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mercredi, 06 avril 2011

La chronique de la France asservie et résistante...

2993.jpgPar Robert Spieler

Publié dans Rivarol

N°2993 du 31 mars 2011

 

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Juif, de sensibilité anarchiste, il avait signé une pétition pour défendre la liberté d’expression de Robert Faurisson. Pour Chomsky, « la liberté d'expression est plus importante que n'importe quelle version des faits soutenue par l'ordre établi, quel que soit le rapport qu'elle puisse entretenir avec la vérité factuelle ». Il évoque les différentes techniques de manipulation, et en premier, la stratégie de la diversion.


La stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. Chomsky analyse les différentes techniques de lavage de cerveau que subit notre peuple.

 

Dix stratégies de manipulation de notre Peuple

 

1 « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser » écrit Chomsky.

 

2 Créer des problèmes, puis offrir des solutions

 

Cette méthode est aussi appelée "problème-réaction-solution". On crée d’abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, si possible pseudo-antisémites, afin que le public soit demandeur de lois répressives au détriment de la liberté.

 

3  La stratégie du ‘dégradé’

clip_image001Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, immigration-invasion, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

4 La stratégie du différé

 

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. 
Exemple récent: le passage à l’Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001.

 

5 S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

 

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Pourquoi? 
"Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans" analyse Chomsky.

 

6 Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

 

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7  Maintenir le peuple dans l’ignorance et la bêtise

clip_image001[4]Faire en sorte que le peuple soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

"La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures." 

8  Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

clip_image001[6]Encourager le public à trouver "cool" le fait d’être bête, vulgaire, et inculte… L’abreuver de séries américaines et de « reality shows » : Secret story, Star Academy, l’île de la tentation,…de monstrueuses crétineries….

 

9  Remplacer la révolte par la culpabilité

 

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

Et puis, dernier point, connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes. Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes

Bref, connaitre l’adversaire, connaitre ses techniques de manipulation est indispensable pour que nous nous libérions de notre esclavage… Merci, Chomsky.

Le grand rabbin fait encore des siennes…

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, fait encore des siennes. Dans une interview au Monde parue samedi dernier, il larmoie sur le triste sort des musulmans en France, mettant sur un pied d’égalité juifs et pratiquants de l’islam. Ses propos n’ont pas vraiment fait l’unanimité dans « la rue juive ». Une « Lettre ouverte au grand rabbin », furibarde, circule.

Que déclare le grand rabbin ? 

 "Je sais qu'il est souvent difficile d'être musulman en France. Cette difficulté s'alourdit aujourd'hui dans un climat malsain, aggravé par un discours en vogue qui divise au lieu de rassembler. Je veux donc saisir l’occasion de dire à mes compatriotes musulmans que, précisément, ils sont d’abord mes compatriotes, et que ce qui nous rassemble en France, c’est la République qui nous est commune. »

Et il rajoute, très ému, "Quand une société en est à chercher des boucs émissaires, c'est qu'elle est très malade". 

"L'islam étant récent en France, l'harmonie peut être plus longue à venir. Cela dépendra aussi de l'Etat. Il ne doit pas oublier que, si la laïcité exige que les pouvoirs publics ne reconnaissent aucun culte, elle leur impose dans le même temps de n'en méconnaître aucun. Mais le véritable enjeu est ailleurs, plus pervers et plus grave : c'est, hélas, la place des juifs et des musulmans dans la société française"….Merci, camarade rabbin, de la leçon… Mais tu ne te foutrais pas un peu de notre gueule ?

Arielle Lewitt lui répond, au nom d’une partie non négligeable de la communauté juive ; « Votre posture est d’autant plus maladroite qu’elle incite les lecteurs de cet article à regarder « d’un même œil » les Juifs et les Musulmans. »

« Elle risque de reporter sur les Juifs les mêmes sentiments négatifs que certains Musulmans provoquent parfois chez nos concitoyens. En posant publiquement la question de la place des Juifs et des Musulmans en France, alors que nos ennemis n’ont pas encore voulu ni osé le faire, vous légitimez leur questionnement ». Ah bon ?

« Nous partageons les mêmes valeurs que l’UMP »

Françoise Grolet, candidate FN  - aux élections cantonales de 2011 en Moselle- est arrivée en tête au premier tour sur le canton de Metz 1 avec un score de 26,36 % devançant le maire de Metz. Félicitations.

"J'invite tous les électeurs de l’UMP à me rejoindre au deuxième tour, dimanche 27 mars prochain, car nous partageons les mêmes valeurs", déclare-t-elle, le soir de l’élection. Les mêmes valeurs, où est-elle allée chercher cela ?

Alors qu’elle était candidate pour le FN dans le canton de Saint-Dié, dans les Vosges, Chantal Odile, secrétaire départementale du FN dans les Vosges, et conseillère régionale, candidate sur le canton de Saint Dié Est dans les Vosges, a quant à elle déclaré, interrogée par une radio régionale : Je ne sais pas ce que je vais pouvoir dire". Pas de problème, on va lui expliquer…

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Ces professeurs sacrifiés sur l'autel du prêt-à-penser...

vero[1].jpgPar Véronique Bouzou
Enseignante

De quoi a t-on encore le droit de débattre avec les élèves à l'école ? C'est la question que je me pose en apprenant que l'un de mes confrères, un professeur d'histoire-géographie d'un lycée de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) qui, après avoir été suspendu quatre mois et fait l’objet d’une enquête pour avoir projeté à ses élèves une vidéo anti-avortement,  vient d'être révoqué... sans la moindre indemnité ! 

Pour ma part, j'ai visionné cette vidéo et n'ai pas tenu plus de deux minutes. Je dois bien avouer que je n'aurais jamais cru possible l'existence de telles pratiques barbares ! Une fois de plus, j'ai l'impression d'avoir été flouée sur un sujet que l'on ne m'a "servi" depuis mon adolescence que sous un angle positif. Ce film a bousculé mes certitudes et je comprends les élèves qui ont quitté précipitamment la classe avant la fin de la projection. 

Néanmoins, on peut légitimement s'interroger sur le bien-fondé de certaines pratiques de cet enseignant. Devait-il obliger les élèves à regarder la vidéo dans son intégralité sous peine d'être notés absents ? Je ne le pense pas. La cruauté qui transparaît à travers ces images est d'une telle intensité que nul ne peut forcer quiconque à les visionner, à moins de se prendre pour l'un des tortionnaires d'Orange mécanique...

D'autre part, le professeur a-t-il précisé à ses élèves que les scènes n’avaient pas été filmées en France, mais en Espagne - peut-être dans des cliniques illégales - où les délais pour avorter dépassent largement les 12 semaines légales pratiquées en France ? 

Enfin, l’enseignant a sans nul doute outrepassé ses droits en distribuant à ses élèves des tracts d’une association anti-avortement, ajoutant qu’il ne fallait utiliser ni la pilule ni le préservatif. Dans de telles conditions, qu’un enseignant puisse être rappelé à l’ordre par sa hiérarchie ne me choque pas. 

Mais fallait-il pour autant le suspendre, comme l’a fait le ministre de l’Éducation nationale ? Il me semble que Luc Chatel aurait été bien plus inspiré d’exiger du professeur qu’il invitât des partisans à l'avortement (personnes du planning familial, médecins...) pour présenter aux élèves une autre approche du sujet et susciter ainsi un vrai débat dans la classe (NB : Selon les dires du professeur qui s'est depuis exprimé sur le sujet, un vrai débat a eu lieu).

« Ce qui s'est passé est inacceptable, les professeurs sont tenus à un principe de neutralité, de respect de la personne» a rappelé le ministre de l'Éducation nationale  (Le Parisien.fr). Evoquer ces principes pour justifier sa décision de suspendre cet enseignant me semble inapproprié. N’est-il pas en effet paradoxal d’accuser de manquer au « respect de la personne » un enseignant qui, en s’opposant au droit à l’avortement, défend justement le droit à la vie ? 

