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dimanche, 24 mai 2020

Gérard Darmanin, vous mentez !

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L'avis de Jean-François Touzé

Invité ce dimanche du Grand-Jury RTL- Le Monde, Gérard Darmanin qui cumulera donc désormais la gestion de la ville de Tourcoing et la charge du ministère du Budget et des comptes publiques, tout en entretenant soigneusement ses réseaux politiques, économiques et sociétaux patiemment tissés pour lui permettre de gravir une à une les marches de la République conformément à la haute idée qu'il se fait de lui même et en vertu de l'étendue de son ambition, ment deux fois.

Premier mensonge, par simple omission, il est vrai : la dette de la France à la fin de l'année dépassera les 115 % du PIB. Ce que Darmanin oublié de préciser, c'est que selon toute probabilité, la dette côtoiera en réalité les 150%. Vous mentez, monsieur Darmanin.
 
Deuxième mensonge : "la dette sera remboursée par la croissance initiée par les acteurs économiques qui crèent la richesse". Durablement en récession; paralysée par les conséquences dramatiques d'une mise à l'arrêt du Pays pendant deux mois dont la facture en termes de faillites, de déproductivité et d'explosion du chômage pèsera lourdement tout au long des prochaines années ; asphyxiée par les taxes et les carcans bureaucratiques qui étranglent les énergies et les initiatives des acteurs entrepreneuriaux ; bientôt minée par une crise sociale attisée par les syndicats révolutionnaires de plus en plus tenus par l'extrême gauche la plus rouge, la France ne peut en aucun cas compter sur un effet naturel de reconstitution de sa vitalité économique. Vous mentez, monsieur Darmanin.
 
Troisième mensonge : "il n'y aura pas d'augmentation d'impôts". Tout est affaire de calendrier car, en effet, il n'y en aura pas dans l'immédiat. Mais l'immédiat n'a aucun temps... Le recours systématique à l'emprunt favorisé par la politique de taux négatifs et de rachats de dettes sur les marchés secondaires pratiquée suicidairement par la Banque centrale européenne, permettra un temps de tenir sur la double crête des dépenses publiques non réduites et d'une pause fiscale procrastinatoire. Mais au bout du compte, il faudra payer. L'arnaque de l'annonce par Macron et Merkel  d'un plan conjoint de relance économique de 500 milliards d'euros présenté comme une volonté de mutualisation des dettes, outre qu'il s'agit de sommes dérisoires par rapport aux enjeux, ne débouchera que sur une perte nette pour la France de l'essentiel des sommes engagées  tandis que la fuite en avant de la BCE engendrera nécessairement à terme une inflation qui pourrait être socialement et économiquement meurtrière.
 
Il y aura donc bien, au final, un choc fiscal qui touchera chaque Français et chaque entreprise. Vous mentez, monsieur Darmanin. Encore et encore !
 
La seule façon d'éviter ce choc serait l'application d'une politique de réduction drastique des dépenses hors devoirs régaliens de l'Etat (Armée, Diplomatie, Sécurité publique, sécurité sanitaire, Instruction publique et stratégie économique globale), de chasse systématique aux gaspillages, de supression d'au moins un des échelons administratifs de la Nation, de disparition du Sénat et des sinécures de la République comme le Conseil économique, social et environnemental, d'arrêt total d'une immigration au coût annuel vertigineux. Le tout conçu et pensé dans le cadre d"un renouveau politique, industriel d'une France retrouvée et protégée.
 
En attendant que la Patrie prenne cette voie qui ne peut être que celle de l'Etat national, les Français paieront et beaucoup n'auront bientôt plus que leurs yeux pour pleurer.

20:56 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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