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mercredi, 22 avril 2026

4 100 convives du Canon Français contre trente manifestants : à Caen, la France réelle remet les insoumis à leur place — et devant le juge

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Le banquet du Canon français à Caen...

Y V - Breizh info cliquez ici

Le samedi 18 avril dernier, 4 100 convives se pressaient au banquet du Canon français à Caen. À quelques centaines de mètres, le contre-pique-nique appelé par l’eurodéputée insoumise Emma Fourreau rassemblait — à vue de nez — une grosse vingtaine de personnes, peut-être trente. Après cette démonstration sans appel du gouffre séparant la France réelle de la nomenklatura militante qui prétend la censurer, le cofondateur du Canon français, Géraud de La Tour, a annoncé dimanche sur CNews son intention de porter plainte contre Emma Fourreau pour les accusations qu’il juge calomnieuses. Par-delà l’affaire, cette nouvelle tentative d’interdiction d’un rassemblement populaire confirme ce que beaucoup pressentent depuis longtemps : en matière de liberté, la gauche radicale française est devenue l’une des forces politiques les plus dangereuses du paysage européen.

Il y a des week-ends politiques qui valent tous les sondages. Celui du 18 avril dernier, à Caen, en fait indéniablement partie. D’un côté, le banquet du Canon français, cette association qui sillonne l’Hexagone depuis plusieurs années pour célébrer le terroir, la convivialité, les vins français, les plats régionaux, dans une formule aussi simple qu’efficace : « de bons produits, de bons copains et beaucoup de fête », résume son cofondateur Géraud de La Tour. De l’autre, un pique-nique anti-banquet appelé par l’eurodéputée LFI Emma Fourreau, aux slogans déclamatoires — « banquet de la haine », « rassemblement fasciste », « racistes partout » — devenus, ces dernières années, la bande-son automatique de la France insoumise.

Le verdict des chiffres

Le résultat est sans appel. Au banquet du Canon français, 4 100 convives ont réglé leur place — 80 euros, tout de même — pour partager une longue tablée normande dans une ambiance festive, aucune plainte enregistrée, aucun incident signalé par les forces de l’ordre, aucun article de presse local ni national mentionnant le moindre débordement. Au pique-nique de contre-protestation, selon les photos circulant sur les réseaux sociaux et confirmées par plusieurs observateurs sur place, une trentaine de participants au grand maximum. Une poignée de militants désœuvrés, bannières floues, peu convaincus par l’horaire matinal du samedi choisi pour la mobilisation.

On appelle cela, dans le langage journalistique courant, un bide. Et dans celui, plus politique, un désaveu populaire.

Une plainte qui tombe

Dès le lendemain, au micro de CNews, Géraud de La Tour officialise sa décision : le Canon français va porter plainte contre Emma Fourreau. Le motif ? Les accusations relayées par l’eurodéputée avant l’événement, reprises par une pétition en ligne sur Change.org ayant recueilli près de 2 000 signatures, évoquaient — sans aucun élément public à l’appui — des chants à la gloire de Jordan Bardella, des drapeaux royalistes, voire des saluts nazis qui auraient émaillé les précédentes éditions du banquet.

Or, comme le souligne justement Géraud de La Tour dans les colonnes de Valeurs actuelles« il n’existe aucun article de presse relatant de tels incidents ». Les dizaines de mairies qui ont accueilli le Canon français, les centaines de professionnels partenaires, les 100 000 clients cumulés depuis le lancement de la formule peuvent tous en témoigner. Autrement dit, l’eurodéputée a, selon l’organisateur, construit toute sa campagne de dénigrement sur des faits qu’elle n’est pas en mesure d’étayer, afin d’obtenir l’interdiction administrative d’un événement festif et privé.

Pour mémoire, ce type d’accusation publique, lorsqu’elle porte atteinte à la réputation d’une association et vise à lui faire perdre ses autorisations d’exercer, peut tomber sous le coup de plusieurs qualifications pénales — diffamation, dénonciation calomnieuse, entrave à la liberté de réunion. Il appartiendra à la justice de trancher. Le Canon français a d’ores et déjà engagé des procédures similaires en Bretagne, visant notamment la députée NFP Marie Mesmeur ainsi que d’autres élus signataires de tribunes jugées diffamatoires.

La méthode Fourreau : accuser d’abord, prouver jamais

La séquence caennaise est d’autant plus emblématique que la gauche radicale, désormais incapable de rivaliser sur le terrain du débat démocratique, semble avoir érigé l’accusation sans preuve en méthode politique de gouvernement. Le 10 avril dernier, Emma Fourreau postait ainsi sur X : « Une partisane du banquet de Stérin est rentrée dans ma permanence pour y effectuer des saluts nazis. Sa photo, sa plaque d’immatriculation et un enregistrement audio ont été transmis aux autorités compétentes. » On attend toujours, depuis, les suites judiciaires de cette mystérieuse affaire. Comme on attendra probablement longtemps les pièces attestant du « racisme », du « sexisme », des « menaces de viol » et des « violences physiques » qu’elle affirme depuis lundi avoir été rapportés à Caen le week-end dernier.

La technique est désormais rodée. On lance une accusation grave, très grave, sur les réseaux sociaux. On ne fournit aucune preuve. On ne cite aucun témoin identifiable. On ne dépose aucune plainte circonstanciée. On laisse l’accusation vivre sa vie dans l’espace médiatique, relayée par les comptes militants, les journalistes acquis, les influenceurs d’opinion. Et lorsque, quelques jours ou quelques semaines plus tard, rien ne se confirme, on passe à l’accusation suivante, en comptant sur le fait que le public, saturé d’informations, aura oublié entre-temps.

Il faut ici rendre hommage au journaliste Olivier Truchot, qui, sur RMC, a recadré Emma Fourreau avec une fermeté qui mérite d’être signalée dans une profession généralement plus complaisante : « Je vois des gens qui chantent, boivent, rigolent ensemble. Sincèrement, c’est très loin de ce que vous nous racontez. Vous nous racontez que c’est un repaire de nazis… On est quand même dans un pays de libertés… Vous êtes une élue et, finalement, vous avez des propos liberticides. Il faut défendre la liberté du pluralisme. » Réponse de la députée : « Le racisme n’est pas une opinion. » Réplique de Truchot : « Le racisme, vous ne l’avez pas démontré dans ce que vous dites. Chanter du Michel Sardou, ce n’est pas raciste. »

Une telle clarté de vocabulaire, dans le paysage audiovisuel français, est suffisamment rare pour être relevée.

Pierre-Édouard Stérin, l’obsession

Il reste à comprendre pourquoi, précisément, Emma Fourreau et ses camarades insoumis consacrent une telle énergie à tenter d’étouffer un rassemblement festif dédié au terroir français. La réponse, tout le monde la connaît : Pierre-Édouard Stérin, entrepreneur catholique français dont le fonds Odyssée Impact est actionnaire minoritaire du Canon français depuis un an. Stérin est devenu, pour LFI et pour une partie de la gauche médiatique, une obsession quasi clinique. À leurs yeux, tout ce qui porte, même de loin, sa signature ou son soutien doit être dénoncé, interdit, boycotté, mis au pilori.

Ce tropisme en dit long sur la dégradation intellectuelle d’un mouvement qui ne sait plus lutter contre des idées, mais seulement contre des personnes. Stérin n’a commis aucun crime, n’a prononcé aucun propos condamnable, n’a exercé aucune pression illégitime. Son seul tort : être un chef d’entreprise qui n’a pas honte de financer des initiatives culturelles, économiques et éditoriales alignées sur un certain héritage français. Dans une démocratie saine, cela relève du droit le plus élémentaire de disposer librement de son patrimoine. Pour la gauche insoumise, cela relève apparemment d’un crime de lèse-république.