Enfin, concernant le « principe de neutralité », ce n’est pas la première fois qu’il est avancé. Dans mon blog, j’avais déjà pris la défense d’une autre enseignante, elle aussi abandonnée par les syndicats et accusée par sa hiérarchie de manquer à ses obligations de « neutralité et de laïcité » pour avoir fait visiter chaque année à des lycéens le camp de concentration d’Auschwitz. Elle a depuis été réintégrée,  notamment grâce au CRIF. 

Elle avait par ailleurs été soutenue par une partie de ses élèves, l’une d’elles la félicitant de ne pas faire partie « de ces enseignants qui n'enseignent ni le génocide des juifs, et encore moins la shoah parce la majorité de leurs élèves sont musulmans ». Il en va de même pour le professeur pro-avortement qui déclare : «une immense majorité des élèves est contente du débat qui a eu lieu sur l'avortement ; toute une classe vient d'ailleurs de refuser de témoigner contre moi. » (Rue 89)

Comme ces élèves, je pense que toutes les idées doivent pouvoir librement s’exprimer dans l’enceinte scolaire (censée former de futurs citoyens) et être combattues par ceux qui ont des idées opposées et non par les tribunaux déjà suffisamment encombrés comme cela. A ce rythme, bon nombre de professeurs siégeront sur le banc des accusés.

A l’exception peut-être de certains d’entre eux, qui, au travers de projets pédagogiques et rédaction de manuels scolaires, prônent la victimisation de la repentance à outrance, et ne sont pas, eux, inquiétés pour manquer à leur devoir de neutralité ! « Malheureuse neutralité qui forme tant de fausses consciences ». Cette citation de Louis Bourdaloue  qui remonte au XVIIème siècle est hélas toujours d’actualité…


Véronique Bouzou prendra la parole samedi prochain 9 avril lors du colloque sur les 35 ans du regroupement familial organisé à Paris par Synthèse nationale (15 h - 18 h 30, Centre des conférences 8 bis, rue de la Fontaine au Roi 75011 - Métro République et Goncourt) cliquez ici.

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LES RESULTATS DES BOBARDS D’OR 2011 !

affiche_officielle_7.jpgLa cérémonie des Bobards d’Or a eu lieu le mardi 5 avril. La fondation Polémia a remis le prix de la désinformation aux journalistes ayant été les plus habiles à mentir à l’opinion.

Une affluence record (plus de 250 personnes), une ambiance survoltée, le public a élu :

-  Télévision : Céline Bittner (LCP) pour « à chaque crise les frontières se ferment davantage à l’immigration » ; alors que l’immigration régulière est passée de 50 000 dans les années 1970 à 200 000 (record annuel) en 2010.

-  Presse écrite : Le Figaro, pour sa « une » avec neuf bébés européens pour saluer la fécondité en France et un article minorant les naissances d’origine étrangère extra européennes ; alors que celles-ci s’élevaient déjà à plus de 150 000 en 1999, selon les chiffres du dernier recensement.

-  Radio : Claude Askolovitch (Europe 1) pour « les gays se marient partout dans le monde » ; alors que le mariage gay n’existe ni en Asie, ni en Afrique, ni en Océanie, ni dans les pays musulmans, ni en Israël, ni dans la majorité des pays d’Europe ; et qu’il n’existe aux Etats-Unis que dans quelques rares États et qu’il a été interdit par référendum en Floride, en Arizona et en Californie (le jour même de l’élection de Barack Obama).

- Strass et paillettes : Les amis de Roman Polanski pour un ensemble de déclarations excusant et justifiant le viol d’une fillette de 13 ans et dénigrant la victime.

Un Bobard d’Or a été remis à l’ensemble du système médiatique pour l’affaire de l’ « ophtalmo raciste » : toute la presse s’est mis le doigt dans l’oeil en accusant un innocent sans prendre la peine de s’assurer de la réalité des faits.

Et un Cafard d’Or a été attribué à Chloé Leprince (Rue 89) qui a donné en pâture le nom et l’adresse de l’« ophtalmo raciste » sans prendre la peine de lui téléphoner pour entendre son point de vue sur les faits dont il était accusé.

Près de 2 000 internautes ont suivi l’intégralité de la cérémonie sur leurs écrans sur les sites : Polémia, Fdesouche, Novopress, Altermedia, e-deo, Nouvelles de France, europaradio, et défrancisation.

Devant un tel succès, nous ne pouvons faire autrement que de vous donner rendez-vous en 2012 pour la 3ème édition des Bobards d’Or !

20:30 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le Nouveau NH publie un entretien avec Carl Lang...

CL-6a313.jpgSecrétaire général du Front national à deux reprises à la demande de Jean-Marie Le Pen, la première fois pour succéder à Jean-Pierre Stirbois et la seconde au moment du putsch mégretiste, Carl Lang a finalement rompu en 2008 avec le parti. Un départ dont il s’est longuement expliqué dans une lettre ouverte. Aujourd’hui, l’ex secrétaire général du FN a fondé le Parti de la France (PdF), où l’on rejoint nombre d’anciens cadres du Front national eux aussi en désaccord avec la stratégie de "dédiabolisation“ menée par Marine Le Pen. Le regain de forme du FN, aux élections et dans les sondages, n’ont pas modifié son jugement sévère porté en 2008 sur le "tournant idéologique" pris par la nouvelle présidente du FN.

NNH — Le Parti de la France a fait le choix de ne pas présenter de candidats aux 
élections cantonales. Est-ce qu’aujourd’hui vous ne regrettez pas d’avoir été absent ?

Carl Lang — En fait le Parti de la France a présenté 19 candidats afin de tester nos slogans et notre capacité électorale dans les conditions les pires, c’est-à-dire lors d’élections très locales et ce, sans aucune couverture médiatique nationale. Il était dans ces conditions inutile pour des raisons financières et électorales de multiplier les candidatures. Lors d’élections nationales et politiques comme les législatives de 2012 notre stratégie sera évidemment différente et nous serons présents dans un pourcentage beaucoup plus important de circonscriptions. Le système médiatique protégeant les partis en place, nous devons sélectionner avec soin les types d’élections et cibler les circonscriptions avec précision. Nos résultats lors de ces dernières élections cantonales sont significatifs et encourageants puisque nos candidats obtiennent en moyenne près de 3%. 



Le Front national, que vous avez quitté en 2008, en raison d’un désaccord 
profond sur la stratégie menée par Marine Le Pen, semble avoir retrouvé un 
regain de forme, d’abord aux élections régionales et ensuite aux élections 
cantonales, Mme Le Pen, elle-même bénéficie de sondages plus que flatteurs. A 
les en croire, si on votait demain, elle serait présente au deuxième tour contre 
un candidat socialiste. Que vous inspire, cette mise en avant de la 
candidate du FN un an avant la présidentielle, non seulement par les médias mais 
aussi par les instituts de sondages ?




J’observe avec beaucoup d’intérêt la différence de traitement médiatique entre Jean-Marie Le Pen et sa fille. Alors même que le père était exclu et diabolisé par les médias, la fille est promue et protégée. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler qu’au moment où il y avait encore un petit risque concernant la succession de JMLP du fait de la candidature de Bruno Gollnisch, la chaîne publique France2 et Arlette Chabot ont organisé à une heure de grande écoute et 48 heures avant l’ouverture de la campagne électorale interne au FN, une émission de promotion de Marine Le Pen dont a été totalement exclu Bruno Gollnisch. Marine Le Pen est bien un produit médiatique du système comme l’a été Ségolène Royal en 2006 au moment des dernières primaires socialistes.

Elle doit se dépêcher d’en profiter car les modes médiatiques passent et les bulles médiatiques éclatent. Madame Royal est aujourd’hui à 10%, loin derrière DSK, Hollande et Aubry dans les sondages pour désigner le candidat socialiste de 2012. Nous savons parfaitement que les maîtres de l’information font et défont les opinions publiques et manipulent le corps électoral comme on pétri de la pâte à modeler. Il y a bien longtemps que cette République n’est plus une démocratie, mais une « médiacratie » ballotée par des sondages qui se succèdent en prédisant le tout et son contraire.

Finalement, il n’y a pas eu de “vague bleu Marine“ au second tour. Le FN 
décroche seulement 2 sièges, alors que sur le papier il pouvait espérer mieux. 
Faut-il y voir un échec de la “dédiabolisation“ ou ses limites ?



En vérité, la dédiabolisation s’accompagne d’une normalisation républicaine, étatiste, laïciste et fiscaliste du discours et d’une personnalisation à outrance autour de la candidature « Marine ». Les affiches des candidats aux cantonales ont d’ailleurs été presque entièrement remplacées par les affiches de la présidente du Front mariniste. Le mot « national » et le nom de « Le Pen » disparaissent quant à eux au profit du slogan commercial de la « vague bleu Marine ». Malgré des conditions médiatiques et politiques exceptionnelles, le résultat en termes d’élus reste un échec. Elle devra aller encore plus loin dans le reniement des idées, l’abandon des principes et dans l’allégeance aux tenants du système et ce, en donnant toujours plus de gages. La prochaine étape passe par la liquidation du FN au profit d’une nouvelle structure électorale, la mise à la retraite définitive, la plus rapide possible, de papa et la mise à l’écart, elle aussi définitive, de ceux qui restent encore du « Front national canal historique ». 




Fait nouveau, on remarque aujourd’hui que le FN peut compter sur une certaine 
réserve de voix en cas de second tour. Une réserve encore insuffisante pour 
remporter l’élection, mais…
La présidente du FN a d’ailleurs annoncé qu’elle voulait lancer “l’organisation 
d’un grand rassemblement pour constituer un pôle majoritaire“ Est-ce que vous pensez que ce “grand rassemblement“ s’adresse également aux autres composantes de la Droite nationale ou est-il selon vous réservé aux déçus du sarkozysme et 
du socialisme ?

Depuis les années 80 il y a eu de nombreux deuxièmes tours avec les candidats du FN. La logique du deuxième tour étant évidemment de pouvoir récupérer une partie des suffrages des candidats éliminés au premier tour. Il est frappant de constater que malgré le refus de l’UMP de participer à un « Front républicain » contre le « Front mariniste », les résultats de 2011 n’ont pas été meilleurs que ceux des années 80 et 90 lorsque le FN s’opposait à tous les partis coalisés officiellement contre lui. Quant au « grand rassemblement », c’est une des tartes à la crème habituelle des plans de communication préélectorale. En vérité, la logique de madame Le Pen est de tourner le dos définitivement à la Droite nationale et à l’héritage politique de Jean-Marie Le Pen qu’elle considère déjà comme un boulet freinant son ambition personnelle. Il n’y aura bientôt de bons becs que des becs de gauche. Jean-Marie Le Pen défendait ses idées quitte à être impopulaire dans l’opinion. Sa fille ne défend que ce qu’elle estime être populaire et ce, quelque soient les idées.

Quelle sera l’activité/ l’actualité du Parti de La France dans les mois à venir ?

Le Parti de la France participera le 9 avril au colloque de Synthèse nationale sur l’immigration. Le dimanche 10 avril à la journée organisée à Villepreux par le Renouveau français. Le Parti de la France participera aussi au défilé en hommage à Jeanne d’Arc organisé par l’association Civitas, le dimanche 8 mai après-midi à Paris. Enfin, nous préparons dès à présent en liaison avec nos alliés de la Droite nationale les échéances électorales de 2012. Le Parti de la France entend bien s’inscrire durablement dans la vie politique française.

Source Le Nouveau NH cliquez ici

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LE GUD A SON JOURNAL :

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Pour lire Le Rat qui rit : cliquez ici 

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Dans le prochain numéro de Rivarol (vendredi prochain dans les kiosques) : un grand entretien avec Vincent Reynouard à sa sortie de prison...

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Le mardi 5 avril, à 8 heures 30 du matin, après neuf mois et trente-neuf semaines de detention, Vincent Reynouard a enfin été relâché de la Maison d’arrêt de Valenciennes. L’attendaient devant la prison son épouse Marina et son fils Pierre (les sept autres enfants étant restés au chaud dans un café à quelques centaines de mètres de l’établissement pénitentiaire, les petits confectionnant de jolis dessins pour leur père). René et Yvonne Schleiter, Siegfried Verbeke et sa femme Edna, Mariette Paschoud, rédacteur responsible du périodique Le Pamphlet de Lausanne avaient tenu à être présents, ainsi que de jeunes révisionnistes belges et allemands. L’ambiance a été très amicale et chaleureuse et s’est prolongée jusqu’au déjeuner pris en commun dans une agréable brasserie du centre-ville.

 

Las, dans l’après-midi, Vincent a dû se séparer à nouveau de sa femme et de ses enfants qui rentraient à Bruxelles. Car le militant révisionniste âgé de 42ans est sous contrôle judiciaire et a l’interdiction de quitter la France. Il était d’ailleurs convoqué dès le lendemain de sa libération, le 6avril, chez un juge de’instruction d’Amiens pour une autre affaire: il est en effet soupçonné d’avoir envoyé en 2009 à 120 lycées de France des CD révisionnistes.

 

Nous avons pu interroger en exclusivité Vincent Reynouard le jour même de sa sortie de prison. Voici son témoignage comme toujours sans langue de bois.

 

RIVAROL : Quelle est votre première réaction après neuf mois d’enfermement ?

 

Vincent REYNOUARD : C’est d’abord de de remercier et de féliciter mon épouse Marina qui a été héroïque tout au long de ces neuf mois de captivité. Deuxièmement c’est d’exprimer ma gratitude à tous ceux qui m’ont aidé et soutenu dans cette épreuve, à Paul-Eric Blanrue, le courageux auteur de la pétition demandant ma libération et l’abrogation de la loi Gayssot, à Bocage qui a transmis régulièrement par Internet tous mes messages, à RIVAROL qui donnait souvent de mes nouvelles, a publié mes différents courriers et rappelait chaque semaine, par un bandeau en première page du journal, que j’étais toujours derrière les barreaux. Je remercie aussi tous ceux qui m’ont écrit, donné de l’argent et dont je ne connaissais même pas, pour certains d’entre eux, les noms. Je recevais en moyenne huit à dix lettres par jour à tel point que les surveillants me disaient: «On commence par ta cellule. Comme ça, on est pratiquement débarrassé.» J’ai répondu à tous mes correspondants. Ces échanges épistolaires ont été un grand réconfort.

 

R. : Avez-vous beaucoup souffert de cet isolement forcé depuis le 9 juillet 2010 ?

 

V. R. : Honnêtement non. En prison les autorités s’arrangent pour que tout se passe bien et se montrent compréhensives. D’août à mars, j’ai été seul en cellule. J’ai pu tranquillement dessiner, lire, prier. Cela ne m’a donc posé aucun problème. Il faut savoir être positif, se dire qu’on est là pour de longs mois, que l’on n’y peut rien changer et qu’il faut donc organiser le mieux possible son temps de détention, entretenir de bonnes relations tant avec les détenus qu’avec les surveillants, ne pas hésiter à s’entraider. J’ai écrit des lettres pour des détenus qui ne savaient pas écrire. A leur demande je rédigeais leur lettre d’amour, j’essayais de régler leurs problèmes administratifs, je faisais pour eux des dessins, des poèmes. Tout le monde m’aimait beaucoup. Je n’ai eu aucun problème relationnel. 

Les surveillants étaient également très sympathiques avec moi. Je ne dirais pas qu’ils étaient sympathisants mais beaucoup me disaient qu’ils allaient consulter mon site Internet. Même un jour l’un d’entre eux m’a dit: «Tiens, je t’ai vu dans une émission de télévision.» J’ai dit: «Ah bon, une émission sur quoi ?». «Sur des gens qui pensent un peu bizarrement.» J’ai dit : «Des fachos?» Il m’a dit: «Oui, c’est ça.» Il y en a même un qui m’a dit: «Tu ne t’es pas renié. Tu pourras sortir la tête haute». Il faut avouer que les surveillants de prison sont en première ligne avec certains détenus qui ne se comportent pas très bien. 

Une psychologue m’a convoqué une fois. Elle m’a demandé si j’avais conscience de faire de la peine à des gens en écrivant ce que j’écris. J’ai répondu : «c’est possible que je leur fasse de la peine mais je ne fais que dire la vérité». Inutile de dire qu’elle ne m’a jamais reconvoqué !

 

R. : Avez-vous quelques anecdotes à raconter à nos lecteurs ?

 

V. R. : La plupart des détenus de Valenciennes étaient condamnés pour escroquerie. J’ai discuté avec des Gitans qui m’ont raconté comment ils s’y prenaient pour pénétrer dans les maisons bourgeoises et y voler les bijoux et objets de valeur. Ils m’ont appris que les gens cachaient toujours leurs objets précieux dans leur chambre à coucher, ce qui rend le butin assez facile à trouver. J’ai conversé aussi avec un Noir condamné pour vente de fausses statuettes africaines. Il vendait à des antiquaires pour près de dixmille euros des statuettes sans valeur en faisant croire qu’elles dataient de plusieurs siècles. L’astuce: les confectioner avec de vieux bois que l’on trouve facilement dans les très anciennes maisons africaines, les laisser tremper dans l’eau plusieurs semaines de sorte que les experts n’y voient que du feu. Un autre détenu m’a raconté comment il avait escroqué des clients dans un magasin en s’habillant en tenue de policier et en procédant avec un faux détecteur au contrôle des billets de 50euros. Faisant croire que les billets étaient des faux, il les dérobait aux clients sans difficulté. Il m’a raconté aussi comment il escroquait les gens lors des courses de chevaux en leur assurant qu’ils doubleraient leur mise. Au début c’était vrai: on lui donnait 100euros, il en rendait 200. Si bien que les demandes se sont fait nombreuses. Et à chaque fois il augmentait la somme de départ: 200, 500. Et le jour où il a demandé aux clients de lui donner 1 000 euros chacun et qu’il se faisait fort de leur en faire gagner 10 000, il a naturellement disparu dans la nature avec plusieurs dizaines de milliers d’euros en poche! Le même détenu m’a également raconté comment il s’était fait passer pour un notaire pour obtenir un chèque bancaire à son ordre, produit de la vente d’une maison. Hélas pour lui, au dernier moment le vrai notaire est arrivé (l’escroc avait seulement réussi à se faire embaucher comme clerc de notaire) et il a été confondu. C’est incroyable le nombre de combines que l’esprit humain peut inventer pour duper ses semblables. Je pourrai raconter des anecdotes pendant des nuits entières! J’ai beaucoup appris en prison sur la nature humaine, ce n’est pas toujours très édifiant !

L’on dit souvent qu’il ne faut pas traiter les Gitans de voleurs. N’empêche que le Gitan avec qui je discutais me disait ouvertement qu’il aimait voler, qu’il avait cela dans le sang et qu’il avait fait cela toute sa vie. On est donc loin des discours Politiquement Corrects ! 

 

R. : Comment les détenus ont-ils réagi en apprenant les raisons de votre incarcération ?

 

V. R. : La plupart étaient complètement écœurés. Comme il y a beaucoup d’Arabes, je leur disais que j’étais en prison car j’avais écrit des choses qui déplaisaient aux juifs. J’étais aussitôt leur grand pote! Mais aucun ne comprenait qu’en France l’on pût être mis en prison pour de simples écrits. Au départ ils ne me croyaient pas !

 

R.: Vous avez dessiné une bande dessinée pendant votre détention. Les planches sont vraiment magnifiques. On voit que vous avez fait du dessin industriel et du cinéma dans votre jeunesse. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

 

V.R. : Cette bande dessinée n’est pas encore tout à fait terminée. C’est une histoire à ranger dans la catégorie du fantastique. Dans un orphelinat de jeunes filles à une époque indéterminée, l’héroïne Tatiana, accompagnée de son amie Lucie, mène une enquête tant elle est intriguée par toute une série de faits anormaux dans cet établissement, la directrice et un professeur ayant un comportement particulièrement étrange. Il est question de fontaine ensorcelée, de fantôme, de poupée piquée avec des aiguilles. C’est bien volontiers que j’enverrai cette BD à toutes les personnes qui m’ont soutenu et que cela intéresse lorsque je l’aurai achevée. 

 

R. : Vous avez été à la prison de Forest en Belgique près de Bruxelles du 9 juillet au 19août puis à Valenciennes du 19 août au 5avril, les conditions de détention sont-elles différentes entre la France et la Belgique ?

 

V. R. : Oui, les règlements généraux des prisons en France sont plus sévères qu’en Belgique. En France ne peut venir vous visiter que votre famille ou une personne utile à votre réinsertion. Tous les amis qui ont demandé à venir me voir n’ont pas été autorisés à se rendre à la prison. Les temps de parloir sont également plus courts. Ma femme n’a pu apporter autant de livres que je voulais alors qu’outre-Quiévrain cela ne posait aucune difficulté. Il a été impossible à mon épouse de m’apporter de la peinture ou même de simples crayons de papier. Il me fallait les commander à la prison. Le courier est lu dans les deux sens alors qu’en Belgique les lettres que j’envoyais n’étaient même pas ouvertes. Toutes les conversations téléphoniques sont écoutées. Il faut annoncer à l’avance le numéro que l’on compte composer alors qu’en Belgique l’on peut téléphoner à qui l’on veut. 

 

R. : Quelles sont les conditions qui vous sont posées maintenant que vous êtes libre ?

 

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Prix des carburants : c'est l'Etat qui pompe le plus !

h-20-1047990-1211293612.jpgPar Yves Darchicourt

Les prix des carburants s'envolent allègrement au prétexte des troubles au Moyen-Orient et de la guerre civile en Libye : le super sans plomp 95 a franchi la barre des 1,51 € le litre, le litre super sans plomb 98 dépasse 1,55 € et le gazole est à un peu plus de 1,36 le litre (prix moyens calculés par la DEGC sur le territoire national hier lundi)... dont 50% à 60% de taxes qui vont à l'Etat !

Le Gouvernement, apparamment fort compatissant envers les Français touchés par ce matraquage, n'envisage pourtant pas de diminuer l'importance du racket fiscal sur les carburants qui lui rapporterait environ 2 milliards € chaque année. 

Interrogée sur le problème du coût insupportable pour beaucoup de Français (professionnels des transports ou non) des carburants il y a deux ans , l'inimitable Christine Lagarde avait cru spirituel de conseiller de "faire du vélo" ; aujourd'hui, elle se contente plus prudemment de recommander des petits trucs à la portée de chacun pour consommer moins avec sa voiture. On se demande si elle en a parlé au chauffeur qui la ballade dans son véhicule ministériel aux frais du contribuable ! 

Décidément on marche sur la tête !   

00:35 Publié dans Les articles de Yves Darchicourt | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |