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vendredi, 26 mai 2017

Calais : je ne pensais pas qu’une candidature catholique susciterait autant de haine

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Marie-Jeanne Vincent dimanche dernier à Nieppe, près de Lille, lors de la Journée régionale de Synthèse nationale

Source Riposte laïque cliquez ici

Martin Moisan, dans un article récent cliquez ici, a évoqué cette enseignante de Calais, candidate aux législatives pour Civitas, que trois élèves de son lycée veulent faire exclure, rien de moins !

Naturellement, c’était pour Pierre Cassen l’occasion d’entrer en contact avec elle, et de lui demander des informations supplémentaires. Les voilà…

Riposte Laïque : Avant d’évoquer votre candidature aux prochaines législatives, pourriez-vous expliquer à nos lecteurs ce que vous faites dans la vie ?  

Marie-Jeanne Vincent : J’ai toujours travaillé dans la vraie vie, je suis diplômée en littérature médiévale, j’ai été comédienne une dizaine d’années  puis j’ai passé les concours de l’Education Nationale et je suis  devenue professeur de lettres-histoire en lycée professionnel et ensuite professeur de lettres modernes et de théâtre en lycée général. J’occupe ce poste actuellement.

Riposte Laïque : Vous avez donc décidé de vous présenter aux élections législatives, dans la région de Calais. C’est votre première candidature ?

Marie-Jeanne Vincent : oui

Riposte Laïque : Vous avez par ailleurs choisi d’être soutenue par Civitas, devenu un parti politique. Pourquoi ce choix ?

Marie-Jeanne Vincent : Civitas correspond à mes valeurs catholiques et traditionnelles, valeurs qui m’ont été transmises par ma tante adoptive, elle-même résistante. J’étais une enfant abandonnée et elle m’a adoptée et élevée malgré son âge et m’a transmis la foi et l’amour de notre pays .

Riposte Laïque : Apparemment, si nous en croyons la presse locale, votre engagement a suscité quelques réactions, dans le lycée où vous enseignez. Cela vous a-t-il ébranlé ?

Marie-Jeanne Vincent : Sincèrement, rien ne peut m’ébranler. Je suis portée par la foi et par des convictions sans faille.

Riposte Laïque : Soupçonnez-vous une manipulation politique, et croyez-vous en la sincérité des trois étudiants qui paraissent vouloir vous faire chasser de votre lieu de travail ?

Marie-Jeanne Vincent : Je n’ai pas à m’exprimer sur les opinions politiques d’élèves du lycée où je travaille, même si ceux-ci ne sont pas mes élèves et que je ne les ai jamais eus en classe. L’école est un sanctuaire et doit le rester. On n’y parle ni politique ni religion afin de ne pas influencer les enfants et je me suis toujours tenue à cette règle.

Ces jeunes ont leurs opinions et je les respecte. Loin de moi l’idée de vouloir les empêcher de s’exprimer.

Cependant, en cas de diffamation caractérisée, je me réserve le droit de porter plainte et mon avocat est en train d’examiner le dossier.

Je déplore d’ailleurs les menaces dont la jeune fille a fait l’objet et je trouve cela d’autant plus lamentable que j’ai moi-même fait l’objet de menaces. Personne ne doit être menacé pour ses opinions.

Riposte Laïque : Aviez-vous déjà rencontré un problème, dans l’Education nationale, à cause de vos engagements ?

Marie-Jeanne Vincent : Non, dans la mesure où je ne les ai jamais exprimés et où je ne les exprimerai jamais sur mon lieu de travail, la politique devant rester dans la sphère privée. J’enseigne la littérature et le théâtre et c’est tout. Le rectorat a d’ailleurs reconnu que mon dossier était exemplaire.

Riposte Laïque : Quelles réactions envisagez-vous ?

Marie-Jeanne Vincent : Les actions judiciaires sont en cours. Je ne pensais pas qu’une candidature catholique susciterait autant de haine. Assimiler les chrétiens à des antisémites est une aberration car c’est oublier leur rôle pendant la seconde guerre mondiale et le nombre de ceux qui ont sauvé ou aidé les persécutés et cela souvent au péril de leur vie. J’ai d’ailleurs travaillé sur ce sujet en 2008 avec mes élèves de lycée professionnel pour présenter un dossier au Concours National de la Résistance et de la Déportation sur le thème « L’aide aux personnes pourchassées et persécutées pendant la seconde guerre mondiale », dossier pour lequel ma classe a reçu une distinction au niveau départemental.

De plus, cette accusation me blesse profondément car ma tante – qui m’a élevée – a été une de ces résistantes de l’ombre et le grand-père de mon mari a été blessé de guerre, capturé par les SS et interné 5 ans dans les camps nazis en Poméranie.

Riposte Laïque : Parlez-nous de la campagne que vous allez faire, durant les deux semaines qui restent…

Marie-Jeanne Vincent : Vu les menaces de l’ultra-gauche et le fait qu’un journal local me harcèle et me diffame pratiquement tous les jours, vous comprendrez bien que cela ne sera pas facile. Je ne peux pas exercer le droit de tout citoyen, à savoir coller des affiches ou distribuer des tracts pour ma campagne. La situation à Calais vire au déni de démocratie absolu.

Riposte Laïque : Vous êtes inquiète pour votre sécurité, vu le climat de haine que vous constatez ?

Marie-Jeanne Vincent : Ma sécurité personnelle importe peu. Seul compte le combat. Ces petits ennuis  ne sont rien à côté des souffrances du Christ. Cependant je n’envisage pas le martyre, vous vous en doutez bien !

Le combat continue !

No Pasaran…

Propos recueillis par Pierre Cassen

11:31 Publié dans Législatives 2017, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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