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samedi, 21 février 2026

Gabriele Adinolfi : « La droite radicale soutient unanimement le gouvernement Meloni dans son bras de fer avec la magistrature concernant les migrations »

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Un entretien avec Gabriele Adinolfi

publié par Breizh Info cliquez ici

Le Parlement européen a récemment adopté deux textes qui modifient le droit d’asile et pourraient ralentir la submersion démographique qui heurte de plein fouet notre continent. L’Italie de Giorgia Meloni, qui travaille actuellement sur un projet de loi national sur l’immigration, est à l’origine de  ces textes.

Pour comprendre les tenants et les aboutissants de la politique migratoire italienne, nous avons interroger Gabriele Adinolfi, militant de troisième voie, journaliste et fondateur du think tank  « Centro Studi Polaris ».

Breizh-info.com : Le gouvernement de Giorgia Meloni a remporté une victoire à Bruxelles, avec l’adoption de deux textes qui modifient la législation relative au droit des réfugiés. Il sera désormais possible d’externaliser hors de son territoire le traitement des demandes d’asile, et la liste des pays sûrs a été harmonisée au niveau européen. Ces mesures seront-elles, selon vous efficaces pour freiner les départs ?

Gabriele Adinolfi : Elles ont déjà prouvé leur efficacité en Italie. Toutefois, à elles seules, ne suffisent pas : elles doivent s’inscrire dans une vision plus large, capable de prendre en compte deux éléments fondamentaux. Le premier concerne la démographie, dans toutes ses dimensions. Dans quinze ans, notre population sera réduite par le décès des plus de 70  ans, qui sont très nombreux ; et la tranche d’âge en bonne santé, capable de travailler et de combattre, sera, elle, au minimum. La contraction économique prévue par la Banque d’Italie dans ces conditions est de 11 % d’ici 2040. La nouvelle condition féminine pousse les femmes à devenir mères de plus en plus tard. Ces vingt dernières années, l’âge moyen du premier accouchement est passé de 24 à 32 ans. L’industrie et l’armée ont un besoin pressant de main-d’œuvre, comme c’est le cas dans tous les pays riches confrontés à une crise démographique. La Russie, par exemple, propose la nationalité à de nombreux ressortissants de différentes régions du monde, le Japon ouvre ses frontières. La seule exception est celle des États-Unis qui, contrairement aux autres pays développés, ont augmenté leur population de 35 % au cours des vingt-cinq dernières années, parvenant ainsi à couvrir leurs besoins.

Il y a ensuite les accords internationaux, les lois et, surtout, l’idéologie des magistrats chargés de les interpréter, lesquels sont, pour la plupart, de gauche.

Dès lors, seule une politique intelligente et visionnaire permettra de modifier la situation. Elle ne peut se limiter à la régulation et à la sélection des flux : elle doit aussi inclure des mesures de soutien à la natalité, des accords internationaux fondés sur des proximités linguistiques, religieuses et culturelles, des incitations à l’automatisation, ainsi qu’une coopération avec l’Afrique afin que la main-d’œuvre supplémentaire pour nos industries puisse travailler sur place plutôt qu’ici.

Il n’est aucun de ces axes dans lesquels notre gouvernement ne soit pleinement engagé.

Je ne sais pas s’il parviendra à accomplir des miracles, mais il est assurément le seul gouvernement d’une grande nation, avec celui du Japon, à agir avec autant de détermination et d’efficacité.

Breizh-info.com : Fratelli d’Italia est un parti ouvertement européiste, un de ses buts est d’imposer un changement de paradigme en matière d’immigration au sein des instances de l’Union européenne. L’adoption des deux textes précédemment cités représente une première étape. Pensez-vous qu’il soit possible d’y inverser ce paradigme immigrationniste ?

Gabriele Adinolfi : Heureusement, Fratelli d’Italia est européiste ! Oui. Je suis convaincu qu’une fois les besoins industriels et militaires assurés — de préférence en grande partie grâce à une nouvelle projection vers l’Afrique — il est également dans l’intérêt des oligarchies occidentales de mettre un terme à un processus devenu incontrôlé, dont tirent pourtant d’immenses profits des organisations qualifiées de « philanthropiques ».

Bien entendu, changer de paradigme ne signifie pas que cette dynamique puisse produire des résultats définitifs en moins de deux générations. Mais c’est possible.

Breizh-info.com : Toutefois, le gouvernement essuie de vives critiques de la part des partis souverainistes ou patriotes qui considèrent le décret sur les flux comme une incohérence. Ils y voient une mesure seulement sémantique où l’immigration légale est remplacée par l’immigration illégale, ce qui, on en conviendra, n’entraîne guère un changement sur le plan civilisationnel. Comment le gouvernement justifie-il cette incohérence  ?

Gabriele Adinolfi : Je ne sais pas vraiment qui sont aujourd’hui ces partis souverainistes ou patriotes en Italie. Heureusement, ce cirque de hurleurs — dépourvu de toute connaissance de l’histoire, de l’économie, de la politique et de la réalité, parlant sans jamais se fonder sur les faits et servant involontairement la pieuvre globale autant que Soros — n’existe aujourd’hui chez nous que sur les réseaux sociaux.

En revanche, la droite radicale soutient presque unanimement le gouvernement dans son bras de fer avec la magistrature concernant les migrations.

Breizh-info.com : Vous avez dénoncé la désinformation des partis de gauche et des souverainistes qui sous-estiment les succès du gouvernement, soulignant le bilan somme toute positif de la politique migratoire de Meloni : en 2024, les débarquements d’immigrés ont chuté de 64 % comparativement à 2023 et en 2025, ils ont continué de diminuer de 58 % par rapport à 2024. Quelles ont été les actions entreprises pour atteindre ces résultats ?

Gabriele Adinolfi : Il y a eu des changements politiques, réglementaires et financiers que certaines ONG et observateurs jugent pénalisants ou indirectement restrictifs. Le gouvernement de Giorgia Meloni a adopté des mesures visant à limiter l’activité des navires des ONG, avec des règles et sanctions plus strictes pour les navires de sauvetage, la possibilité de blocage naval et des amendes pouvant atteindre 50 000 euros pour tout navire enfreignant la réglementation.

Il a également mis en place des procédures accélérées et des détentions plus fréquentes, modifiant ainsi la structure de l’accueil, le rôle des organisations et l’accès aux financements.

Dans le cadre de sa ligne dure sur l’immigration, le gouvernement a signé avec l’Albanie un accord pour créer des centres de traitement rapide (CPR) sur le territoire albanais, destinés à accueillir et traiter les migrants irréguliers avant d’éventuels rapatriements ou décisions relatives à l’asile. L’objectif était de déporter vers ces centres les migrants interceptés en mer ou déjà expulsés d’Italie, afin de les traiter en dehors du territoire communautaire.

Le gouvernement n’a jamais cédé aux injonctions des juges et a continué à transférer des migrants en Albanie, sachant qu’ils seraient relâchés sur ordonnance judiciaire. Cette stratégie lui a permis de bénéficier du soutien de la Commission européenne et de porter le conflit entre politique et juridiction à l’échelle européenne.

Par ailleurs, il a conclu des accords de maîtrise des flux migratoires avec la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Niger et la Turquie. Il reste cependant une zone de la Libye avec laquelle aucun accord n’a pu être trouvé : celle contrôlée par Haftar, l’homme des Russes et des Américains, qui favorise les migrations.

Breizh-info.com : Dans le nouveau décret sur la sécurité qui a été adopté par le Parlement italien, un point concerne la possibilité de recourir au blocus naval en cas de pression migratoire excessive. La mesure doit encore être validée par la Présidence chargée d’évaluer la conformité de la loi aux traités internationaux avant l’approbation définitive. Cela a-t-il des chances de passer ? Une autre lecture des traités internationaux est-elle possible ?

Gabriele Adinolfi : Bien sûr. Les magistrats appliquent les lois et, malheureusement, les interprètent souvent de manière idéologique, mais ils ne les rédigent pas et ne concluent pas d’accords internationaux. Il suffit de savoir les rédiger correctement et de les faire adopter.

Le Plan Mattei, proposé par l’Italie pour une politique euro-africaine et auquel Giorgia Meloni est particulièrement attachée, pourrait se révéler décisif, non seulement pour l’Italie, mais pour une grande partie de l’Europe.

Breizh-info.com : Selon vous, quelles autres mesures pourraient être entreprises au niveau européen pour endiguer cette submersion migratoire qui nous afflige ?

Gabriele Adinolfi : En l’espace de quelques générations, il est possible de transformer la situation à condition d’agir sur tous ces axes :

• contrôle coordonné des migrations

• sélection ethnoculturelle

• politique démographique

• automatisation et robitisation pour réduire la nécessité de main d’oeuvre

• rédaction de nouvelles lois et de nouveaux traités

• création d’un espace géo-économique euro-africain, à ne pas confondre avec un espace afro-européen, qui en est distinct.

Breizh-info.com : Question finale sur un autre sujet : vous avez connu et vécu activement les années de plomb. Comment percevez vous le climat politique en France aujourd’hui et le retour de cette violence létale, avec l’assassinat de Quentin jeudi dernier ? »

Gabriele Adinolfi : Le climat en France est empoisonné en raison de la stratégie criminelle de la gauche et de l’impréparation de la droite, qui semble errer sans repères, ce qui est très préoccupant, car l’indignation suite au lynchage abominable du jeune Quentin à Lyon risque de pousser des personnes inexpérimentées à agir de manière tragique et irréfléchie. Sans une réponse politique et juridique appropriée, il sera très difficile d’éviter des catastrophes.

Notez qu’au lendemain du meurtre, Giorgia Meloni a demandé l’ouverture d’une enquête afin de pouvoir poursuivre Raphaël Arnault et Jacques-Élie Favrot pour les activités qu’ils ont menées lors de leurs séjours en Italie.

Propos recueillis

par Audrey D’Aguanno

NDLR SN : livres de Gabriele Adinolfi cliquez ici

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jeudi, 12 février 2026

Contrairement aux mensonges colportés par la bien-pensance, Giorgia Méloni combat l'immigration concrètement

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Un communiqué de Gabriele Adinolfi (Rome) :

Quelques nouvelles dont on parle peu. À la suite du bras de fer entre le gouvernement italien et la magistrature, Giorgia Meloni est parvenue à faire adopter en Europe une loi permettant la délocalisation des migrants clandestins vers des structures situées dans des pays tiers, comme l’Albanie, dans l’attente de leur remigration.

Fratelli d’Italia vient également de préparer un projet de loi qui autoriserait un blocus naval en dehors des eaux territoriales en cas de risques liés au terrorisme ou à une immigration non contrôlée.

Il est toujours facile d’aboyer lorsqu’on n’a aucun pouvoir et de calomnier ceux qui en détiennent une part et qui, comme Giorgia Meloni, ne se contentent pas d’agitation, mais agissent concrètement pour changer la donne.

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lundi, 28 juillet 2025

Disparition du militant non conformiste allemand Horst Mahler

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La réaction de Gabriele Adinolfi :
 
Hier, à Berlin, à l'âge de 89 ans, l'avocat non conformiste Horst Mahler est décédé.
 
Il a passé plus du quart de sa vie derrière les barreaux. Dix ans en tant que communiste... et le reste en tant que nationaliste. Une vie gâchée mais surtout combative.
 
Jeune, il militait à l'extrême gauche. Il participa à la fondation de la Rote Armee Fraktion et essaya de provoquer l'évasion de son leader, Andreas Baader. Pour cela, il est resté en prison entre 1970 et 1980.
 
Plus tard, il s'est approché du NPD (Parti national allemand NDLR-SN) et a subi plusieurs condamnations pour révisionnisme historique.
 
Pourquoi une telle conversion ? lui ai-je demandé lors de notre première rencontre. Il m'a expliqué qu'en prison il travaillait à la bibliothèque et, en lisant Hegel, il a compris la forfaiture marxiste. Ce fut une véritable rupture idéologique
 
J'ai en effet fait la connaissance de Horst Mahler lors d'une université d'été transalpine en 1999.
 
Il donnait une conférence en allemand à laquelle assistaient, entre autres, des camarades flamands (une vingtaine). Je les ai rejoint par respect même si, ne parlant pas allemand, je ne pouvais pas suivre un dixième de la conférence.
 
À un moment donné, j'ai vu qu'il parlait de moi à un orateur qui était à la tribune à côté de lui et que je connaissais. À la fin de la conférence, il est venu me voir. Il me dit que nous étions tous les deux victimes de l'acharnement répressif du Système... Je lui ai fait remarquer que les proportions n'étaient pas les mêmes et que devant lui, j'étais un amateur... (1) (...).
 
Ne serait-ce que pour cela, Horst Mahler restera à jamais dans mes souvenirs et mon cœur. Avec le respect dû à ceux qui paient, sans cligner des yeux et sans jamais faire de compromis, le prix d'une foi inébranlable considérée par les tenants de la pensée dominante comme étant une "hérésie".
 
(1) Gabriele Adinolfi, injustement accusé par la "justice" italienne dans les années 1980, a passé vingt ans de sa vie en cavale à travers l'Europe. Lisez "Années de plomb et semelles de vent", le livre dans lequel il raconte cette période cliquez ici

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mercredi, 02 avril 2025

Mercredi 9 avril, Librairie Vincent à Paris : Gabriele Adinolfi dédicacera ses ovrages...

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Si vous ne pouvez pas venir à cette séance, vous pouvez commander ce livre cliquez ici

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mardi, 18 février 2025

Gabriele Adinolfi à Clermont-Ferrand : le devoir-être du nationaliste révolutionnaire au XXIe siècle

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Georges Feltin-Tracol

Le samedi 15 février 2025, vingt-quatre heures après une intervention à Tours à la demande du cercle de réflexion Prométhée sur les « Années décisives cliquez là. Faire face aux changements mondiaux », Gabriele Adinolfi se trouvait à Clermont-Ferrand à l’invitation du Cercle Urbain II cliquez ici.

Devant un auditoire fourni composé de nombreux jeunes adultes, mais dans lequel on a aussi reconnu un ancien conseiller régional d’Auvergne, des responsables des Lansquenets d’Europe spécialement descendus de Paris, quelques anciens animateurs locaux du MAS (Mouvement d’action sociale), des auditeurs de Méridien Zéro et des lecteurs de Synthèse nationale, il a expliqué « Être nationaliste révolutionnaire au XXIe siècle ». Un sujet que l’intervenant maîtrise d’une main de maître.

L’association des mots « nationalisme » et « révolution » n’est guère aisée, en particulier en France où règne souvent un conservatisme des habitudes et un engoncement des réflexions. Gabriele Adinolfi rappelle l’importance cardinale de la valeur de l’Idée. Quelle est-elle pour lui ? La redécouverte de la verticalité en ces temps de chaos où triomphe au contraire toute absence de transcendance essentielle.

Défendre une conception spirituelle d’un monde remis à l’endroit implique une façon particulière d’agir et aussi de vivre. Chaque jour, on s’astreint à développer ses côtés polaire et solaire. Polaire, car il faut affirmer son propre centre. Solaire afin de marquer durablement par sa seule attitude quotidienne silencieuse tout interlocuteur. Plus que jamais, prévient encore l’auteur de Pensées corsaires. Abécédaire de lutte et de victoire (2008), l’ennemi principal demeure d’abord et avant tout nous-même.

L’affronter exige, outre de la détermination, du sourire. L’exemplarité passe en effet par un contentement intérieur non surfait qui rayonne autour de soi. S’investir dans la tâche du moment avec sérénité et application peut se révéler l’action la plus difficile à réaliser. Enfin, malgré les contraintes extérieures multiples qui nous assaillent en permanence, la mise en œuvre tangible de l’Idée suppose de recourir au célèbre « Me ne frego » (« Je m’en fous »). Si on doit distribuer des tracts au milieu du place publique, qu’importe qu’elle soit entourée de caméras de vidéo-surveillance, on le fait avec rigueur et détachement parce que, tôt ou tard, ce modeste acte militant impressionnera le public.

Une fois la conférence achevée, Gabriele Adinolfi a volontiers répondu aux questions de l’assistance. Il a ensuite partagé avec les convives inscrits, pour le plus grand plaisir du Cercle Urbain II, un sympathique buffet froid.

Le Cercle Urbain II organise avec une belle régularité des conférences qui sont pour ses membres des moments intenses de formation. Sa seule existence dans la ville de Clermont-Ferrand perturbe le petit monde moisi de l’extrême gauche. Dans l’après-midi de cette journée ensoleillée, une manifestation dite « antifa » se tenait place Delille à l’appel rageux d’une vingtaines de partis politiques (les jeunesses communistes, les Jeunes Socialistes, les communistes-libertaires), de syndicats (CGT, FSU...) et d’associations subventionnées (Osez le féminisme, la CIMADE, Les Amis du Temps des Cerises, etc.). Les rares manifestants mobilisés (peut-être un jour poursuivis pour complicité morale avec les crimes au couteau survenus en Allemagne et en Autriche) protestaient contre cette implantation assez récente.

Le devoir-être du nationaliste-révolutionnaire d’aujourd’hui exige donc de l’empathie et de la drôlerie. Gabriele Adinolfi a souligné l’impérieuse obligation de faire son devoir avec sérieux sans toutefois se prendre au sérieux. Ce comportement désarçonnant pour quiconque n’exclut cependant pas le ire mépris envers les auteurs - et leurs affidés ! - du contexte dans lequel nous nous trouvons.

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lundi, 03 février 2025

Tours, vendredi 14 févreier : une conférence de Gabriele Adinolfi

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Renseignements: assoc.artemis@gmail.com

Le lendemain, samedi 15 février,

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à Clermont-Ferrand cliquez là

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Samedi 15 février, à Clermont-Ferrand : une conférence de Gabriele Adinolfi

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INSCRIPTIONS :

clermont.nonconforme@gmail.com

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dimanche, 12 janvier 2025

Bel hommage de Gabriele Adinolfi à Jean-Marie Le Pen

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Gabriele Adinolfi Noreporter cliquez ici

“J’ai vécu dix pour cent de ma vie en mer.”

Ainsi parlait le Breton, amoureux de la liberté, des épreuves solitaires face aux éléments naturels et des vastes espaces ouverts. Le reste de sa vie, il l’a consacré à la lecture, aux amis, aux femmes, à la lutte et à la politique, qu’il considérait comme la somme de tout cela, enrichie par la ténacité de celui qui ne cède jamais.

Et qui surprend. Combien de fois lui a-t-on dit : “C’est impossible”, pour découvrir ensuite, grâce à lui, que le miracle était réalisable. Mais pour cela, il faut du caractère et de la foi.

“Comme les joueurs de rugby anglais, disait-il, je ne me rends pas avant la dernière minute du match.”

Au début, je l’ai snobé car, en arrivant à Paris, on m’avait dit qu’il était “réactionnaire”.

Indubitablement, il avait une vision trop institutionnelle de la lutte, à mon goût. J’étais bien plus proche du MNR (futur Troisième Voie) et des programmes du Parti des Forces Nouvelles. Plus proche des solidaristes que des nationalistes, même si j’appréciais les deux écoles politiques existantes et concurrentes : celle du GRECE et celle de l’Action Française.

Puis, grâce à son action, j’ai recentré mon regard sur la lutte institutionnelle, que je considère toutefois insuffisante. Mais cela me regarde.

Je lui dois beaucoup

Essayez de vivre les premières années de clandestinité avec seulement un lien indirect avec vos passions ! Mes sept premières années après 1980 furent particulièrement prudentes, car, jusqu’à la fin des procès Terza Posizione et NAR (Noyaux d'action révolutionnaire), je risquais une vingtaine d’années de prison. Ce n’est qu’en constatant que désormais il y en avait moins de la moitié que j’ai commencé à faire quelques pas en avant dans la visibilité.

Ainsi, je vivais mes passions de loin, et j’ai toujours dit que je devais à Liedholm, l’entreneur de la fantastique AS Roma de ces années-là, et à Le Pen, avec les succès politiques de mon monde, les grandes joies du quotidien d’un exilé.

“Merci, Président, pour le rêve que vous nous avez offert !”

C’est ainsi que je l’ai salué dans sa résidence de Montretout en 2002, le soir du second tour de la présidentielle qui l’avait opposé à Chirac.

“Merci, vous êtes très aimable,” m’a-t-il répondu. C’est à partir de là que nous avons commencé à nous voir de temps en temps. Il m’avait aperçu à diverses occasions, mais je ne m’étais jamais manifesté. Étant recherché jusqu’en 2000, je ne voulais pas risquer de lui causer des problèmes.

Il m’avait probablement aussi entrevu quelques années plus tôt, lorsque les trois quarts de l’appareil étaient partis avec Mégret dans la scission, et que j’avais voulu donner de moi-même pour aider le parti à survivre au coup de poignard dans le dos. Beaucoup des nôtres, avec leur ingénuité proverbiale et incurable, y étaient tombés à pieds joints. Mais ce n’était ni la première, ni la dernière fois que je n’ai pas hésité à rester presque seul pour être dans le juste. Avec le temps, les autres sont aussi revenus.

À deux reprises, Le Pen partit volontaire

pour sa France, la seconde fois en officier de paras combattant en Égypte, après avoir démissionné de son mandat – et de son salaire – de député (prenez-en de la graine, les gens, prenez-en de la graine !). Il fut un combattant infatigable, dans les tranchées comme dans la rue, où il perdit un œil lors d’une des nombreuses bagarres.

On peut bien dire : “Heureux les borgnes au royaume des aveugles !”

Indomptable et toujours prêt à se battre sans jamais céder, il pardonna constamment les nombreuses trahisons subies de la part de ses collaborateurs, amis et membres de sa famille. Les esprits mesquins pourraient confondre cette grandeur d’âme, cette magnanimité, pour de la faiblesse, alors qu’elle témoignait d’une certaine supériorité morale.

“Notre père a tort de soutenir Saddam Hussein, nos électeurs ne le comprendront pas.”

C’est ainsi que parlèrent sa fille Marine, alors âgée de vingt-deux ans, et sa sœur Yann, future mère de Marion, lors d’un dîner à cinq chez “Lutin” en 1990. Je ne les avais jamais vues auparavant.

“Écoutez – dis-je – l’électorat est féminin et aime les hommes avec les attributs. Personne n’a plus d’attributs que votre père, alors taisez-vous !” Elles apprécièrent, en particulier Marine. Aujourd’hui, je ne sais pas si elle apprécierait encore autant.

Entre parenthèses, Jean-Marie revint quelques jours plus tard en France, ramenant avec lui tous les Européens qui étaient restés à Bagdad et que l’on craignait de voir retenus en otage.

Combien de fois lui a-t-on dit : “C’est impossible,” pour découvrir ensuite, grâce à lui, que le miracle était réalisable.

“Monsieur Le Pen, de quel côté êtes-vous ?”

C’est ainsi que, en direct à la télévision, l’animateur l’interpella en lui montrant des images lors de la première Intifada palestinienne, supposant que toute réponse décevrait la moitié de son électorat.

“Savez-vous ce que vous me montrez ? Les images d’une société multiraciale. Je veux que la France ne devienne jamais comme ça.”

“Monsieur Le Pen, qu’est-ce que ça fait de poser le pied dans une nation faite par des immigrés ?”
Ainsi s’exprima une journaliste américaine lors de son arrivée aux États-Unis.
“Savez-vous à qui vous parlez ? Je suis Sitting Bull, le dernier des Sioux.”

Et je pourrais en citer bien d’autres. Combien ai-je espéré, prêché, même enseigné pour que l’on prenne exemple sur sa manière virile et percutante de répondre !

Avant de publier “Orchestre Rouge” en 2013, je lui fis proposer le manuscrit, tentant le coup de maître d’obtenir une préface de sa part. Comme je m’y attendais, il me répondit que cela mettrait sa fille dans l’embarras.

Il s’agissait d’un livre traitant des liens entre les centres de renseignement et le terrorisme, un sujet complexe à suivre, particulièrement pour un pays qui leur est étranger et des faits presque inconnus du lecteur moyen, d’autant plus aggravé par le rationalisme français.

Et pourtant, il avait tout saisi parfaitement et m’avait même ajouté des détails et de nouvelles analyses, comme sur le changement de guide dans les appareils israéliens au début des années soixante.

Pendant sept ans, jusqu’aux restrictions dues au Covid, je le fréquentai à chaque occasion possible, enregistrant plusieurs de ses souvenirs, dont je tirerai peut-être un livre un jour.

Il était toujours surprenant par sa lucidité mentale et sa capacité à anticiper les scénarii.

Bien qu’affaibli par l’âge, au début de chaque rencontre, il semblait un peu fatigué, mais en deux minutes, le sang affluait à son cerveau, et le plus vif des présents était toujours lui.

Il ne perdit jamais ses réflexes de séducteur

Quand je lui amenai une journaliste grecque de l’Aube Dorée pour l’interviewer, il se montra si galant et macho qu’il semblait un jeune homme.

Une autre fois, à Rungis, près d’Orly, alors qu’il parlait à la tribune de Synthèse nationale, une italienne venue avec Roberto Salvarani trouva le courage de se précipiter vers lui pour lui serrer la main malgré le service d’ordre qui l’entourait. Il l’accueillit en souriant. Elle me raconta qu’elle lui avait dit : “Je suis une amie de Gabriele Adinolfi”, une formule magique. Que nenni ! En plus, il était sourd… Je lui ai expliqué qu’il avait accueilli avec joie la femme, rien à voir avec aucun Adinolfi !

C’était aussi un grand causeur, jamais banal ni monotone

J’ai déjeuné deux fois avec lui. La première, dans un restaurant corse avec d’autres camarades français qui me sont très chers (Axel, Antoine, Fred), et la deuxième chez lui, en compagnie d’autres invités dans un cadre digne d’un théâtre de boulevard, non loin des lévriers de son épouse Jany. Elle me répétait : “Vous devez absolument rencontrer Alain Delon, qui vient souvent ici. Qu’est-ce qu’il est encore beau !”

Et lui, pendant ce temps, racontait des aventures maritimes en Grèce tout en expliquant aux invités qu’en France on pense que les Italiens jouent de la mandoline, mais qu’il ne faut pas les énerver, car ils tirent.

La dernière fois que je l’ai vu, ce fut chez lui

Nous avions convenu d’une interview vidéo pour une chaîne YouTube espagnole, mais il fut hospitalisé d’urgence et tout fut annulé.

Le soir même de sa sortie de l’hôpital, son secrétaire m’appela pour me dire qu’il ne pouvait recevoir personne, mais qu’il ferait une exception pour moi le lendemain.

Je me rendis chez lui, où il m’accueillit assis à son bureau, vêtu d’un maillot de corps et une perfusion au bras. Je lui apportai un cadeau de la part des Espagnols.

“Où sont-ils ? – me demanda-t-il – Faites-les entrer !”

Juan Lopez Larrea, qui dirigeait la délégation espagnole, était resté dans la voiture. Je l’appelai. Pendant ce temps, les domestiques étaient partis, si bien que je me retrouvai à faire le service pour les boissons et le café dans la cuisine. Jean-Marie, avec sa perfusion au bras, s’agitait en plaisantant et en riant, dans une ambiance de camaraderie de caserne, faite de souvenirs et de blagues.

Un Français, un Italien et un Espagnol : notre Europe !

J’ai toujours retenu son anniversaire

et je l’appelais ce jour-là, ce qu’il appréciait. Je ne lui ai jamais avoué que cela m’était facile, puisqu’il était né le 20 juin, comme ma mère, bien qu’avec cinq ans d’écart. Et ce qui est extraordinaire, c’est qu’il a réussi à mourir à la même date que ma mère : le 7 janvier.

J’ai eu le plaisir extraordinaire de devenir un peu son ami alors qu’il avait déjà été mis “sur la touche”, comme on dit en France, bien qu’il ait encore tant à dire et à proposer. Il était encore, une fois de plus, celui qui, avec son unique œil, continuait à voir le plus loin.

Cible possible de la haine de la racaille – cette même racaille qui est allée hurler et gémir exhibant son infériorité à l’annonce de sa mort –, il n’avait aucune protection. N’importe qui aurait pu lui faire du mal. Mais il ne s’en souciait pas.

Dans sa tanière j’ai pu fréquenter et apprécier la majesté du lion en hiver. Un éclat d’intimité partagée.

De tout ce qu’il a fait et représenté, on a parlé et on parlera encore, mais jamais suffisamment. Je me promets d’y contribuer à mon tour, avec le temps.

Mais ici, j’ai voulu évoquer le Le Pen que j’ai connu et que j’ai aimé.

En attendant, je peux dire avec une immense satisfaction qu’au cours de ma vie, j’ai eu la chance de rencontrer et de côtoyer quelques géants.

Les derniers ? Qui sait ! Mais ils m’ont donné envie de chanter un ancien air sud-américain : “Gracias a la vida, que me ha dado tanto !”  - Merci, Monsieur le Président !

Que le ciel vous soit doux, au-dessus de la mer !

10:50 Publié dans Gabriele Adinolfi, Jean-Marie Le Pen | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 17 avril 2024

L'Italie n'a pas peur de son Histoire : elle vient d'éditer un timbre à la mémoire de Giovanni Gentile

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Giovanni Gentile (1875-1944), figure majeure de la vie intellectuelle italienne de la première moitié du vingtième siècle, se décrivait lui-même comme le « philosophe du fascisme ». Il a en grande partie rédigé pour Benito Mussolini le livre La Doctrine du fascisme en 1932.

Durant le ventennio fasciste (1922-1945), il occupa de nombreuses responsabilités dont celle de ministre de l'Éducation. 

Resté fidèle jusqu'au bout à l'idéal fasciste et à la République sociale, il fut assassiné à Florence le 15 avril 1944 par des terroristes communistes.

Aujourd'hui, en publiant ce timbre, l'Italie honore ce grand personnage de son Histoire.

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01:25 Publié dans En Europe et ailleurs..., Gabriele Adinolfi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 01 avril 2024

Jeudi 4 avril, à Tours : Gabriele Adinolfi invité du Cercle Prométhée

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jeudi, 28 mars 2024

Samedi 6 avril, à Paris : conférence de Gabriele Adinolfi au Cercle Drumont

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Source Jeune Nation cliquez ici

Gabriele Adinolfi est un militant fasciste infatigable, qui viendra nous présenter son dernier ouvrage traitant du réseau des Lansquenets d’Europe : un projet métapolitique fruit de plus de cinquante ans de réflexions et de combat.

”Avec ce livre, j’ai voulu expliquer ce que sont et ce que doivent devenir les Lansquenets, au cœur d’un projet de Réseau Impérial avec toutes ses composantes telles qu’elles sont produites par tout ce à quoi nous sommes liés, ou se formant d’elles-mêmes au sein d’un même courant en vue d’objectifs communs poursuivis indépendamment (…) Nous ne pouvons pas dire que le rôle joué par les Lansquenets soit devenu décisif, car en réalité il l’a toujours été. »

PAF : 5 €

Buvette sur place

Inscription obligatoire : ✉️ cercle.drumont@gmail.com 

Le nouveau livre de Gabriele Adinolfi :

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jeudi, 15 février 2024

Tribune libre : FA/ANTIFA la stratégie de la tension qui monte partout en Europe

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Gabriele A1dinolfi

Une société dévorée par les endoparasites

Un spectre hante l’Europe : celui d’un fascisme introuvable qui obsède les paranoïaques et excite les réprimés qui se sentent vivants dans la chasse aux sorcières. Il s’agit de ceux qui, pour se donner une allure et une raison de vivre, doivent persécuter un méchant invisible, de préférence sans défense, car parmi eux, ils sont vraiment peu nombreux à savoir affronter une épreuve de courage physique ou moral. Leur seul souci est d’anéantir un ennemi imaginaire dont ils ne connaissent rien, mais auquel ils attribuent toutes les causes de leurs échecs existentiels.

Ainsi, nous sommes de retour, mais en l’absence d’un conflit civil, aux sombres jours où tuer un fasciste n’est pas un crime, et nous voilà dans le justificatif des bandes criminelles antifa et même des “foibe”, les fosses où furent jeté encore vivants des milliers de civils italiens par les communistes de Tito.

C’est loin d’être une répétition de l’histoire, même loin d’être une farce, comme le dirait Marx : nous sommes ici dans la démence la plus sombre et sordide, subhumaine !

Pour cette folie, l’explication principale est le malheur dû à la misère humaine de ceux qui portent cette haine stupide, aveugle et surtout dépassée ; mais ce n’est pas la seule.

Il y en a une autre : l’évolution historique de la symbiose entre le capitalisme et le communisme qui a fait en sorte que les deux survivent ensemble, en tant que mentalités et mécanismes, même s’ils s’expriment sous des formes différentes. La Chine, par exemple, est un communisme devenu capitaliste, les États-Unis sont un capitalisme qui a adopté et promu l’âme communiste. La Russie est, selon sa tradition historique, le résultat déformé d’un avortement qui exprime sans finesse aucune le pire des deux côtés et avec très peu de leurs qualités respectives.

En ce qui concerne l’Europe, la chute du mur de Berlin a marqué la victoire économique et structurelle du capitalisme sur le communisme défaillant, mais aussi l’invasion invisible dans les organes occidenteaux des structures héritières de la HVA de la Stasi (expression de ce même Bund qui a engendré Trotsky et Rosa Luxembourg, s’occupant principalment du sabotage à l’ouest). Dans l’Allemagne réunie, après 1990, favorisées par le terrain préparé par l’École de Francfort, ces structures impalpabes ont poussé comme un endoparasite. C’est-à-dire ces insectes dont les femelles adultes pondent des œufs dans le corps d’une malheureuse victime et laissent les larves se nourrir du corps de l’insecte vivant, le dévorant de l’intérieur.

Mais il n’y a pas seulement les enfants de l’HVA-Stasi, il y a les trotskistes en France, les enfants de l’Internationale socialiste dans les pays de langue espagnole et portugaise, les cathocommunistes en Italie. Tous ces groupes ont accompagné et continuent d’accompagner l’évolution capitaliste sans poursuivre aucun rêve révolutionnaire. Ils se sont soumis aux mécanismes, mais en échange, ils ont prévalu dans l’imposition d’acides corrosifs psychologiques et spirituels envers l’ensemble de la société qu’ils veulent remodeler, en laissant d’abord place à la tabula rasa.

Aujourd’hui, où il n’y a plus de lignes politiques différentes entre elles, mais seulement différentes conceptions de l’administration et du décor, on assiste, à l’échelle européenne et même américaine, à la répétition du même schéma qu’en 1974 en Italie. À l’époque, la “pacification” des deux compères-ennemis (Démocratie chrétienne – Parti communiste italien) s’est faite par le biais de la stratégie terroristee des Massacres aveugles dans la foule, attribués aux fascistes malgré toutes les évidences, les indices et les preuves, créant ainsi un ennemi inhumain et imaginaire qui a ensuite permis à l’ensemble de l’appareil du PCI et de l’extrême gauche de se défouler, en toute impunité, dans la chasse au fasciste et dans la suppression physique de ce dernier. Et ainsi, tous ces lamentables personnages se sont donné un beau rôle tout en collaborant avec les “Patrons” qu’ils feignaient par ailleurs de maudire.

Le schéma se répète de manière inquiétante. Le seul élément de soulagement est que la capacité d’hypnotiser offerte par la propagande des Réseaux en ligne permet de reproduire le même schéma sans que les terroristes au service des chasseurs de sorcières aient nécessairement à commettre des Massacres terroristes au préalable. Il suffit d’en parler d’une certaine manière pour qu’ils soient perçus comme réels par des cellules captives.

Cela dit, le fait qu’une série de délinquants psychopathes, détachés de toute réalité, s’exercent au meurtre en série, comme la célèbre Hammerbande qui a frappé, entre autres, à Budapest lors de l’arrestation d’Ilaria Salis (1), est un fait qui ne disparaîtra pas de lui-même, et quiconque affecte de s’en désintresser, le minimise voire justifie aujourd’hui, est complice du futur sang versé, qu’il en soit conscient ou non. Même si ensuite, comme toujours, il s’en lavera évidemment les mains. L’expérience de la bourgeoisie illuminée et possédée qui a fourni à la fois le salon, le carburant et la protection au terrorisme des années 1970, d’abord salué comme providentiel et ensuite justifié en le présentant comme une forme de défense impétueuse ou juvénile, a visiblement peu servi. Ils n’ont pas eu honte alors et ne l’auront pas maintenant. C’est une question de nature : certains sont abjects par vocation.

(1) Ilaria Salis est une “antifa” italienne arrêtée dans un taxi à Budapest en février 2023 en compagnie de deux chefs allemands de la Hammerbande, munis de bâtons, marteaux et autres objets contondants, immédiatement après les agressions répétées commises à 10 contre un par leurs commandos contre neuf manifestants nationaux ciblés isolément, en marge d’un rassemblement patriotique annuel. Ceux-ci furent violemment frappés à la tête, aux bras ou poignardés, ce qui a conduit à des accusations de crimes de bande armée internationale et de tentatives multiples de meurtre contre Salis et ses collègues. Une grande partie de la gauche et des médiats italiens mènent aujourd’hui une campagne en faveur de la détenue.

NB Le HVA était la structure d’espionnage et sabotage à l’exterieur de la RDA (Allemagne communiste), dirigée par le tristement célèbre Markus Wolf.

Source cliquez ici

Note rédigée par Terre & peuple cliquez là :

Pour quiconque se concentre uniquement sur la situation de son pays il est difficile de saisir la délicatesse et le danger du moment actuel.

L’inquisition antifasciste (ou antinationale) a atteint des niveaux inconnus depuis des décennies. Non seulement les manifestations politiquement incorrectes sont interdites, mais même les commémorations.

La propagande médiatique affiche un danger fasciste complètement artificiel. Pendant ce temps, des bandes armées internationales s’organisent et attaquent. En nous limitant à ce qui a été officiellement établi lors des procès, il y a eu 18 tentatives d'assassinat en Allemagne et 9 en Hongrie par des antifa. Les prévenus sont incompatibles avec la prison selon les juges allemands. En Grèce, des anarchistes ont été arrêtés après des attentats à la bombe - faisant des victimes - et, bien qu'ils aient été trouvés en possession des minuteurs, ils ont été relâchés faute de preuves suffisantes.

Il semble que nous revivions la naissance de la stratégie de tension des années 70 en Italie, mais à l'échelle européenne. Ajoutez à cela que la guerre à Gaza radicalise certaines minorités islamistes et qu’elles reçoivent des armes de puissances amies et de mafias qui exploitent la guerre en Ukraine. Il faut en être conscient et être vigilant.

Avez-vous lu le dernier essai de Gabriele Adinolfi ?

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mardi, 23 janvier 2024

Vendredi 26 janvier, de 17 h à 19 h, Gabriele Adinolfi dédicacera son nouveau livre "Le défi au futur" à la Nouvelle Librairie à Paris

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La Nouvelle Librairie

11, rue de Médicis 75006 Paris

En savoir plus sur le livre cliquez ici

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mardi, 16 janvier 2024

Le Paradigme de Méduse - De l'angoisse des antifa, obsédés par le Présent

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Gabriele Adinolfi

Pour critiquer le gouvernement italien, la compagnie antifa a transformé la célébration de cette année à Acca Larentia (rue où le 7 janvier 1978, deux jeunes du MSI furent assassinés à la mitraillette par un commando rouge et un tiers fut abattu d’un coup de revolver par un officier de Carabinieri) en un événement national qui a été relayé par la presse internationale. Sans aucun doute, l’instrumentalisation est évidente, étant donné que les commémorations pour les victimes des années de plomb se répètent année après année, quelle que soit la mairie ou le gouvernement en place, y compris les plus à gauche.
Cependant, la machination s’avère techniquement inefficace, car si le gouvernement a affirmé sa discontinuité avec le Ventennio, il a également rendu hommage aux victimes des années soixante-dix, assassinées par la haine antifa, dès le discours d’investiture du Premier ministre, Giorgia Meloni. Ainsi, pour le moment, l’attaque désordonnée s’est retournée contre ses auteurs, parce que la réponse a été : vous vous indignez puisqu'on continue à commémorer les victimes et non pas parce que leurs assassins n’ont jamais été poursuivis ?

Ceci concerne l’escarmouche tactique, mais il y a plus, beaucoup plus.
Tout d’abord, le trouble, l’indignation, l’inquiétude et même la peur de ceux qui, endoctrinés en tant qu’antifascistes, se rendent compte qu’aucune loi n’a balayé les liens qui se révèlent stupéfiants de leur continuité.
La clique qui tente de secouer la majorité avec le “danger fasciste” a réussi à

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vendredi, 21 octobre 2022

Gabriele Adinolfi : être actif et s’organiser pour lutter contre l’idéologie woke.

Discours de Gabriele Adinolfi, fondateur de l’Institut Polaris et des Lansquenets d’Europe, sur l’importance d’être actif et de s’organiser pour lutter contre l’idéologie woke, lors de la 14ème journée de Synthèse Nationale.

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lundi, 26 septembre 2022

DIMANCHE 16 OCTOBRE, GABRIELE ADINOLFI INTERVIENDRA LORS DU RENDEZ-VOUS BLEU-BLANC-ROUGE DE SYNTHÈSE NATIONALE À RUNGIS (94)

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mardi, 06 septembre 2022

Un modeste hommage à Jack Marchal

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Gabriele Adinolfi
 
Jack, comme Kerouac
 
Je l'avais renommé Peter Pan quand, il y a cinq ans, lors d'un concert à Rome dans lequel, peut-être pour la dernière fois, avait également joué Junio ​​​​Guariento, j'ai découvert que cet elfe éternellement jeune avait déjà soixante-dix ans. Il apprécia.
Jack Marchal a été immortalisé en tant que dessinateur du Rat Noir, le "rat des égouts" qui a pris sa revanche joyeuse et moqueuse et qui a ensuite trouvé asile en Italie dans La Voce della fogna.
Il fut même, sinon avant tout, un musicien de talent pendant un bon demi-siècle, toujours prêt à se renouveler et très attentif à l'actualité générationnelle, avec qui il interagissait toujours.
 
Il a été un militant convaincu depuis 1967, quand la marée montante du trotskysme et du maoïsme était sur le point d'inonder les écoles et les universités.
À l'époque, Jack était orienté à gauche, ne tolérant pas le conformisme et même certains thèmes patriotiques.
La dernière fois que je l'ai rencontré, c'est-à-dire l'été dernier, il souvenait d'avoir été hostile à l'Algérie française au nom de l'autodétermination des peuples. Ce n'est pas si absurde, car à l'époque le sentiment était partagé même dans des cercles surprenants. Jean Mabire pensait pareil, mais il fit sa guerre d'Algérie parce que - disait-il - les copains d'abord.
 
Jack était avant tout un libertaire et c'est pourquoi il était farouchement opposé au nouveau conformisme oppressif de la gauche. Et il se retrouva - en tant qu'anarchiste - à l'extrême droite : Occident, Gud et Parti des Forces Nouvelles.
Ceux qui n'ont pas vécu ces années ne sont probablement pas capables de comprendre, aussi parce qu'ils s'orientent par des modèles abstraits et des partis pris. Le fait est qu'alors les libertaires, les autonomes, les indépendants, c'était nous.
Peut-être n'a-t-on jamais autant respiré la liberté dans tout son sens et dans toutes ses nuances que ceux qui se sont alors rangés du côté de l'Autre '68. J'avais 14 ans, il en avait 20.
Mon anarchisme était probablement plus hiérarchique que le sien, mais cela se résume à des nuances, car je ne me souviens jamais d'un mauvais choix de la part de Jack. Ni au moment de la folle scission mégrétiste contre Jean-Marie Le Pen, ni ces derniers temps.
 
Il vivait dans le nord de la France et ne venait pas souvent à Paris. La dernière fois que je l'ai vu, il s'est présenté à l'improviste à un dîner qu'on avait organisé dans un restaurant de la capitale fin juillet 2021. Comme c'était le sujet du moment, il s'est présenté en déclarant à tout le monde : « Je ne vais pas voter pour Zemmour ». Je l'aurais bien serré dans mes bras, mais ce n'était certainement pas la première fois que j'avais cette tentation. Je ne veux ennuyer personne avec des détails, mais qu'il s'agisse de Front National, de Campi Hobbit ou de choix politiques de mouvements de droite radicale, sans s'être concerté auparavant, nous pensions de la même manière. Impressionnant !
Comme je l'ai déjà dit, avec une approche un peu différente, beaucoup plus individuelle et insouciante que la mienne, celle de Peter Pan qui, peut-être plus que quiconque, a représenté l'air du temps de la plus belle aube de notre On the Road. Ceux qui n'ont pas vécu ne sauront jamais ce qu'ils ont raté !
Je parle en sérieux.
Merci Jack, chante encore avec nous ! Ce fut un privilège de t'avoir connu et d'avoir été si bien en symbiose tous les deux.

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mardi, 09 août 2022

Gabriele Adinolfi invité de TV Libertés

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mercredi, 02 mars 2022

UKRAINE/RUSSIE : LA RÉACTION DE GABRIELE ADINOLFI

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Gabriele Adinolfi

Président de l'Institut Polaris (Rome)

L’invasion de l’Ukraine pousse l’Europe à s’armer et à négocier de manière autonome par rapport à l’OTAN, s’imaginant enfin comme une puissance.

Cela aurait pu se faire avec Poutine, cela se fera à cause de Poutine, mais cela permettra peut-être à Poutine lui-même de sortir du piège dans lequel il est tombé.

Si tout cela se produit, l’Europe devra être investie dans une révolution existentielle et créative et se donner une vision stratégique qui la libère de la domination américaine.

Source Vox NR cliquez là

 

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dimanche, 28 mars 2021

Mardi 30 mars : conférence sur la Commune de Paris avec l'Académie Europe de Gabriele Adinolfi

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Mardi 30 mars à 18 h cliquez ici

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dimanche, 28 février 2021

Gabriele Adinolfi analyse la situation italienne

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Gabriele Adinolfi 

Pour le site Stratégika cliquez ici

Pourquoi le choix de la Ligue devrait-il être perçu comme une trahison ? Telle est la perception de ce qu’on appelle en sociologie les sous-cultures. Dans la communication moderne, des ghettos sociaux sont créés et à l’intérieur de ces ghettos sociaux certains utilisateurs s’influencent mutuellement, transformant la réalité des partis et des politiciens (Salvini, Trump, Poutine, Orban) à leur guise. Ils rejettent tout ce qui contredit leur vision et soulignent ce qui leur tient à cœur. Ils pensent ainsi que le succès de ces partis ou de ces politiciens est dû aux raisons que les utilisateurs des ghettos sociaux considèrent comme fondamentales et, quand la réalité fait tomber leur illusion, ils croient que les électeurs ont été trahis et qu’ils se retourneront contre les traîtres. Mais cela ne réside que dans la fausse perception de la réalité par les ghettos sociaux.

La Ligue, l’euro et l’Europe

La bataille de Salvini pour la sortie de l’euro a duré un an, de 2016 à 2017. Compte tenu de la façon dont cette ligne avait pénalisé Marine Le Pen à l’élection présidentielle, Salvini l’a brutalement abandonnée.

Il faut dire aussi que cette campagne démagogique a été lancée par une Ligue qui était à son plus bas résultat historique (4%), alors qu’elle était marginale et pouvait se permettre de dire ce qu’elle voulait.

Cependant, la Ligue est revenue pour gouverner les régions productives italiennes, pour représenter les industries, le tourisme, le commerce et là, si quelqu’un propose de quitter l’Euro, ils appellent directement une clinique psychiatrique.

Les ghettos sociaux n’ont pas compris cela car il y a encore trois ou quatre représentants de la Ligue qui jouent le no euro et les anti-allemands et, comme d’habitude, les utilisateurs sociaux confondent ceux qui viennent pêcher dans leur environnement avec l’ensemble du mouvement qui lui n’est pas du tout sur ces positions.

Il faut dire aussi que le souverainisme est suivie de près par les loges anglaises; loges qui veulent la faiblesse italienne et européenne, et donc soutiennent les lignes anti-euro.

Le personnage principal du parti de la City et de la Bourse proche de la Lega est Paolo Savona, qui fut l’un des architectes de la séparation entre la Banque d’Italie et le Trésor et l’un des porte-étendards des privatisations. Sa tâche n’est pas de nous sortir de l’euro, mais de saboter la puissance économique européenne. La pieuvre britannique du souverainisme en soutien au dollar et à la livre n’est pas dans la Ligue, elle opère à l’extérieur (Paragone, Giubilei, Fusaro). Au sein de la Ligue, le plus grand critique de l’euro et de l’Europe est Alberto Bagnai, l’homme qui célèbre publiquement le bombardement de Dresde. À un niveau beaucoup plus bas de la hiérarchie, il y a Borghi et Rinaldi, dont l’impact dans la Ligue et sur l’électorat de la Ligue est insignifiant mais qui sont imaginés par les ghettos sociaux comme dirigeants de la Ligue.

Draghi et les Italiens

Draghi a obtenu 86% des voix au Sénat et 89% des voix au Parlement.

Le consensus des Italiens pour Draghi est inférieur à celui exprimé par les partis, mais il est juste légèrement inférieur, car il approche des 80%.

Draghi est considéré comme l’homme qui a réussi à vaincre la ligne d’austérité de la Banque centrale et à aider l’économie italienne. Les Italiens qui continuent à être appelés eurosceptiques à l’étranger ne sont pas du tout eurosceptiques. Il est nécessaire de comprendre la mentalité italienne et l’expression comique de la politique.

En Italie, par tradition, l’État est quelque chose d’étranger à la vie quotidienne: on le maudit en payant des impôts mais on l’invoque pour l’aide économique et l’emploi.

C’est comme si vous aviez affaire à un grand-père qui se considère riche et de qui vous espérez obtenir quelque chose mais que vous êtes très réticent à rester auprès de lui.

Les chrétiens-démocrates avaient une majorité ininterrompue pendant cinquante ans, mais rencontrer alors quelqu’un qui prétendait voter pour DC était plus rare que de trouver un trèfle à quatre feuilles. Avec une mentalité syndicale, les Italiens ont tendance à critiquer ce qu’ils votent réellement, mais parce qu’ils croient qu’en faisant cela, leur soutien semblera décisif et qu’ils pourront exiger et obtenir plus de leur seigneur.

La relation avec l’UE de la part des Italiens est exactement la même. C’est un européanisme passif.

Depuis que Merkel a forcé les Européens à aider à restaurer l’économie italienne, les Italiens se font des illusions sur le fait qu’ils peuvent se remettre sur les épaules des autres et pensent que Draghi a l’autorité nécessaire pour que cela se produise à un coût limité.

Considérant aussi à quel point les deux gouvernements présidés par Conte se sont révélés amateurs, le consensus pour Draghi n’est inférieur, dans l’histoire italienne, qu’à celui de Mussolini.

L’Italie et la comédie

Chaque peuple a ses comédies et la démocratie est la comédie par excellence.

Aucune comédie n’est sérieuse. Mais les comédies sont différentes d’un pays à l’autre. En France, la tendance est à la vantardise, en Italie à être cabotin.

Le fanfaron doit respecter autant que possible le rôle qu’il joue, l’istrion change de rôle sans avoir de problèmes et joue un autre rôle à la seconde.

L’improbable unité italienne derrière Draghi est incompréhensible ailleurs. Salvini qui rencontre les dirigeants du Parti démocrate et qui s’apprête à gouverner avec eux. Salvini parlant avec le ministre de l’Intérieur qui a pris sa place contre lui et trace une ligne commune, Borghi inventant que Draghi est un “souverainiste”, sont des singeries qui ne seraient possibles nulle part ailleurs dans le monde mais qui en Italie sont très normales, comme les films de Sordi et Gassman l’enseignent.

La Ligue et Draghi

On ne sait pas exactement ce que Draghi essaiera de faire ni s’il réussira. J’espère pour ma part que cela échouera pour une raison simple : je crois qu’il faut maintenant la catastrophe la plus noire et la plus violente en Italie pour qu’il se produise un effet de choc qui puisse, peut-être, faire exister les vertus italiques chez quelqu’un parce qu’aujourd’hui l’Italie est, collectivement, une immense bouffonnade.

En tout cas, pour imaginer ce que Draghi tentera de faire, il faut abandonner tous les clichés en cours dans les ghettos sociaux. Draghi ne veut pas «liquider» l’Italie pour un méchant patron allemand ou français et ne veut pas la mettre en faillite. Au contraire, il veut rationaliser les dépenses, contrôler les revenus et relancer la production. Ce qui n’est pas du tout contraire à la soi-disant grande réinitialisation de Davos car, si vous lisez leurs documents préliminaires, ils sont préoccupés par la santé des entreprises productives; pour la simple raison que quiconque se nourrit du sang des autres, quand il meurt, doit lui donner des transfusions robustes.

Draghi n’est pas encore au travail mais certaines données s’éclaircissent. Le poids politique de la droite, et en particulier de Berlusconi, est très fort. Draghi veut se lancer dans un bras de fer avec l’État profond parasite italien et le choix de Brunetta comme ministre de l’administration publique le confirme. Trois ministères sont allés à la Ligue, dont deux revêtent une importance stratégique et pour l’économie et pour l’électorat de ce parti. Il s’agit du ministère du Tourisme, qui va à Massimo Garvaglia et du ministère du Développement économique qui va à Giancarlo Giorgetti, qui a grandi au MSI (note Strategika : Mouvement Social Italien, droite nationale post-fasciste).

Qu’elle gagne ou qu’elle perde, la Ligue a donc toutes les références pour bien jouer son jeu. Si ce match réussissait, la Ligue triompherait. Et si le jeu échoue ? Il ne se passerait pas grand-chose : elle jouerait ensuite un autre match. Le transformisme politique italien et la mentalité avec laquelle la comédie est vécue chez nous permettront tout autre nouveau saut périlleux. N’oublions pas que la Ligue a été à tour de rôle sécessionniste, autonomiste, souverainiste et européiste et que, changeant de masque, elle est toujours restée en selle. Tout simplement parce que elle est l’expression de territoires productifs et de classes sociales pénalisées par l’État profond et la bureaucratie. Par conséquent, elle risque peu ou rien dans son nouvel investissement.

Gabriele Adinolfi est un théoricien politique italien. Il a dirigé la rédaction du journal Orion et lancé divers projets médiatiques et métapolitiques comme le site d’information NoReporter ou le think tank Centro Studi Polaris. Il a aussi parrainé en Italie les occupations illégales d’immeubles abandonnés à destination des familles italiennes démunies, occupations dont la plus connue est la Casapound (dont le nom fait référence à l’écrivain Ezra Pound) et qui est aujourd’hui un mouvement politique national. A partir de 2013 il anime un think tank basé à Bruxelles, EurHope. Les activités de Eurhope et de Polaris aboutissent au projet de l’Académie Europe (2020) qui relie des intellectuels, des activistes et des entrepreneurs de plusieurs pays. Le but de cette initiative est de créer une élite politique et entrepreneuriale apte à influer sur la politique européenne à l’échelle continentale. Dans le cadre de cette Académie Europe, il donne un cours de méthodologie politique en français tous les jeudis à 18h. Cours accessible en ligne ici.

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lundi, 31 août 2020

Mardi 1er septembre : reprise des activités de l'Académie Europe

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mardi, 16 juin 2020

La fidélité est plus forte que la pandémie

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La réouverture des frontières nous invite à maintenir la rencontre des Lansquenets d'Europe du 23 au 26 juillet en Provence.

Ils nous ont garanti les conditions d'hygiène et de respect des précautions nécessaires, c'est pourquoi nous pouvons être rassurés. 

Le programme détaillé vous sera communiqué ultérieurement. En tout cas ce sera une rencontre entre différentes nationalités européennes, un moment de plaisir, de loisir, d'étude et d'organisation, comme d'habitude et encore mieux. Inscrivez-vous dès maintenant via l'adresse mail association.artemis@gmail.com

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mercredi, 13 mai 2020

Jeudi 14 mai : un nouveau RDV avec l'académie Europe

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VINCENT CHAPIN a écrit des livres et des contributions dans la ligne de l’Internationale situationniste et l’analyse de la communication ainsi que sur la philosophie traditionnelle. En particulier : Le 11 Septembre comme Construction d’un Évènement (En Collectif) ; La Lutte contre les Discriminations comme Dispositif de Domination (2006) La Voie du Guerrier – Julius Evola dans la Lutte Initiale (Avatar, 2009).

La pandémie actuelle est, pour lui, l’occasion d’écrire un court ouvrage condensant ses thèmes de travail : LE PRINTEMPS NOIR DE 2020, OU LE KRACH DU SYSTÈME SPECTACULAIRE.

La problématique de ce livre est de montrer que 2020 est une crise aussi profonde que celle de 1929 concernant l’économie, ou que les deux guerres mondiales concernant la politique : mais cette fois la crise provient de l’inflation du système informationnel, ayant formé l’analogue informationnel d’une bulle financière, et ne se comprend dans toutes ses dimensions qu’ainsi. La crise est par principe catastrophe et opportunité. Cette crise marque sans doute la fin de la période du « monde libre » né après 1945, comme la chute du mur de Berlin avait marqué la fin du monde communiste. Elle nous montre le retour de propensions historiques écartées depuis presque un siècle.

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dimanche, 03 mai 2020

LUNDI 4 MAI, JEAN-GILLES MALLIARAKIS INVITÉ DE L'ACADÉMIE EUROPE

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lundi, 27 avril 2020

RAPPEL : ce lundi 27 avril, Philippe Randa invité de Gabriele Adinolfi à l'Académie Europe

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jeudi, 23 avril 2020

Troisième RDV avec l'Académie Europe : Gabriele Adinolfi reçoit Robert Steuckers

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lundi, 20 avril 2020

LUNDI 20 AVRIL À 18 H : RDV AVEC L'ACADÉMIE EUROPE

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jeudi, 16 avril 2020

Ce jeudi 16 avril à 18 h : en direct avec l'Académie Europe

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mardi, 31 mars 2020

Gabriele Adinolfi vous donne rendez-vous sur le net jeudi prochain

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Notre ami Gabriele Adinolfi convie les Lansquenets d'Europe et son Centre d'Etudes Polaris, en ces jours de confinement, à rester en contact, à échanger des points de vue, à mener des analyses et divulguer des informations et à approfondir leur formation via le web.

Pour se faire, chaque semaine, il organise deux sessions en italien, une en français et une en espagnol. Il y en aura également une en anglais prochainement. La session en français a lieu tous les jeudis à 18 h.

La prochaine aura pour thème : Souveraineté et pouvoir. Qui devrait être souverain, de quoi et pourquoi ?

Participer est très simple, même pour un troglodyte informatiqueCe jeudi, quelques instants avant 18 heures, entrez simplement le code suivant sur le web (depuis un ordinateur ou un smartphone) : 

meet.google.com/ypz-tiah-spg

Un écran s'affiche.

À ce stade, il faut consentir à l'utilisation du microphone et de la caméra vidéo, en cliquant en haut au centre, puis il faut acceder à la conf en tapant sur le bouton à droite, à mi-hauteur.

Si votre système ne les traduit pas automatiquement les commandes apparaissent en italien mais sont élémentaires. "Consenti" = autorisez et "partecipa" = participez.

Dernière chose importante : désactivez le microphone, vous ne l'activerez que si vous devez intervenir.  Pour poser les questions on chatte.

Le système a déjà été testé en France la semaine dernière. Impossible de ne pas pouvoir entrer

À jeudi à 18 h.

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