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mardi, 19 mai 2020

Le Journal de TV Libertés du mardi 19 mai

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Après le virus, la dinguerie menace

La chronique de Philippe Randa

L’heure est donc au déconfinement… pour que l’Humanité reprenne sa folle course…

La folie, justement… On croyait en avoir eu notre dose deux mois durant entre sidération, interventions ubuesques de la porte-parole du gouvernement, complotisme des uns, conspirationnisme des autres et délires pour tout le monde… mais non !

Sur France Info, on interrogeait une psy-machin-chose sur les conséquences psychologiques, liées à la crise sanitaire. Et quelles conséquences !

C’est que la situation que nous avons vécue était « inconnue » (sic !) et donc, génératrice de « stress post-traumatique »… et ses dégâts, à l’écouter, allaient être d’importance ! Autrement plus terribles que les 26/27 à 30 000 morts dus au Coronavirus (dont 85 % de plus de 65 ans) que devrait compter au final notre pays…

En écoutant cette psy, je me disais qu’on avait touché le fond ; ce fameux fond de la nature humaine qui se révèle toujours plus profond.

On croyait voir le bout du tunnel, mais pas du tout : nous allons toujours être – et plus que jamais – plongés dans la plus inquiétante des obscurités ; on s’imagine ce qu’a dû être le « stress post-traumatique » de nos parents avec leur 100 000 morts de la grippe asiatique en 1957… Un stress sans doute si « bouleversifiant » qu’ils ont préféré l’oublier. Un déni de stress, en quelque sorte…

Renseignement pris auprès d’un médecin, celui-ci me confirme que si traumatisme il y a, il ne touchera que les sujets aux tendances névrotiques « car toute histoire névrotique est contagieuse chez les gens qui dépendent du regard des autres. »

Après l’obligation de porter un masque pour se protéger le nez et la bouche, manquerait plus qu’on nous impose des masques de Zorro…

Pourquoi pas alors un entonnoir sur le crâne ? Ça devrait le faire, non ?

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18:20 Publié dans La chronique de Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Que faire pour sauver la planète ? Il faut tourner la page du mondialisme criminel !

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Nous reprenons notre enquête sur les suites de la crise que nous venons de subir. Aujourd'hui la parole est à l'écrivain et essayiste Franck Abed, qui fut un précurseur dans la réalisation, au début des années 2010, d'entretiens filmés de qualité et qui est aussi animateur de plusieurs sites consacrés en particulier à la littérature non-conformiste.

S.N.

Franck Abed

Avant toute chose, il convient de ne pas contribuer à la confusion généralisée qui existe quant à l’utilisation des termes mondialisation et mondialisme (1).

La mondialisation est un phénomène naturel de brassage des civilisations, résultant du développement des moyens de communication, des transports et des médias au sens large du terme. Elle est plus vieille que le concept de mondialisme. Effectivement, dans l’histoire antique, les Phéniciens, avant la fondation de Carthage, établissaient déjà des comptoirs pour le commerce en Afrique du Nord. Les Grecs voyageaient également dans toute la Méditerranée et les Vikings allèrent encore plus loin que les mondes connus. Personne ou presque ne peut vivre en autarcie. De plus, je rappellerai que l’échange entre les hommes est un don de Dieu, car l’Homme se construit, entre autres, avec l’altérité.

Le mondialisme se définit réellement comme une volonté de puissance exploitant la totalité de l’espace offert par la mondialisation pour soumettre à un contrôle central, appelé gouvernement mondial, l'ensemble des sociétés et des activités humaines de la planète. Nous sommes donc en présence d’individus désirant un pouvoir total, global et par conséquent totalitaire. La surveillance de masse programmée s’appuiera aussi sur les applications dites sanitaires, dont nous avons des exemples sous nos yeux (2).

Le mondialisme est inadmissible, car il entend contrôler les populations par la contrainte, la peur et la soumission. Le mondialisme reste une construction intellectuelle considérant que les différentes sociétés humaines doivent former une seule entité politique pour la mise en place d’un gouvernement mondial (3). Ce dernier prendrait la forme d'une république universelle et exercerait son pouvoir sur toute l’humanité avec Jérusalem comme capitale, selon l’aveu même de Jacques Attali (4).

Le mondialisme, pour tromper les sociétés, fait miroiter le bonheur du consumérisme. Je consomme donc j’existe, voila le crédo de la philosophie mondialiste imposée aux peuples de la terre. Cette désastreuse philosophie du marché se substitue aux vrais besoins naturels des êtres humains : se nourrir, se vêtir, s’instruire et s’épanouir.

La liberté que promet le mondialisme sert d’écran de fumée à la répression intellectuelle qu’il exerce constamment. Pour pousser les Hommes à consommer, le mondialisme a inventé McDonald’s et Coca-Cola. A la place de l’intellect, ils imposent le tube digestif. Afin de concrétiser le projet mondialiste, ses promoteurs ont déclaré que la métaphysique de toutes les anciennes traditions et sagesses est périmée. Pour combler ce vide, ils nous inventent la métaphysique de Disneyland et des GAFAM (5). C’est leur paradis paradis terrestre. Chacun de nous reçoit une invitation pour participer à ce divertissement permanent. Tout est humain, rien n’est divin, pas de transcendance : gloire à la science et à la technique.

En résumé et pour être le plus clair possible, notre action de résistance doit s’articuler principalement autour des pointssuivants : Nous en remettre à Dieu ; Nous former spirituellement et intellectuellement pour être capables d’argumenter, de défendre nos positions et de susciter l’adhésion ; Nous préparer physiquement, en vue des moments difficiles que nous affronterons ; Dénoncer l’ennemi sans relâche, nous devons sans cesse le nommer et le combattre ; Constituer des réseaux de solidarité et d’entraide ; Refuser le consumérisme ; Consommer local et privilégier les circuits courts ; Récuser toute tentative de suppression de nos libertés, notamment dans le domaine intellectuel, médical, alimentaire, et plus particulièrement en ce qui concerne l’instruction des enfants… L’enjeu est : la défense de nos libertés quoiqu’il arrive !

Durant ces deux derniers millénaires, la civilisation humaine sera passée par quatre ères successives marquées par quatre formes de pouvoir politique : l'ère des tribus, des empires et des royaumes, des Etats-Nations, aujourd’hui celle des conglomérats économiques. La cinquième sera la mise en place du gouvernement mondial ou l’éclatement des conglomérats économiques. A nous de savoir ce que nous voulons vraiment…

(1) Le mondialisme, Editions Orvilloise, août 2016

(2) Application StopCovid pour les utilisateurs de smartphone, bracelets électroniques pour les autres selon les propos de Cédric O, Secrétaire d'Etat chargé du Numérique de la République française.

(3) « On ira ensemble vers ce Nouvel Ordre Mondial. Et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. » Nicolas Sarkozy, Président de la République française le 16 janvier 2009.

« Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial. » David Rockefeller, grand banquier américain.

(4) Jacques Attali a produit de nombreuses déclarations en ce sens, notamment sur différentes chaînes de télévision française, dont Public Sénat.

(5) GAFAM est l'acronyme des géants du Web Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft qui sont les cinq grandes firmes américaines qui dominent le marché du numérique, parfois également nommées les Big Five, ou encore « The Five ».

18:12 Publié dans Notre enquête sur l'après mondialisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Une Allemagne solidaire

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Le billet de Patrick Parment

Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et le spectaculaire redressement économique des Allemands – qui n’ont pas touché au moindre dollar alloué par le plan Marshall – ceux-ci n’ont cessé d’être rackettés par Israël, le lobby juif américain et l’Europe qui, sans elle, n’existerait vraisemblablement pas. On peut comprendre que soixante-dix ans après, les Allemands se soient montrés réticents de continuer à jouer les vaches à lait. Eux, à qui on ne cesse de rappeler leur passé nazi quand l’occasion se fait sentir. Au point que l’on a fini par se demander si le peuple allemand n’avait pas été lobotomisé. Fort heureusement, la montée en puissance des partis populistes (nationalistes en fait) vient nous rappeler qu’il est des Allemands qui ont digéré leur passé et en ont marre de n’être pas payés en retour des efforts consentis pour redevenir respectables.

