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lundi, 13 juillet 2020

Le monde d’après ? Ce sera 1929 et l’hyperinflation

ROUSSET M 2.JPGMarc Rousset

Wall Street semble freinée dans son élan boursier, tout comme les Bourses asiatiques, car le virus inquiète, avec, selon l’université américaine Johns Hopkins, plus de 132.000 morts pour plus de 3,05 millions de cas aux États-Unis. Si un krach se produit effectivement en juillet-août 2020, nous vivrons la deuxième jambe de baisse, avant probablement d’autres remontées et d’autres baisses successives, comme en 1929, où le Dow Jones avait mis trois ans pour atteindre, en 1932, son point le plus bas.

Il est peu probable que la Fed et la BCE en viennent à acheter directement des actions pour éviter l’effondrement des cours, ce qui serait la suite logique de la politique du n’importe quoi, n’importe comment, « quoi qu’il en coûte », pour sauver le navire du naufrage immédiat, en imitant le Japon, mais la ficelle serait quand même un peu trop grosse, pouvant même déclencher une panique boursière. Il est peu probable que l’Allemagne accepte des mesures aussi folles qui pourraient déclencher les foudres de la Cour de Karlsruhe, même si le gouvernement allemand et le Bundestag pourraient, une nouvelle fois, mentir en affirmant que ces mesures sont conformes aux traités car elles sont tout à fait « proportionnelles » à la gravité de la crise.

L’inflation pour l’ensemble de l’Union européenne devrait officiellement s’établir à 0,6 % en 2020 et 1,3 % en 2021. Nous pensons qu’elle risque d’être plus élevée et, surtout, de commencer à croître d’une façon inexorable à partir de 2021. Les banques centrales sont en train de semer les premières graines de l’hyperinflation à venir qui, pour l’instant, suite au fléchissement de la demande, aux surcapacités de production, à la concurrence internationale, ne se manifeste que pour l’inflation des actifs (bulle de l’immobilier et bulle des actions) et non pas dans les prix des biens de consommation courante. Nous ne vivons que les tout premiers signes de l’hyperinflation à venir (méthodes non conventionnelles du « QE », taux d’intérêt négatifs, achat des émissions obligataires de l’Italie qui ne trouvent plus preneur…).

La phase suivante, c’est lorsque la vélocité de circulation de la monnaie commence à augmenter, que les populations commencent à acheter de l’or ou des devises étrangères, qu’un marché noir apparaît, que les taux d’intérêt explosent, jusqu’au jour où les Européens commenceraient à refuser l’euro ou les monnaies locales en cas d’explosion de la zone euro. Historiquement, il y a un effet d’hystérésis et il faut attendre deux à trois ans de création monétaire accélérée par les banques centrales avant que l’hyperinflation n’apparaisse.

Le fait que le déficit budgétaire des États-Unis ait été multiplié par 100, de juin 2019 (7,95 milliards de dollars) à juin 2020 (863 milliards de dollars) est un signe d’hyperinflation. La création monétaire à des niveaux stratosphériques par la Fed et la BCE montre que la planche à billets imprime à plein régime. 1.300 milliards de prêts TLTRO à un taux négatif de -1 %, selon Les Échos, la plus grosse opération de refinancement de l’histoire de la BCE, ont été accordés à 742 banques européennes, le 18 juin 2020 : du jamais-vu. Tout cela ne peut tenir à long terme et l’on va tout droit vers l’hyperinflation et la catastrophe monétaire en 2022.

La BCE nous sauve de l’effondrement immédiat en réinvestissant, dans d’autres titres, l’argent correspondant au remboursement des titres remboursés, tout en augmentant le montant des titres rachetés. La Cour de Karlsruhe avait demandé des explications pour le programme PSPP (programme d’achat de titres du secteur public), mais il est probable qu’une nouvelle plainte sera déposée pour le programme pandémique PEPP. La dette publique des États n’est plus financée par l’épargne des particuliers mais par la création monétaire des banques centrales.

L’élément nouveau, c’est que, face à la catastrophe en vue, l’Allemagne réalise qu’elle va perdre son marché européen et qu’elle sombrera comme les autres pays européens, tout en ayant des finances saines et équilibrées. C’est l’unique raison pour laquelle Merkel a viré de bord à 180° en mentant à la Cour de Karlsruhe, voulant éviter à tout prix l’explosion de la zone euro, qu’elle s’est unie avec Macron contre les pays « frugaux » pour une relance économique financée par emprunts de 750 milliards d’euros dans l’Union européenne. L’Allemagne met en place une digue supplémentaire, mais le tsunami de l’hyperendettement, du coronavirus, de la création monétaire, de la remise en cause du libre-échange mondialiste, de l’invasion migratoire et du populisme pourrait bien aussi faire céder cette dernière digue en 2022.

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Les règles minimums du vivre ensemble sont comprises comme une soumission insupportable

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propos recueillis par Alexandre Devecchio

Pédopsychiatre et psychanalyste, Maurice Berger a travaillé sur la violence gratuite (1). Selon lui, les meurtres de Philippe Monguillot et de Mélanie Lemée témoignent d’une profonde crise de l’autorité.

Le Figaro - Philippe Monguillot est mort, tabassé pour avoir demandé à ses passagers de valider un ticket de bus. Ce meurtre fait suite à celui de la gendarme Mélanie Lemée lors d’un contrôle routier. Certains observateurs y voient de simples faits divers, d’autres le symptôme de l’ensauvagement de la société. Qu’en est-il, selon vous ?

Maurice Berger. - Les circonstances de ces deux morts ont un point commun, le refus de se soumettre à la loi, fût-ce en tuant : refus de mettre un masque et de présenter un titre de transport avec le conducteur de bus, refus de se sou- mettre à un contrôle routier avec la gendarme. Ce comportement est trop fréquent pour être considéré comme un fait divers, c’est un mode de relation : pour la quasi-totalité des mineurs délinquants dont je m’occupe en tant que pédopsychiatre, les règles minimums du vivre ensemble, et encore plus les lois, ne sont pas comprises comme une nécessité à respecter pour une vie en commun, mais comme une soumission insupportable.

Comment expliquer que ces crimes aient suscité, dans un premier temps, moins d’indignation en France que celui qui a coûté la vie à George Floyd aux États-Unis ?

En France, le meurtre glaçant de George Floyd a été utilisé par des professionnels de l’indignation, très organisés pour alimenter le communautarisme. Concernant les deux autres crimes, beaucoup de personnes sont profondément choquées, mais elles sont capables de contenir leur colère. Elles se sentent impuissantes, déprimées, dégoûtées devant l’incapacité des politiques à comprendre cette violence et à y réagir et devant la faiblesse de la plupart des réponses pénales. Elles ont compris que la mort d’Adama Traoré serait appréhendée comme la preuve d’un « racisme d’État » et la preuve de « violences policières » systémiques, tandis que la mort de Philippe Monguillot ou celle de Mélanie Lemée seraient réduites au rang de faits divers.

De manière générale, la violence gratuite se banalise-t-elle en France ?

Quand une violence a pour but de voler, l’agresseur frappe pour ob- tenir un objet convoité, mais s’enfuit dès qu’il s’en est emparé pour ne pas être attrapé par la police. Dans la violence gratuite, pour un « mauvais regard », l’agresseur frappe autant qu’il en éprouve l’envie, de manière impitoyable et parfois jusqu’à la mort. En 2018, une enquête de l’Insee a indiqué une violence gratuite toutes les 44 secondes en France. Tout citoyen peut s’y trouver confronté. Ces situations sont fréquentes, mais jamais banales, car traumatisantes. Pour ne pas compromettre ses chances de rester intact, il faut se soumettre, baisser les yeux, laisser passer devant soi dans une file d’attente, accepter l’humiliation.

Peut-on parler de crise de l’autorité ?

La crise de l’autorité sévit à plusieurs niveaux. Politique, avec la succession de ministres de la Justice considérant les agresseurs essentiellement comme des victimes. Judiciaire, car on a créé un déséquilibre trop important entre la justice de l’auteur, focalisée sur la personnalité et l’histoire de l’agresseur, et la justice de l’acte, qui concerne les faits et leurs conséquences : les dégâts commis sur le corps et le psychisme d’autrui. Un policier m’explique qu’un délinquant lui déclare : «Vous faites des lois que vous ne respectez pas vous-mêmes ; pourquoi voulez-vous qu’on les respecte ? » Les sursis répétés n’ont aucun sens pour les mineurs les plus violents. Une réponse pénale matérialisée par une sanction est le seul miroir qui leur indique la gravité de leur acte. Sinon, pour eux, c’est comme s’il était effacé. Crise d’autorité familiale, enfin, avec une incapacité de beaucoup de parents à dire non de manière ferme. Résultat, un jeune violent me déclare : « Je veux, je prends. »

Certaines violences sont-elles plus spécifiquement liées à une crise de l’intégration ?

Les auteurs de ces crimes sont issus de l’immigration, mais parler de crise de l’intégration est inexact. La responsabilité de la société française est infime dans des actes aussi graves. En revanche, il est vrai que la majorité des sujets violents sont issus de cultures qui ont une violence interne. 80 % des mineurs très violents ont ainsi été exposés à des scènes de violence conjugale pendant les premières années de leur vie et les ont intériorisées. Or ces scènes sont beaucoup plus fréquentes dans toute culture incluant une inégalité homme-femme, avec des mariages forcés, de la polygamie.

(1) « Sur la violence gratuite en France », Éditions de l’Artilleur, 2019. 

Source : Le Figaro 13/07/2020

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Le 14 juillet est bien une fête nationale. Mais elle ne saurait être la seule.

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L'avis de Jean-François Touzé
 
Le 6 juillet 1880, sur proposition du député Benjamin Raspail, l'Assemblée nationale décidait de faire du 14 juillet le jour officiel et unique de la fête nationale. 
 
Contrairement à ce que beaucoup pensent et ce que voulut faire croire la République triomphante, ce choix ne fut pas dicté par une volonté de rendre hommage à la relativement consensuelle et nationale fête de la Fédération, puisque l'année de référence — 1789 ou 1790 — ne fut pas spécifiée dans le texte de la loi afin de permettre aux libéraux-conservateurs de se rallier à cette décision. C'est pourtant bien le souvenir de la prise de la Bastille, de l'émeute sanglante orchestrée par les révolutionnaires anti-Tradition, anti-monarchie, anti ordre naturel et surtout anti-Dieu qui était ainsi honoré par une décision dont la signification profonde ne doit pas être sous-estimée.
 
Ce rappel institutionnel d'un événement qui ne fut que le commencement de l'ébranlement national et du chaos des consciences nous est, à nous nationalistes, douloureux.
 
D'autres dates illumineraient notre fierté patriote et contenteraient nos aspirations françaises, historiques comme spirituelles : le baptême de Clovis à Reims, bien sûr, mais celui-ci ayant eu lieu un 25 décembre ne saurait convenir ; le 15 août, longtemps fête nationale par la volonté de Louis XIII et la consécration de la France à Marie ; le 8 mai, jour de la libération d'Orléans et fête de Jeanne d'Arc ; ou même le 2 décembre, matin glorieux du soleil d'Austerlitz.
 
Pour autant, dans l'esprit national, le 14 juillet étant devenu, nolens-volens, la fête de l'unité française au même titre que la Marseillaise — chant révolutionnaire mais aussi chant militaire et authentiquement guerrier, symbole de la persistance au-delà des âges et des régimes, de la furia francese — ou le drapeau tricolore (on sait ce que valut à la France le refus du comte de Chambord de se rallier au Bleu Blanc Rouge...) sont devenus les marques sigillaires de notre Nation.
 
Ce 14 juillet 2020, alors que Macron a supprimé le défilé militaire, hommage national à ceux qui servent aujourd'hui mais aussi à tous ceux qui sont tombés pour la France dans des guerres continentales fratricides ou des conflits lointains, nous devons, en pensée aujourd'hui, activement demain, unir nos forces sans nous laisser diviser ni par la nostalgie ni par les querelles dogmatiques ni par les divisions de l'Histoire depuis longtemps transcendées dans les tranchées de 14-18.
 
Rappelons que le 14 juillet 1941 fut célébré avec la même émotion nationale aussi bien à Vichy ("En pensant à nos morts, à nos soldats prisonniers, à nos ruines, faisons de ce jour un moment de méditation et de recueillement" invitait le Maréchal) qu'à Londres où De Gaulle passait en revue ses encore maigres troupes ou à Alger, et qu'il en fut ainsi pendant les quatre années suivantes, en France occupée comme ailleurs, dans un monde embrasé où de nombreuses et diverses "parts de notre honneur militaire" furent engagées et détenues par ceux qui, à l'ouest, au sud ou à l'est, se battaient comme l'écrira plus tard un grand écrivain mort un 6 février, "sous uniforme français ou sous des draps étrangers".
 
