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mercredi, 04 septembre 2019

François Sidos, un engagement au service de la patrie

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François Sidos 1922 - 2019 

Philippe Vilgier

François Sidos (1922-2019) est mort le 3 septembre, avant d’atteindre ses 97 ans. Je me souviendrai toujours de notre première rencontre. C’est Anne Le Pape qui m’avait présenté à lui en 1987. Je tenais à l’interviewer dans le cadre de mon enquête (inédite) sur La Jeunesse nationaliste dans la Résistance et la France combattante. Nationaliste, il le fut certes dès son plus jeune âge puisqu’au moment de son abonnement à Brumaire, le journal des étudiants bonapartistes, il venait juste de fêter son 14e anniversaire ! Toutes ses sympathies militantes se portaient alors sur les ligues – les fameuses ligues dites « d’extrême droite » – et dont nombre d’adhérents constitueront les premiers résistants.

1940 : lorsque François Sidos s’engage dans la marine, il n’a pas encore 17 ans. Il est en opération à bord du torpilleur Le Simoun quand ses camarades lui apprennent la défaite. Abasourdis, ils ne comprennent pas. François Sidos me confiera : « Moi, j’ai pleuré à l’armistice, comme un c… » Désormais une seule chose l’obsède, contribuer à chasser l’occupant de la patrie.

Il se retrouve bientôt en Afrique du Nord ; il embarque plus tard sur un navire qui a réussi à échapper aux Japonais, Le Nivôse. C’est un pétrolier ravitailleur indirectement rattaché aux Forces navales françaises libres (FNFL). Un combat et des dangers incessants. Et puis, au moment de la campagne d’Italie, le 11 novembre 1943, au large, entre Alger et Oran, une gigantesque explosion, un geyser de feu : Le Nivôsevient d’être torpillé (le fait est mentionné par le général de Gaulle dans ses Mémoires de guerre, L’Unité, p. 338 du Livre de poche).

“Une très belle attitude”

Notre ami, par modestie, ne tenait pas à faire état de sa citation à l’ordre du corps d’armée, décernée par le contre-amiral Lemonnier, chef d’état-major de la marine. Il faut savoir que celle-ci précise que le quartier-maître François Sidos, lors du naufrage, « a fait preuve du plus grand sang-froid dans l’exécution des ordres reçus, et a eu une très belle attitude dans les compartiments envahis ».

A peine rétabli, il continue la guerre sur un destroyer d’escorte que les Américains ont cédé aux Français. Débarquement en Provence avec l’armée De Lattre, à Ramatuelle exactement, où il sera un des premiers libérateurs que les habitants du village apercevront. Rembarquement en direction de Saint-Tropez et Toulon. En final, combats de l’île d’Oléron et de la Pointe de Grave.

François Sidos est démobilisé le 15 septembre 1945. Il a connu cinq ans de guerre sur mer contre les Allemands. Il est notamment titulaire de la croix de guerre 1939-1945, de la médaille de la campagne d’Italie et de la médaille militaire. Il a fondé l’Association des anciens du Nivôse et à ce titre, le « pacha » du nouveau Nivôse tint à l’inviter lors du lancement de sa frégate, le 26 mai 1992.

Défense de la patrie et nationalisme ont toujours été de pair chez François Sidos. Dans les années 50 il fut un moment président de Jeune Nation, puis, bien plus tard, dans les années 80, militant et candidat Front national dans le canton de Richelieu (Indre) à diverses élections.

François Sidos est aussi le symbole de la désinformation concernant les engagements nationalistes. A son propos, Henry Rousso dans son livre Le Syndrome de Vichy, 1944-198…, Seuil, 1987 indique p. 213 qu’il est un ancien milicien. On appréciera le sérieux de cet historien qui se veut « spécialiste de l’extrême droite ». Autre attitude d’un autre « spécialiste », Joseph Algazy qui cite bien François Sidos comme un des responsables de Jeune Nation (La Tentation néofasciste en France 1944-1965, Fayard, 1984) mais en cachant son passé d’héroïque combattant; C’est plus simple à défaut d’être plus honnête.

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Un combattant exemplaire

François Sidos était une figure historique de la cause nationale. Au début des années 1950, avec ses frères Jacques et Pierre, il créa le premier mouvement nationaliste d'après guerre, Jeune nation. Puis, après la fin de l'Algérie française, il fut de ceux qui donnèrent un nouvel élan au combat en y introduisant la dimension civilisationnelle. Ce fut l'aventure d'Europe Action. Plus tard, il fut aussi candidat du FN en Indre-et-Loire.

Toujours attentif à ce qui se passait dans notre camp, il nous manifesta souvent son amitié et il nous donna, à plusieurs reprises des contributions à nos livres ainsi qu'à la revue Synthèse nationale.

Nous le savions fatigué depuis quelques mois et c'est donc avec peine que nous apprenons sa disparition. Il restera pour nous tous un combattant exemplaire. 

Roland Hélie

18:44 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Samedi 21 septembre : Alain Escada en Savoie

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18:27 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

L’Europe doit se tourner vers l’Oural pour tracer son avenir

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Par Edouard Tétreau *

’Europe, de l’Atlantique à l’Oural. » Après les succès éclatants de sa diplomatie lors du sommet du G7 à Biarritz, Emmanuel Macron va-t-il mettre en œuvre la vision du général de Gaulle pour L’Europe, cinquante ans après sa mort ? L’Europe, cet immense territoire de 720 millions d’habitants, allant de Brest jusqu’aux montagnes de l’Oural, partageant depuis des siècles une communauté de destins souvent contrariés par les guerres et les rivalités internes.

Or aujourd’hui, ce ne sont pas les rivalités internes qui menacent la grande Europe, mais bien les deux puissances dévorantes du XXIe siècle : à l’est, la Chine de Xi Jinping, ses routes de la soie et sa capacité infinie à acheter terres, ports, ressources naturelles ; à l’ouest, les Etats-Unis de Donald Trump, et leur impérialisme numérique, juridque, monétaire et militaire éprouvé. Un drôle d’allié, qui ne cesse d’insulter ou de faire chanter ses partenaires.

La vocation de l’Europe est-elle de se laisser dominer par les Etats-Unis aujourd’hui, et piller par la Chine demain, ou bien de choisir une troisième voie : celle de l’autonomie stratégique ? Alors que la Grande-Bretagne de Boris Johnson nous tourne le dos pour s’aligner sur l’agenda américain, c’est vers l’est que nous devons désormais orienter nos initiatives stratégiques. L’Union européenne va perdre la Grande-Bretagne, ses 66 millions d’habitants, son PIB de 2,8 trillions de dollars, son budget militaire de 50 milliards de dollars, ses 215 têtes nucléaires ? La belle affaire. En faisant de l’Ukraine, de la Biélorussie, de la Géorgie, du Kazakhstan et de la Russie des partenaires stratégiques privilégiés, l’Europe continentale pourrait « gagner » 270 millions d’habitants supplémentaires générant un PIB de 2,4 trillions de dollars, possédant des ressources naturelles et énergétiques en abondance. Et 6.500 têtes nucléaires pour la seule Russie.

Comment réussir un tel rapprochement avec un Etat dont les mauvaises manières et la dangerosité sont constamment éprouvées ? Entre les thés au polonium en plein centre de Londres, les robinets de fake news sur les réseaux sociaux, la mise en œuvre de la doctrine Guerassimov pour saper les démocraties occidentales, la guerre hybride en Ukraine, le financement de quasiment tous les partis d’extrême droite européenne, la liste des exactions de la Russie en Europe est longue.

Avec un pouvoir russe fragilisé par son économie moribonde et sa contestation interne, le moment est venu de mettre un terme à cette délinquance, et de créer les conditions d’un New Deal. Nous avons les mêmes préoccupations existentielles : l’islamisme radical et les bombes démographiques latentes autour de la mer Caspienne et de la mer Noire et au sud de la Méditerrannée ; la rivalité sino-américaine pour le leadership mondial au XXIe siècle ; des démographies vieillissantes et donc des économies en croissance structurellement faibles.

A l’instar de la Communauté européenne qui s’est construite d’abord autour du charbon et de l’acier, le rapprochement entre la Russie et l’Europe pourrait démarrer par la mutualisation de ressources et de compétences clefs. Les énergies fossiles et nucléaires (le charbon allemand, le nucléaire français, le gaz russe) sont un premier domaine à explorer. Le numérique, où l’Europe se laisse quotidiennement piller et vassaliser par les infrastructures et plates-formes américaines aujourd’hui, demain chinoises, sera un autre chantier prioritaire. On souligne que la Russie possède un moteur de recherche efficace et indépendant (Yandex), mais qu’il lui manque un écosystème à la française d’entrepreneurs du numérique, d’écoles 42, de Station F, capables de générer de l’emploi et de la richesse. Les seuls hacking, bots, trolls et fake news les veilles d’élections en Europe n’aideront pas durablement ce grand pays, le plus vaste de la Terre, à sortir ses habitants de leur pauvreté (PIB par habitant équivalent à celui du Venezuela ou de Cuba).

Militairement, tout peut être envi- sagé : des exercices communs, et une remise en cause de la présence incongrue de la France dans l’Otan. Diplomatquement, les erreurs funestes de la diplomatie sarkozyste (courir derrière l’Amérique au moment où elle faisait son pivot vers l’Asie ; détruire l’Etat libyen pour favoriser la dispersion de son arsenal en Afrique, et les vagues migratoires) pourront être corrigées là où nos intérêts sont communs : en Afrique (Libye), au Levant (Syrie) et au Proche-Orient (Iran).

L’univers des possibles de la coopération franco-russe et russo-européenne est vaste. Elle réussira à trois conditions : 1) se donner des clauses de revoyure régulières pour évaluer la sincérité des engagements ; 2) convaincre les pays scandinaves et d’Europe de l’Est du bien-fondé de ce mouvement stratégique vers ce voisin envahissant ; 3) trouver les termes d’une paix durable en Ukraine, ce pays-frontière entre l’Europe catholique et la Russie orthodoxe, et qui doit le rester.

La dérive de nos alliés traditionnels anglo-américains, que l’on espère provisoire, nous oblige à préparer ce pivot vers l’Eurasie. Mais sans naïveté, et sans sacrifier nos alliés du nord et de l’est de l’Europe. La partie d’échecs entamée à Brégançon par le président Macron ne fait que commencer.

(*) Conseiller de dirigeants d’entreprises, fondateur et associé-gérant de Mediafin.

Source : Les Echos 04/09/2019

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De quelle justice parle-t-on ? *

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Par  Hannibal

Autre vérité à cours forcé, les “migrants” sont de pauvres réfugiés qu’il est un devoir d’accueillir et dont la sécurité, François l’a dit au Vatican, « l’emporte sur celle des nations ». Juges et procureurs français, pourtant souvent inscrits au syndicat de la magistrature, gauchiste ou maçons, appliquent les maximes de l’internationale cléricale. Deux jugements l’ont montré la semaine dernière. Le premier, daté du 29 août a été rendu par le tribunal correctionnel de Gap. En avril 2018, des militants de Génération identitaire avaient matérialisé la frontière franco-italienne au col de l’Echelle, pour protester contre le trafic de migrants que les forces de l’ordre laissaient faire. Deux de ses dirigeants sont condamnés à six mois de prison ferme et privés de leurs droits civiques et familiaux pour cinq ans, Génération identitaire étant frappée d’une amende de 75 000 euros. Les juges ont suivi les réquisitions du procureur qui leur reprochait d’avoir « créé une confusion avec la fonction publique ». Dire ce que n’osent plus dire les gendarmes est un délit grave, en quelque sorte. On gardera en mémoire que le fait de tendre une banderole, seul fait retenu par l’accusation, suffit à encourir la prison ferme.

Le second jugement montre qu’il existe, dans les institutions françaises, une cohérence anti-nationale fondée sur la vérité à cours forcé exprimée par François. Jusqu’au plus haut niveau. La Cour de cassation a cassé en effet la condamnation de Cédric Herrou à 4 mois de prison avec sursis prononcée par la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Cédric Herrou est ce militant immigrationniste qui aide des immigrés hors-la-loi venant d’Italie à pénétrer en France, il va les chercher et leur fait passer la frontière. Même théâtre d’opération, même question, mais Herrou est d’un côté, Génération identitaire de l’autre. L’un aide à l’invasion, les autres défendent le territoire national. Eh bien, les plus hautes juridictions françaises ont choisi leur camp. La condamnation des uns, le blanchiment de l’autre le disent clairement.

Le déroulé de l’affaire Hérou encore plus. Après leur condamnation, Herrou et ses camarades invasionnistes avaient déposé un recours devant le Conseil constitutionnel, qui a satisfait à leur demande. Il a reconnu, en se fondant sur les préambules de 1946 et 1958, un « principe de fraternité » d’où découlerait « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». Cette décision pro-invasion a modifié la loi dite « asile-immigration » du 10 septembre 2018, et la Cour de cassation s’est appuyée sur le texte ainsi modifié.

Cependant, elle qui doit juger en droit a violé la nouvelle loi. Celle-ci en effet exclut « l’ aide à l’ entrée des migrants » du bénéfice du « principe de fraternité ». Or Herrou a bien aidé les migrants à entrer. L’avocat général de la Cour de cassation avait donc requis une cassation partielle excluant le cas Herrou, et les juges ont imposé une cassation générale : la décision est ouvertement politique. Le Conseil constitutionnel et la cour suivent la même idéologie, sinon les mêmes consignes.

(*) le titre est de la rédaction

Source Rivarol 4/9/2019

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