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jeudi, 03 février 2011

L'INDISPENSABLE REVOLUTION !

020211_155429_PEEL_5XPxSB.jpgL'éditorial du dernier numéro de Militant

C’est une coutume ancestrale qui veut que nous souhaitions une bonne et heureuse année aux êtres qui nous sont chers. Cela devrait prouver, en principe, que la communauté familiale et amicale française n'est pas une simple formalité mais une démonstration évidente de notre perception identitaire. Qu'on le veuille ou non, qu’on en soit persuadé ou non, nous sommes tous embarqués, Françaises et Français dans un même bateau que les générations précédentes ont édifié et renforcé pour qu'il soit apte à se maintenir dans les multiples courants dont il se sert ou qu'il affronte à travers son long voyage au cours des siècles. Cet esquif a connu de multiples équipages expérimentés, des pilotes plus ou moins avisés, quelquefois téméraires. Nous ne reviendrons donc pas, en ce début d'année 2011, sur nos bonnes aventures et déboires du siècle précédent ainsi que sur les heurts ou les réussites de la dernière décennie. Ce qui est certain, c'est que notre route politique ne change pas de gouvernail, c'est que MILITANT continuera sans faiblir son combat contre le régime et le système qui le soutient. Les nationalistes sociaux que nous sommes considèrent que la prétendue démocratie qui nous "régit" est un leurre funeste dont nos compatriotes subissent les vicissitudes. Les appellations de droite ou de gauche sont totalement archaïques et ne correspondent aucunement à la réalité politique de notre temps. L'étiquette "droitière" est soutenue par une classe sociale possédante absolument conservatrice de l'ordre présent, totalement indifférente aux traditions patriotiques multiséculaires et absolument "dévouée" au capitalisme financier internationaliste et mondialiste. Ce que l'on qualifie de "droite nationale" ne désavoue aucunement le système financier en place et s'appuie uniquement sur le "problème", certes angoissant de l'immigration extra européenne envahissante, mais qui n’est traité par ses promoteurs que pour obtenir une place dans la démocratie politicienne qu’ils ne contestent nullement. Le nationalisme social considère qu'une "révolution" est obligatoire pour que le "Cap France" tienne sa route dans le monde actuel. Seul un changement de régime peut sauver notre nation. L'étiquette "gaucharde", quant à elle, ne conteste aucunement la pseudo démocratie qui nous gouverne. L'idéologie socialiste actuelle est totalement périmée parce que l'idée "révolutionnaire" du XIXème siècle, suscitée par le capitalisme "forcené", n'est plus de mise. Les socialistes actuels ne cherchent qu'à prendre la place de la droite conservatrice pour réguler un néo-capitalisme, tel que le pratiquent en réalité les démocrates américains. Dominique Strauss-Kahn, directeur du fonds monétaire international, en est le symbole le plus significatif. Quant à l'extrême gauche, elle se réclame toujours d’un marxisme qui n’est plus qu'une utopie dépassée. C'est ainsi que les nationalistes sociaux pensent que le bateau France "prend l'eau" aussi bien avec un pilote de gauche qu'un patron de navires droitiers. MILITANT est en total désaccord avec le système de la Vème République et soutient plus que jamais le combat des nationalistes sociaux pour que notre patrie entre dans une ère nouvelle et dans un monde nouveau à la mesure des grands enjeux continentaux. Il est aussi nécessaire de rappeler que le mondialisme apatride est le pire ennemi de notre identité nationale qui est en train de se désagréger quelle que soit l'étiquette des gouvernants en place. Ce n'est pas en se complaisant dans les palinodies électorales incessantes que notre peuple se sauvera. Aidons-le à se délivrer de ses chaînes. Sauvons-le. C'est notre seul devoir légal et notre unique préoccupation spirituelle.

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Echange courtois entre Robert Spieler et Bruno Gollnisch...

Après le dernier congrès du Front national, Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, a publié un communiqué faisant part de sa réaction à la suite de l'élection de Marine Le Pen et livrant son sentiment sur le déroulement de la campagne interne qui divisa le FN pendant plusieurs mois (cliquez ici). Largement repris dans la presse, en particulier dans l'hebdomadaire Rivarol, ce communiqué a entraîné la réponse suivante de Bruno Gollnisch. Réponse qui sera publiée dans le numéro de demain de Rivarol (cliquez là) :

  

images.jpgRobert Spieler, envers lequel je conserve le souvenir de notre amicale relation quand nous siégions tous deux comme députés du Front National à l’Assemblée Nationale, se livre dans les colonnes de Rivarol à une analyse critique de la campagne interne du Front National, qui est surtout critique à mon égard. Après les batailles, ou, comme on voudra, après les matches, il ne manque pas de stratèges aptes à les refaire et à les gagner a posteriori, dans la quiétude de leur bureau, ce qui est toujours plus facile que sur le terrain. A cette aune, la bataille de Waterloo a été gagnée sur plans après coup par tellement de « généraux » de talent qu’on se demande comment Napoléon a bien pu faire pour la perdre (pour autant, je ne compare pas la campagne pour la présidence du Front à cette bataille, ni ne me prends pour Napoléon!).

 

Si je comprends bien Robert Spieler, il me reproche de ne pas être davantage entré en conflit avec Jean-Marie Le Pen. Il est bien placé pour savoir qu’un conflit grave et persistant n’aurait débouché que sur mon départ du Front National. Me reproche-t-il donc d’y être resté, quand d’autres, qui étaient des amis, et pour beaucoup le sont encore, en sont partis ? Je m’abstiendrai de lui retourner l’argument et de lui dire que, s’ils étaient tous restés, la situation eût peut-être été complètement différente. Je m’abstiendrai sincèrement, car je n’ai pas ses talents de voyance, et je ne suis donc pas sûr de pouvoir l’affirmer. En revanche, peut-on dire que ceux qui ont fait ce choix de rupture, à commencer par Robert Spieler lui-même, soient aujourd’hui politiquement mieux placés ou plus influents que je ne le suis pour défendre les convictions qui leur sont chères? Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas évident. La plupart s’abstiennent donc de me juger, et j’observe à leur égard la même réserve. Si Robert Spieler était aujourd’hui à la tête d’un mouvement puissant, ses critiques auraient davantage de crédibilité. D’ici là, il devrait suivre l’exemple de ceux qu’il cite, et au moins tempérer ses jugements.

 

Je ne polémiquerai pas sur les autres affirmations de son article, dont presque toutes pourraient être contredites. Sauf erreur de ma part, Robert Spieler a quitté le Front National depuis une vingtaine d’années, et il n’est pas très bien informé de ce qui s’y est passé depuis. A titre d’exemple, je me bornerai à réfuter une seule assertion. Il écrit que «je n’ai pas levé le petit doigt» (sic) pour défendre mes amis, et il cite pêle-mêle Marie-France Stirbois, Jacques Bompard, Bernard Antony et Carl Lang. Il a tort.

 

D’abord, je n’étais justement pas le Président du Front National, et je ne vois pas très bien d’où l’on tire l’idée qu’entrant en conflit j’aurais été en mesure d’imposer mes vues. Ensuite, ces amis de forte personnalité, dont les cas sont d’ailleurs différents, ne prenaient pas chez moi leurs instructions. D’ailleurs, ceux qui ont quitté le FN ne m’ont pas demandé la permission de le faire. De plus, j’en ai défendu certains plus qu’ils ne l’ont fait eux-mêmes. Par exemple, Carl Lang et moi avons durant deux années plaidé auprès de Jean-Marie Le Pen et de Jacques Bompard pour tenter d’améliorer leurs relations. Dans ce genre de situation, c’est bien connu, on mécontente tous ceux que l’on s’efforce en vain de réconcilier. En tout état de cause, il aurait dû ne pas échapper à l’œil perspicace de Robert Spieler que Jean-Marie LePen lui-même m’a fait grief de ces démarches et d’une attitude selon lui trop favorable aux “dissidents”. Il n’a pas caché que cela le déterminait, entre autres, à ne plus voir en moi son successeur et à appuyer la candidature de Marine. Il faut donc croire que, contrairement à ce que prétend Robert Spieler, j’ai bien à un moment ou un autre «bougé le petit doigt», et même le bras tout entier. Que je n’aie pas souhaité porter publiquement atteinte à l’unité du mouvement dont j’étais membre, ni à l’autorité de son président, est un autre problème. Je suis en effet de ceux qui considèrent qu’une autorité même imparfaite, et même s’exerçant à mon détriment, vaut mieux que pas d’autorité du tout. C’est ma conception du bien commun. On peut ne pas la partager. On n’est pas pour autant obligé de confondre ce stoïcisme avec de la faiblesse d’âme.

 

 Bruno Gollnisch

 

La réponse de Robert Spieler :

Robert Spieler 7.jpgJe remercie Bruno Gollnisch de sa réponse courtoise parue dans Rivarol qui fait suite à la critique que je formulais, et que je maintiens, quant à la manière dont il a accepté, durant la campagne interne pour la présidence du Front national, les avanies de ses adversaires.

Cela ne retire rien à l'estime et à l'amitié que j'ai pour lui.

Robert Spieler

12:29 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |