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vendredi, 22 janvier 2016

Il y a des limites à la sottise et à la puérilité…

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Dr Bernard Plouvier

Il y a des limites à la sottise et à la puérilité… du moins, devrait-il y en avoir ! Qu’un Président de la République calme, fort calme, voire même placide, prenne pour chef du gouvernement un agité, après tout cela peut se concevoir : c’est l’application de la vieille loi psychologique des compensations.

Mais que le dit excité brouille gratuitement, par pure joie de nuire à un groupe de concurrents politiques, la France avec un ami fidèle, au prétexte que cet allié exotique est trop proche de la droite molle qui pourrait bien remporter le jack pot présidentiel en 2017, cela passe l’entendement.

La dynastie Bongo règne sans partage sur le Gabon, pays exportateur de pétrole, depuis 1967, profitant peut-être de l’immaturité politique d’une Nation peu évoluée. On accuse ses membres de corruption, de mépris pour certaines couches de la population locale. Mais tous ces reproches peuvent être retournés contre le vallsien donneur de leçons de morale !

Où est la légitimité des tenanciers de l’apparence du Pouvoir en France, de nos jours ? Avec une série ininterrompue de franches défaites électorales, avec des cotes de popularité tellement basses (hors période de digne inauguration des chrysanthèmes) qu’elles frôlent le ridicule, notre beau Président et son sémillant premier ministre sont-ils encore légitimes ? Quant à leur mépris pour une fraction de la population, on ne le connaît que trop : les femmes blanches violées par les honorables fruits pourris de l’immigration africaine et proche-orientale, les personnes cambriolées, rackettées, molestées, injuriées ne savent que trop bien qu’ils n’intéressent nullement les titulaires des sinécures dorées de la République. En outre, pour ce qui est de la corruption, nos très honorables socialistes n’ont réellement de leçon à donner à personne. 

Quelle mouche (hélas, pas Tsé-tsé !) a pu piquer notre Valls pour qu’il insulte gratuitement le chef d’un des rares États africains où l’on fut toujours un allié fidèle de la France ? Certes, le Président Bongo et sa famille ne sont pas très bien vus des islamo-pétroliers d’Arabie… mais, quand bien même ces émirs et roitelets furent, jusqu’à ce mois de janvier où leurs finances croulent quelque peu du fait de la baisse des cours du pétrole brut et raffiné, des bienfaiteurs du Trésor public français et des caisses de certains partis politiques favorables à l’immigration islamique de masse, la politique extérieure française n’a pas vocation pour être régie de Riyad, de Dubaï ou du Qatar. Il y a des limites à la complaisance, du moins devrait-il y en avoir.

La politique extérieure de l’État doit être menée dans l’unique intérêt de la Nation, qui se moque des états d’esprit d’un ministre partisan, qui trop souvent parle plus vite qu’il ne réfléchit. N’est pas Vergennes qui veut. Certains curieux personnages finiraient par nous faire regretter Maurice Couve de Murville qui, du moins, avait de la classe et de la retenue.

18:50 Publié dans Tribune de Bernard Plouvier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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