Toujours est-il qu’il aura fallu l’invasion de l’Europe par des immigrés issus des quatre coins de misère de la terre et conséquemment aux désastreuses fureurs guerrières des Américains, pour qu’une fracture sourde voit le jour entre une Europe du Nord soi-disant économe et un Sud dispendieux et fortement exposé aux flux migratoires. Ce n’est un secret pour personne que la puissance économique allemande en fait le moteur de l’Europe. Toutefois, force est d’admettre que l’Union européenne n’échappe pas pour autant à l’égoïsme des nations amenant de ce fait les Européens à se montrer méfiant face à une institution qui au fil du temps est devenue obscure et bancale. L’Europe légale n’est pas l’Europe réelle.

Quand vint le coronavirus qui, d’un coup, met à plat les économies de la terre entière et celles des européens en particulier. On s’est alors aperçu de toutes les erreurs que nous avons faites en appliquant de manière quasi obsédante les thèses d’un néolibéralisme qui, quoiqu’on en dise, favorise les riches et appauvrit les pauvres et plus sûrement encore les classes moyennes, principal vecteur des richesses européennes.  On s’est aperçu qu’on avait été trop loin dans la délocalisation de nos industries et que l’Europe était, de ce fait, ouverte à tous les vents sans réciprocité quand la Chine et l’Amérique n’hésitent pas à avoir recours au protectionnisme pour sauvegarder leurs intérêts. On n’a donc cessé - par masochisme ? – de dépouiller l’Europe de ses richesses. Ce virus est arrivé à point nommé. Il a pour effet de nous mettre face à la réalité : soit l’Europe se défend et se réforme dans le sens de nos intérêts, soit elle disparaîtra à terme.

C’est bien ce qu’a compris la chancelière allemande, Angela Merkel, en acceptant de mutualiser une dette européenne à hauteur de 500 Mds€ afin de venir en aide aux pays les plus fragiles et faire ainsi preuve de solidarité. C’est un premier pas. Il n’est, certes, pas suffisant, mais il marque la volonté des Européens de ne pas disparaître. Le plus dur reste à venir, celle de nous convaincre, alors que nous sommes acquis depuis belle lurette à l’idée européenne, que Bruxelles sert à quelque chose.

12:14 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

JEAN-MARIE LE PEN EN RIT ENCORE !

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Laurent Lopez (FB)

Lors du confinement je me suis adonné, comme beaucoup de mes compatriotes, à de petits travaux de bricolage. J’étais en effet peu motivé pour m’asseoir derrière un clavier, préférant profiter du chant des oiseaux qui ont élu domicile dans mon jardin.

Je n’ai prêté que peu l’oreille aux journaux télévisés qui répétaient, tels des mantras, les mêmes choses, jour après jour. Les journalistes interrogeaient les mêmes « spécialistes », lesquels formulaient les mêmes réponses, commentées par les mêmes chroniqueurs… Seuls les chiffres des victimes variaient, hélas, quotidiennement.

Pour autant j’observe, à la fois amusé et consterné, nos responsables politiques qui s’efforcent en ce temps de crise d’exploiter à leur profit la situation dramatique de la France.

Les membres du gouvernement et ses divers soutiens font de leur mieux pour convaincre les Français que la situation est sous contrôle, les mesures utiles ayant été prises en temps voulu. Qui peut croire cela si l’on considère la pénurie de masques, de gants et de gel hydroalcoolique ?

Quant à elle l’opposition s’échine à démontrer que le gouvernement est en dessous de tout, lequel se serait signalé par son incapacité à anticiper et gérer la pandémie qui ruine notre pays.

Sans aucun doute, tous les opposants auraient fait mieux ! Entre ceux qui ont déjà dirigé la France et l’ont conduite à l’abîme économique, ceux qui sont incapables de gérer financièrement leur propre parti et les nostalgiques de l’aberration marxiste, tous sont peu qualifiés pour porter un jugement crédible. Comment s’étonner ensuite que nos compatriotes préfèrent la pêche à la ligne les jours de scrutin à l’accomplissement de leur devoir d’électeur ?

