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lundi, 06 avril 2026

Parution du nouveau numéro (n°30) des Écrits de Rome

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Quelques commentaires sur les récentes élections municipales

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La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 sont terminées. Malgré le tropisme médiatique accordé aux communes les plus peuplées (Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nice, Strasbourg, Lille, Nantes), il paraît difficile d’en tirer des conclusions de portée nationale tant les situations diffèrent d’une municipalité à l’autre.

On peut cependant émettre deux observations générales qui confirment le contexte chaotique ou de transition, voire d’avant-guerre, dans lequel nous sommes dorénavant plongés : un éclatement inouï de la donne politique et la montée inexorable de l’abstention.

La réforme du mode d’élection dans les communes les moins peuplées imposant la sotte parité et abolissant le panachage ainsi que la rature des candidats explique en partie la forte abstention du premier tour : 42,90% au lieu de 36,45% en 2014 (on oubliera les élections de 2020 marquées par la mystification covidienne). Notons que cette année, 68 communes françaises n’ont pas ouvert de bureau de vote, faute de liste présentée ! En 2020, on en recensait 106 et six ans plus tôt 64…

La désaffection des électeurs se comprend en outre par l’effacement du pluralisme : 68% des communes n’offraient qu’une seule liste élue d’office dès le premier tour avec 100% des suffrages exprimés. La présence de deux listes ne concernait que 25% des communes, ce qui n’a pas empêché la hausse de l’abstention et le fort accroissement des votes nuls et des bulletins blancs. Dans Le Monde (du 27 mars 2026), le chercheur Pierre-Henri Bono précise que le nombre de listes uniques dans les communes de 3.500 à 5.000 habitants est passé de 12% en 2008 à 31% cette année. Si l’on élargit le critère démographique des communes entre 1.000 et 20.000 habitants, il relève un phénomène plus massif encore : 32% en 2014 et 48% cette année ! Le désintérêt des électeurs n’en est que plus flagrant.

Ce désaveu civique accentue la fragmentation de l’actuelle offre politique. Certes, le PS conserve Paris, Le Printemps marseillais divers-gauche la cité phocéenne et les Verts Lyon, mais la gauche municipale perd des symboles historiques tels Clermont-Ferrand. L’alliance LR – macroniste remporte la mairie auvergnate aux mains des socialistes depuis 1944. Accédant au second tour grâce à 11,29% des voix, la liste RN s’effondre à 3,64%. Ses électeurs se reportent en masse vers le candidat du bloc central par hostilité compréhensible envers l’édile socialiste sortant qui préférait mieux combattre la section locale du Bastion social et des identitaires que les trafiquants de drogue implantés dans certains quartiers de sa pauvre ville.

Le PS perd aussi des municipalités dans le Nord, en banlieue parisienne et en périphérie lyonnaise au profit de LFI mélanchoniste (Saint-Denis, Roubaix, Sarcelles, Vaulx-en-Velin). Vieille terre communiste, Vénissieux tombe aussi ! La mobilisation permanente des quartiers de l’immigration en faveur des candidats de Jean-Luc Mélanchon a payé. Les notables socialistes se font « grands-remplacés ». Tant mieux ! On ne les pleurera pas !

Quant au RN, il faut ici distinguer la majorité des candidats des cadres et autres responsables nationaux. La voie vers l’Élysée en 2027 s’annonce plus difficile que prévue. En effet, le RN ne conquiert ni Marseille, ni Toulon, mais il gagne deux secteurs marseillais (les 5e et 6e, donc les IXe, Xe, XIe et XIIe arrondissements). Les métropoles confortent leur vive hostilité envers le parti de la flamme tricolore : 7,07% pour l’UDR Alexandre Dupalais à Lyon, 5,20% à Grenoble avec Valentin Gabriac, 7,02% à Bordeaux pour Julie Rechagneux, 7% à Strasbourg pour l’excellente Virginie Joron. En revanche, le RN s’implante dans les villes moyennes : Menton, Vierzon, Carcassonne, Rognac, La Seyne-sur-Mer, etc. Diverses municipalités RN sont reconduites dès le premier tour avec brio (77,71% à Hénin-Beaumont, 62,22% à Moissac). On notera la perte de Villers-Cotterêts au second tour alors que le maire sortant élu en 2014 et réélu en 2020, Franck Briffaut, adhérent au FN dès 1977, ne sollicitait pas un nouveau mandat.

La poussée frontiste se concrétise dans les villes moyennes. Par exemple, dans les Monts du Beaujolais situés dans le département du Rhône, l’assistant du député RN Jonathan Gery de la circonscription voisine, Rémy Berthoux, devient le maire de Thizy-les-Bourgs. Le cas est intéressant. Le 1er janvier 2013, cinq communes limitrophes fusionnent à l’initiative du maire de Thizy, Michel Mercier, sénateur centriste, président MoDem du conseil général du Rhône et ministre de la Justice de 2010 à 2012. Cette commune nouvelle se trouve dans la 9e circonscription du Rhône tenue par le LR Alexandre Portier. La liste RN réalise au second tour en triangulaire 46,36%. Les « Bo-Bo » lyonnais n’en dorment toujours pas !

La presse locale a évoqué la première mairie d’extrême droite du département de la Loire. Commune rurale de la plaine du Forez, Chalain-le-Comtal ne présente qu’une seule liste à l’initiative de Tom Rieu (aucun rapport a priori avec Damien Rieu). Employé agricole de 23 ans, le nouveau maire a été le suppléant du candidat RN aux législatives de 2022 et de 2024 dans la 2e circonscription de la Loire (Saint-Étienne Sud intra muros). Il quitte le RN après la condamnation de Marine Le Pen sur les assistants parlementaires européens. Il rejoint alors Identité – Libertés de Marion Maréchal. Son engagement public lui vaut 178 votes sur 586 inscrits sans omettre 7,51% de bulletins nuls et 8,87% de votes blancs. Les journalistes pensent que quatre à cinq autres communes de la Loire auraient maintenant des maires encartés au RN et à l’UDR.

On a vu que les agglomérations sont rétives aux candidats du RN. Pourtant dans la préfecture de la Loire, Saint-Étienne, après une éclipse survenue en 2020 (9,24% au premier tour), le RN devient avec huit conseillers municipaux la principale opposition à la nouvelle équipe communale socialiste – verte – communiste – Place publique. Au soir du 15 mars, le RN arrivait déjà en deuxième position derrière l’alliance de gauche et devant les quatre listes de droite et de centre-droit (18,97% et 8 212 voix exprimés). Or, par rapport aux résultats de 2014, le RN perdait néanmoins 688 suffrages. Toutefois, arrivé deuxième lui a procuré un vrai dynamisme puisqu’au soir du 22 mars, le RN a réalisé 26,68%, 11.786 suffrages, soit un apport supplémentaire de 3.574 voix ! Ce résultat ne devrait pas étonner. Dès le premier tour de la présidentielle de 1995, la Loire plaçait en tête Jean-Marie Le Pen à l’instar de six autres départements (Haut-Rhin, Bas-Rhin, Moselle, Var, Bouche-du-Rhône et Vaucluse). Le FN faisait de si bons résultats qu’au début des années 2000, des rumeurs couraient autour du parachutage électoral éventuel de Bruno Gollnisch sur la ville aux sept collines ou dans ses environs immédiats (Saint-Chamond et la vallée du Gier ou la vallée ouvrière de l’Ondaine).

Bien que non victorieux, le succès le plus brillant revient sans la moindre contestation possible à Jean-Eudes Gannat à Segré-en-Anjou-Bleu en Maine-et-Loire. Le 15 février 2016, sans aucune mention au cours de la campagne électorale de 2014, quinze communes s’unissent dans une commune nouvelle d’une superficie de 242 km². En comptant les bois de Vincennes et de Boulogne, la superficie de Paris fait 105 km². Lyon couvre près de 48 km² et Marseille s’en approche avec environ 241 km². Arrivée troisième et dernier lors de l’unique tour de scrutin, Jean-Eudes Gannat fait 21,72%, soit 1.517 voix. Sa liste obtient sept conseillers municipaux et envoie deux représentants à l’intercommunalité.

Dans un environnement difficile car la commune nouvelle se trouve dans la 7e circonscription, fief d’un député MoDem de la majorité présidentielle, Jean-Eudes Gannat suscite la sympathie des électeurs. Il profite de son statut d’enfant du pays comme d’ailleurs Tom Rieu qui bénéficie en outre d’un autre atout non négligeable : Chaloin-le-Comtal vote largement pour les candidats RN.

Jean-Eudes Gannat apporte la preuve magistrale qu’une démarche radicale réfléchie ne révulse pas toutes les franges de l’électorat. Son succès relatif risque cependant de lui attirer la vindicte de Thémis qui, pour avoir retransmis la sinistre réalité sur les réseaux sociaux, pourrait lui valoir une exécution provisoire et la privation durable de ses droits civiques, civils et de famille, car il est bien plus dangereux qu’un violeur d’enfant ou un trafiquant de drogue. Si sa liste courageuse réussit dans un milieu assez défavorable, pourquoi son exemple n’inciterait-il pas d’autres militants à l’imiter dans des zones bien plus propices à l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et européenne par exemple en Ardèche septentrionale autour d’Annonay qui a quand même élu un député UDR, et en Haute-Loire ? Avis aux bonnes et fermes volontés, imitons les exemples de Tom Rieu et de Jean-Eudes Gannat pour l’échéance municipale de 2033 !

Ne soyons donc pas pessimistes ! Il est dès à présent certain que des maires élus sans étiquette sont en leur for intérieur de sensibilité nationaliste-révolutionnaire ou identitaire, nous en connaissons plusieurs dans le Massif Central, dans le Morvan ainsi que dans le Jura.          

Salutations flibustières !

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Yvan Benedetti sera à Saint-Denis (93) samedi prochain avec le Parti de la France

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L'Italie, fière et libre, ne renie pas son Histoire

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dimanche, 05 avril 2026

Eric Zemmour était dimanche midi sur BFM TV

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19:25 Publié dans Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Il faut préparer la vraie alternative !

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Entretien avec Scipion de Salm auteur de Mon combat aux éditions L’Æncre, collaborateur régulier de la revue Synthèse nationale, de Réfléchir & Agir et de Rivarol (propos recueillis par Fabrice Dutilleul).

Vous l’annoncez d’emblée, votre livre est exempt de longues dissertations sur des fondements théoriques, métaphysiques, métapolitiques, philosophiques… Alors, comment le définiriez-vous ?

Après avoir beaucoup lu, sur des décennies, j’ai compris que les ouvrages qui marquent le plus sont brefs et suivent un plan rigoureux. Un modèle du genre, de cette efficacité, pour le pire dans son projet de société, a été le Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau. Mon Combat suit un plan ternaire chronologique : Passé, Présent, Futur. Une société se tient par son unité et un projet collectif pour l’avenir. Manifestement, nous perdons chaque jour davantage ces caractéristiques essentielles, et je propose de les retrouver. J’ai donc réussi à faire court, en espérant avoir gagné le pari, pas si évident, de trouver la bonne longueur quand même, donc sans d’interminables dissertations assommantes surtout, mais sans oublier non plus aucun de tous les principes nécessaires, présents de manière condensée. La France sera reconstruite par un régime autoritaire et social, qui est défini.

Vous abordez autant les sujets de politique intérieure de la France que les conflits planétaires… Qu’entendez-vous apporter aux lecteurs ?

J’entends énoncer une vision générale. Elle est avant tout centrée sur la France, le point de départ, et son avenir, qu’elle peut encore avoir, après bien des efforts nécessaires, dont la liste structurée est au cœur du livre - remigration, restauration démographique et morale, réarmement. La démarche ne peut pas faire abstraction du contexte général, présent : les contraintes de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, de l’ONU, de l’OMC, etc., à quitter absolument – ce qui est fort simple, une banale question de volonté – et futur prévisible : l’échec et l’explosion violente de toutes les sociétés cosmopolites, des États-Unis à l’Allemagne. Il faudra envisager d’abord le salut de la France, sans dispersion pour des causes autres, proches ou lointaines, et après sauver ce qui restera des peuples autochtones voisins et amis. Enfin, en supposant un progrès technique raisonnable, sur le long terme, sont évoquées la conquête de l’espace vital, c’est-à-dire, grâce à ses ressources en matières premières, celle de l’espace. Ce futur pour la France permettra qu’il y en ait un pour les Européens authentiques et le meilleur du genre humain.

