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vendredi, 29 avril 2016

LA RUSSIE, UN AUTRE POUMON POUR L’EUROPE

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Les carnets de voyages de Jean-Claude Rolinat

L’Europe ne sait pas où elle va, ballotée par des courants contraires. Certains de ses membres comme le Royaume Uni, lorgnent vers le grand large, d’autres s’alignent sur Washington tandis que ceux qui sont membres du groupe de Višegrad (1), sont plus que récalcitrants à absorber les torrents de réfugiés et d’immigrés clandestins qui déferlent.

La Russie est le plus grand pays du monde, juste devant le Canada. Toutes ses richesses minérales potentielles sont loin d’avoir été recensées et encore moins exploitées. Entre ses vastes cités, de Moscou à Vladivostok en passant par Novossibirsk, Volgograd ou Kazan, de vastes espaces ne demandent qu’à être colonisés, des routes améliorées ou construites, des voies ferrées réinstallées. Depuis la stabilisation politique de l’ère Poutine – homme d’Etat détesté ou raillé par les medias occidentaux, c’est selon, mais plutôt apprécié dans son pays même, et particulièrement à Saint-Pétersbourg ville dont il fut l’adjoint au Maire - une classe moyenne a émergé. Comme tous les Russes en ce moment, elle souffre d’une crise économique qui a poussé l’an dernier la Banque fédérale a acheter 208 tonnes d’or, portant ses réserves à – excusez du peu ! – 1 437 tonnes. En janvier 2016, elle a poursuivi son marché dépensant 800 millions de dollars pour en acquérir 22 supplémentaires. La Russie est désormais le 6e pays détenteur de stocks d’or derrière les USA et leurs gigantesques 8 000 tonnes, l’Allemagne, l’Italie, la France et la Chine. Le Kremlin n’aurait-il plus confiance en la monnaie papier de réserve, les lointains souvenirs des emprunts russes hantant la mémoire des apparatchiks du ministère des finances ?

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vendredi, 25 mars 2016

ANTI RACISME : DES SPOTS « PUBLICITAIRES », VRAIMENT ?

racisme-antiblanc.jpgLe bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Depuis lundi une campagne « contre le racisme et l’antisémitisme » envahit nos petits écrans avec des spots d’un goût douteux et, surtout, d’un scandaleux parti pris. On ne visionne que des agressions de personnes de confession juive, des africains ou des maghrébins, avec en fond sonore des commentaires haineux ou sarcastiques dignes des « brèves de comptoirs » du café du commerce…

Vous pensiez que le Service d’Information du Gouvernement (SIG) serait objectif et qu’il n’oublierait pas les nombreux actes anti-chrétiens ou anti-Français qui, de jour en jour, émaillent le quotidien de vos… quotidiens ? Que nenni. Rien sur les insultes du type « sale Français » ou « têtes de fromage », rien sur les aimables slogans « Français dehors » qui fleurissent sur les murs antillais ou corses – j’ai des photos à la disposition de ce « SIG » - rien sur les agressions des forces de l’ordre, pompiers et autres praticiens de SOS médecins qui sont, forcément, Français… Pas un mot pour les « petits blancs » qui survivent dans les « cités de non droit » et autres « quartiers difficiles » en rasant les murs ou pour les commerçants qui désertent ces mêmes quartiers pour cause d’insécurité, une insécurité due, essentiellement, à leurs origines autochtones. Et que dire des aimables paroles qui fleurissent dans les litanies des rappeurs ? Le « cassage de gueule » du « de souche » ou la profanation du cimetière chrétien, cela ne semble pas intéresser, pas vraiment, les ligues de vertu comme SOS RACISME, la LICRA, le MRAP ou la LDH. Pourquoi ?

Les victimes, pour ces associations-là dont certaines vivent grâce aux subventions, ce sont forcément les immigrés ou les descendants de migrants pour utiliser un mot à la mode. Mais les faits sont têtus et des slogans comme « Tous unis contre la haine » sont cruellement démentis par une brûlante actualité. Car tous ne sont pas « unis contre la haine », tant s’en faut. Après les massacres de Charlie Hebdo  et du supermarché kasher, après les exactions commises par des gens « dérangés » contre un commissariat ou une rame Thalys, après les mitraillages des terrasses de restaurants et de la salle du Bataclan ou encore le froid assassinat d’une jeune femme à Villejuif - j’en oublie - on peut effectivement dire que « Le racisme commence par des mots, ça finit par des crachats, des coups, du sang » et on pourrait même ajouter, « par des bombes », comme à Bruxelles ! Depuis des années, des torrents de haine se déversent sur nos vieux pays d’Europe, des torrents alimentés par une pensée religieuse pervertie sans aucun doute, poussée au paroxysme, chauffée jusqu’à l’incandescence.

Une bande de saltimbanques du PAF, de Claire Chazal, vous savez la smicarde du petit écran, à Sébastien Folin en passant par le précieux Stéphane Bern, parrainent cette initiative à sens unique. Cela ne fait pas honneur à leur sens de l’équité, mais que pouvons-nous attendre de ces gens-là qui vivent dans leurs ghettos de riches ?

UNE PROPAGANDE DIGNE D’UN ETAT TOTALITAIRE

L’INED, l’Institut National des Etudes Démographiques qui ne saurait être soupçonné de sympathie pour « l’extrême droite », avait reconnu et identifié dans une étude rendue publique en 2008, les termes de « majoritaires » pour désigner les « blancs » et « minoritaires » pour les autres ethnies. On pouvait lire, sans rire, que « le racisme des minoritaires à l’encontre des majoritaires peut blesser verbalement, voire être agressif physiquement ». Mais c’était aussitôt un rétropédalage pour minorer ce constat et pratiquer la politique de l’excuse : « 15% seulement des majoritaires en ont été victimes » et cela n’était « qu’une réaction face à des personnes qui, par leur origine, leur apparence, leur couleur, leur position sociale ou leur comportement peuvent incarner la classe ou la “ race ” - le vilain mot ! – des dominants et des racistes ». Fermez le ban ! Et si ces gens là, les « riches », forcément « blancs », avaient utilisé la cinglante répartie de Jean Gabin, « salauds de pauvres » dans le merveilleux film La traversée de Paris ? Le clivage social recoupant le clivage « racial » ? La vérité est toute autre. Alors que cette campagne « publicitaire » - « propagandastaffel », vous avez dit « propagandastaffel » ? – va s’étaler sur nos petits écrans pendant une bonne semaine, les fous furieux se réclamant d’une religion de « paix et d’amour » fourbissent leurs armes. Hier Londres, Madrid, Paris et Copenhague, aujourd’hui Bruxelles, à qui le tour demain ? Nous, en bons citoyens, nous ne pratiquons pas l’amalgame, nous sommes cohérents avec nous-mêmes… Nous savons que si tous les musulmans dans leur immense majorité ne sont pas, Dieu merci, des « terroristes », tous les terroristes islamistes se réclament du Prophète. Alors, dans cette ambiance nauséabonde, à qui sert cette campagne qui stigmatise, qu’on le veuille ou non, les « majoritaires » pour emprunter le vocable de l’INED en 2008 ? Elle ne rend pas service au pays et, au pire, risque d’aboutir à l’opposé de ce que recherchent leurs initiateurs.

Nous savons que « Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre ». Alors nous, les Français nationalistes, identitaires et nationaux, gardons la tête froide et ne tombons pas dans le piège tendu par nos adversaires. Mais disons tout haut et bien fort que nous ne sommes pas dupes…

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vendredi, 18 mars 2016

CLIENTELISME : HALTE A LA RESERVE PARLEMENTAIRE ! HALTE AUX GASPILLAGES DES DENIERS PUBLICS !

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

« Mon » député l’a confirmé, notre commune bénéficiera d’une affectation de 10 000 Euros au titre de la « Réserve parlementaire ». Et pour bien montrer que sa décision est « dans les tuyaux », l’honorable représentant du peuple nous indique que cette autorisation de programme pour la réfection de voirie sera notifiée à la Préfecture du département. Comme pour appuyer son courrier et bien montrer que son choix est irréversible, il joint à sa lettre une circulaire« passe-partout » signée de la main même de Bernard Cazeneuve où l’on peut lire que « conformément à votre souhait, l’Etat accordera à cette commune (la mienne….) , une subvention pour travaux d’intérêt local de 10 000 Euros sur le programme 122 action 01 du budget du Ministère de l’Intérieur ». Fermez le ban, alléluia, que les cloches sonnent, l’asphalte va couler pour refaire nos chaussées ! Il y a quelque chose d’indécent à quémander auprès du député de la circonscription une aide financière, mais il ne faut pas oublier que dans le même temps, l’Etat réduit ses dotations globales aux communes. Il faut donc survivre, mais cette mendicité a un prix : le clientélisme.

RENVOI D’ASCENSEUR

Rien n’est gratuit sous le soleil. Ou si peu. Les parlementaires disposent d’une manne qui coûte au contribuable 136 millions d’Euros. Cette tirelire confidentielle permet aux députés et sénateurs d’arroser qui, une collectivité locale, qui une association ou, tout simplement, sa propre ville dont on est Député-Maire. Rien de moins inélégant pour assurer sa réélection, mais geste ô combien efficace, un véritable retour sur investissement ! Mais le pire réside bien dans l’arrosage des copains au travers d’associations plus ou moins « bidon » qui font vivre des permanents du même bord politique de préférence. A noter que les députés du groupe PS à l’Assemblée Nationale ont été invités, à la fin de l’année dernière, à attribuer une quote-part de cette « réserve » à l’Institut François Mitterrand pour contribuer à célébrer dignement le centenaire de la naissance du dernier « Roi Soleil » de la Vème République ! Véronique Besse, parlementaire Centre-droit de Vendée, a déposé une proposition de loi pour supprimer la réserve parlementaire, elle-même n’hésitant pas à se tirer ainsi, crânement et en toute connaissance de cause, une « balle dans le pied ». Une association, Contribuables associés, soutient ce projet et a lancé une pétition. Au moment où l’Etat devrait faire des économies face aux différentes gabegies constatées ici ou là, la suppression de cette facilité financière sans, quasiment, aucun contrôle ou véto sur les bénéficiaires, nous apparaitrait comme une avancée démocratique. La Cour des Comptes, honorable institution qui épingle toutes les dérives de cette République avec ses « danseuses », a estimé que pour les seules années 2006/2012, un gros tiers des subventions accordées n’auraient pas dû être éligibles.

GABEGIE PAR-CI, GABEGIE PAR-LA

A propos d’audit, Alain Rousset le nouveau Président socialiste de la super grande région du Sud-Ouest dont le nom, aujourd’hui encore reste inconnu, a levé un lièvre dans les comptes de la défunte entité Poitou-Charentes : 132 millions d’Euros impayés – merci pour les fournisseurs ! – et 130 millions d’emprunts « suspects », pour ne pas dire « toxiques ». Rappelons que dame Ségolène Royal avant de se voir attribuer un maroquin ministériel par le père de ses enfants était, justement, la Présidente de cette belle région ! Autre territoire ravagé par les prédateurs de cette République finissante, Paris, le nouveau « Gross Paris » imaginé par des technocrates cherchant à occuper leurs après-midi après de trop lourds déjeuners. Indépendamment du fait que cette structure va se superposer à la ville capitale proprement dite, aux départements de la petite couronne et à la Région Ile de France – bonjour la répartition et l’enchevêtrement des compétences ! – de nouveaux crédits devront être débloqués pour verser les indemnités des membres de cette instance « parasitaire ». Le Président « Les Républicains » de la Métropole, Patrick Ollier, député de Rueil-Malmaison - à la ville  « Monsieur Alliot-Marie » - doit prochainement convoquer ses conseillers avec notamment à l’ordre du jour, le montant de leurs indemnités : on parle d’une fourchette allant, excusez du peu, entre 800 et 4500 Euros mensuels, les chômeurs franciliens apprécieront ! Ce qui n’a pas l’air de plaire à certains conseillers de Paris – qui sont à la fois conseillers municipaux et départementaux – touchés par le cumul, car cette indemnité, elle, ne serait pas concernée par la fameuse règle du non-cumul des mandats.

UN BON FROMAGE POUR LES RECALES DU SUFFRAGE UNIVERSEL

Une autre belle «danseuse de la République », le Conseil économique, social et environnemental qui siège à Paris, Palais d’Iéna, dans l’ancienne enceinte de l’Assemblée de notre regrettée Union Française. En 2015, le budget du CESE était de 40,9 millions d’Euros et ses 233 conseillers percevaient 3786,76 Euros brut mensuels. Le Président Jean Paul Delevoye quant à lui, recevait presque le double. Sans compter les 142 fonctionnaires qui font marcher cette machine à produire des rapports – parfois pertinents – mais qui dorment le plus souvent dans des tiroirs, une fois lus par nos excellences. Là aussi, la Cour des Comptes a épinglé le budget de fonctionnement de l’institution qui verse des salaires astronomiques à ses administrateurs, jusqu’à 102 000 Euros brut annuels avec 54 jours de congés payés ! En plus, chaque Conseil régional est doublé d’un Conseil du même type dans nos belles provinces. Et la fusion en 13 nouvelles régions ne diminuera pas les effectifs des représentants des professions et des syndicats, ils s’additionneront….Cela représentait tout de même, l’année dernière, une dépense totale de 60 millions d’Euros ! Et encore là, ne s’agit-il que des régions métropolitaines. Alors vous pensez, si vous ajoutez nos territoires exotiques, la note est plutôt salée comme les mers qui entourent nos DOM/TOM ! Et chacun sait que sont nommés conseiller les copains battus au suffrage universel ou les syndicalistes à qui l’on ne peut rien refuser sous peine de grève. Monsieur Hollande nous avait promis d’être un Président « normal ». Il l’est, aussi dépensier sinon plus que ses prédécesseurs. Une dernière pour la route ? La France, qui oublie tout aussi régulièrement que volontairement les dettes contractées par ses anciennes colonies, va verser un milliard d’Euros à la Tunisie pour la sortir du « pétrin ». On sait les difficultés de notre ancien Protectorat et l’intérêt supérieur que nous avons à le stabiliser. Mais, avec notre propre dette qui atteint des sommets vertigineux, est-ce le moment de faire voler l’anse du panier ?

LE REFERENDUM, SOLUTION LA PLUS DEMOCRATIQUE

A tout le moins, le pays devrait être consulté. S’il y a bien une urgence à modifier la constitution bien plus que pour une déchéance de la nationalité qui ne toucherait que quelques individus, c’est de permettre la consultation du peuple sur des sujets autres que l’organisation des pouvoirs publics comme c’est le cas actuellement. Des sujets de société bien sûr – mariage, peine capitale, accueil ou non des réfugiés – mais aussi des engagements de dépenses à fixer au-delà d’un certain niveau. Nous sommes, parait-il, dans une société « démocratique ». Est-il normal qu’une oligarchie qui fonctionne forcément en cercle fermé, TRES minoritaire en voix par rapport au nombre des citoyens en droit de voter, décide souverainement de distribuer ici ou là des Euros péniblement gagnés par nos compatriotes et nos entreprises ? Combien de « zinzins » et autres « Comités Théodule » qui ne servent à rien et vivent aux crochets de la République ? Avis de recherche : peuple à la dérive recherche désespérément « République exemplaire » !

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jeudi, 03 mars 2016

LES GUEUX ONT CRIÉ, LE CHATELAIN EN EST TOUT RETOURNÉ

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Pouvait-il imaginer un autre accueil alors que cette corporation des agriculteurs, hormis les céréaliers, est en pleine crise.  Le samedi 27 février au matin, au salon de l’agriculture Porte de Versailles à Paris, et non à Versailles avenue de Paris, ce qui eut été un fâcheux télescopage avec un épisode de l’histoire mouvementée du XVIIIsiècle français, le sol s’est soudainement dérobé sous les pieds du monarque : cris, sifflets, huées, insultes ont accueilli François Hollande venu voir et complimenter les nouveaux « damnés » de la terre.

Le Salon 2016 ne pouvait être que sous tension. Oubliés les colliers de fleurs de Wallis et Futuna ou de Tahiti. Ici, à Paris, c’était plutôt ronces et chardons ! Probable que ses conseillers et le Président lui-même avaient prévu une visite difficile, mais certainement pas à ce niveau. C’est que les agriculteurs français, tout en exprimant avec force une légitime colère catégorielle, étaient aussi les interprètes de celle, encore retenue – mais pour combien de temps ? – des autres Français qui en ont assez d’un gouvernement incapable d’œuvrer dans l’intérêt suprême du pays.

Quelle paysannerie pour quelle agriculture ?

Les éleveurs de porcs comme les producteurs laitiers sont à la pointe des manifestations. La concurrence est rude, mais les premiers ne se sont-ils jamais interrogés sur l’influence grandissante que l’Islam avait sur la société française et, partant, sur les menus des cantines de tous les établissements publics ? Demandez donc du porc sur un vol Air France, vous ne serez pas déçu de la réponse… Absent de tous les menus ! Pour les seconds, la concurrence « libre et non faussée » qu’exige l’oligarchie bruxelloise est un véritable coup de poignard. On se souvient que l’été dernier, à la suite de négociations avec le gouvernement, un accord avait abouti à la revalorisation du prix du litre de lait à 0,34 Euros et celui du porc par la même occasion à 1,40 € le kilo. La Commission de l’Union Européenne a estimé que ce coup de pouce des Autorités françaises allait à l’encontre de la concurrence. Le Commissaire européen en charge de l’agriculture, un certain Phil Hogan, se moque bien que les fermiers travaillent, parfois à perte, et ne puissent se servir un modeste salaire. La main d’œuvre dans les Pays de l’Est est moins chère et Danemark, Pays-Bas ou Allemagne ont des exploitations qui sont de quasi-industries, les fameuses « fermes aux mille vaches ». Dans ces conditions, avec des fiscalités et des conditions de travail différentes, comment lutter et comment maintenir une paysannerie «  à la française », c’est-à-dire une ferme de taille raisonnable pouvant faire vivre une petite famille ? C’est notre modèle spécifique de société rurale qui est en jeu. N’oublions jamais que les paysans, devenus des agriculteurs et qui ont de nos jours, tout autant la fourche que l’ordinateur comme outil de travail, sont les jardiniers de la France. Et il n’y a pas que la concurrence européenne. Le futur traité Transatlantique, dit « TAFTA » qui se négocie dans notre dos, est lourd d’inquiétudes, notamment sur les normes, les appellations contrôlées, le « laisser faire, laisser passer » du libéralisme le plus extrémiste… N’oublions pas non plus qu’un petit pays du bout du monde, la Nouvelle-Zélande, est le maître du marché de la production du lait en poudre et qu’il impose ses prix. Pas étonnant, il faut avoir vu ses immenses troupeaux de vaches, poussés au lointain par un tracteur, s’engouffrer dans des tunnels passant sous les routes striant le bush et rejoindre leurs lieux de traite… Décidément, le jour inaugural de cette grande manifestation annuelle où se rencontrent public et agriculteurs, n’était pas un bon jour pour le Président. Encore heureux qu’une belle blonde d’Aquitaine ou une tachetée noir et blanc normande, n’aient pas satisfait leurs besoins à son passage !

Ça sent le roussi pour l’équipe Valls

Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que le gouvernement se sent obligé de retirer provisoirement – dit-il – sa « Loi travail » devant réformer justement, le Code du dit Travail. Dame Myriam El Khomri, toute retournée, en aurait fait un malaise, la pauvre… Son entourage dément et parle d’un «accident domestique ». La brosse à dents se serait-elle rebellée ? On se perd en conjectures… Il faut dire que la Gauche officielle est mise à rude épreuve. Tandis qu’une pétition est lancée pour organiser des primaires au sein de la famille, afin de désigner le futur candidat portant les couleurs du PS à la course de 2017, refusant ainsi , de fait , à François Hollande l’automaticité légitime de sa propre candidature en raison de son statut de Président sortant, c’est Martine Aubry du haut de son donjon Lillois, qui « marque à la culotte » le Président.

Ulcérée par plusieurs aspects du projet de loi El-Khomri, la Maire de Lille, tout en précisant qu’elle n’était pas candidate à cette éventuelle primaire à gauche, est sortie de sa réserve en décochant ses flèches dans une tribune écrite au vitriol, publiée dans le quotidien du soir Le Monde. Cette sortie faisait suite à la parution d’une autre tribune cosignée par les « Frondeurs », de Christian Paul à Benoit Hamon, en passant par l’écologiste agitateur franco-allemand, Cohn-Bendit, toujours à la recherche d’une occasion pour se faire mousser. Alors que le vote relatif à la déchéance de nationalité pour les binationaux auteurs d’actes terroristes se ballade entre Assemblée et Sénat, subissant ici ou là amendements et modifications, qu’il n’est aucunement garanti que cette nécessaire mais symbolique disposition soit votée en séance plénière du Congrès réuni à Versailles, Bernard Cazeneuve fait face à des « mutineries » diverses et variées, du bidonville de Calais à la ZAD de Notre Dame des Landes. Rien n’est fini, tout peut exploser. Les seules certitudes que l’on aie avec ce ministre, ancien Maire de Cherbourg au look de croque-mort, c’est que ses argousins sont durs avec les faibles et faibles avec les forts. Il n’est que de voir la façon « musclée » dont le général en retraite Piquemal, ex-commandant de la Légion Etrangère, a été expulsé de la gare de Calais ou Katia LipovoÏ, une dame hostile à l’abattage de platanes à Poitiers, trainée par des policiers la maintenant à terre de leurs genoux avant de la menotter ! Quels crimes avaient commis ces deux personnes ? Protester, exerçant ainsi leur droit d’expression de libres citoyens ? Les forces de l’ordre sont bien plus clémentes face aux casseurs qui vandalisent les rues de Rennes et de Nantes ou avec les Borders, collabos étrangers de l’invasion exotique. Il n’y a pas que le frelon asiatique, les chenilles processionnaires ou les moustiques tigres qui migrent dans nos campagnes….

Un attentat, imprévisible à ce jour, comme bouée de sauvetage ?

Bref, cette gauche incapable de tenir ses promesses, déçoit jusqu’à ses partisans les plus déterminés, sur fond de rivalité entre Messieurs Valls et Macron. Question « existentielle » qui agite le petit monde politico médiatique, lequel des deux portera les couleurs d’une Gauche moderne, rénovée, sortie des vieilles lunes dirigistes et postmarxistes ? Les deux années qui viennent promettent d’être palpitantes pour l’observateur de la « chose » publique. Il n’est pas jusqu’au Président de la République qui, ayant sans doute le regard fixé sur les sondages, laisse planer un doute quant à sa présence dans la course présidentielle. Disons-le brutalement, seul un tragique attentat pourrait lui permettre de reprendre des couleurs et lui éviter d’être éliminé dès le premier tour, tant les Français dans les périodes de malheur ont besoin de se resserrer autour de celui qui, tout de même et pour l’instant, est encore le « chef ».

Une fois n’est pas coutume, encore qu’il est toujours bon de faire appel à plus talentueux que soi, je laisserai le mot de la fin à Dominique Jamet qui, dans les excellentes chroniques du « Boulevard Voltaire » diffusées sur Internet, s’exprimait ainsi à propos de la visite du Président Porte de Versailles : « Dans ces conditions, l’accueil fait à M. Hollande a été celui qu’une famille en deuil ferait à l’individu qu’elle tiendrait pour responsable de la mort du défunt et qui, le jour de ses obsèques, aurait le culot de venir lui présenter ses condoléances à la sacristie ». Rien à ajouter, rien à retrancher…

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jeudi, 25 février 2016

LES BRANQUIGNOLS

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Qui se souvient de la troupe de comédiens créée par Robert Dhéry et sa femme Colette Brosset, très active entre les années cinquante et soixante-dix ? De nombreux talents s’y révélèrent dont, excusez du peu, Louis de Funès, Jean Lefebvre, Jean Carmet, Jacqueline Maillan et bien d’autres qui crevèrent les écrans du comique français. On se rappellera notamment, le film « Le Petit baigneur » qui enregistra pas moins de cinq millions et demi d’entrées ! Pas sûr que la troupe ministérielle du gouvernement Valls II ou Vals III, qu’importe, ait autant de succès, encore que le terme de « branquignol » qui se rattache à une personne n’inspirant pas confiance par manque de sérieux ou d’intelligence, lui aille comme un gant. Jugeons sur pièce.

Une inflation de maroquins

Ce remaniement ministériel dont l’accouchement fut pénible, a donné naissance à une équipe gouvernementale de….38 ministres et secrétaires d’Etat, chiffre à comparer avec le cabinet fédéral américain, une dizaine de postes, le Conseil exécutif fédéral Suisse, dix également, ou celui de la RFA voisine, une petite vingtaine… C’est qu’avec François Hollande dont toute l’énergie est concentrée sur sa future candidature présidentielle – l’alibi de la courbe du chômage a bon dos ! – il faut satisfaire toutes les ambitions UTILES à ses desseins. Mais quelle cacophonie en perspective ! Déjà Ségolène Royal, département de l’écologie et de l’environnement, s’oppose à Jean-Marc Ayrault successeur de Fabius au quai d’Orsay, à propos du périmètre référendaire de (l’ex ?) futur aéroport de Notre Dame des Landes, l’une voulant y inclure tous les départements périphériques, l’autre souhaitant le limiter à la Loire Atlantique…Valls et Macron jouent au chat et à la souris, l’un voulant tuer l’autre – politiquement s’entend – , tandis qu’Emmanuelle Cosse à peine nommée au ministère du logement, désavouée par son parti EELV, s’accroche avec véhémence à son fauteuil de conseillère régionale d’Ile de France tout comme son collègue Jean-Vincent Placé, caution de la « diversité » remplaçant Fleur Pellerin. On les comprend, 2017 n’est pas loin et la gamelle leur sera retirée. Et puis, le ministre de la défense lui-même n’avait-il pas donné le mauvais exemple en conservant son siège au Conseil régional de Rennes ? Cumul, vous avez dit cumul ?

Monsieur Placé qui s’occupera de la « simplification administrative », piaffait d’impatience à la porte du Cabinet, tout comme la blonde députée Barbara Pompili : François Hollande a calmé leur boulimie d’arrivistes : qu’ils profitent bien des ors de la République, ça durera moins que les contributions directes ! A côté de noms plus ou moins célèbres à force d’imprégnation médiatique, d’illustres inconnus font leur entrée autour du tapis vert : Ericka Bareigts sera chargée de « l’égalité réelle », tout un ubuesque et utopique programme, Juliette Méadel va se consacrer à « l’aide aux victimes » - lesquelles, celles de la route, des attentats ou des méfaits du socialisme ? – Jean-Marc Todeschini est invité à se pencher sur la « mémoire » - celles des vilains négriers du XVIIIème siècle ou des victimes du FLN en Algérie ? – tandis que dame Martine Pinville aura pour mission de développer « l’économie sociale et solidaire ». (Vous me direz en quoi ça consiste, personnellement je n’imagine rien !). Myriam El Khomri qui change d’avis en quelques jours sur l’inversion de la courbe du chômage – affirmant le 9 janvier qu’elle n’y croit pas et le 12 suivant qu’elle sent cette inversion dès 2016 ! – aura en charge de défendre devant les parlementaires la névralgique réforme du Code du travail, une perspective douloureuse pour cette jeune femme illustrant, elle aussi, l’ouverture à la « diversité », tant ses premiers pas dans son ministère ont été maladroits. Jean-Michel Baylet, « vénérable » Président du Parti radical de gauche et, surtout, patron du groupe de presse de « La Dépêche du Midi » s’installe au Ministère de l’Aménagement du territoire en remplacement de Sylvia Pinel, remerciée, d’où il pourra « cajoler » les élus locaux avant les présidentielles. Il lui faudra toutefois solder le cas de sa succession à la tête du PRG , poste convoité à la fois par Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat aux sports, et Sylvia Pinel, ministre sortante… Entretemps, il a verrouillé son groupe de presse qui rayonne de Toulouse à Montpellier en propulsant à sa tête son épouse, Marie-France dont il est séparé, laquelle retrouvera fils, fille et neveux aux manettes de ce royaume  médiatique totalisant tout de même en 2015, 300 millions de chiffre d’affaires. Ça ne sort pas de la famille….Pour finir ce modeste tour d’horizon du nouveau Conseil des ministres, Laurence Rossignol, ancienne parlementaire de Picardie, prend la direction d’un Ministère à l’intitulé sulfureux pour les militantes féministes, celui de «  la famille, de l’enfance et du droit des femmes ». En effet, quoi de plus scandaleux pour une Chantal Jouanno, (UDI), Présidente de la délégation sénatoriale aux droits de la femme et à l’égalité des chances hommes/femmes ou une Danielle Bousquet, Présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes – Ça ne s’invente pas ! – que d’oser associer femme et natalité ! Pas de chance pour Hollande ou Valls, pour une fois qu’ils avaient inventé un intitulé de poste qui ne sombrait pas dans le ridicule, une bande de harpies va leur tomber dessus ! Il ne reste plus à ces deux leaders d’une gauche dévaluée qu’ à nous inventer un nouvel indice, comme au lointain et exotique Royaume du Bhoutan, celui du « BNB », le Bonheur National Brut ! Pas sûr qu’il serait plus performant que les pourcentages du chômage…

Comme dans l’opéra comique « La Fille de Madame Angot » joué à Paris pour la première fois en 1878, on pourrait chanter « Ce n’était pas la peine, ce n’était pas la peine, Non pas la peine, assurément, de changer de gouvernement » !

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vendredi, 05 février 2016

SYRIE : QUI VEUT LA PAIX, QUI VEUT LA GUERRE ?

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Coïncidence ou volonté de faire capoter dès le départ les négociations de « paix » qui devaient s’ouvrir à Genève en ce début de février sous l’égide des Nations Unies, un attentat suicide perpétré à Damas le 31 janvier dans le quartier chiite de Sayeda Zeïnal, a causé la mort d’au moins soixante personnes et en a blessé plus d’une centaine, dont certaines resteront marquées à vie dans leur chair. Comble du sadisme, un second tueur kamikaze a attendu que les secours arrivent sur le lieu de la première explosion pour activer une deuxième charge.

La Syrie entre dans sa cinquième année de guerre civile. On atteint des chiffres proches de ceux de l’ex conflit yougoslave en termes de victimes. Des millions de citoyens sont déplacés ou en exil, tandis que des centaines de milliers d’autres croupissent dans des poches territoriales tenues par les forces gouvernementales ou par les assassins de Dae’ch. Les merveilleux souks d’Alep sont en ruine, l’extraordinaire krak des chevaliers à la frontière libanaise était sous le feu des insurgés, tandis que l’incroyable site archéologique de Palmyre est entre les mains des « cinglés de Dieu ». Ce conflit s’inscrit dans la lutte séculaire que se livrent chiites et sunnites, les premiers étant soutenus par l’Iran qui retrouve sa place parmi les nations, les seconds par l’Arabie Saoudite, prête à tout pour casser les prix du pétrole et obliger ainsi son allié américain à retourner aux fondamentaux de l’alliance scellée en 1945 sur le croiseur Quincy, entre le Roi Saoud et le Président Roosevelt. Depuis l’entrée en lice de la Russie qui pèse de tout son poids en faveur de son champion, le régime baasiste de Damas, les donnes militaires du conflit ont changé. L’armée du régime marque des points et récupère lentement, des lambeaux de territoire. Les frappes aériennes, tant russes que celles des alliés occidentaux, privent petit à petit Dae’ch de ses sources de financement : le pétrole. (A noter que ce dernier est acheminé vers des clients indélicats, pas tant anonymes que cela, grâce à la complicité de « l’allié » turc).

UNE ENFANCE DIFFICILE

La Syrie a été enfantée dans la douleur. Comme ses voisins jordaniens, libanais et irakiens, elle est née au lendemain de la première Guerre mondiale, des accords Sykes-Picot qui répartissaient au Proche-Orient les zones d’influence respectives des Britanniques et des Français. Les deux négociateurs décidèrent avec leurs adjoints respectifs que ces divers territoires nés du démantèlement de l’Empire ottoman, donneraient naissance à des Etats protégés ou indépendants. Les Kurdes, contrairement aux promesses des alliés de l’époque, véritables « cocus » de l’histoire, n’obtinrent pas le leur, tandis que les Arméniens, devenus indépendants, étaient écrasés par les armées turques de la jeune République kémaliste, successeur des Sultans de la Grande Porte. C’est dans ce contexte que fut confié à la France le mandat de la Société des Nations (SDN) sur le Liban et la Syrie. Rien ne se passa comme prévu. Le 7 mars 1920, l’Emir Faycal était proclamé Roi de Syrie, dans « ses frontières naturelles, du Sinaï au Taurus ». Mais le général Gouraud, Haut-Commissaire français au Levant, ne l’entendait pas de cette oreille. Conseillé par le général britannique Allenby qui régnait, lui, sur la Palestine où se concrétisait, notamment, l’idée d’un foyer juif, l’Emir Faycal quittait subrepticement Damas le 28 juillet suivant, après quelques escarmouches entre ses partisans et l’armée française. Lot de consolation : le trône de Bagdad où il fut couronné souverain d’Irak, le 13 aout 1921. Tandis que les sujets de Sa gracieuse Majesté contrôlaient également la Transjordanie et les principautés de la péninsule arabique, la France « saucissonnait » la Syrie en plusieurs « gouvernements » : Damas, Alep, territoire des Alaouites (Lattaquié), Djebel Druze et Sandjak d’Alexandrette, future éphémère République du Hatay, rattachée arbitrairement à la Turquie en 1939. Comme pour le Liban, l’arrachement de cette sorte « d’Alsace Lorraine » annexée par Ankara avec la complicité française, ne sera jamais digéré par les futurs dirigeants syriens. Après moultes péripéties guerrières entre Syriens et Français, ces derniers finirent par reconnaitre solennellement par traité en date du 9 septembre 1936, le droit à l’indépendance du pays. Sans le Liban… Le 17 avril 1946, le dernier soldat français quittait la Syrie indépendante. Une instabilité chronique fut le marqueur numéro un de la vie politique syrienne, entre assassinats, crises parlementaires et putschs militaires. Doublé par le ministre des Affaires étrangères, Khaled Azem et le colonel Aziz Zbiri, chef des services secrets, tous deux prosoviétiques, le Président Choury Kouatli capitulait le 28 février 1958 face au colonel égyptien Nasser, le « Raïs » montant de la galaxie arabe. Tous deux proclamaient l’union de leurs pays respectifs au sein d’une République Arabe Unie, reléguant en fait sa province du Nord, la Syrie, à un rôle de potiche. Une fois l’enthousiasme de l’union envolé, l’éphémère structure vola en éclats le 28 septembre 1961 sous les coups d’une armée syrienne humiliée de voir son pays jouant un rôle de supplétif. Dès lors, jusqu’à la prise de pouvoir par le général d’aviation Hafez El Assad en 1969, la Syrie ne connut, à nouveau, que l’instabilité, avec toutefois, l’influence grandissante du parti Baas, adepte de la doctrine de son créateur, le chrétien Michel Aflak, un socialisme arabe nimbé de nationalisme.

UNE DICTATURE QUI ASSURAIT LA PAIX ET LA SECURITE A TOUTES LES COMMUNAUTES

Le père de Bachar, l’actuel Président, ophtalmologiste de formation, qui a hérité du pouvoir sans le vouloir, remplaçant à la tête de l’Etat un frère aimé mort accidentellement, n’était pas un tendre. Les murs de Hama gardent encore les traces de la fusillade qui envoya « ad patrès » en février 1982 des milliers de Frères musulmans. Le parti au pouvoir, le Baas, dominant ses associés au sein d’une sorte de Front patriotique, était dévoué à la cause d’Hafez El Assad lequel, issu de la communauté alaouïte – une sorte de secte schismatique du Chiisme – était roué, sans scrupules, sachant diviser pour mieux régner. Moyennant quoi, la mosaïque syrienne –Sunnites, Chiites, Alaouïtes, Chrétiens de tous rites et Druzes – vivait en paix. « Faites du business, laissez-moi la politique », telle aurait pu être la devise du dictateur local. La Syrie était-elle, - est-elle -, une démocratie ? Les pays africains, avec leur parti unique ou leur fractionnement tribal, le sont-ils ? Poser la question, c’est esquisser la réponse. Les ethnies dominantes, dans les élections, gagnent toujours, écrasant les plus faibles. Même en Occident, on peut remettre en cause les résultats d’élections dites « démocratiques » : comment expliquer, par exemple, qu’en Corse et dans d’autres régions françaises, une coalition minoritaire en voix soit majoritaire en sièges et s’empare ainsi du gouvernement local ? Comment expliquer qu’aux Etats-Unis, un candidat minoritaires en voix puisse avoir la majorité des Grands électeurs, c’est déjà arrivé, ou qu’en Grande-Bretagne le scrutin majoritaire uninominal à un tour empêche tout parti en dehors du système bipartisan d’avoir des élus en quantité raisonnable ? (C’est le cas d’UKIP de Nigel Farage, 12 %, qui n’a qu’un seul parlementaire !) De son palais-bunker du djebel Kassion, « big brother » et ses polices politiques dominaient le pays. Mais, comparé à la théocratie rétrogrades saoudienne, la Syrie ne coupait pas les mains des voleurs, garantissait la liberté de culte et les droits des femmes – combien de jolies jeunes femmes têtes nues, en jean ou mini-jupe,dans les rues de Ryad ? – même s’il ne faisait pas bon comploter contre le régime. Dans « l’Orient compliqué » comme disait De Gaulle avec raison, la démocratie à l’occidentale n’existe pas, elle ne peut être qu’organique et communautaire comme au Liban, ou même en Israël où les immigrés russes ont leurs parti, les religieux aussi, tout comme les arabes israéliens. Le « Bismarck de Kardaha » - le village natal du clan Assad situé derrière Lattaquié dans la montagne alaouïte, sorte de Provence comtadine à la sauce orientale ! – n’hésitait devant aucun sacrifice sur l’autel du pragmatisme, dans la première guerre du golfe, comme face à Israël, dont il était, en fait, « le meilleur ennemi ». Son fils a hérité de ses qualités sans tous ses défauts. (Même si « les droits de l’homme » dans son acceptation française et occidentale sont, de fait, largement « égratignés »). Mais sont-ils toujours respectés sous nos latitudes ? Toutefois, il a aussi la main dure pour ceux qui trahissent le régime, même si sa longue fréquentation de l’Occident, du Royaume-Uni plus particulièrement, lui a donné une attitude plus policée. L’élégante silhouette de son épouse ne l’a pas non plus desservi.

A LA CROISEE DES CHEMINS

Terre de soleil au riche patrimoine archéologique où, depuis des millénaires, se chevauchent de brillantes civilisations, la Syrie, ne le nions pas, vit donc sous un régime dictatorial, selon notre grille de lecture. Cette dernière ne s’applique pas, nous venons de le voir, dans cet imbroglio oriental. Sur le terrain, une coalition hétéroclite mène un combat féroce, cruel, sanguinaire, contre la société syrienne qui n’en peut plus. Les gens « votent avec leurs pieds », fuient le pays ou se réfugient dans les zones gouvernementales. La barbarie islamiste, soutenue et encouragée notamment par le Qatar et l’Arabie Saoudite, nos « bons alliés » fournisseurs de pétrole et de gaz, acheteurs de nos belles panoplies militaires, exporte sa férocité jusque dans nos murs. Et un Fabius, totalement dévalorisé ne trouve rien de mieux à dire en décembre 2012,que « le Front al-Nosra ,(branche d’Al Qaïda en Syrie), fait du bon boulot ? ». François Hollande, Président de la République élu par hasard, voulait même bombarder les forces gouvernementales syriennes ! Tout seul, avec ses petits bras ? Heureusement qu’Obama, bien inspiré pour une fois, a retenu cette inspiration inconsidérée. Ouvrir des négociations, c’est bien. Mais, pour discuter, il faut être deux. Nous venons de voir que l’opposition syrienne « raisonnable », c’est-à-dire celle qui ne représente RIEN sur le terrain, tergiversait et voulait que Damas fasse d’abord un geste. Les occidentaux, jusqu’à présent, semblaient poser un préalable inacceptable pour les gouvernementaux : le départ programmé de Bachar El Assad. Reviendront-ils sur leur position initiale ? Seul le peuple syrien au cours d’élections libres et surveillées, surtout en territoire contrôlé par les rebelles islamistes, pourra décider souverainement du sort de celui-ci. La nouveauté en matières stratégiques comme tactiques, c’est l’engagement résolu de Poutine aux côtés de son allié damascène et le retour de l’Iran sur la scène internationale. Fait nouveau, l’armée syrienne, hier malade de ses désertions, appuyée par l’aviation , part à la reconquête de points chauds tenus par Dae’ch et ses alliés objectifs de la résistance islamiste : Rabia ville située au nord-ouest du pays, est tombée le 24 janvier, deux semaines après la libération de Salma . Cette dernière était la plus grande localité tenue par les rebelles dans la montagne, à une portée d’arbalète du berceau de la famille présidentielle. Poche après poche, il faudra reconquérir le pays avant l’offensive finale sur Raqqa et Palmyre, ou tout au moins ce qu’il en restera. Si l’islamisme militaire est éradiqué, viendra le temps de la reconstruction. C’est une déchirure de voir dans quel état se trouvent, par exemple, les quartiers d’Alep à la périphérie de sa gigantesque citadelle. Les alliés occidentaux seront-ils capables de serrer le « kiki » aux commanditaires de Dae’ch et de coordonner leurs actions avec celles des Russes ? C’est tout le mal que l’on peut souhaiter à notre diplomatie : en finir avec l’amateurisme, plus aucun aventurisme, mais du pragmatisme !

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samedi, 16 janvier 2016

OVERDOSE !

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de Jean-Claude Rolinat

A peine les tombes de nos malheureux compatriotes massacrés le fatidique 13 novembre dernier étaient-elles refermées (1), que les séquences macabres qui rythment la vie de notre pays reprenaient de plus belle, dans la version commémorative cette fois.

Janvier est traditionnellement le mois des vœux, vœux qu’il faut absolument souhaiter à ceux que l’on aime, apprécie ou même à ceux qui nous sont étrangers, mais dont le statut nous enseigne que, par courtoisie, «  il faut le faire « . Cette fois, le premier mois de l’année est un peu différent, commémorations, célébrations, cérémonies du souvenir ayant mis à rude épreuve la capacité de résistance à l’épanchement lacrymal des Français ! Le fameux « devoir de mémoire » est une absolue nécessité, un impératif qui nous rassure pour que rien ne tombe dans l’oubli et, à cet égard, 2016 comme 2014, n’échappera pas à la règle, s’agissant notamment de la Première Guerre mondiale de 1914/1918. Et ce n’est là que justice à l’égard de nos courageux aînés disparus dans la boue des tranchées. Mais trop de cérémonies tuent la cérémonie.

INCONTOURNABLE

Impossible d’y échapper. Ce week-end des 9 et 10 janvier, les jours précédents comme les jours suivants, on commémorait le XXème anniversaire de la disparition de François Mitterrand, le premier anniversaire de l’exécution de l’équipe de « CHARLIE HEBDO » et de la tuerie de l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes, et les chaines d’information non-stop nous ressassaient en boucle le décès du chanteur David Bowie qui venait à peine de sortir son 25ème album. Impossible, toutefois, pour cette grosse Bertha médiatique de cacher les ignobles agressions sexuelles dont ont été victimes de jeunes Allemandes à Cologne et dans d’autres villes de la RFA. Du bout des lèvres, elles ont reconnu que leurs agresseurs, ce que titrait la presse allemande, étaient en grande partie des réfugiés ou des immigrés de plus longue date. Ça gâchait un peu le timing médiatique , d’autant qu’après l’agression de militaires à Valence et le « coup de folie » d’un islamiste contre le commissariat du quartier de la Goutte d’or à Paris, le lundi 11 courant un jeune Turc d’origine kurde attaquait à la machette un professeur israélite en pleine rue à Marseille ! Deux « déséquilibrés », comme le sont peut être les auteurs des attentats d’Istanbul….Et puis, le 14 janvier suivant marquait les trente ans de la disparition de Daniel Balavoine survenue dans un accident d’hélicoptère lors d’un Paris/Dakar de légende.

HOLLANDE A TROUVE, TARDIVEMENT, SA VOCATION

Dans son rôle d’appariteur en chef, de croque-mort affligé, le Chef de l’Etat est parfait. La larme à l’œil mais pas trop, mimétisme sans doute, son ministre de l’Intérieur M. Cazenave, ancien maire de Cherbourg, est impeccable de calme et de retenue. Avec Manuel Valls, le « monsieur screugneugneu » du ministère, le trio gouvernemental est parfait. Dame Taubira, l’ancienne séparatiste guyanaise, plus que jamais garde des sots que garde des sceaux, manque au tableau mais, débat contradictoire sur la déchéance de la nationalité oblige, sa présence ferait désordre… Ne soyons pas hypocrites, assumons… Si nos yeux restent secs en pensant à Charlie qui persévère dans ses grotesques provocations – les Chrétiens cette fois - tout en étant révolté devant cet impitoyable massacre de l’année dernière, notre regard devient humide à l’évocation de la mort d’un Galabru, avec son immense talent d’acteur, qui aura été au cinéma ce qu’un Michel Delpech était à la chanson, quelque chose de populaire sans être vulgaire, des attitudes, des intonations, des réparties inoubliables comme les refrains du chanteur. On appelle cela, tout simplement, du talent, un talent français. Je laisserai le mot de la fin à notre confrère Éric Letty, de Monde et vie qui, à propos de l’emploi du temps du Président de la République, n’hésite pas à écrire que «  ce répugnant exercice de récupération des cadavres, d’un effarant cynisme, est salué par la caste médiatique qui prétend y trouver la manifestation, si longtemps attendue, de la véritable dimension présidentielle de François Hollande ». On ne saurait mieux exprimer dans ce talentueux jugement, la vocation tardive du Chef de l’Etat. « Overdose » vous dis-je…

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vendredi, 08 janvier 2016

NOUS SOMMES TOUS DES CORSES….FRANÇAIS !

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

L’actualité à la charnière de 2015 et de 2016, aura affiché la Corse à son menu pourtant déjà bien garni. Les faits. Comme partout en France continentale, des bandes de « jeunes » qui ne sont ni Patagons, ni Papous, ni Lapons ou encore moins Inuits, ont attaqué le 24 décembre des pompiers venus éteindre les incendies qu’ils avaient eux-mêmes allumés, notamment à la cité de l’Empereur à Ajaccio. (« Reviens Napoléon, ils sont devenus fous ! »). Lorsque les soldats du feu arrivèrent sur les lieux du sinistre, une soixantaine « d’encagoulés » qui n’étaient pas membres du FLNC, ceux-là, les attendaient pour un accueil… « corsé » à coups de jets de pierres et de barres de fer, avec un accompagnement d’insultes qui aurait effrayé le plus  petit militant de base de la LICRA ou de SOS Racisme. Mais si, dans le cas précis, ces deux associations de la morale obligatoire et « républicaine » étaient aux abonnés absents, elles ont grimpé aux créneaux dès que les slogans criés par le bon peuple corse écœuré devant une telle lâcheté, leur sont montés aux oreilles. Pour ne pas perturber le « bien vivre ensemble » de la fête de Noël, aucune interpellation, dans un premier temps, n’a eu lieu. C’est alors que des centaines de citoyens en colère se sont rassemblés devant la préfecture d’Ajaccio pour manifester leur indignation et leur soutien aux pompiers victimes des méfaits des voyous. Cortège, drapeaux à la tête de Maure déployés, insultes regrettables mais bien compréhensibles proférées à l’égard de ceux qui ne respectent rien : « Arabi fora », ou encore slogans criés, du type « on est chez nous ». Dans la foulée, un restaurant Kebab et un lieu de culte musulman, plus ou moins clandestin, ont pâti de la colère des manifestants. La classe politique s’est immédiatement déchainée, non pas contre les incendiaires, mais contre les braves gens excédés devenus des « gens braves », immédiatement qualifiés de « racistes » et de « xénophobes ». L’interdiction de rassemblement décrétée par le Préfet n’a pas empêché la population, le jour suivant, de continuer à exprimer sa colère dans la rue. Puis est venu le temps de l’apaisement, avec l’arrestation – provisoire – de deux suspects et une opération « portes ouvertes » à la caserne même des hommes du feu.

Des « Nationalistes » en peau de lapin

Que dame Taubira y aille de son petit couplet indigné, de sa condamnation à sens unique, ce n’est pas pour nous étonner, les coupables dans l’affaire sont les Corses qui ont crié tout haut ce que bon nombre de leurs compatriotes insulaires et continentaux pensent tout bas, mais pas les « jeunes ». Eux, pourtant s’en prennent cycliquement aux forces de l’ordre et, en général, à tout ce qui porte un uniforme symbolisant un Etat qu’ils haïssent. Non, mais que des « patriotes », des « nationalistes » corses comme les nouveaux dirigeants de la collectivité régionale, Messieurs Jean-Guy Talamoni ou Gilles Siméoni, déposent leur petite crotte médiatique contre les leurs, a de quoi surprendre. Le premier, en référence aux slogans « musclés » scandés par les manifestants, a parlé d’une « idéologie importée », tandis que le second a déclaré que c’est « en quelque sorte profaner la langue corse » que de l’utiliser pour crier « Arabi fora ». Sur la station de radio EUROPE 1, Gilles Siméoni, le « fils de son père », le nouveau Président du conseil exécutif de l’Assemblée régionale, a juré que « la conception du peuple corse est une conception ouverte, généreuse (et) accueillante… ». Les propriétaires de villas, de villages de vacances détruits, les familles des forces de l’ordre habitant dans des gendarmeries mitraillées par les poseurs de bombes auto-proclamés « nationalistes », apprécieront «  l’iconoclaste » commentaire du leader autonomiste. Et puis surtout, n’oublions pas que ces donneurs de leçons de morale au jugement simpliste et asymétrique, sont MINORITAIRES en voix bien qu’arrivés le plus légalement du monde aux manettes de l’île par un mode de scrutin inique.

La nouvelle majorité régionale corse n’a aucune légitimité

La coalition « Per a Corsica », fusion des listes des deux protagonistes cités précédemment, a obtenu 35,4 % des suffrages, ce qui, dans une confrontation électorale quadrangulaire, la plaçait forcément en tête devant ses concurrents de gauche (28,49 %), des Républicains (27,07 %) et du FN (9,09 %). La loi électorale étant actuellement ce qu’elle est, l’addition des électeurs séparatistes et autonomistes – minoritaires en voix – ont donné une majorité absolue en sièges pour ceux qui veulent séparer l’île de sa mère-patrie. Un tiers des électeurs contre deux tiers… Si d’aventure Talamoni, le leader le plus en pointe dans les revendications indépendantistes, voulait conduire l’île sur les chemins de la dissidence, il devrait en passer par un référendum. Et là, comme en Ecosse, au Québec ou même en Catalogne (1), il n’est pas certain que le corps électoral insulaire le suivrait dans cette voie. Il existe des moyens juridiques de satisfaire tout à la fois les exigences d’une administration locale, d’une décentralisation totale, d’une reconnaissance de la personnalité corse, avec l’absolue nécessité de maintenir l’intégrité du territoire de la République. Il n’y a pas d’incompatibilité. De nombreux exemples institutionnels réussis sont là en Europe, sous nos yeux, pour nous servir d’exemples : le statut de l’archipel des Açores, de Madère, des îles Canaries, des îles Féroé ou encore celui des îles Åland en mer Baltique,(exceptionnel), de la Sicile, de la Sardaigne ou du Haut Adige.

La Corse, c’est la France

En résumé, les incidents de Corse sont-ils un révélateur ou une crise à caractère prémonitoire ? Les Corses dans l’expression de leur exaspération sont-ils allés plus loin que les continentaux ? Les auteurs de mauvais coups contre les forces de l’ordre ou les pompiers ne sont, généralement, que faiblement sanctionnés et certains magistrats – certains  - les présentent d’ailleurs le plus souvent comme des victimes de la societé ! De fait, le « ras-le-bol » de la partie saine de la population est monté en puissance. Se généralisera-t-il partout en France, chez les usagers des transports en commun, comme chez les riverains des « zadistes » nantais par exemple ? Et les habitants des «  zones de non droit » et autres « quartiers sensibles » qui, par la force des choses, rasent les murs de leurs cités, qu’en pensent-ils ? Les Français attendent de leur gouvernement qu’il assure l’ordre et la justice. L’état d’urgence lui en donne l’un des moyens. Mais, connaissant les penchants totalitaires des socialistes, ces derniers se contenteront-ils de les utiliser contre l’ennemi intérieur ou, comme le laisse entendre Manuel Valls, les orientera-t-il insidieusement contre les patriotes, nationaux et autres identitaires ? En attendant, les évènements de « la plus proche de nos iles lointaines » nous démontrent que si la politique a horreur du vide, la sécurité, elle, en a encore plus horreur ! Il ne faudrait pas que du Nord au Midi, à terme, des milices incontrôlées fassent le travail des forces de l’ordre, ces dernières restant l’arme à la bretelle faute d’une volonté politique et d’une justice ferme et équitable. (Ce qui est loin d’être le cas !). En attendant, constatons que dans « l’île de beauté » des gens ont spontanément hurlé leur ras-le-bol face à une situation à la dérive. Et, par la faute des gouvernements successifs et de l’incurie des responsables politique locaux adeptes du clanisme et du clientélisme poussés à outrance, la Corse, provisoirement, n’est plus cette « Belle île d’amour » que chantait Tino Rossi. Mais elle restera quoiqu’il advienne, une terre française !

Note

(1) Les récentes élections qui ont porté au pouvoir à Barcelone une coalition hétéroclite – aucun gouvernement viable n’en est sorti ! - n’ont pas donné une majorité en faveur de l’indépendance. Sur le fil du rasoir, certes, mais le plus grand nombre des Catalans est encore hostile à une sortie de leur province de l’Espagne.

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vendredi, 18 décembre 2015

DIMANCHE 13 DECEMBRE : HOLLANDE, SUPER HEROS, SAUVE LA PLANETE ET LA REPUBLIQUE !

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Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

La fameuse « COP-21 » s’est achevée sur les applaudissements des centaines de délégués de 195 Etats qui ont réussi « l’exploit » à s’entendre sur un texte à minima, non contraignant, alors que le jour même la République était sauvée du fascisme qui la menaçait ! Hollande, « super héros » du monde « libre » ! (1)

La grande foire du Bourget a clos ses portes, les franciliens vont pouvoir circuler un peu mieux dans ce secteur septentrional de la région parisienne.195 pays représentés par des hommes et des femmes qui n’ont pas boudé leur plaisir d’être dans la capitale française – la bonne aubaine ! – ont finalement adopté un catalogue de bonnes intentions avec, comme objectif premier, d’aboutir à une hausse de la température planétaire de seulement 1,5 degré à l’horizon 2100. Comment ? D’abord avec des promesses, car aucun des pays pollueurs majeurs comme ceux du groupe des producteurs d’énergies fossiles ne sont contraints. Ce sont donc des promesses d’engagements et, comme le disait Charles Pasqua avec justesse, « les promesses n’engagent que ceux qui les croient ! ». Les producteurs de gaz et de pétrole vont trainer les pieds, c’est évident. Des pays comme l’Arabie Saoudite, les Emirats ou le Qatar par exemple, vont-ils accepter de revenir à la pèche aux perles, à la cueillette des dattes et à l’élevage des chameaux ? Que nenni ! La Chine, grosse productrice de charbon, comme l’Allemagne et la Pologne d’ailleurs, va continuer pendant un bon bail à ouvrir des centrales thermiques tandis que les Etats-Unis ou le Canada vont vouloir aller jusqu’au bout de leurs gisements de schistes. La planète ne se couvrira pas totalement d’éoliennes disgracieuses pour les seuls beaux yeux d’écologistes qui, paradoxalement, sont hostiles au nucléaire alors que cette énergie ne pollue pas ! Il est vrai que le problème du retraitement des déchets de l’atome n’est pas réglé sur le long terme et que des catastrophes comme celles de Tchernobyl ou de Fukushima ont de quoi refroidir l’enthousiasme des chauds partisans de cette énergie relativement économique ! Reste les panneaux solaires dont l’Afrique subsaharienne pourrait se couvrir, comblant d’aise Monsieur Borloo et son projet d’électrification du continent noir. Mais, si le réchauffement climatique est nettement perceptible avec le recul des glaciers et la fonte de la banquise, rien ne prouve que l’activité humaine en soit la seule et unique responsable, comme tente de le démontrer le lobby onusien du GIEC. L’histoire climatique de notre planète, pour ce que l’on en sait, n’est-elle pas ponctuée d’épisodes de glaciation et de réchauffement ? Les Vikings, grands voyageurs nordiques de temps lointains, n’ont-ils pas appelé « Groenland » - « Terre verte » - la grande ile danoise perchée au nord de la planète, entre Europe et Canada ? En tout cas, des pays prévoyants comme le Royaume de la tulipe dont bon nombre des terres sont situées sous le niveau de la mer, entreprennent ou vont entreprendre des travaux gigantesques pour mettre leurs populations à l’abri de la montée des eaux, tout comme l’archipel des Maldives. La République de Nauru perdue dans la Pacifique, un anneau de moins de 20 000 habitants rongé par l’exploitation du phosphate, a acheté plusieurs immeubles en Australie pour sauver sa population par... l’exil. Les iles Tuvalu, un autre micro Etat indépendant de cette région du globe, n’a rien fait. La piste de son seul aéroport est quotidiennement balayée par les eaux au gré des marées… Avec les inévitables conflits qui éclateront pour le contrôle et le partage des eaux, Nil et Euphrate notamment, ou la submersion progressive de la frange côtière du Bangladesh, l’avenir n’est pas rose pour la planète bleue ….

La «  Tsarine «  et la benjamine

L’avenir n’est pas rose non plus pour le Parti socialiste, aux dirigeants duquel on prête l’idée saugrenue de changer de nom, comme si une nouvelle identité de façade pouvait camoufler l’immense rejet qu’inspire aux Français sa politique. Un sondage TNS/SOFRES pour LE FIGARO publié le mardi 15 décembre, donne François Hollande battu à la présidentielle de 2017 dans tous les cas de figures ! (Rappelons, toutefois, qu’un sondage n’est que le reflet d’une opinion à un moment donné et en aucun cas une prédiction !). Même si sa défaite est camouflée en « victoire » relative, l’échec du parti gouvernemental est là, évident. Le PS aura moins d’élus que le Front National et il recueille moins de voix que ce mouvement, si l’on décompte les suffrages de ses alliés potentiels, radicaux, écologistes et Front de gauche. (Et quand on a des alliés comme ça, point n’est besoins d’ennemis !). Mais ses adversaires de la coalition du Centre et de la Droite auraient tort de pavoiser. D’abord ils engrangent deux régions – Nord/Picardie et PACA - grâce au retrait immoral et tacticien des listes socialistes et à l’incroyable bombardement médiatique hostile au FN .Et ensuite parce que la Normandie comme l’Ile de France ne sont conquises que sur le fil du rasoir. Certes, le deuxième tour n’a pas été le reflet du premier et les ridicules menaces d’un Valls parlant de « guerre civile » comme la déferlante syndicale et médiatique ont stoppé net les ambitions du leader du FN comme celles de sa nièce, elles, toutes deux, qui veulent tant appartenir à un système qui les a recalées. Pour combien de temps ? Les résultats d’un parti auquel j’ai appartenu comme beaucoup d’entre nous, sont spectaculaires. Mais les scores obtenus par les listes Dupont-Aignan le dimanche 6 décembre et l’absence de « Villiéristes », prouvent qu’entre le bloc des Républicains / UDI et le parti de Marine Le Pen, il y a de la place pour un mouvement d’opinion plus large qu’un simple courant néo-gaulliste et souverainiste : celui d’une ambition française. La nôtre. L’ambiguïté idéologique d’un mouvement qui se veut populaire comme le FN pour ne pas dire sa dichotomie entre un  Nord plus « prolétaire » et un Sud plus « conservateur », est lourde d’inconnues. Mais quand la « Tsarine » du Front National dit que, désormais, le combat n’est plus entre Droite et Gauche démonétisées mais entre mondialistes et patriotes, elle n’a pas tout à fait tort. Sauf qu’elle n’a pas le monopole de cet affrontement : sur notre créneau, sans compromissions avec le système, nous sommes là !

Note

(1) Un drôle de militant du « bilan carbone », ce Monsieur Hollande. Il n’a pas hésité à prendre un Falcon pour aller voter le même jour en province, et faire ainsi en avion un aller et retour Paris/Tulle ! Le Président de la République ne connait-il pas le système des procurations ?

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vendredi, 27 novembre 2015

LE GOUVERNEMENT EST-IL COUPABLE DE NON ASSISTANCE A PEUPLE EN DANGER

3912090810.2.jpgLe bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

L’assassinat de militaires et d’enfants par le « Toulousain » Mohamed Merah, le meurtre d’une jeune femme à Villejuif, l’agression de passagers dans le Thalys par un autre Mahométan tout comme la tuerie au siège de «  Charlie Hebdo » et celle de l’épicerie casher de la Porte de Vincennes, tous ces actes criminels n’auraient-ils pas dû interpeller les autorités plus tôt et les amener à prendre, déjà, des mesures draconiennes de protection des populations civiles ?

A croire que tous ces « avertissements » n’auront servi à rien. Il aura fallu attendre le massacre de masse du funeste vendredi 13 novembre 2015 pour qu’enfin, le Président de la République réagisse et que, sans doute, les belles âmes socialistes et autres « bobos » prennent conscience non pas du danger, mais du péril. Car si le recueillement est nécessaire, les fleurs et les bougies ne viendront pas à bout de la barbarie.

QUELLES MESURES AVAIENT-ELLES ETE PRISES APRES L’ATTAQUE DE « CHARLIE » ?

Le renvoi immédiat dans leur pays de tous les étrangers ayant fait l’objet d’une fiche « S » avait-il été décidé ? Non.

L’internement administratif ou, à tout le moins, la surveillance sous bracelet électronique des Français faisant aussi l’objet d’un tel fichage, avait-il été arrêté ? Non.

L’autorisation du port d’armes par les policiers et les gendarmes en dehors de leurs heures de service avait-elle été donnée? Non.

L’arrestation, puis l’expulsion des imams aux prêches extrémistes prononcés en arabe avaient-elles été envisagée puis exécutées ? Non.

La fermeture des quelques 80 mosquées salafistes comme celle de Lunel, grosses pourvoyeuses de djihadistes, avait-elle été faite ? Non.

Et la dénonciation des accords de Schengen et le rétablissement des contrôles aux frontières ? Non 

Le nettoyage définitif des quartiers et autres cités « sensibles » où perdurent trafics de drogue et d’armes de guerre avec, comme le réclame une sénatrice socialiste des Bouches du Rhône, le recours de l’armée, avait-il été ordonné ? Non !

On pourrait continuer comme ça cette triste litanie qui souligne avec cruauté l’impéritie des responsables gouvernementaux. Le Président Hollande à la triste mine, avec un air grave, sans doute profondément marqué par la tuerie du Bataclan, s’est transformé en quelques jours, en quelques heures, en chef de guerre. Si l’Etat islamique était déjà l’ennemi public numéro un, que n’a-t-il été copieusement et quotidiennement bombardé en Syrie ! Fallait-il attendre un tragique bilan de 130 morts et de plusieurs centaines de blessés dont certains garderont à vie de grave séquelle d’une soirée ponctuée par des larmes ? La cécité de nos actuels dirigeants comme celle d’ailleurs, dans une moindre mesure, de leurs prédécesseurs, était – est ? - incommensurable. Ajoutons à cela l’angélisme du ministère de la justice libérant par anticipation des fripouilles patentées et nous avons un cocktail….explosif ! Et pour toutes ces excellences, ce n’est pourtant pas faute d’avoir été informées et d’avoir reçu des signaux alarmants. La preuve a été administrée que parmi des centaines de milliers de vrais et faux réfugiés originaires des théâtres d’opérations du Proche-Orient, se sont glissés des terroristes islamistes. Mais ceux qui, comme nous, annonçaient ces potentialités, étaient traités de sans-cœur et accusés de xénophobie. Les faits nous ont donné raison.

DESIGNER L’ENNEMI

Par peur de stigmatiser une catégorie de la population – le fameux « pas d’amalgame ! »- les pouvoirs publics ont rechigné à désigner clairement l’origine ou l’inclination philosophique et religieuse de ces barbares venus semer la mort parmi des populations civiles. Pourtant ces criminels ne viennent pas de la planète Mars, ils ne sont ni Esquimaux, ni Papous, encore moins Patagons ! Le Président lui-même devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, contrairement à son Premier ministre, reconnaissons à ce dernier cette franchise quand il parle de « terroristes islamistes », n’a pas franchi cette mystérieuse frontière sémantique qui consiste à nier l’évidence. Nos anciens de 14-18 ou de 40-45 n’hésitaient pas, eux, et n’avaient pas cette pudeur de midinette : l’ennemi c’était le « boche » ! Aujourd’hui l’ennemi c’est le terroriste islamiste et si, d’évidence, tous les musulmans, Dieu merci, ne sont pas des terroristes, tous les terroristes islamistes sont des Mahométans ou se réclament du Coran, voir le communiqué de Dae’ch revendiquant la paternité des attentats. Les gouvernements arabes de pays amis comme l’Egypte, la Jordanie, la Tunisie – cruellement frappée elle aussi – ou le Maroc, l’ont compris. Et ça n’empêche nullement leurs populations de pratiquer librement et traditionnellement leur culte et leurs dirigeants de surveiller les agitateurs radicalisés. L’Algérie post française du FLN n’a pas hésité dans les années 1990 , à mener une guerre farouche contre le Front Islamique du Salut (FIS). Pour revenir à notre pays, tous ces évènements signifient que, malgré l’attaque contre l’équipe rédactionnelle de « Charlie » et l’hyper casher, les imams radicaux avaient toujours pignon sur rue et que leurs mosquées restaient opérationnelles. Et ce n’est pas l’arrestation – provisoire à ce jour – de « l’Emir blanc » de l’Ariège et son inculpation pour la détention illégale d’un fusil de chasse qui nous rassurera ! Tout le monde, à la campagne, légalement ou non, a un fusil de chasse ! La détermination du gouvernement de combattre le « radicalisme » religieux devrait conduire, en toute logique, au démantèlement de tous les réseaux salafistes, wahhabites et autres « Frères musulmans ». « Wait and see » comme disent les anglo-saxons, nous demandons à voir….En attendant, les familles des victimes du drame du 13 novembre ne seraient-elles pas habilitées à se constituer en un collectif qui porterait plainte contre « X » pour non-assistance à personnes en danger ? Ce n’est pas la cérémonie – nécessaire - organisée aux Invalides en mémoire des 130 victimes, qui règlera le problème du terrorisme, pas plus que le pavoisement de notre pays en bleu-blanc-rouge, conseillé et exceptionnel ce seul jour-là. Pour ma part, mon drapeau restera en berne. Pour un bon moment…

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vendredi, 20 novembre 2015

DJIHADISTES : L’INTERNEMENT PREVENTIF C’EST POSSIBLE, L’AMERIQUE L’AVAIT FAIT AVEC LES JAPONAIS EN 1942 !

P1020959.JPGLe bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Les massacres du vendredi 13 novembre n’autorisent plus une seule seconde d’hésitation, il y a péril dans la demeure. Après les terrasses de cafés et une salle de concert où sont morts des français sous les balles de tout un réseau de terroristes islamistes, d’autres lieux drainant un nombreux public – cinémas, grands magasins, bateaux de croisières, stations de sports d’hiver, marchés de noël , rames de trains et du métro, gares, aéroports, avions - pourraient être des cibles faciles pour les assassins pratiquant « la guerre sainte » contre les « mécréants », comme l’atteste un communiqué de l’Etat islamique.

Le rapport du « faible au fort », c’est-à-dire une tentative par des groupes minoritaires dans une société donnée de faire plier un Etat ou un organisme beaucoup plus fort, ce qui existe dans la dissuasion nucléaire par exemple, a tragiquement été illustré ce vendredi 13 novembre au soir avec le massacre de 129 innocents. Investissement criminel minimum pour un « profit » maximum. La nation est sidérée, les Français pleurent leurs morts et l’Etat ne prend pas les mesures radicales qu’il devrait mettre en œuvre. Face à cette horreur, nous avons un discours lénifiant et quelques mesures arrêtées pour rassurer, dans un premier temps, un public justement angoissé. Sarkozy propose le bracelet électronique pour les suspects potentiels, Hollande dit qu’il va saisir le Conseil d’Etat… On croit rêver… Des milliers d’assassins potentiels grouillent dans nos banlieues mais ces messieurs, comme jadis les Byzantins dissertant sur le sexe des anges alors que le Turc campait aux portes de Constantinople, divergent sur la constitutionnalité de telle ou telle décision. Les terroristes binationaux se verront retirer leur nationalité française, ils s’en moquent comme de leur première paire de babouches !

A SITUATION EXCEPTIONNELLE, COUP DE POING EXCEPTIONNEL

Tandis que le Président de la République hésite à désigner clairement l’ennemi contrairement à son Premier ministre qui parle, lui, de « terroristes islamistes », et que les Français découvrent avec stupéfaction que les criminels sont des individus de nationalité française grâce à l’inique droit du sol, la police et les services de renseignements viennent de démontrer, malgré quelques failles, l’excellence de leurs compétences. Bombarder les postions de Dae‘ch en Syrie, c’est bien. Renouer avec Bachar Al Assad, ce serait mieux. Frapper l’Etat islamique alors que dans le même temps Paris flirte dangereusement avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, monarchies musulmanes particulièrement rétrogrades en dépit de leur modernité de façade, et arme des bandes de « Syriens libres » qui refilent leurs armements aux rebelles, tout cela est complètement schizophrénique.

Le 7 décembre 1941, « Tora, Tora ! », la flotte américaine du Pacifique ancrée à Pearl Harbour dans les îles Hawaï, était attaquée par de volumineuses escadrilles japonaises. Bilan, des milliers de morts et des navires de haute ligne au fond de la mer. Dans un premier temps le gouverneur local, transmettant ses pouvoirs aux autorités militaires, faisait incarcérer un millier de résidants japonais ou d’origine japonaise. Dès le 19 février 1942, cette mesure était étendue sur tout le territoire des Etats-Unis à tous les Japonais ou naturalisés nippo-américains par le Président Roosevelt. C’était, en gros, 120 000 personnes qui prenaient le chemin des déserts de Californie ou du Nevada où elles y resteront assignées à résidence dans des camps de fortune pendant toute la durée de la guerre. Beaucoup, la majorité, étaient innocentes de toute complicité avec l’Empire du soleil levant mais, principe de précaution, elles avaient été regroupée en des lieux faciles à contrôler. 25 000 d’entre elles souhaitant échapper à ces mesures restrictives, s’engageront dans l’armée des Etats-Unis. Ce qu’une « grande démocratie » comme l’Amérique a fait en des moments exceptionnels – la guerre, et nous sommes en guerre, dixit François Hollande ! – un pays comme le nôtre peut le faire. Il y a seulement quelques milliers de fiches de police classées « S », c’est-à-dire des documents qui recensent des gens suspectés de militantisme islamiste ou des voyous déjà condamnés pour des faits de délinquance classique ou carrément des actes « djihadistes ». Des prédicateurs salafistes et des mosquées du même métal sont dans le collimateur des autorités policières. Les moyens manquent pour surveiller tout ce petit monde. Il faut donc se résigner à modifier notre droit, rapidement, pour permettre la mise en résidence surveillée ou l’incarcération de ces malfaisants potentiels. « On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs », dit un vieux dicton. Au pire, mieux vaut commettre quelques erreurs judiciaires que d’avoir à pleurer des centaines de morts. La bataille d’Alger a été gagnée en quelques mois par les paras de Massu et de Bigeard. Mais le gouvernement socialiste de l’époque – déjà ! – leur avait donné les pleins pouvoirs. La fin dramatique de l’Algérie française n’a pas été la conséquence de cette période, bien au contraire. Les gens pouvaient à nouveau fréquenter les cafés et reprendre en toute sécurité les transports en commun. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin ». Et surtout, ne vous demandez pas comment faire, matériellement. Le Sheriff Joe Arpaio, constamment réélu dans le comté de Phoenix, Etat d’Arizona, a la solution ! Nous ne pouvons pas accepter d’être à la merci d’hommes et de femmes qui n’ont aucun respect pour la vie, la leur comme celle des autres. Allons-nous nous faire tirer comme des lapins, aller aux spectacles la peur au ventre, refuser de vivre normalement, tout cela parce que quelque fêlés interprètent littéralement des textes vieux de 14 siècles ? Tuer, nous venons de le voir et ça fait froid dans le dos, c’est simple : un homme, une volonté, une arme. Et bien, la République française doit prévenir avant de guérir, anticiper sur un futur macabre qu’elle refuse. La mise hors d’état de nuire, préventivement, s’impose. Les autorités ont des noms, les moyens humains et matériels à leur disposition, armée, police, gendarmerie : il leur faut agir, vite et massivement. La patrie est en danger, quand il s’agit de choisir entre la vie et la mort les arguties juridiques ne tiennent pas.

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vendredi, 13 novembre 2015

COLLEGES : MIXITE SOCIALE OU MIXITE RACIALE ?

3912090810.2.jpgLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Le gouvernement veut brasser de force des populations hétérogènes, mixer les élèves de collèges réputés calmes où l’on travaille et s’instruit, avec ceux d’établissements en grandes difficultés. En quelque sorte, exporter le cancer et ses métastases. Et cela dans la plus pure hypocrisie : aucun des enfants de nos hiérarques, ou prétendus tels, n’iront dans des collèges de « quartiers difficiles » et autres « zones de non droit », les cache-nez sémantiques pour désigner les quartiers ethniques.

« Raciale », mixité « raciale » ? Cachez ce vilain mot qui désignerait, au demeurant, une « chose » qui n’existe plus, «  couvrez ce mot que je ne saurais voir » pour paraphraser Molière dans son célèbre Tartuffe, et substituons lui le vocable plus aimable de « social ». Après l’aggravation des sanctions prévues à l’article 55 de l’inique loi SRU – « solidarité et renouvellement urbain »  – pour les communes de plus de 3 500 habitants qui ne rempliraient pas l’obligation d’avoir au moins 20% de logements sociaux (1), le gouvernement de la République (socialiste) française vient de lancer le 10 novembre un nouveau plan expérimental pour en finir, parait-il, avec les « collèges-ghettos ».

LE REEL REPRENDRA LE DESSUS : « CHASSEZ LE NATUREL, IL REVIENT AU GALOP…. »

En fait, de quoi s’agit-il ? En apparence l’idée vendue semble généreuse et partir d’un bon principe dans l’offre égalitaire d’un enseignement de qualité. L’idée de Najat Vallaud Belkacem, ministre de l’Education dite « nationale », est d’impliquer les collectivités territoriales concernées dans le brassage des élèves des collèges issus de différents quartiers, en partant du principe que certains de ces derniers répondraient bien à une typologie sociale spécifique. Or, il n’est pas toujours évident que les quartiers réputés « défavorisés » n’hébergent que des enfants en grandes difficultés, ni que ces derniers soient obligatoirement tous issus de milieux pauvres. Et jadis, nombre de « pauvres » se sont extraits de leur milieu d’origine grâce notamment aux bourses et à leurs qualités personnelles.

De même qu’un humoriste voulait mettre les villes à la campagne, Belkacem veut mettre les effectifs d’enfants difficiles dans des collèges réputés calmes. Déplacer les problèmes en quelque sorte au lieu de tenter de les résoudre à la base, in situ. En fait, la carte scolaire sera redessinée en faisant déplacer quotidiennement des enfants sur de longs parcours avec toutes les nouvelles contraintes horaires entrainées pour les parents. Il était quelque peu croustillant à cet égard de visionner un reportage télévisé, je ne sais plus sur quelle chaine, dans lequel on pouvait voir et entendre des mamans visiblement d’origine maghrébine par leur tenue, souhaiter que leur progéniture soit mélangée « à des Français » ce qui, en passant, révèle deux choses : une, si elles ont la nationalité française, elles ne se considèrent pas comme telles, deux, elles se rendent compte que dans des classes où cohabitent des enfants issus des « quatre coins du monde », les élèves peuvent difficilement s’intégrer, à plus forte raison s’assimiler à la société d’accueil. La ministre s’imagine-t-elle que des parents ayant la chance d’avoir une situation sociale disons « normale » ou aisée vont, de gaité de cœur, accepter que leurs marmots soient scolarisés dans d’improbables collèges, loin de chez eux, où l’anarchie, la violence et la drogue s’imposent en toute impunité ? Combien de structures scolaires où les enseignants vont au boulot la peur au ventre en rasant les murs ?

Dans un récent article de France TV info on pouvait relever avec intérêt cette déclaration : « Céline (le prénom a été changé), mère d’une jeune lycéenne scolarisée dans le XIIe arrondissement de Paris, a toujours respecté la carte scolaire. Lorsque sa fille est entrée au collège, l’établissement accueillait des classes d’enfants plutôt favorisés. En quatre ans, son quartier est devenu plus populaire et le collège est désormais en zone d’éducation prioritaire. Avec 37 élèves par classe, le personnel encadrant est complètement dépassé, raconte la mère. Les élèves perturbateurs ont fait craquer certains professeurs qui ne pouvaient pas tenir leurs classes. Ma fille n’a pas eu de cours d’anglais pendant trois ans faute d’enseignant avec les nerfs suffisamment solides ». Edifiant…

La démonstration est faite que ce n’est pas forcément le lieu géographique qui détermine la mauvaise ambiance scolaire, mais le manque de moyens rationnels mis à la disposition d’une véritable Education réellement NATIONALE. Les recettes ? une discipline appliquée avec intransigeance par des maîtres bien formés – pas des jeunes que l’on envoie au casse-pipe sans préparation, rappelez-vous l’excellent film « La jupe » avec Isabelle Adjani - l’implication physique et financière des parents d’élèves difficiles avec, s’il le fallait, l’internement des trublions dans ce que l’on appelait jadis des « Maisons de correction ». Sans oublier une rénovation des bâtiments et de leurs équipements qui donnent envie d’apprendre, l’enseignement des valeurs de base indispensables à la vie en société, le port d’un uniforme identifiant l’élève à son école selon le modèle britannique, et arrêter de surcharger les classes en ouvrant toujours et toujours plus les vannes de l’immigration, voici quelques pistes pour freiner l’un des maux français. Car, même si les dérogations à la carte scolaire seront plus encadrées, rien ne pourra empêcher papa et maman de faire preuve d’imagination pour que leur jeune progéniture échappe aux collèges-ghettos des cités du même tabac. On n’arrête pas l’eau des rivières qui débordent, l’eau s’infiltrera toujours par tous les interstices.

LA VOIE ROYALE PAR LE PRIVE ?

Najat et ses sbires du ministère ont même imaginé une répartition des effectifs dans des collèges situés sur un même axe, une ligne de tramway par exemple, qui chargerait des élèves, pas tous, du collège A pour les emmener au collège B ! Outre la fatigue supplémentaire entrainée par ces heures passées dans les transports, les élèves devraient sans doute s’acquitter du coût de cette prestation. Une sorte de busing en vogue aux Etats-Unis il y a déjà quelques lustres et qui, par cars entiers, faisait se déverser des élèves noirs dans des écoles blanches… Les Américains en sont revenus, car l’ethnie d’origine ne recoupe pas toujours le niveau social des familles. Qui connait les Etats du Sud, sait qu’il y a de nombreux « petits blancs » comme une émergente et dynamique bourgeoisie noire ! Ce n’est pas Obama qui dirait le contraire…

Si d’immenses casernes sans âme où s’entassent des populations diverses encerclent nos villes, nous le devons à des dirigeants qui n’ont pas mesuré les conséquences de leurs actes, le regroupement familial étant l’un des plus maléfiques, n’est-ce pas messieurs Chirac et Giscard d’Estaing ? Le fameux « bien vivre ensemble » à la mode française ou « l’accommodement raisonnable » à la sauce québécoise sont conditionnés avant tout par une question de seuil, de « dosage » et, surtout, de volonté de la part de toutes les parties. Nous en sommes loin. Aujourd’hui le vin est tiré, il faut le boire. Mais pas aux dépends des enfants, de tous les enfants, à commencer par les petits Français. Le privé a de beaux jours devant lui !

(1) 36 communes « carencées » comme ils disent, où le préfet – lire le pouvoir socialiste – se substitue au maire.

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vendredi, 06 novembre 2015

LA VICTOIRE D'ERDOGAN : ENCORE UNE NOUVELLE BONNE RAISON DE DIRE « NON » A L'ENTREE DE LA TURQUIE !

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Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Les élections se suivent, mais ne se ressemblent pas. Après les succès nationalistes, identitaires et conservateurs en Suisse et en Pologne, la Turquie nous a offert ce dimanche 1er novembre, un tout autre panorama politique.

L’homme, âgé de 61 ans, avait quitté la primature de son pays qu’il occupait depuis, en gros, une dizaine d’années, pour prendre les fonctions de Président de la République, laissant à son lieutenant Ahmet Datuvoglu le poste de Premier ministre. Avec l’arrière-pensée de modifier la constitution de 1980 pour présidentialiser le régime à son seul bénéfice. Le 7 juin dernier, cette espérance se fracassait sur les mauvais résultats des précédentes élections législatives : 40,8 % tout de même pour son parti islamo-conservateur l’AKP et 250 députés sur 550 sièges à pourvoir, loin donc de la majorité absolue et des deux tiers pour amender la constitution. Qu’à cela ne tienne, adoptant les bonnes vieilles méthodes pratiquées au sein de l’Union Européenne consistant à faire revoter les peuples jusqu’à ce que ces derniers donnent satisfaction, l’autocrate décidait que les Turcs revoteraient à l’automne ! C’est que pour lui, il y avait urgence : les Kurdes du HDP (Parti démocratique du peuple), venaient de faire leur entrée à l’Assemblée nationale avec un gros bataillon de 80 parlementaires, escortant le CHP, formation héritière du « Kémalisme laïc » avec 132 élus. D’autant que le climat politique, affairisme, corruption, népotisme, devenait franchement mauvais, en dépit d’un indéniable bond en avant économique, surtout visible dans la Turquie occidentale, aucun observateur objectif ne pourrait le nier.

LA FUITE EN AVANT

Avec une chambre ingouvernable, sans majorité possible, les partis représentés ayant des ambitions contradictoires et les nationalistes ultras du MHP (80 sièges) refusant de servir de rustine au groupe d’Erdogan, il ne restait plus à ce dernier qu’à provoquer d’autres élections, anticipées celles-ci.

La situation générale au Proche Orient allait le servir. En représailles à la rupture du dialogue avec les Kurdes – les « cocus » de l’histoire dans la région, une nation sans Etat – les rebelles nationalistes/marxistes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) passaient à l’action, réactivant leurs "efficaces" méthodes terroristes. Tout en mettant à la disposition de ses alliés de l’OTAN la base aérienne d’Incirlik pour des raids contre l’Etat islamique, le gouvernement Turc frappait prioritairement les bases arrières du PKK aux confins de son pays et de l’Irak. D’ailleurs Erdogan mène une politique ambiguë à l’égard de l’E-I, laissant tantôt transiter armes, hommes et marchandises, tantôt bouclant sa frontière. Le quotidien kémaliste « Cumhuriyet » publiait à ce sujet des photos et une vidéo accablante tendant à prouver des livraisons d’armes aux rebelles extrémistes dès janvier 2014. Les services secrets turcs étant mis en cause, cette affaire aboutissait à l’arrestation d’une cinquantaine de personnes, tous gendarmes, soldats ou magistrats ! Le Président Erdogan était-il au courant, fermant les yeux sur ces manœuvres menées en coulisse, sa main droite ignorant ce que faisait sa main gauche ? Un peu comme les Soviétiques laissèrent en 1944 les nazis écraser les insurgés nationalistes polonais à Varsovie, il laissa se dérouler la tragédie de Kobané, ville kurde syrienne juste à sa frontière méridionale. 206 civils furent exécutés, femmes comme enfants, par les terroristes de l’E-I, les Kurdes accusant la Turquie d’avoir laissé passer les tueurs….Mais constatant l’inéluctable débordement de la guerre civile syrienne sur son territoire – deux millions de réfugiés, vrais ou faux ! - Ankara s’est alarmé des attentats commis sur son sol le 20 juillet à Suruk (32 morts), et le10 octobre dans la capitale (97 morts et 250 blessés). Les arrestations se sont multipliées, autant dans les milieux séparatistes kurdes que chez les djihadistes européens avec leur renvoi pour complicité avec l’E-I : plus de 1500 depuis mai et 1100 ont été interceptés à leur arrivée. Dans le même temps le pouvoir a déployé ses muscles à l’intérieur du pays, menaçant la presse d’opposition et rétablissant l’institution des « muhtars », ces sortes de maires quadrillant la Turquie à travers ses dizaines de milliers de villages, pour en faire des « mouchards » à la botte du régime.

PARI GAGNE

Quitte ou double pour le nouveau « Calife » d’Istanbul, « moi ou le chaos » en quelque sorte, un slogan avec un gout de déjà vu dans notre pays… Accusant l’Europe et l’occident en général d’être responsables du problème des réfugiés et autres migrants, ce qui n’est pas totalement faux - le maître d’Ankara n’a pas hésité à esquisser un certain chantage envers les oligarques de Bruxelles : « vous me payez ou je lâche mes deux millions de Syriens et d’Irakiens qui vivent dans des camps misérables » ! Ajoutant au passage qu’il considérait que ce même occident était coupable d’avoir transformé la Méditerranée en « un cimetière ». Galvanisés par ses meetings – retenons celui du Zénith de Strasbourg qui s’est tenu le 4 octobre au mépris de toute neutralité politique ! – le peuple Turc s’est déplacé en masse, apportant une nouvelle victoire au leader du Parti de la Justice et du Développement. Lequel ne se promène jamais lors de ses réunions électorales sans sa femme, la tête couverte, comme toutes les paysannes d’Anatolie, petit clin d’œil envers les musulmans intransigeants. Dimanche dernier, contre tous les pronostics, l’AKP en totalisant 49,4 % des suffrages raflait 317 des 550 sièges de députés, majorité absolue pour gouverner seul, insuffisante toutefois pour réformer la constitution dans le sens voulu par Erdogan. Qu’à cela ne tienne, ce dernier, dans la foulée de cette victoire, a évoqué la tenue d’un référendum. Et exigé la reprise des discussions, chapitre par chapitre, pour l’adhésion de son pays à l’Union européenne, vieux serpent de mer qui divise les eurocrates et autres europhiles.

N’AYONS PAS LA MEMOIRE COURTE

La Turquie n’est pas un pays européen, ni par sa géographie, ni par son histoire, ni par sa culture, ni par sa religion. Si la Turquie entrait dans l’Europe, nous assisterions d’une façon concomitante à une délocalisation accélérée de nos entreprises et à l’explosion d’une immigration supplémentaire sur l’ensemble des pays européens développés, conduisant à une aggravation incalculable du chômage. Sans parler du processus d’islamisation qui caractérise la société française !

D’autres sujets peuvent aussi nous interpeller :

- Chypre, membre de l’U-E, a un gros tiers de son territoire occupé par l’armée turque et 200 000 Chypriotes grecs ont été chassés de la zone où s’est constituée une prétendue « République turque de Chypre Nord, la « RTCN » ;

- la Turquie, c’est la négation du génocide arménien, 2 à 300 000 victimes en 1894, 1,5 million de morts entre 1915 et 1916 et 100 000 en 1919 ;

- la Turquie en Europe, c’est le conflit du Nagorny-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’invitant chez les 28, la Turquie développant une agressive politique pantouranienne ;

- la Turquie en Europe, c’est une violation permanente des fameux « droits de l’homme » ;

- la Turquie en Europe, c’est la porte ouverte aux grandes migrations asiatiques, la Turquie offrant sa nationalité aux peuples pantouraniens ;

- la Turquie en Europe, c’est accepter la négation du droit des minorités à parler leur langue et à vivre librement leur culture : qu’en pensent les Grecs, et les Arméniens qui rasent les murs en Turquie, ainsi que les Kurdes dont on nie, justement, ces mêmes droits ?

- la Turquie en Europe, c’est aussi un groupe de 90 députés aux parlements de Strasbourg et de Bruxelles, le plus fort contingent d’euro parlementaires…

Bref, si les mots ont un sens, l’Union européenne est… européenne et n’a pas vocation à devenir une Tour de Babel. Elle regroupe des peuples issus d’une même civilisation à l’ouest du continent eurasiatique, lesquels forment des projets communs et ont vocation à s’ouvrir à la Russie dans un partenariat intelligent, disons « gagnant/gagnant ». La Turquie, puissance musulmane incontournable du Proche-Orient, éminemment respectable, tout à la fois moderne et archaïque, ne devrait pas avoir pour objectif d’adhérer à un club qui n’est pas de même nature que sa société. En ce sens, Erdogan est une menace pour nous. Nous n’avons à offrir à ce grand pays que la coopération, toute la coopération, mais rien que la coopération. Il serait plus honnête de l’afficher clairement.

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vendredi, 30 octobre 2015

CONFIRMATION : LE SOLEIL SE LEVE BIEN A L’EST ET SE COUCHE A L’OUEST…

3912090810.2.jpgLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Deux résultats, l'un en Suisse, l'autre en Pologne retiennent cette semaine notre attention.

Après la victoire le 18 octobre de l’UDC, l’Union Démocratique du Centre, qui devient le premier parti en  Suisse ( 29,5 % contre 28,9 % en 2007),  avec 62 élus au Conseil National, la chambre basse du Parlement de Berne, les électeurs polonais viennent de renforcer en Europe ce dimanche 25 octobre, le camp des formations « populistes », comme « ils » disent. Déjà, l’élection d’un Président de la République issu des rangs conservateurs du PIS, le Parti du Droit et de la Justice présidé par Jaroslaw Kaczynski, frère jumeau d’un  Président disparu dans le crash de son avion à Smolensk, avait sonné le glas des prétentions des libéraux centristes de la Plateforme civique (PO), dont Donald Tusk est l’échantillon le plus représentatif. Ce dernier sévit désormais à Bruxelles à la tête du conseil de  l’Union Européenne. (UE).

Cette victoire est nette et sans appel. Avec 38 % des voix et 238 sièges à la Diète de Varsovie, la députée Beata Szidio pressentie pour la primature, disposera d’une confortable  majorité face à l’opposition libérale du Premier ministre sortant, Madame Ewa Kopacz dont le mouvement n’obtient  avec 23,4 % des suffrages que 135 élus.  Le PIS qui a déjà dirigé la Pologne, assez proche de l’église, se caractérise par un programme social-conservateur, hostile à toutes les attaques contre la famille traditionnelle. Proche des orientations de son voisin Hongrois Victor Orban, le PIS  ne voit pas du tout d’un œil favorable la mise en place de quotas pour les « réfugiés ». Seule ombre au tableau, ce parti, s’il est eurosceptique, se distingue par un Atlantisme affiché allant, par exemple, jusqu’à regretter la signature d’un contrat avec Airbus pour l’achat de 50 hélicoptères « Caracal ». Il est vrai que l’on peut admettre cette attitude sans pour autant l’approuver, compte tenu de nos propres intérêts : la firme américaine Sikorski n’a-t-elle pas des usines en Pologne et le PIS ne se réclame-t-il pas de la doctrine de la  « préférence nationale » ?

AU CANADA, VICTOIRE  DE LA PARTITOCRATIE HEREDITAIRE

A l’Ouest, au Soleil couchant, rien ne va plus, à supposer que tout allait bien auparavant. Après deux mois de campagne électorale à travers tout le Canada, Trudeau junior a été nommé le 19 octobre dernier  Premier ministre de la fédération, le 23e  élu à occuper ce poste. Avec 184 sièges à la Chambre des communes obtenus grâce à une majorité absolue de 54,4 % des voix, son parti  le Parti libéral,  bat le  conservateur sortant Stephen Harper, 29,3% et 99 députés. Le très écologiste et progressiste NPD, Nouveau Parti Démocrate, se classant quant à lui à la troisième place avec 13% des suffrages et 44 représentants. Le Bloc Québécois, souverainiste, est bon dernier avec seulement 10 parlementaires et 3 % des électeurs, mais il est vrai qu’il ne concourrait que dans la seule « Belle province » encore majoritairement francophone. Qui est  Justin Trudeau ? Son CV  est assez vide. Sa stupéfiante ascension n’est due qu’au nom qu’il porte : Trudeau. Son père, le défunt Eliott, bellâtre qui courait les jupons, progressiste invétéré dépénalisant l’avortement et l’homosexualité, favorable au multiculturalisme, adversaire déterminé des souverainistes québécois – il n’hésita pas à lâcher ses chiens de guerre contre les indépendantistes – menant dans les années soixante-dix une diplomaties indulgente aux pays communistes, était une sorte d’Olof Palme canadien. Son rejeton a multiplié les professions de foi favorables aux immigrés et a courtisé effrontément la communauté musulmane  dans un pays en décadence complète où la Cour d’appel fédérale n’a pas hésité à désavouer le précédent gouvernement conservateur en autorisant, de facto, le niquab ! Il faut dire qu’avec un Premier ministre « de droite » comme Stephen Harper, les conservateurs canadiens étaient servis : sous son mandat, 265 000 nouveaux immigrants sont entrés l’an dernier au pays des caribous et des feuilles d’érable ! Trudeau junior, une chance pour le  Canada ? Le Premier ministre qui ne sera officiellement intronisé que  le 4 novembre, a déjà annoncé qu’il ferait cesser les frappes de la RCAF – la Royal Canadian  Air Force - contre l’Etat Islamique. Tiendra-t-il ses promesses concernant la légalisation de la marijuana, la création d’une taxe carbone et l’accueil de 25 000 réfugiés syriens ? A suivre, avec consternation !

ALCAZAR REMPLACE TAPIOCA

Terminons ce petit tour d’horizon électoral par une note plus aimable avec la victoire au Guatemala – l’un des plus beaux pays d’Amérique centrale, - de l’humoriste Jimmy Morales qui vient d’être élu  le dimanche 25 octobre, Président de la République. Lors de ce second tour de la consultation électorale présidentielle, cet animateur comique à la télévision vient d’obtenir 68 % des suffrages de ses compatriotes, battant une ancienne Première dame, Sandra Torres. Il faut dire que les Guatémaltèques sont lassés de la corruption qui touche le personnel politique : l’ancien Président Otto Perez et sa Vice-Présidente Roxana Baldetti ne sont-ils pas sous les verrous ? En envoyant un clone de Mister Bean ou de Benny Hill à la Casa Crema, l’Elysée guatémaltèque, les électeurs ont-ils voulu tourner les pages sombres de la guerre civile qui endeuilla le pays pendant presque trente ans ? En tout cas voici un pays du tiers-monde qui n’hésite plus à incarcérer ses brebis galeuses. Un exemple à suivre ? Dans une démocratie « comme la nôtre », la chose est encore difficilement admissible par la classe politique.

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samedi, 24 octobre 2015

NATURALISATIONS : CE QUE LE DANEMARK FAIT, LA FRANCE PEUT LE FAIRE !

images.jpgLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Dans le tumulte des informations, l’une chassant l’autre, une petite nouvelle, toute petite pour nos medias, encastrée au cœur des pages « faits divers », est apparue comme une fleur d’un printemps prématuré.

La citoyenneté danoise sera désormais plus compliquée à obtenir, comme l’a déclaré Inger Stojberg, ministre de l’intégration du gouvernement de Copenhague. C’est que des dizaines de milliers d’immigrés frappent aux portes du Royaume scandinave, les uns dans l’espoir d’y être accueillis, les autres y transitant avant de rejoindre une Suède follement généreuse avec l’argent de ses contribuables. Le projet de loi qui sera très probablement voté par le Parlement où le Parti du peuple exerce une formidable pression sur le Venstre, le parti libéral au pouvoir associé aux conservateurs, prévoit que les candidats à la naturalisation devront « parfaitement maitriser la langue danoise » et prouver qu’ils jouissent d’une complète indépendance financière. Ils devront également répondre à un questionnaire traitant des sujets de la société danoise, de son histoire, de ses mœurs et de ses coutumes. Le barème est élevé : pas moins de 32 bonnes réponses sont exigées sur 40 questions. D’autre part, le délai pendant lequel les impétrants avec un casier judiciaire ne peuvent pas présenter leur requête augmentera de moitié. Il faut également  savoir que depuis le premier juillet dernier, les aides financières versées aux demandeurs d’asile ont été réduites de moitié, s’élevant tout de même à 892 dollars US par mois pour un « réfugié » sans enfant contre 1627 accordés précédemment.

Un nécessaire durcissement qui s’explique par la pression migratoire qui s’exerce aux portes du pays ayant conduit ses responsables à fermer, temporairement, leur frontière avec l’Allemagne et à encourager les demandeurs d’asile à…travailler, tout simplement, au lieu de vivre de la charité publique. Une charité qui amène beaucoup de Danois à voter pour le Parti du peuple, champion toutes catégories  de la lutte contre l’immigration. Cette immigration qui est d’ailleurs essentiellement musulmane comme peut le constater le touriste se promenant dans les rues de l’agréable Copenhague, où les foulards et les voiles sont monnaie courante.

Guyane et Mayotte : des usines à fabriquer des « Français » !

 Qu’en est-il en France ? Avec en gros, plus ou moins 100 000 naturalisations par an, l’obtention de la  citoyenneté française est d’une facilité déconcertante : aussi facile à obtenir ou presque qu’une carte orange ! Les principaux bénéficiaires sont d’origine essentiellement maghrébine ou africaine, accessoirement asiatique ou européenne comme en témoignent les images tournées lors des cérémonies de remises des diplômes consacrant l’entrée dans la nation de nos nouveaux « compatriotes »… Interrogés par l’hebdomadaire VALEURS ACTUELLES qui publie les résultats du sondage IFOP réalisé à sa demande dans sa livraison du 8 octobre, les Français déclarent majoritairement qu’il faut supprimer le droit du sol pour les enfants de clandestins : 59 % contre 41%. Dans une autre question portant justement sur la naturalisation, ils sont 82 % favorables à des mesures plus contraignantes pour « mieux respecter le principe d’assimilation à la communauté nationale », contre seulement 18 % qui semblent favorables au maintien du statu quo, notamment une forte minorité de 36 % chez les sympathisants du PS, mais est-ce pour nous étonner ? Même si ces réponses encourageantes semblent paradoxalement contredites par un léger 49% contre 43 % de personnes désapprouvant le mur anti-migrants du Premier ministre hongrois Victor Orban – honneur à lui ! – on  peut objectivement constater que l’écart est grand entre les volontés ou les souhaits du peuple et les mesures actuellement en vigueur qui ne favorisent que « l’insertion » au lieu de tout mettre en œuvre pour faciliter l’assimilation de ceux des étrangers qui souhaitent SINCEREMENT devenir Français. On sait que les futures mères du Surinam comme du Brésil  traversent clandestinement les frontières de la Guyane pour accoucher dans une maternité française tout comme le font celles des Comores à Mayotte pour que leur enfant, par la grâce de l’inepte droit du sol, puisse naitre « Français ». (Et les rendre, ainsi, inexpulsables). Cela doit cesser. Le lieu de naissance ne devrait, en aucun cas, déterminer la nationalité d’un nouveau-né. Un petit Chinois naissant en Suisse n’en serait pas pour autant un producteur prédestiné de gruyère, pas plus qu’un Portugais voyant le jour au Nigéria ne convertirait les Haoussas ou les Ibos à la consommation spontanée de la morue….La nationalité française ne devrait s’obtenir que par la filiation, le sang versé ou par la naturalisation selon des critères à revoir à la hausse. Les Danois nous montrent le chemin, tout comme beaucoup de pays qui restreignent l’accès à leur nationalité et n’en sont pas moins « démocratiques » : Israël (Judéité exigée) ou, par exemple, la Confédération Helvétique créant trois paliers à franchir : communal, cantonal et fédéral avant que le candidat ne puisse recevoir son passeport à la croix blanche. Quant à être Monégasque, n’en parlons pas, à moins d’avoir un coffre-fort bien garni ! Pour terminer sur une note humoristique et… hippique, a-t-on jamais vu une vache naissant dans une écurie  gagner le prix de l’Arc de Triomphe ?

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vendredi, 02 octobre 2015

HOLLANDE A L’ONU, C’EST… « CAUSE TOUJOURS, TU M’INTERESSES ! »

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Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

A force de tergiverser sur le sujet syrien, « j’y vais, j’y vais pas » et de se cantonner dans une hostilité sans faille à l’égard du régime de Damas, la politique étrangère française au Proche-Orient est devenue sinon totalement illisible, au moins complètement solitaire, pour ne pas dire isolée.

Et ce n’est pas le discours de François Hollande devant l’Assemblée générale de l’ONU prononcé le lundi 28 septembre, gonflant ses petits muscles face au Président russe, qui  redorera le blason de la diplomatie française. « Je ne cesse d’expliquer à Vladimir Poutine que nous devons trouver une autre solution que Bachar Al Assad », a confié le Chef de l’Etat lors d’une conférence de presse donnée dans les locaux du building de l’East River à New-York. On aurait pu penser après le règlement du dossier des « Mistral » – couteux, de 200 à 250 millions d’Euros pour nos pieds ! – et de la (relative) stabilisation du front ukrainien, que les relations franco-russes se réchaufferaient. Patatras, la « fatwa » élyséenne lancée contre le Président syrien remet tout en cause. Pendant que Dae’ch décapite, pille, viole, tue, massacre, détruit et… s’enrichit, la France s’acharne contre le seul gouvernement de Damas. Et, partant de là, contre la seule armée qui combat au sol, avec les Kurdes, les terroristes de l’Emirat islamique. Quelle incohérence, d’une main on arme ceux que l’on prétend combattre - combien de nos armements et de nos munitions  sont passées des mains des « Syriens libres » entre celles de l’E-i ? – de l’autre, si je puis dire, on bombarde ces mêmes islamistes, notamment dans la région de Deir Ez Zor ?

Hollande isolé

Les Etats-Unis et la Fédération de Russie qui, eux, jouent dans la cour des grands, vont probablement trouver un modus vivendi avec leurs incontournables partenaires que sont, respectivement, la Turquie et l’Arabie Saoudite pour les premiers, l’Iran pour les seconds. Et la France alors, dans tout ça ? Lâchée par Dame Merkel qui, décidément, dans ce dossier comme sur celui des « migrants » n’en fait qu’à sa tête, le Président Hollande se retrouve tout seul. Le secrétaire-général de l’ONU, le birman Ban Ki Moon ne s’y est pas trompé, omettant de citer la France parmi la courte liste des protagonistes pouvant résoudre la crise, militairement, puis politiquement. Or, c’est l’inverse que souhaite le locataire, espérons-le « provisoire », de l’Elysée : d’abord « évacuer » Bachar Al Assad de la scène politique et combattre Dae’ch ensuite. Au mieux, les deux simultanément. En attendant, que cela plaise ou non, le « tyran » de Damas c’est le Président élu des syriens, donc un Président légal, tout autant que peut l’être un François Hollande Président par défaut. Bachar ophtalmologiste de formation, héritier contre son gré il faut le rappeler, de la dynastie des Assad, est le chef des armées, le responsable suprême du parti Baas. Ce dernier est l’ossature politico-administrative de ce pays qui est, est-il utile de le souligner, multiconfessionnel, donc de  construction fragile.

Les poursuites engagées par Paris contre Bachar pour « crimes de guerre » ne vont rien arranger et sont d’une totale contre-productivité. Le régime va se braquer, se raidir encore plus, fort qu’il est du soutien pour l’instant indéfectible de ses alliés russes et Chiites iraniens. Car, ne l’oublions pas, ce conflit politique se superpose à un conflit religieux : Chiites contre Sunnites, tout autant que des « démocrates » contre le parti Baas au pouvoir.

Pour un partage équitable des influences

Répétons-le, si De Gaulle parlait à juste raison de « L’Orient compliqué » au lendemain de la deuxième guerre mondiale, c’est que tous les acteurs du panorama géopolitique d’aujourd’hui étaient déjà là : l’Etat d’Israël, trublion tardivement arrivé sur un échiquier compliqué, Liban et Syrie multiconfessionnels, pétromonarchies Irakienne, (à l’époque un Royaume Hachémite comme la Jordanie), et Saoudienne, sans oublier la Perse (Iran) millénaire. En déclarant « qu’Assad est à l’origine du problème, il ne peut faire partie de la solution », François Hollande prive la France d’une capacité de manœuvrer et ferme la porte à toute issue honorable pour ce président. Qui prendrait le pouvoir dans une Syrie en ruine en supposant que les islamistes aient été éradiqués ? La démocratie à l’occidentale, formelle, n’a existé dans ce pays qu’un très court laps de temps. Ce système politique de majorité parlementaire n’est pas adapté aux pays arabes comme ceux d’Afrique d’ailleurs, qui fonctionnent par tribus, clans, communautés ethno-religieuses. La loi du plus grand nombre, forcément ici celle des Sunnites, s’imposerait alors comme celle des Chiites s’exerce dans un Irak post-Saddam, avec tous les échecs que remporte cette formule. A croire que les spécialistes hyper diplômés du quai d’Orsay n’ont rien appris, rien compris ! Il n’est qu’à regarder le fragile Liban en équilibre continuellement instable avec sa démocratie parlementaire mixée d’un très fort communautarisme institutionnel. La solution à cette terrible guerre civile – je suis effaré de voir à la télévision  les ruines d’Alep, une ville où j’avais parcouru jadis les antiques souks aujourd’hui détruits – passe par un règlement GLOBAL des crises au Proche-Orient, y compris le drame israélo-palestinien. Elle passe aussi par un partage équitable des influences politico-religieuses des uns et des autres : pétromonarchies majoritairement Sunnites et Iran majoritairement Chiite. Avec  la solide estampille des deux « parrains » incontournables, les USA et la Russie. L’Europe dans l’affaire est, malheureusement, inexistante. Le Royaume-Uni suivra son mentor américain, l’Allemagne n’a d’influence (relative) qu’en Turquie, et la France tant qu’elle campera sur une position rigide, restera le… « chose » entre deux chaises !

Car si François Hollande se félicite qu’Obama ait déclaré « qu’on ne peut pas soutenir des tyrans comme Assad sous prétexte que l’alternative serait pire », il s’est bien gardé de dire QUI, quels pays enverraient des soldats combattre au sol les forcenés de Dae’ch ? Des militaires français ? L’armée est exsangue. Des troupiers US ? L’Amérique a du mal à se désengager des bourbiers irakien et afghan. Des forces russes ? Elles sont déjà là, en filigrane, derrière l’armée syrienne. Les seuls qui peuvent venir massivement en soutien à l’armée d’Assad épuisée par plusieurs années de combats, ce sont les Iraniens. On voit bien que des recrues potentielles de l’Armée syrienne fuient dans les pays européens, plutôt que de résister dans le leur. Parallèlement à cet engagement, il faudrait que les pétromonarchies cessent d’aider, objectivement, les Sunnites de Dae’ch. On le voit, l’architecture d’un règlement pacifique à long terme, est extrêmement difficile à dessiner. Sans compter que ce conflit est tout bénéfice pour l’Etat Hébreu : ses ennemis Chiites du Hezbollah au Sud Liban sont en Syrie, l’armée de Damas ne pèse d’aucun poids face à Tsahal sur le plateau du Golan annexé en 1967, et les revendications palestiniennes, provisoirement, sont au placard… Ceci expliquant qu’Israël donnerait  un petit coup de main à la rébellion islamiste – un comble ! – en soignant, par exemple, les blessés d’Al Nosra.

Des signaux contradictoires

Pour toutes ces raisons, l’agitation française, sa montée en puissance contre le gouvernement de Damas et l’engagement de ses « Rafales » dans le ciel du Croissant fertile, donnent des signaux contradictoires. Il serait temps que Paris définisse une ligne claire : d’abord, d’urgence, régler son compte à Dae’ch. Ensuite, il sera toujours temps de faire entendre, si nécessaire, la voix de la France, dans le Landernau politique de ce que furent pendant une vingtaine d’années, avec le Liban, nos Etats sous mandat au Levant.

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jeudi, 17 septembre 2015

J'AI FAIT UN REVE

3912090810.2.jpgLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Des soldats partisans de l’ex-Président ont surgi mercredi en plein conseil des ministres et ont interpellé le chef du gouvernement, les ministres et le Président… Ces militaires insurgés de la Garde présidentielle détenaient mercredi soir toutes ces personnalités dans un lieu encore inconnu. Un temps, cette mutinerie semblait devoir se régler sans heurts. Le Président de l’Assemblée nationale affirmait même dans une déclaration verbale, que des « tentatives de dialogue étaient en cour avec la haute hiérarchie et le cabinet militaire du Président… » Mais les négociations se sont très vite tendues  affirmait pour sa part le rondouillard Président du Sénat. Redoutant une tentative de coup d’état, des militants socialistes se sont vite rassemblés autour de l’Elysée déserté par les collaborateurs habituels du Chef de l’Etat….

D’un seul coup le grésillement du poste de radio me sorti de ma torpeur, me faisant émerger d’un mauvais sommeil. Le transistor qui ne quitte jamais ma table de chevet, s’était allumé par hasard, comme cela arrive parfois, et Rfi avait submergé mon subconscient d’une info africaine que mon esprit embrouillé avait malheureusement mal interprété… Nous n’étions pas  à Paris, mais à Ouagadougou, ce n’était pas le Palais de la Pompadour de jadis mais celui de Kosyam, cela ne se passait pas en France , mais au Burkina Faso, « le pays des hommes libres » , ce qui, d’évidence ne pouvait pas être, de nos jours, ma contrée natale ! Et les braves électeurs de gauche  n’étaient pas ceux de la firme de la rue Solferino, mais des partisans de la transition démocratique, le mouvement « Balai citoyen » ! (Ca ne s’invente pas !). Il y a comme ça, des réveils brutaux  qui laissent un goût amer, le goût de ces rêves où l’on prend, stupidement, ses désirs pour des réalités. Et allez savoir pourquoi alors que l’on est un « bon démocrate  », breveté de républicanisme par l’onction électorale ?

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mardi, 15 septembre 2015

L'Allemagne est morte mais les Allemands ne le savent pas !

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Jean-Claude Rolinat

L’Allemagne « allemande » se meurt. Le renouvellement des générations n’est plus assuré. A l’Est de nos frontières, grossit une Germanie qui sera de plus en plus étrangère à Kepler, Dürer, Schiller, Goethe ou Beethoven. La dénatalité liée à l’immigration/invasion, n’annonce-t-elle pas pour ce pays un crépuscule « Wagnérien » ?

Les poilus de 14/18 qui n’avaient pour tout horizon que le bleu de leur capote ou la boue de leurs tranchées, tout comme les héroïques Cadets de Saumur en juin 1940, auraient sans doute été ravis de la nouvelle : « L’Allemagne se meure, l’Allemagne va mourir » ! Mais nous, qui sommes le premier partenaire de ce grand pays, n’avons aujourd’hui aucune raison de nous réjouir, car la porosité des frontières n’est plus à démontrer !

En 2013, le taux de fécondité était  de 1,41. Avec 714 966 naissances en 2014 pour 868 373 décès, il est inférieur à 1,4. Et l’on sait que pour assurer le simple remplacement des générations, il faut un chiffre supérieur à 2. Pour maquiller ce désastre, on met en scène la grande escroquerie des migrants, ces braves réfugiés qui résoudraient à eux seuls, d’un coup de baguette magique, ce déficit démographique et peupleraient les usines en manque de main d’œuvre ! Mais à quels prix….

Déjà en 1976, la seule Allemagne de l’Ouest prenait conscience de son grave problème de peuplement. Les prestations familiales s’étaient dégradées de 40% depuis 1956. La seule RFA avait enregistré en 1972 pour 51,5 millions d’habitants 870 000 naissances, ce chiffre fléchissant ensuite était ramené à 855.000 en 1973,  et  à 800.000 en 1974. Pour 1975, on tombait en dessous de cette barre avec 765.000 bébés pour 52,5 millions d’habitants, soit un taux de natalité de 12 pour 1000 et une moyenne de 1,9 enfant par femme en âge de procréer. Dans le même temps, « l’autre » Allemagne, celle de l’Est, la République dite Démocratique la RDA (DDR), connaissait un boum des naissances grâce à une politique sociale résolument nataliste. Paradoxe et non des moindres, le terrible « rideau de fer », en empêchant les citoyens de RDA de fuir massivement la zone d’occupation soviétique, a sauvé ce grand morceau oriental de la Germanie d’un déferlement Slave, la nature ayant horreur du vide. On a pu le constater en Estonie et en Lettonie, avec les très grosses minorités russes installées du temps de l’URSS. (Et qui posent problème de nos jours aux autorités de Tallin comme de Riga).

Aujourd’hui, la tendance est encore plus suicidaire. La réunification n’aura été qu’une courte embellie avec, par exemple, l’arrivée de 500.000 néo-Allemands  autorisés à émigrer, venant principalement  de Roumanie, de Pologne et de Hongrie où ils constituaient des ilots minoritaires de vieille souche allemande. Qu’en est-il maintenant ?

Pour 80 millions d’habitants dont – statistiques officielles ! – 8,2 millions d’étrangers, l’indice synthétique de fécondité n’est plus que de 1,3 enfant par femme, pardon pour ces termes « barbares », bien loin comme nous l’avons vu du simple seuil de renouvellement. L’Allemagne vieillit et se dépeuple : sans redressement démographique, avec 8 naissances pour 1000 habitants, ce pays perdra 5 millions de personnes dans les 10 ans à venir et 10 millions dans les 20 prochaines années. Au rythme actuel des naissances SEULEMENT allemandes, il n’y aurait plus autour des années charnières du XXIe siècle 2050/2060, que 36 millions d’Allemands DE SOUCHE ! Les petites têtes blondes vont se raréfier pour faire progressivement place à une post-Allemagne Turco-Balkanique avec tous les problèmes, comme chez nous, découlant d’une cohabitation des langues, des cultes et des cultures différentes, voire opposées. 

D’ailleurs DESTATIS, l’office officiel des statistiques le reconnaissait, si, malgré le déficit des naissances par rapport au nombre des décès en 2012, la population totale a légèrement augmenté avec une hausse de 0,2 %, c’est grâce «  à une forte croissance de l’immigration ».

A noter que les landers de l’ex-Allemagne de l’Est qui produisaient plus de berceaux que de cercueils, sont aujourd’hui dans une situation inverse, disons-le tout net, CATASTROPHIQUE ! Des villes entières se dépeuplent, certains villages sont devenus des cités-fantômes

Madame Angela Merkel a beau s’inquiéter, bien tardivement,  de l’hiver démographique qui s’abat sur son pays et dénoncer, du bout des lèvres, le multiculturalisme, en ouvrant inconsidérément ses frontières pour faire plaisir à un patronat soutien traditionnel de son parti, la CDU, elle commet un grave attentat contre l’histoire européenne. La pyramide des âges va irréversiblement s’inverser et la proportion de personnes âgées de plus de 65 ans va passer de 20 % en 2015 à 34 % en 2050 si rien ne vient modifier la donne. Pourquoi pas une VRAIE politique d’aide aux familles allemandes ?  L’apport de l’immigration ? Oui, il est de nature à modifier les projections mais si, pour copier le slogan d’une célèbre marque de boisson gazeuse, « L’Allemagne a la couleur de l’Allemagne, le gout de l’Allemagne, ce ne sera plus l’Allemagne ! ».

C’est sur ces chiffres que s’appuie la Bundesbank pour revendiquer que la RFA a besoin chaque années de 200 000 immigrés pour compenser le déclin de la population et …peupler ses usines ! Car ce sont les mêmes qui disent que l’économie est freinée par la chute démographique : moins de producteurs, moins de consommateurs, moins d’exportations et moins de….bénéfices ! Sans compter, par exemple, que 165.000 jeunes cerveaux se sont expatriés en 2007, soit 50 % de plus Qu’en 2001. (Sources Polémia).

La pluie de « sauterelles » venues du monde migratoire – 800.000 personnes annoncées pour 2015 - est de nature à bouleverser durablement le paysage. Si les images de ces Allemands très accueillants dans les gares passent en boucle sur nos chaines télévisées c’est, bien entendu, pour culpabiliser les « méchants » Français, ces « sans-cœur »  qui semblent moins généreux que leurs voisins. Mais qu’en sera-t-il réellement dans un an, dans deux ans, quand les citoyens allemands seront revenus de leur affligeante naïveté ? Auront-ils redressé leur courbe de la natalité « autochtone » et éviteront-ils « le Grand Remplacement » dont, nous aussi, sommes menacés ?

Rien n’est moins sûr et cette situation chez notre principal voisin ne saurait être de nature à nous rassurer. Il faut être réaliste et voir la vérité en face. Si, dans l’histoire compliquée de ces deux pays issus de l’Empire de Charlemagne des phases sanglantes ont alterné avec des phases plus pacifiques, nous entrons dans une période troublée : à quoi va ressembler l’Europe que nous allons léguer à nos petits-enfants ? A un vaste melting-pot, ce qu’à Dieu ne plaise,  où une mère n’y retrouverait  plus  ses petits ?

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lundi, 31 août 2015

« ET LA LEGION N’A PAS SAUTE SUR PALMYRE »….

P1020959.JPGLe Bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Eté 1993… Après une longue route depuis Damas où régnait, déjà, un Assad « droit dans ses bottes » statufié un peu partout - dur en politique mais tolérant pour les Chrétiens - apparaissaient, vaguement, les silhouettes de quelques merveilles archéologiques. Ici et là, couleur de miel, des temples, des portiques, des colonnades  se détachaient sur un fond de ciel d’un azur immaculé. Pas de doute, j’étais ramené 17 ou 18 siècles en arrière, je ne sais plus, à l’époque de la Reine Zénobie.

Eté 2015… Des barbares se réclamant de la religion du prophète Mahomet conquièrent l’oasis de Palmyre, décapitent au passage  bon nombre de ses habitants dont le directeur du site, Khaled Assaad, un vieux monsieur de 82 ans ! Les unes après les autres les splendeurs archéologiques volent en poussière, dynamitées par les assassins de « l’Etat islamique ». Temple après temple – Bel, Baalshamine – la cité antique qui a traversé les siècles sans trop subir jusqu’ici les ravages du temps, risque de s’effondrer dans un immense amas de poussière.

L’Occident ou ce qui en reste, est sourd et aveugle. Pire, il arme sans le vouloir mais pas sans le savoir, ses pires ennemis avec qui il commerce sans honte ni remords via les pétromonarchies du golfe devant qui il se couche. (Voir le triste épisode du souverain Saoudien réquisitionnant pour son usage exclusif une plage du domaine public français, et interdisant aux femmes de faire partie du dispositif policier. Au passage question intéressante, est–ce cela le respect dû à la 4e puissance nucléaire ?!)

Les frappes aériennes contre les criminels de Daesh ne suffiront pas. Il faudra bien aller les déloger « à la fourchette ». Pourtant cet occident semble rester l’arme au pied, attendant peut-être que l’armée syrienne s’effondre ? Point de régiment para à l’horizon pour empêcher ces « fous d’Allah » de détruire ce trésor de l’humanité qu’est la cité de Palmyre. Kolwezi ? Opération oubliée, la légion cette fois-ci ne sautera pas. Certains esprits chagrins diront, qu’après tout, ce ne sont que des « tas de cailloux » qui ne valent pas la peine de risquer la vie de nos soldats. Alors, pourquoi ne pas aider et armer ceux de Bachar Al Assad  et leur faciliter la reconquête de l’oasis avant qu’il ne soit trop tard ?

Honte, oui honte aux dirigeants d’un occident décadent, aux meneurs d’une OTAN démonétisée, honte à ces chefs d’Etats et de gouvernements qui ne pensent qu’à ouvrir les vannes d’une funeste invasion migratoire - n’est-ce pas Madame Merkel ? - alors que c’est au Proche Orient que tout pourrait et devrait  se régler. Il faudra bien qu’un jour tous ces gens-là élus dans le cadre de démocraties décomposées, rendent des comptes devant le Tribunal de l’Histoire avec un grand « H ».

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vendredi, 21 août 2015

LE COUP DU GRAND CONSEIL

AVT_Galeazzo-Ciano_2725.jpgLe bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Le samedi 24 juillet 1943 à Rome, il faisait beau.  C’était une belle journée de l’été italien. L’esprit de la conjuration hantait les murs du Palais de Venise, situé sur la place faisant face à l’immense monument  dressé à la gloire de Victor-Emmanuel, surnommé « la machine  à écrire »…

Devant les hiérarques du parti, le seul, l’unique, le parti fasciste national, Benito Mussolini prit la parole, défendant son bilan, au demeurant contestable après les terribles revers militaires subis. Les conseillers à sa suite, s’enhardirent, les uns s‘exprimant en faveur du Duce, minoritaires, les autres contre, Di Bono, Scorza, Federzoni, Bottai, Grandi, et puis ce fut le coup de poignard du ministre des Affaires étrangères, le comte Ciano, le propre gendre du « capo di governo », confirmant ainsi le dicton qui veut que l’on est jamais mieux trahi que par les siens…

Le Duce dit à son gendre : - « Toi, dès le premier jour où tu as mis les pieds dans ma maison, tu as commencé à me trahir ». Le comte, par ailleurs vaillant pilote, devait tout à son beau-père, le grand-père de ses enfants qu’il aimait par-dessus tout.  La funeste ingratitude dont il fit preuve trouvera sa « récompense » quelques mois plus tard  dans les fossés de Vérone….

Au bout de sept heures de débats, par 19 voix contre 7 et 2 abstentions, une motion de défiance totale envers le chef du gouvernement était votée. La suite on la connait : démission, arrestation et…résurrection !

Le 11 janvier 1944, dans les fossés de la forteresse de Vérone, pas loin des flots nerveux de l’Adige, cinq « traitres » étaient fusillés pour l’exemple. Parmi eux, l’époux chéri de la fille du chef de la République sociale italienne : Galéano Ciano ! Malgré les suppliques de sa fille, la main du Duce n’avait pas tremblée. Le comte, courageusement, tombait sous des balles italiennes, épilogue tragique d’une  épreuve familiale d’une intense dramaturgie….

Toute ressemblance avec des évènements ou des personnages d’une actualité contemporaine ne serait, bien entendu, qu’une pure et fortuite coïncidence.

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lundi, 17 août 2015

Afrique du Sud : LA DISCRIMINATION ACTIVE CONTRE LES AFRIKANERS SE CONFIRME

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de Jean-Claude Rolinat

La COSATU, la grande centrale syndicale noire d’Afrique du Sud, alliée de longue date à l’ANC au pouvoir à Pretoria, est montée une nouvelle fois au créneau pour critiquer la composition de l’équipe nationale de rugby dans la perspective de la prochaine coupe du monde qui se déroulera à l’automne, au Royaume–Uni.

Son secrétaire-général, un certain Ehren REICH – ça ne s’invente pas ! – a critiqué le sélectionneur des Springboks pour son choix des joueurs qui, selon lui, est empreint de « racisme ». Rien que cela ! Il n’est sans doute pas venu à l’idée de cet apparatchik syndicaliste que seule la qualité et la performance sont les critères décisifs. Heyneke Meyer, le sélectionneur, aurait refusé de titulariser 5 joueurs noirs et métis lors des derniers matchs disputés par les Springboks, rencontres qui, d’ailleurs, ne le leur ont pas été favorables.

Eren REICH pense-t-il qu’avec ses protégés les scores auraient été meilleurs ? La vérité c’est que comme aux Etats-Unis, la variante locale « d’affirmative action » empoisonne le monde du travail, de l’industrie, du commerce, comme de l’administration. Pourtant, le rugby n’a jamais été un sport très prisé par les noirs  Sud-Africains qui lui préfèrent, de loin, le football où les « visages pâles » brillent par leur quasi absence dans l’équipe nationale. Indépendamment des qualifications requises, comme dans l’armée, c’est la politique des quotas qui va désormais présider à la composition des équipes de rugbymen.

Celle-ci devrait amener  les Springboks  à partir de 2019,  de compter  autant de sportifs blancs que de joueurs de couleur. La Fédération Sud-Africaine de cette discipline s’y est engagée auprès du gouvernement de Jacob Zuma, l’inénarrable Président d’Afrique du Sud. Mais ça ne suffit pas à la COSATU qui demande le renvoi pur et simple d’Heyneke Meyer. Il s’est même trouvé quelques joueurs blancs, sans doute issus de cette bourgeoisie anglophone et afrikaner « gaucho/bobo », pour s’y associer ! Cette affaire est emblématique de l’esprit de revanche qui anime certains milieux dirigeants noirs qui n’ont de cesse de faire payer « le blanc », coupable à leurs yeux  de tous les maux qui frappent leur pays.

Résultat des courses ? A la longue, les blancs se lassent, prennent la porte sans esprit de retour, condamnant bien  malgré eux ce magnifique pays à une terrible régression humaine, économique et sociale. Demain, l’Afrique du Sud sera-t-elle  au même niveau zéro que le Zimbabwe voisin ?

Jean-Claude Rolinat est l'auteur d'un livre qui dresse le bilan édifiant de la politique de Mandela en Afrique du Sud cliquez ici

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mercredi, 08 juillet 2015

FAUT-IL VRAIMENT SE REJOUIR DU VOTE GREC ?

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Les Grecs ont voté majoritairement le dimanche 5 juillet dernier en faveur des thèses du gouvernement de Tsipras, autour de 60 % des suffrages exprimés. Certes, c’est  un « NON » massif adressé à la troïka mondialiste (FMI, Banque mondiale, Banque européenne), qu’il faut toutefois relativiser compte-tenu du nombre élevé d’abstentions. N’oublions pas non plus, contrairement à certains de nos amis qui ont « les yeux de Chimène » pour le Premier ministre d’Athènes, que ce dernier est issu des rangs communistes et que son parti, Syriza, est fortement ancré à l’extrême gauche du spectre politique grec et qu’il est, comme le Front de Gauche de Mélenchon, totalement « immigrationniste », ce qui devrait interpeller l’intelligence du premier parti d’opposition nationale en France…

Alors, se réjouir de la claque infligée par le peuple grec aux Eurocrates, pourquoi pas bien sûr, mais cela ne peut-être qu’une satisfaction morale, car la réalité de la situation est là, bien éloignée de tout romantisme libertaire ou révolutionnaire.

D’abord, il faut bien constater avec étonnement que les ennemis les plus déclarés de la thalassocratie américaine sont les mêmes qui jettent aux orties l’Euro. Drôle de façon irréfléchie de vouloir combattre l’influence mondiale du Dieu dollar en « flinguant » une tentative de monnaie de réserve alternative. La grande tare de l’Euro c’est  que l’on ait attelé la charrue avant les bœufs, c’est d’avoir été mis sur pied dans la hâte sans que la fiscalité et les régimes sociaux des futurs partenaires ne soient homogénéisés entre pays « responsables » , c’est-à-dire les membres du « Club Carolingien ». Dans mon village, il y a une écluse  sur la rivière, sans laquelle les péniches se fracasseraient en aval de la Seine ! C’est ce qui se passe dans l’Euro zone.

Comment un Etat incapable d’avoir mis sur pied un vrai cadastre, de faire rentrer l’argent des impôts, ou de taxer l’Eglise  orthodoxe et ses armateurs nomades aux fortunes vagabondes, pouvait-il devenir membre de l’Union européenne et, à plus forte raison, de son club monétaire ? Il y a là une double responsabilité : celles des Eurocrates bruxellois qui n’ont rien voulu voir et celle de l’oligarchie athénienne, qu’elle soit issue du PASOK ou de la Nouvelle Démocratie. Un véritable déni des réalités. Tout est à revoir, tout est à reconstruire, autant dans la capitale grecque qu’à Bruxelles, Strasbourg ou Luxembourg.

Si nous ne supportons plus cette « UE » mortifère, nous n’en sommes pas moins attachés – en tout cas un grand nombre de nationaux et de nationalistes – à cette grande Europe de la civilisation, à cette grande idée d’union qui permettra de dépasser les chicanes de voisinage et de sauver l’essentiel de l’intégrité de nos peuples. L’usine à gaz bruxelloise ne saurait être un idéal à proposer à nos différents ressortissants. Il faut inventer autre chose, faire table rase de ces mauvaises institutions, mais l’idée d’une monnaie commune sinon unique  était – est – un premier pas vers l’indépendance à reconquérir vis-à-vis des Etats-Unis. C’est là que mes amis souverainistes à tout crin font fausse route.

Pour l’instant, l’Europe qui marche c’est celle de la science, de l’espace, de l’aéronautique, pour le reste… Où sont les marines nationales européennes ? Elles font des ronds dans l’eau, absorbant comme l’agence FRONTEX devenue… « l’éponge SPONTEX », les clandestins toujours plus nombreux, prêts à coloniser nos « chers vieux pays » au lieu de les refouler sur les côtes africaines. Il faut avoir tous ces paramètres présents à l’esprit pour juger la situation de la Grèce : pragmatisme – le tonneau des Danaïdes, ça suffit – mais compréhension de sa position géopolitique. A ce jour rien n’est encore décidé. Pour conclure, une seule façon pratique et agréable de soutenir la Mère de notre civilisation, c’est d’aller « nous faire voir chez les Grecs » afin d’admirer les charmes de la « Belle Hellène » !

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mardi, 23 juin 2015

TOUCHE PAS A MON DRAPEAU !

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de Jean-Claude Rolinat

Certains esprits simplistes ou simplement désinformés, manifestent à Columbia, la capitale de la Caroline du Sud, pour demander que le glorieux  « battle Southern flag » soit amené. Ce drapeau des armées confédérées fut choisi  plutôt que le Stars and bars, l’étendard officiel de la CSA , Confederate States Army, qui ressemblait trop au Stars and stripes des USA, United States of America,  pour se différencier nettement des emblèmes ennemis. Cet héroïque pavillon des armées confédérées, rappelons-le, n’est pas le symbole d’une quelconque suprématie de  blancs mentalement attardés comme ce jeune Dylan Roof, un détraqué de 20 ans qui a froidement abattu dans une église de Charleston 9 personnes de couleur, mais une bannière militaire sous les plis de laquelle des milliers et des milliers de « ventres gris » sont morts au feu. Elle est sacrée comme l’est notre tricolore qui flotte le 11 novembre sur tous nos monuments aux morts. Ses treize étoiles disposées en diagonale – croix de Saint-André – sur fond bleu et rouge, représentent les 11 Etats confédérés de la guerre de sécession (1861-1865), plus le Missouri, non admis officiellement par le Congrès de Richmond, et les nations indiennes du Trans-Mississippi department, les Cherokees, les Choctaws, les Chickasawas, les Creeks et autres Séminoles. Ils savaient ces indiens, ce que les yankees leur feraient subir….

Il s’est même trouvé un journaliste ignare pour parler sur une chaine d’infos en continu de « drapeau esclavagiste », alors que l’on sait que la plupart des soldats confédérés n’avaient pas d’esclaves sur leurs propriétés et que ces derniers, dans leur immense majorité, n’ont pas déserté les plantations alors que leurs maîtres étaient au front. D’ailleurs, le général Robert Lee lui-même, prestigieux commandant en chef de l’Armée de Virginie, était décidé à affranchir tous les siens.

Retirer officiellement cet emblème alors qu’il figure sur de nombreux objets usuels, qu’il enjolive les plaques automobiles, qu’il flotte en fanion accroché  à certains pick-up ou à côté des tombes des patriotes sudistes serait, n’ayons pas peur des mots, une profanation ! Imagine-ton d’écarter le drapeau tricolore frappé de la Croix de Lorraine si  un ancien de la 2 ème DB – il aurait de la bouteille ! – tuait neuf touristes allemands, ce qu’à Dieu ne plaise,  ou encore arracher les Croix noires des cimetières militaires Teutons et Germains au prétexte qu’elle ressemblerait trop à la Croix de Fer hitlérienne ? Laissons à l’histoire, la grande, ses drapeaux qui symbolisent le courage et la vaillance d’une petite nation morte au mois d’avril 1865 à Appomattox, charmant hameau tout blanc dans la verte campagne de Virginie.

Jean-Claude ROLINAT est membre de la Société Française de Vexillologie (SFV)

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jeudi, 26 février 2015

QUE FAIT LA MARINE ITALIENNE ? POUR L’INSTANT DES RONDS DANS L’EAU…

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Jean-Claude Rolinat

Les autorités italiennes, notamment leur ministre de la défense Roberta Pinotti, conscientes du danger potentiel  que représentent des dizaines et des dizaines de milliers de candidats au départ entassés sur les côtes libyennes – voir l’article de Franck Deletraz dans le numéro de « Présent » du samedi 21 février – semblent vouloir prendre «  le taureau par les cornes ». Mais du constat à la phase d’exécution d’un plan, il y a un long cheminement que Rome, seule, hésite à emprunter.

Il y a pourtant urgence, les djihadistes qui se sont emparés quasiment de toute l’ancienne colonie italienne, menacent de précipiter sur les rivages de la botte pas moins de 500 000 clandestins, excusez du peu ! Une marée humaine digne du « Camp des Saints », le roman prémonitoire de Jean Raspail. A titre d’exemple, les italiens ont encore porté secours à 2164 (!) migrants pour le seul week end des 14 et 15 févier derniers, immigrés clandestins que l’on ne tardera pas à retrouver à Calais dans quelques jours ou quelques semaines.

On peut comprendre que le gouvernement italien souhaite repasser le « mistigri » à ses homologues européens. Sa Sainteté le Pape, le devoir de charité chrétienne « en avant toute », avait stigmatisé en  visitant l’ile de Lampedusa, l’égoïsme des pays nantis qui se replieraient sur eux-mêmes alors que jamais les migrants illégaux n’ont été si nombreux dans l’attente d’hypothétiques et périlleuses traversées.

Mais ces clandestins en provenance de Libye, étape intermédiaire d’un long périple africain, une fois le pied posé sur le sol européen, ne repartent plus et s’entassent à la périphérie des villes, mendient dans les rues, colonisent les centres d’hébergement d’urgence et s’agglutinent aux abords du port de Calais dans l’espoir d’un passage en Angleterre, « Terre promise » sans promesses. Ils entrent en France comme on entre dans un moulin- Schengen oblige - et, comme les déboutés du droit d’asile après examen de leurs dossiers par l’OFPRA, ils stagnent dans notre pays qui n’a rien à leur offrir, ni travail, ni logements. Pas plus de 15 000 «  reconduites à la frontière » comme ils disent, par an, au départ de métropole, une goutte d’eau dans la mer.

Revenons aux italiens en première ligne face aux côtes libyennes,  bombardées en 2011 sur ordres d’un Sarkozy déguisé en chef de guerre, sous l’influence néfaste d’un BHL plus arrogant que jamais dans l’actuelle crise ukrainienne… La chute du tyran Kadhafi a précipité ce pays dans l’anarchie et le chaos, le livrant sur un plateau aux guérillas islamistes. Pourtant, ce fou furieux s’était assagi et avait négocié un deal avec les occidentaux : «  vous me réintroduisez dans le circuit diplomatique normal et j’empêche les immigrés et autres réfugiés à partir chez vous… ». Le Président français l’avait même reçu  à l’Elysée, le prince des sables plantant sa tente à deux pas, au Palais Marigny, gardé par ses amazones en tenues bleues. Redevenu fréquentable, il nous rendait service. Résultats des courses après son élimination,  un pays à feu et à sang, des djihadistes qui font leur marché dans l’arsenal du défunt guide de la Jamahiriya et une déferlante menaçant de submerger nos vieilles nations. L’agence européenne FRONTEX– plutôt « SPONTEX » tant elle absorbe les naufragés au lieu de les refouler – joue les bons Samaritains tout comme la marine italienne.

Certes,  on ne laisse pas  des gens périr dans les flots, c’est la loi de la mer. Mais, avec un  total de 105 000 tonnes, y compris ses sous-marins, la marine militaire  italienne qui  est l’une des plus belles flottes de la Méditerranée, pourrait faire mieux et plus.  Elle aligne porte-avions et  porte hélicoptères, 2 croiseurs lance-missiles, 4 destroyers, 14 frégates, 8 corvettes, 13 patrouilleurs, 12 chasseurs de mines, 3 transports d’assaut, 29 barges de débarquement sans compter une infinie ribambelle de navires auxiliaires. Face aux côtes libyennes, organisé avec ses alliés de l’OTAN – il faut bien que ça serve à quelque chose – un blocus dissuaderait forcément les passeurs et leurs « clients » candidats au départ, quitte à tirer des coups de semonce à munitions réelles. Sinon, à quoi servent tous ces millions d’Euros dépensés pour la construction, l’entretien et l’armement de tous ces belles unités ?

Le renversement de Kadhafi est intervenu trop tard, c’est au lendemain des attentats contre le Boeing de la Pan Am foudroyé en Ecosse et le DC-10 d’UTA  qui s’est écrasé dans le désert du Ténéré, respectivement en 1988 et 1989, qu’il fallait liquider le « fou » de Tripoli. Il est trop tard pour pleurer sur le lait renversé. Il faut agir. L’Australie, démocratie occidentale s’il en est, n’hésite pas dans le cadre de l’opération « frontières souveraines » à refouler en mer tous les demandeurs d’asile. Et à interner à …Nauru et au…Cambodge, moyennent finances, tous les récalcitrants ! Tous les pays du sud disposent de marines respectables – France, Italie, Espagne, Portugal – et de forces spéciales aguerries. L’heure est venue de « chatouiller » sur place les néo-barbaresques de Tripolitaine et de Cyrénaïque, elle n’est plus à l’angélisme.

Ce qu’un pays parfaitement civilisé comme l’Australie fait, l’Europe peut le faire. A condition que cet angélisme cesse d’empoisonner l’esprit de nos décideurs et qu’ils aient le courage de braver la désinformation qui ne manquerait pas d’intoxiquer les opinions publiques respectives. Les capacités militaires sont là. Il manque, encore, la volonté de stopper par la force tous ces néo « boat people », n’en déplaise aux pleureuses des réseaux sans frontières et autres citoyens du monde.

Article publié dans le quotidien

Présent du 26 février 2015 cliquez ici

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vendredi, 09 janvier 2015

« ILS » NE VEULENT PAS DE NOS GUEULES ? « QU’ILS » RESTENT ENTRE EUX !

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Jean-Claude Rolinat

J’ai milité pendant 17 ans dans les tranchées du Front avant qu’en 1999, je quitte ce parti. A moins que ce ne soit lui qui m’ait quitté. Aujourd’hui, les orientations du FN et son ouverture à des catégories « particulières » m’étonnent et m’interpellent. Mais, devant le refus de l’establishment de l’englober dans un hommage national rendu dimanche 11 janvier aux victimes de Charlie hebdo, je m’insurge ! Comment, le gang des pleureuses professionnelles de l’ultra gauche, les fournisseurs éplorés de jérémiades, les pourfendeurs de « fachos » qui prônent en ces moments douloureux l’unité nationale, refuseraient la présence de représentants d’au moins un cinquième ou un quart de l’électorat français ? Cet ostracisme répugnant me dégoûte !

Oui, le massacre des journalistes de Charlie hebdo est odieux, oui ce monstrueux assassinat collectif soulève notre indignation, il n’y a pas de mots assez forts pour désigner cette exécution perpétrée froidement par deux jeunes d’origine maghrébine ayant, en raison de l’inique droit du sol, la nationalité française. Honte à ceux qui ont permis ce processus juridique !

Preuve est faite, la démonstration est là, tragique, que s’attaquer au Pape et aux curés, ça coûte moins cher que de s’en prendre à l’Islam. Nul commando de Gardes Suisses ne viendra régler leur compte aux impertinents… Ce n’est pas seulement la liberté de la presse qui a été attaquée, c’est évidemment la liberté de s’en prendre à l’image du Prophète, en un mot  de commettre un blasphème. Ridiculiser Benoit XVI ou son successeur, évoquer la pédophilie de très rares prêtres, c’est ne prendre aucun risque. Se moquer irrévérencieusement de Mahomet, c’est se condamner à l’enfer : fatwa un jour, fatwa toujours. Ces gens-là, les islamistes, les « fous d’Allah », ne lâchent rien. Rien n’est oublié. C’est bien pour cela qu’il faut les éradiquer. Un conseil aux petits maîtres qui détiennent (encore) le pouvoir : qu’ils reconstituent une sorte de 25e DP avec un Massu contemporain à sa tête – si cette espèce d’officier existe encore ! – et on réglera le  problème avant l’hiver prochain !

S’agissant de la manif d’unité nationale comme « ils » disent, qu’ils restent entre eux les UMPS et autres cocos-écolos-bobos-gauchos : ce sera sans moi. Dimanche 18 janvier, on peut toujours aller à la réunion de Riposte Laïque place de la Bourse.

Je n’ose imaginer ce qui se serait dit si, ce qu’à Dieu ne plaise, nos talentueux dessinateurs de Présent à Minute en passant par Rivarol, avaient été victimes d’une telle « Saint Barthélémy » comme leurs originaux confrères de Charlie hebdo : rien, ou pratiquement rien. Pas de concerts de pleureuses, une vague brève en dernière page des quotidiens, 30 secondes d’info à la télé et des commentaires du genre « ils l’ont bien cherché »…

Alors moi, dimanche, je n’aurai rien à faire dans un cortège où les syndicats, l’ultra gauche et les partis du système battront le pavé parisien.

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jeudi, 18 décembre 2014

TREIZE, ÇA LEUR PORTERA MALHEUR !

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Ma curiosité d’enfant, d’adolescent et d’adulte, s’est  parfois portée sur les découpages politico-administratifs des Etats. Quel bonheur de prononcer sans bafouiller " Massachussetts " ou " Schleswig-Holstein ", de   prendre la loupe et suivre les frontières, en rêvant à d’autres cieux, surtout  par temps de pluie… Le Rajasthan, le Mato Grosso, la Cochinchine de papa, la Western Australia ou la Patagonie du cher Jean Raspail, autant de noms évocateurs qui permettaient de faire un voyage immobile au gré des pointillés s’alignant sur les cartes.

Notre France, avec son gros nez breton et sa corne du Cotentin telle une licorne, n’échappait pas non plus aux rêveries : Rouergue, Armagnac, Bassée-Montois, Pays de Caux, Guyenne-Gascogne, Vivarais, Perche et autre Bigorre, n’attendaient que le passage de mes doigts dans les pages du dictionnaire pour révéler tous leurs charmes… Autres temps, autres mœurs, le portable à tout faire et internet omniprésent sont passés par là.

La clique qui prétend nous gouverner depuis bientôt deux ans et demi, vient encore de balafrer un peu plus la carte de ce « cher vieux pays ». L’Assemblée dite Nationale a porté le coup de grâce (provisoire, avant révision ?), au découpage administratif de la métropole. Motif ? Des économies. Mais à bien y regarder, c’est le contraire qui se produira. Des dépenses supplémentaires dues aux nombreux transferts de services et de fonctionnaires, dont il n’est pas question de réduire les effectifs, sont à envisager.

D’abord, premier exemple, la Corse : si elle reste bien, Dieu merci, une région à part, bien identifiée, elle n’en est  pas moins divisée en deux départements pour, en gros, 8 000 km². Avec l’Assemblée de Corse et les deux Conseils généraux – pardon, aujourd’hui on doit dire « départementaux » - cela fera trois assemblées délibératives pour moins de 300 000 habitants.

Poursuivons la démonstration avec l’Ile de France dont, au moins, on ne touche pas au nom, même si les socialistes ont mutilé sa représentation graphique avec un grotesque logo. Il s’agit de huit départements – Paris est à la fois commune et département – dont la plus grosse partie urbaine, très densifiée, va constituer une nouvelle métropole, (Le « Gross Paris » de Von Choltitz ?), en plus du Conseil Régional d’Ile de France et, bien entendu, des huit Conseils départementaux, lesquels restent en place.

Si la Normandie est enfin unie, heureuse initiative, si la Picardie rejoint le Nord Pas de Calais, ce qui n’attristera que Jean-Pierre Pernod de TF1, une monstruosité apparait à l’Est, une grosse pelote Champagne-Ardenne/Lorraine/Alsace ! Quelle identité donner à ce magma territorial et de quel nom l’affubler ? CALA ? Champarloral ? Quel emblème ? Celui des comtes de Champagne ou le rouge et blanc des amis d’Alsace D’abord ?

Si la fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté semble poser moins de problèmes sentimentaux, adieu Besançon pour son titre de capitale, un nouveau monstre semble éclore à ses frontières méridionales : une grosse Auvergne-Rhône Alpes. Cette province, pardon cette région, allant des bons vieux volcans jusqu’aux frontières italo-suisses… Là aussi, quelle appellation pour ce nouveau puzzle régional ? ARA ? Aurhalpes ?  

En bordure méditerranéenne, Provence-Alpes Côte d’Azur, « PACA », nous avait déjà habitués avec le jargon technocratique. Sans changement donc. Autrement plus délicate est l’union du Midi-Pyrénées avec le Languedoc-Roussillon. Beaucoup d’identités provinciales jetées dans le même sac. Qui, de Toulouse ou Montpellier, en sera le siège politico-administratif ? Forcément, il y aura une perdante à moins qu’à l’instar de certains pays, on crée une ville artificielle, à équidistance des deux rivales comme à Chandigarh en Inde, cité nouvelle, à la fois chef-lieu de Pendjab et de l’Haryana ?

La Bretagne ne récupère toujours pas Nantes, le Centre reste le… Centre, tandis qu’une grotesque forme macule de son hideuse tache la façade Sud-Atlantique de la Gaule. « Ils » ont osé - on pourrait citer ici le dialogue d’Audiard nous facilitant la reconnaissance des « cons » ! - « ramasser » l’Aquitaine, le Limousin  et Charentes-Poitou en une même nouvelle entité qui n’a, semble-t-il,  ni queue, ni tête, ou plutôt plusieurs têtes qui vont faire « la gueule » en s’effaçant devant Bordeaux : Limoges, Poitiers, La Rochelle… Là encore, quel nom donner à cet invraisemblable construction quasiment « contre nature », qui associe des terroirs tellement différents qu’ils n’ont rien à faire  ensemble, si ce n’est d’appartenir, bien sûr, à la France ?

Tous ces technocrates bien au chaud dans leurs bureaux qui, en petits dictateurs à la botte de l’oligarchie Bruxelloise, ont décidé de ces découpages, sans consultation du peuple, sans tenir compte du passé et des affinités réelles et non artificielles, ne méritent que le mépris et le refus obstiné, par une sorte de résistance civique  « à la Gandhi », de reconnaitre ces régions anonymes dont les nouveaux noms, forcément, ignoreront les accents de nos terroirs.

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mercredi, 10 décembre 2014

LES SOCIALISTES PORTUGUAIS NE VALENT PAS MIEUX QUE LES SOCIALISTES FRANÇAIS

Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Dans les médias français, l'affaire n'a pas fait les gros titres. A Lisbonne, si ! Et pour cause : un ancien Premier ministre socialiste, José SOCRATES a été placé sous les verrous. Motif, motifs, devrions nous écrire ? Fraude fiscale, blanchiement  d'argent, excusez du peu... Il est vrai toutefois, qu'un inculpé doit toujours être présumé innocent tant que la chose n'est pas jugée. Mais tout de même, l'homme qui vivait dans un luxueux appartement du XVIe arrondissement, n'hésitait pas à déclarer à l'hebdomadaire L’Expresso « qu'il n'avait jamais eu une vie aussi agréable que celle (qu'il vivait) à Paris ». Si le Département Central d'Investigation et d'Action Pénale s'est intéressé à l'ex-Président du Conseil portugais c'est que, comme l'affirme le dicton « il n'y a pas de fumée sans feu. » Démissionnaire en mars 2011, il avait laissé le Portugal au bord de la faillite, pays qui avait été contraint de quémander auprès de l'Union Européenne, une aide de 78 milliards d'Euros.

Voici qui nous ramène à l'histoire et nous fait penser à un autre Premier ministre portugais qui avait, lui, une haute idée de sa fonction et de la probité. Oliveira Salazar, déjà Président du Conseil avant-guerre, ne trempait pas la main dans le pot de miel. Scrupuleux avec les comptes de la nation comme avec les siens propres, cet ancien séminariste qui conduisit le Portugal sur la voie de la modernité après des années de crises politiques, payait son loyer et ses domestiques de ses deniers ! Imagine-t-on chose semblable aujourd'hui à Matignon ou à l'Elysée ? Poser la question, c'est déjà donner la réponse !

NDLR : A propose de Salazar, lisez le livre que lui a consacré Jean-Claude Rolinat, Salazar le regretté cliquez ici

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vendredi, 28 novembre 2014

COLONISATION ISRAELIENNE : UN VERITABLE CHIFFON ROUGE !

colonisation2.jpgLe bloc note

de Jean-Claude Rolinat

Dans le numéro 4069 de Valeurs actuelles daté du 20 novembre, il est écrit respectivement sous la signature de François d’Orcival et d’Olivier Hanne, que « la reconnaissance unilatérale par la France d’un Etat palestinien » (serait un coup de poignard) et « qu’Israël est la muraille objective », sous-entendu contre « l’Etat islamique »…

Avec ces  deux affirmations, c’est faire l’économie d’une « Guerre de Cent ans » qui oppose Arabes et Juifs en Palestine, passer sous silence l’édification d’un mur qui ceinture les enclaves palestiniennes et oublier le grignotage constant de la Cisjordanie (West Bank), par des colons hébraïques. Lesquels, parfois, étaient encore à New-York quinze jours avant  de s’installer !

Si  la déclaration de lord Balfour de 1917 reconnaissait aux Juifs le droit d’avoir un « Foyer National », consacré par le partage Onusien de 1947,  jamais suivi d’effets - il est vrai,  en partie à cause du refus contre-productif arabe – rien n’autorise, juridiquement, historiquement, ni moralement  le développement d’un  « Grand Israël ».

Je suis allé pour ma part, deux fois en Terres Saintes, en 1963 et en 2011. J’ai (presque !) tout vu, si tant est que l’on puisse jamais connaitre tout un pays : paysages et sites bibliques, kibboutz, villes nouvelles et cités anciennes, et j’ai  discuté avec des militaires, etc…

En 1963, Israël était un Etat laïc, pionnier, bâtisseur et majoritairement peuplé d’Ashkénazes. Il attirait une naturelle sympathie, entouré qu’il était par des ennemis déterminés à le rayer de la carte. En 2011,  j’ai découvert un pays beaucoup plus religieux, expansionniste et grandement habité par des Sépharades.

Entre-temps, les accords d’Oslo ont été une chance gâchée, d’une part par l’intransigeance d’un Yasser Arafat qui n’avait pas l’étoffe d’un homme d’Etat et, d’autre part, par l’assassinat (commis par un Juif !) du général Rabin. L’implantation de colonies de peuplement sur des terres dévolues aux Arabes palestiniens agit comme  un chiffon rouge face à un taureau !

La Cisjordanie, telle la France occupée par les Allemands, est « saucissonnée » et le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, n’a pas plus de pouvoirs à Ramallah, son « Vichy exotique », que n’en avait le Maréchal Pétain après 1942 dans sa ville d’eau…

Si le gouvernement sourd et aveugle du Premier ministre Benyamin Netanyahu voulait VRAIMENT la paix et  retirer, ainsi, toutes justifications aux très regrettables actes terroristes perpétrés contre ses concitoyens, il arrêterait immédiatement l’annexion rampante de la Cisjordanie, et concèderait à l’OLP une sorte de «Vatican » enclavé dans Jérusalem. Les Arabes de Palestine pourraient, enfin, y faire siéger leurs institutions. C’est, encore, matériellement possible ! De plus, les frontières POLITIQUES pourraient ne pas coïncider avec les limites  STRATEGIQUES nécessaires à la sécurité d’Israël. Il est clair que ces dernières doivent être sur le Jourdain, compte-tenu de l’étroitesse du couloir entre l’ancienne « ligne verte » et la mer.

Que risque l’Etat hébreu à jouer cette carte ? Il détient l’arme absolue, son armée est la première du Proche-Orient et Egypte comme Jordanie, ses deux plus importants voisins, l’ont diplomatiquement reconnu, une première dans le  monde arabe.

Si les Arabes n’acceptaient pas cette main tendue, leur mauvaise foi apparaitrait comme une évidence. En attendant, c’est Israël  qui a le mauvais rôle et n’est pas un rempart contre l’Islamisme, mais, à contrario, un excitant, un AIGUILLON ! Pour désarmer la haine nourrie par les stigmates de l’occupation, il ne reste que la négociation, pas la politique du bâton.

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lundi, 17 novembre 2014

EMBARGO, VOUS AVEZ DIT EMBARGO ?

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

L’affaire des deux bâtiments de projection et de commandement russes bloqués à Saint-Nazaire  suite à l’ukase hollandien, n’est pas le premier accroc dans l’histoire des ventes de matériels militaires français.

En 1967, Charles De Gaulle avait  prévenu les futurs belligérants de ce qui allait rester dans l’Histoire  sous le nom de « Guerre des six jours, que la France, « sa » France, donnerait tort à celui des Etats  de cet Orient décidément bien compliqué , qui ouvrirait le premier les hostilités.

En effet, « l’homme du 18 juin » qui avait bradé l’Algérie française, entendait renouer avec le monde Arabe. Et son pari n’était pas très risqué car Israël, fidèle à sa stratégie de la « blitzkrieg », allait surprendre ses ennemis en les frappant le premier, détruisant ainsi tout leur potentiel destructeur….

N’utilisant à l’époque que du matériel français –chars AMX, avions Mirage III, Mystère IV, Vautour et autre Ouragan – Tsahal allait subir les foudres du « Grand Charles » : embargo complet sur les fournitures de rechange. Embargo aggravé deux ans plus tard après que des commandos israéliens, s’autorisant tout et n’importe quoi, aient détruit la quasi-totalité des appareils de la compagnie  aérienne libanaise MEA. Embargo peu efficace dans la mesure où l’Etat juif, prévoyant les réactions de l’Elysée, avait fait le plein auprès de la société Dassault de toute la « quincaillerie » nécessaire pour faire voler ses jets.

Georges Pompidou, succédant à De Gaulle, décida dans un premier temps d’alléger cet embargo tout en le maintenant sur du « gros » matériel. Ce qui n’empêcha nullement 6 patrouilleurs lance-missiles  de type « Combattante » en rade à Cherbourg, de prendre la poudre d’escampette bénéficiant, il est vrai, de nombreuses complicités dans les rangs des officiels français. Lesquels furent sanctionnés.  Les Israéliens ne purent rééditer cet « exploit » avec leurs 50 Mirage VJ, eux aussi commandés et payés, stockés sous cocon à Châteaudun. Au terme de longues négociations, la France dut rembourser ces appareils dont les caractéristiques ne correspondaient pas aux besoins de notre Armée de l’Air,  et verser des indemnités à son ex-client. Une triple pénalité !

Si la France perdit la clientèle de l’Etat hébreu – Israël se fournissant alors en matériel américain ou national – elle trouva une compensation en investissant le marché arabe, au grand dam des amis du fameux « petit Etat ». Même  si la morale commerciale en avait pris un coup au passage, « le cher vieux pays » ne perdait rien au change, Egypte, Irak et Libye commandant des Mirages comme s’il en pleuvait….

Qu’en est-il aujourd’hui avec la commande des deux BPC russes qui fut négociée sous le quinquennat de Sarkozy, lequel fut, pour une fois, un efficace intermédiaire entre Vladimir Poutine et les Géorgiens ? Prenant prétexte du conflit ukrainien et épousant radicalement sans nuances les thèses de Kiev et des européistes, Hollande a décidé de suspendre la livraison des deux bateaux, poussant les Russes à lui adresser un ultimatum. « Monsieur petites blagues » est devant le dilemme suivant, ou bien se coucher devant le diktat des européo-mondialistes et perdre un avantage économique considérable, ou refroidir nos relations avec les Occidentaux et, parallèlement, conserver d’indéniables avantages économico-financiers. En effet, quels seraient les dommages encourus en cas de rupture du contrat ? Non seulement nous perdrions de belles perspectives pour  toutes nos productions, mais

Il faudrait rembourser les deux navires, alors que notre commerce extérieur est en berne, payer des dédommagements, probablement salés, et rechercher une destination finale pour ces deux BPC… Qui en voudrait ? Certainement pas notre Marine nationale dont le budget est comprimé comme celui des autres armes, sans oublier que cette décision jetterait une suspicion sur la parole de la France. (Au moment même où cette dernière négocie péniblement la vente de Rafales avec l’Inde, ce choix ferait « désordre »…) Sans oublier les retombées négatives pour l’emploi : on entend déjà les pleureuses de la CGT ! Non, tout milite pour que la France, SOUVERAINE, tienne parole et livre du matériel commandé et, en grande partie, payé. D’autant que les deux BPC, à supposer que la Russie entre officiellement en Guerre avec l’Ukraine, ce qu’à Dieu ne plaise, n’auraient aucun rôle décisif dans un tel conflit essentiellement terrestre et… psychologique !

Plus que deux semaines à attendre jusqu’à la fin de l’ultimatum russe. Cette histoire, si son scénario épousait la pire des solutions, serait emblématique du degré d’incapacité de nos pseudos élites, qu’un inconséquent suffrage universel aura placé aux manettes de l’Etat.

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jeudi, 30 octobre 2014

IL N’Y A PAS QUE LES RHINOCEROS BLANCS QUI SONT MENACES DE DISPARITION !

P1020959.JPGLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Avril 1994… Un tournant dramatique et décisif dans l’histoire des blancs d’Afrique du Sud. Leur destin a basculé. En acceptant le principe du suffrage universel, le fameux « one men, one vote », le calamiteux Frederik De Klerk signait l’arrêt de mort d’un peuple européen indépendant en Afrique australe. Le lâchage, 14 ans plus tôt, de la Rhodésie blanche de Ian Smith, n’aura été qu’un apéritif pour le « Gargantua mondialiste ». Dans une société multiethnique, institutionnellement indifférenciée, la loi démocratique donne le pouvoir au plus grand nombre. Surtout en Afrique où le fait tribal est encore prédominant, les ethnies majoritaires, même d’une façon relative, l’emportent et dominent le paysage politique. Les exemples sont innombrables, ayons simplement à l’esprit ceux des Hutus au Rwanda ou des Kikuyus au Kenya.(Toutefois, dans le premier des deux cas, les Tutsis, minoritaires, viennent de prendre leur revanche). Pourtant, le « pouvoir pâle » de Pretoria avait toutes les cartes en main : l’instrument politico-militaire, une quasi indépendance énergétique, des minerais sensibles nécessaires aux occidentaux, une opposition contenue, des terroristes anéantis… Seule  une pression internationale insistante donnait mauvaise conscience à certains traitres du Broederbond, la franc-maçonnerie afrikaner. La logique de la politique de développement séparée, menée conjointement avec l’abolition de « l’apartheid mesquin », aurait dû conduire à la création d’une constellation de quelques Etats égaux en droits et devoirs, prélude à une ultérieure Confédération ou Fédération, selon l’aboutissement des négociations, dans laquelle chaque partie aurait conservé  la pleine maitrise de ses affaires culturelles et de sa sécurité. Pour cela, le Parti National aurait dû sacrifier une fraction du territoire historique des établissements afrikaners et anglophone, et consolider les « Bantoustans ». Il ne l’a pas fait à temps, préférant tout garder d’un immense territoire pour, finalement, tout perdre dans un véritable « Munich exotique » négocié avec l’habile Mandela. Ce dernier promettant tout, surtout ce qu’il savait être comme d’inacceptables concessions  pour ses amis de l’African National Congress (ANC), a « roulé les Blancs dans la farine »…

Résultats des courses ? En vingt ans, un million de ces derniers a quitté leur pays et, pour beaucoup d’entre eux, sans esprit de retour comme les 20 000 anglophones installés à Perth, en Australie occidentale. Plusieurs milliers de fermiers et les membres de leurs familles ont été massacrés dans le Veldt dans des conditions horribles et ce, dans une quasi indifférence de nos belles consciences internationales ! Où était BHL et consort ? Aux abonnés absents… La République d’Afrique du Sud  dispute au Brésil la première place sur le podium des pays à forte criminalité. L’ANC a kidnappé le pouvoir, à l’exception de la ville du Cap et de sa province. Une nouvelle bourgeoisie noire, environ 10 % de sa population, a émergé dans le monde des affaires et n’entend nullement partager les fruits de sa réussite avec ses frères qui s’entassent dans des bidonvilles gonflés par une immigration – là aussi ! – non maitrisée. Jacob Zuma, Président de l’indéboulonnable ANC, assume d’une façon clownesque les fonctions de Chef de l’Etat. Lui et sa clique de corrompus gouvernent tant bien que mal la deuxième économie du continent. (Le Nigéria, avec son pétrole, vient de ravir la première place à la RSA, ce qui n’a aucune signification…). L’armée, la National South African Defence Force, privée de la plupart de ses cadres blancs, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Une coalition des électorats blancs, métis et Asiatique est-elle imaginable, et le Democratic party  peut-il inverser la vapeur ? Où sont passés les militants du Freedom Front et de l’AWB de feu Eugène Terreblanche ? L’expérience d’Orania a-t-elle un avenir ? Le dernier afrikaner est-il condamné à éteindre la lumière en partant et cette communauté subira-t-elle le sort des Pied-Noir ? Finalement Mandela, en donnant l’image bonhomme d’un « Père de la nation », aurait-il été plus habile que Ben-Bella ?

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Des éléments de réponses incontournables en lisant le récent ouvrage de Jean-Claude Rolinat édité aux Bouquins de Synthèse Nationale, « République Sud-Africaine : la faillite de Mandela ». 18,00 € plus 3,00 € de port. Cliquez ici

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