivité, est aujourd'hui tournée vers les dizaines de millions de vrais pauvres qui peuplent nos pays occidentaux et vers tous ceux qui bientôt, singulièrement en France, subiront de plein fouet les terribles contre-coups sociaux de l'incurie de nos gouvernants face à la crise sanitaire. Notre devoir est donc bien l'application de l'égoïsme national. Au delà des apparences et en dépit des PNB affichés, les pays pauvres ne sont, en effet, pas nécessairement ceux que l'on croit. La dramatique situation des services hospitaliers français, le maintien d'un chômage de masse dont on peut redouter le caractère exponentiel dans l'année qui vient et les inéquités sociales dont est victime dans l'indifférence générale toute une partie de notre peuple le démontre amplement.
 
Rappelons que dès le début de cette crise, alors que la France, démunie et meurtrie, était en plein confinement et que nos hôpitaux étaient surchargés, Emmanuel Macron a unilatéralement annoncé la perspective d'une "initiative d'effacement massif" de la dette de l'Afrique, pourtant officiellement peu touchée par le COVID-19. Venant d'une Nation menacée de ruine, le geste est criminel et l'appétence africaine et tiers-mondiste des ultra-libéraux comme celle des néo-marxistes participe bien du suicide européen.
 
Une chose est sûre, ni le Système ni ses faux opposants altermondialistes ne changeront de cap tant que les authentiques forces nationales et populaires ne seront pas en position de changer la donne.
 
Les uns persisteront sur la voie du mondialisme, du libre échangisme et de la financiarisation. Les autres continueront de se mobiliser pour une révolution internationaliste allant du vert le plus criard au rouge le plus sanglant en passant par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel déconstructif.
 
Tous bien sur joueront la carte du tiers-monde et de l'immigration massive.
 
Les uns comme les autres sont nos ennemis.

11:14 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

LA RÉÉDITION DU N°2 DES CAHIERS D'HISTOIRE DU NATIONALISME, CONSACRÉ À FRANÇOIS DUPRAT, EST ARRIVÉE CE MATIN

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Depuis plusieurs années, le n°2 des Cahiers d'Histoire du nationalisme, consacré à François Duprat et au nationalisme-révolutionnaire (paru en 2014), était épuisé. Bonne nouvelle, il est à nouveau disponible, dans une version "refaite à neuf" depuis ce matin. Ceux qui nous l'ont commandé ces dernières semaines vont donc, très bientôt, le recevoir. Et pour les autres qui seraient intéressés, il suffit de le commander en cliquant ici 

Le n°1 des CHN, consacré à Léon Degrelle (lui-aussi épuisé et réédité aujourd'hui) cliquez ici, sortira la semaine prochaine. Quant au n°18 (Honoré d'Estienne d'Orves et la résistance monarchiste cliquez là), initialement prévu pour mars dernier, il sortira la semaine suivante. Il en sera de même pour l'essai collectif Réflexions pour un nouveau corporatisme cliquez là

Ces retards de parutions sont la conséquence de la fermeture momentanée de notre imprimerie en raison des mesures gouvernementales. Les choses devraient, petit à petit, redevenir normales. Nous remercions nos lecteurs pour leur compréhension et leur patience.

11:14 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

La gestion de la pandémie Covid-19 : le désastre des politiciens et de leurs « experts »

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Bernard Plouvier

Tout a été dit sur l’ineptie des politiciens dans la gestion de la part française de cette pandémie. Soyons honnêtes : cela fait un demi-siècle que les politiciens français sont d’une nullité qui mériterait de passer en proverbe.

Macron-Philippe and Co. ne sont ni plus ni moins minables que les clowns qui font semblant de nous diriger dans cette Ve République dont l’agonie traîne tellement qu’elle en devient un plaidoyer pour l’euthanasie. La faute en revient en dernière analyse aux citoyens-électeurs.

