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mercredi, 19 juin 2013

Retraites : haro sur ces dindons des classes moyennes !

Christian Vanneste

Boulevard Voltaire

Revoilà la question des retraites. Le gouvernement rose-vert va donc devoir procéder à une réforme qu’il n’avait nullement annoncée. Il va justifier ce revirement par la crise et le creusement de déficits que son prédécesseur n’avait pas anticipé.

Mais le devin plombier hollandais possède une boîte à outils magique d’où il va sortir un assortiment de solutions conformes à la devise Shadok : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » Il y aura d’abord, comme d’habitude, des prélèvements supplémentaires, comme une hausse du taux de CSG pour les retraités aisés. Entre seuils et plafonds qui multiplient opacité et inégalité, les retraités qui auront le mieux préparé leur départ de la vie active seront conviés à faire preuve de solidarité.

De même, pour ceux qui, par le nombre de leurs enfants, auront contribué aux cotisations d’aujourd’hui. Pourra s’y ajouter une hausse des cotisations salariales et patronales. Côté dépenses, les pensions, notamment pour les retraités aisés, augmenteront moins que l’inflation. Si l’âge légal du départ en retraite ne sera pas modifié, la durée de cotisation pourra croître jusqu’à 44 ans pour la génération née en 1966 qui ne prendra sa retraite qu’en 2028.

Ce bouquet n’embaume pas, il enfume : il évite les sujets qui fâchent, notamment ceux qui peuvent mettre le gouvernement en difficulté, comme l’âge légal, qui ne sera plus qu’un vestige symbolique, une borne témoin que l’immense majorité des travailleurs du privé observera en passant.

De même, il n’est nullement question d’aligner le calcul des pensions du public sur celles du privé ni de mettre fin aux privilèges exorbitants de certains régimes spéciaux. La hausse des cotisations comme la baisse des prestations porteront atteinte à la compétitivité et à la consommation, voire à l’épargne, c’est-à-dire aux moteurs de l’économie pour combler les conséquences de la mauvaise gestion publique : dans un pays structurellement socialiste, quoi d’étonnant ?

Les dindons des classes moyennes iront rejoindre les pigeons et les poussins dans la grande foule des plumés. Comment espérer faire partager le goût de l’effort et de la réussite à un peuple auquel on répète chaque jour que la richesse ou même l’aisance sont des péchés qu’il faut se faire pardonner ?

La solution courageuse existe. Elle a été mise en œuvre en Suède avec les « comptes notionnels »… en 1998 ! Elle repose sur l’égalité, sur la liberté (tiens ?) et sur la simplicité. Il n’y a plus de statut de la fonction publique. Tous les Suédois peuvent prendre leur retraite à 61 ans. Ils font alors leur choix en fonction de leur situation familiale et professionnelle, en se basant sur le nombre de points accumulés durant leurs années de travail. Ces points varient selon deux indices : le salaire moyen et l’espérance de vie. C’est un système fondé très majoritairement sur la répartition (7/8) qui permet à chacun de prendre sa décision en toute transparence et à l’ensemble de s’adapter automatiquement à la conjoncture.

Lors du débat de 2010, c’est la solution que j’avais préconisée, en y ajoutant une variable, celle d’un troisième indice, selon l’espérance de vie par profession, afin de tenir compte de la pénibilité.

La Suède, pays où les sociaux-démocrates et les libéraux ont alterné au pouvoir, a eu le courage de procéder à une réforme structurelle décisive, soutenue par les uns comme par les autres. Que la France n’en soit pas capable et que nos gouvernants demandent toujours plus aux Français sans savoir où ils vont n’est ni glorieux ni rassurant.

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Ce soir, sur Radio Courtoisie

imagesCAPPGKEA.jpgMercredi 19 juin, Libre journal de la résistance française annimé par Martial Bild (19 h 00) sur Radio Courtoisie avec Serge Ayoub, dirigeant de Troisième voie, menacé de dissolution par le gouvernement, et Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale et co-fondateur du Comité pour les libertés publiques.

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Pour les Chinois, la France, c’est le Far West !

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Eric Miné

Boulevard Voltaire

En France, les Chinois ne sont pas à la fête. Agressions dès leur sortie de Roissy par des bandes qui les délestent de leurs espèces, vols en plein Paris de leurs achats par des gangs de « mendiants-quêteurs », carottages de monnaie au Louvre, rackets aux distributeurs de billets, le tout sur fond d’attaques de cars où des émeutiers fracturent les coffres à bagages devant les caméras : bienvenue au nouveau Far West !

Et quand ils viennent pour leurs études, c’est maintenant la peur au ventre qu’ils se barricaderont dans leurs logements, dans la crainte de les voir finir en autant de forts Alamo.

Car, dernier en date, l’assaut d’ivrognes en goguette contre la résidence bordelaise d’étudiants chinois en œnologie risque de ne pas passer inaperçu à Pékin. Parmi les victimes molestées se trouve en effet la fille d’un haut dignitaire, gravement blessée au visage. Ça sent le roussi pour nos Airbus. Manuel Valls ne s’y est pas trompé, qui s’est empressé de hurler à une odieuse provocation raciste.

C’est que, dans le pays des droits de l’homme, devant les parfums de luxe et autres châteaux de la Loire, le « vivre ensemble » harmonieux tient de l’incantation promotionnelle auprès d’un empire du Milieu si peu regardant chez nous de ses devises sonnantes et trébuchantes.

