mardi, 12 mai 2026
Samedi 30 mai, à Paris : Christian Bouchet dédicacera son nouveau livre
10:48 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
lundi, 11 mai 2026
uvel album édité par notre ami Reynald Secher
Les éditions Reynald Secher cliquez ici
11:43 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
mercredi, 06 mai 2026
Une histoire de la Nouvelle Droite publiée par la Nouvelle librairie et l'Iliade
La Nouvelle Droite est un mouvement intellectuel et idéologique qui a marqué l’histoire des idées depuis plusieurs décennies. Son impact est encore très fort aujourd’hui, puisque le combat politique de cette mouvance se poursuit, par exemple via l’Institut Iliade. François Dambelin a récemment publié La Nouvelle Droite, un panorama historique et métapolitique. Éric Delcroix nous livre une recension de cet ouvrage précieux.
Polémia
Éric Delcroix, Polémia cliquez ici
Une aventure intellectuelle
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’esprit marxiste imprégnait, consciemment ou non, l’atmosphère intellectuelle française et, de son observatoire de Saint-Germain-des-Prés, Jean-Paul Sartre (le Ténia selon Céline) était une figure tutélaire admirée, lui qui pourtant n’était devenu thuriféraire de la Résistance qu’après le départ des Occupants. À partir de 1954, la guerre d’Algérie s’était très vite imposée alors dans tout l’espace médiatique, principale préoccupation dans la vie publique des Français et principale cause de déchirures. Il ne restait pour ainsi dire rien des débats et querelles politiques de l’avant-guerre, devenus caducs ou proscrits. Heureusement pour nous, la jeune génération d’alors, nous pouvions lire, outre les auteurs « classiques », les essais lumineux de Maurice Bardèche. Et puis va se produire un événement remarquable : l’émergence de ce qui va finalement s’appeler la « Nouvelle Droite », à tort ou à raison, appellation forgée par ceux qui prétendaient la dénoncer, en 1979, en une véritable cabale, initialement par Thierry Pfister dans Le Monde (livraison du 22 juin 1979). Le temps a passé, mais dans beaucoup d’esprits, il en reste quelque chose à la fois de sensible, de réel et de constructif…
La Nouvelle Droite a désormais son historien, François Dambelin, venu rejoindre cette grande aventure intellectuelle au sein du GRECE (Groupement de recherches et d’études pour la civilisation européenne) dans les années quatre-vingt, qui vient de publier La Nouvelle Droite, un panorama historique et métapolitique. L’auteur sait s’effacer derrière son sujet et mener le lecteur à travers ces années où une pensée nouvelle et originale s’est développée, particulièrement en France. Pensée qui était à l’origine prométhéenne, antichrétienne (néo-païenne plutôt qu’athée) et ethno-différentialiste. Ce néo-paganisme n’était évidemment en rien l’expression d’un délire druidique (« ni Wotan, ni Jupiter » — Alain de Benoist) pour crépuscule des magiciens, mais l’entretien d’une certaine mystique, sous le symbole du « serment de Delphes », prononcé sur le site en août 1979, par une trentaine de membres du GRECE menés par Roger Lemoine, Pierre Vial, Jean Mabire et Guillaume Faye.
Alain de Benoist avait d’ailleurs écrit à cet égard :
… on ne met pas entre parenthèses les deux millénaires qui viennent de s’écouler : on les dépasse.
Mais en 1979, la grande presse, dans l’esprit de délation qui est dans la tradition antifasciste fantasmée d’après-guerre, lancera une cabale contre le GRECE, notamment avec Le Monde et Le Nouvel Observateur. Dans la foulée, avec une conception surjouée du syndrome d’Esther, censé justifier l’attaque préventive de qui ne vous menace même pas, l’Organisation juive de défense (OJD) attaquera, par une action violente, le colloque du GRECE du 9 décembre 1979, au Palais des congrès de Paris, aux cris d’« Israël vivra, Israël vaincra ! »… Anecdote personnelle : assistant à ce colloque, comme bien d’autres hommes, j’avais couru sus aux agresseurs, utilisant notamment douze ou vingt bouteilles de bière comme armes de jet (agiter l’objet avant de le lancer). Les attaquants une fois repoussés, dans une éthique très Nouvelle Droite (civis romanus…), j’étais allé forlancer, du dessous de son bar, le garçon de la buvette, afin de lui payer les munitions réquisitionnées d’autorité… Le GRECE n’ayant rien d’antijuif, on pouvait s’interroger (de façon périlleuse forcément) sur cette initiative de l’OJD. À défaut d’explicitation à ce sujet de la part des huiles du GRECE, je rappellerai ceci : Carl Schmitt et Julien Freund, auteurs particulièrement prisés par Alain de Benoist, ne nous ont-ils pas enseigné que l’ennemi est celui qui vous désigne comme tel ? Mais passons prudemment : Arx Tarpeia Capitoli proxima, comme la libre parole, elle, est proche de la XVIIe chambre correctionnelle…
Le GRECE et le Club de l’Horloge
Cette école de pensée, qui s’était manifestée dès 1967, s’appuiera ensuite principalement sur l’association GRECE, créée en 1969, avec ses acteurs principaux historiques, tels (et d’abord) Alain de Benoist (alias Fabrice Laroche et Robert de Herte), Jean-Claude Valla, Pierre Vial, Michel Marmin, Philippe Conrad ou Guillaume Faye. Mais aussi des penseurs nietzschéens comme Pierre Chassard et tout particulièrement Giorgio Locchi, ainsi que des personnalités qui se manifestent parallèlement, telles Dominique Venner ou Jean Mabire. Mouvance culturelle, métapolitique, elle se réfère à la doctrine du théoricien communiste italien Antonio Gramsci. François Dambelin rappelle la volonté première du GRECE de ne pas tomber dans les rets de la politique, ce pourquoi sera choisi le logo de cette association (illustration de la première de couverture du livre) avec ce motif d’entrelacs que l’on trouve dans certains monuments européens, et d’écrire :
Alain de Benoist a rappelé que le choix de l’emblème du GRECE a été fait sur la base du souci qui l’animait, celui d’éviter toute dérive politicienne. Il a donc été choisi suffisamment compliqué et esthétique « pour qu’on ne puisse en aucun cas le tracer ou le badigeonner sur un mur ».
Effectivement, impossible de tracer à la va-vite ce logo, à l’inverse, par exemple, d’une croix celtique !
L’auteur montre que cette préoccupation fera refuser à Alain de Benoist l’idée de Jean-Yves Le Gallou de rapprocher l’action du GRECE de celle du Club de l’Horloge, groupe d’énarques, dans un esprit très Nouvelle Droite, décidé à faire de l’entrisme d’influence dans la haute fonction publique, avec des gens comme Yvan Blot (alias Michel Norey) ou Henry de Lesquen. Bien que le projet n’ait pas relevé de la politique politicienne, il n’était pas conforme au projet proprement métapolitique du GRECE selon Benoist, mais laissera une certaine incompréhension entre l’un et les autres…
Pourtant, le combat métapolitique peut-il s’abstraire du combat politique ? Après tout, Gramsci pensait ce combat comme devant être relayé politiquement par son parti, le Parti communiste italien. Métapolitique et action politique, nous y reviendrons.
Le GRECE et son rôle dans la presse
Mais la mouvance représentée par le GRECE va être portée par une certaine presse. D’abord des titres dédiés à ses idées et sous son égide, à savoir Nouvelle École, apparue en 1968, puis Éléments pour la civilisation européenne, créée en 1973 et plus simplement connue sous le titre d’Éléments. Deux titres qui, s’ils ont évolué en s’affranchissant d’un GRECE bien assoupi, subsistent de nos jours après bien des péripéties que nous relate François Dambelin. Nouvelle École, qui fut un vecteur puissamment métapolitique, est aujourd’hui plutôt une revue d’érudition, comme telle peu sujette à polémique… De son côté, Alain de Benoist a fondé sa propre revue, Krisis, en 1988, et qui perdure.
Mais, aux plus belles heures, nombre de ces acteurs de la Nouvelle Droite ont pu répandre leurs idées dans la grande presse, notamment dans Le Figaro magazine (après un Figaro dimanche), sous la direction de Louis Pauwels, où des animateurs du GRECE font leur entrée en 1978. Jean-Claude Valla devenait alors rédacteur en chef des pages Politique et Société, Alain de Benoist éditorialiste, pendant que nombre de grécistes hantaient la rédaction de ce supplément hebdomadaire du Figaro. Mais par gros temps, après la cabale de 1979, interviendra, le 3 octobre 1980, l’attentat à la bombe contre la synagogue de la rue Copernic, à Paris, attribuée sottement et partialement à l’« extrême droite » (lato sensu), alors que la justice avait tout de suite compris son origine palestinienne. Comptable vis-à-vis du propriétaire du Figaro d’alors, Robert Hersant, et pris de panique, Louis Pauwels licenciera Valla dès le 15 octobre, avant de nettoyer au plus vite la rédaction des grécistes devenus radioactifs… En 1982, pour divergence politique cette fois, Raymond Bourgine, propriétaire de Valeurs actuelles et de Spectacle du Monde, se séparera de son collaborateur de plusieurs années qu’était Alain de Benoist.
Cela pour le GRECE. Mais au-delà de cette mouvance, Dambelin n’oublie pas d’autres aventures éditoriales contemporaines et parallèles, comme celle du Choc du mois.
Conflits intérieurs au GRECE et retour de la politique
Le GRECE, aujourd’hui coquille vide, connaîtra des conflits en son sein, notamment avec le départ de Guillaume Faye, lequel s’en est expliqué plus tard dans L’Archéofuturisme. Il était, à ses dires, par exemple contre l’« absence de volonté de prise de risque (…) il faut créer le scandale pour être entendu et surtout éviter l’embourgeoisement de la pensée », ou contre « un anti-catholicisme virulent (là où l’indifférence eût été de mise) », etc. Critiques justifiées parfois, d’autres fois non, certes. Alain de Benoist, dans son évolution personnelle, en viendra à rejeter Prométhée, d’une façon surprenante, donnant l’impression de confondre son mythe avec celui de Mammon, dieu oriental symbole, lui et lui seul, de la démesure et de l’avidité… Nous sommes loin des nos 9 (juin, juillet, août 1969) et 10 (septembre, octobre 1969) de Nouvelle École, affichant en première de couverture la fusée Saturne V qui avait mené l’homme blanc sur la Lune ! Le concepteur de cette fusée, Wernher von Braun, n’était pas mû par le goût du lucre et n’était pas plus dans l’hybris que les frères Montgolfier ou Louis Pasteur !
Dambelin ne manque pas de mentionner la polémique vive et mémorable avec Dominique Venner, acteur extérieur, parallèle mais incontournable de la Nouvelle Droite. Elle sera reproduite dans Éléments n° 119, hiver 2005-2006.
Par ailleurs, notre auteur montre que la question de la métapolitique, en action dans la politique, a marqué nombre de grécistes, tels notamment Le Gallou, Vial et Blot ; aussi migreront-ils vers le Front national. Le Gallou et Vial quitteront le FN, en suivant Bruno Mégret dans sa dissidence, au Mouvement national républicain (MNR), aventure qui se terminera pour eux dès 2001 par le départ, sur désaccord de fond avec Mégret. Vial avait déjà son propre mouvement, Terre & Peuple, fondé en 1994, qu’il voulait fidèle à l’esprit du GRECE des origines ; Jean-Yves Le Gallou, lui, va fonder Polémia en 2003, organisme qu’il est probablement inutile de présenter au lecteur.
L’Institut Iliade
Dans son livre La Nouvelle Droite, François Dambelin consacre une large place à « la fondation de l’Institut Iliade », voulue par Dominique Venner, selon un vœu exprimé juste avant son suicide sacrificiel, à Notre-Dame de Paris, le 21 avril 2013. En effet, lors du repas d’adieu, il a donné ses consignes posthumes à ses quatre convives, Conrad, Le Gallou, Fabrice Lesade et Bernard Lugan, qui figureront bien sûr parmi les fondateurs de cet institut qui est une nouvelle déclinaison de l’esprit de la Nouvelle Droite. Les querelles passées semblent apaisées et Iliade, dont on connaît le colloque annuel, forme des jeunes gens. La relève. Mais là, nous sortons de l’histoire pour la chronique d’actualité.
Cette recension contient des lacunes, mais ceux qui liront La Nouvelle Droite, un panorama historique et métapolitique comprendront que prétendre résumer un travail aussi riche et fouillé, sur 497 pages, est évidemment une gageure. Bonne lecture !
La Nouvelle Droite, un panorama historique et métapolitique, François Dambelin, La Nouvelle Librairie et L'Iliade, 494 pages, 24,90 €
Pour le commander cliquez ici
20:56 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
jeudi, 30 avril 2026
"Pourquoi suis-je devenu un rebelle ? Mensonges d’État et crimes contre l’humanité", le nouveau livre de Claude Janvier
Pourquoi suis-je devenu un rebelle ? Mensonges d’État et crimes contre l’humanité.
J’avais promis d’écrire un livre dénonçant les conditions de détention inhumaines que nous avons vécu en 1974 à Tahiti, et plus précisément au camp militaire d’Arué, proche de Papeete. J’avais promis aussi de dénoncer l’exposition aux effets nocifs des radiations nucléaires à plus de 160 000 personnes, civils et militaires, moi y compris. Il est temps de dénoncer ce qui mérite de l’être. Je le dois à ceux qui sont encore en vie, - Michel et Richard -, mais aussi à ceux qui sont morts ou disparus : - Jean-Michel ; Luigi ; Philippe ; Loumagne ; et d’autres -. Je vous dédie donc cet ouvrage les amis !
D’un document de l’INA de l’époque concernant Mururoa, Hao et Tahiti aux médias mainstream d’aujourd’hui, rien n’a changé. Nous recevons quotidiennement de la propagande éhontée, infestée de mensonges divers et variés. Le lavage de cerveau existe depuis les débuts de la presse. Existe-t-il encore des journalistes intègres ? Oui, mais ils ne font pas long feu dans les rédactions des médias mainstream.
La destruction des peuples par l’épée, puis par la poudre, par les bombes atomiques diverses et variées et, depuis peu par les drones hypersoniques, ne s’est jamais arrêtée. Aujourd’hui, on peut tuer des millions de gens en une fraction de seconde. Quel progrès !
Je dédie cet ouvrage aussi à Clo, qui était ma fidèle compagne, mais aussi ma muse et mon alter-ego. Victime d’une terrible maladie, elle a disparu bien trop tôt, me laissant songeur quant à la fragilité de la vie terrestre. Après deux ans et demi d’un combat acharné pour la vaincre, où tout a été tenté, ma douce amie est partie rejoindre, le 19 novembre 2025, l’univers invisible où la matière est absente. Merci à toi, ma belle, pour toutes ces années de bonheur.
Pourquoi suis-je devenu un rebelle ? Mensonges d’État et crimes contre l’humanité, Claude Janvier, 2026, 120 pages, 15,00 €
Claude Janvier. Écrivain, essayiste, chroniqueur, et auteur de dix ouvrages sur l'influence dans le monde de l'oligarchie financière mondiale apatride, sur l'Etat profond Français et Européen, sur la menace de l'OTAN, sur le conflit Russo-Otanien via l’Ukraine, sur le Proche-Orient et sur la géopolitique internationale.
Depuis une vingtaine d’années, il fouille, déterre, décortique et analyse l'actualité, et n’hésite pas à se rendre sur des lieux de conflits comme en Syrie et au Donbass afin de mettre à jour les véritables informations, de les prouver, de les diffuser, et de montrer la puissance néfaste et les mensonges des médias propagandistes.
23:04 Publié dans Claude Janvier, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
lundi, 27 avril 2026
Samedi 2 mai, à Argenton-sur-Creuse (36) : Francis Bergeron présentera sa biographie de Parmentier
Pour commander ce livre cliquez ici
01:27 Publié dans Bio Collection, Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
vendredi, 24 avril 2026
24 avril 1903 : naissance de José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange espagnole
À PROPOS DE LA PHALANGE ESPAGNOLE :
L’Histoire des Phalanges espagnoles, entretien avec Michel Festivi
Entretien avec Michel Festivi, avocat honoraire et historien, qui vient de publier aux éditions Synthèse nationale, dans la collection « les cahiers d’histoire du nationalisme » : Les Phalanges espagnoles, dépasser le communisme et le capitalisme.
(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)
Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne, et pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ?
Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.
Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?
Comme l’exige cette collection, dirigée par Franck Buleux et sous la responsabilité de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la première guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.
Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol, et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?
Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreuses. Tous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme la Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « la rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’état, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses réflexions sur la violence (1908). Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.
Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?
Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.
Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?
Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la première guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc.… et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.
Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?
Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.
Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?
Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIème république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.
Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les cahiers d’histoire du nationalisme n°32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 euros.
Pour commander ce Cahier cliquez ici
10:39 Publié dans Livres, Michel Festivi, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
mardi, 21 avril 2026
Xavier Eman met en scènes la fin d’un monde
Source Polémia cliquez là
Camille Galic a lu avec délectation le nouvel ouvrage de Xavier Eman. Accrochez-vous car tout le monde en prend pour son grade !
Polémia
« Pressons-nous de rire de tout, de peur d’être obligés d’en pleurer… », préconisait Beaumarchais. Sage conseil que suit Xavier Eman dans ses chroniques d’Éléments dont il est le rédacteur en chef adjoint, en même temps que rédacteur en chef de Livr’Arbitres. Même si son rire est parfois proche des larmes, de rage ou de désespoir, devant le spectacle maintenant offert par l’homo — ou plus exactement le iel — occidentalis en général et français en particulier.
Sous le titre désenchanté de Une fin du monde sans importance, tome III, une trentaine de ces courts textes vient d’être publiée. S’agit-il de saynètes ou plutôt de fabliaux ? s’interroge le préfacier Alain de Benoist. Cependant que, dans sa postface, Michel Marmin parle d’historiettes dessinées.
Ce qui est aussi mon avis, tant certaines d’entre elles m’ont rappelé les bandes dessinées, aussi drôles que cruelles, où excellait Chard, dont un dessin orne d’ailleurs la couverture de cette Fin d’un monde. Mais on peut aussi évoquer Les Caractères, volume publié en 1688, où Jean de La Bruyère fustigeait non seulement « les mœurs de ce siècle » mais également ses contemporains, nobles, bourgeois ou vilains.
Croquis de ce temps mauvais
Xavier Eman ne fustige pas. Il se borne à camper des personnages — le plus souvent des hommes — dans leur bureau, la rue ou leur intérieur, mais le résultat n’est pas moins dévastateur. Sous sa plume apparemment neutre, mais assassine, apparaissent les vices et la férocité de notre « dictamolle » (ne pas rater les novelettes sur la tyrannie covidiste et ses victimes, d’ailleurs plus collatérales que directes), et les travers, voire les tares, de nos semblables, et parfois de nous-mêmes, car la gauche inclusive et immigrophile, si caricaturale, n’est pas la seule cible de son ironie ravageuse qui n’épargne ni les adultes ni leurs rejetons. En quelques traits, l’auteur fait vivre ces fantoches que leur veulerie, leur conformisme, leur confusionnisme mental, leur refus du réel mais parfois aussi leur obsession complotiste (voir « Résistant !»), peuvent conduire à la mort. Subie ou donnée. Le sel de ces historiettes réside en effet dans leur chute finale.
Conseil d’ami : si, dès une nouvelle lue, on a bien sûr envie d’aborder la suivante, mieux vaut éviter d’engloutir le livre d’une traite mais au contraire le consommer lentement et à petites doses, comme on siroterait un vénérable Middleton — non, il ne s’agit pas de l’illustre Kate princesse de Galles mais d’un pur malt irlandais, l’un des plus chers du monde —, pour en apprécier toutes les saveurs. Et mesurer le désespoir, drapé d’une élégante froideur, qu’inspire à l’auteur l’agonie, qu’on espère réversible, de ce qui fut une civilisation si brillante.
Camille Galic
Une fin du monde sans importance, Vol. 3, Xavier Eman, préface d'Alain de Benoist, postface de Michel Marmin, La Nouvelle Librairie éditions, 218 pages, 14,90€, cliquez ici
16:00 Publié dans Livres, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
lundi, 20 avril 2026
Un nouveau livre édité par Riposte laïque : "Moucron la fin, la France sauvée..."
Voici donc le 28e livre des éditions Riposte Laïque, qui bien sûr n’est qu’une fiction, sachant que toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne pourrait qu’être fortuite…
Dans cet ouvrage, le major Alain Bonte, auteur de L’espérance notre rêve pour la France, nous avait déjà mis l’eau à la bouche par un premier ouvrage que Christine Tasin avait recommandé à tous les Gilets jaunes, mais aussi à tous les Français.
Dans le même esprit, dans Opération Pédalo, notre ami Paul Le Poulpe nous avait concocté en 2014 un scénario haletant où une dizaine d’agents des forces spéciales en retraite avaient entrepris un grand nettoyage, pour le plus grand malheur – dans cette fiction – de personnages ressemblant étrangement à deux anciens présidents de la République, une garde des Sceaux issue des îles, une ministre de l’Éducation nationale musulmane, un philosophe juif de gauche haï par les Français, une journaliste LGBT spécialiste des bobards, un prédicateur islamiste, un grand chef gauchiste, une présidente du Syndicat de la Magistrature et quelques autres collabos étaient victimes d’une invraisemblable série de disparitions mystérieuses ou d’accidents inexpliqués.
Il est vrai que pour parvenir à ce but, quelques libertés seront prises avec les Droits de l’Homme, pour le plus grand malheur de certains Algériens revanchards, d’indépendantistes kanaks, d’antifas, de dealers, de journalistes menteurs, de juges politisés, de politicards corrompus – dont le grand chef des créolisateurs – et même d’un président de la République chargé de détruire son pays.
Bien sûr, une issue politique à la crise sera nécessaire et on verra se mettre en œuvre une Union des Droites avec tous les chefs de chaque composante sous les ordres d’un homme que les habitués de CNews (devenu CNouveau) du vendredi soir reconnaîtront sans problème.
Un peu farceur à ses heures, le Major fera apparaître deux personnages, Catherine Tocsin et Prosper Casseur, que nos fidèles lecteurs reconnaîtront sans doute sans trop de peine.
Moucron la fin, la France sauvée est un livre qui mêle une fiction palpitante où les renégats paient au prix fort le prix de leurs trahisons, où la remigration n’est pas du tout un mot tabou, et un voyage historique qui nous emmène, à travers l’histoire du Domaine, de la France de 1205 à celle de 2027, et qui s’achèvera, bien sûr, comme le dit le titre, par la fin tragique d’un Président honni, déclic qui permettra peut-être à la France, au bord de la disparition, d’être à nouveau sauvée.
Moucron la fin, la France sauvée, Alain Bonte, Riposte laïque, 2026, 298 pages, 22,00€
Pour le commander cliquez ici
10:53 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
vendredi, 27 mars 2026
Réédition de "Notre avant-guerre" de Robert Brasillach
« Tout dans ce livre étonne », lance d’emblée Alain Lanavère dans sa préface… Tout étonne, bel et bien, à commencer par le fait que Notre avant-guerre est un chef-d’oeuvre de la littérature française, écrit en quelques mois, à partir de septembre 1939, alors que, venant d’avoir trente ans, Brasillach était mobilisé en Alsace.
Le livre semble un composé de poésie et de souvenirs jetés sur le papier, de notes désinvoltes : les toits de l’École normale supérieure ; les coulisses d’un théâtre ; une attitude de Charles Maurras ; la délicieuse vitalité d’Annie Jamet ; quelques notes de voyages. Tout d’émotion, mais avec un ton léger qui le rend si agréable à lire, ce travail de mémorialiste devient un véritable roman qui emporte le lecteur dans les dix années d’aventures d’un groupe de camarades inséparables.
De leur insouciante vie étudiante, ces jeunes gens épris d’art passent insensiblement aux joies de l’écriture, puis à celles du journalisme. À tant interroger l’époque, fatalement, la tentation leur vient d’y jouer un rôle, tandis que l’Italie fasciste attire, que l’Allemagne hitlérienne inquiète mais fascine et que l’Espagne entre en guerre civile.
Mais, comme dans une tragédie grecque, « le destin frappe à la porte » ; le drame profond de Brasillach – la fuite de sa jeunesse – se confond avec celui de la Nation : la perte inéluctable de la paix… Cinq ans plus tard, le jeune nationaliste tombera sous des balles françaises.
Cet ouvrage voulait réunir des images de son temps: la présente édition en a collecté 250, illustrant ce que fut le monde évoqué par Robert Brasillach. Enfin, de nombreuses notices présentent certains mouvements, partis, associations ou titres de périodiques susceptibles d’être peu connus des lecteurs d’aujourd’hui.
Très riche iconographie.
Notre avant-guerre, Robert Brasillach, Les Sept Couleurs et les Amis de Robert Brasillach (ARB), réédition 2026, préface d’Alain Lanavère, notes, notices et iconographie de David Gattegno, 456 pages, 32,00 €
Pour le commander cliquez ici
11:28 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
jeudi, 26 mars 2026
Sortie prochaine du nouveau Cahier d'Histoire du nationalisme (n°32) consacré aux Phalanges espagnoles
17:34 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme, Livres, Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
dimanche, 15 mars 2026
Vendredi 10 avril, à la Librairie Logos à Paris : Bernard Lugan dédicacera son dernier livre, "Quand les Africains colonisaient l'Afrique"
11:38 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
samedi, 07 mars 2026
Le nouveau livre de Jean-Yves Le Gallou : Remigration !
La remigration s’impose de plus en plus comme le concept politique central du XXIe siècle.
Jean-Yves Le Gallou en propose ici une définition, une généalogie et une justification, en articulant arguments historiques, démographiques, politiques et juridiques.
Loin de n’être qu’un slogan, la remigration apparaît désormais comme une proposition cohérente, argumentée et radicale. Dans une Europe qui a fait de l’immigration permanente une norme non négociable, ce livre renverse la perspective et remet au centre un principe oublié : le droit des peuples à rester eux-mêmes. Or, le temps presse. Chaque année qui passe rend les effets plus difficiles à inverser, les tensions plus coûteuses à contenir et les décisions plus lourdes à prendre.
Ce livre est donc avant tout un livre de combat qui entend déplacer les termes du débat et proposer, pour l’Europe de nos enfants, une issue à l’impasse du modèle multiculturel.
Préface de Martin Sellner.
Remigration, Jean-Yves Le Gallou, La Nouvelle Librairie, mars 2026, 140 pages, 14,90 € Pour le commander cliquez ici
15:20 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
dimanche, 15 février 2026
Retour sur le livre de Ferghane Azihari : "L’Islam contre la modernité", ouvrage prodigieux.
J’ai lu ce livre de Ferghane Azihari, publié en début d’année 2026, aux éditions Les Presses de la Cité. Tous ceux qui entendent combattre la montée guerrière ouverte ou cachée de l’islam dans nos sociétés, les collusions avec les gauches, donc ce que l’on nomme l’islamo-gauchisme, les dérives wokistes et anti-occidentales, anticolonialistes, doivent impérativement le lire.
J’ai l’ai lu le crayon à la main, tant les références historiques, politiques, littéraires, philosophiques, religieuses sont denses et pénétrantes. 330 pages, outre les notes, aucune longueur, un plaidoyer impitoyable contre l’islam, venant d’un homme d’origine comorienne et de tradition musulmane, on ne pouvait pas tomber mieux, si j’ose employer cette expression.
Il commence fort et ne lâche jamais sa proie « La religion de Mahomet ...semble condamner à un esclavage éternel, à une incurable stupidité, toute cette vaste portion de la terre où elle a étendu son empire », comme le proclamait Condorcet en 1795, dans l’esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain. Tout est à l’avenant, dans une démonstration implacable et parfaitement documentée. Rien n’est gratuit, jeté à l’encan, tout est parfaitement construit et démontré.
La schizophrénie de l’islam est mise à jour. Cette religion a conquis des contrées très avancées, politiquement, culturellement, religieusement, comme la Perse, l’actuelle Syrie, une partie de l’Inde, le Croissant fertile, le Moyen-Orient, une partie de l’Europe, où régnaient le christianisme, le bouddhisme, le zoroastrisme, la civilisation gréco-romaine, des civilisations flamboyantes, qui ont été dévastées, telle l’arrivée massive d’une nuée de criquets. Et de plus, « une partie de l’immigration musulmane en Europe souffre d’oikophobie, la haine de l’endroit où l’on vit », comme l’a justement observé le grand écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte dans Le Figaro du 2 septembre 2024. Détester ceux qui vous ont accueilli, ce paradoxe permanent et si prégnant. Car les invasions musulmanes ont procédé strictement comme le contraire de la conquête romaine, à savoir « la lente altération, avant disparition, des civilisations antiques, gréco-romaines, et orientales...la complaisance européenne face à cet obscurantisme n’en est que plus consternante ». Détruire par la conquête, sans jamais rien amalgamer.
Quant à l’islam des lumières, il vaut mieux l’oublier, en faire son deuil. « Aussi cet islam des Lumières dont les conteurs nous rebattent les oreilles, est-il aussi illusoire qu’un stalinisme à visage humain », « car le message de l’islam n’est pas l’œuvre d’un dieu, mais celle de faussaires ayant vécu entre l’Antiquité tardive et le Moyen Âge, dans les environs de la péninsule arabique, » « la linguistique, l’histoire critique, la philologie, l’archéologie, sont...autant de domaines qui contredisent l’idée religieuse que le coran serait un texte parfait et divin » comme nous l’enseignait l’immense anthropologue Claude Lévi-Strauss, dans Tristes tropiques.
Ferghane Azihari nous le répète inlassablement, ce qu’entendent totalement occulter les musulmans : « L’Orient n’a pas toujours été musulman. Il gagnerait à ouvrir les yeux sur le cataclysme que fut l’irruption des disciples de Mahomet, qui l’ont dérobé à des mondes plus raffinés ». Car, « les écrits musulmans n’ont cessé de falsifier l’histoire des Arabes pour persuader que l’islam fut prêché à des nations arriérées », tel que nous l’apprend Christian Robin en étudiant le Yémen et l’Arabie avant l’arrivée de l’islam. Du temps des grecs par exemple, Gaza était parée de vignes opulentes, une ville distinguée qui compte tenu de ses richesses, expédiait en Syrie et en Égypte, un vin de bonne qualité, in Catherine Saliou : Le proche orient de Pompée à Muhammad, Ier siècle avant JC-VIIe siècle après JC. C’était déjà la conception d’un dénommé Ibn Khaldoun au XIVe siècle, qui dénonçaient les ruines et les désolations provoquées par des Arabes musulmans en Irak, en Syrie, en Afrique et dans le Maghreb (page 192).
En Espagne conquise, ce sont les byzantins du temps de l’empereur Nicéphore Phocas, qui ont ramené à Cordoue, des spécialistes des mosaïques pour superviser la décoration de la mosquée. Et contrairement à ce qu’à pu dire Napoléon, les musulmans n’ont jamais traduit l’Iliade et l’Odyssée « aucune œuvre grecque poétique, dramatique ou historique ne fut traduite à la demande de ces derniers, » comme le rappelle l’orientaliste américain Franz Rosenthal en 1992. Comme Averroès n’a jamais pu mettre la main sur La Politique d’Aristote, car elle n’avait jamais été traduite en arabe, et les lettrés musulmans, se refusaient à apprendre le grec ou le latin, le copte ou le syriaque, contrairement aux lettrés non musulmans, chrétiens ou juifs, qui parlaient et comprenaient parfaitement l’arabe, et la plupart des langues orientales tel que le démontre l’islamologue O. Hanne dans son ouvrage L’Alcoran. Quant à la soi-disant ouverture d’esprit d’Averroès, encore une fable, ce juge islamique, appliquait la charia à la lettre.
En six chapitres, plus une longue et très utile introduction, Ferghane Azihari démonte pièces par pièces, impitoyablement, le mythe de l’âge d’or islamique, la falsification des musulmans de se faire passer pour « les damnés de la terre », les drames qu’ont occasionné nos intellectuels et orientalistes de pacotille avec leurs concepts progressistes et le mythe du bon sauvage. Il pourfend et dissèque les archaïsmes et despotismes de ce qu’il considère comme une secte, qui est partie « à l’assaut du monde libre ». Il critique fermement les politiques qui ont laissé faire et fermés les yeux, comme Lionel Jospin qui avait lancé à une journaliste au moment des foulards de Creil « qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise », (page 244). Ferghane Azihari revient longuement sur la colonisation de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, en fustigeant les volontés des élites islamiques, refusant que leurs coreligionnaires puissent renoncer à la charia, et soient éduqués dans des écoles françaises, et ainsi ne pas accepter que cette population puisse recevoir la nationalité française, au contraire des autres autochtones, comme les juifs par exemple.
Son épilogue est sans ambiguïté « Sortir de l’islam ». « Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’islam. Il est l’intégralité de l’islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L’islam des intégristes, des islamistes, c’est tout simplement l’islam juridique qui colle à la norme. Ainsi, le musulman le plus ouvert, le plus moderne, le plus désireux de faire évoluer l’islam, se heurte immanquablement au Coran », comme l’a si bien écrit Anne-Marie Delcambre, dans L’islam des interdits, publié en 2003.
Je terminerai ce propos par cette remarque pleine de bon sens de Ferghane Azihari en page 308 « La chimère d’un islam libéral n’a servi qu’à brasser, en pure perte, l’encre des journaux et l’air des plateaux télévisés, en favorisant des arguties théologiques qui confinent à l’absurdité et transforment nos sociétés en asiles à ciel ouvert. » Oui, le livre de Ferghane Azihari est à lire et à faire lire, sans modération.
11:48 Publié dans Livres, Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
dimanche, 08 février 2026
Samedi 21 février, à Paris : Daniel Habrekorn dédicacera son livre "Bataclan"
10:19 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
vendredi, 30 janvier 2026
Entretien avec Francis Bergeron, auteur de Antoine-Augustin Parmentier le bourru bienfaisant aux éditions Déterna & Synthèse nationale
Propos recueillis par Fabrice Dutilleul
pour le site EuroLibertés
« Ce talent de Parmentier à mettre en scène ses découvertes, en organisant des dîners de savants aux Invalides, en offrant des fleurs de pomme de terre à Marie-Antoinette ou en faisant boire du sirop de raisin à Napoléon pendant le blocus britannique, furent de géniales opérations de communication, qui ont fait gagner un demi-siècle aux Français dans leurs bonnes habitudes alimentaires, et dans la disparition définitive des disettes »
Rares sont les personnes dont le nom de famille est devenu ensuite un nom commun. Il y a bien l’empereur Vespasien et ses urinoirs (en réalité un impôt sur la collecte de l’urine) ou encore le préfet Poubelle qui contribua à l’assainissement des villes par son système de ramassage des ordures.
Mais pour ce qui concerne Parmentier, on associe certes son nom aux pommes de terre, mais sans exactement savoir pourquoi. Car il est de notoriété publique que Parmentier n’a pas rapporté d’Amérique les précieuses tubercules et qu’il n’a évidemment pas « inventé » les pommes de terre. Parmentier n’est pas davantage un auteur de recettes de cuisine ayant imaginé le parmentier de canard ou le hachis parmentier.
Francis Bergeron nous raconte dans sa biographie Antoine-Augustin Parmentier, le bourru bienfaisant, l’histoire de ce bienfaiteur de l’humanité, qui mit fin aux famines en France.
Si Parmentier n’est pas l’inventeur de la pomme de terre, alors qui était-il ?
Originaire de Montdidier dans la Somme (un musée y est actuellement en cours d’aménagement), le jeune Antoine-Augustin Parmentier est devenu pharmacien (on disait « apothicaire » à l’époque) tout-à-fait par hasard : obligé de travailler dès l’âge de 13 ans, il s’est passionné pour ce métier et – par capillarité, pourrait-on dire – va aussi s’intéresser à tout ce qui peut améliorer la vie, la santé de ses contemporains : nourriture, hygiène, agronomie, Il a révolutionné aussi nos habitudes alimentaires. Il a inventé le concept assez à la mode, aujourd’hui, sous le nom d’« alicaments », les aliments qui soignent, qui prolongent la vie, qui guérissent.
Grâce à ses travaux sur le lait, le blé, le raisin, le maïs et surtout la pomme de terre, il a mis un terme définitif aux famines qui, tous les dix ans, ravageaient et dépeuplaient notre pays. C’est de là qu’il tient son extraordinaire popularité.
Parmentier était un altruiste absolu, un philanthrope, un grand chrétien, une sorte de moine savant, ayant consacré sa vie entière à aider son prochain. On aime les grands hommes, en France, on leur donne des noms de rues ou d’aéroports, quitte à les débaptiser plus tard quand survient la disgrâce publique, à bon ou mauvais escient. Parmentier est honoré par des statues, par la philatélie, par des rues et même par des usines de transformation des aliments, sous le nom de « Parmentine ».
Toute une « légende dorée » s’est développée autour de Parmentier, de sa vie, des obstacles qui ont été opposées à ses recherches. J’ai consacré un chapitre à trier le vrai du faux. Mais comme le fait dire John Ford à l’un de ses héros : « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende. »
Vous êtes l’auteur de nombreuses biographies, consacrées essentiellement à des écrivains, des intellectuels, ou à des aventuriers. Avec Parmentier, vous vous intéressez à un savant, un personnage qui sort donc de vos champs d’investigation habituels. Pourquoi ?
Il m’a fasciné car outre son intelligence, son altruisme, et sa passion inconditionnelle pour la recherche, il était extraordinairement moderne dans l’utilisation des moyens utilisés pour populariser ses découvertes, par exemple l’implication de la cour de Louis XVI ou de l’entourage de Napoléon pour pousser les Français à manger des pommes des terre, malgré les anathèmes stupides portés à l’encontre de ce tubercule. Il a compris avant tout le monde les ressorts intellectuels de la mode, voire du snobisme : c’est à partir du moment où la gens de la Cour ont introduit les pommes de terre dans leurs menus que les gens du peuple ont cherché à faire de même. Avant cela, ils croyaient que ce tubercule pouvait donner la lèpre ou provoquer des « endormissements » dangereux !
Ce talent de Parmentier à mettre en scène ses découvertes, en organisant des dîners de savants aux Invalides, en offrant des fleurs de pomme de terre à Marie-Antoinette ou en faisant boire du sirop de raisin à Napoléon pendant le blocus britannique, furent de géniales opérations de communication, qui ont fait gagner un demi-siècle aux Français dans leurs bonnes habitudes alimentaires, et dans la disparition définitive des disettes.
Vous avez apparemment eu accès à des documents inédits sur Parmentier.
Des documents et des objets, oui. Des correspondances, le testament de Parmentier, sa bibliothèque etc. Sa Légion d’honneur, donnée par Napoléon, se trouve désormais à la Maison de la légion d’honneur.
La descendance de Parmentier est parfaitement identifiée. Le livre est préfacé par un saint-cyrien, Maurice Parmentier, aujourd’hui décédé, représentant de la sixième génération depuis Antoine-Augustin.
En fait, Parmentier ne s’est pas marié, n’a pas eu d’enfants ; il a fait ses recherches et expériences au laboratoire des Invalides, a organisé ses célèbres dîners avec sa sœur, qui a été veuve très jeune. Parmi les descendants du grand Parmentier, on trouve aussi Christian Parmentier qui a trouvé une mort héroïque en avril 1945, à l’âge de 18 ans, lors d’un assaut contre les Allemands qui occupaient encore, à cette date, la pointe de Grave, et aussi Caroline Parmentier, députée (RN) du Pas-de-Calais depuis 2022.
Vous consacrez deux chapitres de votre biographie au sort des savants pendant la Révolution et vous n’hésitez pas à parler de « chambres à gaz » à propos de recherches exigées des savants de l’époque pour l’extermination des Vendéens. De quoi s’agit-il en fait ?
« La République n’a pas besoin de savant » : on connait l’affreuse formule du président du tribunal révolutionnaire, qui a conduit Lavoisier – et d’autres savants, d’ailleurs – à l’échafaud. Parmentier a vécu sous Louis XV, Louis XVI, la Révolution, Bonaparte, puis Napoléon. Lavoisier était un collègue et ami de Parmentier. Il participait aux diners de savants des Invalides. Son sort tragique reste dans toutes les mémoires.
J’ai étudié la façon dont Parmentier, Bayen et d’autres ont réussi à échapper au « rasoir » républicain. L’exercice fut périlleux durant la Terreur. En relisant les travaux de l’historien Reynald Secher, j’ai retrouvé en effet les travaux qui avaient été exigés de savants pour inventer un gaz capable d’exterminer massivement les Vendéens, en les enfermant dans des églises, par exemple. Cela ressemble furieusement aux chambres à gaz de la dernière guerre. Tout cela est documenté, en particulier dans les études de Secher.
Des savants se firent les complices de ces recherches (qui n’aboutirent pas). D’autres savants émigrèrent. Parmentier figurait sur la liste des suspects et il fut « décrété d’arrestation ». Sa seule appartenance à différentes sociétés savantes, avant la Révolution et au début de celle-ci, le mettaient en grand danger. Il réussit toutefois à se faire muter dans la région de Marseille, officiellement pour réorganiser les pharmacies militaires du secteur, mais surtout pour se faire oublier.
Même chez Parmentier on trouve un peu de cet esprit aventurier : il faut dire que certaines périodes de notre Histoire sont propices aux aventures risquées, notamment celles qui correspondent à la vie de ce savant.
Antoine-Augustin Parmentier le bourru bienfaisant, par Francis Bergeron, collection « Bio », co-éditions Déterna & Synthèse nationale, 2025, 134 pages, 20,00 €. Pour commander ce livre, cliquez ici.
19:12 Publié dans Bio Collection, Livres, Rencontre avec... | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
S'intéresser à un roi anglais, pourquoi pas...
Il n'est jamais mauvais de s'intéresser à l'histoire de nos voisins... fussent-ils anglais. C'est ce que nous invite à faire notre Ami Bertrand de Ramondy dans son récit littéraire La tragédie d'un Stuart, Jacques II d'Angleterre (édité chez Godefroy de Bouillon).
L'ouvrage est documenté et, même si le sujet est parfois compliqué, il se laisse lire facilement. Laissons à l'auteur le soin de résumer son livre :
"Hiver 1688. Par un coup de force magistral signé de son propre gendre, l’intrigant Guillaume d’Orange, Jacques II d’Angleterre vacille en quelques semaines du trône des Stuart hérité de ses ancêtres. Comment en était-on arrivé là ? Pour tirer ce drame au clair, Bertrand de Ramondy s’est glissé dans la peau d’un roi livré au sort des réprouvés. Sa jeunesse guerroyeuse. Sa conversion au catholicisme. Devenu roi, son impuissance à gouverner une Angleterre gagnée à l’anglicanisme. Dépossédé de sa couronne, son incapacité à la reconquérir. Pour finir, son exil et sa mort sur cette terre de France qui lui offrira son ultime thébaïde.
En dressant le portrait foisonnant d’un monde qui bascule, ce récit au souffle épique autant que coloré nous fait revivre la grande épopée des Stuart. Il nous fait découvrir un homme plus attachant, plus noble, que ce que l’histoire convenue nous a légué de ce roi d’un autre temps. Dans des pages qui font feu de tout bois, l’auteur jongle avec la grande et la petite histoire, faits historiques et séquences romanesques, scènes de guerre et chapelets de poésie dans les splendeurs des territoires du nord. Cela nous vaut une galerie de personnages hauts en couleurs. Outre Guillaume d’Orange, Marie Stuart, le duc de Marlborough, Henri VIII, Olivier Cromwell, le général Dundee et jusqu’au prince Charles-Edouard Stuart qui 45 ans après la mort de son grand-père tentera gaillardement de reconquérir le trône perdu de ses aïeux.
Chemin faisant, laissant courir sa plume hors des sentiers battus, Bertrand de Ramondy ne résiste pas au plaisir de faire des variations sur l’écheveau touffu des relations franco-anglaises, sur le calvaire de vivre en catholique dans un pays hostile en fin XVIIe siècle, sur l’audace indomptable qui habite l’âme aventureuse des guerriers d’Ecosse et d’Irlande, sur les grandeurs du passé, la modernité, la jeunesse, la guerre, la royauté, la foi, la mort, tout en se risquant à faire des va-et-vient entre le monde d’hier et celui d’aujourd’hui. A l’heure où certains ont la prétention d’afficher que le temps des livres est terminé, voici un livre d’altitude qui ne cache pas son ambition de célébrer l’art littéraire comme étant la voix haute pour rendre grâce à l’histoire autant qu’à ceux qui l’ont servie".
La tragédie d'un Stuart, Jacques II d'Angleterre, Bertrand de Ramondy, Godefroy de Bouillon, 2026, 370 pages, 35,00 €
17:11 Publié dans Livres, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Il y a 6 ans, ROGER HOLEINDRE s'en allait
14:03 Publié dans Livres, Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Dans la collection "Les Grands classiques de Synthèse nationale" : réédition de "L'argent" de Charles Péguy
Ouvrage court et fondamental dans l’œuvre de Charles Péguy, L’argent, qui se veut être originellement une critique de la réforme scolaire de 1902, entremêle les souvenirs de l’auteur pour reconstituer le passage de la France dans les temps modernes et dénoncer les illusions du progrès bourgeois.
À la veille de la Première Guerre mondiale, L’argent parle du basculement de la France vers sa modernité. Un pays qui connaît alors, et pour la première fois de son histoire, une continuité de la république, mais qui a « moins changé depuis Jésus-Christ qu’il n’a changé depuis trente ans ».
L’argent cache en vérité un véritable combat contre les élites intellectuelles de son temps. Une analyse qui reste d’une brûlante actualité.
L'argent, Charles Péguy, Les Grands classiques de Synthèse nationale, n°10, première parution en 1913, 84 pages, 20,00 € (+7,00 € de port)
Pour le commander cliquez ici
00:16 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
vendredi, 23 janvier 2026
On trouve plein de publications intéressantes sur le site librairie de Synthèse nationale
12:13 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
lundi, 12 janvier 2026
LA BIO COLLECTION (DÉTERNA ET SYNTHÈSE NATIONALE) : 5 VOLUMES EN 5 MOIS !
En savoir plus cliquez ici
00:52 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
vendredi, 09 janvier 2026
Terre & peuple vient de rééditer une série d'ouvrages consacrés au paganisme enraciné européen
Pour en savoir plus cliquez ici
00:04 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
samedi, 03 janvier 2026
Pour la Bio collection, l'année commence bien : parution d'un livre consacré à Antoine-Augustin Parmentier
Non, Parmentier n’a pas « inventé la pomme de terre ». Non ce n’est pas non plus un simple cuisinier ayant mélangé le premier des pommes de terre à de la viande hachée. Comme Poubelle et quelques rares autres, Parmentier est devenu un nom commun, mais personne ne le situe exactement.
Issu d’un milieu modeste, Antoine-Augustin Parmentier a vécu, sous Louis XV, Louis XVI, pendant la Révolution et sous Napoléon une passion et une ambition : faire le bonheur des hommes. C’était un authentique philanthrope selon les témoignages de ses contemporains. Notons aussi qu’il échappa de peu au sort de son ami Lavoisier et de bien d’autres scientifiques sous la Terreur, puisque la République n’avait pas besoin, paraît-il, de savants.
À la fois pharmacien, agronome, chimiste, nutritionniste. Parmentier est l’auteur de près de 190 livres et mémoires destinés à améliorer l’alimentation et l’hygiène publique. Par ses études, couplées avec un sens très moderne de la communication, et encouragé par Louis XVI, il a révolutionné nos habitudes alimentaires et mis un terme définitif à ces famines qui, tous les dix ans, ravageaient le pays.
Cuvier a bien résumé le personnage : « Partout où l’on pouvait travailler beaucoup, rendre de grands services et ne rien recevoir, partout où l’on se réunissait pour faire le bien, il accourait le premier et l’on pouvait être sûr de disposer de son temps, de sa plume et au besoin de sa fortune. »
Antoine-Augustin Parmentier, le bourru bienfaisant, Francis Bergeron, Bio collection, Déterna et Synthèse nationale,136 pages, 20,00 €
Pour le commander cliquez ici
Parution : 5 janvier 2026
12:19 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
dimanche, 28 décembre 2025
Le n°31 des Cahiers d'Histoire du nationalisme : La mouvance identitaire blanche américaine (volume 2)
Voici le deuxième volume de la série de Cahiers d’Histoire du nationalisme consacrée à la mouvance identitaire blanche aux États-Unis que nous devons à Rémi Tremblay.
Il s’intéresse particulièrement à ceux que l’on a appelé « les réactionnaires ».
Cette série comprendra, au final, quatre volumes. Le premier (CHN n°25 – De l’indépendance à 1945) étant paru en 2023. Le troisième est programmé pour le mois de février 2026 et le quatrième volume pour la fin 2026.
L’auteur : Rémi Tremblay
Militant politique, historien et journaliste engagé, Rémi Tremblay est avant tout un patriote québécois. Il fait d’ailleurs partie de la direction du Harfang, le bimestriel de la Fédération des Québécois de souches.
Nous lui devons déjà deux Cahiers d’Histoire du nationalisme. L’un consacré à Adrien Arcand (n°12) en 2017 et au fascisme canadien et un autre à Oswald Mosley, et aux fascistes britanniques (n°14) en 2018.
En France, il donne aussi régulièrement des articles dans le quotidien Présent et dans la revue Synthèse nationale.
États-Unis, la mouvance identitaire blanche – Volume n°2 – Les réactionnaires, Rémi Tremblay, Les Cahiers d'Histoire du nationalisme n°31, Synthèse nationale, décembre 2025, 224 pages, 24,00 €.
Pour le commander cliquez ici
Le 1er volume de la série :
En savoir plus et le commander cliquez là
00:46 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
jeudi, 25 décembre 2025
Avec Thierry Bouclier, à la découverte de Roger Nimier
Entretien avec Thierry Bouclier (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)
Avocat à la Cour et docteur en droit, spécialiste en droit fiscal, Thierry Bouclier est l’auteur de polars et de plusieurs essais politiques et historiques. Il est notamment le biographe du célèbre avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour et l’auteur de l’essai La Gauche ou le monopole de la violence, de 1789 à nos jours. Il a également publié la biographie d’A.D.G., le maître du roman policier, celles des romanciers Alphonse de Châteaubriant, Pierre Drieu la Rochelle et Roger Nimier et de l’historien Jacques Benoist-Méchin, aux éditions Pardès et Lif, dans la collection « Qui suis-je ? »
En quelques mots, rappelez-nous qui était Roger Nimier…
Né le 31 octobre 1925, Roger Nimier appartient à la génération ayant eu vingt ans en 1945. Trois ans plus tard, il a publié son premier roman Les Épées, particulièrement irrévérencieux envers l’esprit résistantialiste qui régnait à l’époque en France. Sa frénésie littéraire était telle qu’il a écrit six autres livres en cinq ans, parmi lesquels son chef-d’œuvre, Le Hussard bleu, un essai consacré à Georges Bernanos, Le Grand d’Espagne, et un roman teinté d’amertume, Les Enfants tristes. En 1953, il a promis à l’écrivain Jacques Chardonne de ne plus rien publier pendant dix ans. Et il a tenu parole.
Il n’en a pas moins poursuivi une activité de journaliste dans la presse écrite et de dialoguiste pour le cinéma, notamment pour le film de Louis Malle, Ascenseur pour l’échafaud.
Entre-temps, il a été sacré, par le critique littéraire Bernard Frank, chef de file du mouvement des hussards, aux côtés des écrivains Antoine Blondin et Jacques Laurent, qui ont rapidement été rejoints par Michel Déon. Dénonçant la pesanteur sartrienne et l’Épuration littéraire de l’après-guerre, il a contribué à redonner toute leur place, dans le monde des lettres, à Jacques Chardonne, Paul Morand, André Fraigneau et Louis-Ferdinand Céline.
Féru de voitures et de vitesse, il s’est tué dans un accident de la route le 28 septembre 1962, aux côtés de la jeune romancière Sunsiaré de Larcône, quelques jours avant la sortie de son nouveau roman, D’Artagnan amoureux ou Cinq ans avant.
Il semble que contrairement à d’autres auteurs « de droite », il n’a pas été diabolisé ; est-ce parce qu’il est mort jeune accidentellement ?
Il n’a effectivement jamais été diabolisé. Depuis sa mort tragique, il y a même toujours eu une mode Nimier, un peu comme il existe une mode Drieu la Rochelle ou Céline. Même s’il a pris la défense des proscrits de l’Épuration et s’est dressé contre la pesanteur sartrienne de l’après-guerre, il n’a jamais eu le moindre rapport avec le régime de Vichy. Cela aide à échapper au sceau de l’infamie. Une mort prématurée est également souvent un tremplin pour entrer dans la légende.
Pourtant, son œuvre, comme sa vie, sont marquées par tout ce que notre époque proscrit. Il était libre et insolent. Amoureux de ce qu’il est aujourd’hui interdit d’aimer : les femmes, l’alcool et la vitesse. Étranger à tout sectarisme. Auteur à succès d’une droite dépouillée de ses complexes. Fidèle en amitié et reconnaissant envers ses anciens. En révolte contre les pesanteurs intellectuelles et politiques de son temps. Inclassable et rempli de paradoxes. Idéaliste, mais sans illusions. Farceur au regard rempli de tristesse. Brillant, sans jamais se prendre au sérieux. Provocateur et frondeur. Impitoyable envers les prétentieux et les sentencieux.
Toute son œuvre est-elle encore d’actualité ? Et quel livre de Roger Nimier conseilleriez-vous à un lecteur voulant le découvrir ?
Certains livres sont naturellement datés. Mais ses chroniques littéraires et portraits d’écrivains, regroupés dans les deux tomes des Journées de lecture et L’Élève d’Aristote restent immuables, à l’image de ceux figurant dans Les quatre Jeudis de Robert Brasillach. Un livre à conseiller ? Je ferai une réponse sans originalité : Le Hussard bleu. Un livre qui ne peut laisser aucun lecteur indifférent.
Qui suis-Je ? Nimier,
Thierry Bouclier,
éditions Lif,
128 pages,
15,00 €.
Pour obtenir ce livre, cliquez ici
18:00 Publié dans Livres, Rencontre avec... | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
mercredi, 24 décembre 2025
Présenté par Philippe Randa : La désinformation autour de la criminalité
Chaque jour, nos compatriotes sont de plus en plus nombreux à découvrir, parfois à leur dépend ou à celui de leurs proches, l’effrayante réalité… qui, hélas ! est tout, sauf un « sentiment » d’insécurité comme l’a dédaigneusement affirmé l’ex-Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti. Et ils s’insurgent contre les mensonges répandus sur une criminalité qu’ils constatent galopante, une répression qu’ils jugent insuffisante, sinon déficiente, des discours de matamores et des promesses de Gascon qu’ils ne veulent plus entendre… Rappelons-nous des remous que Nicole Belloubet, ancienne ministre de François Hollande, avait provoqués en 2020 en libérant des milliers de détenus avant la fin de leur peine au prétexte fallacieux de l’épidémie de covid.
La caste qui gouverne notre pays n’a appris qu’à « communiquer », pas à résoudre les problèmes. Tant que ces derniers n’étaient pas trop importants, trop visibles, c’est qu’ils n’existaient pas. Ce n’étaient que des « sentiments » de problèmes, comme aurait également pu ricaner un Éric Dupond-Moretti. Depuis plus de cinquante ans, on tait les problèmes liés à la délinquance. On les a cachés sous couvert d’antiracisme, de culpabilisation liée à notre passé colonial et surtout des dangers d’une répression aussi diabolique que fantasmée…
Combien d’« interpellés » ont été libérés le soir même, le lendemain ou au bout de 48 heures de garde à vue ? Combien ont finalement été inculpés ? incarcérés ? condamnés ? Et combien, parmi eux, étaient des « gros bonnets » et non des « charbonneurs », comme on nomme les petits revendeurs de drogue, aussi vite remplacés qu’arrêtés ? Les effets d’annonce ministériels ou présidentiels non suivis d’exécutions sont désormais tellement courants qu’ils n’attirent plus que haussement d’épaules et soupirs exaspérés.
Les différents contributeurs de cet ouvrage remettent nombre de pendules à l’heure ; ils nous livrent leurs réflexions, leurs informations et leurs remises en cause de certains dogmes actuel, en appuyant comme il se doit leurs écrits sur des sources parfaitement vérifiables… et non sur des ukases, ce qui changent agréablement des discours habituels sur le sujet.
La désinformation autour de la criminalité, présenté par Philippe Randa, illustré par Miège, Dualpha, 210 pages, 27,00 €
Avec les contributions de Paul-Louis Beaujour, Francis Bergeron, Christian Bigaut, Franck Buleux, Richard Dessens, Michel Festivi, Philippe Joutier, Didier Lecerf, Patrick Parment, Robert Paturel, Henri Pétry, Bernard Plouvier, Arnaud Raffard de Brienne, Scipion de Salm, Alain Sanders, Guirec Sèvres.
Pour le commander cliquez ici
01:52 Publié dans Livres, Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
samedi, 20 décembre 2025
Notre catalogue de fin d'année 2025 est arrivé : dès maintenant, passez vos commandes pour Noël
23:13 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
vendredi, 19 décembre 2025
Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule : après Arthur de Gobineau, un quatrième volume dans la Bio collection consacré à Jacques Cartier
18:23 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
mercredi, 17 décembre 2025
Paris, samedi 20 décembre : Reynald Secher dédicacera ses livres
23:20 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Une bonne nouvelle un peu avant Noël : la parution dans la Bio collection (Déterna - Synthèse nationale) d'un nouveau volume consacré à Arthur de Gobineau
Arthur de Gobineau naît à Ville-d’Avray, près de Paris. Son enfance est heureuse, son adolescence, vagabonde. En compagnie de sa mère et d’un précep teur, il découvre la province française, séjourne en Allemagne, devient collégien en Suisse. Très tôt, se révèlent son goût du savoir et sa passion pour l’Orient. En 1835, il s’installe à Paris avec la volonté de s’illustrer dans les Lettres. Mais, sera-t-il poète ? Romancier ? Orientaliste ?… Il peine à se faire connaître et, en 1849, entre dans la carrière diplomatique. Quatre ans plus tard, paraissent les deux premiers des quatre tomes de l’Essai sur l’inégalité des races humaines, interpré tation nouvelle de la naissance et de la mort des civilisations, mais aussi, révélation du style admirable de Gobineau.
Trois ans en Asie (1859), puis, Les Religions et les philosophies dans l’Asie centrale (1865) signent une vision prémonitoire des rapports entre l’Europe et le Moyen-Orient. L’Histoire des Perses (1869) vient compléter l’Essai sur l’inégalité des races humaines. Puis, Gobineau crée un nouveau genre littéraire avec les Nouvelles asiatiques, chef-d’œuvre d’humour et d’érudition ; dans Les Pléiades, il développe sa conception élitiste de la vie ; enfin, De la vie individuelle, traité sur la nature de l’âme : « couronnement de mon système des races », a-t-il dit.
Ce comte de Gobineau, “fils de roi” nous présente sans ambages un adversaire irréductible des Lumières et de la Révolution ; il nous fait entendre cette voix puissante, visionnaire des ravages de l’égalitarisme moderne, qui, vilipendant les causes, prophétise leurs conséquences.
L’auteur : Jacques Bressler
Après des études de philosophie à la Sorbonne et un passage dans l’enseignement, Jacques Bressler consacre sa vie professionnelle à l’expertise d’œuvres d’art. En marge de cette activité, il s’intéresse à l’Histoire, consacrant la plupart de ses ouvrages à des personnages ou des événements peu connus, parfois injustement négligés. On lui doit un Gilles de Rais, remarqué en 1981, puis Marie-Antoinette et les Journées d’Octobre 1789, Breslau, une forteresse imprenable, exposé fidèle d’un épisode de la guerre à l’Est en 1945, jamais raconté en France, et puis, Jeanne de Valois, criminelle et martyre…
Le comte de Gobineau “fils de roi”, Jacques Bressler, Bio collection, Déterna Synthèse nationale, 176 pages, 20,00 €. Pour le commander cliquez ici
19:01 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Francis Bergeron dédicacera ses livres samedi 20 décembre au Puy-en-Veley
18:31 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |






























































