vendredi, 26 novembre 2010
Echange (courtois) hier soir entre Robert Spieler (NDP) et Christine Tasin (Résistance républicaine) après la conférence de celle-ci au Local…
La conférence de Christine Tasin jeudi soir au Local
Par Robert Spieler
Délégué général de la
Nouvelle Droite Populaire
Les conférences organisées par Serge Ayoub, tous les jeudis au Local, 92 rue de Javel, Paris 75015, sont souvent fort intéressantes. L’invitée de cette semaine était Christine Tasin, de Résistance Républicaine, qui est une proche de Pierre Cassen et de Riposte laïque. La conférence, consacrée à la nécessaire résistance contre l’islamisation de la France n’a pas dérogé à cette règle et a permis de clarifier ce qui nous rapproche, mais aussi ce qui nous sépare.
La critique de l’Islam, exprimée par Christine Tasin, est des plus virulentes. Elle a parfaitement compris ce qu’est cette religion totalitaire et je partage évidemment son analyse.
Mais comment répondre à cette menace mortelle ? Elle prône notamment une réponse par la culture, citant comme exemple d’assimilation Rachid Kaci, écrivain d’origine algérienne, qui déclare : « Moi, je dis que c’est merveilleux de dire : mes ancêtres les Gaulois ». Je lui ai répliqué que je ne souhaite pas que d’ici trente ans, une majorité de Français d’origine africaine, maghrébine ou turque ânonnent « nos ancêtres les Gaulois », ce qu’eux-mêmes auront du mal à croire…
Si les envahisseurs venus d’Afrique ou du Maghreb étaient agnostiques, chrétiens ou bouddhistes, et non musulmans, le péril serait tout aussi considérable, car il touche la substance même de notre peuple. Mme Tasin, quant à elle, considère que le problème est religieux et non pas ethnique. Je ne partage pas son avis.
On peut aussi se demander si le laïcisme prôné par Riposte laïque, pour résister à l’islamisation, n’a pas contribué puissamment, dans le passé, à affaiblir les moyens de résistance, en cherchant à détruire les racines spirituelles de la France, qu’elles soient chrétiennes ou païennes.
Elle considère, à juste titre, qu’il est nécessaire d’apprendre l’Histoire de France aux enfants, citant au passage Louis XIV, Robespierre, Napoléon, le colonel de La Rocque, De Gaulle. Bien sûr, mais pour autant, comment imaginer de jeunes Africains se reconnaissant dans l’évocation de Louis XIV ou de La Roque ? Il est permis d’être sceptique…
Christine Tasin, qui ne cache pas que ses racines sont à gauche, déclare : « Nous sommes des légalistes, des républicains. On espère encore que par la voie de la démocratie, on arrivera à faire bouger les choses ». Mais… cette République, cette Démocratie ne portent elles pas une lourde responsabilité dans la situation que vit la France ?
Et Christine Tasin de conclure : « Tout, plutôt que l’horreur qui est en train de se profiler. Si la démocratie ne permet pas le changement, pourquoi pas une révolution ? »
C’est ce que nous disons depuis longtemps.
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2011 : L'année HERGE...
par Francis Bergeron
Article publié dans le n°20
de Synthèse nationale.
C'est en 2011 que devrait sortir le filmde Steven Spielberg tiré de l'œuvre d'Hergé. Le scénario serait élaboré à partir des albums Le Crabe aux pinces d'or, Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham Le Rouge.
Rien d'étonnant à cela, car ces albums font partie des chefs d'œuvre de la série des albums Tintin.
L'intérêt de Spielberg pour l'œuvre d'Hergé est plus surprenante, dans la mesure où Spielberg ne passe pas pour un anticonformiste à tous crins, (sioniste impénitent, ami du financier-escroc Madoff, le Rastapopoulos des temps modernes, et du calamiteux Obama) et où Hergé, au contraire, a longtemps été considéré comme infréquentable par les porte-paroles du politiquement correct.
Nous connaissons les motifs de cet ostracisme, qui fut le calvaire d'Hergé, de 1944 à sa mort, en 1983, et qui perdura d'ailleurs jusqu'à la chute du Mur de Berlin. Il était reproché à Hergé (en vrac) son anticommunisme (Tintin au pays des Soviets), son apologie du colonialisme (Tintin au Congo), sa critique de la maçonnerie (Les Cigares du pharaon), de l'esclavagisme pratiqué encore au XXe siècle par les Arabes (Coke en stock), son amitié avec Degrelle, sa proximité avec la droite catholique (Le quotidien Le Vingtième Siècle, de l'abbé maurrassien Norbert Wallez), sa collaboration au quotidien Le Soir, pendant l'occupation de la Belgique etc. N'en jetez plus, la coupe est pleine! Un autre qu'Hergé n'y aurait pas survécu!
En fait le projet d'une version Spielberg des albums d'Hergé est un projet très ancien. Il avait déjà été étudié du vivant d'Hergé qui voyait dans le Spielberg de Retour vers le futur un cinéaste capable enfin de faire passer le souffle tintinesque sur grand écran, après les semi-réussites (ou semi-échecs) de Tintin et la Toison d'or et de Tintin et les Oranges bleues, dans les années soixante.
Spielberg a découvert Tintin un peu par hasard. Il a tout de suite considéré que: « tous les aspects du grand talent d’Hergé font partie de [son] approche cinématographique, l’humour, bien sûr, et le langage corporel, qui est très important. »
Ce projet avait été lancé puis abandonné, il y a une vingtaine d'années. Dans le domaine du cinéma, on dit qu'un projet abandonné ne renait jamais de ses cendres. Et ce film avait tout du serpent de mer. Cette fois, il semble que le dicton soit battu en brèche. Le tournage est très avancé, et Spielberg martèle: « Je ne trahirai pas l’esprit de Tintin ».
La sortie de ce film, l'an prochain va donner à l'œuvre d'Hergé une dimension qu'elle n'avait encore jamais atteinte : planétaire, sans doute. La diffusion des albums et des dessins animés avait certes largement dépassé la sphère franco-belge, depuis la fin des années cinquante. Mais Hergé n'avait pas encore acquis le statut d'artiste universel. Ce sera donc très vraisemblablement chose faite en 2011.
Comme pour l'écrivain Céline, il est remarquable de constater que cette reconnaissance d'un talent hors du commun, cette intégration au patrimoine culturel de l'humanité, au même rang, oui réellement au même rang qu'un Bach, un Cézanne ou un Rodin, s'est faite progressivement, de son vivant comme après sa mort, sans orchestration financière, sans lobbyistes, sans influences ou réseaux occultes, et même contre certains lobbyistes, certaines influences occultes.
Qu'est-ce qui donne à l'œuvre d'Hergé un caractère aussi exceptionnel, alors qu'il se publie chaque année, rien qu'en France, peut-être deux mille bandes dessinées nouvelles? C'est que, jusqu’à Tintin, les bandes dessinées s’adressaient aux enfants, et uniquement sur un mode comique. Elles ne faisaient pratiquement jamais allusion à la politique, à l’actualité, aux faits divers contemporains. Jusqu’à Tintin, aucune histoire dessinée n’avait donné lieu à un vrai scénario. Jusqu’à Tintin, aucune BD ne pouvait se lire « comme un roman ». Jusqu’à Tintin, aucun adulte ne pouvait trouver un intérêt soutenu et renouvelé à ce genre de lecture.
L’autre immense talent d’Hergé réside dans le découpage des dessins et des planches, la page prise dans son entier, et pas de simples bandes de papier, avec des cases dessinées l'une derrière l'autre. La forme de roman donnée à l’histoire, le grand nombre de pages (62 pages, et parfois une histoire qui se poursuit sur deux albums), permettent de jouer avec la perspective, les formats.
2011 sera l'année Hergé. C'est une bonne chose aussi pour les valeurs que véhicule cette série. des valeurs d'enracinement... universellement partagées, en fait.
En préparation : Hergé, par Francis Bergeron, Collection Qui suis-je ?, Editions Pardès, parution prévue en 2011. On en reparlera...
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11:24 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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