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mercredi, 19 août 2026

Dans Ceuta envahie, aucun membre du gouvernement espagnol n’a évoqué les viols 

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Michel Festivi 

Le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sánchez, se targue depuis des années d’être à la pointe du combat féministe, et n’a de cesse de dénigrer ses adversaires, le Parti populaire et surtout Vox sur ce terrain, les accusant de machisme ou de ne pas accepter les lois liberticides et tyranniques sur la transition de genre par exemple. Or depuis l’invasion de Ceuta, le 30 juillet 2026, 15 viols ou agressions sexuelles ont été dénoncées (sans doute la pointe émergée de l’iceberg), mais aucun membre du gouvernement, ni a fortiori Pedro Sánchez n’ont fait la moindre petite allusion à ces faits dramatiques, qui concernaient notamment une fillette de 10 ans. Pourtant la Garde civile a confirmé ce chiffre. On a même repéré parmi ces entrants, un homme fiché comme terroriste et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt d’Interpol.

Pedro Sánchez, en vacances, s’est contenté de conférences en vidéos, pour tenir des propos lénifiants et inutiles, sans aucunement aborder le sort de ces malheureuses victimes. La ministre de l’Égalité, Ana Redondo, a longuement déblatéré sur le sort des femmes en Afghanistan, victimes d’un apartheid que tout le monde connaît, mais rien sur les femmes violées de Ceuta. Monijeta García, la titulaire du portefeuille de la Santé, a tenté de minimiser les faits, et de réduire le nombre des victimes. Le féminisme deux poids, deux mesures est aussi vaillant en Espagne qu’en France.

Bref, aucun ministre n’a pris ses responsabilités. Tous se sont dédouaner dans la lâcheté. Pedro Sánchez a employé une seule fois le vocable « violation », le 31 juillet dernier, mais non pas pour soutenir les victimes de viols, mais pour qualifier cette invasion de 70.000 migrants, « de violation de l’intégrité du territoire », et puis plus rien, nada, comme on le dirait en Espagne. La ministre de l’Égalité, n’a pas daigné se rendre à Ceuta. Sira Rego, la ministre de la jeunesse et de l’enfance n’a jamais mentionné ces viols, bien au contraire, elle a milité pour le regroupement familial. Felix Bolaños, ministre de la Justice et de la Présidence est resté lui aussi totalement atone.

Oscar Puente, le ministre des transports et de la mobilité, passe son temps à attaquer Isabel Diaz Ayuso, la présidente PP de la communauté de Madrid, en n’hésitant pas à la traiter de « fasciste », voire de « terroriste », mais rien non plus sur les crimes qui se sont produits à Ceuta. À part des membres du PP et bien sûr de Vox, seul au PSOE, le représentant de ce parti à Ceuta, Melchor León, a évoqué ces viols et a exigé la démission du délégué du gouvernement pour inaction, mais sans attaquer frontalement le gouvernement. Le PSOE depuis Madrid a d’ailleurs prévenu les membres du PSOE qui siègent au parlement de Ceuta, que s’ils critiquaient le gouvernement, ils pouvaient quitter le Parti. Or, être élu en Espagne, suppose un préalable de taille, appartenir à un parti structuré.

On se rappelle qu’en 2022, Pedro Sánchez et sa ministre de l’Égalité d’alors, Irene Monteiro, avaient fait voter une loi sur les agressions et atteintes sexuelles, qualifiée par ledit gouvernement et la presse de : « Solo si es si » (Seulement un oui est un oui), qui sous le prétexte de fusionner certaines infractions sexuelles, abaissait les minimums prévus par le code pénal. Or réaction immédiate des avocats de certains condamnés, ils avaient obtenu la révision de milliers de condamnations définitives. 1.233 condamnations pour crimes sexuels avaient été annulées dans la foulée, et 126 condamnés avaient été libérés. En 2023, et en catastrophe, devant une levée de bouclier sans pareil, et malgré les atermoiements d’Irene Monteiro, une loi rectificative avait été votée pour relever les minimums légaux, mais le mal était fait.

N’oublions pas que depuis 2023, le Parti populaire représenté par Juan Jesús Vivas, gouverne seul l’entité de Ceuta, (ville autonome) mais en minorité, bénéficiant de l’abstention bienveillante du PSOE, et d’un parti présidé par Fatima Hamed, première femme musulmane à diriger un parti politique à Ceuta, le MDyC, (Mouvement pour la Dignité et la Citoyenneté), et qui défend notamment les intérêts de la communauté musulmane. Depuis la crise migratoire et l’envahissement de Ceuta, Vox a proposé au PP, une coalition qui serait majoritaire, puisque le PP dispose de 9 sièges et Vox de 5. Or la majorité absolue est de 13 sièges. Mais dans les faits, Vivas gouverne avec l’appui implicite du PSOE local et de MDyC, et n’a pas pour l’instant donné suite à la proposition de Vox.

En tout cas, et devant l’urgence de la situation, le Conseil général du pouvoir judiciaire, le CGPJ, un organe directeur des juges, vient d’alerter sur la nécessité impérieuse : « pour faire face à la crise migratoire », de mettre des moyens supplémentaires : « en raison de la charge de travail accrue, notamment dans les affaires relatives aux agressions sexuelles présumées ». Il préconise vivement, l’augmentation temporaire de juges et de greffiers au Tribunal de Ceuta, du nombre des interprètes, et la création d’un service d’urgence. On le voit, il n’y a que le gouvernement socialo-communiste espagnol qui se refuse à ouvrir les yeux. 

06:30 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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