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lundi, 26 avril 2021

Décès de Didier Vial, fils de notre ami Pierre Vial

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Nous venons d'apprendre la disparition, à l'âge de 57 ans, de Didier Vial, fils de notre ami Pierre Vial, président de Terre et peuple, et de son épouse Dany.

Homme d'action, Didier s'était engagé dans plusieurs conflits à travers le monde. Il était ce que l'on appelle, au sens noble du terme, un "soldat de fortune". Homme d'idées, il accompagnait souvent, lorsqu'il était en France, son père dans les réunions, en particulier aux Tables-rondes de TP.

Toutes nos pensées vont aujourd'hui vers ses parents que nous apprécions tant. Quel que soit l'âge, la perte d'un fils est une épreuve épouvantable. Toute la rédaction de Synthèse nationale se joint à moi pour assurer Pierre et Dany de notre fidèle amitié dans ces pénibles moments.

Roland Hélie 

Terre & peuple cliquez ici

17:05 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Un grand entretien avec Jacques Bompard, maire d'Orange, publié sur le site de L'Incorrect au sujet de la candidature éventuelle de Eric Zemmour à la Présidentielle...

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JACQUES BOMPARD : « ÉRIC ZEMMOUR ASPIRERA TOUS LES AUTRES COURANTS »

Le maire d’Orange et président de la Ligue du Sud s’est déclaré il y a quelque temps fervent partisan d’une candidature d’Éric Zemmour à l’élection présidentielle. Alors que les spéculations vont bon train sur une telle hypothèse, il réitère son soutien et précise les contours que pourrait prendre cette campagne.

 
Propos recueillis par Jacques de Guillebon
pour L'incorrect cliquez ici

Un journaliste de Marianne, Louis Hausalter, qui semble s’abreuver à de très mauvaises sources, a écrit qu’il ne se passait rien chez les soutiens de Zemmour. Qu’en dites-vous, alors que vous vous êtes déclaré comme tel ?

Qu’il se passe pourtant des choses : la pétition que nous avons lancée (www.jesignepourzemmour.fr) marche bien, et ce simplement grâce aux contacts personnels des premiers signataires. Bien entendu, tant que la candidature d’Éric n’est pas officielle, et elle ne peut pas l’être pour le moment, les choses iront de leur pas tranquille, mais l’accueil que nous recevons auprès de tous les gens que nous rencontrons nous rend extrêmement optimistes.

Combien y a-t-il de signatures aujourd’hui ?

On en est à quelques dizaines de milliers. Et quand l’on sait le nombre réel d’adhérents des partis institutionnels, on atteint déjà tout à fait leur nombre d’adhésion. Et tout cela va évidemment exploser dès que la médiatisation autour de sa candidature sera faite.

C’est un choix de ne pas la médiatiser pour l’instant ?

Notre travail c’est d’inciter, de conforter, Éric Zemmour dans ses prises de position qui me paraissent évoluer constamment dans le bon sens.

Quand vous dites « nous », cela représente-t-il un mouvement constitué, ou cela désigne de simples sympathisants ?

Pour le moment, nous sommes l’inverse d’un parti politique, ce qui ne me gêne pas et même m’arrange beaucoup. Car les partis politiques se caractérisent par une ossification contraire à l’esprit de combat qui doit nous animer. Chacun se repose sur ceux qui sont aux responsabilités alors que ce dont la France a besoin c’est que tout le monde prenne son destin en main et fasse à son niveau ce qu’il peut faire : quand on fait ce qu’on peut, on fait ce qu’on doit.

Ce que je crois savoir, c’est qu’Éric Zemmour déclarera sa campagne dès qu’il le pourra mais que c’est lui qui sera juge de l’opportunité.

Aujourd’hui, hélas, la philosophie générale, c’est que moins l’on en fait, mieux l’on se porte. La France est entrée dans un contexte de contestation globale du système et toute action se passe bien sûr un peu dans l’anarchie. Mais une anarchie organisatrice et spontanée, je l’espère.

Que pensez-vous des sondages réalisés autour de la candidature d’Éric Zemmour ?

Je pense qu’ils sont excellents. On a eu trois chiffres, dans l’ordre : 8, 13 et 17%. Ce sont des chiffres extraordinaires, alors qu’il n’y a pas de candidature officielle et qu’aucune structure nationale ne porte le dossier. Quand on sait que l’objectif des grands partis c’est d’atteindre 18% dans les sondages, on mesure que nous y sommes pratiquement, alors qu’entre guillemets « rien n’a été fait ».

Quelle serait la spécificité d’une telle campagne vis-vis de Marine Le Pen ou de candidatures issues de courants proches ?

Je crois que la présidentielle est une élection de compétence et de rayonnement et qu’en la matière, dans la scène « para-politique », il n’y a qu’Éric Zemmour. Quand les gens voient Marine, ils perdent le peu d’envie qu’ils avaient de voter pour elle ; quand ils écoutent Zemmour et qu’ils le voient avec sa gentillesse et son allant, il se fait autour de lui une quasi-unanimité des gens de notre camp. Je pense très sincèrement que lorsque sa candidature sera avérée, il aspirera tous les autres courants. Pour exemple, nous qui présentons une liste aux régionales de PACA voyons bien que nous réunissons aisément toutes les obédiences du courant national-populaire. Je crois que c’est ce qui va se passer demain.

De manière plus concrète, il se dit par exemple qu’une campagne de levée de fonds serait lancée en mai : le confirmez-vous ?

Ce que je crois savoir, c’est qu’Éric Zemmour déclarera sa campagne dès qu’il le pourra mais que c’est lui qui sera juge de l’opportunité. Pour ma part, je souhaite que ce soit le plus tôt possible, mais je comprends ses raisons. En tout cas, le travail que nous faisons, c’est pour que tout soit prêt le jour où il décidera de sauter officiellement le pas.

Lire aussi : Eric Zemmour : Un candidat par-delà les sondages et les augures

Y a-t-il des personnalités politiques, outre vous, qui se rapprochent de lui ?

Je suis toutes ses apparitions à la télévision et je vois le rayonnement qu’il a sur toutes les personnes qui viennent débattre avec lui. Il y a manifestement des gens qui, bien qu’ils ne soient pas de notre mouvance politique, peuvent apporter beaucoup au travail de salut public que nous menons.

Vous ne voulez pas donner de noms ?

De quel droit le ferais-je ? Qui a des yeux pour voir, qu’il voie. Et il y a des gens qui sont manifestement proches de nous mais que je serais capable de faire partir si je les citais (rires).

Est-ce que vous comprenez que beaucoup de Français qui aiment Zemmour comme polémiste et comme journaliste soient circonspects sur sa potentielle stature politique et sa capacité à parler à tous les Français ? Et comment pourrait-il y remédier ?

Je crois que le problème ne se pose pas comme ça. Je crois qu’aujourd’hui le Français moyen est écœuré du monde politique et ne veut plus en entendre parler. Et je pressens ainsi qu’aux régionales il y aura un taux d’abstention colossal. En conséquence, je pense que l’électorat d’Éric Zemmour, c’est l’ensemble de ces gens qui s’abstiennent, ce qui représente 70 à 80% du corps électoral pour les régionales. Ils vont être intéressés par Éric justement parce qu’il n’est pas issu des partis qui tous unanimement et avec un brio extraordinaire ont trahi les intérêts des Français et les engagements qu’ils avaient pris. C’est ça qui fera la richesse de la campagne d’Éric : il n’est pas issu du sérail politique, il est connu médiatiquement, son discours est limpide et surtout magnifique de spontanéité et de vérité. Là où l’on sent chez les autres des artifices de langage, on sent qu’il est emporté par son cœur.

On sait que vous n’êtes pas spécialement un ami de Marine Le Pen, mais cela implique-t-il de dire qu’elle aurait trahi, notamment sur les questions d’immigration ? Et qu’apporterait Éric Zemmour sur ce type de questions ?

Je tiens à préciser que je n’ai pas de haine contre Marine Le Pen, aucunement. D’une certaine façon, je la plains, parce qu’elle n’est pas à sa place et quand on n’est pas à sa place, forcément on ne travaille pas avec plaisir. Mais soyons clairs : le souci de Marine, c’est d’amener progressivement son électorat jusqu’au prêt-à-penser de l’établissement politique ; à l’inverse, Éric amène toute sa radicalité sur l’ensemble des problèmes fondamentaux.

