samedi, 09 mai 2026
Une très bonne nouvelle, l’écrasante victoire de Reform UK en Angleterre, et percée au Pays de Galles et en Écosse.
Michel Festivi
Les Anglais, les Gallois et les Écossais ont voté jeudi dernier aux élections locales ou pour renouveler leurs parlements. C’était des élections partielles, pour une partie seulement d’exécutifs locaux en Angleterre. Le parti de Nigel Farage Reform UK, a fait un tabac. Il a obtenu 1428 sièges, le Labour en a perdu 1375 n’en obtenant que 954, les Conservateurs en perdant 552, ils en ont obtenu 772. Les verts progressent avec 363 sièges. Reform UK a pris le contrôle de Newcastle-under-Lyme, de l’Essex, de Havering (premier arrondissement londonien), du Suffolk, du Sunderland, bastion historique du Labour. A Wigan, Reform UK remporte 24 des 25 sièges mis aux voix, le Labour a perdu les 22 sièges remis en cause qu’il détenait.
Reform UK a enlevé aux Conservateurs Derbyshire, Kent, Lancashire, Lincolnshire, Nottinghamshire et Staffordshire. Il a aussi remporté Durham County Concil, sans majorité depuis 2021, mais géré par le Labour depuis 100 ans. Reform UK a pris le contrôle de 13 conseils, une percée sans précédent.
Nigel Farage a qualifié ces résultats de « virage historique dans la politique britannique ». Les travaillistes ont eux parlé de « catastrophe ». À noter que les Tories, les conservateurs s’ils perdent du terrain, résistent mieux que les travaillistes en prenant notamment le contrôle du conseil de Westminster au Labour, remportant 32 des 54 sièges. Les Verts aussi progressent fortement, sans doute au détriment du Labour.
Selon les projections de la chaine Sky News, Reform UK a obtenu 27% des suffrages, les Conservateurs 20%, le Labour 15%, les Verts 14%, les Libéraux-démocrates 14% et les indépendants 10%. En nombre de sièges aux Communes, cela donnerait 284 députés à Reform UK, 110 au Labour, 96 aux Conservateurs, 80 aux Libéraux-démocrates, les calculs étant aisés à faire grâce au mode de scrutin uninominal à un seul tour, qui est un mode de scrutin que la France devrait imiter sans attendre.
On votait aussi ce jeudi dans le Pays de Galles, pour élire les 96 députés de l’Assemblée le Senedd, à la proportionnelle, ce qui était une nouveauté. C’est un effondrement pour le Labour gallois, qui gouvernait cette région depuis 1999. La première ministre galloise issue du Labour n’a pas été élue, c’est la première fois qu’un chef de gouvernement n’est pas réélu, de toute l’histoire du Royaume-Uni, elle a aussitôt démissionné à la tête du Welsh Labour. Le parti gallois indépendantiste, le Plaid Cymru devient le 1er parti du parlement avec 43 sièges, Reform UK, qui n’en avait aucun en possède désormais 34, et le Welsh Labour 9 alors qu’il en avait 30 précédemment sur une assemblée de 60 sièges alors.
Keir Starmer, le premier ministre qui avait pratiqué une politique de répression épouvantable contre les militants nationaux qui entendaient pacifiquement protester contre l’immigration massive, n’envisage pas de démissionner pour l’instant. Il a reconnu des résultats « douloureux », c’est le moins qu’il pouvait faire. En Écosse, où l’on votait aussi pour renouveler le parlement local, les indépendantistes du SNP reste en tête avec 58 députés sur 129 (-5), le Labour recule à 17 sièges (-4), et Reform UK obtient 17 sièges (+17), les Verts 15 (+5), les Conservateurs 12 (-19) et les libéraux 10 (+6). Comme au Pays de Galles, des négociations vont intervenir pour former une majorité.
Nigel Farage a rajouté : « Nous n’avons pas fait s’écrouler le mur rouge, nous avons également fait s’écrouler le mur bleu, c’est une réussite fantastique ».
Selon les chiffres officiels, 200 000 migrants auraient traversé la Manche depuis 2018. L’économie est totalement en panne, et Keir Starmer a multiplié les faux-pas, les revirements, certains ministres Labour commencent déjà à ruer dans les brancards. Il faut rester prudent, car en politique tout peut arriver très vite dans un sens comme dans l’autre, mais les prochaines élections législatives s’annoncent captivantes. Le Labour qui détient actuellement aux Communes, une majorité écrasante, pourra-t-il continuer jusqu’au terme de la mandature en août 2029 ? D’autre part pour Reform UK, est-ce une victoire à la Pyrrhus, ou le début d’une consolidation d’une dynamique qui le porterait au pouvoir ? L’avenir nous le dira.
16:48 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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