Pour nous, habités d'une vision sacrée de ce qu'est la continuité historique de la France, le 14 juillet est bien devenue, par la force des choses et la résilience de notre souche ancienne, une fête nationale. Notre fête nationale. Pas celle des pics de la Bastille et de leurs têtes coupées dont celle du gouverneur De Launay, pas celle des bonnets phrygiens, pas celle des sombres arcanes où est née la République, pas celle des soûlards et des racailles qui envahissent chaque année les Champs Elysées. 
 
Non ! Celle de la France immortelle qui sait que le faisceau du licteur ne s'oppose pas nécessairement à la fleur de lys.
 
Celle de la France charnelle ; celle des bals populaires et des rues pavoisées de notre enfance; celle des feux d'artifices et de l'éblouissement de nos familles ; celle des prises d'armes et des monuments aux morts fleuris. Celle des Te Deum de jadis quand la France, même républicaine et laïque, venait encore se réchauffer dans les nefs de ses Cathédrales au rayonnement de notre gloire et au souffle de Celui qui l'avait permise.
 
Celle de notre peuple à relever, celle de notre Armée à reconstruire, celle de notre Terre et de nos morts à célébrer, celle de notre destin à accomplir.
 
Et rien ne nous empêchera, par ailleurs, demain, quand nous serons aux responsabilités d'instituer ou de rétablir, en plus du 14 juillet, d'autres fêtes nationales conformes à la plénitude de notre histoire identitaire.

09:49 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Sortie chez Via Romana d'un nouvel essai de Michel Geoffroy : "La nouvelle guerre des mondes"...

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La note de l'éditeur :

Nous sommes en guerre, déclare Michel Geoffroy, et ce quatrième conflit succède à la guerre froide.

Une véritable guerre des mondes car elle voit s’opposer différentes représentations du monde incarnées chacune par sa civilisation et parce qu’elle a le monde pour enjeu.

Cette quatrième guerre oppose les États-Unis, bras armé de la superclasse mondiale et nation messianique, aux civilisations émergentes de l’Eurasie, qui contestent de plus en plus leur prétention à diriger le monde, rejetant un Occident aux valeurs décadentes.

Car ce que l’on nomme aujourd’hui l’Occident, correspond à un espace dominé et formaté par les États-Unis, et n’a plus qu’un rapport lointain avec la civilisation qui l’a vu naître, la civilisation européenne. Et les « valeurs » qu’il se croit en droit de promouvoir partout par la force, sont en réalité des antivaleurs, poisons mortels.

Monde unipolaire versus monde polycentrique, civilisations renaissantes contre la dé-civilisation occidentale : voilà la matrice de cette quatrième guerre mondiale.

Pour notre auteur, cette guerre des mondes se déroule pour le moment principalement dans l’ordre géoéconomique, mais on ne peut exclure qu’elle finisse par déboucher sur un affrontement armé direct entre les puissances émergentes et l’unilatéralisme américain, qui instrumente au surplus l’islamisme à son profit.

La quatrième guerre mondiale constitue donc aussi un défi européen. Parce que les pseudo-valeurs occidentales détruisent l’Europe. Et parce qu’alignés sur les États-Unis – du fait de la trahison de leurs élites – les Européens se trouvent emportés dans son belliqueux sillage, alors que les États-Unis ne gagneront pas, pour de multiples raisons développées ici, la quatrième guerre mondiale en cours.

L’Europe doit-elle donc sortir de sa dormition pour relever le défi du monde multipolaire, en devenant à son tour un pôle de puissance indépendant et souverain ?  Les nations d’Europe connaîtront-elles le destin des cités grecques désunies : la soumission à la Macédoine, puis à Rome et finalement au Grand Turc ?

Michel Geoffroy est énarque, essayiste, contributeur régulier à la Fondation Polemia ; ancien haut-fonctionnaire, il a publié en collaboration avec Jean Yves Le Gallou le Dictionnaire de Novlangue en 2015 ; en 2018 il a publié aux éditions Via Romana un essai remarqué : La Superclasse mondiale contre les Peuples.

La nouvelle guerre des mondes, Michel Geoffroy, Via Romana, 2020, 292 pages, 23 euros.

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Le pays légal à l’image du pays réel

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Georges Feltin-Tracol

On doit à Charles Maurras la distinction entre le « pays réel » et le « pays légal ». Par « pays légal », le théoricien de l’Action Française entend l’ensemble des institutions politiques qui forment la République. Il oppose à ce « pays légal » un « pays réel », une « vraie France », dont le peuple serait soumis par la presse, l’école et l’administration à une intense propagande dénaturant ses choix.

Pensée au début du XXe siècle, cette subtile distinction considère les « bons et braves Français » victimes d’un régime insupportable. Or, dès avant 1914, cette analyse se révèle guère pertinente à la lumière des différentes élections survenues depuis la fin de la « République des ducs » en 1879. Les scrutins successifs prouvent l’enracinement progressif et profond de la République dans la société française proto-bourgeoise. Opposer un « pays réel » au « pays légal » appartient aujourd’hui au registre des fantasmes politiques.

Charles Maurras ignorait le rôle prépondérant de la radio, de la télévision, du cinéma et des réseaux sociaux dans le formatage de l’opinion publique. Bien des anti-régimistes convaincus s’obstinent à dénoncer la République tout en dédouanant les Français. En ne se concentrant que sur le traitement journalistique de l’actualité, la « réinformation » ne comprend pas que le « bourrage de crâne » passe d’abord et en priorité par la réclame publicitaire, les films à grand spectacle et les feuilletons télévisés. Les séries qui précèdent ou suivent les journaux de 19 h 30 ou de 20 h 00 de France 3, de TF1, de France 2, de M6, « Plus belle la vie », « Demain nous appartient » et « Un si grand Soleil », etc., rééduquent en douceur les téléspectateurs.

Il est temps de comprendre que le fameux « pays légal » correspond au « pays réel ». Celui-ci ne doit pas s’exonérer de ses responsabilités incontestables. Les Français sont les premiers fautifs de ce qu’ils leur arrivent et pour quoi ils pleurnichent. Ils voudraient avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la fermière. Cette puérilité politique se manifeste tout particulièrement au moment des échéances électorales. La majorité vote pour Chirac en 2002, Sarközy en 2007, Hollande en 2012 et Macron en 2017. Ce conformisme moutonnier se répète à chaque élection. Il va de soi qu’une minorité de Français reste irréprochable, celle qui depuis au moins 1983 choisit les candidats de l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et européenne. Cette opposition radicale au régime a pourtant montré toute sa clairvoyance. En vain !

Le plus grand nombre s’en détourne. Prise par les fantômes du passé, la majorité infantilisée et sujette aux manipulations l’accuse de tous les maux possibles et imaginables. Qu’on se souvienne de ces bobos découpant le bas de la banderole vraiment anti-raciste de Génération Identitaire le 13 juin dernier en réponse à la manifestation pseudo-indigéniste et soi-disant anti-raciste « adama-traoriste ». À Clermont-Ferrand, d’autres militants se mobilisent contre un éventuel déboulonnage la statue de Vercingétorix, horrible personnage bien connu pour sa « romanophobie » pathologique avérée. Des voisins bien-pensants de la place dénoncent leur action et brandissent des cartons favorables à l’accueil des « migrants ». Ces amis de l’humanité se gardent bien d’héberger chez eux quelquesallogènes…

Le « pays réel » est tout aussi pourri que le « pays légal ». Les sordides valeurs républicaines ont réussi leur travail de sape et de dissolution. La France a été phagocytée et assimilée par la métastase républicaine cosmopolite. À l’instar de ces étoiles dont on continue à recevoir la lumière des millions d’années-lumière après leur extinction, on croit encore que la France existe toujours alors qu’elle a belle et bien disparu. Le désastre républicain hexagonal affecte aussi les régions, les patries charnelles, la civilisation continentale européenne et l’homme boréen. Plus que jamais, sans repère ontologique, ni métaphysique, les Européen d’expression française, apathiques et amorphes, victimes des Grands Remplacements démographique et technique, errent seuls dans leur immense champ deruines.

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°180.

01:36 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook