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samedi, 05 janvier 2013

Enfin on sait où vont nos sous quand on crache au bassinet !

EN PLEINE CRISE, POUR NOEL,  ALORS QUE TOUS LES FRANCAIS SE SERRENT LA CEINTURE,  ILS SE PRENNENT 20 MILLIONS D'EUROS DE PRIMES !


AYRAULT
Budget primes : 5 850 000 €
nombre de membres de son équipe : 456
Soit 12 829 € en moyenne par personne

● VALLS
Budget primes : 1 547 532 €
nombre de membres de son équipe : 252
Soit 6 141 € en moyenne par personne

● TAUBIRA
Budget primes : 983 000 €
nombre de membres de son équipe : 169
Soit 5 817 € en moyenne par personne

● TOURAINE
Budget primes : 878 408 €
nombre de membres de son équipe : 64
Soit 13 725 € en moyenne par personne

● MONTEBOURG
Budget primes: 679 058 €
nombre de membres de son équipe: 57
Soit 11 913 € en moyenne par personne

● BELKACEM
Budget primes: 552 001 €
nombre de membres de son équipe: 47
Soit 11 745 € en moyenne par personne

● MOSCOVICI
Budget primes : 730 304 €
nombre de membres de son équipe : 67
Soit 10 900 € en moyenne par personne

● FABIUS
Budget primes : 1 091 082 €
nombre de membres de son équipe : 150
Soit 7 274 € en moyenne par personne

● DUFLOT
Budget primes : 580 950 €
nombre de membres de son équipe : 57
Soit 10 192 € en moyenne par personne

● PEILLON
Budget primes : 616 000 €
nombre de membres de son équipe : 61
Soit 10 098 € en moyenne par personne

● Lebranchu,
Budget primes : 543 636 €
nombre de membres de son équipe : 55
Soit 9 884 € en moyenne par personne

● Fioraso,
Budget primes : 564 000 €
nombre de membres de son équipe : 58
Soit 9 724 € en moyenne par personne

● Lurel
Budget primes : 552 347 €
nombre de membres de son équipe : 63
Soit 8 767 € en moyenne par personne

● Aurélie Filippetti,
Budget primes : 642 710 €
nombre de membres de son équipe : 91
Soit 7 063 € en moyenne par personne

● Sapin
Budget primes : 500 291 €
nombre de membres de son équipe : 75
Soit 6 671 € en moyenne par personne

● Fourneyron
Budget primes : 541 770 €
nombre de membres de son équipe : 53
Soit 10 222 € en moyenne par personne

● BATHO
Budget primes : 900 720 €
nombre de membres de son équipe : 173
Soit 5 206 € en moyenne par personne

● LE FOLL
Budget primes : 370 457 €
nombre de membres de son équipe : 75
Soit 4 939 € en moyenne par personne

● PINEL
Budget primes : 466 268 €
nombre de membres de son équipe : 39
Soit 11 956 € en moyenne par personne

● Bricq
Budget primes : 454 052 €
nombre de membres de son équipe : 38
Soit 11 949 € en moyenne par personne

● Le Drian
Budget primes : 967 238 €
nombre de membres de son équipe : 158
Soit 6 122 € en moyenne par personne

Source JDN  cliquez ici

21:45 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Affront fait au pays des devoirs du contribuable...

Randa Philippe août 2010 Portrait.jpgLa chronique de

Philippe Randa

Le 21 décembre dernier, on a échappé à la fin du Monde. On n’avait malheureusement pas échappé à toutes les « catastrophes ». Ne venait-on pas de prendre celle de l’annonce du départ de Gérard Depardieu de la France en pleine figure ? Bon, mais c’était alors simplement outre-quiévrain. Une simple histoire belge, en quelques sortes. Généralement, elles sont ou se veulent drôles ; celle-ci était simplement grinçante dans un pays où l’on ne plaisante guère, plus qu’ailleurs et pour cause ! avec la fiscalité.

D’autant que le « cas Depardieu » n’était qu’un de plus : périodiquement, un « riche », voire surtout très riche, décide d’aller poser ses valises en un lieu plus propice à sauvegarder ses économies gagnés à la sueur de son front ou pas d’ailleurs. Il le fait généralement en catimini, même si peu échappe à la sévère vigilance des médias qui n’aiment rien moins que de les livrer aussitôt en pâture à l’opprobre citoyenne.

On assiste alors à des déclarations paniquées des intéressés, jurant que ce n’est pas pour des raisons fiscales qu’ils désertent – ou tentent de déserter – notre cher hexagone, mais pour la beauté des paysages et la douceur des climats du nouveau pays de leur choix. Certains rebroussent chemin, honteux qu’on ait pu les soupçonner de quelque ladrerie de leur part. Les autres font le « gros dos » en attendant que l’orage médiatique se tasse et se font oublier, ce qui s’avère assez rapide généralement.

Mais avec Gérard Depardieu, point de repentance, point de honte, point de retour (du moins immédiat) après le coup de sifflet des sourcilleux gardes-chiourme du politiquement correct : s’il part, c’est pour ne pas se faire plumer. Il le dit haut et fort et quand un Premier ministre sort de sa torpeur habituelle en le traitant de « minable », l’acteur enfile son costume d’Obélix pour le catapulter illico, d’un énorme coup de sa panse éléphantesque, dans les airs.

Le « minable » s’est rebiffé, tel que l’a si bien écrit Dominique Jamet dans sa chronique hebdomadaire du site Boulevard Voltaire.(1)

La suite est encore plus « hénaurme » ! Le président russe Wladimir Poutine a signé un décret lui accordant la nationalité russe et l’acteur l’a remercié dans une lettre ouverte en déclarant son amour pour la Russie, son admiration pour la démocratie au pays des Ivans et pour son président exemplaire.

La France, pays auto-proclamé des Droits de l’Homme, n’en revient pas d’autant d’insolence.

Le gouvernement français n’en finit plus, lui, de lécher toutes les gouttes du calice jusqu’à la lie. Il a l’habitude, notez : l’année passée, il avait déjà dû ingurgiter la fin des hauts fourneaux de Florange. En moins d’une année de règne, il frôle la cuite sévère. Messieurs Hollande et Ayrault ont dû fêter Noël à l’Alka-selzer.

Mais avaler la pilule et surtout la faire passer ensuite aux électeurs, nos politiciens en ont l’habitude. C’est même là où ils excellent le plus.

Plus rude est l’affront pour les tenants du politiquement correct qui ont l’habitude, eux, d’être crains et obéis au doigt et à l’œil, le petit doigt sur la couture, à la moindre sommation de repentance de leur part…

D’autant que l’opinion publique ne semble pas vraiment condamner l’acteur. Au contraire… La France d’en bas, celle qui est non seulement aussi majoritaire que trop silencieuse, qui se « lève tôt » et crache sans cesse au bassinet des dépenses publiques et de l’assistanat généralisé, ne se montre guère vindicative contre la star du 7e Art.

Il y a ceux qui lui pardonnent tout parce que c’est un artiste qui les fait rêver et qu’il faut accepter, comme l’écrit encore Dominique Jamet que « le mérite, ou le talent d’un homme, le prestige ou le rayonnement appellent des ménagements particuliers », ceux qui espèrent qu’après ce « couac » fiscal, les socialistes cessent, au moins momentanément, leurs folles augmentations d’impôts, ceux qui suivent encore le bon sens populaire et se disent qu’en tout état de cause, il vaudrait mieux retenir pour leur propre confort un richissime Gérard Depardieu que laisser entrer en France des dizaines de milliers d’Affamés du Tiers-Monde supplémentaires chaque année… et il y a les 2,8 millions de personnes au chômage(2) qui, de toute façon, ne voient pas ce que le départ de Gérard Depardieu va changer à leur sort…

Mais « l’affaire Depardieu » semble désormais ouvrir une nouvelle boîte de pandore, au-delà des basses considérations fiscales, puisque Brigitte Bardot menace à son tour de demander la nationalité russe à Wladimir Poutine dans l’espoir de sauver deux éléphantes du cirque Pinder risquant d’être euthanasiées.

Et Brigitte Bardot, qu’on l’apprécie ou non, n’est pas n’importe qui : icône par excellence du cinéma français, star mondiale, égérie et muse des plus grands artistes de l’époque, emblème de l’émancipation des femmes et de la liberté sexuelle, grande prêtresse mondiale de la défense des animaux… elle fut aussi la représentation de la « Marianne » qui orna un temps les Mairies françaises… et c’est elle aussi qui fit reconnaître à Charles De Gaulle, en 1968, qu’elle rapportait autant de devises que Renault à la France.

Non, ce n’est pas rien et surtout quand elle déclare à propos du président russe : « Je lui trouve beaucoup d’humanité. À chaque fois que je lui demande quelque chose, en principe, il me l’accorde. Il a fait plus pour la protection animale que tous nos présidents successifs. »

La France, il est vrai, est davantage connue pour faire plus pour la protection des clandestins que pour la cause animale…

Brigitte Bardot fait du chantage, certes, incontestablement… et pourquoi pas !

Le changement, c’est pour quand, au fait ?

Notes

(1) www.bvoltaire.fr.

(2) http://www.insee.fr « Pour la France métropolitaine, avec 2,8 millions de personnes au chômage, le taux de chômage s’élève à 9,9 %. Il est en hausse de 0,1 point par rapport au deuxième trimestre 2012 révisé, après une progression de 0,2 point par rapport au trimestre précédent.

Plus généralement en France métropolitaine, 3,6 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler, qu’elles soient ou non disponibles dans les deux semaines pour travailler et qu’elles recherchent ou non un emploi… »

20:44 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Ancien OAS, les socialistes lui retirent sa Légion d'Honneur !

Jean-François Collin-ADIMAD.jpgpar Marc Noé*
Le Gaulois cliquez ici

Les bassesses se succèdent. Les socialistes décorent un imam de la Légion d’Honneur mais la retirent à Jean-François Collin (en photo - NDLR), un Ancien Combattant mutilé pendant la guerre d’Algérie. Prétexte invoqué par la mafia socialiste : il a appartenu à l’OAS.

Nous avons vraiment à faire à un État pourri jusqu’à la moelle qui patauge en pleine trahison !

Les socialistes et leurs vassaux auront un jour des comptes à rendre ! Et ils le savent. C'est pourquoi "les chacals craignent pour leur peau..."

Ainsi, cet ex-membre de l'Organisation de l'Armée Secrète (OAS) s’est vu retirer sa Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur. Elle lui avait été décernée en 2011 à titre militaire comme mutilé de guerre en Algérie.

Rappelons ici que François Hollande est Grand Maître de l’Ordre en "qualité" de président de la république. Cette décision inique croit pouvoir s’appuyer sur l'article R96 du code de la Légion d'Honneur qui stipule que les peines disciplinaires (censure, suspension totale ou partielle, exclusion) « peuvent être prises contre tout légionnaire qui aura commis un acte contraire à l'honneur ». Comme si l'appartenance à l'OAS était un manquement à l'Honneur !...

Or, de plus, les membres et les faits relatifs à l’OAS ont été amnistiés depuis longtemps (voir ci-dessous). Cette décision est-elle donc vraiment légale au regard des différentes amnisties prononcées depuis les « évènements » d’Algérie ?... Il semble bien  que NON ! N’y a-t-il pas là matière à recours ?... Il semble bien que OUI !

Jean-François Collin, 73 ans, avait été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur avec traitement, dans la promotion du 5 mai 2011 réservée aux militaires et anciens militaires au titre de mutilé de la guerre d'Algérie, durant laquelle il avait servi comme sous-lieutenant. Il préside actuellement l'Association de défense des intérêts moraux des anciens détenus (Adimad) ayant appartenu à l'OAS.

Fidèle à sa Parole et à ses Camarades, Jean-François Collin n’a pas semblé surpris de cette exclusion.

Devant la stèle de l'Adimad à Marignane, le 1er novembre 2011, après avoir reçu sa décoration d'un ex-camarade de l'OAS, il avait alors dédié sa Croix de Chevalier « à tous les combattants de l'OAS qui sont morts les armes à la main ou ont été fusillés par le plus grand traître de l'Histoire de France (De Gaulle). Ce sont eux, aujourd'hui, qui devraient être honorés à ma place ! Et pour que les choses soient limpides, je vous promets que je ne porterai jamais cette Croix tant qu'il y aura un gaulliste ou un ami du FLN à l'Élysée! ».

Malheureusement, il y a aujourd'hui encore et toujours un grand ami du FLN à l'Elysée en la "personne" de Hollande lui-même !... à qui tout sentiment d'Honneur est totalement étranger. Son discours d'Alger est là pour en témoigner.

C'est à cet "homme" qu'il devrait être interdit d'arborer la Légion d'Honneur !


* Marc Noé a été président de la section UNP-Essonne qu'il avait faite baptiser "Section Colonel Jeanpierre - 1er REP" avec Pierre Sergent pour parrain.

Note de Synthèse nationale :

Depuis la création de notre revue, en 2006, Jean-François Collin nous a toujours fidèlement témoigné son amitié. Nous profitons de cette occasion pour l'en remercier et pour lui manifester notre entière solidarité.

Roland Hélie


Amnisties de l’OAS
 
 
logo_OAS.JPGDès le mois de décembre 1964, les prisonniers OAS condamnés à des peines inférieures à quinze ans de détention sont amnistiés, car il s'agit de prisonniers politiques.

En mars 1966, une centaine de condamnés est graciée et, trois mois plus tard, une seconde loi d'amnistie efface les condamnations des condamnés libérés.

Le général Jouhaud, condamné à mort le 13 avril 1962, passe 235 jours dans une cellule de condamné à mort, sa peine est commuée en perpétuité, il est libéré en décembre 1967.

En 1968, des anciens de l'OAS rencontrent Jacques Foccart pour lui proposer leur ralliement au régime gaulliste contre la «chienlit» et demander l'amnistie des membres de l'organisation encore incarcérés, ce qu'ils obtiendront.

Cette amnistie est promise par De Gaulle à Massu, lors de sa visite à Baden Baden.

En juillet 1974, une amnistie complémentaire efface d'autres condamnations pénales.

En décembre 1982, les officiers survivants sont réintégrés dans les cadres de l'armée par une nouvelle amnistie (loi du 24 novembre 1982). C'est ainsi que le Capitaine Pierre Sergent, Chef de l'OAS-Métropole, atteindra le grade de Colonel de Réserve.

En 1987, une loi sur les rapatriés amnistie les dernières condamnations encore effectives.

13:26 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Dimanche 13 janvier, TOUS à Paris (13 h, Place Pinel - Métro Nationale) :

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12:58 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Flandre : le cordon sanitaire brisé au plus bas niveau de pouvoir...

images.jpgLionel Baland

Son blog cliquez ici

Le cordon sanitaire est une mesure antidémocratique qui vise le Vlaams Belang et traite ce parti comme une formation politique véhiculant des idées inacceptables. Cette mesure consiste à voir les partis du système politique en place refuser toute alliance avec le Vlaams Belang à quelque niveau de pouvoir que ce soit. Instauré il y a une vingtaine d’années, le cordon sanitaire a tenu le coup durant cette période, mais vient d’être brisé lors de la mise en place des nouveaux conseils municipaux, issus des élections d’octobre 2012, en Flandre ce 2 janvier 2013.

Au sein d’une municipalité, les membres du Conseil municipal élisent au vote secret les membres du conseil du CPAS (Centre public d’aide sociale). Lorsqu’une zone de police s’étend sur plusieurs communes, un conseil de police est constitué. C’est dans le cadre de l’élection  des conseils du CPAS et des conseils de  police que le cordon sanitaire a été brisé.

Lors des votes secrets, des accords peuvent être conclus entre plusieurs partis : A vote pour B lors de l’élection du Conseil du CPAS et B vote pour A lors de l’élection du Conseil de police. Ou au sein du Conseil CPAS, plusieurs partis se partagent dans le temps un des mandats.

Lanaken : le Parti social-chrétien CD&V, les nationaux-centristes de la N-VA et le Vlaans Belang ont décidé de se partager durant 6 ans (2 années chacun) un poste de conseiller CPAS. Alice Roemans siégera pour le Vlaams Belang à partir de 2015

Bilzen : Le Député national du Vlaams Belang Madame Annick Ponthier entre au Conseil de police grâce à l’appui des sociaux-chrétiens du CD&V.

Heusden-Zolder : le Parti libéral VLD est accusé d’avoir offert 3 voix au Vlaams Belang, ce qui permet à un membre du Vlaams Belang de siéger au Conseil du CPAS.

Le Vlaams Belang siège désormais, grâce au soutien d'élus d'autres partis, au sein de conseils de police à Eeklo, Liedekerke, Westerlo, Zandhoven, Buggenhout, Lebbeke.

Un incident a eu lieu à Courtrai (Kortrijk) : Maarten Seynaeve du Vlaams Belang a obtenu 17 voix lors de son élection au sein du Conseil de police alors que son parti ne dispose que de 16 voix.

Dans la partie francophone de la Belgique, le cordon sanitaire est étendu aux médias (ce qui n'est pas le cas en Flandre), qui refusent de donner la parole aux patriotes et souvent les insultent ou manipulent les infromations les concernant. L'annulation d'un débat électoral sur la télévision de service public francophone RTBF en 2010 au nom du « cordon sanitaire » a été condamnée par l'association Reporters sans frontières.

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2013 : gare au délit de bonne gueule !

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Eric Miné

Boulevard Voltaire cliquez ici

Dès le 1er janvier, dans le poste et au vingt heures de France 2, nous étions fixés. De notre sémillant David Pujadas, le message était limpidement viril : point de quartier, cette année, pour la délinquance !

Après le vivifiant rappel du courage politique consistant à oser publier le chiffre des voitures brûlées en cette Saint-Sylvestre, l’annonce corrélative du score officiel ainsi sacralisé et celle, plus modeste, du nombre des interpellations subséquentes, reportage était lancé sur la prévention des incivilités et délits sur ce qui tient lieu de « plus belle avenue du monde » dans toute rédaction qui se respecte et, concomitamment en période de cotillons, de référence obligée pour les méfaits en tout genre.

Et là, que pertinemment bien choisi, bel et instructif exemple nous fut donné !

Un brave couple français très ordinaire rapportant comment un zélé pandore s’était emparé de leur bouteille de champagne imprudemment pétillante pour la précipiter dans la poubelle la plus proche. Motif du martial assaut : consommation d’alcool prohibée sur la voie publique. Eh oui, oyez bonnes gens, la loi est la loi, et, nonobstant la mine contrite de nos modestes fêtards douchés par cette ferme tolérance zéro, elle s’applique à tous. Circulez, y a rien à voir, la France hollandaise est impitoyable pour les fauteurs de troubles !

Gageons donc que dans toutes les « cités », plus une canette de bière ne moussait alors dans l’espace collectif, plus une boutanche de vodka n’y était sifflée impudemment par sa candide jeunesse – d’autant qu’il fallait bien en garder pour la tradition festive des cocktails Molotov –, qu’en un mot, la vertueuse maréchaussée de monsieur Hollande-président aura assuré un paisible réveillon à tout un chacun ayant écouté d’une oreille attentive les vœux apaisants du susdit.

Mais au JT, ce n’était pas le sujet du soir.

Car il ne faudrait quand même pas confondre la société – pour laquelle le maintien de l’ordre coule de source – avec ses « victimes ». Pour celles-ci, repentance, assistance et privilèges sont les trois mamelles de notre république. Pour ces brimés de naissance qu’une démarche par trop exotique condamnerait à perpète au délit de sale gueule, d’infractions que nenni, seulement de vibrants appels au secours. Il n’est que d’écouter la litanie des spécialistes qui s’égrènent sur le même JT pour s’en persuader.

Alors, les réglementations et contraintes de tout acabit dont notre bonne gueule est tous les jours davantage accablée ne les concernent ni peu ni prou. Qui peut croire sans rire que, dans ces fameuses cités où s’échangent ouvertement shit et kalachnikovs dans les halls d’immeubles, l’interdiction de fumer, pour ne prendre que celle-ci, est respectée ?

Et qu’adviendra-t-il en cette année de bonnes résolutions policières où, à Paris, l’abandon de détritus sur la voie publique sera durement sanctionné ? Pour sûr, au marché de Château-rouge, entre les capots des voitures servant d’étals aux fringues colorées et les cartons recyclés en tapis de bonneteau, on doit trembler. Et si l’on s’en tient à la station de métro afférente, croit-on un seul instant qu’on y arrêtera soudainement la cohorte quotidienne des fraudeurs qui s’y engouffrent impunément ? Le gyrophare qui égaye quelques degrés plus haut le coin du boulevard Barbès rappelle pourtant que l’endroit est classé « zone de sécurité prioritaire ».

Mais qu’en sera-t-il de la petite mémé qui oubliera de ramasser la crotte de son caniche sur le trottoir du 7e arrondissement, ou du naïf touriste qui, ses achats en bandoulière, aura omis de conserver sur lui son ticket et qu’un contrôleur tout aussi zélé que notre pandore des Champs aura repéré comme client solvable à la station Louvre ?

Si, en ces temps de vaches maigres hollandaises, le délit de sale gueule ne fait plus recette, celui de bonne gueule offre assurément de plus riches perspectives.

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