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samedi, 28 mars 2020

Confinement : la vengeance de l’enfant-gâté

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« Jusqu’où un gouvernement incompétent et déconsidéré peut-il aller ? »

Entretien avec Philippe Randa, directeur du site de la réinformation européenne EuroLibertés.

(Propos recueillis par Guirec Sèvres)

Le confinement est prolongé pour (au moins) 15 jours ; c’était prévisible, non ?

Oui, tout le monde l’annonçait pratiquement depuis le début de la première période. Comme le gouvernement et certains médecins ont fait ensuite de la surenchère alarmiste sur l’ampleur de la propagation de la maladie, expliquant qu’on n’est qu’au début de « l’épreuve », que « Les Français doivent se préparer à un effort long » (Edouard Philippe), on voit mal par quel coup de baguette magique tout aurait été si rapidement terminé.

Vous ne vous prononcez pas sur l’utilité du confinement (entretien à Synthèse nationale du 20 mars dernier), mais vous semblez tout de même très sceptique à ce sujet…

Sceptique sur les raisons données par le Pouvoir, oui, et même fortement… Avec des « si », on refait l’Histoire, certes, mais tout de même ! Si on avait fermé les frontières immédiatement ! Si on avait contrôlé les premiers rapatriés de Chine dès le début de la crise au lieu de les laisser rentrer chez eux sans le moindre dépistage (ainsi que tous ceux qui reviennent encore de l’Étranger, car ce n’est toujours pas systématique !), le confinement de la population française aurait-il pu être évité ? On peut l’imaginer… D’autres pays n’ont pas imposé de confinement (Royaume-Uni, Suède, Pays-bas, Portugal) ou pas total comme en France en tout cas (Belgique, États-Unis, Allemagne, Turquie, Norvège, Russie)… et le pourcentage des décès est, suivant les pays, moindre ou égal.

Le confinement évite tout de même la propagation du virus, non ?

Interdire – ou restreindre autant que faire se peut – les visites dans les Ehpad, les hôpitaux ou aux gens malades à leur domicile, est une évidence pour tout le monde, mais confiner tous les Français n’a-t-il pas d’autres buts inavoués, à défaut d’inavouables…

C’est-à-dire ?

Aujourd’hui, on ne peut que demander au Gouvernement – et aux médecins – de répondre sincèrement à la justification du confinement. Maintenant qu’il est trop tard pour arrêter la propagation du virus, on finit tout de même pas reconnaître qu’il faut surtout empêcher les malades d’arriver massivement dans des hôpitaux incapables depuis des années de gérer convenablement une épidémie, de quelque nature qu’elle soit. Et ce n’est pas faute aux médecins, infirmières et aide-soignants d’avoir alerté l’opinion publique sur l’état lamentable de nos hôpitaux bien avant la crise ! Lorsqu’on interroge des médecins hospitaliers sur les dysfonctionnements qu’ils dénoncent, ils ont tous la même réponse : « Ce sont les administratifs qui ont pris le pouvoir dans les hôpitaux, ce sont eux qui décident de tout en accord avec les gouvernements… » 

Empêcher une submersion des hôpitaux serait-elle la seule raison du confinement général ?

Médicalement, sans doute… Politiquement, peut-être pour deux, voire trois raisons. La première est de permettre au gouvernement de retarder le moment où il devra rendre des comptes sur la gestion de cette crise. Il joue peut-être bien la montre en espérant découvrir une voie de sortie de crise honorable. Les déclarations contraires d’Agnès Buzyn, ancienne Ministre de la Santé, qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux et, tout de même, dans beaucoup de médias, ajoutées au coup de poignard dans le dos au gouvernement qu’ont été ses déclarations  sur la gestion du Covid-19 par l’État au quotidien Le MondeJ’avais prévenu le Président et le Premier ministre de la catastrophe, mais ils ne m’ont pas écoutée ») et sur le premier tour des élections municipales (« Depuis le début, je ne pensais qu'à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c'était une mascarade ») sont accablantes… Tout autant que les bourdes à répétition de la porte-parole de ce gouvernement Sibeth Ndiaye qui se contredit d’une intervention à l’autre, que ce soit sur les « enseignants qui ne travaillent pas », ou sur l’utilité des masques qu’elle-même ne saurait d’ailleurs pas « utiliser » (sic !)… 

Quelle deuxième raison aurait le gouvernement d’imposer cette contrainte aux Français ?

L’idée a très bien pu lui venir après coup que c’était une occasion de tester la réaction des Français, leur volonté de résistance à une telle mesure d’exception… Jusqu’où un gouvernement incompétent et déconsidéré pouvait-il aller ? Qu’en est-il vraiment du célèbre jugement lapidaire du général De Gaulle sur ses compatriotes : « Les Français sont des veaux ! »… On a déjà constaté comment étaient respectées les mesures de confinement dans les nombreuses zones de non-droit de notre territoire : « Ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans certains quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements » (Laurent Nuñez, Secrétaire d’État au Ministre de l’Intérieur)…

Et la troisième raison ?

Punir les Français, tout simplement… Joindre « l’utile » (si vraiment…) à « l’agréable » : se venger au passage de la France d’en-bas, celles des gilets jaunes qui a tout de même fait vaciller (au moins au début) le Pouvoir, des grévistes de l’hiver passé, des petits commerçants dont le vote n’est que modérément « en marche », des électeurs qui ont sanctionné les listes macronistes au premier tour des élections municipales… 3,7 millions de contrôles policiers sur tout le territoire, plus de 225 000 amendes pour non-respect du confinement… et jusqu’à 1 500 euros d'amende pour un Isérois récidiviste de 13 ans… Ceux qui ont propulsé Emmanuel Macron à l’Élysée l’ont fait passer pour un surdoué ; l’intéressé n’a sûrement pas manqué d’y croire… Il n’est pas inimaginable que l’enfant gâté ait jugé opportun de se venger des Français, ces ingrats…

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L'ART DE LA COMÉDIE

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Le président de la République des mots.

Chacun l’aura compris, Emmanuel Macron n’est pas un bon président de la République. Il s’avère juste le président des mots, celui qui parle, parle sans discontinuer, celui qui verbigère, qui étourdit à force de paroles, qui s’enivre de mots et voudrait griser son auditoire, tous ses auditoires, avec cette logorrhée qui n’en finit pas, qui n’en finit plus. Il voulait une parole rare ? Elle est pluriquotidienne et dupliquée en éléments de langage partout serinés par ses perroquets de ministres – je ne parle pas de sa porte-parole, un précipité, au sens chimique du terme, de cette logocratie... Il avait promis la rareté de son verbe sous prétexte qu’il ne serait ni Sarkozy ni Hollande. Or, il est le premier sans l’action et le second sans la bonhomie : c’est à la fois un Sarkozy qui ne fait rien d’autre que laisser voguer le bateau maastrichtien et un Hollande méchant qui ne peut s’empêcher de cacher sa nature dès qu’il parle avec un quidam critique dans un bain de foule. Il parle sans cesse et sa parole se montre accablante, démonétisée, dévalorisée. Il n’est pas orateur, mais il croit que son pouvoir hypnotique, celui du serpent qui convoite l’oiseau, fera tomber de la branche tous ceux qui auront entendu sa rhétorique, sa sophistique. Mais il prend sa volubilité pour de l’éloquence, il croit que son amphigouri est une ligne claire, il pense que son bavardage est l’atticisme postmoderne. Il se trompe lourdement ; il trompe lourdement.

Il a beau convoquer le général de Gaulle en faisant savoir que, sur sa photo officielle, le volume Pléiade du général se trouve entre celui du pédophile Gide et celui du dandy Stendhal, il ne parvient pas à nous convaincre qu’il pourrait être en même temps de Gaulle, Gide et Stendhal. Il est juste Emmanuel Macron. Après que chacun eut obtenu la certitude qu’il n’était pas de Gaulle, suspendant mon jugement sur Gide dont j’ignore les raisons qui l’ont fait choisir, je formule l’hypothèse qu’il se confine dans le seul beylisme - un mot issu de Stendhal, dont le nom était Henri Beyle.

Qu’est-ce que le beylisme ? Léon Blum a consacré un ouvrage à cette question. C’est un mélange de culte de soi et de l’énergie, de recherche passionnée du bonheur et d’égotisme, de souci narcissique et de volonté dynamique. Je dirai : c’est l’une des modalités du dandysme. Mais le dandysme était l’apanage de l’aristocratie, même déclassée ; le beylisme, c’est juste le dandysme des petits-bourgeois en place. C’est Baudelaire pour le confiseur d’Amiens.

Cette pandémie du coronavirus aura fait ressortir, comme une vieille blessure devient une rougeur avec l’hiver, cette évidence qu’en régime maastrichtien, le chef de l’Etat ne saurait être chef de ce qui de toute façon n’est plus un Etat. Il ne lui reste plus que le pouvoir de déposer des gerbes au pied des monuments, de fleurir les tombes de chrysanthèmes, de couper des rubans et, comme au bon vieux temps de la III° république: de faire des discours ! De longs discours, d’interminables discours, de pénibles discours.

Au moins, sous la III°, il n’y avait ni prompteurs ni plumes cachées derrière le président, il n’y avait ni oreillette ni nègre appointé dans une sous-pente pour écrire les discours  - de Gaulle écrivait les siens, il les apprenait par cœur et n’avait besoin d’aucune prothèse en la matière… Il y eut Debray et Orsenna pour Mitterrand, Henri Guaino pour Sarko, Aquilino Morelle pour Hollande, jadis Sylvain Fort pour Macron avant que ce dernier ne jette la plume aux orties, on saura probablement pour quelles raisons un jour, quand il n’y aura plus de courage pour lui à le dire mais juste des bénéfices.

Au moins, sous la III°, les hommes politiques avaient été formés au latin et à ses périodes en traduisant Cicéron et Tacite. Ils savaient écrire et mémoriser parce qu’à l’école on apprenait et à écrire et à mémoriser : les dictées et l’analyse logique, l’orthographe et la grammaire, les récitations et le par cœur forgeaient des épées et de fines lames. A l’école d’après Mai 68, celle de Macron, nous n’avons plus que des couteaux à beurre sans lames et sans manches. C’est dire l’état de la coutellerie française…

Macron n’est pas même intéressant à écouter. Il annone, il déclame, il professe. Il n’a pas été nourri au verbe de Cicéron mais à celui de Brigitte Trogneux, son professeur de français devenu comme chacun sait son épouse; il n’est pas allé à l’école romaine de La Guerre des Gaules mais à celle des Jésuites de La Providence d’Amiens ; il n’a pas appris l’Histoire chez Tacite ou, mieux, chez Suétone, mais avec L’Art de la comédie d’Edouardo de Filippo qu’il a traduit, nous dit l’hagiographie, avec madame Trogneux.

Or L’Art de la comédie, c’est tout un programme auquel il est resté fidèle. Cette pièce incarne la scie musicale d’alors chez les profs fascinés par la formule du théâtre dans le théâtre : la fiction est-elle réelle, le réel est-il fiction ? "Ma pauvre dame, on n’en sait donc plus trop rien…" disait-on alors sur les estrades. Mais quand on est devenu président de la République, il est bon qu’on ait tranché ces questions existentielles d’adolescent. Or, Manu n’a pas encore tranché…

On ne peut expliquer les entrechats présidentiels qu’avec cette hypothèse que le chef de l’Etat est resté sur scène avec Madame Trogneux comme quand il avait quinze ans et qu’elle en avait trente neuf: le virus n’est rien d’autre qu’une grippette mais il faut confiner tout le monde, il faut rester chez soi mais vous devez aller voter, il faut rester confiné mais vous pouvez aussi faire vos exercices physiques, il ne faut pas fermer les frontières mais il faut les clore, on se fermera pas les écoles mais on les ferme, le virus n’a pas de passeport mais il a celui de Schengen, la maladie ignore les frontières mais on peut l’y contenir tout de même.

Dernière volte-face en date : le masque ne sert à rien mais il faut le porter. C’était le sens de l’intervention à Mulhouse dont le verbe présidentiel a commencé par nous préciser que c’était une ville d’Alsace dans la région Grand Est. Nul doute que les français auront été heureux de l’apprendre de la bouche d’or du président de la République élu au suffrage universel direct. Il fallait bien tout ça pour ça…

En décor marron de cette pièce alsacienne, on voyait un camp militaire dont il nous a été dit comment il avait été monté: "On a réalisé une grosse (sic) opération logistique avec la conception, la validation, l'acheminement et le déploiement dans des délais contraints : 24 heures pour être désignés, 24 heures pour être acheminés, 48 heures pour être déployés", affirme le chef d'escadron Nicolas, chef des opérations du RMED de La Valbonne. Du même: "On a mis 5 jours pour développer ce module. Récemment, pour mettre au point notre nouvelle antenne chirurgicale, on avait pris deux ans."

Cinq jours pour une toile de tente accueillant trente lits ! Qu’en aurait pensé Napoléon? Gageons que le chef d’escadron se verra épingler la décoration créée par l’Empereur lors d’une prochaine remise de ces breloques à l’Elysée des mains mêmes du chef des Armées, Emmanuel Macron, soldat de troisième classe…

Sûr que si l’on avait fait appel aux héros de Camping 3, le film de Fabien Onteniente, avec Claude Brasseur en généralissime, Franck Dubosc en sous-officier du génie, celui de l’Armée, et Mylène Demongeot en cantinière également responsable de la buvette du mess, le campement aurait été plus vite monté sur le parking !

On peut désormais facilement imaginer ce que serait la réponse militaire française aux premières heures d’une guerre bactériologique décidée par un pays ennemi de la France et nous n’en manquons pas! Y compromis chez les tenants de la petite guerre de ceux qui prennent leurs ordres auprès de l’Etat islamique replié en position d’attente mais toujours actif. Il doit bien rigoler Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi, le nouveau chef de l’Etat islamique, en voyant que, dans l’urgence, la France des kouffars se hâte lentement à préparer puis à aligner des lits de camp !

Où est l’équivalant du capitaine Charles de Gaulle et de sa doctrine militaire d’avant-guerre qui nous permettrait de faire face aux périls à venir ? Pauvre armée française dont le même de Gaulle écrivait dans Vers l’armée de  métier (1934) qu’elle avait taillé dans le chêne du temps la belle sculpture de l’histoire de France. Cinq jours pour mettre sur pied un hôpital miliaire de trente lits en temps de paix ! A quelle humiliation les dévots du veau d’or maastrichtien ont-ils contraint cette armée (mais aussi cette police, ce personnel de santé, méprisés pendant des mois avant cette épidémie alors qu’il se contentait de dénoncer la faillite programmée de la santé française…) pour qu’elle se dise fière de ce qui devrait entraîner sa honte ?

Pendant ce temps, les problèmes du non respect du confinement dans les banlieues est abordé place Beauvau dans une visioconférence datée du 18 mars. Le Canard enchaîné nous apprend qu’elle a permis à Laurent Nunez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, de prendre une décision: interdit de "mettre le feu aux banlieues en essayant d’instaurer un strict confinement" !

C’est le monde à l’envers. C’est l’action de la police qui mettrait le feu aux banlieues qui refusent de respecter l’ordre public, autrement dit : qui méprisent la loi. Le confinement ne sert à rien s’il n’est pas respecté par tous, c’est le message que l’Etat français diffuse sur tous les supports médiatiques. Mais, en ce qui concerne les territoires perdus de la République, la République elle-même donne l’ordre de laisser faire à ceux qui sont censés la garantir. On ne peut mieux dire que le chef de l’Etat autorise les banlieues à contaminer à tout va qui elle voudra ! Le message est on ne peut plus clair. Le jour venu, il faudra s’en souvenir.

Le préfet du Nord aurait quant à lui expliqué que les commerces illégaux (drogue, mais probablement aussi marché noir des masques de protection…) "exercent une forme de médiation sociale". Encore un disciple d’Edwy Plenel qui va se voir épingler la breloque au veston lors du prochain 14 juillet, et ce des mains même du président de la République des mots !

Car, ce qu’il faut retenir de cette allocution de Mulhouse, outre la leçon de géographie de la France pour les nuls, outre la démonstration de camping des prouesses techniques de ce qu’il est convenu d’appeler le Génie dans l’armée, outre la dix-millième verbigération présidentielle, c’est qu’on aura vu, et c’est le seul message valable quand ce qui est dit pèse aussi lourd qu’un postillon, c’est qu’Emmanuel Macron n’apparaît plus en compagnie de son épouse en jupe courte et haut-talons, comme lors de l’hommage à Simone Veil dans la cour des Invalides, en lui tenant la main, mais seul comme un chef de guerre qui serre les mâchoires qu’il cache désormais derrière un masque.

Sur ledit masque, Sibeth Ndiaye nous disait le jour du point presse de Mulhouse : "Lorsque nous ne sommes pas malades ou pas soignants, ce n’est pas utile : il n’y a pas de raison que le président de la République déroge aux prescriptions qui sont celles pour l’ensemble de la population". Puis l’on a vu le président portant un masque… C’était un énième effet du en même temps.

En avril 2019, Sibeth Ndiaye avait dit : "J’assume de mentir pour protéger le président de la République". C’est la dernière fois qu’elle a dit une chose vraie. On ne l’y a pas repris depuis.

Pour conclure, au moins ce propos : à Mulhouse, le président a appelé à une Opération "Résilience". Encore des mots…

Car cette guerre ne fait que commencer: comment pourrait-elle générer déjà sa résilience ? Pour ce faire, il va falloir attendre les ruines qu’elle aura générées : ruine de l’Etat français, ruine de la classe politique confinée dans ses maisons de campagne, ruine de l’économie du pays, ruine de la parole présidentielle, ruine des élites, ruine de l’Etat maastrichtien, avant d’autres ruines dont on saura lesquelles dans deux ou trois mois. A cette époque seulement on pourra parler de résilience. Mais il faudra que les animaux sortis des cages où on les aura confinés pendant des mois entendent ce langage alors qu’ils retrouveront la liberté en bandes, en hordes, en meutes. La résilience est toujours minoritaire. Car ce qui fait bien plutôt la loi en pareil cas, ce sont les pathologies et leurs effets diffractés dans la vie concrète.

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Vous avez dit peuple ! Quel peuple ?

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Le billet de Patrick Parment

Il aura fallu ce genre de traumatisme pour voit surgir tous les miasmes que nos sociétés d’abondance secrètent. Avec pour toile de fond un individualisme forcené conséquence de la société de consommation et apparue au lendemain des années 1960. Les Trente Glorieuses ont consacré ce modèle et Mai 68 en fut le révélateur. Dans la France d’après guerre, il y avait encore de vraies solidarités au sein du peuple pas encore phagocyté par le modèle bourgeois. Mais celui-ci a fini par s’imposer avec la prise de pouvoir par De Gaulle et ses sbires. Jusqu’à Georges Pompidou, on peut avancer qu’il y avait un peuple français. C’en est fini avec Valéry Giscard d’Estaing – archétype du modèle bourgeois -  mais paradoxalement c’est à l’ère Mitterrand que l’individualisme prendra son essor avec sa cohorte d’intellectuels des broussailles et leur fascination pour l’American Way of Life et les théories libérales. Faut-il rappeler que c’est Laurent Fabius qui a ouvert les vannes de l’enrichissement boursier !

L’autre versant idéologique de l’impéritie socialiste c’est bel et bien l’immigration et la beauté du métis. Mitterrand et ses affidés ont transformé ce pays en poubelle raciale en raison de l’appétence des homosexuels militants pour les « potes ». C’était pas « touche pas à mon pote » mais « sodomise ton pote » qui était le message subliminal. Sans oublier ces utopiques droits de l’homme qui n’ont de droit que le nom. Mais, là encore, une importation et une escroquerie américaines.

Côté syndical, on a vu les revendications de moins en moins estampillées « classe ouvrière » - alors en voie de disparition – et de plus en plus corporatistes, chaque branche défendant d’abord ses propres privilèges.

Bref, au fil du temps, la société s’est fractionnée et on a abouti à une opposition marquée entre la ville, étendue à ses banlieues, et la campagne. L’Etat a été totalement absent dans cette dérive sociétale vu qu’il en est réduit à gérer les urgences et calmer les conflits. L’Etat n’est plus un régulateur, c’est un urgentiste.

Débarque alors cette pandémie à l’échelle mondiale qui vient soudain bousculer tout le modèle néolibéral. Le système est en passe de vaciller et c’est dès lors chacun pour soi, car le virus s’est nationalisé ! On ferme les frontières, on s’aperçoit que l’Europe est inopérante, on fait appel à la solidarité des citoyens. Et Emmanuel Macron en vient même à parler de peuple. Mais de quoi parle-t-il ? A quel peuple il s’adresse ? Hier encore, le peuple était devant sa porte, c’était les Gilets jaunes et il les a superbement ignorés ! Quel peuple dans une France où 10 millions d’immigrés confinés dans leurs ghetto-dortoirs et abonnés aux trafics divers et variés ne se sentent pas plus Français que moi Bantou ! De quelle France parle Macron quand on ne cesse de l’alerter sur la misère paysanne ? Il vient de découvrir que ce sont eux qui nous nourrissent.

A qui s’adresse Macron, digne successeur des Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande qui ont sinistré notre système de santé et maltraités nos hôpitaux ?

Alors, le peuple, nos élites ne sont pas armées pour le comprendre, le cerner car il n’obéit pas aux règles du libéralisme. Il entretient ses solidarités malgré les coups de boutoir que l’aveugle technocratie lui assène au nom  d’idéologies égalitaires et socialisantes infusées par une camarilla d’intellectuels et de journalistes dégénérés. Espérons simplement que ce peuple ne demande qu’à renaître sur les cendres de ce monde artificiel.

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Journal du chaos

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La crise, elle arrive !

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Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale

ÉDITORIAL DU N°53 (PRINTEMPS 2020)

DE LA REVUE SYNTHÈSE NATIONALE

La crise, voilà des années qu’on en parle, elle finira bien par arriver... « Vous êtes bien pessimistes » me direz-vous. Peut être, mais si c’est le cas, c’est qu’il y a de sérieuses raisons de l’être...

En effet, la question que l’on peut légitimement se poser est « Combien de temps ce Système à la dérive peut-il encore tenir ? » car, d’année en année, de quinquennat en quinquennat, la situation ne cesse de se dégrader. Que ce soit dans le domaine économique, dans le domaine social, dans le do-maine sociétal, dans le domaine identitaire et, bien sûr, dans le domaine po-litique... en fait, dans tous les domaines.

Dans le domaine économique ?

La globalisation voulue par tous les dirigeants de ce monde après la chute du Mur de Berlin en 1989 et l’instauration d’un nouvel ordre reposant es-sentiellement sur le profit atteint aujourd’hui ses limites. Ils ont voulu faire, au détriment des savoir-faire locaux, de la Chine la zone industrielle de la planète. Mais l’irruption de l’épidémie de coronavirus risque fort, en ralen-tissant considérablement la production chinoise, d’impacter l’ensemble de l’économie mondiale qui n’a plus vraiment de solutions de rechange.

Dans quelques mois, lorsque toutes les pièces et tous les produits fabriqués en Chine viendront à manquer, comment fera-t-on ? Bien-sûr on nous par-lera de relocalisations, mais c’était avant qu’il aurait fallu y penser... Le sa-crifice des économies nationales au profit de la mondialisation à outrance était une erreur que seuls les nationalistes ont toujours dénoncée.

Dans le domaine social ?

Le conflit lié aux retraites que nous vivons, pour ne pas dire subissons, depuis des mois devait bien finir par éclater un jour ou l’autre. S’il est vrai que le système en vigueur en France avait un sérieux besoin d’être réformé, force est de reconnaître que les motivations des uns et des autres sont bien éloignées de cette nécessité.

Tout d’abord, voyons le cas de la CGT et des autres syndicats dit « révo-lutionnaires ». Ceux-ci, complètement débordés durant l’ « affaire des Gilets jaunes » se sont retrouvés devant l’impérieuse obligation, s’ils voulaient garder un semblant de crédibilité, de se refaire une santé. La réforme des retraites tombait donc à pic pour cela. D’où leur obstination à paralyser la France grâce à leur implantation dans les transports publics.

Quant au Gouvernement, rassuré après sa prétendue victoire sur les Gilets jaunes qui lui avaient donné bien des sueurs froides, il est persuadé qu’avec le temps il finira bien par l’emporter. En réalité, sa motivation est de dé-fendre les intérêts de ceux qui auront le plus à gagner dans sa réforme, à savoir les fonds de pensions apatrides.

Le vrai problème, c’est qu’à force de réduire la natalité on finit par ne plus avoir de assez de cotisants pour assurer les retraites des anciens. Là aussi, il fallait y penser avant...

Dans le domaine sociétal ?

On se souvient, il y a quelques années, de l’ampleur du soulèvement po-pulaire provoqué par la « loi Taubira » sur le « mariage » homosexuel. Cette loi laissait penser, à juste titre, qu’on allait droit, à terme, vers l’instaura-tion de la GPA et de la PMA. Nous y sommes...

Alors, que les choses soient claires, il n’est pas question pour nous de juger les mœurs de chacun. En revanche, nous condamnons ce qui va à l’encontre de l’ordre naturel. Qu’on le veuille ou non, que cela plaise ou pas, une famille c’est : un père (un homme), une mère (une femme) et des enfants (garçons ou/et filles). Vouloir perturber cette réalité risque d’avoir des con-séquences dramatiques. Mais, lorsque l’on sait que la finalité du Système est de transformer l’être humain en consommateur écervelé totalement dépourvu de racines, de culture et d’identité, on comprend que le Pouvoir n’a que faire des drames que ses lois vont engendrer. De plus, l’émergence récente du concept d’ « intelligence artificielle » ne va rien arranger.

Dans le domaine identitaire ?

La globalisation de l’économie a, par la force des choses, entraîné un grand brassage des populations. En privant l’Afrique de toutes perspectives de développement ; en agitant le miroir aux alouettes d’une Europe regor-geant de richesses et, par conséquent, de subventions faciles ; en privant les peuples de leurs consciences nationales et identitaires et en créant des générations de déracinés aveuglés par les modes de vie idéalisés par les médias, on a jeté les bases d’un monde intenable et suicidaire. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir sonné le tocsin...

Dans le domaine politique ?

Avec la fin des antagonismes idéologiques, les partis politiques se sont, petit à petit, transformés en « sommes de plans de carrières. » On « s’en-gage » dans un parti comme on se fait embaucher par une entreprise. Qu’importe les idées (si « idées » il y a encore) ou les produits, l’essentiel c’est de les vendre aux électeurs. Toutes les cartes sont brouillées et, de toutes façons, tout le monde dit à peu près la même chose. Le macronisme étant devenu, depuis 2017, le réceptacle de toutes les ambitions.

Mais cela aussi a des limites. La première d’entre elles, et sans doute la pire, étant que la classe politique actuelle est totalement coupée du peuple et des réalités auxquels il est quotidiennement confronté. Macron a ainsi été propulsé à l’Élysée sans passer par la case « cantonale partielle » jadis si utile à celui qui voulait faire de la politique et savoir à quoi ressemblait réellement la France.

Incapable de comprendre quoi que ce soit à cela, l’oligarchie se rassure en récitant les poncifs de l’abécédaire de la pensée dominante et en fermant pudiquement les yeux sur les réalités. Et lorsque l’adversité surgit, ils sont totalement décontenancés. L’épisode Griveaux étant la parfaite illustration de l’inconscience crasse de ceux qui sont encore censés diriger la France.

Cet inventaire peu réjouissant pourrait être de nature à définitivement décourager nos compatriotes. Pour ce qui nous concerne, nous autres mili-tants nationalistes et identitaires, il n’en n’est rien. Il y a bien longtemps que nous n’attendons plus rien du Système. Si nous continuons à nous battre, c’est parce que nous savons que  cette crise amènera les peuples à ouvrir les yeux et qu’elle les incitera à reprendre en mains leurs destins. Nombreux sont les symptômes précurseurs de ce réveil et notre tâche, à Synthèse nationale, est de contribuer à préparer ce que seront la France et l’Europe de demain une fois balayés les responsables de la situation catas-trophique dans laquelle nous sommes aujourd’hui. C’est grâce à l’enga-gement de chacun, quelle qu’en soit la forme, que cela sera possible. Alors, ne baissez pas les bras et retrouvons-nous les 10 et 11 octobre prochains aux 14èmes Journées de Synthèse nationale pour un nouveau « Rendez-vous Bleu Blanc Rouge » à Rungis.

Paris, le 2 mars 2020

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