Je m’amuse de voir ces histrions de tous bords s’agiter dans le bocal renfermant le microcosme de la politique politicienne. En cette période sombre, j’aurais apprécié davantage de bon sens et d’union…

Cependant, je concède que j’ai été touché par le dévouement et la disponibilité de maires de mon territoire. Beaucoup se sont distingués par leur réactivité et leur capacité à enchaîner de longues journées de travail au bénéfice de leurs concitoyens. Et même si aucun d’eux n’est de ma famille politique, je sais reconnaître la valeur des individus qui placent l’intérêt de la communauté avant quelconque autre considération. Puissent les temps dramatiques que nous traversons faire comprendre à ceux qui nous dirigent que les maires sont les élus les plus importants de la République.

Eux aussi étaient en première ligne !

Enfin, j’ai une pensée pour un homme parvenu à l’hiver de sa vie. Je ne doute pas qu’il doit s’amuser du spectacle de ses adversaires politiques se rangeant, sans l’avouer, à ce qu’il proposait voici des décennies.

Il est du plus grand comique en effet de voir des leaders politiques de droite et de gauche réclamer désormais le contrôle de nos frontières, la relocalisation des productions stratégiques et s’ébaudir devant les avantages des circuits courts tout en condamnant la mondialisation.

Voici quelques mois, les mêmes louaient l’Europe, prêchaient inlassablement les « avantages » de l’espace Schengen, glosaient sur la nécessité de laisser nos frontières grandes ouvertes et s’indignaient que l’on puisse proposer d’effectuer un contrôle sanitaire des personnes arrivant sur notre sol…

J’imagine le large sourire de ce digne vieillard dont les mèches jadis blondes ont pris avec le temps la couleur de la neige. Toute sa vie, tel un phare breton affrontant l’océan, il n’a jamais fléchi dans ses convictions. Désignant depuis cinquante ans les lourds nuages noirs se profilant sur l’avenir du pays, il fut raillé, insulté, ostracisé… Aujourd’hui, beaucoup de nos compatriotes savent qu’il a eu raison trop tôt et que les Français ont compris trop tard…

Cet homme, c’est Jean-Marie Le Pen. Si je ne doute pas qu’il doit être très affecté par le déclin de la France, je suis certain qu’il doit bien rire de voir ceux qui le clouaient jadis au pilori se faire les chantres du patriotisme !

Je mesure enfin les grands moments de solitude que cet homme a traversés. Seul, contre la meute des braillards du mondialisme et du politiquement correct. Il n’en attire que davantage le respect.

Il manque aujourd’hui à la France un homme de cette trempe, tandis que trente années sont de trop pour Jean-Marie Le Pen.

Car qui d’autre que lui aurait pu faire chanceler un Emmanuel Macron souverain ?

Je souhaite au « Menhir » de couler des jours heureux et de rire encore longtemps du spectacle cocasse offert par les politiques qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.

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L’arrestation de Félicien Kabuga, ou quand les médias rajoutent un chapitre à la fausse histoire du génocide du Rwanda

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Bernard Lugan L'Afrique réelle cliquez là

Félicien Kabuga qui vient d’être arrêté en France est présenté comme étant à la fois le financier de l’Akazu, une cellule familiale qui aurait préparé le génocide, et le fondateur des Interahamwe, milice associée au génocide des Tutsi et des Hutu alliés au FPR du général Kagamé, les « Hutu modérés » des médias. Or, l’Akazu n’a jamais existé et Félicien Kabuga n’a pas fondé les Interahamwe.

1) L’Akazu n’a jamais existé

Devant le TPIR, le Procureur a échoué à convaincre les juges « au-delà de tout doute possible », que :

- le génocide du Rwanda avait été planifié au sein de l’Akazu, une prétendue cellule familiale postulée avoir été financée par Félicien Kabuga et dirigée par Protais Zigiranyirazo, beau-frère du président Habyarimana,

- que le maître-d’œuvre de cette opération criminelle était le colonel Théoneste Bagosora, qu’il présentait comme le« cerveau du génocide ».

Considérant que le Procureur n’avait « pas établi le bien-fondé de sa thèse » , dans leur jugement du 18 décembre 2008, tout en le condamnant pour n’avoir pas su contrôler ses prétendus subordonnés, les juges acquittèrent le colonel Bagosora du principal chef d’accusation, l’ « entente en vue de commettre un génocide ». Celui qui avait été présenté comme le « cerveau » du génocide n’avait donc pas programmé ce dernier…

Puis, le 16 novembre 2009, la Chambre d’appel du TPIR acquitta Protais Zigiranyirazo, le chef du prétendu Akazu. Il était d’ailleurs difficile de faire autrement car la Défense avait démontré que l’Akazu n’avait jamais existé puisqu’il s’agissait d’une invention de l’opposition au président Habyarimana… Les deux « inventeurs » vinrent même témoigner devant le TPIR pour expliquer toute l’affaire (voir à ce sujet mes publications citées en fin de communiqué).

Et pourtant, dans la plus totale ignorance du dossier, les médias osent écrire que Félicien Kabuga était le financier d’un Akazu fantasmé...

2) Félicien Kabuga n’a pas fondé les Interahamwe

Dans le contexte de pré-guerre civile qui ensanglantait le Rwanda des années 1992-1994, tous les partis politiques se dotèrent de milices. Tous, y compris le PSD (Parti social-démocrate), un parti très largement tutsi dont la milice était les Abakombozi (Libérateurs). 

Chronologiquement, la  première de ces milices, les Inkuba (Foudre) fut fondée par le MDR (Mouvement démocratique républicain)  un parti hutu à dominante sudiste qui combattait le régime du président Habyarimana.

En réaction, à la création des Inkuba, le parti présidentiel, le MRND (D) (Mouvement révolutionnaire national pour le développement et la démocratie), se dota des Interahamwe (Ceux qui vont ensemble).

Cette milice fut fondée par un Tutsi nommé Anastase Gasana. Membre du MRND (D), ce dernier adhéra ensuite au MDR et devint conseiller du premier ministre (MDR) Nsengiyaremye avant d’être nommé Ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’Agathe Uwilingiyimana, un gouvernement d’opposition au président Habyarimana. Anastase Gasana rallia ensuite le FPR et il devint même ministre dans le premier gouvernement  constitué  au mois de juillet 1994, après la victoire militaire du général Kagamé.  

Ainsi donc, le fondateur des Interahamwe, ces « tueurs de Tutsi », était lui-même Tutsi…et il fit une brillante carrière ministérielle sous le régime tutsi victorieux... Pour mémoire, le co-fondateur de ces mêmes Interahamwe, Eric Karagezi était également Tutsi (TPIR-2001-73-T, lundi 6 mars 2006,  Des Forges, page 31). Quant à la milice elle-même, elle était dirigée par un autre Tutsi, Robert Kajuga...

Il est donc pour le moins insolite de constater que tant de  Tutsi aient pu avoir de tels rôles essentiels dans la création, l’organisation et le fonctionnement d’une milice présentée comme ayant préparé et commis le génocide des Tutsi…

Le FPR avait également infiltré nombre de ses membres au sein des Interahamwe. Devant le TPIR les noms et les pseudonymes de plusieurs d’entre eux ont été cités. Dans la période qui précéda le génocide, donc avant le 6 avril 1994, leur mission était double :

- provoquer le chaos afin de déstabiliser politiquement le régime Habyarimana,

- discréditer les partisans de ce dernier aux yeux de l’opinion internationale en faisant porter sur eux la responsabilité des violences qui secouaient alors le pays.

Devant le TPIR, l’ancien Premier ministre Jean Kambanda a déclaré à ce propos sous serment que : « (…) les Interahamwe (…) étaient commandés à partir du siège de l’état-major du FPR. Sur les cinq dirigeants des Interahamwe au niveau national, je parle du Président, du premier et du deuxième vice-président et de deux trésoriers, trois sur cinq avaient été officiellement recrutés et injectés dans la direction des Interahamwe par le FPR dans sa tactique d’infiltration » (TPIR-98-41-T  Kambanda, 20 novembre 2006, p.69).

Voilà qui illustre une fois encore  la fausse histoire du génocide du Rwanda « pieusement », et hélas, parfois même servilement, récitée par les médias qui parlent et écrivent sans savoir, se contentant de recopier les notes  distribuées par les  services du général Kagamé.

Lire sur le sujet : Dix ans d'expertises devant le TPIR, Bernard Lugan, cliquez là et Rwanda, un génocide en question, Bernard Lugan, Editions du Rocher cliquez ici

11:55 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook