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vendredi, 22 décembre 2017

L'émission Synthèse de jeudi avec Franck Buleux

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CATALOGNE : RETOUR VERS LE FUTUR !

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Ca y est, c’est fait. Attendue, espérée, la clarification de la situation politique par les urnes en Catalogne a tourné au cauchemar au soir du jeudi 21 décembre 2017. La vox populi a offert à la Catalogne et à l’Espagne la pire des situations ! Si les partis hostiles à l’indépendance sont majoritaires en voix, près de 52 %, ils sont minoritaires en sièges au Parlement local de Barcelone. Une solution, provisoire, schizophrénique !

Examinons de plus près les résultats des uns et des autres. Les séparatistes, qui retrouvent quasiment leur dernier score avec 47,6 % des 82 % de votants, obtiennent 70 des 135 sièges du Parlement régional, soit deux de plus que la majorité absolue, mais deux de moins qu’en 2015. Ils posent un défi majeur à l’Espagne et affrontent, une fois de plus, Mr Mariano Rajoy, chef du gouvernement central de Madrid et administrateur, provisoire, de la Généralité. Au sein de cette coalition indépendantiste, les électeurs ont placé en tête avec 34 députés, la liste « Ensemble pour la Catalogne », celle justement de Carles Puigdement, le Président destitué qui vient d’être réélu député. « L’Etat espagnol a été vaincu. Rajoy et ses alliés ont perdu le plébiscite qu’ils cherchaient », a-t-il déclaré depuis Bruxelles où il est exilé.

Une opposition majoritaire en voix, minoritaire en sièges

Le camp unioniste est dispersé. Le Parti populaire du Premier ministre espagnol subit une « raclée » majeure en ne retrouvant que trois fauteuils de parlementaires sur les huit sortants. PODEM, « Catalogne en commun », le parti de la maire de Barcelone, la gauchiste Ada Colau, qui est favorable à un référendum d’autodétermination mais hostile à l’indépendance, a obtenu huit sièges. En revanche, le jeune parti CIUDADANOS emmené par la brune Ines Arrimadas , caracole en tête des opposants à la sécession avec 25 % des voix et 37 députés. Mais, même en ajoutant les sièges de tous ces mouvements, ils n’en cumulent que 57. C’est la quadrature du cercle….

Fracturée, la Catalogne sera difficilement gouvernable

Sur le papier, il y a une majorité. Conduite par qui ? Le leader sortant, Puigdemont, est toujours poursuivi pour «  rébellion, sédition et malversation de fonds publics » pour avoir organisé un référendum illégal. Son Vice-président issu de la gauche radicale, qui vient d’être comme lui réélu, est toujours sous les verrous. Il avait mené campagne depuis sa cellule grâce aux….tweets ! Au moment où ces lignes sont écrites, Rajoy et Puigdement, séparément bien sûr, vont s’exprimer. L’enjeu est énorme, et aucun des deux ne veut et ne peut perdre la face. Il n’y a plus, désormais, d’alternative : il faut, une fois pour toutes, trancher dans le vif. La seule solution réside désormais, selon nous, dans l’organisation légale d’un référendum constitutionnel sur, effectivement, oui ou non, la séparation de la Catalogne d’avec l’Espagne. Ceux qui ont joué avec le feu, qui bénéficient, encore, d’un injuste découpage électoral favorisant la province contre Barcelone, la ruralité contre les villes catalanes à l’exception de Gérone, fief de Puigdemont, en seront pour leurs frais : il n’y a pas, « aujourd’hui et maintenant », de majorité pour l’indépendance.

Les indépendantistes Corses comme ceux du FLNKS auraient tort de se réjouir prématurément

On sait que le dimanche 3 décembre, les électeurs corses ont voté majoritairement pour la liste coagulant autonomistes et indépendantistes, enfin ceux qui se sont déplacés, car un inscrit sur deux n’a pas voté ! Alors, Messieurs Siméoni et Talamoni, les deux Présidents sortants de l’exécutif et du « législatif » corses, peuvent bien pérorer, se réjouir, se congratuler, se féliciter de leur performance, « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». La seule satisfaction que l’on puisse ressentir à l’issue de ce scrutin marqué par un recul considérable du Front National qui, avec 3 % des suffrages, n’obtient aucun siège, - alors que sa Présidente avait été en tête lors de l’élection présidentielle du printemps dernier-, c’est que les institutions politico-administratives de la collectivité territoriale corse sont simplifiées. En effet, départements et région fusionnant, leurs compétences s’additionnent.

En Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre Edouard Philippe a fait la « tournée des popotes ». En 2018 , l’île et ses dépendances se prononceront sur leur maintien ou non au sein de la République française. Si la question était clairement posée, il ne fait aucun doute que les électeurs, toutes ethnies confondues, voteraient contre l’indépendance. Mais la question posée n’est pas encore rédigée et tout dépendra des options présentées au peuple géographiquement mêlé, des Canaques, des « caldoches », des Wallisiens et autres indonésiens. Dans les deux cas touchant la plus proche comme la plus éloignée de nos îles, l’intégrité de notre territoire est menacée. Nous ne ne pourrons pas plaire à tout le monde. Quand je dis « nous », ce sont les patriotes, ce sont les Français attaché à l’unité de leur pays, qu’il soit continental ou… « exotique ». Mais les réalités historiques comme géographiques nous commandent d’être pragmatiques.

On ne gouverne pas des îles comme la Seine-et-Marne ou le Loir-et-Cher ! Il y a dans ces zones aux caractères culturels bien trempés, parfois, opposés, des spécifiés dont il faut, nécessairement, tenir compte. Justement, l’autonomie, l’autogouvernement pour les questions qui ne relèvent pas du domaine régalien, offrent des solutions susceptibles de contenter tout le monde : ceux qui veulent que l’unité nationale soit respectée et, « en même temps » comme dirait Emmanuel Macron, ceux qui veulent «  de l’air » pour régler localement leurs affaires administratives, économiques et politiques. De plus, rien n’empêcherait, sous réserve de modification institutionnelle, que ces possessions insulaires puissent directement coopérer avec leurs voisins dans un dialogue régional fructueux : Cagliari n’est pas loin d’Ajaccio, Nouméa n’est pas très éloignée de Port Vila ! C’est tout le mal que l’on peut souhaiter à ces deux perles du collier français !

19:05 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 3 février à Ouistreham (14) avec Carl Lang :

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01:31 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L’hypocrisie antichrétienne avant Noël

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Alain Escada, Président de Civitas

A l’approche de Noël et de Pâques, il est fréquent que les antichrétiens de toutes sortes redoublent de provocations et d’offenses. Cette année ne fait pas exception.

Nous avons tous connaissance de l’énergie déployée par certains pour traquer les crèches de Noël. Aux ligues laïcistes et maçonniques s’ajoutent quelques zélés serviteurs de la république maçonnique tels que le préfet de l’Hérault qui a saisi les tribunaux pour expulser la crèche de Noël de la mairie de Béziers. Au nom de la “laïcité”, la simple vue du Divin Enfant-Jésus horripile les héritiers de la Révolution française. Mais les mêmes se bousculent pour participer aux fêtes de Hannoucah organisées autour de chandeliers géants juifs installés dans l’espace public. C’est la démonstration que c’est bien le Christ qui les dérange.

Notons aussi la sortie dans les kiosques en ce mois de décembre d’un magazine hors série d’une centaine de pages édité en commun par Marianne et L’Histoire. Son thème unique est inscrit en couverture : “Intégristes et fous de Dieu”. Sa sortie fait l’objet d’une promotion par voie de grandes affiches. J’ai le “privilège”, en tant que président de Civitas, d’y figurer en photo à côté de deux énergumènes symbolisant les intégrismes musulman et juif. Il m’importe peu d’être insulté pour ma volonté d’être fidèle au Christ. C’est plutôt un insigne honneur.

Mais il faut examiner plus attentivement le contenu de ce magazine pour prendre la mesure de l’antichristianisme qui en suinte.

D’emblée, tout est dit avec cette définition de l’intégrisme selon l’éditorialiste de ce magazine : “l’affirmation selon laquelle “le pouvoir spirituel” doit l’emporter sur “toute espèce de pouvoir terrestre”, comme l’affirmait le pape Boniface VIII dans sa bulle Unam Sanctam”.

Le reste est à l’avenant. Toute l’histoire de l’Eglise catholique avant le Concile Vatican II ne serait qu’illustration d’intégrisme. Le Syllabus de Pie IX ? Intégrisme, selon ce magazine. Et les plumitifs de cette revue de citer encore les Papes Pie VI, Grégoire XVI et Léon XIII, mais aussi les écrivains Louis Veuillot, Barbey d’Aurevilly, Louis de Bonald, Léon Bloy et Paul Claudel comme autant d’incarnations de l’intégrisme catholique illustré par la photographie d’une procession dans le nord de la France vers 1900.

Quant à l’intégrisme catholique aujourd’hui, sa description est confiée à... Caroline Fourest et Fiametta Venner, un duo militant laïciste et lesbien dont au moins l’une des deux fréquente avec assiduité la franc-maçonnerie. Cette fois, le propos est encore plus raccourci : quiconque a participé aux mobilisations contre la loi Taubira dénaturant le mariage est un intégriste !

Voilà qui suffit à être ni plus ni moins amalgamé par ce magazine aux terroristes islamistes et aux fanatiques talmudistes.

Comme je le rappelais à un journaliste de Présent qui me demandait de commenter ce magazine, cet amalgame est scandaleux. La violence islamiste est une réalité, qu’elle soit ou non manipulée par quelques services secrets étrangers. La violence talmudiste est aussi une réalité bien connue de quelques monastères catholiques établis en Terre Sainte. Mais ce que ces laïcistes haineux appellent intégrisme catholique n’a pour seule arme que le chapelet. Cela fait une énorme différence !

Dans ce contexte, permettez-moi de vous redemander une nouvelle fois de nous soutenir, par une adhésion, un abonnement ou un don (déductible de vos impôts !), et tout au moins par vos prières. N’oubliez pas non plus que nous avons besoin de militants sur le terrain. Engagez-vous au service du Christ-Roi.

Je termine en vous souhaitant, ainsi qu’à votre famille, une sainte et bonne fête de Noël auprès du Divin Enfant-Jésus. En 2017, c’est devenu un acte de résistance.

01:24 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |