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mardi, 15 septembre 2026

Le communiste Fabien Roussel aime les dictatures rouges et il le dit

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Michel Festivi 

Le fringuant Fabien Roussel, Secrétaire général du PC « F », qui se refuse à reconnaître que Staline fut l’un des plus sanglants génocidaire du XXe siècle, a accueilli en grande pompe la fille du tueur et tortionnaire Che Guevara, Aleida Guevara, à la fête de l’Humanité. Les communistes ne changeront jamais, chassez le naturel, il revient au galop.

« Quelle joie d’accueillir Aleida Guevara à la fête de l’Humanité ! », a-t-il posté sur les réseaux sociaux. Cette même fête de l’Humanité qui fut fréquentée par Dominique de Villepin ou Édouard Philippe, Xavier Bertrand, lui, appelant à voter communiste. Donc, implicitement mais nécessairement, ces hommes de l’extrême-centre soutiennent des régimes dictatoriaux, où les opposants politiques sont en prison. Mais cela n’émeut personne.

Che Guevara avait été surnommé, el carnicerito, « le petit boucher », en référence au grand, Fidel Castro. Dès 1959, en sa qualité de directeur de la prison de La Cabaña, à La Havane, le Che prend part à des tortures, des simulacres de procès et de multiples exécutions. Même avant la Révolution, il n’hésitait pas à abattre ceux des siens qui le contestaient, comme Eutimio Guerra, abattu sommairement en février 1957 dans la Sierra Maestra. Il lui tira une balle en pleine tête. Dans son livre Les grands hommes et le diable, Christine Goguet écrira : « il tue comme d’autres respirent ».

À l’ONU, le 11 décembre 1964, il s’écriera : « Oui, nous avons fusillé ; nous fusillerons et nous continuerons de fusiller tant qu’il le faudra. Notre lutte est une lutte à mort ». C’est pourquoi, près de 3 millions de cubains ont fui ce paradis rouge, soit plus d’un quart de la population actuelle estimée à 11 millions d’habitants. Il existe au bas mot, selon diverses organisations près de 1.300 prisonniers politiques à Cuba, ce qui est totalement nié par le régime. Parti unique, qui peut seul se présenter aux farces électorales du régime, le Parti communiste cubain bien sûr ; absence de tout pluralisme électoral, comme l’indiquait une opposante cubaine, Yoani Sánchez : « il n’y a pas de choix, tous les candidats pensent la même chose » ; contrôle absolu de la presse, aucune presse privée indépendante ; répression politique massive, farce judiciaire, absence de défense effective, justice totalement aux ordres ; toutes les libertés d’expression, d’association, de circulation sont drastiquement encadrées.

La police politique, la fameuse G2 surveille et infiltre les opposants, les rares journalistes indépendants, les artistes, les dissidents. Interrogatoires musclés, détentions arbitraires, contrôle de l’accès à internet sont monnaie courante. Les informateurs pour quelques pesos, se recrutent au sein des familles, du travail, des quartiers, des blocs d’immeubles. C’est le pilier du Régime, l’État policier dans toute sa splendeur. Cette police a joué un rôle majeur dans la féroce répression des manifestations de 2021, où plusieurs centaines de personnes furent arrêtées. C’est peu ou prou le pendant des gardiens de la révolution en Iran.

Cette police politique a eu des liens institutionnels avec l’URSS et aujourd’hui la Russie, et a formé des conseillers au Venezuela et au Nicaragua. Il faudra que l’on m’explique, en quoi le blocus économique imposé notamment par les États-Unis, serait à l’origine de ce totalitarisme de fer ? Pourquoi et comment le blocus serait la cause d’empêcher le régime de se démocratiser ?

En 1964, le communiste Bernard Kouchner, qui était alors l’un des dirigeants de l’Union des étudiants communistes, l’UEC, s’était rendu à Cuba, reçu comme un ministre qu’il n’était pas encore. Il eut une entrevue avec Fidel. Il lui demanda alors s’il comptait un jour organiser des élections. Le célèbre Barbudo lui répondit du tac au tac : « Des élections ! pourquoi faire ! C’est une vraie saloperie ».

Le ban et l’arrière ban de la gauche et de l’extrême gauche française se mobilise pour empêcher sur France Inter, la chronique d’un Charles Sapin, soit 2 minutes 30 sur les 10.080 hebdomadaires, et de surcroît un dimanche matin à 7H, mais n’a pas un mot pour les milliers de personnes emprisonnées à Cuba. Visiblement aussi, les magistrats du Syndicat de la Magistrature qui ont leur rond de serviette à la fête de l’Humanité, ne semblent nullement perturbés par les atteintes massives aux droits des gens. Les principes juridiques seraient donc différents suivant le pays !

Ainsi vont les gauches, donneuses de leçons en permanence, et criant « au fascisme », dès que l’on entend les contrer, et les renvoyer dans les cordes. Car la démocratie n’est valable, que si le peuple vote à gauche, c’est bien connu.  

16:47 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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