Je crois que la vocation d’Éric Zemmour est de faire l’union de tous et les Français sont déjà tous unis dans l’abstention.

Et au lieu d’être un dilettante de peu de qualité comme toutes les Marine, c’est un professionnel qui travaille ses dossiers, les connaît et apporte ses réponses personnelles qui sont de bon sens. Ce que ne font pas les autres. La différence est là : Éric se régale en travaillant et le fait avec tout son cœur. C’est ça que les gens sentent.

Quels pourraient être les grands axes de sa campagne ?

Il le dit lui-même : le grand problème, c’est l’immigration-invasion. Il faut aimer la France ou la quitter. Si l’on aime la France, les Français et la civilisation européenne, on peut avoir sa place ici. Si l’on n’aime pas ce pays, il faut le quitter, c’est sûr.

Peut-on penser que sa candidature ferait une union des droites, ou serait-ce une division supplémentaire ?

Je crois que la vocation d’Éric Zemmour est de faire l’union de tous et les Français sont déjà tous unis dans l’abstention. En fin de compte, ceux qui votent encore ne le font plus que par habitude ou par amitié fraternelle.

Mais cette campagne se fera-t-elle sous le signe de la droite ?

Non, je ne crois pas que ce soit son souci. Il est vrai que quand on est de droite, on est quelqu’un de bon sens et que le bon sens est capable de réunir beaucoup de monde. Mais, par exemple, dans mon équipe, j’ai toujours eu beaucoup de gens qui venaient du parti socialiste ou du parti communiste et qui une fois qu’ils travaillaient avec moi se sentaient parfaitement à l’aise. C’est cela, notre philosophie.

Lire aussi : Marine Le Pen : « J’en appelle à l’union sacrée » 2/2

Mais si l’on imagine qu’Éric Zemmour se présente, et qu’il gagne, ne va-t-il pas se retrouver dans une situation équivalente à celle de Macron, c’est-à-dire élu sur son nom mais sans disposer de cadres locaux, et que ça produirait à la fin la même chose qu’En Marche ?

Je crois que le problème d’Éric Zemmour, une fois qu’il sera devenu président, ne sera pas de manquer de bras ou de têtes, mais de trier dans l’excès numérique de gens de qualité qui l’auront rejoint.

Concrètement, qui sont ces gens ?

Beaucoup de gens nous rejoignent et prennent des responsabilités mais ce ne sont pas des personnes forcément connues jusque là : des compétences se révèlent et c’est l’espoir de la France, qu’un monde nouveau se lève contre le monde ancien qui a trahi.

Vous voyez, vous parlez comme En Marche…

(rires) Sauf qu’eux étaient réellement le monde ancien, c’est-à-dire l’établissement et la grande finance. Nous, ce que nous cherchons, c’est le peuple.

En parlant de grande finance, Éric Zemmour, s’il se présente, aura lui aussi besoin de soutiens, notamment financiers ?

On verra. Là où il y a une volonté, il y a un chemin. Et le chemin, on le trace jour après jour. L’inquiétude, c’est le désespoir : il faut rendre l’espoir aux Français qui sont désespérés et aujourd’hui pour porter cet espoir, je ne vois qu’Éric Zemmour.

12:50 Publié dans Présidentielle 2022 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Appel des généraux : quand les complotistes voient des complots partout...

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Depuis quelques jours, le microcosme politico-médiatique s'agite, c'est la panique générale chez les paranos du complot actuellement au pouvoir.

La raison qui motive une telle indignation : l'Armée ! Que se passe-t-il ? Les divisions blindées seraient-elles en route vers Paris ? Les généraux Salan, Zeller, Challe et Jouhaud, héros de l'Algérie française, seraient-ils sortis de leurs tombes ? Rien de tout cela !

A l'origine de ce brouhaha, une lettre-ouverte publiée dans un premier temps sur le site Place d'Armes cliquez icipuis reprise dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles, signée par un grand nombre de militaires (en retraite pour la plupart) mettant en garde les Français sur les dangers, liés à l'immigration incontrôlée et à l'islamisation qui en découle, qui les menacent. 

Ce "manifeste" a au moins le mérite de faire parler de lui. Espérons qu'il contribuera à faire prendre conscience à ses lecteurs de la tragique situation dans laquelle nous a plongé le Système depuis des décennies.

Voici donc le fameux texte de cette lettre ouverte, rédigée à l'initiative du capitaine Jean-Pierre Fabre-Bernadac (1), qui suscite tant de commentaires. 

S N 

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs du Gouvernement,

Mesdames, Messieurs les parlementaires,

L’heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent. Nous qui, même à la retraite, restons des soldats de France, ne pouvons, dans les circonstances actuelles, demeurer indifférents au sort de notre beau pays.

Nos drapeaux tricolores ne sont pas simplement un morceau d’étoffe, ils symbolisent la tradition, à travers les âges, de ceux qui, quelles que soient leurs couleurs de peau ou leurs confessions, ont servi la France et ont donné leur vie pour elle. Sur ces drapeaux, nous trouvons en lettres d’or les mots « Honneur et Patrie ». Or notre honneur aujourd’hui tient dans la dénonciation du délitement qui frappe notre patrie.

– Délitement qui, à travers un certain antiracisme, s’affiche dans un seul but : créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les communautés. Aujourd’hui certains parlent de racialisme, d’indigénisme et de théories décoloniales, mais, à travers ces termes, c’est la guerre raciale que veulent ces partisans haineux et fanatiques. Ils méprisent notre pays, ses traditions, sa culture, et veulent le voir se dissoudre en lui arrachant son passé et son histoire. Ainsi s’en prennent-ils, par le biais de statues, à d’anciennes gloires militaires et civiles en analysant des propos vieux de plusieurs siècles.

– Délitement qui, avec l’islamisme et les hordes de banlieue, entraîne le détachement de multiples parcelles de la nation pour les transformer en territoires soumis à des dogmes contraires à notre constitution. Or chaque Français, quelle que soit sa croyance ou sa non-croyance, est partout chez lui dans l’Hexagone ; il ne peut et ne doit exister aucune ville, aucun quartier où les lois de la République ne s’appliquent pas.

– Délitement car la haine prend le pas sur la fraternité lors de manifestations où le pouvoir utilise les forces de l’ordre comme agent supplétif et bouc émissaire face à des Français en gilets jaunes exprimant leurs désespoirs. Ceci alors que des individus infiltrés et encagoulés saccagent des commerces et menacent ces mêmes forces de l’ordre. Pourtant ces dernières ne font qu’appliquer les directives, parfois contradictoires, données par vous, gouvernants.

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11:03 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

La France n’est pas capable de contrôler correctement ses frontières

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Entretien mené par Ronan Planchon

Pour le conseiller d’État honoraire et ancien secrétaire général du ministère de l’Immigration Patrick Stefanini, le parcours de l’assaillant de Rambouillet est symptomatique des défaillances de l’État et de l’Union européenne dans la lutte contre le terrorisme islamiste.

Le Figaro. - Entré illégalement en France depuis la Tunisie en 2009, le chauffeur-livreur coupable de l’attentat de Rambouillet avait bénéficié en 2019 d’une autorisation exceptionnelle de séjour salarié. Il a donc vécu dix ans en situation irrégulière sur le sol français...

Patrick Stefanini. - Autrefois, les séjours irréguliers en France étaient un délit, ce n’est plus le cas. Aussi, le fait pour un étranger d’être entré irrégulièrement en France faisait à lui seul obstacle à la régularisation de sa situation administrative. Nous avons abandonné cette règle, qui était pourtant une règle de bon sens, et c’est une erreur. Pour le reste, on sait que dans certains secteurs de l’économie française, des métiers sont insuffisamment rémunérés et les conditions de travail sont jugées trop difficiles par nos concitoyens. À la fin, ce sont des personnes de nationali té étrangère qui finissent par pour- voir le poste. Si on veut éviter d’avoir à recruter systématiquement des étrangers pour ce type de métier, il faut revaloriser les conditions de travail. Les besoins économiques ne sauraient être un alibi pour ne pas lutter contre l’immigration clandestine.

Le profil du terroriste de Rambouillet rappelle celui de l’assaillant de Samuel Paty. D’ailleurs, selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait lui aussi prémédité son acte...

Nous avons affaire à des gens qui n’adhèrent pas aux valeurs de la République française et qui peuvent être tentés à tout moment de s’en prendre aux personnes incarnant l’État français. D’après ce qu’a dit le procureur antiterroriste, des actes de repérage ont été commis par l’assaillant. Comment le sait- on ? Par des caméras de vidéoprotection ? Si c’est le cas, y a-t-il quelqu’un derrière un écran 24 heures sur 24 pour visionner les images, repérer les comportements suspects et donner l’alerte ? Dans l’immense majorité des communes, il n’y a pas de visionnage en temps réel des images, on se contente de s’en servir a posteriori. Un effort très important doit être fait, sinon on se prive de l’essentiel de l’intérêt de la vidéoprotection.

Le ministère de l’Intérieur a aussitôt annoncé que la sécurité allait être renforcée devant les commissariats. Est-ce suffisant pour endiguer les actes de terrorisme ?

La fonctionnaire de police qui a été assassinée est sortie du commissariat pour recharger son horodateur. Comment se fait-il que ces fonctionnaires ne bénéficient pas, soit d’emplacements de parking à l’intérieur des commissariats, soit de la gratuité du stationnement ? Il faudrait déjà améliorer les conditions de travail. Rappelons-nous aussi que lors de l’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne en octobre 2020, les policiers n’avaient été protégés que par un sas de protection financé par la région Île-de-France. Là aussi, on peut s’étonner que l’État ne prenne pas toutes les dispositions nécessaires en termes de budget pour financer la sécurisation complète des commissariats.

Quid de la maîtrise des flux migratoires ?

L’État est dans l’incapacité de mettre un policier derrière chaque personne qui pourrait être susceptible de radicalisation islamiste. Il faut traiter le problème en amont et poser en principe que l’Union européenne n’est pas un espace ouvert à tous les vents. Comme tous les grands ensembles continentaux qui se respectent, elle a des frontières extérieures qui doivent être consi- dérablement renforcées. Aujour- d’hui, ce contrôle extérieur n’est pas crédible. Dans un rapport publié en 2019, l’agence européenne de gardes-frontières et de gardes- côtes Frontex rappelle qu’environ 600 millions de personnes pénètrent chaque année à l’intérieur de l’UE, et environ 20 % d’entre eux ne font pas l’objet d’un passage fichier qui permettrait de détecter des antécédents judiciaires ou des facteurs de dangerosité. En matière de circulation des personnes, la France a mis la charrue avant les bœufs en supprimant ses contrôles aux frontières intérieures sans se doter en amont de tous les instruments nécessaires à un contrôle ef- ficace de ses frontières extérieures. Si l’on ne change pas cela, l’Union européenne continuera à être une passoire et nous nous exposerons en permanence à la répétition du type de drame qui s’est produit vendredi.

Y a-t-il des obstacles juridiques qui affaiblissent, voire paralysent, la lutte contre l’islamisme ?

Non seulement la France n’est pas capable de contrôler correctement ses frontières, mais lorsqu’elle est en présence de clandestins, elle ne parvient pas à les éloigner. On connaît la réticence des pays d’origine à délivrer des laissez-passer consulaires, mais ce n’est pas la seule difficulté. Le premier problème, c’est l’extrême complexité du contentieux des étrangers et on peut regretter que le gouvernement ne se soit pas emparé des propositions faites par le Conseil d’État pour le simplifier. Le deuxième point, c’est la « directive retour ». Elle fait obstacle à ce qu’un État membre de l’UE, constatant la situation irrégulière d’un étranger, puisse le renvoyer d’office dans son pays d’origine, et l’oblige à inviter l’étranger à quitter de lui-même de cet État membre. C’est une vision « bisounours » de la maîtrise de l’immigration, et cela participe à l’échec à la lutte contre l’immigration clandestine.

Source : Le Figaro 26/04/2021

10:44 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Jean-Marie Le Pen évoque le 21 avril 2002

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L'émission de la semaine dernière :

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