Plutôt que de s’invectiver en pure perte, il serait bon de tirer les leçons de notre merveilleuse inefficacité, de notre Ineptocracie. Nos princes sont à la fois inaptes et ineptes, c’est une question entendue. Mais l’électorat est-il prêt à devenir enfin « adulte et responsable » ? Là est la seule question.

Il faut très logiquement exclure définitivement les clowns et les démagogues en se débarrassant de cette plaie franchouillarde (qui existe, on le reconnaît volontiers, en bien d’autres pays) : le politicien professionnel, le rhéteur d’arrière-salle de bistrot, l’animateur de causeries sur tout et n’importe quoi.

Si l’on veut obtenir une gestion sage et avisée des deniers publics, il faudra nécessairement en venir à un Parlement monocaméral formé de gens ayant une réelle expérience de la vie active, des hommes ayant travaillé pour enrichir la collectivité autant que pour nourrir leur famille. Non plus des « grandes gueules », mais des sujets venus de toutes les professions utiles.

On en viendra surtout à une limitation impérative à dix années au maximum de l’implication dans la vie publique de chaque élu : un seul mandat à la fois et une participation ni trop longue ni trop courte à la gestion du Bien commun.

C’est nécessaire pour éviter les plaies du système représentatif : le baratineur sympathique mais inexpert, le corrompu et le carriériste. Les institutions ne sont jamais que ce qu’en font les hommes... hélas aussi les féministes, qui ont transformé l’Occident par l’injection dans la vie politique de la niaiserie sentimentale et d’une mauvaise foi courtelinesque.

Reste le cas des « experts », des techniciens-conseillers des politiciens. Un véritable technocrate, dévoué à la chose publique – le secteur public et la gestion du Bien commun -, est l’oiseau rare, qu’il faut dénicher parmi les rares fonctionnaires travailleurs, énergiques, exprimant des idées.

Ce n’est certainement pas du côté des francs-maçons ni des bonzes des partis et des syndicats qu’il fait les chercher : on n’y trouve que des sous-doués ambitieux, cherchant une sinécure pour y développer leur aptitude à « faire carrière » & leur capacité de nuisance aux sujets brillants.

La réforme de notre État, de notre République, ne se fera que grâce à l’éducation de l’électorat. Faire comprendre à l’électeur que l’honnêteté, le sérieux et le dévouement à la chose publique sont les seuls critères à prendre en compte et non le bagout, la belle gueule, le savoir-faire et le faire-savoir des candidats, c’est une œuvre de longue haleine... presque un Travail d’Hercule !

10:49 Publié dans Tribune de Bernard Plouvier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Au secours, ils réclament de la démocratie !

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Par Natacha Polony*

Vous ne le saviez pas, mais un danger nous guette. Bien plus sournois que le virus. Bien plus terrible que la crise économique et sociale qui se dessine. Nous avons assisté, effarés, à la paralysie d’un système fondé sur le court terme, le flux tendu et la dépendance à des approvisionnements en provenance de l’autre bout du monde, nous avons vu un Etat impuissant parce que imprévoyant, réduit à mentir parce qu’il avait renoncé depuis des décennies à ses prérogatives et à sa capacité d’action, nous avons constaté les conséquences de ce dogme aberrant de l’abandon des filières industrielles et agricoles que devaient remplacer le tourisme et le loisir. Les mêmes aberrations qui provoquent la destruction des sols et de la biodiversité et les émissions de gaz à effet de serre par des millions d’avions et de porte-conteneurs géants créent des fragilités que le virus a révélées... Mais tout cela n’est rien devant le risque majeur, celui de voir des citoyens tentés par la « fermeture », le « populisme » ou le « nationalisme ».

L’avertissement est lancé au fil des éditoriaux et des commentaires de plateau télé par tout ce que la France compte de vigies de l’idéologiquement correct. Pensez donc, avec ces histoires de relocalisation, ces critiques de la mondialisation néolibérale, certains pourraient basculer du côté obscur... Heureusement qu’il reste des repoussoirs, Trump, Johnson, Orbán ou Bolsonaro, à jeter à la figure des téméraires qui s’imagineraient que le monde d’après doit s’éloigner un peu trop du monde d’avant. Il suffit de les a affubler du qualicatif « souverainiste », et le tour est joué ! « Tout ce que j’ai toujours prôné s’écroule, j’ai passé mon temps à diaboliser ceux qui alertaient ou qui proposaient des alternatives en les renvoyant systématiquement à l’extrême droite, mais, attention, il ne faudrait pas admettre que je me suis planté et qu’ils avaient raison. Le souverainisme, c’est Trump, c’est Bolsonaro, et c’est très mal. D’ailleurs, face au virus, ils sont irresponsables. » Ceux-là n’ont rien à voir avec une quelconque défense de la souveraineté du peuple ? Ils affichent un nationalisme mâtiné d’ultralibéralisme ? On n’est pas à ça près. S’il fallait en plus pratiquer l’honnêteté intellectuelle...

On a donc vu, depuis le début de cette crise, fleurir les critiques outrées contre l’« escroquerie souverainiste » (ça, c’est sous la plume de Laurent Joffrin, mètre étalon de la pensée conforme et téléphoneur du soir de François Hollande, ce président dont le bilan rayonne aujourd’hui), les rappels de cette merveille que fut l’action des instances fédérales de l’Union européenne (puisqu’il vaut mieux éviter de rappeler que les traités régissant cette Union ont favorisé la désindustrialisation massive et empêché toute forme d’indépendance économique et stratégique) et, même, un couplet de Daniel Cohn-Bendit contre le « nationalisme déplorable » des Etats européens. C’est sans doute ce nationalisme atavique qui provoque la colère et le dégoût exprimés par les Italiens depuis qu’ils ont été abandonnés à leur sort... Dans un autre style, Etienne Gernelle, patron du Point, expliquait sur France Inter jeudi 7 mai que Nicolas Hulot, qui s’oppose aux traités de libre-échange, est en fait d’extrême droite. Mieux, puisque la mondialisation et le libre-échange ont sorti de la pauvreté des millions d’êtres humains, être opposé aux traités de libre-échange signés en toute opacité par l’Union européenne avec le Vietnam ou le Mexique, c’est être un vrai salaud. Il n’effleure pas une seconde l’esprit de notre fringant analyste que le problème n’est pas la mondialisation mais la dérégulation, laquelle a permis que cette extension des échanges se fasse sur le dos non pas des plus riches, qui se sont encore enrichis, non pas des multinationales, qui ont atteint des capitalisations stratosphériques et caché des montagnes d’argent dans les paradis fiscaux, mais des membres des classes moyennes et populaires des pays occidentaux, qui, en plus, se font traiter d’égoïstes et de salauds.

Tous ces aimables commentateurs ont vu leur monde s’effondrer. La social-démocratie comme le néolibéralisme décomplexé ont applaudi à la dérégulation, aux obsessions gestionnaires qui réduisaient le champ des services publics pour éviter de s’attaquer à l’optimisation fiscale, à la désindustrialisation au nom de la modernité, au dumping social et fiscal au nom de la « libre circulation » des capitaux. Alors, pour éviter de constater le naufrage, il faut laisser croire qu’il n’y a pas d’autre choix. Trump, Bolsonaro, Marine Le Pen, il faut à tout prix souligner combien ils ont été lamentables, combien ils ont dit d’âneries durant cette crise... Et c’est vrai. Sauf que, à aucun moment depuis le déclenchement de la pandémie – et c’est d’ailleurs le plus rassurant –, on n’a perçu un élan des foules vers des discours nationalistes ou autoritaires. Ce qui s’est manifesté n’a rien à voir. C’est un appétit de maîtrise, osons le mot, de souveraineté. Une envie de rebattre les cartes pour préserver la planète et retrouver la promesse de justice qui donne son sens à notre pacte social. Une exigence de démocratie. Visiblement, ça en fait trembler certains.

(*) Natacha Polony est directrice de la rédaction de Marianne. Source : Marianne du 14/5/2020.

 

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