Et il faudra d’ailleurs, au passage, qu’un jour quelqu’un explique à Mme Fourreau — passée par Sciences Po Rennes, dans sa filière caennaise, rappelons-le — ce qu’est un client dans une économie de marché. Car, comme l’a joliment répondu Géraud de La Tour au Figaro : « Nous n’avons pas de partisans, seulement des clients. »

Le vrai sujet : la dérive liberticide d’une génération militante

Au-delà de l’anecdote caennaise, ce dossier illustre une mutation politique préoccupante, qui dépasse les clivages partisans classiques et mérite d’être nommée sans détour : la gauche radicale française contemporaine est devenue, en pratique, l’une des forces politiques les plus liberticides du paysage démocratique européen.

Liberticide, parce qu’elle multiplie les appels à l’interdiction administrative de rassemblements privés qui ne contreviennent à aucune loi. Liberticide, parce qu’elle cherche à faire fermer des médias qui ne lui conviennent pas — CNews, Le Figaro, Europe 1, Valeurs Actuelles, et bien d’autres, régulièrement dans son collimateur. Liberticide, parce qu’elle s’emploie à salir, diffamer, désigner nommément des entrepreneurs, des journalistes, des intellectuels, des universitaires, des élus, dans des campagnes de réseau social qui ont conduit, ces dernières années, à des agressions physiques, des dégradations de biens, des pressions professionnelles. Liberticide, parce qu’elle invente des dispositifs juridiques — inflations de qualifications pénales, extensions doctrinales de « discours de haine », surveillance des réseaux, menaces sur les associations, tentatives de dissoudre des partis politiques légaux. Liberticide, enfin, parce qu’elle considère implicitement qu’il y a des Français de seconde zone, dont les goûts, les préférences culturelles, les fidélités territoriales, les références historiques sont suspects par nature et méritent la rééducation — ou, à défaut, la mise à l’écart administrative.

Ces pratiques ne sont pas l’apanage exclusif de LFI, c’est vrai. Mais c’est à La France insoumise qu’elles sont le plus systématiquement théorisées, le plus crûment assumées, le plus bruyamment déployées. Et c’est bien LFI, incarnée par des figures comme Emma Fourreau, Marie Mesmeur, Sophia Chikirou ou Aymeric Caron, qui donne aujourd’hui le ton à une partie du camp progressiste français.

Une France qui ne se laissera pas faire

Heureusement — et c’est la bonne nouvelle de ce week-end normand —, la France réelle, elle, continue de faire ce qu’elle a toujours fait : se rassembler, chanter, boire, rire, partager des plats, transmettre des traditions, honorer des terroirs. Les 4 100 convives de Caen sont infiniment plus représentatifs du pays réel que les trente manifestants du contre-pique-nique LFI. L’agenda du Canon français est d’ailleurs déjà rempli jusqu’à l’été : trois sessions à Troyes le week-end prochain, avec 1 500 personnes attendues par session, puis la Drôme, l’Alsace, le Cantal, le Périgord, le Pays basque. Les organisateurs travaillent désormais, signe des temps, en liaison directe avec les services de renseignement territoriaux pour assurer la sécurité de leurs convives — menacés, non pas par les participants du banquet, mais bien par ses détracteurs professionnels.

Quant à Emma Fourreau, elle devra désormais s’expliquer devant la justice. Si les faits qu’elle affirme s’étant produits à Caen ce week-end sont avérés, qu’elle produise ses preuves, ses témoins, ses enregistrements. Si, comme c’est fort probable, elle ne peut rien étayer, elle apprendra à ses dépens que, dans une société démocratique, la parole publique des élus engage leur responsabilité juridique.

Et, à ce moment-là, pour une fois, il n’y aura personne à dénoncer sinon elle-même.

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...et le contre-banquet organisé par LFI...

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