Faudrait voir quand même à ce que nos chers mécènes bridés ne se dessillent trop sur le sujet. Sait-on jamais, ils pourraient délaisser les devantures clinquantes de nos boutiques.

Le Comité Colbert, prestigieuse association des industries du luxe, s’est ému du risque, réclamant vertement au préfet de police de bien vouloir s’occuper un peu de la sécurité de la capitale. Car l’attractivité de notre beau pays pour les riches touristes venus d’Asie s’attiédit bel et bien. On leur flanquerait même franchement la pétoche.

Peut-être aussi pourrait-on toucher un mot de notre diversité apaisée du côté de Belleville. Là où la communauté asiatique manifeste régulièrement contre l’insécurité. Il est vrai qu’elle compte quelques inconscients qui croient encore qu’on peut se promener impunément dans Paris une chaîne en or autour du cou et du liquide en poche.

Des cibles toutes désignées, donc, qui se rebellent régulièrement avec force banderoles et drapeaux français, croyant sans doute – les benêts -, que le rôle d’un État et de sa police est d’assurer la paix et la sûreté des honnêtes gens contre les voyous. Police qui, à défaut d’arrêter les agresseurs, se charge tout aussi assidûment de rappeler aux contestataires, interpellations à l’appui, les règles de la bienséance républicaine. Ces Asiatiques n’osent-ils pas dénoncer dans leurs défilés la « délinquance afro-maghrébine » qui les viserait ?

Vocabulaire à tout le moins archaïque pour stigmatiser une jeunesse socialement défavorisée qui se livre à quelques incivilités compensatrices. Mais, apparemment, tout le monde n’est pas rompu aux subtilités de la novlangue française. Médias et communiqués officiels des États concernés non plus d’ailleurs, qui ne se privent pas, eux, d’appeler un chat un chat dans leurs mises en garde réitérées à leurs ressortissants en mal de romantisme hexagonal.

Mais là, ça va être plus compliqué de leur donner des cours d’expression. C’est que, des rodéos quotidiens avec ce qu’il est convenu d’appeler des « jeunes », aux voyageurs de RER détroussés façon attaques de diligences, jusqu’aux feux de camp rituels de nos cités qu’aucun calumet de la paix ne vient jamais éteindre, ça commence à roustir sérieusement aux abords de la tour Eiffel. Et les signaux de fumée se voient maintenant jusqu’à Pékin.

 

POUR INFORMATION :

Koh Chang la victoire perdue.jpgEric Miné dédicacera ses livres samedi prochain 22 juin, de 15 h à 18 h, à la Librairie Notre-Dame de France, 21 rue Monge à Paris (Ve).

02:40 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le casse tête de la retraite

494898516.jpgLe billet de Patrick Parment

Ce gouvernement, après celui de l’autre guignol, va encore nous concocter une réforme des retraites de guingois. Il n’y a rien d’immoral à repousser l’âge de la retraite dans la mesure où nous vivons plus vieux et en meilleure santé. Aussi, plutôt que de payer des hordes de sexagénaires à ne rien foutre, autant qu’ils bossent. Ça éviterait les angoisses métaphysiques et ça remplirait les caisses de la sécu.

Toutefois, cela mérite quelques objections.

D’abord, il serait juste que tout le monde soit logé à la même enseigne et qu’on en finisse  avec les régimes spéciaux de la SNCF, de la RATP, d’EDF, de GDF et autres élus de la nation. Le temps de la grande pénibilité du travail est terminé. Sauf que tous ces mecs, dont certains payés à ne rien foutre (on en a tous des exemples), sont syndiqués et se fichent complètement de la notion de service public. Comme ils peuvent « enquiquiner » (mot faible) le maximum de gens sans risque de grandes représailles, le pouvoir politique baisse en général son froc devant leurs revendications. C’est ainsi que le gouvernement de M. Zérault se garde bien de toucher à leurs régimes spéciaux quand cela coûte 7,7 milliards € à la collectivité chaque année (non inclus la retraite des élus).

Nous ne sommes plus en 1945, seuls nos politiques ne s’en sont pas encore rendus compte.

L’autre objection est que notre système de santé se dégrade dangereusement. Et, il n’est pas dit que les futurs sexagénaires bénéficieront des mêmes qualités de soins qu’aujourd’hui. D’avoir repoussé l’âge de la retraite pourrait poser quelques problèmes.

L’autre grande objection est qu’il faudrait laisser les gens travailler au-delà de soixante ans. Aujourd’hui, on considère qu’à 50 ans, un homme n’est plus bon à rien. Et, comme on ne veut pas non de plus des jeunes de 20 ans avec ou sans expérience, c’est toute une frange de la population qui se retrouve au chômage. A l’exception, bien sûr, de nos hommes politiques qui se font réélire pour la plupart au delà des 50/60 ans, quand ce n’est pas 70 ans comme au Sénat, institution inutile s’il en est. Mais, c’est une autre histoire.

Enfin, je vois mal pourquoi on se prend la tête pour une histoire de retraite quand il suffirait de fixer un barème et permettre à chacun de la prendre quand bon lui semble. Il serait rémunéré en fonction du temps de travail effectué. Ce n’est pas plus compliqué et c’est, de surcroît, fort démocratique. Mais de quelle démocratie parle-t-on ?

02:31 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |