dimanche, 18 novembre 2012

Revue de presse : J’ai failli avoir peur de Caroline Fourest...

24ec62c3705f165c45cada17f039cf3b.jpegNicolas Gauthier

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Ce qu’il y a de bien avec ces Français qui ne manifestent jamais, c’est que, lorsqu’ils le font, on voit bien qu’ils débutent dans le métier. D’où une organisation aussi foutraque que sympathique. Du coup, ça piétine deux heures durant avant de faire un petit premier pas qu’on voudrait, en l’occurrence, grand pour l’humanité durable.

 

Un cliché médiatique veut que les manifs soient immanquablement « bon enfant », tout ça parce que quatre crétins bigarrés tapent avec des gamelles sur des bidons. Là, pour le coup, l’expression vaut. D’autant plus bon enfant, qu’il y a là plein d’enfants, de mamans et de papas. Sans compter des homosexuels n’ayant pas la moindre envie de devenir papas. Bref, une France qu’on n’a pas l’habitude de voir arpenter le pavé.

 

En revanche, grand moment de frayeur : la contre-manifestation organisée par Caroline Fourest, sorte de bonne sœur en civil qui officie dans Le Monde. Bel effet de masse. Ils sont six en tout. Le souci, c’est que chez les près de cent mille personnes qui défilent, personne ne sait qui est Caroline Fourest.

 

Sur le chemin du retour, France Info dans la bagnole. On apprend que nous avons été nombreux dans le cortège. Sans blague ? Puis, l’entretien. Pas les organisateurs du collectif ni les manifestants bien sûr, mais un zozo, président de l’association LBGT (lesbiennes, bisexuels, gays et transsexuels), qui nous tient le crachoir d’interminables minutes durant pour nous assurer que cette marche était teintée « d’homophobie ». Une telle manipulation sur une radio associative émettant d’un squat, pourquoi pas, l’aveuglement idéologique ayant parfois des vertus hallucinogènes. Mais sur une des radios phares du service public, on se pince. En fait, même pas. Car si, pour Serge Reggiani, « les loups sont entrés dans Paris », on peut lui répondre en échos que les cafards sont dans la place. Et même aux meilleures places.

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