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mardi, 01 novembre 2016

Redéfinir Halloween

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Bernard Plouvier

Chaque 1er novembre, je me fais une joie de visiter les sites altermondialistes et traditionnalistes du Net, en langues française et allemande… et chaque année, je m’amuse quelques instants, en pensant aux mânes de mes ancêtres qui riraient beaucoup si la mort n’était un « sommeil éternel » (pour parodier Joseph Fouché, le maître de la police du Directoire et du Premier Empire).

Que de sottises lit-on sur cette « coutume yankee » et, en cette année 2016, il y a même un rigolo qui tient à toute force à franchir un certain mur en estimant que l’on a « abandonné Notre Mardi-Gras pour Halloween » ! Outre-Rhin, on fête et Halloween et la vigile du carême. L’un n’empêche pas l’autre.

Jusqu’à l’entre-deux-guerres, en Bretagne aussi bien qu’au Berry, en cette nuit toute particulière, les paysans faisaient brûler une petite bougie à l’extérieur de la maison et déposaient une petite offrande de nourriture (ce qui faisait la joie des vagabonds ou des bêtes sauvages).

Cette fête dite d’Halloween est bel et bien « païenne », mais surtout, elle est EUROPÉENNE ! Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, les Celtes honoraient leurs défunts et, comme pour la fête des Lémures à Rome, cela n’allait pas sans rite magique ni une certaine nostalgie, teintée de peur. On évoquait les chers disparus… et on redoutait leur colère si l’on avait péché contre l’honneur ou le sens de la famille, ou encore si l’on avait dépensé inutilement une partie du patrimoine.

Si les âmes existaient et pouvaient se manifester, quel charivari ce serait, de nos jours, en Europe celto-germano-scandinave, de la part de nos aïeux, qui ne pourraient qu’hurler leur désapprobation, leur mépris de ce que sont devenus leurs pitoyables descendants : des crétins hédonistes, qui se laissent imposer une propagande débile, en plus d’une immigration massive d’Extra-Européens en majorité ignares, violents et/ou parasites, qui autorisent l’implantation d’une religion conquérante et « turbulente » (c’est le dernier euphémisme à la mode chez les gnangnans, pour désigner les mahométans).

Nos ancêtres travailleurs (et eux aussi souvent « turbulents », on le reconnaît volontiers) verraient probablement d’un très mauvais œil la désindustrialisation massive de l’Europe, imposée par les maîtres de l’économie mondiale, et l’abjecte soumission de nos élus aux ukases (ou Diktate), bref aux ordres, des profiteurs de la mondialisation de la vie politique.

En revanche, la mondialisation de la vie sous-culturelle nous a valus – dès la fin de la Seconde Guerre mondiale en Grande-Bretagne – un renouveau de la fête celtique paysanne qui déplait tant aux puristes, ces gens qui ignorent ou feignent d’ignorer qu’avant d'adopter le christianisme, l’Europe était païenne… c’est-à-dire qu’elle adorait des divinités autochtones, réputées fort exigeantes pour les conduites morales, toutefois dans une éthique où n’intervenait nullement la bonté et la pitié, deux valeurs que les chrétiens peuvent juger bonnes si cela leur chante, mais dont toute l’histoire du monde animal prouve qu’elles sont parfaitement utopiques sur la planète Terre.

NDLR : le texte de notre ami Bernard de ce matin risque de susciter quelques commentaires mais son point de vue mérite d'être médité...

09:10 Publié dans Tribune de Bernard Plouvier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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