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samedi, 13 juin 2026

"Affaire Lyhanna" : les années passent, les "dysfonctionnements" et les crimes continuent...

Ogre de Perpignan : il y a 30 ans, Karine, 8 ans, était tuée par Patrick  Tissier, un multirécidiviste - midilibre.fr

Maurice Bernard

Hier après-midi, à Fleurance, dans le Gers, une famille effondrée a enterré Lyhanna, une petite fille de onze ans, victime d'un pédocriminel récidiviste...

Il y a 31 ans, à l'été 1995, un drame similaire a bouleversé la France. Le 22 juillet de cette année-là, le corps meurtri et violé d'une autre petite fille de onze ans, Karine Fournel, est retrouvé à Redon, en Ille-et-Vilaine. Son meurtrier, âgé de 32 ans, est arrêté au bout d'une semaine. Il s'avère être, lui aussi, et comme souvent, un récidiviste. Condamné en 1987 à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Yvelines pour "viol et tentative de viol", il a été libéré en 1992 après avoir effectué la moitié de sa peine...

En août 1995, dans Valeurs Actuelles, Fabrice Madouas écrit : « En état de récidive légale, selon la terminologie judiciaire, Patrick Tissier l'était aussi quand, le 13 septembre 1993, il a tué une autre petite Karine, huit ans, après l'avoir violentée. Condamné en avril 1972 à vingt ans de prison pour meurtre et outrage à la pudeur, il avait commis un autre viol lors d'une permission de sortie accordée en 1982. À nouveau condamné en mai 1985 à dix ans de réclusion criminelle, il avait été libéré en janvier 1992. (...) Expert près la cour d'appel de Versailles, le Dr Bernard Cordier confirmait l'opinion générale en décembre 1993, devant la commission des Lois de l'Assemblée : les assassins violeurs d'enfants ne manifestent pas leur déviance sexuelle pour la première fois à l'occasion de leur crime. "Ils ont généralement commis, dans les années précédentes, des actes plus ou moins graves auxquels on n'a pas assez prêté attention, et qui constituaient les premières expressions d'un déséquilibre profond" ». C'était il y a 31 ans...

31 ans après la petite Karine, la petite Lyhanna, elle aussi, est morte dans des circonstances épouvantables parce que la justice "n'a pas prêté assez attention" à la gravité des actes et à la dangerosité d'un pervers... Combien de temps encore la société française va-t-elle supporter la répétition de ces drames terribles qui auraient pu être évités ? Combien d'autres petites victimes va-t-il falloir encore enterrer avant que la protection des enfants face aux prédateurs sexuels s'impose vraiment comme étant LA priorité ?

18:20 Publié dans Maurice Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Société multiculturelle, société multiconflictuelle

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Mathieu Bock-Côté

Belfast brûle, encore. Mais cette fois, cela a peu à voir avec le conflit engendré par l’occupation britannique du nord de l’Irlande, qui se maintient, plus d’un siècle après l’indépendance, mais avec les tensions engendrées par la société multiculturelle. J’en rappelle le contexte. Hadi Halodid, un demandeur d’asile soudanais, passé par Paris et arrivé en Irlande du Nord, s’en est pris le 8 juin à un passant dans la rue, Stephen Ogilvie. Armé d’un couteau, il l’a poignardé plusieurs fois à la tête, au point de le rendre aveugle d’un œil. Il a aussi cherché à le décapiter - sans y parvenir.

Le tout a été filmé, ce qui a suscité, d’abord une immense stupéfaction, et ensuite, une colère dans les quartiers populaires de Belfast, qui s’est transformée en rage émeutière, dirigée contre les quartiers associés à l’immigration. Des voitures furent brûlées. Des hôtels logeant des migrants, des commerces aussi, ont été ciblés par les émeutiers, souvent masqués, qui témoignent ainsi d’une logique milicienne, propre à l’histoire de l’Irlande du Nord. Les forces de l’ordre furent aussi confrontées.

L’histoire n’est pas toujours racontée ainsi. Souvent, dans la presse internationale, on occulte l’élément déclencheur, ou on le transforme en détail, comme si le mentionner revenait à justifier la violence anti-immigrés. Ce n’est évidemment pas le cas. Mais ceux qui racontent l’histoire ainsi ont une vision biaisée de nos sociétés, qui seraient fondamentalement racistes, et guetteraient n’importe quel fait divers pour se désinhiber - car n’importe lequel ferait l’affaire. C’est ainsi qu’on avait traité les émeutes anti-immigration faisant suite au massacre de trois fillettes à Liverpool, en 2024, par un homme d’origine rwandaise.

On devrait pourtant voir dans ces scènes une préfiguration des tensions engendrées par les sociétés multiculturelles, dont on disait, il y a quelques années, qu’elles deviendraient inévitablement multiconflictuelles - et l’histoire du Royaume-Uni, de l’affaire des Grooming gangs à l’assassinat de Henry Nowak le confirme. Tôt ou tard, ce qu’on appelle pudiquement l’insécurité engendrée par l’immigration allait susciter une réaction se percevant elle-même comme une réaction d’autodéfense - il ne s’agit pas, encore une fois, de légitimer ce point de vue mais de noter que cet engrenage était en quelque sorte inévitable.

Et ces affrontements sont d’autant plus brutaux qu’ils prennent forme à travers des identités primaires, relevant davantage du pôle ethnique que du pôle culturel - réalité qu’on a cherché à esquiver, ou contourner, depuis trente ans, en mettant l’accent uniquement sur l’islam, ou plus largement, sur la religion, alors qu’on constate aujourd’hui qu’elle va bien au-delà. L’effritement symbolique de la nation, sous la pression de l’immigration de masse, pousse chacun au repli tribal.

On voit bien où conduira la politique de répartition systématique des migrants partout dans les territoires, d’autant qu’elle présuppose souvent un transfert de la redistribution sociale des autochtones aux nouveaux arrivants, notamment, mais pas exclusivement, en matière de logement. L’ingénierie sociale à grande échelle pour créer la société plurielle nous ramène à une évidence : les sociétés exagérément hétérogènes ne sont jamais pacifiques. Chaque groupe y défend ses intérêts, soit à travers les institutions, qui sont alors soumises à une logique communautariste, comme on le voit au Canada, soit de manière plus frontale, les tensions entre gangs en témoignent - on se souvient de l’affrontement entre Maghrébins et Tchétchènes à Dijon en 2020.

Laissons même de côté la violence. Face à la faillite de l’État à défendre ses frontières, l’opposition à l’immigration massive s’est tournée vers la rue depuis une dizaine d’années. On se souvient des manifestations en Allemagne en 2015 : elles furent assimilées au néo-nazisme. En France, les manifestations contre l’installation des CRA furent aussi renvoyées à l’extrême droite. Même étiquette pour les manifestations anglaises, où le commun des mortels se présentait souvent avec le drapeau frappé de la croix de Saint-Georges. Le régime ne sait pas les qualifier autrement.

La racialisation des appartenances, il y a quelques années encore, était une tentation idéologique, surtout portée par la gauche - elle la travaille encore, d’ailleurs. Le racisme anti-Blancs est devenu, depuis, un fait social majeur, qu’on fait tout pour recouvrir ou invisibiliser, sans y parvenir. Une partie des Blancs est alors rattrapée, à son tour, par la tentation racialiste. Finalement, la société prend le visage hobbesien de la lutte de tous contre tous. Tout cela était prévisible. Ils furent nombreux à nous en avertir. Ils furent traités de prophètes de malheur. L’Irlande du Nord, demain, pourrait être notre avenir.

Source : Le Figaro 13/6/2026

12:00 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, de nouveau mis en cause par la justice espagnole

Zapatero se negó a entregar al Senado los informes de Análisis Relevante

Michel Festivi

J’ai relaté il y a quelques jours comment et pourquoi, cet ancien premier ministre socialiste espagnol (2004-2011), devait rendre des comptes à la justice, car il est visé par une enquête pour trafic d’influence, sur des soupçons de blanchiment d’argent, suite au plan de sauvetage public d’un montant de 53 millions d’euros accordé à la compagnie d’aviation Plus Ultra, (3 avions seulement), liée au Vénézuéla et à des membres communistes de ce pays. Il a été inculpé d’appartenance à un groupe criminel, trafic d’influence et falsification de documents.

Mais une affaire judiciaire peut en cacher une autre. Le 19 mai dernier, les agents de l’UDEF (Unité de délinquance économique et fiscale), ont découvert lors d’une perquisition, dans un coffre que détenait Zapatero, une collection de bijoux, des colliers de pierres précieuses, bracelets ornés de pierres de couleur, des montres et diverses pièces de joaillerie. Il a prétendu que ces pièces auraient appartenu à la famille de son épouse.

Suite à une expertise ordonnée par le juge chargé de l’enquête, sous serment, les experts ont évalué l’ensemble, provisoirement à un peu plus de 1,3 millions d’euros. Mais ce qui est reproché à Zapatero, c’est le manque total de traçabilité fiscale desdits bijoux, qui fonde cette nouvelle inculpation.

Le juge Calama a ainsi relevé : « l’acquisition de bijoux de la valeur indiquée génère nécessairement des obligations fiscales, que ce soit au titre de l’IVA (TVA espagnole), de l’ITP, de l’impôt sur les successions et donations ou de l’IRPF selon la nature de l’acte juridique ». La fiscalité espagnole (La hacienda), pourrait ainsi taxer cet enrichissement patrimonial à un taux marginal d’environ 46%.

Les 17 et 18 juin une comparution est prévue devant la justice. Zapatero n’a pas pu (pour l’instant), fournir des justificatifs de paiement des douanes, des taxes spéciales ou des impôts associés à l’importation de ces bijoux. L’opposition depuis plusieurs semaines, appelle à la démission de Pedro Sánchez qui est un inconditionnel de Zapatero, à qui il a confié plusieurs missions sensibles au sein du PSOE. Tout dernièrement aussi, il aurait été mis à jour une possible officine au sein du PSOE, en charge selon les enquêteurs, d’interférer dans les investigations judiciaires visant la famille de Pedro Sánchez, ce que ce dernier dément. Car la femme et le frère de Sánchez sont aussi poursuivis devant la justice.

Les dépêches de l’AFP que reprennent comme des petits toutous, toute la bonne presse, y compris Le Figaro, présentent immanquablement Zapatero comme « une figure très respectée de la gauche espagnole ». Or Zapatero a été un des socialistes les plus sectaires, très grand ami de Chavez puis de Maduro, et du régime de Cuba. Il a défendu becs et ongles la tyrannie chaviste au Vénézuéla et a légitimé les élections présidentielles frauduleuses de 2024, prenant le contre-pied de la communauté internationale. C’est Zapatero qui a été à l’origine des lois mémorielles et historiques, véritables lois staliniennes, qui verrouillent complètement la recherche historique en Espagne, et les libertés d’expression et de réunion, que Sánchez a aggravées.

Espérons que le peuple espagnol se réveille une bonne fois pour toute, et chasse par son vote cette clique prévaricatrice et totalitaire. L’Europe en tout cas reste (étrangement ?) muette ; n’est pas Orban qui veut.

08:32 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Journal du chaos

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08:08 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |