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lundi, 17 juin 2013

Violences politiques : Hollande, le pompier pyromane ?

84a5cc8eb0681dcfca827324151dccaa.jpegEric Miné

Boulevard Voltaire cliquez ici

Ce qu’il y a de bien, dans la France hollandaise, c’est que, si le show y est aussi permanent qu’avec celle de Sarkozy, au moins est-il moins flashy, plus sépia.

Photos jaunies et bande-son des années 30, Jean-Marc Ayrault, verbe haut et poigne à l’avenant, nous refait le coup des ligues factieuses et de la République en péril. Dissolution des JNR, de Troisième voie et, pourquoi pas, de l’extrême droite tout entière : le « fascisme » n’a plus qu’à numéroter ses abattis.

Car, chacun le sait, la violence, c’est le fascisme, cela nous est rabâché à longueur d’antenne dans le grand spectacle médiatico-politique qui tient lieu aujourd’hui d’actualités. La mort du jeune Méric ne pouvait pas mieux tomber pour ces virtuoses de l’illusionnisme.

Qu’importe qu’aujourd’hui l’on sache que, dans la rixe fatale invoquée, il n’y eut pas intention de tuer. Au contraire de la tentative d’assassinat au cutter d’un militaire à La Défense par un islamiste – acte prémédité, celui-là -, et autrement plus préoccupant pour la société française.

Qu’importe aussi que la vraie violence s’exerce au quotidien contre nos compatriotes, telle la mort, le 4 juin dernier à Châlons-en-Champagne, d’un élève ingénieur tué à coups de poing pour une cigarette. Meurtre odieux et si tristement banal de nos jours, complètement passé sous silence.

Peu chaut d’ailleurs à ces arbitres de la pensée correcte que vous croyiez ou non l’antienne, plus la ficelle sera grosse, mieux ce sera. Car, derrière ces grotesques tartarinades, se profile l’insidieuse manipulation politicienne amorcée avec le « mariage pour tous ».

Bien loin de l’apaisement revendiqué, la multiplication des conflits, la stratégie de la tension permanente, les dérapages brutaux, voilà la combine pour « tailler en pièces », non pas un fascisme opportunément ressuscité, mais la droite parlementaire. Cette prétendue droite à l’inculture politique crasse, qui s’empêtre à la moindre insinuation de collusion avec le Diable, que l’on fait lever comme un seul homme à la mémoire d’un gauchiste et que l’on traite impunément d’indigne dès qu’elle bredouille quelque parenté de l’extrême gauche avec la violence. Dans notre système bipolaire, c’est cette droite qui est perçue comme l’obstacle à la réélection de Hollande en 2017.

Le mariage gay avait dégagé la voie ; l’instrumentalisation de l’antifascisme et bientôt le vote des étrangers achèveront l’implosion de l’UMP au profit du Front national. Tel est le calcul de nos finauds prestidigitateurs.

Ce ne sont pas les JNR, que monsieur Ayrault veut dissoudre, c’est l’UMP.

Et au vu des piteuses circonvolutions de cette formation, la martingale a tout d’une pioche gagnante. Face au FN en 2017, les élections seront verrouillées, pense-t-on. Mais si l’escamotage tournait au vinaigre ? À jouer avec le feu…

 

Koh Chang la victoire perdue.jpgEric Miné dédicacera ses livres samedi prochain 22 juin, de 15 h à 18 h, à la Librairie Notre-Dame de France, 21 rue Monge à Paris (Ve).

19:41 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Manuel Valls : un dîner de cons à Marseille !

892036685.jpgYves Darchicourt

Décidément les ministres de la Ripoublique ne brillent pas par leur courage ! Après la Taubira qui se défile piteusement avant un débat programmé en direct sur France 2 avec un représentant de l'Institut pour la Justice qui entendait démontrer l'échec et la dangerosité de sa politique de laxisme judiciaire, c'est son compère Manuel Valls qui n'ose pas se risquer dans un "quartier" de Marseille.

Le gandin devait participer à un tournage de "Viens dîner dans ma cité", un magazine "sociétal" de la redevancielle France4 - programmé demain 17 juin - concocté par le duo Djamel Bensalah/Ali Rebeihi et tout acquis aux délices de la France plurielle. Le gazier devait être l'invité "surprise" d'une famille représentative de la population de la Coyolle dans les sympathiques et tropicaux quartiers sud de Marseille. Et puis changement de scénario à la demande du héros du Trocadéro et des Champs Elysées ! On ne sait pas si c'est la perspective -insupportable pour un petit bobo socialiste- de devoir partager la semoule, les pois chiches et le mouton dans une ambiance olfactive de fumet de capriné ou plutôt la quasi certitude d'être très vite entouré d'une foultitude de "jeunes" débordant d'enthousiasme à l'idée de se faire un ministre et sa cohorte de keufs inconsidérément engagés en zone interdite, toujours est-il que le Tartarin a préféré écouter les conseils angoissés de la Préfecture de Marseille et donner sa représentation dans un quartier "moins populaire" mais beaucoup plus facile à sécuriser. L'enregistrement s'est donc très boboesquement déroulé au "Ventre de l'Architecte", un restaurant situé dans un immeuble huppé de la Cité Radieuse : carpaccio de saint-jacques et loup grillé pour le pétochard petit précieux et quelques figures soigneusement choisies du Massalia revisité façon mosaïque... un dîner de cons en quelque sorte ne manqueront pas de sussurer des mal pensants.

En tous les cas, le télespectateur gaulois ne perdra rien à ne pas suivre ce qui n'est qu'un bourrage de crâne emblèmatique des productions de cette  télévision publique mondialisante dont les Grecs ont la chance immense d'être pour le moment débarrassés.

15:42 Publié dans Les articles de Yves Darchicourt | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |