dimanche, 22 mars 2026
Les Insoumis aux portes du Pouvoir ?
Françoise Monestier, Polémia, cliquez ici
« On pensait qu’ils allaient perdre des plumes dans la séquence, mais ils en gagnent », constate, un brin dépité, le député socialiste Boris Vallaud après avoir pris connaissance des incontestables succès des Insoumis au premier tour des Municipales. Jean-Luc Mélenchon, qui s’est autodiabolisé et n’a rien cédé depuis la mise à mort de Quentin Deranque par les militants de la Jeune Garde, profite indirectement, grâce à l’électorat des banlieues et aux « bobos » des grandes villes formatés depuis des lustres à l’idéologie gauchisante, puis au wokisme, des effets désastreux de la guerre déclenchée en Iran par Trump et son complice Netanyahou. Il bénéficie également du manque de colonne vertébrale de certains qui sont tombés dans les filets de l’extrême-gauche et n’ont pas assez défendu la mémoire du jeune catholique Quentin Deranque, transformé par un tour de passe-passe de Mediapart et de L’Humanité en militant néo-nazi. L’ancien trotskiste met en pratique les leçons apprises dans son adolescence quand il militait à l’OCI lambertiste avant de rallier le Parti socialiste et de devenir ministre délégué à l’Enseignement professionnel dans le gouvernement de Lionel Jospin — éliminé en 2002 par Jean-Marie Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle.
Le ralliement des combinards
Avec succès, Mélenchon exploite pleinement la bêtise de la droite la plus bête du monde et de la Macronie qui lui ont apporté leur aide et leur soutien aux Législatives 2024 afin de faire barrage à Marine Le Pen et d’empêcher ainsi l’élection d’un nombre encore plus important de députés nationaux. Enfin, il récupère sur un plateau d’argent — et alors que leur patron Olivier Faure jurait ses grands dieux qu’il n’y aurait pas le moindre accord « national » avec LFI, le ralliement local des socialistes qui, souvent, sont arrivés derrière les candidats insoumis, comme à Toulouse par exemple. « Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter » prophétisait Mélenchon, voici quelques jours, en raillant ces « gros combinards » qui ne veulent pas voir disparaître « l’assiette au beurre », symbole des caricaturistes de la défunte IIIème république et en utilisant la grosse ficelle du fascisme.
Alors que depuis l’assassinant de Quentin, il avait passé son temps à défendre les miliciens de la Jeune Garde, à se moquer copieusement de leur victime et à courir l’hexagone afin de distiller le poison du racialisme antiblanc et la défense de la cause palestinienne, le pape de La France Insoumise s’est soudainement mis en retrait à la veille du scrutin. Il pouvait se reposer sur ses lauriers et jouir des effets de sa redoutable stratégie.
Il a donc cédé sa place à Manuel Bompard qui a récité, au soir du premier tour des municipales, la sempiternelle antienne antifasciste, rappelant qu’il faut à tout force empêcher ce qu’il appelle l’extrême-droite de gagner d’autres villes que les 24 communes conquises dès le premier tour par les équipes de Bardella et de Marine Le Pen, et plus particulièrement Nice, Marseille, Toulon et Menton où l’héritier Sarkozy — qui pontifie chaque semaine dans Valeurs actuelles — a suivi les consignes du patron de LFI en fusionnant avec les listes arrivées derrière la candidate mariniste. Un message reçu cinq sur cinq notamment par Gérard Larcher, le président du Sénat, Rachida Dati, Christian Estrosi, mais également par tous les socialistes ou écologistes qui, de Toulouse à Tours en passant par Limoges, Clermont-Ferrand ou Strasbourg notamment, ont décidé de faire alliance avec le diable afin de conserver leurs avantages municipaux.
Pire, les socialistes d’Avignon — terre d’élection du député insoumis Raphael Arnault qui a pris la poudre d’escampette depuis le meurtre de Quentin Deranque dans lequel sont impliqués trois de ses plus proches collaborateurs — n’ont pas hésité à signer l’accord de la honte afin de sauver leurs prébendes et de continuer à promouvoir un festival à la solde de l’anti-France.
À noter également que ce premier tour a été marqué par une forte abstention. Les électeurs des petites listes ont-ils voulu protester contre l’abandon du panachage possible jusqu’alors avec comme résultat une seule liste dans plus de 24.000 communes ?
Une nouvelle ceinture noire ?
L’ancien ministre socialiste utilise à fond la carte de l’antifascisme et de l’antiracisme, tout comme d’ailleurs Retailleau, Gabriel Attal ou Edouard Philippe. Mais avec plus de réussite, car il a à sa main un puissant électorat composé à la fois de Français de souche, favorables au « vivre-ensemble » et de nouveaux Français, voulant en découdre avec l’ancienne France. Il a, en effet, réussi à fédérer la « nouvelle France » en chantant les louanges d’une France métissée et créolisée et en osant affirmer, par exemple, à propos de la construction de la cathédrale de Paris : « Les penseurs de cette époque ont profité du savoir des musulmans et des croisades. ». « Tous ceux qui, comme moi, viennent du Maghreb le savent. Quand on va au bled, on est un Français, quand on revient ici, on est un Arabe » a-t-il aussi osé clamer. Grâce à cette démagogie nauséabonde consistant également à traiter de « petit bourgeois visqueux » le candidat socialiste dionysien, il a réussi à faire élire, dès le premier tour comme maire de Saint-Denis, où se trouve la nécropole des Rois de France, Bally Bagayoko appartenant à la communauté malienne comme la redoutable Assa Traoré qui se revendique comme « 100% française et 100% malienne ». A peine élu, l’ancien militant communiste qui connaît sur le bout du doigt la dialectique marxiste – il a longtemps tété la mamelle communiste – a été on ne peut plus clair : « Nous disons ici le territoire de Saint-Denis et Pierrefitte est un territoire insoumis où l’extrême-droite n’aura jamais sa place », ajoutant : « Nous ne serons jamais du côté de ceux qui veulent gentrifier une population et faire en sorte que nous populations historiques quittent le territoire. »
En clair, le grand remplacement dénoncé depuis des lustres par Renaud Camus ou Jean-Yves Le Gallou est bien là et le vote des habitants de Saint-Denis, originaires en majorité du Maghreb ou d’Afrique noire en est la preuve. Youyous, tam-tam, tambours et fumigènes ont ponctué la victoire du nouvel élu, porté en triomphe par ses frères de race et qui s’est promis de désarmer la police et de supprimer les vidéos de surveillance.
Soupçonné d’être un de ses soutiens et alors qu’il aurait exploité une boîte de nuit clandestine Ahmed Doumbia, condamné à plusieurs reprises pour trafic de stupéfiants et menaces de mort envers des policiers, a été interpellé à la sortie de la réunion de soutien au nouveau maire et présidée par Jean-Luc Mélenchon la semaine dernière. Il a été placé en garde à vue et déféré au Parquet de Bobigny.
Quid du sort qui sera réservé par Bagayoko à la Maison d’Education de la Légion d’Honneur qui occupe le cloître de l’ancienne abbaye royale proche de la basilique et destinée aux descendantes des décorés de la Légion d’Honneur ? Réponse dans quelques semaines quand la nouvelle équipe municipale sera à la manœuvre et s’appropriera le patrimoine millénaire de la ville — on pense plus particulièrement aux sépultures des rois de France qui y reposent.
Le maillage des Insoumis
« Dans une semaine, la nouvelle France entre au beffroi », a clamé crânement Lahouria Addouche, candidate mélenchoniste à la mairie de Lille, employant ce terme à dessein comme pour montrer que les beffrois ne sont plus un rempart contre les invasions, mais bien une appropriation de la « nouvelle France ». La victoire du grand remplacement, on la trouve également à Roubaix, vieille cité textile du nord où le député, français pur jus, David Guiraud, soldat politique insoumis et fils de l’ancien maire socialiste des Lilas qui a bouffé de l’anticapitalisme et de la haine du bourgeois dès le berceau, a parachevé son implantation de parachuté en obtenant plus de 44 % des suffrages. Ses électeurs ? Principalement des musulmans qui, au fil des années, ont façonné une nouvelle ville vivant au rythme des prières et des prêches des mosquées, obligeant bientôt les Ch’tis à plier armes et bagages et à se réfugier ailleurs — pourquoi pas dans les villes gagnées par le RN ? s’ils ne veulent pas perdre définitivement leur identité gauloise et leur âme. Comme le dit l’Insoumise et eurodéputé Rima Hassan qui fustige un « Etat raciste » : « Il n’y a qu’une seule façon de s’affranchir de ces chaînes : élire ceux qui nous ressemblent. » Le message est clair et le prosélytisme islamique n’est pas près de s’éteindre, surtout avec les derniers événements du Moyen-Orient et l’embrasement du Liban par l’Etat hébreu.
18:16 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le journal du chaos

10:51 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La grande petite guerre

Michel Onfray
Les États-Unis, civilisation posteuropéenne prépubère, pensent peu, pas ou mal la guerre. Les civilisations qui l’ont pensée totalisent de plus longs grands siècles que les trois petits de l’Oncle Sam.
Ernst Jünger, penseur allemand qui l’a faite puis pensée, je songe à La Guerre comme expérience intérieure, a déploré la fin des guerres où de valeureux soldats montraient du courage et du mépris de la mort au combat en respectant l’ennemi jugé selon les mêmes critères éthiques que ceux de L’Iliade. La guerre est devenue guerre mécanique, guerre des machines, guerre des ingénieurs, guerre des moteurs. Les États-Unis, dépourvus de magistère philosophique et intellectuel, mais richement pourvus en matériel militaire haut de gamme, ne s’encombrent pas avec l’art de penser la guerre. Or, disposer d’avions furtifs bourrés de technologie inédite c’est bien, mais pour quel résultat quand une attaque effectuée avec un drone qui coûte le prix d’une petite voiture peut mettre en péril sa puissante armada ?
La leçon ukrainienne
L’ironie veut qu’à cette heure, le petit David ukrainien Zelenski donne des leçons de dronologie, qu’on me permette ce néologisme, au grand Goliath démuni devant le Satan iranien ! Revanche de l’Ukraine humiliée...
Les Américains pensent que le triomphe de leur machine de guerre économisera désormais la mort de leurs soldats : ils ne font donc pas la guerre, ils jouent à la guerre comme avec des consoles de jeu sophistiquées. Le plus grand pays du monde communique de façon planétaire avec des vidéos où se mélangent images de synthèse, fictions fabriquées à coups d’intelligence artificielle, citations de blockbusters guerriers, jurisprudence Top Gun et images véritables, du moins jusqu’à plus amples informations, en noir et blanc, de cibles pulvérisées. Le performatif présidentiel emballe le paquet : « La guerre a été gagnée une heure après son commencement », verbigère Donald Trump – alors qu’il n’en est bien sûr rien.
Il faut lire attentivement les Cours sur la petite guerre de Clausewitz, le texte d’une conférence donnée à l’École de guerre de Berlin en 1810-1811. La petite guerre, c’est la guerre du faible au fort, la guerre asymétrique de celui qui ne dispose pas de la technologie de pointe avec des militaires transformés en acteurs de jeux vidéo à l’abri du feu du combat, dans des centres opérationnels enfouis à des milliers de kilomètres du front, mais de partisans, de miliciens, de troupes d’élite fanatisées prêtes à mourir pour leurs idées. Cette guérilla est simple, légère, mobile, surprenante : ici un drone, là un hacker qui brouille les communications ou les codages, ailleurs une poignée de mines dans le détroit d’Ormuz, une vedette ou un sous-marin de poche bourrés d’explosifs, un terroriste armé d’un couteau ou d’une arme automatique – et Trump tremble.
Avec le temps, cette guérilla d’attrition peut venir à bout des armées les plus puissantes, enlisées, démobilisées, déprimées. Dans cette guerre qui oppose l’Occident judéo-chrétien à l’Orient chiite, l’arsenal ne fera pas la loi, mais les vieilles logiques des vieilles guerres avec des soldats au sol combattant au corps-à-corps. Or les États-Unis, tout à la religion de leur technique, oublient cette élémentaire leçon anthropologique.
À quoi bon une bombe atomique quand, en France, des machettes parviennent à terroriser un État tout entier ?
Source : Journal du dimanche 22/3/2026
09:21 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Guillaume de Normandie, conquérant et bâtisseur - Passé-Présent avec Franck Buleux sur TVL
Présentation de l'émission par TV Libertés :
14 octobre 1066. Sur une colline du Sussex près d'Hastings, deux armées s'affrontent dans une bataille qui va durer dix heures. D'un côté, Harold Godwinson, roi d'Angleterre depuis moins d'un an. De l'autre, Guillaume, duc de Normandie, qui revendique le trône anglais. À la fin de la journée, Harold est mort. Guillaume est vainqueur.
C'est le début d'une des conquêtes les plus célèbres de l'histoire médiévale. Mais contrairement à ce que l'on croit souvent, Hastings n'est pas une rupture brutale. C'est un moment clé dans un long processus. Guillaume n'est pas seulement un conquérant : c'est un bâtisseur d'empire qui, pendant vingt ans encore, va façonner un royaume unique - un royaume transmanche, à cheval entre la Normandie et l'Angleterre.
Aujourd'hui, nous allons retracer l'ensemble de cette vie hors du commun. Pas seulement la bataille d'Hastings, mais surtout l'après : Comment gouverner ces deux royaumes réunis ? Comment deux cultures, normande et anglo-saxonne, se mêlent-elles pour créer quelque chose de nouveau ? Et quel héritage Guillaume laisse-t-il à l'Europe ? De sa naissance illégitime à sa mort en 1087, en passant par ses victoires, ses violences et ses innovations politiques, nous allons découvrir en compagnie de Franck Buleux, historien normand, un homme complexe, souvent contradictoire, qui a profondément marqué l'histoire de l'Angleterre et de la France.
01:16 Publié dans Franck Buleux, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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