mercredi, 14 octobre 2026
Sarah Knafo mercredi soir sur LCI
23:53 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
14 octobre 2007, mort de Philippe Malaud
Jean-François Touzé
23:08 Publié dans Jean-François Touzé, Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
RAPPEL : Un nouveau Grand Classique de Synthèse nationale, "Le Discours de Maurice Barrès prononcé lors de son entrée à l'Académie française"
Récemment, le maire de Paris, prétextant des raisons plus que farfelues, annonçait son intention de faire débaptiser la Place Maurice Barrès située dans le 1er arrondissement de la capitale. Cette nouvelle injonction socialiste nous a donné une idée : celle de rééditer des oeuvres de ce grand écrivain que fut Barrès. Ainsi, loin des mensonges simplistes colportés par les tenants du Système, les lecteurs pourront se faire une opinion par eux-mêmes...
Les textes de Maurice Barrès que nous vous proposons ici s’étalent sur la majeure partie de sa vie puisqu’ils vont de 1888 à 1923 avec sa correspondance avec Charles Maurras. Une amitié qui s’est jamais démenti même si les deux hommes ne partageaient pas toujours la même opinion.
Dans ces textes on notera surtout la constance de Maurice Barrès quant à l’idée qu’il se fait de son nationalisme. C’est un nationalisme charnel lié à la terre. Plus largement encore aux morts, à la langue, aux traditions mais aussi aux écrivains et aux artistes qui ont forgé l’âme de notre pays. Charles Maurras a un nationalisme plus politique voire idéologique que Maurice Barrès ne partage pas toujours.
Mais ce que l’on retiendra surtout, c’est l’influence qu’il a exercé sur de nombreux écrivains qui lui ont succédé. Et cet héritage n’est pas mort, il mérite de perdurer. Loin des pantalonnades d’une gauche déboussolée et hors sol.
Suivi de :
La Querelle des nationalistes et des cosmopolites, Le Figaro, 4 juillet 1892
La Terre et les Morts, La Patrie française, 10 mars 1899
Les Traits éternels de la France, Revue des Deux Mondes, 1916
En annexe : correspondances entre Maurice Barrès et Charles Maurras (1888-1923)
Discours prononcé lors de son entrée à l'Académie française, Mauric Barrès, présentation de Patrick Parment, accompagné de plusieurs textes fondamentaux, Les Grands classiques de Synthèse nationale, septembre 2026, 158 pages, 20,00 € (+ 7,00 € de port)
Pour le commander cliquez ici
16:12 Publié dans Les Grands classiques de SN, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Quand 1945 ne suffit plus à justifier notre présent
Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
Je me suis installé ce matin à la terrasse du Café de l’Europe, à Barjols. Le nom, à bien y réfléchir, convient assez plaisamment à ce qui va suivre. Devant moi, la fontaine, quelques tables déjà occupées, les conversations ordinaires d’un petit bourg provençal et ce ciel du Var qui, depuis deux jours, prend par moments des mines inquiètes. Nous avons reçu quelques gouttes hier, d’autres averses sont promises pour mercredi, sans que personne ici paraisse beaucoup s’en émouvoir. Le soleil provençal a cette manière de disparaître derrière les nuages sans jamais donner tout à fait l’impression d’avoir perdu la partie.
Je bois tranquillement un lait d’orgeat, boisson quelque peu surannée dont je retrouve toujours le goût avec plaisir lorsque je descends dans le Midi, et je parcours sur ma tablette les dernières nouvelles du front lycéen. Autour de moi, Barjols poursuit sa matinée. Une camionnette se gare, deux hommes se saluent, une dame traverse la place avec son cabas, on croit entendre le bruit de l’eau d’une fontaine à sec. J’éprouve depuis quelques jours, dans ce coin du Var, le sentiment singulier d’être revenu dans une France provinciale que j’avais découverte autrefois en arrivant d’Argentine, une France qui me surprenait alors par son extraordinaire continuité. Les maisons, les marchés, les cafés, les églises, les vieilles habitudes semblaient s’être transmis d’une génération à l’autre sans que personne eût jamais songé qu’il fallait en justifier l’existence.
Barjols n’est évidemment pas une santonnière et je me garderais de transformer ce village en vestige imaginaire d’un âge d’or. Le bourg demeure cependant relativement préservé du bouleversement démographique qui a métamorphosé tant de villes françaises. Le contraste avec les images qui passent sur mon écran n’en est que plus saisissant. À quelques centaines de kilomètres de ma terrasse, des lycées sont bloqués, les policiers interviennent, des incendies sont allumés, des groupes courent dans les fumées lacrymogènes. La France tranquille de cette place provençale et celle que je regarde sur ma tablette appartiennent juridiquement au même pays. Il m’arrive de me demander si elles habitent encore tout à fait le même monde.
Une séquence, surtout, m’a arrêté. À Beaugency, dans le Loiret, lors du blocus du lycée François Villon, des jeunes ont diffusé un morceau faisant l’éloge de Mohamed Merah et évoquant également Salah Abdeslam et les attentats du 13 novembre. Matthieu Valet, ancien commissaire de police devenu député européen, a annoncé qu’il signalait les faits au procureur de la République. J’ai regardé les images deux ou trois fois, d’abord parce que je croyais avoir mal compris, ensuite parce que je voulais être certain de ce que j’entendais. Je ne trouve pas d’autre expression : elles m’ont pétrifié d’horreur.
Mohamed Merah. Il faut peut être déjà rappeler qui il fut, tant notre temps engloutit ses souvenirs avec une célérité extraordinaire. En mars 2012, il assassina trois militaires français, puis se rendit devant l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse où il tua un professeur et trois enfants, parmi lesquels une petite fille de huit ans. Salah Abdeslam est, lui, le seul membre encore vivant du groupe impliqué dans les attentats du 13 novembre 2015, cette nuit durant laquelle cent trente personnes furent assassinées à Paris et à Saint Denis. Ce sont donc ces noms, ceux d’hommes associés à quelques uns des crimes islamistes les plus atroces commis en France, qui peuvent devenir pour certains adolescents matière à bravade et à chanson devant un lycée.
Je sais parfaitement ce que l’on peut m’objecter. Une chanson ne transforme pas celui qui l’écoute en terroriste, la provocation adolescente existe depuis que les adolescents existent, et il serait aussi injuste qu’absurde de tirer de quelques jeunes gens filmés à Beaugency le portrait de l’ensemble de la jeunesse française. Beaucoup des lycéens qui manifestent ces jours ci ont des revendications qui n’ont rien à voir avec l’islamisme, ni même avec la politique partisane. Ils parlent de leurs professeurs absents, de bâtiments mal entretenus, de classes trop chargées, de Parcoursup et de l’avenir fort incertain qui les attend. Tout cela est vrai, et il n’y aurait aucun intérêt à le nier pour les besoins d’une chronique.
Il reste malgré tout cette scène. Elle me poursuit plus que les voitures retournées ou les poubelles brûlées, auxquelles nous sommes hélas presque habitués. J’essaye d’imaginer le monde mental dans lequel le nom de Merah peut devenir amusant, provocateur ou glorieux. Je me demande ce qui a été transmis à ces garçons, ce qui ne l’a pas été, ce qu’ils ont entendu chez eux, dans leur quartier, leurs mosquées, sur leurs téléphones, et ce qui peut encore les rattacher à la mémoire commune d’un pays dans lequel les victimes de Merah devraient être leurs morts autant que les miens.
Une autre pensée, plus sombre, m’est venue et je n’arrive pas à m’en débarrasser. Si des adolescents de quinze ou seize ans peuvent chanter aujourd’hui en l’honneur d’un homme qui assassina des enfants parce qu’ils étaient juifs, que deviendra cette fascination lorsque certains d’entre eux auront l’âge de porter réellement une arme ? Je souhaiterais que la question ne soit que l’inquiétude excessive d’un homme arrivé au couchant de son existence. Je voudrais même pouvoir m’en moquer demain matin, retrouver ces images et n’y voir que la sottise tapageuse de quelques garnements. Pour l’instant, je n’y parviens pas.
Une répétition générale
Le mouvement lycéen a naturellement ses causes propres. Les difficultés de l’Éducation nationale ne datent pas de la semaine dernière et je connais peu de Français ayant encore des enfants à l’école qui soient disposés à dresser de l’institution un tableau idyllique. Les professeurs manquent, certains établissements vieillissent mal, les procédures d’orientation sont devenues pour beaucoup de familles une sorte de mystère administratif, et les jeunes eux mêmes ne sont pas aveugles sur le rétrécissement des perspectives économiques. Une partie de leur colère est parfaitement explicable.
Les mouvements de rue français ont cependant cette particularité ancienne de fournir très vite un théâtre à des acteurs qui n’étaient pas nécessairement présents lors du premier acte. Des groupes s’agrègent aux cortèges, les mots d’ordre changent, la violence attire ceux qui aiment la violence et l’effervescence politique finit par produire sa propre logique. Le gouvernement accuse aujourd’hui les militants de l’extrême gauche de pousser à l’affrontement, ceux ci récusent naturellement l’accusation, et chacun retrouve le rôle qui lui est assigné depuis des décennies. Le phénomène n’aurait rien de très neuf si certaines images ne donnaient pas l’impression qu’une autre population vient parfois se joindre à cette vieille dramaturgie française avec des références, des haines et une conception de la violence qui ne lui appartenaient pas autrefois.
J’ai déjà écrit que ces scènes me faisaient quelquefois penser à une répétition générale. L’expression est peut être forte, je le reconnais. Pourtant une question se pose désormais avec une certaine insistance. Que se passerait il en 2027 si l’élection présidentielle portait au pouvoir un candidat que l’extrême gauche française ne considérerait pas seulement comme un adversaire politique, mais comme un fasciste dont la victoire rendrait en quelque sorte légitime la désobéissance, l’émeute ou l’affrontement avec l’État ?
À cette hypothèse s’en ajoute une seconde, plus préoccupante encore. Une agitation politique classique peut très bien être rejointe par des groupes dont les motivations ne sont plus celles des anciennes familles révolutionnaires françaises. On aurait alors, dans les mêmes rues, des militants convaincus de combattre le fascisme, des jeunes venus pour casser, d’autres mus par une hostilité plus générale envers la société française, et quelques bandes qui ne reconnaissent déjà dans les références nationales qu’une histoire étrangère. Le mélange est suffisamment déplaisant pour que l’on puisse au moins s’interroger sur ses conséquences sans être immédiatement accusé de prophétiser l’apocalypse.
Je ne sais pas si la France marche vers cette guerre civile à basse intensité dont l’expression revient de plus en plus souvent dans les conversations. Il y a vingt ans, elle m’aurait semblé grandiloquente. Aujourd’hui, elle me paraît seulement prématurée, ce qui n’est déjà plus la même chose. Ces pensées ne sont guère agréables sous les platanes de Barjols et je préférerais, je l’avoue, m’occuper de mon orgeat, de la pluie annoncée ou de l’heure du déjeuner.
C’est précisément à ce moment de ma lecture que je suis tombé sur un article de James Marriott dans le Times de Londres. Le rapprochement entre les émeutes françaises et la querelle historiographique autour de la Seconde Guerre mondiale n’est évidemment pas immédiat. Il s’est pourtant imposé à moi au fil de la lecture, car Marriott parle au fond d’une autre forme de désagrégation, celle du grand récit moral auquel les sociétés occidentales ont confié depuis quatre vingts ans une part considérable de leur légitimité.
Son article porte sur une nouvelle bataille autour de la Seconde Guerre mondiale, nourrie cette fois par la droite américaine. J’y ai trouvé une phrase beaucoup plus importante que les diverses considérations sur Tucker Carlson ou les extravagances de quelques influenceurs. Marriott écrit que la victoire alliée de 1945 constitue le mythe fondateur de l’ordre libéral occidental. Le mot de mythe mérite d’être pris au sérieux, précisément parce qu’il est employé par un homme qui entend défendre cet ordre.
12:44 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Parution la semaine prochaine du nouveau numéro de la revue Synthèse nationale (n°75, automne 2026)
82 pages, 12,00€
Parution le 22 octobre 2026
SOMMAIRE – N°75 (AUTOMNE 2026)
P 2 - ÉDITORIAL Roland Hélie
P 4 - ILS VEULENT LA GUERRE FAISONS-LA ! Synthèse natioale
P 8 - AVEC ÉDOUARD… VERS DE NOUVEAUX DÉBOIRES. Didier Lecerf
P 14 - LES DÉRIVES LIBERTICIDES DE LA PRÉSIDENCE MACRON. Maurice Bernard
P 17 - LA DETTE HORS DE CONTRÔLE. Alexis Murbas
P 20 - LE CASSE DU SIÈCLE, SARAH KNAFO MÈNE L’ENQUÊTE… Patrick Parment
P 23 - LA CHRONIQUE DE PHILIPPE RANDA
P 24 - À QUOI SERVENT VRAIMENT LES ÉLECTIONS ? Arnaud Raffard de Brienne
P 29 - NE PAS VOTER EN 2027 EST UN CRIME CONTRE LA FRANCE. Michel Festivi
P 32 - REFONDER L’ÉCOLE, POUR LE BIEN DE LA NATION. Pieter Kerstens
P 38 - DE L’ISLAM ET DE L’ISLAMISME. Mathurin Lemercier de Trouvrac
P 43 - CEUTA C’EST LA FRANCE ET LA FRANCE, C’EST CEUTA Michel Festivi
P 49 - L’EUROPE NORDIQUE, ENTRE VÉRITABLES ET FAUX PÉRILS. Robert Neboit
P 54 - LA CHRISTADA, UNE CHOUANNERIE MEXICAINE. Martine Heldé
P 60 - LA ROCQUE, PRÉCURSEUR DE LA SÉCURITÉ CIVILE. Didier Lecerf
P 64 - LES LIVRES AU CRIBLE. Georges Feltin-Tracol
P 70 - BIOGRAPHIES LITTÉRAIRES. Daniel Cologne
P 73 - LES FLANERIES DE SCIPION DE SALM
P 77 - 20 ANS DE SYNTHÈSE NATIONALE – Banquet du 29 novembre 2026
P 78 - NOUS AVIONS DES CAMARADES, Patrick Parment, France Saint-Pierre, Alix Grabé…
VOUS POUVEZ LE COMMANDER DÈS MAINTENANT cliquez ici
ET VOUS POUVEZ AUSSI VOUS ABONNER cliquez là
ET N'OUBLIEZ PAS DE RETENIR VOTRE PLACE AU BANQUET "20e ANNIVERSAIRE DE SYNTHÈSE NATIONALE", DIMANCHE 29 NOVEMBRE, PRÈS DE PARIS cliquez là
09:01 Publié dans Kiosque de droite, La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Le n°13 de Frontières est en kiosque ce matin
09:00 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |

































