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mardi, 15 septembre 2026

Propos en l’air !

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Le billet de Patrick Parment

Bon, je le concède aisément, en économie je n’y connais fichtre rien. A peu près tous les économistes – quand même une race de joyeux drilles - semblent d’accord pour dire qu’on est dans la panade. Y a plus un rond dans les caisses. Cela me rappelle cette blague de Raymond Devos, « y-a-t-il quelque chose de plus que rien ? Oui, moins que rien ! C’est dejà quelque chose ! ». Tout cela pour dire que le prochain Budget 2027, tout de guingois qu’il soit, et à une encablure de la présidentielle, vaut mieux qu’une dissolution qui plongerait cette fois le pays dans le chaos. On voit mal quel pékin pourrait mieux faire dans une telle situation que Sébastien Lecornu, si ce n’est de colmater les brèches. Une dissolution entraînerait illico l’élection de Marine Le Pen. L’irresponsabilité de cette Assemblée nationale ira-t-elle jusque-là ?

Faillite dites-vous !

On nous serine avec la dette qui est monumentale. Inutile de chercher les responsables, on les connaît. On cherche en revanche à nous faire peur, car la bonne question est. : est-ce qu’un pays industrialisé peut faire faillite ? Je me souviens d’un entretien que j’avais mené en Suisse auprès d’un homme âgé qui détenait la plus grosse société de tabac du pays. C’était à une époque où la presse parlait de la faillite du Japon. Et cet homme plein de bon sens m’avait dit, « un pays qui possède un outil industriel solide ne peut pas faire faillite ». Le Japon n’a pas disparu ! Le problème est que nous avons des gouvernants et une classe politique – sans parler de nos sempiternelles Pythies que sont les économistes – incapables de nous dire ce qu’il faut faire pour s’en sortir. On nous propose des solutions qui sont des bouts de chandelles. Notre ami Balbino Katz, sur breizh.info, nous a entretenu sur le président argentin Javier Milei qui, à la hache, est en train de remettre sur pied son pays dont la principale ressource, mais pas que, sont les troupeaux de vaches (barbaque excellente par ailleurs) qu’elle exporte. Un pays qui n’est pas sans rappeler la France avec son économie et ses politiques qui ne cessent de faire du yoyo. Sarah Knafo, dans son ouvrage Le Casse du siècle, offre des pistes qui nous paraissent de bon sens. Mais nos médias, englués dans une idéologie mortifère autant qu’incapacitante, auront-ils le courage d’aller asticoter les prétendants au trône présidentiel ?

Un cas d’école

Veut-on un exemple de ces économistes qui s’éclairent à la bougie ? Prenez le prix Nobel d’économie, Jean Tirole, un pote à Macron. Il vient de sortir un bouquin où il nous explique que la brutalisation diplomatique, l’insécurité géopolitique et les attaques contre le libre-échange ont rebattu les cartes d’un ordre anciennement fondé sur la coopération entre les pays. L’économie est désormais mobilisée comme un instrument de puissance, dans un contexte où domine la loi du plus fort. il montre que la France et l’Europe sont condamnées à faire des choix forts. Comme si, Toto, on t’avait attendu pour constater que tant que l’Europe refusera d’être une puissance, elle sera ouverte à tous les vents comme c’est le cas aujourd’hui. Quant à la loi du plus fort, en économie comme ailleurs, Toto, c’est la base même du politique comme du social et c’est pas fait pour changer. T’as pas dû lire Carl Schmitt, camarade.

11:30 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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