Votre livre, précédemment publié aux éditions Auda Isarn, a été rapidement épuisé… Vous proposez aujourd’hui une version actualisée aux Editions de l’Æncre Comment expliquez-vous ce succès à une époque où les ventes de livres sont souvent difficiles ?

J’espère que ce succès passé se prolongera pour la version actualisée. Je pense que le livre répond à un besoin, celui d’une radicalité construite. Question évidente pour tous, si, par exemple, le Rassemblement National (RN) arrivait enfin aux affaires en 2027, que ferait-il ? Que reste-t-il du programme du FN de Jean-Marie Le Pen de 2002 : référence simple, pas si lointaine, sans rêver à d’autres temps passés proches ou lointains ? Avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella à l’Élysée, aurons-nous encore et toujours l’UE, l’euro, l’OTAN, l’immigration de grand-remplacement avec au mieux de nouveaux flux annuels réduits - et ce n’est même pas certain concrètement –, ainsi que des juges de gauche ou d’extrême-gauche libérant obstinément – au nom de « l’indépendance de la justice » ! – les criminels et emprisonnant les honnêtes gens ? Dans ce cas, la réponse serait « À quoi bon ? ». Il faut donc préparer la vraie alternative, une base programmatique et surtout une vision, sans rêver obstinément de X ou Y comme sauveurs et d’un parti en particulier… J’espère que mon livre y contribuera.

Mon combat, Scipion de Salm, Editions L’Æncre, collection « Méandres », Postface de Georges Feltin-Tracol, 224 pages, 29 €. Pour commander ce livre, cliquez ici.

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Présentation par Roland Hélie du n°32 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré aux Phalanges espagnoles

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Pour commander ce cahier cliquez ici

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Allez sur TV Synthèse nationale cliquez là

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RAPPEL : samedi 25 avril, en Vendée...

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Laurent Nunez, simple fonctionnaire

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C’est peu dire que notre ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, déconstruit la pelote tissée par Bruno Retailleau en matière d’immigration. De fait, on s’aperçoit que le ministre de l’Intérieur répond aux exigences d’un Emmanuel Macron, réduisant par là même sa fonction à celle d’un simple fonctionnaire. Il est grand temps que l’épisode Macron se termine.

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Source : Le Journal du dimanche, 5/4/2026

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LFI ou la « fascisation » de l’adversaire

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« Fascistes », et donc aussi « racistes » : c’est ainsi que sont stigmatisés les citoyens qui s’inquiètent publiquement de l’insécurité crois- sante dans la société française, des effets négatifs d’une immigration de masse non contrôlée ou de la multiplication des territoires conquis par les islamistes, ce qu’il est convenu d’appeler l’« islamisation » de la France ». Le sociologue Pierre-André Taguieff dénonce ici les manipulations du continent antifa de LFI.

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Source : Journal du dimanche 5/4/2026

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samedi, 04 avril 2026

Le franc-maçon Laurent Nunez favorable au port du voile islamique par les fillettes

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Le Salon Beige, le 3 avril 2026 cliquez ici

Dans son discours le 12 mars lors de « l’Iftar des ambassadeurs » à la Grande Mosquée de Paris, le ministre de l’Intérieur se prononce en faveur du voile pour les fillettes et pour une diffusion toujours plus grande de l’islam. Voici un extrait de ce discours : « La France ne doit pas perdre en chemin ses enfants et elle ne doit perdre en chemin aucun de ses enfants parce qu’ils se seraient sentis stigmatisés ou blessés. C’est ce qui justifie d’ailleurs ma position sur l’interdiction du port du voile sur l’espace public par les mineurs. Je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants qu’en portant le voile, elles menacent le vivre ensemble républicain. Je ne le ferai pas parce que je n’y crois pas et parce qu’une telle mesure ne ferait en réalité que détourner l’attention de la vraie menace. C’est une proposition qui, à mon sens, décrédibiliserait le vrai combat donné contre l’islam politique qui, lui, lui, est essentiel. C’est également ce qui justifie et justifiera que je pousse et défende, comme ministre des cultes, toute initiative qui puisse contribuer à mieux faire connaître l’islam. Et tu sais, mon cher Chems [recteur algérien de la Grande Mosquée], combien le président de la République est attaché à développer et à mieux faire connaître l’islam. »

Laurent Nuñez a été initié à la Grande Loge de France, précise Vincent Nouzille dans son livre “Le côté obscur de la force : Enquête sur les dérives du ministère de l’Intérieur et de sa police” :

Cette assertion n'a jamais été démentie…

Extrait de ce livre :

Le fief principal de la franc-maçonnerie reste sans doute la préfecture de police (PP) de Paris. Jusqu'aux années 1970, deux préfets sur trois étaient des "initiés". La tradition ne s'est pas totalement perdue. Nommé préfet de police avril 1993, Philippe Massoni était un pilier de la GLDF. Ancien patron des RG et proche du ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, celui qui était surnommé  "Bouddha" à cause de son visage impassible, a tenu les rênes de la PP jusqu'en 2001, une longévité hors du commun avant de rejoindre l'Élysée comme conseiller de Jacques Chirac. Parallèlement, ce "Très Illustre Frère" avait été promu en 1997 au titre de Souverain Grand Inspecteur général du 33e degré, ce qui faisait de lui l'un des plus hauts dignitaires de la franc-maçonnerie. Plusieurs sont également bien connus des loges, comme l'actuel préfet Laurent Nuñez, initié à la GLDP. Interrogé à ce sujet, il se contente de dire : "Je ne confirme pas". Son entourage explique que s'il a bien été initié, il a pris de la distance avec tout cela. Des frères ont aussi occupé les postes clés au sein du « 36 », le PJ parisienne, ou de la direction de la sécurité de proximité.

Signe peu connu de leur pouvoir : la nomination du préfet Didier Lallement en mars 2019 à la tête de la PP pour remplacer Michel Delpuech est en partie due au soutien dont il a discrètement bénéficié de la part de certains initiés. « Oui, il y a plein de gens qui ont joué de leur influence pour pousser la [...]

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Le journal du chaos

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vendredi, 03 avril 2026

Samedi 9 mai, à Laure-Minervois (11) : les rencontres culturelles d'Occitanie

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La camée face au Jarl : elle fait moins la fière !

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jeudi, 02 avril 2026

Trois militants prorusses écroués, une presse muette : les zones d’ombre de l’affaire SOS Donbass

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Yann Vallerie Breizh info cliquez ici

Depuis le 21 novembre 2025, Anna Novikova, Vincent Perfetti et Vyacheslav P. ont été mis en examen puis placés en détention provisoire dans le cadre d’une affaire présentée comme touchant à l’espionnage, à l’ingérence et, pour l’un d’eux, à une opération d’affichage prorusse sur l’Arc de Triomphe. Les qualifications sont lourdes. Elles touchent à l’« intelligence avec une puissance étrangère », à l’« exercice d’activité pour s’informer sur les intérêts de la nation pour une puissance étrangère » et à la « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».

Sur le papier, le dossier est grave. Il mérite donc mieux que les réflexes pavloviens d’une partie de la presse française, qui s’est empressée de reprendre la version des autorités, parfois mot pour mot, sans s’interroger sérieusement sur un point pourtant essentiel : au nom de quoi, sur la base de quels éléments publics, et pour quelle durée ces personnes restent-elles enfermées avant même d’être jugées ?

C’est là que commence le malaise.

Une affaire politico-judiciaire hautement sensible

Les textes disponibles permettent de cerner la trame générale. Les autorités soupçonnent l’association SOS Donbass, fondée par Anna Novikova à Pau, d’avoir servi non seulement à acheminer de l’aide humanitaire vers le Donbass, mais aussi de couverture à des activités d’influence ou de collecte d’informations au profit de la Russie. Le parquet a confirmé l’existence de soupçons portant notamment sur des prises de contact avec des cadres d’entreprises françaises. Reuters, de son côté, a documenté l’existence de réseaux, de connexions militantes et de contacts pro-russes, tout en reconnaissant explicitement n’avoir pas été en mesure d’établir, à partir des documents consultés, une implication directe dans des activités criminelles.

Autrement dit, il existe des soupçons, des fréquentations, des engagements politiques, des déplacements, des prises de position publiques, des réseaux. Cela peut nourrir une instruction. Cela ne suffit pas, en soi, à clore le débat public.

Politique

Or c’est précisément ce qui s’est produit. Dès l’origine, l’affaire a été installée dans un récit quasiment verrouillé : des militants prorusses, des liens avec des cercles du Kremlin, des affiches, des voyages, des contacts, donc une affaire d’espionnage. Le schéma est simple, efficace, médiatiquement rentable. Mais il laisse de côté une question capitale : où commence la preuve pénale, et où s’arrête la seule suspicion politique ?

L’angle mort médiatique : la détention provisoire

Ce qui frappe, dans le traitement de cette affaire, ce n’est pas seulement la reprise des accusations. C’est le peu d’intérêt manifesté pour la détention provisoire elle-même.

Dans une démocratie digne de ce nom, placer en prison des personnes présumées innocentes avant leur procès devrait toujours susciter des questions. Pas uniquement quand il s’agit de figures médiatiquement sympathiques, de militants de causes à la mode ou de profils idéologiquement compatibles avec les rédactions parisiennes. Toujours.

La détention provisoire n’est pas une formalité. C’est une mesure extrêmement grave. Elle prive de liberté des hommes et des femmes qui n’ont pas encore été condamnés. Elle est censée répondre à des critères précis : risque de fuite, risque de pression sur les témoins, risque de concertation frauduleuse, risque de réitération, nécessité de préserver l’enquête ou de mettre fin à un trouble exceptionnel à l’ordre public. Encore faut-il que le débat public ose poser la question : dans cette affaire, sur quoi repose exactement cette nécessité au long cours ?

Très peu de médias semblent l’avoir fait. On a beaucoup lu des portraits à charge, des rappels de réseaux, des allusions au climat de guerre hybride et aux manœuvres russes en Europe. On a beaucoup moins lu de papiers fouillés sur la justification concrète de l’incarcération préventive de ces trois personnes pendant des mois.

Des profils militants, certes, mais cela suffit-il ?

Que sait-on publiquement ? Anna Novikova est décrite comme une militante prorusse assumée, fondatrice de SOS Donbass, engagée dans des convois humanitaires, des manifestations et des campagnes d’affichage. Vincent Perfetti, devenu président de l’association, est présenté comme un soutien de longue date de la cause du Donbass, avec un parcours politique et militant ancien. Vyacheslav P. apparaît comme lié à l’épisode des affiches posées sur l’Arc de Triomphe.

Tout cela dessine un environnement idéologique clair. Mais depuis quand l’adhésion à une cause étrangère, aussi contestable soit-elle aux yeux du pouvoir, vaut-elle démonstration automatique d’espionnage ? Depuis quand des voyages, des discours, des liens militants ou des actions de communication constituent-ils, à eux seuls, la preuve d’une activité clandestine au service d’une puissance étrangère ?

La question mérite d’être posée d’autant plus fermement que les textes cités eux-mêmes laissent apparaître une zone grise. Reuters évoque des connexions, des proximités, des rencontres, mais précise aussi ne pas disposer d’éléments démontrant directement une activité criminelle. L’avocat de Vincent Perfetti parle, lui, de qualifications « absurdes » et d’une dérive inquiétante vers la pénalisation des opinions prorusses. Le mari d’Anna Novikova juge les accusations « invraisemblables ». Ces éléments ne disculpent personne. Mais ils justifient pleinement qu’on regarde le dossier avec autre chose qu’un réflexe de meute.

Le soupçon d’un délit d’opinion aggravé par le contexte

Le fond du problème est peut-être là. Depuis le début de la guerre en Ukraine, tout ce qui relève de la russophilie militante, du soutien au Donbass ou simplement d’une lecture dissidente du conflit est traité en France sous un angle de plus en plus sécuritaire. Le contexte international est réel. Les opérations d’influence russes existent. Les services français ont évidemment raison de s’y intéresser. Mais ce contexte ne dispense ni de preuves, ni de nuances, ni de garanties procédurales.

Car enfin, dans cette affaire, les médias dominants ont-ils vraiment cherché à distinguer entre militantisme radical, propagande, humanitaire partisan, influence politique et espionnage au sens pénal du terme ? Ont-ils sérieusement exploré ce qui relève de l’opinion, de l’activisme, de la provocation politique ou d’une éventuelle infraction caractérisée ? La réponse, à lire la plupart des papiers parus, est non.

Tout se passe comme si le climat idéologique du moment suffisait à rendre certaines questions inutiles. Pro-russe ? Donc suspect. Donbass ? Donc opaque. Convois humanitaires ? Donc probablement façade. Relations avec des réseaux proches de Moscou ? Donc culpabilité à venir. Une telle logique est précisément celle qu’une presse libre devrait combattre.

Pourquoi si peu d’enquêtes à décharge ?

L’autre question gênante concerne le travail journalistique lui-même. Où sont les investigations à décharge ? Où sont les entretiens approfondis avec les proches, les avocats, les soutiens, les contradicteurs du parquet ? Où sont les enquêtes sur les motivations exactes du placement en détention, sur les demandes de remise en liberté éventuelles, sur les éléments concrets retenus par les juges ?

La machine médiatique a, semble-t-il, préféré le récit commode de l’« espion russe au coin de la rue » à un examen rigoureux de la procédure. Pourtant, un journaliste n’est pas là pour applaudir des mises en examen. Il est là pour éclairer, vérifier, confronter, gratter là où l’institution voudrait que personne ne regarde.

Dans cette affaire, il ne s’agit pas de proclamer l’innocence des intéressés. Il s’agit de rappeler une évidence que beaucoup semblent oublier : la justice d’un pays libre ne se mesure pas à sa capacité à enfermer des suspects mal vus, mais à sa capacité à garantir leurs droits malgré l’impopularité de leur cause.

Une démocratie se juge aussi à la manière dont elle traite ses dissidents

Il est possible que l’instruction mette au jour des faits lourds. Il est possible aussi qu’elle révèle un dossier plus fragile qu’annoncé. À ce stade, personne de sérieux ne peut trancher publiquement sur le fond. En revanche, il est parfaitement légitime de s’interroger sur le recours durable à la détention provisoire et sur l’étrange absence de curiosité médiatique à ce sujet.

Quand des militants islamistes, des antifas ou des activistes d’ultragauche bénéficient de prudence lexicale, de longs reportages de contexte et de rappels constants à la présomption d’innocence, pourquoi ce souci disparaît-il dès qu’il s’agit de militants prorusses ? Pourquoi certains prévenus ont-ils droit à la complexité, et d’autres seulement à l’étiquette infamante ?

La question dérange, mais elle mérite d’être posée. Et même posée de plus en plus fort.

Au-delà du cas SOS Donbass, une affaire révélatrice

L’affaire SOS Donbass dépasse désormais les seules personnes d’Anna Novikova, Vincent Perfetti et Vyacheslav P. Elle dit quelque chose du climat français. D’un pays où certaines opinions deviennent instantanément sulfureuses, où certaines proximités valent presque condamnation anticipée, et où l’incarcération préventive de profils politiquement détestés ne semble plus scandaliser grand monde.

Politique

C’est précisément pour cela qu’il faut regarder ce dossier avec sang-froid. Non pour blanchir qui que ce soit. Non pour nier les risques d’ingérence étrangère. Mais pour refuser que la raison d’État, l’alignement médiatique et la paresse intellectuelle remplacent l’exigence de preuve, le débat contradictoire et la vigilance à l’égard des libertés publiques.

Car une chose est sûre : dans cette affaire, il n’y a pas seulement trois mises en examen. Il y a aussi une question que trop peu de rédactions ont eu le courage de poser : pourquoi, en France, la détention provisoire de dissidents mal classés idéologiquement semble-t-elle susciter si peu d’émoi ?

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Finistère : Mgr Dognin interdit encore à un prêtre traditionaliste de célébrer dans les églises

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Yann Vallerie, Breizh Info cliquez ici

Quelques mois après avoir chassé la Fraternité Saint-Pierre de son diocèse, l’évêque de Quimper s’oppose cette fois à l’abbé David Aldalur, ancien membre de la Fraternité Saint-Pie X installé à Brasparts, qui revendique une identité catholique traditionnelle et bretonne.

Européens occidentaux

Par un communiqué daté du 25 mars 2026, Monseigneur Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon, a interdit à l’abbé David Aldalur de célébrer dans les églises et chapelles communales du diocèse. Ce prêtre, ancien membre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), s’est récemment installé sur la commune de Brasparts « sans mandat ni mission officielle ».

Un communiqué épiscopal sans appel

« Cette fraternité n’étant pas en pleine communion avec l’Église catholique romaine, son ministère ne bénéficie d’aucune reconnaissance canonique dans le diocèse », écrit Monseigneur Dognin dans son communiqué.

L’évêque rappelle que « conformément à la loi de 1905, les églises et chapelles communales, ainsi que leurs dépendances, sont exclusivement affectées au culte catholique célébré en communion avec le Saint-Siège et sous l’autorité de l’Évêque diocésain ».

Une réponse publique lors du dimanche des Rameaux

Le 29 mars 2026, dimanche des Rameaux, l’abbé Aldalur a, devant un grand nombre de fidèles, que visiblement Monseigneur Dognin n’arrivait plus à réunir jusqu’ici dans cette commune du Finistère, répondu publiquement à cette interdiction lors d’un sermon prononcé à Brasparts devant une assemblée nombreuse. Le prêtre a commencé par lire le communiqué de l’évêque, avant de s’adresser directement à lui.

« Ce n’est pas sans douleur et sans tristesse que je vous lis ce message », a-t-il déclaré en breton et en français. « Excellence ! Mgr Dognin, si seulement ce message pouvait arriver jusqu’à vous. Ah Mgr, si seulement vous pouviez être au milieu de nous ce matin pour voir de vos yeux et entendre de vos oreilles ce qui se dit et ce passe à Brasparts… »

Dans son sermon (à lire ici), l’abbé Aldalur a révélé son vœu le plus cher : « Oui, mon vœu le plus cher, et que j’espère voir réalisé avant ma mort : c’est d’être incardiné dans votre diocèse. »

Il a expliqué sa situation canonique complexe : « Oui, je suis un ancien membre de la FSSPX et j’en suis fier car je suis convaincu que le combat de Mgr Lefebvre sera reconnu plus tard comme celui qu’il fallait mener pour sauver la Tradition de l’Église. »

Concernant son départ de la FSSPX, il précise : « Si je n’ai pas pu rester attaché à cette excellente famille sacerdotale, ce n’est pas une question de désaccord doctrinal, pas même une question d’obéissance, mais une question de vocation. Si l’église n’était pas en crise et si vous n’étiez pas un de ces évêques qui alimentent sciemment ou inconsciemment cette crise (…) je serai devenu dès le départ un de vos prêtres. »

Un combat pour l’identité catholique bretonne

Le cœur du message de l’abbé Aldalur porte sur la défense d’une identité catholique traditionnelle spécifiquement bretonne. Il affirme que les fidèles qui viennent à Brasparts cherchent « ce qu’ils ne trouvent pas ni dans la FSSPX ni dans notre diocèse : Professer, vivre, défendre et revendiquer haut et fort le droit d’être catholique traditionnel breton… de la tête au pied… penn kill ha troad ! »

Il critique ce qu’il considère comme « du modernisme saupoudré de traditionalisme » et « de la pastorale essentiellement française saupoudrée de breton ». « Or nous avons le droit, nous catholiques baptisés bretons en Bretagne à plus que du saupoudrage ! », lance-t-il.

L’abbé souligne l’affluence rencontrée après seulement six mois d’installation : « Mgr, les fidèles qui sont ici aujourd’hui, si nombreux après à peine 6 mois d’installation viennent précisément chercher ce qu’ils ne trouvent pas ni dans la FSPX ni dans notre diocèse. »

Il conclut son sermon par un appel à la persévérance : « Aujourd’hui pour être un prêtre catholique breton traditionnel, il faudra passer par la même voie que NSJC au jour des Rameaux : D’abord l’enthousiasme puis des abandons, d’abord la gloire puis ensuite le dénuement, d’abord les joies et ensuite les larmes. Mais c’est la Croix et seulement la Croix qui est rédemptrice. »

Un évêque déjà en conflit avec les traditionalistes

Cette affaire intervient quelques mois seulement après l’expulsion par Monseigneur Dognin de deux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre (FSSP) du diocèse de Quimper, décidée en décembre 2023.

Les abbés Loïc Courtois et Nicolas Télisson, pourtant décrits par l’évêque lui-même comme « des pasteurs zélés » accomplissant « leur ministère avec zèle et se donnant généreusement à la mission qui leur est confiée », avaient reçu l’ordre de quitter le diocèse à la fin de l’année pastorale 2023-2024.

À l’époque, Monseigneur Dognin avait justifié cette décision par des « tensions » au sein du diocèse et par le fait que les activités pastorales des prêtres de la FSSP créaient « de facto deux paroisses personnelles (non canoniques) en parallèle des activités paroissiales ».

Certains observateurs avaient alors souligné les contradictions de l’argumentation épiscopale, notamment le reproche fait à ces prêtres d’être « plus disponibles que leurs confrères » pour le bien des fidèles.

Une ligne de fracture qui s’approfondit

Ces deux affaires successives révèlent une ligne de fracture profonde dans le diocèse de Quimper et Léon concernant la place de la liturgie traditionnelle et, dans le cas de l’abbé Aldalur, la question de l’identité bretonne du catholicisme.

Européens occidentaux

L’abbé Aldalur termine son sermon par une supplique en breton : « Aotrou n’Eskob, spi am eus en em wellimp adarre » (Monseigneur l’Évêque, j’espère que nous nous reverrons), avant de demander la bénédiction épiscopale « pour moi et pour tous les chrétiens qui sont venus ici aujourd’hui et qui viendront demain encore plus nombreux ! »

Plutôt que de s’en prendre à la Tradition, Monseigneur Dognin serait sans doute bien avisé de plutôt s’interroger sur la raison des églises qui se vident dans tout le Finistère, quand elles ne sont pas peuplées uniquement de têtes grises. Sans compter le nombre d’églises et de chapelles qui, toute l’année, restent portes closes, hormis lorsqu’il s’agit de satisfaire quelques touristes.

Le prochain lundi de Pâques, en Scrignac, devrait devrait, eu égard de l’affluence attendue, une nouvelle fois démontrer aux autorités de l’Église catholique en Finistère, qu’elles sont totalement « à la rue ».

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Le « bébé miracle » de Marine Tondelier ou l'écologie à géométrie variable

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Il y a quelque chose de profondément révélateur dans cette séquence. Marine Tondelier, figure d’une écologie politique qui ne cesse de culpabiliser les Français sur leur mode de vie, annonce, avec force détails, l’arrivée d’un « bébé miracle ». Dont acte : c’est une bonne nouvelle sur le plan humain. Mais politiquement, quelle incohérence.

Depuis des années, les pseudo-écologistes expliquent que la planète est surpeuplée, que chaque naissance alourdit l’empreinte carbone, que faire des enfants serait presque un geste irresponsable. Et voilà que l’une de leurs principales responsables transforme sa grossesse en récit public, en symbole, presque en argument de campagne. Ce qui serait condamnable chez les autres devient vertueux quand il s’agit de soi.

Plus troublant encore : cette même mouvance passe son temps à déconstruire la famille traditionnelle, à dénoncer le « patriarcat », à relativiser le rôle du père et à présenter la maternité comme une construction sociale à dépasser. Mais dès qu’il s’agit d’exister politiquement, on redécouvre les vertus éternelles de la mère, figure protectrice, courageuse, presque sacrificielle.

Il y a là une instrumentalisation évidente de l’intime. On nous livre tout : le parcours, les épreuves, les détails personnels, non pas dans la pudeur mais dans une stratégie de communication parfaitement huilée. La politique devient récit émotionnel, et la maternité, un levier électoral.

Il ne s’agit pas de juger une femme qui attend un enfant mais de pointer une contradiction majeure. On ne peut pas, d’un côté, culpabiliser les autres pour leurs choix de vie et, de l’autre, s’exonérer soi-même de ces principes dès qu’ils deviennent contraignants.

À force de moraliser la société, certains finissent surtout par révéler leurs propres incohérences. Et les Français, eux, ne sont pas dupes.

RAPPEL :

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11:59 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Citoyenneté sans peuple, la fiction politique du droit du sol

Droit du sol en France : conditions, démarches et exceptions

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées

Le débat nord-américain sur le droit du sol met au jour une rupture fondamentale, la dissociation croissante entre citoyenneté et appartenance, au cœur de la crise politique des nations de culture européenne.

Une querelle juridique qui masque une question vitale

L’audience portée devant la Cour suprême des États-Unis à propos du droit du sol est présentée comme une controverse constitutionnelle. Elle est en réalité d’une tout autre nature. Ce qui s’y joue n’est pas seulement l’interprétation d’un amendement, mais la définition même du corps politique.

Le discours dominant s’efforce de ramener cette question à une opposition morale, ouverture contre fermeture, universalité contre exclusion. Cette rhétorique dispense de penser. Elle évite surtout de poser la question décisive, qu’est-ce qu’un citoyen lorsque le peuple auquel il appartient cesse d’être défini ?

Comme le pensait Pierre Manent, « il n’y a pas de démocratie sans peuple, et il n’y a pas de peuple sans limites ». Or toute extension indéfinie de la citoyenneté tend précisément à abolir ces limites.

La grande confusion, citoyenneté et nationalité

L’un des traits majeurs de la modernité tardive réside dans la confusion entretenue entre citoyenneté et nationalité. Cette confusion n’est pas innocente, elle permet de substituer un statut juridique à une réalité historique.

La citoyenneté, entendue comme participation aux droits politiques, tend à absorber la nationalité, qui désigne pourtant une appartenance plus profonde, culturelle, historique, parfois même anthropologique. Cette substitution permet de faire croire que l’appartenance peut être produite par le droit.

Or l’expérience historique montre l’inverse. Même les régimes les plus universalistes ont été contraints de reconnaître cette distinction. L’Union soviétique elle-même distinguait la citoyenneté, soviétique, de la nationalité, ethnique. Cette reconnaissance implicite d’une pluralité irréductible des appartenances traduisait une réalité que l’idéologie ne pouvait abolir.

La citoyenneté libérale, une construction sans mémoire

La conception libérale de la citoyenneté repose sur une abstraction fondatrice. Elle suppose que l’individu peut être détaché de ses origines, de son histoire, de ses appartenances, pour être reconnu comme sujet de droit.

Cette vision trouve son expression classique chez Ernest Renan. Mais l’interprétation contemporaine en trahit profondément l’esprit. Car Renan lui-même insistait sur le « riche legs de souvenirs » sans lequel aucun plébiscite n’est possible. La volonté ne suffit pas, elle suppose une mémoire.

La modernité tardive, décrite par Marcel Gauchet, tend à dissoudre cette mémoire dans l’universalisme des droits. La citoyenneté devient un attribut, un label, une qualité attribuée indépendamment de toute continuité.

Le droit du sol constitue l’aboutissement de cette logique. Il transforme la naissance en fait générateur d’appartenance, indépendamment de toute inscription dans une histoire commune. Le territoire devient un support administratif, non plus un espace vécu.

L’illusion de la citoyenneté universelle

Cette extension indéfinie de la citoyenneté repose sur une illusion, celle d’une communauté politique sans fondement substantiel. Elle suppose que des individus peuvent partager des droits sans partager un monde.

Dominique Schnapper a montré que la citoyenneté moderne repose sur une tension entre universel et particulier. Lorsque cette tension disparaît au profit du seul universel, la citoyenneté perd sa consistance.

Le résultat n’est pas l’unité, mais la juxtaposition. Des individus juridiquement égaux coexistent sans nécessairement former un peuple. Le droit produit une fiction d’unité que la réalité sociale dément.

La conception organique, la citoyenneté comme destin partagé

Face à cette abstraction, une autre conception subsiste, plus ancienne, plus enracinée. Elle considère la citoyenneté comme l’expression d’une continuité historique.

Alexis de Tocqueville soulignait que les institutions démocratiques reposent sur des mœurs. Ces mœurs, produit d’une histoire longue, constituent le socle invisible de la citoyenneté.

Dans une perspective proche, Alain de Benoist rappelle que « toute identité est héritée avant d’être choisie ». Cette formule dit l’essentiel, la citoyenneté ne se décrète pas, elle se reçoit et se transmet.

Le juriste Carl Schmitt apporte une clé décisive. Le politique suppose une distinction, une capacité à dire qui appartient et qui n’appartient pas. Une citoyenneté indifférenciée tend à abolir cette distinction, et avec elle, la possibilité même du politique.

Le droit du sol, moteur de la déliaison

Le débat américain met en lumière une transformation du droit du sol lui-même. Ce qui fut un instrument d’intégration devient un mécanisme de déliaison.

Les critiques soulignent ses effets concrets, attraction migratoire, stratégies d’ancrage par la naissance, transformation de la citoyenneté en moyen d’accès indirect au territoire. La figure des « anchor babies » illustre cette mutation, la citoyenneté cesse d’être un aboutissement pour devenir un levier.

Plus profondément, elle tend à produire ce que l’on pourrait appeler une citoyenneté de circonstance. Elle ne procède plus d’une appartenance, mais d’un événement, la naissance sur un sol.

Cette évolution correspond à ce que Oswald Spengler décrivait comme le destin des civilisations tardives, la survie des formes au prix de la disparition de leur contenu.

Dissocier pour restaurer

Face à cette crise, une piste consiste à rétablir la distinction entre nationalité et citoyenneté. La première relèverait de l’appartenance historique, la seconde de la participation politique.

Une telle dissociation permettrait de reconnaître la réalité des sociétés contemporaines tout en préservant l’existence du corps politique. Elle introduirait une hiérarchie là où règne aujourd’hui la confusion.

Elle suppose toutefois de rompre avec l’illusion selon laquelle le droit peut produire de l’appartenance. Comme le rappelait Guillaume Faye, une société qui ne se définit plus finit toujours par être définie par d’autres.

Une question européenne décisive

L’Europe est désormais confrontée à cette question dans toute son ampleur. Le droit du sol, dans ses différentes déclinaisons, participe à une transformation silencieuse du corps civique.

Cette transformation ne se limite pas à des statistiques ou à des flux. Elle affecte la perception même de l’appartenance, et donc la cohésion politique.

Le débat américain ne fait qu’anticiper des interrogations qui s’imposeront, tôt ou tard, aux nations européennes.

Un révélateur

Le droit du sol n’est pas un simple mécanisme juridique. Il est un révélateur.

Il révèle une mutation profonde, le passage d’une citoyenneté enracinée dans une histoire à une citoyenneté produite par le droit. Entre ces deux conceptions, le choix n’est pas technique, il est existentiel.

Car au terme de cette évolution, une question demeure à laquelle il faudra bien un jour donner une réponse : une communauté politique peut-elle survivre lorsque la citoyenneté n’exprime plus une appartenance, mais seulement une procédure ?

Article paru sur Polémia (cliquez ici)

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mercredi, 01 avril 2026

Iran-Ukraine, l’engrenage

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Les Européens sont un peu perdus dans l’affrontement qui se joue au Moyen-Orient entre Israël et les Etats-Unis et l’Iran. Des Iraniens qui font montre d’une faculté de résilience que n’avaient pas prévu les va-en-guerre israéliens et américains. Mais le résultat des courses après quelques semaines de bombardements des uns sur les autres – la guerre des drones et des missiles -, ce sont les Européens qui risquent de faire les frais du gel des approvisionements en gaz et en pétrole. Pierre Lellouche décrypte une fois de plus les conséquences d’un tel conflit où les deux guerres – Iran et Ukraine -  se rejoignent à leur manière.

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Source : Valeurs actuelles, 01/04/2024

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ONU et esclavage : une résolution sur la traite transatlantique suscite la controverse

Le tabou de la traite négrière arabe

La rédaction de Breizh-Info

Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution qualifiant la traite transatlantique de « crime le plus grave contre l’humanité ». Un vote qui soulève de vives critiques quant à son approche historique sélective.

Par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions, l’Organisation des Nations Unies a adopté une résolution condamnant spécifiquement la traite transatlantique des esclaves. Ont voté pour l’ensemble des pays africains (à l’exception du Bénin), la totalité des pays arabes, des pays asiatiques et du "Sud global" (sauf Oman). Trois États ont voté contre : les États-Unis, Israël et l’Argentine. Les 52 abstentions concernent tous les pays de l’Union européenne plus le Royaume-Uni.

Des votes « insolites » selon Bernard Lugan

Dans une analyse publiée sur son site, l’historien africaniste Bernard Lugan relève plusieurs paradoxes concernant ce vote. Il note qu’ont voté pour cette résolution des pays ayant un lourd passé esclavagiste, citant notamment l’Égypte, où dans les années 1880, soixante-dix marchands d’esclaves au Caire vendaient des captifs du Soudan du Sud.

Il mentionne également la Libye, dont les marchands razziaient la région tchadienne et dont les trafiquants actuels réduisent encore des migrants en esclavage, ainsi que la Mauritanie, où l’esclavage touche encore environ 1,2% de la population malgré plusieurs abolitions.

L’historien cite le cas de Biram Dah Abeid, fondateur de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie et lauréat du Prix des droits de l’homme de l’ONU en 2013, régulièrement emprisonné pour son combat anti-esclavagiste.

La principale critique formulée par Bernard Lugan concerne le caractère exclusif de la résolution, qui ne condamne que la traite transatlantique européenne tout en passant sous silence la traite interafricaine, la traite des Européens par les Barbaresques et les traites arabo-musulmanes.

L’historien établit un parallèle avec la loi Taubira de 2001, qui ne dénonce également qu’une seule traite esclavagiste, celle pratiquée par les Européens. Il rappelle les propos de Christiane Taubira justifiant cette approche sélective par la volonté de ne pas faire porter aux jeunes Arabes le poids des méfaits arabes.

L’impasse sur les traites arabo-musulmanes

Lugan documente l’ampleur des traites arabo-musulmanes, citant les travaux de l’historien Tidiane N’Diaye selon qui ce commerce négrier fut pour l’Afrique noire bien plus dévastateur que la traite transatlantique, notamment en raison de la castration massive pratiquée par les Arabes.

L’analyse évoque le marché de Zanzibar où, entre 1830 et 1873, 734 000 esclaves furent officiellement vendus selon les registres douaniers du sultan. Si l’on compte la mortalité durant les captures et le transport, le bilan humain de ce seul circuit pourrait s’élever à plus de 3 millions de morts en quarante-cinq ans.

Les traites à travers le Sahara, du VIIIe au XIXe siècle, auraient fait transiter plus de 5 millions d’esclaves par la seule route du Fezzan entre 750 et 1800.

La traite des Européens ignorée

L’historien rappelle également que durant plus de dix siècles, des années 700 jusqu’au premier quart du XIXe siècle, des raids arabo-musulmans ont réduit en esclavage des millions d’Européens. Pour la seule période 1500-1800 en Méditerranée occidentale, Jacques Heers estime leur nombre à au moins un million.

Des exemples précis sont donnés : en 1544, 7 000 Napolitains enlevés ; en 1554, 6 000 habitants de Vieste dans les Pouilles ; en 1556, 4 000 Espagnols de la côte andalouse. À partir de 1622, les chasseurs d’esclaves de Salé au Maroc opéraient jusque dans la Manche, la mer d’Irlande et les bancs de Terre-Neuve.

Le rôle des États africains

L’analyse souligne que la traite transatlantique eut été impossible sans le concours d’États esclavagistes africains. Lugan cite la déclaration de Mathieu Kérékou, ancien président du Bénin, reconnaissant que les Africains ont joué un rôle honteux durant la traite.

Les évêques africains réunis à Gorée en octobre 2003 avaient eux-mêmes déclaré : « Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir. »

Le professeur béninois Abiola Félix Iroko, cité par Lugan, affirme qu’il s’agit d’une question de coresponsabilité : « Ce n’est pas l’acheteur qu’il faut condamner, il faut condamner le vendeur aussi et davantage le vendeur parce que le vendeur a des liens d’affinité et de parenté avec celui qui est vendu. »

Vers 1750, le roi du Dahomey Tegbessou vendait chaque année plus de 9 000 esclaves aux négriers européens, tirant de cette activité des revenus supérieurs à ceux des armateurs de Liverpool ou de Nantes.

Une approche historique contestée

Bernard Lugan conclut que cette résolution fait l’impasse sur la réalité de l’esclavage en Afrique avant la traite atlantique, sur les multiples formes de traites arabo-musulmanes, sur la traite des Européens et sur le rôle des Africains eux-mêmes.

Il rappelle la formule de l’historien Fernand Braudel selon laquelle la traite négrière n’a pas été une invention diabolique de l’Europe, formule que l’ONU a décidé d’ignorer.

Cette résolution s’inscrit dans un contexte où les débats mémoriels sur l’esclavage suscitent des tensions croissantes, entre demandes de reconnaissance exclusive de certaines traites et appels à une approche historique globale de ce crime contre l’humanité sous toutes ses formes.

Source : Breizh-Info (cliquez ici)

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