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jeudi, 08 décembre 2016

LE « CAPITAINE DE PEDALO » DEVIENT NOTRE « CAPITAINE REGENT »

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

On se souvient de l’humoristique sortie de Jean-Luc Mélenchon à propos de François Hollande, qualifié de « capitaine de pédalo ». Aujourd’hui, il lui reste exactement 6 mois de pouvoir à exercer en compagnie du Premier (s)inistre Bernard Cazeneuve.

Six mois, c’est exactement la durée du mandat des deux « Capitaines-Régents » qui se partagent le pouvoir dans l’antique République de Saint-Marin (San Marino), enclavée en Italie, à portée d’arbalète des plages de Rimini sur l’Adriatique (au passage, souvenons-nous que ce micro-Etat avait refusé l’offre de Bonaparte de s’agrandir au détriment de ses voisins. Quelle sagesse !). Le renouvellement de l’exécutif bicéphale a lieu en grande pompe en octobre et en avril, sur le rocher ou se serre la capitale, laquelle regroupe un gros tiers de la population. Avril, c’est justement le terminus du mandat de « notre » François.

Le compte à rebours est commencé. Dis donc, c’est encore loin Saint-Marin ? Tais-toi et pédale…

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RENONCIATION DE HOLLANDE : LE CREPUSCULE DE L’ODIEUX

Le bloc notes de Jean-Claude Rolinat

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Six mois, il va falloir encore tenir six mois jusqu’à l’expiration du mandat d’un Président contesté sinon détesté, sans aucune garantie de vivre, au bout, l’ivresse d’une véritable libération nationale. Jamais dans l’histoire de la République française, Chef de l’Etat n’avait été autant rejeté par une majorité de citoyens. De sondages en sondages – même si, parfois, il faut les prendre avec des pincettes – la côte de popularité de François Hollande s’effondrait, à un point tel que ses «  amis » ont exercé les pressions suffisantes pour l’amener à renoncer à se porter candidat à un deuxième mandat. D’ailleurs, pouvait-il prendre le risque d’une course dans des primaires où il risquait d’être devancé par l’un de ses anciens ministres, suprême humiliation avant une défaite inéluctable au soir du dimanche 23 avril 2017 ? Le 7ème Président de la Vème République s’est flingué lui-même. Le personnage, apparemment, n’était pas taillé pour la fonction, même si l’allure physique, critiquable, ne constitue pas le reproche principal. (Encore que, souvenons-nous de l’attitude grotesque du personnage le jour de sa première visite à la Chancelière allemande, lorsqu’il passait en revue la garde d’honneur de la Bundeswehr, ou de son discours prononcé sous la pluie, à l’ile de Sein ! Ce n’était pas là l’attitude d’un VRAI Chef de l’Etat …). Odieux le personnage ? Nous savons depuis le discours d’un  certain Maréchal de France, que les Français « ont la mémoire courte ». Rappelons-nous alors le message peu galant mais public de François Hollande lorsqu’il « répudia » la favorite qui se vengea ,d’ailleurs, avec férocité ou encore de sa décision de se joindre à l’embargo « punissant » la Russie pour l’annexion de la Crimée qui n’eut pour effet que de priver nos chantiers navals de nouveaux marchés militaires crédibles, et nos agriculteurs de juteuses exportations. Odieuse la décision de ne pas sanctionner Dame Ségolène pour ses inqualifiables propos sur le tyrannique régime cubain, odieux aussi le mépris affiché d’une majorité de Français excédés par « l’affaire Léonarda ». Et que dire du feu vert donné à une proposition de loi liberticide livrant aux juges les opposants à l’avortement ? (On aurait pu supposer, dans un geste d’équité, pareille mesure pour ses partisans, non ?). Oui, odieuses toutes ces attitudes auxquelles il faudrait ajouter des manquements graves ou des erreurs de jugement dans la gestion des crises, comme celle de la lutte anti-terroriste : le 14 juillet de cette année, la compagnie de CRS qui manquait sur la promenade des Anglais était à Avignon où, parait-il, François festoyait avec la nouvelle favorite en compagnie du directeur d’un festival réputé…Et, autre polémique, nous pourrions ajouter la question de savoir pourquoi les militaires affectés à la protection de la capitale dont une petite escouade patrouillait à proximité du Bataclan, ont refusé leur coopération à la police au prétexte que les soldats ne pouvaient intervenir sans ordres ou se départir de leurs armes automatiques dont les « bleus » sont chichement dotés ? (Enquête parlementaire). Les assassinats ciblés commis au siège de Charlie Hebdo n’auraient donc finalement servi qu’à faire mousser l’Elysée sur le plan international, avec son défilé parisien de chefs d’Etats ou de gouvernements ? Des mesures avaient été prises, certes, comme l’application de l’état d’urgence, mais pas à la hauteur des menaces comme nous le constaterons en novembre 2015. Le ministre de l’intérieur au sérieux et sévère look d’un notaire de province, devenu depuis quelques heures le nouveau Chef du gouvernement, aurait-il mal apprécié la menace en ne faisant pas appel à son collègue de la défense pour coordonner l’usage de l’ouverture du feu avec leurs troupes respectives ? Toujours est-il que celui qui nomme les hommes, les évalue et les jauge, est le responsable suprême. Pas les exécutants.

Reagan savait choisir ses hommes, lui

Si le Président américain Reagan, excellent communiquant, qui ne passait pas pour un gestionnaire affairé, a si bien réussi dans ses deux mandats, c’est qu’il avait su bien s’entourer. Et puis, est-ce bien le rôle d’un homme d’Etat de s’épancher dans la presse, de livrer ses états d’âme, de porter des jugements cruels sur ses subordonnés ou, pire, de révéler quelques petits secrets sur la gravité de certains choix ? Est-il bon pour l’image de marque du locataire provisoire du Faubourg Saint-Honoré, de se faire photographier nuitamment, sur un scooter, se rendant chez sa maitresse à deux pas du Palais de l’Elysée ? Grotesque encore ! Grotesque restera dans l’histoire, hélas pour lui, l’image de cet homme, pourtant très intelligent, brillamment diplômé, plus à l’aise pour naviguer entre les courants parsemés d’écueils du Parti Socialiste qu’à la barre du navire de l’Etat. Le suffrage universel est redoutable. Il nous donne la possibilité, apparente, de choisir celui qui sera couronné roi, sans que nous sachions à l’avance la solidité de ses convictions, la maitrise de ses nerfs, la hauteur et la profondeur de sa vision de l’avenir. Nous ne jugeons que des bateleurs d’estrades Cette élection présidentielle a tout d’une sorte de concours de «  Miss France » qui serait politique, un épuisant show médiatique étalé sur plusieurs mois à l’issue duquel le « bon » numéro serait tiré…Enfin consolons-nous, en l’espace de deux ou trois semaines un trio négatif d’hommes publics a été dégagé : Sarkozy va pouvoir retourner à ses conférences, Juppé se consacrer à sa belle ville de Bordeaux et Hollande jouir des ors de la République pendant, environ, 200 jours, une interminable agonie. Se parant des vertus et des avantages de la constitution, Il peut dire encore comme Madame Du Barry qui s’adressait sur l’échafaud à son exécuteur, « encore un instant Monsieur le bourreau ». Et Madame Trierweiler en sonnant le glas de son quinquennat pourrait lui prêter le titre de son ouvrage, « merci pour ce moment »….

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dimanche, 27 novembre 2016

LA MORT DE L’INFIDELE CASTRO

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

« Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu’ils ont entendu ce cri, il est mort le Fidel…. ». Air bien connu qui va réunir les pleureuses habituelles parant le disparu de toutes les vertus humaines et célestes, pour peu qu’un hiérarque Catholique pas trop regardant soit de la « fête »…. Pourtant Fidel Castro, l’un des derniers dinosaures de la galaxie communiste, n’était pas un enfant de chœur. Les dizaines de milers de boat people et d’internés politiques, sans oublier les fusillés « pour l’exemple », pourraient en témoigner. C’est à Miami, dans les milieux anticastristes, que la nouvelle de la mort du lider maximo a déchainé des cris de joie, mais comment pourrait-on s’en étonner ?

Un Staline de poche aux Caraïbes

Issu d’une famille relativement aisée d’origine galicienne – ce qui explique, paradoxalement l’excellence de ses relations avec l’Espagne franquiste ! – (1), ce bouillant avocat se lança en politique. Son coup d’essai, son coup de maitre, fut l’attaque le 26 juillet 1953 de la caserne Moncada à Santiago de Cuba où l’on peut encore voir sur les murs, les traces des échanges de tirs entre les jeunes gens de l’équipée fidéliste et les 1000 soldats du régiment numéro 1 de la Guardia rural commandée par le colonel Caviano. Si Fidel fut épargné par la clémence du tribunal – influence en coulisses de la caste bourgeoise à laquelle appartenait son père ? - 71 de ses compagnons y laissèrent leur peau, directement dans les combats ou fusillés après. Pour une dictature, celle de Batista - médiocre et traditionnel caudillo latino-américain s’enrichissant des pots de vins versés par les gangsters qui avaient fait main basse sur tous les trafics à La Havane – n’en était pas moins indulgente pour qui savait lui graisser la patte. On retrouve Fidel libre trois ans plus tard, après un court exil mexicain, à bord du yacht le Granma, qui débarqua clandestinement un noyau de guérilléros dans la difficile Sierra Maestra au Sud-Est de l’ile. C’est dans ces montagnes qu’il implantera le 26 juillet 1956 son maquis, harcelant l’armée gouvernementale forte à l’époque de 23 000 soldats.

La légende prend son envol

C’est donc là que naitront la légende et le mythe du castrisme. D’abord simple révolution patriotique et réformiste, ayant la sympathie des Américains qui, une fois de plus se sont trompés sur l’un de leurs poulains, Fidel va se parer de l’image d’une sorte de Robin des Bois, confisquant aux riches pour redistribuer aux pauvres. Le spectaculaire enlèvement du coureur automobile argentin Juan Manuel Fangio comme la non moins ahurissante attaque du palais présidentiel, une énorme « pâtisserie » architecturale bâtie en plein cœur de la capitale, tresseront l’auréole d’un héros de pacotille qui n’était qu’un Tartuffe exotique. Bien vite, les maladresses et les exactions du régime de Batista pousseront les soutiens de ce dernier à fuir le pays ou à se rallier aux troupes du Movimiento del 26 de julio . Et, pour les soldats les plus compromis dans la répression, à déserter. Che Guevara, un médecin argentin d’obédience marxiste, compagnon de la première heure des frères Castro, organisera une féroce épuration, se vantant même aux Nations Unies, colt aux côtés, de faire fusiller massivement à la forteresse de La Cabana dominant le port de la capitale, tous ceux qui, de près ou de loin, étaient compromis avec le régime du général Fulgencio Batista. Ce dernier avait précipitamment pris la fuite par avion dans la nuit de la Saint-Sylvestre 1959, emportant dans ses bagages le fruit de toutes ses rapines. Il tombera sur plus cupide que lui dans son exil « doré » et provisoire de Ciudad-Trujillo, en République Dominicaine. Un caudillo s’exilait, une nouvelle autocratie s’installait à sa place, avec le visage cette fois, d’un communisme tropical. Après l’exaltation des moments révolutionnaires, c’était déjà l’heure des « lendemains qui déchantent : parti unique, comités de quartiers, les tristement fameux «  CDR » encadrant les habitants et notant leurs moindres faits et gestes, une double monnaie – le Péso pour le citoyen de base et le dollar pour l’étranger – tickets de rationnement pour rayons vides et la… « guagua » pour les transports urbains, autobus bien souvent hippomobile faute de carburant. Et la moindre contestation conduisait immanquablement aux camps de détention de l’ile des Pins. Libérés de Batista et de sa police secrète, la SIM, on pouvait se poser la question, était-ce bien ce régime politique broyant l’individu, que souhaitaient du fond de leur cœur les Cubains ? Beaucoup, au risque de se noyer, préférèrent s’embarquer sur de frêles esquifs pour rejoindre des cieux plus cléments, ceux de la Floride où ils constituent une importante et influente communauté. Après l’échec programmé du débarquement de la Baie des cochons en 1961, où les anticastristes furent lâchés par l’administration Kennedy et abandonnés à la répression de la nouvelle armée révolutionnaire cubaine, après la crise des fusées qui éclata en 1962 entre les USA et l’URSS , la Révolution cubaine montrait au monde son vrai visage, celui d’une implacable dictature marxiste. L’ile devenait un actif pôle révolutionnaire et un relai pour tous les amateurs de guérillas du continent latino-américain, toutes plus exotiques et romantiques les unes que les autres. Che Guevara lui-même ira se perdre en Afrique centrale, avant de mourir en Bolivie. Un certain Régis Debray engagé à ses côtés, fils d’une influente élue du Centre National des indépendants à Paris, n’obtiendra la grâce du Président Barrientos que suite à l’intervention du Président De Gaulle. C’est ainsi que notre « brillant » intellectuel échappa aux balles des rangers boliviens et que la République des lettres ne s’en porte que mieux…. L’Union Soviétique, dont dépendait entièrement Cuba, notamment pour ses approvisionnements en pétrole et pour ses exportations de sucre, ainsi que pour couvrir ses tentatives de déstabilisation de ses voisins, exigea de son protégé un engagement massif en Angola. Dans ce pays, ses partisans du MPLA étaient en grand danger face aux rebelles de l’UNITA et du FNLA soutenus eux, par l’Occident et l’Afrique du Sud. C’est ainsi que Cuba envoya des contingents de soldats, surtout des Noirs, pour la plus grande angoisse des mères de familles.

La gloire posthume pour le « Che », la gloire temporelle pour Fidel

Le Che une fois mort, il ne pouvait plus faire de l’ombre au commandante, au leader suprême, tout à la fois chef du gouvernement, de l’Etat et du parti. C’est sans doute pourquoi les portraits du Che sont bien plus nombreux et bien plus grands que ceux de Castro lui-même : un rival mort n’est plus un danger. Camilo Cienfuegos, compagnon de lutte des heures héroïques de la Sierra Maestra, populaire commandant de la colonne insurgée n°2 « Antonio Macéo », s’emparant le 2 janvier 1959 du puissant Campo Columbia de l’armée Batistaine, disparut mystérieusement en avion le 28 octobre 1959. Son crime ? Avoir pris la défense d’un autre fidèle de l’infidèle… Fidel, le commandant Hubert Matos, embastillé pour crime de lèse-majesté. La plus injuste des ingratitudes, la plus cruelle aussi, fut le procès en « sorcellerie » organisé contre le prestigieux chef du corps expéditionnaire cubain en Angola, le général Arnaldo Ochoa, mêlé à une étrange affaire de trafic de drogue. Quand on veut noyer son chien, c’est bien connu, on dit qu’il a la rage. Ochoa et plusieurs autres officiers, des proches, furent condamnés à mort le 4 juillet 1989. Une semaine après, ils étaient passés par les armes ! Comble de l’ignominie de cette famille Castro décidément bien peu recommandable, l’épouse de Raul, frère et successeurs de Fidel, amie déclarée et reconnue du couple Ochoa, lâcha cette terrible phrase, « que la sentence soit confirmée et exécutée ! » (2). Après quelques succès au Chili avec Allende, au Nicaragua avec le FSLN Sandiniste de la famille Ortega - toujours au pouvoir !- les réussites électorales de la gauche au Salvador, en Bolivie avec « l’indianiste » Moralès , au Brésil – mais avec la chute de la maison Lula, c’est fini - ou en Uruguay, sa plus grande victoire fut sans conteste l’accession au pouvoir à Caracas du colonel de parachutistes Hugo Chavez et sa révolution « Bolivarienne ». (Si « El Libertador » Simon Bolivar revenait, il renierait de suite cette révolution de « bolchéviques en culottes courtes »!). Hélas pour Castro, le cancer comme la faillite économique vénézuélienne eurent raison de cette mascarade politique. Même si le Président Nicolas Maduro du Parti socialiste bolivarien se cramponne encore illégitimement au pouvoir c’en est fini, à terme, de cette chimérique révolution « historico-socialiste ». La mort de Fidel Castro, malgré les honneurs qui l’enseveliront bien plus que la terre cubaine, met un terme à la carrière de celui qui n’aura été qu’un mauvais génie pour son peuple. (Même si, reconnaissons-le, les domaines de la santé et de l’enseignement ont fait d’énormes progrès par rapport au régime précédent. Mais à quel prix !).Raul Castro est désormais seul, tout seul à la barre, avec les apparatchiks du parti communiste cubain. Avec ses 85 ans, Il n’est pas non plus un perdreau de l’année. Les quinquagénaires de l’appareil attendent, l’arme au pied. La levée de l’embargo qui donnerait de l’air à l’économie cubaine, sera-t-elle activée ? Manque de chances pour le régime, le pétrole vénézuélien va se faire rare ou trop cher, Poutine n’a peut-être plus les moyens ou l’envie de financer à bout de bras « l’ile-crocodile » des Caraïbes, et l’imprévisible milliardaire Donald Trump va s’installer la Maison Blanche. Il ne faudrait pas que notre jeunesse, influencée par un enseignement gauchiste et une presse de même acabit, garde de Fidel Castro l’image d’un libérateur, alors qu’il ne fut qu’un satrape jouisseur et sanguinaire. J’invite tous ceux qui en ont les moyens à aller voir sur place, en ne restant pas uniquement cantonnés dans les «  HLM » des Tours opérateurs, pour la « bronzette »

1 - Le général Franco était d’origine galicienne.

2 - « La vie cachée de Fidel Castro » de J-C Sanchez (Michel Lafon, 2014)

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mercredi, 16 novembre 2016

LA MACRONITE AIGÜE, ÇA SE SOIGNE DOCTEUR ?

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Si besoin était de démontrer « qu’une démocratie comme la nôtre » est malade, la candidature d’Emmanuel Macron qui, sans être un perdreau de l’année, n’en est pas moins un nouveau venu sur la scène des « grands », suffirait amplement à le prouver. Enfin, voici un homme jeune pour ne pas dire un jeune homme, issu des milieux financiers – Rothschild, ce n’est pas rien, une référence, que dis-je une marque !- qui a été secrétaire-général adjoint au Palais de l’Elysée puis ministre de l’Economie de François Hollande avec le succès que l’on sait et qui, avec culot, paré des habits neufs d’un renouveau, ose annoncer sa candidature à l’élection présidentielle ce mercredi 15 novembre, à Bobigny, chef-lieu du « 9-3 », tout un symbole ?

Tel un homme neuf, apparemment vierge de toutes les turpitudes du monde politicien, ne doutant de rien, comme beaucoup de ses pairs il se jette dans la fosse aux lions et veut concourir à l’élection suprême sans passer par la case « primaires ». Fort de ses discrets mais puissants soutiens, ce symbole du monde libéral-libertaire trace son sillon et grappille, ici ou là, quelques points dans les sondages qui inondent quotidiennement le théâtre politique.

Il est pourtant aux antipodes de ce que semblent souhaiter une majorité de Français : souveraineté, ordre, respect des valeurs et équité. Sans oublier cette foutue « courbe du chômage » qui, décidément, refuse de se ramollir sans quelques trucages statistiques.

Nouvelle gravure de mode, figure avenante de gendre convenable – trop tard, la place est prise par « maman »….- il est devenu le champion d’une caste de « bobos » énamourés qui, décidément, n’a rien compris à la vague de fond qui ,de la Grande-Bretagne aux Etats-Unis, de la France à la Scandinavie en passant par la Hongrie, remue les couches populaires, ces gens du peuple qui n’en peuvent plus des frasques et des échecs d’une oligarchie, provisoirement, encore dominante. A croire que l’élection de Trump – divine surprise ? – n’aura servi à rien. Décliné petits bouts par petits bouts, tel un collier cassé qui perdrait ses perles une à une, le programme de Monsieur Emmanuel Macron reste flou sur l’essentiel : quid de l’immigration, de la place de la France dans le monde, de ses relations avec ses alliés et voisins, des rapports du monde du travail et du monde de l’argent, de l’avenir du syndicalisme « institutionnel », de la liberté d’expression, de la place exagérément revendicative de l’Islam, de la répression du terrorisme islamiste, de la reconstruction de l’école ? J’avoue que, pour l’instant, je reste sur ma faim et que mon appétit ne sera pas calmé par une infâme tambouille cuisinée par quelques socialistes repentis, acoquinés avec des centristes en rupture de ban.

Les désillusions des bonnes volontés se mobilisant en faveur de cette   nouvelle offre lancée sur le marché politique, promue telle une marque de lessive qui laverait « plus blanc que blanc », viendront à leur heure. Les caciques de la « droite molle » et de la gauche moribonde veillent au grain ; on peut leur faire confiance pour ne pas adouber sans coup tordu cet « OVNI » propulsé par le monde médiatique. La température de la douche électorale du printemps prochain risque d’être glaciale. En Marche fera, à terme, du sur place !

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mercredi, 09 novembre 2016

UN ELEPHANT ÇA TROMPE ENORMEMENT

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Le Bloc notes de Jean-Claude Rolinat

Un éléphant c’est bien connu, « ça trompe énormément »… En l’occurrence hier 8 novembre aux Etats-Unis, « ça TRUMPAIT » énormément !

Si l’éléphant est l’emblème du Parti républicain celui des Démocrates, bien choisi il faut le dire, c’est... l’âne ! Et les partisans de l’âne, à en croire les sondeurs, n’avaient même pas besoin de se déplacer pour voter, c’était plié d’avance, la Clinton serait élue dans un fauteuil, pensez, avec trois ou quatre points d’avance ! Toujours aussi doués ces instituts de sondages, toujours aussi affutés, toujours aussi malins.

Après leur erreur monumentale sur le « Brexit », ils se sont égarés sur le scrutin islandais où ils nous annonçaient avec gourmandise la victoire du Parti Pirate à la première place et l’effondrement des conservateurs. Patatras, les Pirates ont été coulés à la troisième place après leur abordage, justement par ces mêmes conservateurs. La météo, elle, prend moins de risques en nous annonçant nuages et pluie pour la semaine !

Ne boudons pas notre plaisir, l’establishment yankee a pris hier une claque magistrale. Comme tout vient souvent des Etats-Unis avec retard, du bon comme du moins bon, il s’agit de patienter, un peu : la même chose se produira ici, chez nous, en France et en Europe. La caste journalistique, majoritairement composée de «  socialos-bobos-écolos-gauchos », pléonasme, va commencer à prendre peur pour ses privilèges. Tant mieux ! Avec Donald l’Amérique est de retour, chez elle.

Avec l’élimination d’Hillary Clinton de la compétition présidentielle, le risque de confrontation avec les Russes s’éloigne, nous ne nous en plaindrons pas. Au slogan « Make America great again », nous, nous préférons « Make France great again » !

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vendredi, 04 novembre 2016

« MIGRANTS » : QUE FAIT LA MARINE ITALIENNE ? DES RONDS DANS L’EAU !

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Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Tandis que les Italiens écopent, les Hongrois colmatent ! Ce qui vaut à ces derniers une haine farouche de la part de l’hyper classe mondialiste et de tous ses relais médiatiques.

Viktor Orban, c’est le diable, un Donald Trump bis ou presque ! Depuis la chute de la dictature ubuesque de Kadhafi largement facilitée par le trio infernal BHL/Juppé/Sarkozy – ces deux derniers ayant le culot de solliciter les suffrages des électeurs français ! – des centaines de milliers de migrants clandestins originaires pour la plupart de l’Afrique subsaharienne, ont franchi la Méditerranée pour échouer, finalement, sur les côtes italiennes grâce aux nombreux sauvetages effectués par la marine du gouvernement romain. Et au prix de mille périls : violences des milices libyennes incontrôlées qui les rançonnent ou les mettent en esclavage, accessoirement viols des femmes et, « cerise sur le gâteau » si l’on peut dire, risque de naufrage.

L’Organisation internationale pour les migrants (OIM), pense qu’une bonne partie de ces immigrés dépasserait les 250 000 qui attendraient le long des côtes de pouvoir s’embarquer tandis que selon d’autres sources, plus alarmistes mais plus réalistes, elles, parlent d’un million de personnes, principalement des Erythréens, Somaliens, Soudanais, Maliens, Egyptiens, Nigérians, Ghanéens et autres Tchadiens. Certains de ces clandestins potentiels pensaient travailler en Libye même (1), mais compte-tenu de la situation anarchique de ce pays, ils ne rêvent plus que de l’Eldorado européen et pour beaucoup d’entre eux, de pouvoir pousser jusqu’en Grande-Bretagne, « Brexit » ou pas.

Et pourtant, il n’y a pas d’avenir pour eux sur notre continent, en tout cas pas comme ils peuvent naïvement l’espérer. Peuplée de 6 millions d’habitants, la Libye serait en fait, en permanence sillonnée par des centaines de milliers d’étrangers victimes de passeurs peu scrupuleux qui ne se donnent même plus la peine d’accompagner leurs « clients » à bord de leurs barcasses. Malgré la présence de l’agence européenne Frontex chargée de surveiller les frontières de l’espace Schengen - en fait c’est plutôt « Spontex » qu’elle devrait s’appeler tant elle absorbe de clandestins ! – et son changement de nom en ECBG ou « Corps européen de garde-frontières et garde-côtes n’y changera rien, c’est tout de même près de 160 000 naufragés qui ont débarqué dans la botte depuis janvier 2016 ! Un record par rapport à 2015, laissant tout de même un gout amer avec plus de 3 000 noyés. Chaque semaine, chaque week-end, une armada gonflée de bonnes intentions patrouille et recueille des masses de misérables grappes humaines entassées dans des embarcations de fortune. Et, au lieu de les raccompagner d’où elles partent, les débarque qui en Sicile, qui à Lampedusa, qui en Sardaigne. Les passeurs encaissent et l’Italie décaisse !

D’après le quotidien Il Giornale, le pays dépense mensuellement 100 millions d’Euros rien que pour loger et nourrir toutes ces bouches. Si ces candidats à une périlleuse aventure passent par la Libye et non par le Maroc pour rejoindre, par exemple, l’Espagne puis notre pays, c’est qu’ils savent que l’Italie expulse très peu de déboutés du droit d’asile tout comme la France d’ailleurs, lesquelles fournissent de généreuses prestations en attendant que les demandes officielles du droit d’asile soient formulées.

Une belle marine qui ne sert à rien !

« Il faut les bloquer au départ (de l’Afrique) (…) L’Italie ne pourra pas tenir une année de plus », a expliqué le 25 octobre dernier à la télévision le Premier ministre italien Mattéo Renzi, qui a également lancé une sorte d’ultimatum à l’Union européenne, menaçant de bloquer le prochain budget européen si les pays membres du groupe de Visegrad (2) continuent – et ils ont raison ! – de refuser l’accueil de toutes ces masses humaines totalement inassimilables. L’Italie recense déjà 5 millions d’étrangers sans compter ceux qui ont été naturalisés, soit près de 10 % de la population avec une pyramide des âges totalement inversée.

Le journal La Stampa estime à 50 000 le nombre de ceux qui sont ou seront déboutés de ce fameux droit d’asile. Leur rapatriement couterait trop cher ou il serait empêché faute d’accord de reconduite et de réintégration avec les pays d’origine. En 2015, sur 34 107 décisions d’expulsion, seules 3 688 ont été effectivement réalisées.

Même ridicule proportion en France qui se débat avec sa « jungle de Calais », véritable cancer avec ses métastases. (La nouvelle « bataille de Stalingrad » aura-t-elle lieu ? A l’heure où ces lignes sont écrites, « la messe n’est pas dite »…).

En examinant la situation de la mare nostrum , on constate pourtant que l’Espagne, la France et l’Italie ont des marines respectables. A quoi servent-elles ? A ne faire que du sauvetage en mer ? Les trois pays cités ont les moyens militaires de stopper cette marée humaine à son point de départ. La flotte italienne totalise 105 000 tonnes, avec des fleurons comme le porte-aéronefs Giuseppe Garibaldi, des croiseurs, des destroyers lance-missiles, des frégates, des corvettes et des patrouilleurs en grand nombre, capables avec leurs bâtiments amphibies d’escorte, de projeter la brigade de fusiliers-marins San Marco ou les paras de la division Folgore pour sécuriser une tête de pont…

Cette zone à déterminer en accord avec les « autorités » libyennes, serait susceptible de contrôler et de « fixer » tous les candidats aux migrations, pour peu que l’ONU veuille bien financer des camps « en dur » pour les abriter. Faute de quoi, tous ces réfugiés économiques pour la plupart, viennent et viendront engorger encore plus les divers centres de rétention transalpins, s’entasser dans des conditions misérables à Lampedusa ou à Vintimille, avant de passer en France et de reconstituer dix, vingt, cent « jungles de Calais ».

La France a, elle aussi, les moyens militaires d’une politique de containment, comme l’Australie sait le faire. Sans état d’âme, mais dans le seul intérêt du pays qui, lui non plus, ne peut accueillir toute la misère planétaire. Si la raison et la rationalité gouvernaient le monde, ça se saurait. La doxa dominante condamne les peuples d’Europe à accepter à terme l’inacceptable : leur lent mais inéluctable remplacement. Par qui ? Par des populations hétérogènes totalement étrangères à la civilisation de nos pères. Ici ou là des voix s’élèvent, des mouvements politiques et des leaders responsables relèvent la tête, en Allemagne, en Italie, en Scandinavie, au Royaume-Unis, en France bien sûr. Mais, curieusement, tout comme le soleil se lève à l’Est, l’espoir d’un arrêt du déclin semble poindre à l’orient de notre horizon. D’où le déchainement de l’oligarchie qui fait donner la « grosse bertha » médiatique contre les leaders des pays de l’ancien Pacte de Varsovie.

Personne n’est dupe. La Hongrie, arc-boutée à son créneau avec sa barrière métallique, défend l’espace Schengen conformément aux accords signés. Tous ceux qui disent le contraire sont des Tartuffe, des hypocrites. Qu’attendent les pays latins et plus particulièrement l’Italie pour en faire autant avec ses moyens navals, sur les côtes libyennes ?

Notes

(1) Avec la chute de la production pétrolière, conséquence de la guerre civile, le marché libyen n’est plus, pour l’instant, attractif.

(2) Hongrie, Pologne, Slovaquie, Tchéquie.

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lundi, 17 octobre 2016

LES « SAUVAGEONS » DE BERNARD CAZENEUVE !

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Le « crêpage de chignons » entre Trump et la Clinton, la bataille de chiffonniers aux primaires de la « droite et du centre » comme les lamentables confessions de François Hollande à des journalistes, ont quelque peu occulté les graves événements survenus à Viry-Châtillon ou, en tout cas, les ont relégués au second plan d’une actualité brûlante, brûlante comme les véhicules de police volontairement incendiés par des...  «  sauvageons » !

C’est ainsi que l’inénarrable ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, le « Buster Keaton » du gouvernement, a qualifié la douzaine de voyous cagoulés qui, en pleine journée, ont lancé des cocktails Molotov sur deux voitures de police en faction à un carrefour « sensible » de cette banlieue parisienne. La volonté de tuer des policiers et de les «  griller comme de vulgaires merguez » était évidente. Ces assassins animés d’une farouche haine anti-flic, en bloquant les portières des véhicules pour empêcher notamment un jeune adjoint de sécurité d’en sortir, ont administré au public français leur volonté criminelle d’en découdre avec les « bleus ». Et tout ce que trouve à dire le « premier flic de France », c’est de qualifier de « sauvageons » ces barbares qui ne mériteraient que le châtiment suprême !

Mais voilà, tétanisés par la peur de commettre une bavure et de se retrouver devant les Assises en position d’accusés, les agents n’ont pas fait usage de leurs armes alors qu’ils étaient, largement, en état de légitime défense, on le serait à moins… A croire que les socialistes n’aiment les militaires et les policiers qu’allongés dans leurs cercueils recouverts du drapeau tricolore !

« Que fait-on de « sauvageons ? On les renvoie chez eux après leur avoir tiré les oreilles ? », écrivait Caroline Parmentier dans le numéro du 12 octobre du quotidien Présent. La situation, gravissime, exige des mesures énergiques ; ne sommes-nous pas sous le régime de l’état d’urgence ? Il y a une vingtaine d’années on recensait, en gros, 177 000 mineurs compromis dans des actes de délinquance dont les deux tiers avaient plus de dix ans. De nos jours, c’est plus de 240 000 qui sont annuellement impliqués. Les zones de non droit et autres « quartiers sensibles », ces fameux « territoires perdus de la République », il faut les re-con-qué-rir ! Et il n’y a pas trente-six solutions : une seule, l’état de siège.

L’Algérie d’hier comme modèle ?

En 1957 la « bataille d’Alger » a été gagnée par l’armée à qui le gouvernement - socialiste ! – avait donné les pleins pouvoirs pour éradiquer le terrorisme qui frappait la capitale de la grande province française. Le pouvoir gaulliste n’hésita pas à investir le populaire quartier « pied noir » de Bab-El-Oued pour écraser la résistance française à l’abandon. Mêmes méthodes ou presque au service de deux causes ô combien différentes.

Mais la méthode pour contrôler toutes ces zones de dissidence, de commerces parallèles, de banditisme, est identique : bouclage du quartier, investissement immeuble par immeuble, cage d’escalier par cage d’escalier, palier par palier, appartement par appartement, cave après cave… Et, après les fouilles, centres provisoires d’internement pour vérification des identités des suspects.

Il faut que les forces de l’ordre aient les moyens juridiques et matériels de pénétrer dans tous ces quartiers pour y rétablir l’ordre et la sécurité. Sans cela, le quotidiens des Français et des autres habitants va déboucher sur une sorte de guerre civile larvée, une situation à la libanaise ou à la yougoslave, avec toutes les dérives criminelles imaginables et la perte de souveraineté de l’Etat avec un grand « E ». Mais il faut une volonté politique, la volonté de rompre avec la doxa dominante, d’arrêter de pratiquer la politique de l’excuse envers des populations dites défavorisées. (Défavorisés ces jeunes à qui la France offre une scolarisation gratuite, des équipements sportifs de qualité, des loisirs, l’espoir d’un avenir dans un pays « civilisé » - pour combien de temps encore ? – et des soins, eux aussi gratuits, de bon niveau ?).

La liste des méfaits commis par toutes ces bandes ethniques qui refusent l’assimilation républicaine et se réfugient dans la violence et le terrorisme est longue comme un jour sans pain. Quel candidat à la Présidence de la République aura le courage de dire la vérité, de prendre « le taureau par les cornes » ? Robert Paturel, écrivain, un ancien du RAID, toujours dans PRESENT, s’adressait ainsi à ses collègues :-«  Amis policiers et gendarmes, n’oubliez jamais qu’il vaut mieux être jugé par douze que porté par six »… Si l’Etat ne rétablit pas la sécurité, si la justice ne fait pas son travail, si les prisons continuent d’êtres bondées faute de places, au bord de l’explosion, les braves gens deviendront alors des « gens braves » et s’armeront, comme aux Etats-Unis ou en Israël. Est-ce la solution ? Aujourd’hui seuls les voyous sont armés. Demain, le « Far-West » dans nos rues ?

Encore une fois, c’est à l’Etat et à lui seul de garantir la qualité de vie et la sécurité de ses citoyens. Pour cela il faut qu’il s’en donne les moyens. Il va falloir patienter : les cancres qui siègent dans bon nombre de nos institutions ne sont pas sur cette ligne. Pourtant, une démocratie ne peut survivre qu’en mettant sa force au service du droit. Le droit des personnes à sortir quotidiennement de chez elles sans avoir une boule au ventre. Il est vrai que les excellences qui prétendent nous gouverner n’ont pas cette angoisse, protégées qu’elles sont par des cohortes de gardes du corps !

Ce n’est pas en mettant un couvercle sur la marmite ou en cachant la poussière sous le tapis que l’on redonnera l’espérance aux Français ! Messieurs Hollande et Cazeneuve, un peu de courage, vous avez encore six mois pour ne pas laisser dans nos mémoires la trace de votre indiscutable laxisme envers les voyous et les terroristes !

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vendredi, 30 septembre 2016

MASSACRES DES HARKIS EN ALGERIE : CONSEQUENSE D’UNE IGNOBLE FELONIE !

10 JNI JC Rolinat.jpgLe bloc-note de

Jean-Claude Rolinat

Le Président de la République, ex-Premier secrétaire du Parti socialiste, locataire provisoire de l’Elysée jusqu’en mai 2017, vient de rendre un hommage solennel – comme par hasard à quelques mois de l’élection présidentielle ! – aux harkis. Sous ce terme ont été regroupés tous les combattants musulmans de l’Armée française en Algérie française. Mieux, il a reconnu la responsabilité de la France dans les massacres qui ont suivi l’entrée en vigueur des accords d’Evian le funeste 19 mars 1962. Acte paradoxal de la part du Président, alors que son gouvernement a officialisé cette même date honteuse du 19 mars comme celle marquant la fin d’une guerre qui, pendant longtemps, fut maquillée par le terme générique, les « évènements d’Algérie ». Déjà une nouvelle trahison de cette« Ripouxblique » comme dirait Jean-Marie Le Pen….Toutefois, ne boudons pas notre satisfaction. Par la voix du Président légal, sinon légitime, de l’Etat français, notre pays reconnait sa responsabilité dans le massacre des harkis perpétré juste après la date d’entrée en vigueur des accords d’Evian, tuerie de masse que l’on s’accorde à chiffrer par dizaines de milliers de victimes dans des conditions monstrueuses. (Certains avancent le chiffre, énorme, de 150 000 victimes civiles et militaires musulmanes. Ca fait froid dans le dos ! Mais n’entrons pas dans cette sordide querelle des chiffres). Ces exécutions ne sont pas sans évoquer l’actuelle barbarie de Dae’ch. « Bon sang » si l’on peut dire, ne saurait mentir » et les tueurs de l’Emirat islamique sont bien les dignes héritiers des assassins du FLN ! (Même « technique » de décapitation). Comment imaginer que des êtres humains se soient acharnés avec une telle violence démoniaque sur « leurs frères » en religion, leur infligeant d’indescriptibles mutilations et que, une fois leur forfait accompli, ils aient pu regagner impunément leurs foyers ? Et pourtant, la France comme le « Gouvernement provisoire de la République algérienne », l’instance exécutive du FLN, s’étaient engagés par leurs signatures à garantir les droits et libertés des personnes : -«  nul ne pourra faire l’objet de mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d’une discrimination quelconque en raison d’opinions émises à l’occasion des événements survenus en Algérie, avant le jour du scrutin d’autodétermination, d’actes commis à l’occasion des mêmes évènements, avant la proclamation du cessez-le-feu. Aucun Algérien ne pourra être contraint de quitter le territoire algérien, ni empêché d’en sortir »….Les textes étaient clairs, limpides. Violés dès la première heure de leur prétendue application. VERITAS, le Comité national pour le rétablissement de la vérité historique, s’indigne à juste titre dans son communiqué  du 27 septembre 2016, que « pour l’homme civilisé, un tel acharnement, d’aussi bas instincts, répugnent simplement à être évoqués » et, plus loin, ne comprend pas, ne « s’explique pas de pareilles horreurs perpétrées sur des hommes qui, la veille encore, étaient leurs voisins ou leurs amis ». La trahison gaulliste – comment désigner autrement la volte-face du premier Président de la Vème République ?- a ouvert la porte aux ouvriers de la 25ème heure, à ceux qui devaient donner des gages au vainqueur et faire oublier leur attentisme sinon leur collaboration avec la France. L’ignominie a été accomplie par les autorités françaises qui ont menti aux harkis et à leurs familles, les regroupant, puis les désarmant comme pour mieux les livrer aux égorgeurs du FLN. Heureusement, un grand nombre de cadres a sauvé l’honneur en refusant d’abandonner leurs hommes et a transgressé les ordres reçus. Quels étaient-ils ces ordres ? Rappelons que le ministre Louis Joxe, le père du calamiteux ministre mitterrandien de l’Intérieur, ministre des affaires algériennes, adressa le l6 mai 1962 le télégramme suivant au Haut-Commissaire de France en Algérie, Christian Fouchet : -« Ministre Etat Louis Joxe demande à Haut-Commissaire rappeler que toute initiative individuelle tendant à installation métropole Français musulmans strictement interdite. En aviser urgence nos chefs SAS et commandants unités ».

COMME LES ANGLAIS AVEC LES « VLASSOV »….

Peut-on imaginer pire félonie ? Il est vrai, par exemple, que le Royaume-Uni livra des prisonniers de guerre russes de l’armée Vlassov à la vengeance de Staline. Perfide Albion, perfidie gaulliste ! Le voile du silence, le mensonge, recouvrirent un temps, un temps seulement, ces tragiques circonstances tout comme les massacres d’Européens à Oran dès les premières heures de la proclamation de « l’indépendance ». Les victimes comme les coupables, survivants, ont vieilli. Mais la vérité dans toute sa lumière, exigerait que soit désignés celles et ceux qui ont permis de telles atrocités. Les porteurs de valises du FLN , les terroristes dont les poseuses de bombes, les fellaghas de l’ALN et leurs chefs bien sûr, mais aussi les princes de l’Etat algérien. Mais surtout, surtout, les hiérarques de l’Etat français et leurs fidèles subordonnés qui, sans état d’âme, ont accompli l’inimaginable, abandonner des populations à qui l’on avait juré qu’elles resteraient françaises. Souvenons-nous du fameux « je vous ai compris » d’Alger et du « Vive l’Algérie française » lancé à Mostaganem qui n’auront pas plus de consistance ou de réalité politique que le non moins célèbre « Vive le Québec libre » lancé à Montréal quelques années plus tard. En ces temps d’agitation pré-électoraux, alors que tout le monde, à droite, peu ou prou, se réclame du « gaullisme », n’oublions jamais que la figure tutélaire de la Vème République est responsable, par indifférence ou duplicité, d’une tragédie contemporaine de l’histoire de France. Déjà, à la charnière des années quarante et cinquante, notre pays ne s’était pas montré à la hauteur de sa parole vis-à-vis des Indochinois, notamment des populations des Hauts plateaux tonkinois. Moi, par respect de TOUTES les victimes de la guerre d’Algérie et indépendamment de l’inéluctable évolution politico-administrative de ce pays (1), je n’irai pas, comme certains, à Colombey les deux Eglises….

 * Dont le statut « d’association » prévu dès l’annonce du référendum d’autodétermination.

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mercredi, 31 août 2016

« O CORSE, ILE D’AMOUR », (AIR CONNU….)

10 JNI JC Rolinat.jpgLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

L’été, qui n’est pas encore tout à fait terminé, a été fertile en évènements divers et variés. Nous n’aurions que l’embarras du choix pour les commenter. Si l’on met, provisoirement, entre parenthèses la tragédie niçoise du 14 juillet, d’autres faits scandaleux, intéressants ou tout simplement « clownesques », ont animé les pages de nos quotidiens. C’est ainsi que l’on aura noté que des touristes chinois et coréens ont été dépouillés dans notre si sympathique département anxiogène du « 9-3 », observé le rapprochement de la Turquie d’Erdogan avec Israël et la Russie qui a précédé l’irruption des chars de la première en Syrie, constaté l’inespérée défaite de l’African National Congress aux municipales de Pretoria, Le Cap, Johannesburg et Port Elisabeth qui a, peut-être , sonné le glas de l’ANC devenu le marigot des affairistes et autres corrompus comme le Président Jacob Zuma, ou encore souri aux lancements des campagnes présidentielles de Sarkozy et Montebourg ou à celle d’Emmanuel Macron , telle « une lessive qui lave plus blanc », oui tout aurait été prétexte à dissertations et autres exégèses ! Mais, ce qui a retenu mon attention, c’est la résistance de Corses en Corse, province française, face aux provocations d’origine « exotique » sur la plage de Sisco, près de Bastia. Et là, les ligues de vertu antiracistes étaient bien embarrassées.

Les Corses ont démontré « qu’ils en avaient »….

Je le confesse, je n’ai jamais eu une tendresse particulière pour les encagoulés du FLNC. Sans doute parce que les trois premières lettres de ce sigle me rappellent de mauvais souvenirs… Et puis, quel courage faut-il pour se déguiser en pénitent de Séville ou en Grand sorcier du Ku-Klux-Klan, la pétoire à la main, dans la fraicheur du maquis corse pour tenir une conférence de presse ? Mais j’avoue que là, l’avertissement « sans frais » adressé par les activistes du « Front de libération » aux terroristes islamistes potentiels, ont fait raisonner à mes oreilles, une fois n’est pas coutume, une petite musique qui m’est apparue soudainement bien sympathique ! Après l’affaire d’Ajaccio et la rixe de la plage de Sisco les iliens, unis dans leur respectable particularisme régional et linguistique, ont démontré massivement, qu’ils ne se laisseraient pas faire face aux agressions brutales dont les leurs sont victimes. Le ras-le-bol de la population s’était déjà librement exprimé avec vigueur et excès, peut-être, à la suite de l’agression de sapeurs-pompiers dans la nuit de Noël 2015 comme il s’est déchainé après que le samedi 13 aout, des jeunes et des moins jeunes, aient été frappés par des baigneurs, eux aussi d’origine maghrébine, sur une plage de Haute-Corse. Ce qu’a reconnu le Procureur de la République de Bastia, Mr Nicolas Bessone, dans sa conférence de presse explicative.(Sera-t-il muté pour cet acte courageux contre la doxa dominante ?). L’action rapide des villageois contre cette arrogance qui consistait à s’approprier une plage publique pour que les dames musulmanes puissent s’exhiber en toute quiétude dans leur camisole de scaphandrier, scelle peut-être l’acte 1 d’une reconquête territoriale et morale : à l’israélienne, « pour une dent, toute la g…le » ! (1). Les larmoyantes et sempiternelles ritournelles du « pasdamalgame » et du « bienvivrensemble » - vous inviteriez, vous, votre si sympathique voisin barbu en djellaba ? Moi pas ! - ont connu avec la manifestation de centaines de Corses scandant « on est chez nous », un coup d’arrêt peut-être décisif, en tout cas dans l’ile de beauté. Les Corses sont français depuis le XVIIIe siècle, bien avant Nice et la Savoie. Ces deux départements insulaires ont été le premier territoire français métropolitain libéré en 1943. Signe prémonitoire avant une nécessaire reconquête tout autant laïque et républicaine que morale ? Nous allons vivre des moments exaltants. L’Islam qui, ne l’oublions pas, est une religion d’importation contrairement à l’enracinement séculaire du christianisme et aussi, mais plus marginalement, du judaïsme, doit s’adapter au mode de vie de la majorité des Français (mœurs, usages et coutumes) : « à Rome vis comme un Romain ! ». C’est une évidence que, d’ailleurs, de nombreux musulmans ont assimilé.

« La reconquista » ?

L’heure n’est plus aux petites bougies et aux ridicules slogans du type « même pas peur », le moment n’est pas à la repentance de je ne sais quels actes d’un passé colonial dépassé, non, l’heure est à la « reconquista », tout simplement. La décision, redoutable, du Conseil d’Etat dans l’affaire dite du « burkini » est, à cet égard, un mauvais signal adressé dans la torpeur d’un été finissant. Est-ce pour nous étonner ? Les membres de cet organisme comme ceux qui siègent au Conseil constitutionnel, appartiennent tous à l’oligarchie dominante. Dominante pour l’instant ! Affaires à suivre….

(1) Je ne juge pas sur le fond le conflit israélo-palestinien : je constate simplement la redoutable efficacité de certaines méthodes de l’Etat hébreu. Un exemple à suivre, sans scrupules !                    

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mardi, 09 août 2016

AFRIQUE DU SUD : APRES LES MUNICIPALES DU 3 AOUT, L’ANC EST EBRANLEE

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Les résultats définitifs des élections municipales qui viennent de se dérouler le mercredi 3 aout en République d’Afrique du Sud, confirment une tendance lourde : la nation « arc en ciel » rêvée par Nelson Mandela a du plomb dans l’aile. Première observation, si l’African national congress (ANC) avec 53,91 % des suffrages recule par rapport à la dernière échéance de ce type, c’est que Julius Malema et son parti extrémiste noir des Combattants pour la liberté économique (EFF) , compense cette différence avec plus ou moins 6 à 7 %. Rappelons que ce délicat jeune homme affublé d’un béret rouge tout comme ses partisans, a pour slogan « un Boer, une balle ! », et que son programme exige l’expropriation des fermiers blancs et la nationalisation des mines et des industries….

UN VOTE DES CONSERVATEURS ET LIBERAUX BLANCS, MAIS UN «  VOTE UTILE »

Seconde observation, il semble que l’électorat blanc ait massivement « voté utile » en faveur de l’Alliance démocratique – en anglais DA, Démocratic alliance – qui progresse de deux points et demi en moyenne générale, avec un score de 26,90 % .

Troisième constat, les blancs, les métis qui parlent l’afrikaans essentiellement au Cap , et les Indiens de Durban et du Natal , ont tous donné leurs suffrages à la DA en réaction au monopole électoral de l’ANC. Il est également certains que des noirs mécontents des échecs du parti du Président ou les couches supérieures de l’électorat noir, ont apporté leur concours aux candidats de l’Alliance démocratique.

Quatrième remarque, ce scrutin s’est régionalisé ; dans la province du Cap, 15 municipalités sur 25 ont été remportées par la Da et à Capetown cette dernière cartonne avec 66,61 % contre 24,36 à l’ANC .Explications : la province du Cap Ouest est le cœur de l’habitat métis et les blancs y représentent 25 % de la population contre une moyenne nationale de seulement 9 %. Les réussites d’Hélène Zille comme Premier ministre provincial et le fait qu’un noir Mmusi Maimane, pour la première fois, ait été porté à la tête du parti, complètent la compréhension de ce score.    

D’INCROYABLES PERCEES ELECTORALES DANS DES FIEFS ANC

Plus étonnante est l’incroyable victoire de la DA dans la métropole « Nelson Mandela Bay » (Port Elisabeth et sa banlieue) au Cap Est, par 46,71 % contre 40,92 % à l’ANC. Tout aussi symbolique le succès de l’opposition dans la capitale, Tshwane (Prétoria) avec 43,12 % contre 41,22 % , résultat qui explose comme un coup de tonnerre dans le ciel des apparatchiks gavés du parti gouvernemental. C’est dire le rejet de la politique de Mr Jacob Zuma (en photo ci-dessus), un Président africain qui, comme beaucoup de ses pairs hélas, confond son portefeuille avec les caisses de l’Etat ! A noter que l’Inkhata freedom party, l’IFP du chef Zoulou Gatsha Buthelezi en perte de vitesse partout dans le pays, maintient ses positions dans les zones rurales du Kwazulu-Natal, son point d’ancrage, avec environ 25 % des voix dans cette province, et plus ou moins 4,5 % au plan national.

Il n’en demeure pas moins vrai que l’ANC avec des scores « canon » notamment dans les provinces rurales nordistes comme le limpopo ou le M’Pumalanga (68%), reste majoritaire et que l’arithmétique démographique ne joue toujours pas en faveur de la DA. Les meilleurs alliés de l’opposition restent les échecs de l’ANC qui, 22 ans après les première élections générales ouvertes à toutes les communautés, n’a toujours pas administré la preuve de ses compétences à gouverner ce vaste pays dans l’intérêt de tous, sans corruption et en toute sécurité. Il n’est pas rare d’entendre des noirs regretter l’époque où les blancs étaient aux manettes, comme beaucoup de ces derniers composent désormais, les bataillons de nouveaux pauvres. Quant aux fermiers, blancs eux aussi, qui fournissent l’essentiel des productions agricoles, ils mettent quotidiennement leur peau au bout de leur job ! Quant à l’armée, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Mais ceci est un autre débat….

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mercredi, 27 juillet 2016

LE PINGOUIN, LE CATALAN, LE CROQUEMORT ET LA FRISONNE

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Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat 

Mon premier est Président d’une République en complète déconfiture, surnommé ainsi dans une chanson par l’épouse de son prédécesseur. Mon second, naturalisé en 1982, quatre ans avant d’être élu conseiller socialiste à la Région d’Ile de France, est célèbre pour ses coups de menton « à la Mussolini »… Mon troisième, « s »inistre de l’Intérieur des deux premiers, a toujours une mine de chien battu, sans doute a-t-il été formaté par les cours du soir donnés aux PFG ! Quant à ma quatrième, elle est la plantureuse Chancelière d’une Germanie volontairement colonisée par des hordes venues d’Asie mineure. Mon tout est une superbe bande de « bras cassés » européens ou un trio de Pieds nickelés à qui il manquerait leur « Tartine Mariole » pour faire un quatuor tragi-comique….

TROP, C’EST TROP !

En Germania comme en Francia, les frappes de Dae’ch se suivent et ne se ressemblent pas. En une semaine, la RFA a subi trois attaques islamistes, sans compter la tuerie d’un « déséquilibré » d’origine iranienne commise au super centre commercial de Munich. Ce fut d’abord l’attaque à la hache des passagers d’un train par un Afghan agissant au nom de « l’Emirat islamique » et au cri « d’Allah Akbar », puis le dimanche 24 juillet le meurtre par un « réfugié » syrien de 21 ans, à Reutlingen en Forêt noire, d’une jeune femme à coups de machette. Le soir du même jour, à Ansbach, c’était un « kamikaze » - encore un « réfugié » syrien – qui se faisait exploser dans un restaurant situé à proximité d’un festival de musique, attentat entrainant des blessures sur douze personnes, dont trois très grièvement atteintes. Les Franconiens comme les Bavarois sont des gens réputés calmes. Pas sûr qu’aux prochaines élections « la Frisonne » en tire un bénéfice, car ça commence à «  ruer dans les brancards » du côté de la CSU, partenaire gouvernemental bavarois de la chancelière. Du grain à moudre pour PEGIDA et l’AFD ? C’est tout le mal que nous leur souhaitons….

LA FRANCE FRAPPEE DEUX FOIS DANS SA CHAIR EN MOINS DE DEUX SEMAINES

Crime de masse avant-hier à Nice, ville symboliquement touchée le 14 juillet - le jour même où la France, 4ème puissance nucléaire mondiale étalait sa force de colosse aux pieds d’argiles – aujourd’hui Saint-Etienne de Rouvray où un prêtre de 86 ans (!) est égorgée sous les yeux de quelques paroissiens par un duo de jeunes islamistes. Et qui demain, quoi, où ? Tragique interrogation face à l’incapacité de nos gouvernants à prendre les mesures efficaces qui permettraient d’éradiquer un mal sournois qui ronge la nation. Dans ces deux derniers cas, si la loi avait été appliquée, sans entorse aucune à « l’Etat de droit » si cher à toutes ces belles consciences de «  gôôôôôôche », les massacres auraient été évités. Le Tunisien « niçois » aurait été expulsé dès sa condamnation et l’apprenti-djihadiste au bracelet aurait été enfermé au lieu de bénéficier de la clémence absurde d’un magistrat anonyme. Tous ces crimes sont commis par des fanatiques se réclamant explicitement de la religion du Prophète. Qu’attendent les musulmans de France pour, massivement, s’en désolidariser ? Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dali Boubaker, a bien exprimé le mercredi 27 juillet, avec des paroles fortes, son indignation et sa compassion devant ce crime horrible symboliquement commis dans une église de France, pour frapper la religion des « mécréants » comme ils disent. Cela suffira-t-il à désarmer les esprits fêlés nourris des lectures coraniques les plus extrémistes, jusqu’à plus soif ? Il y a bien eu un rassemblement de quelques milliers de Mahométans après l’assassinat des deux policiers dans les Yvelines, c’est vrai. Des gens venus « en voisins », très visiblement pour exprimer leur horreur face à un crime perpétré  à leur porte par l’un des leurs. C’était un premier pas dans le bon sens. Mais depuis… Les citoyens français après la tuerie de « Charlie Hebdo », sont-ils descendus eux aussi en masse dans les rues de nos villes après les massacres du Bataclan et de Nice ? Que nenni. C’est incompréhensible… Le pouvoir en place n’a mobilisé semble-t-il, que pour « les siens », une équipe de journalistes et de dessinateurs anarcho-gauchistes. La peau d’un « Franchouillard » de base vaudrait-elle moins cher que celle d’un artiste à la plume sulfureuse et provocatrice ? Tout change et rien ne change. Hollande, jugulaire, jugulaire, genre « chef de guerre », annonce l’envoi de canons en Irak pour appuyer l’armée de ce pays dans sa campagne de reconquête de Mossoul. Fort bien. Ne vaudrait-il pas mieux parallèlement, assigner à l’opération « Sentinelle » des objectifs plus dynamiques que de monter une garde statique devant les ambassades, mosquées, synagogues et autres lieux de culte ? Par exemple l’investissement de cités à problèmes en passant au peigne fin les cages d’escaliers, les caves et les paliers ? En 1956, un gouvernement de gauche donna à l’armée les pleins pouvoirs pour stopper une vague d’attentats à Alger. En quelques mois l’affaire était pliée ! Il faut ratisser systématiquement les banlieues de nos villes abandonnées aux trafics et aux prêches inconsidérés d’imams étrangers, fermer les mosquées salafistes, incarcérer tous les djihadistes potentiels, ces fameux « fichés S », et rétablir la peine de mort pour les terroristes assassins puisque nous sommes en guerre, parait-il, et que le code militaire prévoit cette disposition. L’Etat d’urgence, c’est un cataplasme sur une jambe de bois ! Il est temps d’embrayer la vitesse supérieure et cela s’appelle l’Etat de siège. Tout le reste n’est que polémique stérile et littérature. Combien de temps les Français seront-ils passifs et patients ? Les élections de 2017 risquent d’être… « explosives » !

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mercredi, 20 juillet 2016

MAIS QUAND ALLONS-NOUS NOUS DEBARRASSER DE CES CANCRES-LA ?

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Le bilan du nouvel attentat islamiste perpétré contre la France est cruel : une semaine après le drame du 14 juillet, on dénombre 84 morts, 84 innocentes victimes dont, ce qui est encore plus révoltant, comme toujours, des enfants, des petits qui n’avaient rien demandé à personne et dont la disparition restera pour leurs parents, jusqu’à la fin de leur vie, une incandescente et insoutenable douleur. Et tout ça commis au nom de l’Islam, pour punir la France de ses raids aériens contre Dae’ch, en Syrie et en Irak ?

Rien, rien ne peut justifier une haine aussi aveugle et stupide. Ces Mahométans exaltés sont tellement bêtes qu’ils tuent aussi, aveuglement, les  leurs, comme aux terrasses des cafés Parisiens lors d’une certaine tragique soirée de novembre 2015. Et avec le culot d’un Charlatan qu’on lui connait, le Premier ministre Manuel Valls nous avertit, nous prévient, il y aura d’autres attentats, d’autres victimes. La belle affaire, n’est-ce pas le rôle premier des dirigeants de mettre en œuvre TOUS les moyens de l’Etat de droit – et au-delà ! – pour garantir la sécurité des populations ? Tout a-t-il été fait depuis la première tuerie de « Charlie Hebdo », toutes les leçons ont-elles été tirées ? On peut en douter quand on constate que pendant des semaines DURANT l’état d’urgence, des files de protestataires ont pu défiler dans les rues en masses compactes ou effilochées, et occuper le terre-plein de la place de la République à Paris, sans interruption .Non toutes les mesures n’ont pas été prises, toutes les leçons n’ont pas été tirées de ces drames répétitifs et il est pour le moins curieux de voir le sieur Sarkozy se hisser sur ses talons et proposer des mesures qu’il aurait été bien inspiré de prendre lorsqu’il était aux manettes ! Car, enfin, ce conducteur du camion « fou », ce Tunisien « dépressif » Lahouaiej Bouhlel, n’est-il pas entré tout à fait légalement en France en 2008 ? Et qui était alors le Président en exercice qui prétendait lutter contre l’immigration ? Ce camionneur d’occasion n’a-t-il pas été condamné ensuite pour de menus larcins qui auraient dû justifier une incarcération ? Nous n’avons pas la mémoire courte, et si nous constatons que par laxisme idéologique les socialistes d’aujourd’hui (1) sont incapables de mettre des gants de boxe, c’est bien le leader du parti « Les Républicains », l’UMP à l’époque, qui a supprimé la double peine . C’est-à-dire qu’un condamné étranger ayant effectué sa peine de prison n’était pas expulsé vers son pays d’origine à sa sortie de l’univers carcéral.

ÇA COMMENCE PAR FAIRE BEAUCOUP

La liste des crimes et attentats commis sur le sol de notre pays au nom d’Allah par des Mahométans qui ont perdu les pédales, commence à être longue : «  Charlie Hebdo », supermarché casher, voiture zigzaguant dans les rues piétonnes de Dijon, chef d’entreprise décapité, passagers du Thalys attaqués, drame du Bataclan, commissariats assaillis par des forcenés, assassinat d’un couple de policiers à Magnanville et puis là, ce tragique et terrifiant « jeu de quilles » niçois, non, ça ne peut plus durer ! Comment Manuel Valls, encore lui, peut-il s’étonner d’avoir été conspué lors de la cérémonie de recueillement organisée le lundi 18 juillet, promenade des Anglais, à la mémoire des victimes ? Huées, sifflets, injures auront accompagné son bref séjour niçois. Hollande, lui, plus prudent, -« courage, fuyons »- , avait dû s’inventer d’autres obligations protocolaires…..

IL FAUT PASSER A LA VITESSE SUPERIEURE

Ne stigmatisons pas, ne faisons pas d’amalgame afin de préserver le « bien vivre ensemble » qu’ils disent….Certes. Mais ces tueurs issus de nos cités ou venus du Maghreb ou du Proche Orient, sont-ils confucianistes, shintoïstes, luthériens, baptistes, méthodistes, bouddhistes, hindouistes, païens, athées ? Que nenni. Ils se recommandent tous du Prophète dont ils n’ont dû conserver que les mauvaises exégèses, et commettent leurs « joyeusetés » en proférant, en général, leur cri de guerre « Allah Akbar ». Mais sommes-nous sourds et aveugles ? Il y a de nombreux musulmans atterrés, sidérés, gênés que l’on puisse les confondre avec de tels monstres. D’autant qu’ici, en Syrie ou en Irak, beaucoup des leurs tombent aussi sous les coups des terroristes islamistes dans l’interminable conflit Chiites/Sunnites. Il ne faut pas leur tourner le dos et leur dire qu’ils doivent se ressaisir et collaborer à la traque de ceux des leurs, qui, éventuellement, pourraient encore passer à l’attaque. Les israéliens – je ne juge pas le fond du problème – sont experts dans la manière de juguler au maximum les risques d’attentats. Il y a des leçons à tirer de leur comportement et de la façon dont leurs services secrets – Shin Beth, Mossad - pénètrent, infiltrent, les réseaux terroristes. (Voire l’excellent feuilleton télévisé diffusé sur Arte « Hatoufim »). Encore une fois, il ne s’agit ici que de s’inspirer des BONNES techniques du contre-terrorisme et de ne pas se prononcer sur le fond d’un dossier géopolitique extrêmement complexe.

L’ETAT DE DROIT PEUT-IL « SE SALIR LES MAINS « ?

A situation exceptionnelle, riposte exceptionnelle. Dans un premiers temps, tous les suspects fichés « S » devraient être assignés à résidence ou internés. Le Président Roosevelt, je l’avais dit ici même, n’avait pas hésité en Janvier/février 1942 à interner TOUS les Japonais vivant aux Etats-Unis après l’attaque de Pearl Harbour. Les USA étaient-ils un « Etat fasciste » ? Non. Ont-ils hésité à incarcérer dans de dures conditions les assassins afghans et autres membres d’Al Qaida dans leur base de Guantanamo ? Non. Expulsons-nous les étrangers justement fichés « S » ou ayant fait l’objet d’une condamnation pénale ? Non. Refusons-nous l’entrée du territoire français aux « demandeurs d’asile » venant des zones de guerre concernées ? Non. Devons-nous prendre des gants avec tous ces gens là ? Non. Pour vaincre des bêtes au dangereux potentiel, il faut provisoirement mettre l’Etat de droit entre parenthèses – nos juristes savent suffisamment bien tricoter le droit pour nous « pondre » quelques mesures juridiques compatibles avec, in fine, les canons de la « Patrie des droits de l’homme » ! – afin que nos policiers, gendarmes, militaires et magistrats aient les coudées franches pour mener à bien leurs missions sécuritaires et répressives. Si « nous sommes en guerre » comme se complaisent à le dire les excellences qui prétendent nous diriger, alors il faut faire la guerre , avec tous les moyens de force mis à la disposition de la République et que cesse cette « clownerie » humiliante pour nos soldats, qui consiste à les faire déambuler dans les lieux publics, sans qu’ils aient l’autorisation préalable d’engager le feu ou de réduire au silence, manu militari, les « jeunes » qui viennent les importuner ou les insulter. Sans aller jusqu’à employer les mesures des militaires argentins dans leur lutte contre les Montoneros et autres dissidents gauchistes d’hier, dégradantes pour notre éthique, mais extrêmement radicales ( !), nous pouvons et DEVONS passer à la vitesse supérieure.

ET APRES ?

L’an prochain, à pareille époque, nous serons en principe débarrassés de la clique d’incapables qui colonise l’Elysée, Matignon, les ministères et l’Assemblée nationale. La nouvelle majorité – laquelle ? – sera-t-elle à la hauteur du rendez-vous crucial que la nation lui aura fixé ? C’est tout l’enjeu des futures élections présidentielles et législatives. En attendant, gardons-nous de toute psychose, continuons à vivre normalement, mais soyons plus imaginatifs que les terroristes, tentons d’anticiper leurs mauvais coups et restons sur nos gardes !

(1) A noter qu’en 1956, c’est un gouvernement à dominante socialiste qui a donné les pleins pouvoirs à l’armée pour gagner « la bataille d’Alger ». Question réglée en quelques mois par les soldats du général Massu…

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vendredi, 08 juillet 2016

CONNAISSEZ-VOUS LA REGLE DE TROIS ?

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de Jean-Claude Rolinat

Premièrement, le « BREXIT », deuxièmement l’Autriche, troisièmement… Donald Trump !

En votant avec une participation de 72 % lors du référendum pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, avec plus d’un million de voix d’avance, les électeurs de Sa Majesté ont sérieusement ébranlé l’édifice bruxellois,« my God », comme on dit dans les chaumières… Le désir d’indépendance et la peur justifiée d’une immigration déraisonnable – à Londres près des ¾ des enfants sont d’origine extra-européenne, à commencer par le Lord-Maire (qui n’est plus un enfant, mais un musulman militant !) - auront eu raison des craintes et des menaces apocalyptiques proférées ici ou là par l’establishment eurocratique et, surtout, anti-démocratique. Bravo les Anglais ! On peut simplement souhaiter que, malgré le vote favorable de l’Ecosse et de l’Ulster en faveur du « remain », le maintien dans l’Union, le Royaume d’Elisabeth II garde son unité et qu’il reste « uni », comme l’indique son nom. L’auteur de ces lignes, partisan de l’Etat-Nation décentralisé reconnaissant la valeur des petites patries charnelles, ne saurait concevoir une France sans la Corse, une Italie sans la Lombardie, une Espagne sans Pays basque et une Grande-Bretagne sans les kilts et les cornemuses des Highlands ! A l’époque actuelle, en ce tragique début de siècle, le format de l’Etat-Nation est plus que jamais nécessaire pour assurer tout à la fois la sécurité, la souveraineté, la proximité et la reconnaissance raisonnable des particularismes linguistiques et culturels. Point n’est besoin du « grand bazar » bruxellois pour qu’AIRBUS industries, l’Agence de l’Espace, le CERN ou Eurocopter fonctionnent : c’est sur la libre coopération inter-gouvernementale que reposent les fondations réelles d’une Europe unie. Pas dans une « soupe » cosmopolite !

Demain, plus tard peut-être, viendra l’heure d’approfondir les délégations de compétences, mais toujours dans un esprit pragmatique, aux antipodes d’un fédéralisme niveleur. On sait ce qu’il en advint en Amérique dans un autre contexte entre 1860 et 1865, lors de la « Guerre entre les Etats » dont l’origine n’était pas uniquement, loin de là, la question de l’esclavage.

Aujourd’hui encore, la défense de l’autonomie des Etats américains est un enjeu majeur dans la course à la Maison Blanche. Plus proche de nous, souvenons-nous du tragique éclatement de la fédération yougoslave, une République fédérative qui n’était qu’un véritable sac de peuples corsetés par le communisme titiste.

UNE AUTRICHE REELLEMENT DEMOCRATIQUE

Imagine-t-on en France pouvoir revoter à l’échéance présidentielle dans le cas d’un si faible écart de voix ? Que nenni ! Les recours iraient à la poubelle, surtout s’ils émanaient d’un mouvement n’ ayant pas reçu l’imprimatur du politiquement correct. C’est ainsi que du Tyrol à Vienne, de la Styrie au Vorarlberg, les électeurs autrichiens retourneront aux urnes dès l’automne prochain. Norbert Hofer amplifiera-t-il son exploit, démontrant ainsi que le système avait triché pour lui voler sa victoire ou les vieux partis d’un monde usé auront-ils raison du jaillissement d’une force nouvelle, mais déjà solidement implantée ? Réponse dans quelques mois…  « Wait and see » comme diraient les heureux britanniques !

CLINTON/TRUMP : LE MATCH DES EGOS

Disons le tout de suite, Donald Trump n’est pas notre tasse de thé et, pour être plus en phase avec le pays concerné, ce n’est pas notre verre de Bourbon préféré. Mais face à la représentante caricaturale de toute nos détestations, véritable symbole de tout ce qu’il nous faut combattre, force est de trouver ce Donald sympathique, même si ses formules sont un peu, disons, « brutes de décoffrage » ! L’animal – l’éléphant républicain – bouscule le paysage politique, décoiffe avec ses formules à chacun de ses meetings et rafle les mandats pour être désigné comme candidat lors de la Convention de son parti. Tous les obstacles mis sur sa route par les vieux caciques de Washington ont été, les uns après les autres, balayés par le rouleau compresseur du milliardaire New-Yorkais. Avec l’éventualité de cet homme aux manettes fédérales, l’hypothèse d’un clash avec la Russie s’éloignerait. Poutine comme Trump semblent s’apprécier mutuellement et même si, en diplomatie, les rapports de force comptent plus que les minauderies, le fait que deux leaders de deux pays d’une telle taille s’entendent, ne peut qu’être profitable pour avancer dans un monde apaisé. Le parti de l’âne – démocrate, forcément démocrate ! – sera-t-il coiffé au poteau en novembre prochain ? Ce n’est pas impossible car, attention, un éléphant, ça « Trump » énormément…

Voici en tout cas trois perspectives rafraichissantes pour passer un bon été, été que je vous souhaite ensoleillé et pacifique dans un pays qui a tant besoin de chaleur et d’unité.

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samedi, 25 juin 2016

LE PORTE AVION AMERICAIN DE SA MAJESTE PREND LE LARGE

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Le Royaume uni va-t-il devenir le 51e Etat des Etats-Unis avec le Canada, - la colonie de son ancienne colonie en quelque sorte -, chipant ce statut sous le nez de Porto Rico ? Membre de l’Union européenne il l’était, avec des privilèges par rapport à ses petits copains de classe, il part.. David Cameron a perdu de justesse un pari fou. Mais l’unité du Royaume est-elle préservée, car il sera facile pour l’Ecosse, compte tenu de ses larges prérogatives, de prendre prétexte du départ de l’Angleterre de l’U-E pour quitter le giron londonien.

Dans un premier temps les velléités séparatistes seront mises sous le boisseau, mais le temps d’un nouveau référendum arrivera bien vite ! En revanche, la courte victoire du camp du NON à l’Europe va renforcer tous les pays eurosceptiques qui, à leur tour, vont réclamer les mêmes avantages que ceux délégués au Royaume Uni après de nombreuses négociations. Il faudra du courage à la France pour revendiquer les mêmes compétences et s’affranchir de cette insupportable tutelle bruxelloise, cette commission anonyme de 28 membres – un par pays – qui fait la pluie et le beau temps, édicte des directives transposables dans chaque pays. Junte anonyme non élue, la Commission est par contre représentative de cette oligarchie européiste au fonctionnement et à la désignation anti démocratique. C’est bien simple, l’Union européenne, c’est l’URSS sans le goulag ! Si nous sommes pragmatiques, il n’y a qu’une seule forme valable pour faire fonctionner l’Europe, c’est l’adhésion à l a carte, chaque pays en toute souveraineté déléguant au pool européen les compétences qu’il veut, compétences qu’il pourrait récupérer en toute souveraineté. L’Europe qui marche, c’est l’Europe des projets concrets : AIRBUS, le CERN, l’ESA etc… L’Euro ? La charrue a été mise avant les bœufs, il fallait harmoniser le social et le fiscal AVANT d’imposer la monnaie unique à la place d’une monnaie commune. Tout est à refaire.

Renversons la table pour construire une autre Europe, celle des réalités, de l’indépendance par rapport aux blocs, celle d’une défense commune pour des objectifs géopolitiques communs. Sans cela, chaque Etat membre doit reprendre ses billes ! Le BREXIT est une chance pour un nouveau départ d’une vraie COMMUNAUTE européenne, non d’un ersatz de fédération !

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vendredi, 24 juin 2016

L’EURO 2016 : RIEN A « FOOT » ?

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Coincé entre Roland Garros et la Grande Boucle, l’Euro 2016 colonise le petit écran et monopolise les ondes : Slovaquie/Angleterre le lundi 20 juin, Croatie/Espagne le mardi 21, Suède/Belgique le mercredi 22 etc… sans oublier la finale du TOP-14 en Rugby, ni les commentaires sans fin sur les chaines d’infos en continu….Je glose, tu commentes, il parle, nous « tchatchons »… L’overdose footballistique nous submerge tandis que d’ autres se peignent le visage de tricolore comme une lointaine tribu exotique partant en guerre. On entend des hurlements, des cris de joie, des éructations, des « on a gagné » à n’en plus finir si l’un des joueurs affublé du maillot bleu marque un but… Des supporters vont à la castagne et transforment des lieux de vie en lieux de désolation, tels des « gros bras» cégétistes dépassés par les évènements. Et tout ça pendant l’état d’urgence où les foules sont à la merci d’un excité du turban…

Un sport de millionnaires

Ce sport de millionnaires – les joueurs ne sont pas au SMIC et les places ne sont pas données – est devenu une drogue collective qui transforme des citoyens normaux en zombies parfois très lourdement avinés… Que demande le peuple, en panne d’horizons lointains depuis que les Empires sont morts et que l’indépassable horizon de la réussite semble se résumer pour beaucoup en une bagnole, des meubles Ikea dans la cuisine, un écran plat et des congés payés au Club Med ? Le peuple comme sous les dynasties romaines, demande du pain et des jeux. Le pain, pour l’instant, tout le monde y a droit, pour l’instant… Les jeux aussi, même si ceux des nôtres qui ne demandent rien y auront droit quand même… En Hollandie, football obligatoire à tous les étages,comme jadis le gaz dans les garnis ! Au moins dans les arènes, les gladiateurs risquaient leur peau et César, d’un geste du pouce, usait de son droit de vie ou de mort à l’égard du combattant tombé au sol. Sans aller jusque-là, bien sûr – heureusement, autres temps autres mœurs ! – que risquent les néo gladiateurs aux maillots numérotés dont certains, ceux des Suisses, note comique, sont d’une qualité douteuse ? Une fracture, une entorse, un hématome, un petit bobo, mais surtout la perception d’un gros chèque qui transforme des gamins de banlieue mal élevés en de richissimes parvenus, frimeurs, gros consommateurs de belles filles et de grosses cylindrées. Quelle notion peuvent-ils avoir de la valeur de l’argent ? Si ceux qui sont chargés de gérer leur petite fortune ne veillent pas au grain, beaucoup de ces footeux risquent de se retrouver «  à la cloche » une fois leur heure de gloire passée car, dans ce sport comme dans d’autres gangrénés par l’argent, le poids des ans est un irrépressible rouleau compresseur, un sens unique vers la sortie et la déprime.

Une équipe qui ne reflète pas tout à fait la diversité française

Le match de football est élevé au niveau de la célébration d’une grande messe, avec ses rites, ses prêtres et ses fidèles. L’équipe nationale, celle des tricolores très… multicolores, joue aussi le rôle d’une armée affrontant l’ennemi : on doit battre l’équipe adverse, il en va de l’honneur national. Le tout sous les yeux du souverain présent dans les tribunes officielles ou tout au moins le pantin qui remplit la fonction, honorant ses courtisans et la presse de ses commentaires avisés. Les hymnes nationaux sont joués même si, parfois, ils sont si peu chantés par certains joueurs, nous donnant à penser que ces derniers ne doivent pas vraiment se considérer comme étant vraiment « d’chez nous » et réaliser l’honneur qu’ils ont d’être là….C’est le patriotisme au niveau des crampons ! Comme l’écrit mon collègue Alain Sanders dans le quotidien PRESENT, « la classe politico-médiatique s’émerveille que quatre footeux musulmans de l’équipe de France (…) aient annoncé qu’ils ne feraient pas le ramadan pendant l’Euro ». Ah, les braves gens… «  Admirable » poursuit Sanders qui, toujours dans les colonnes de son journal, s’était interrogé comme moi, sur la composition de cette équipe qui devrait refléter la diversité française. Or, il est banal de constater que des jeunes Français d’origine africaine ont été nombreux à être sélectionnés par Didier Deschamps dans l’équipe nationale. Nos compatriotes d’ascendance asiatique, et ils sont nombreux – ah, l’Indo ! – pourraient protester et s’indigner de n’avoir aucun des leurs dans l’équipe, non ? Comble du culot, c’est le médiatique Éric Cantona, vieille gloire du foot reconvertie dans le cinéma, qui a accusé l’entraineur de « racisme » pour n’avoir pas sélectionné Benzema et Ben Arfa pour l’Euro ! On sait à ce sujet pourquoi  les intéressés n’ont pas été retenus. De qui se moque-t-on ? S’il y a bien une équipe sportive largement ouverte sur le multiculturalisme, c’est bien la sélection française. Tout observateur honnête ne pourra que le confirmer. Dans le monde sportif, seule l’équipe des Springboks compte un nombre disproportionné de rugbymen blancs alors que ces derniers ne représentent plus que 9 % de la population. Mais il faut dire que ce sport concerne d’abord les Afrikaners et, en quelque sorte «  les coagule », alors que les Noirs Sud-africains, comme partout sur le continent, sont bien plus attirés par le football. Les joueurs français d’origine africaine, antillaise ou réunionnaise sont-ils meilleurs que des métropolitains ? Peut-être après tout, je ne suis pas compétent pour en décider. Mais il n’en demeure pas moins que les Bleus envoient un message au monde et ce message est, quelque part, qu’on le veuille ou non, « idéologique », la France change et elle s’éloigne de la définition qu’en donnait hier et jadis le général De Gaulle. D’autre part, cette équipe « black-blanc-beur » qui sous l’autorité de Zidane, « Zizou » pour les intimes, donna la victoire à la France contre le Brésil en 1998 au mondial de football, n’est-elle devenue aujourd’hui, qu’une bande de vedettes qui «  se conduisent comme des vauriens tout en suscitant l’extase de la foule », comme l’a dit la philosophe Chantal Delsol ? Pauvres téléspectateurs submergés de buts, de coups francs, de corners et autres hors-jeu et, surtout, pauvre France !

A CE PROPOS, C'EST ASSEZ URGENT :

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mercredi, 08 juin 2016

« CA VA MIEUX ! »

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

François Hollande, égal à lui-même, sévères lunettes de professeur de collège sur le nez, la cravate légèrement décentrée comme d’habitude, l’a dit sur les ondes d’Europe 1 : « ça va mieux pour la France ! ».

Adepte de la méthode Coué, il a surpris son monde en prenant à contre-pied la morosité et le scepticisme des Français. A propos du chômage, le Président d’une République en faillite joue sur les mots en jonglant avec les statistiques de son prédécesseur, passant sous silence les radiations autoritaires effectuées par Pôle emploi et les tours de passe-passe qui consistent à transvaser des chômeurs d’un stock de demandeurs d’emplois à celui de bénéficiaires de stages de formation. Stages à l’issue desquels aucun emploi en CDI n’est garanti. Dommage que les grèves qui paralysent partiellement l’activité économique du pays ne viennent également contredire l’optimisme présidentiel.

Voilà des semaines que les perturbateurs de la CGT et leurs complices de SUD rendent le quotidien de beaucoup de nos concitoyens insupportable : nous tombons de Charybde en Scylla. Après les blocages des raffineries et les pénuries d’essence, voici venu le temps des blocages ferroviaires et des menaces sur le ciel, ciel qui, par ailleurs, n’est guère clément. A la SNCF comme à la RATP où les trafics de trains et de rames sont perturbés, s’ajoutent les débrayages dans les ports et le coup de poing sur la presse, respectivements menés par les dockers et les ouvriers du livre CGT. D’autres grévistes d’EDF ont privé d’électricité près de 120 000 foyers à Donges, Pornichet, La Baule, Guérande et Saint-Nazaire…. Saint-Nazaire qui vient d’enregistrer une nouvelle fabuleuse commande de paquebots géants et où le ministre de la défense, Le Driant, n’a pu se rendre pour la cérémonie de rétrocession d’un BPC de type « Mistral » de la Russie à l’Egypte. (Un beau fiasco financier !). Tout cela n’a pas empêché notre vaillant Président de…présider et de s’envoler pour le Japon et d’aller en Suisse, mercredi Ier juin, inaugurer le plus grand tunnel du monde qui traverse les Alpes.

Ca va tellement mieux que François Hollande, continuant sa distribution de cadeaux pour acheter – pour l’instant sans succès – la paix sociale, a annoncé aux maires de France réunis en congrès, qu’il allait revenir pour moitié sur la diminution des dotations globales de fonctionnement, dotations sans lesquelles aucune commune, fut-elle grande ou petite, ne pourrait… « fonctionner » !

Derrière tout ce remue-ménage syndical et parallèlement à la chienlit dans la rue qui s’étale sous nos yeux ébahis – surtout sous ceux de l’étranger – se tient un étrange clone de Pépone, Philippe Martinez, Premier secrétaire de la Confédération Générale des Travailleurs, une centrale un peu en perte de vitesse et qui veut se refaire une santé grâce aux luttes syndicales.

Les belles bacantes d’un apparatchik

Quand je pense au Pépone du fameux duo de la série des Don Camillo, je suis un tantinet indulgent. Non, Monsieur Martinez, avec ses épaisses moustaches tombantes, c’est plutôt le sosie du maréchal Plekszy-Gladz, petit frère du camarade Staline, dans l’inoubliable BD « L’affaire Tournesol » du plus que regretté Hergé !

Cet apparatchik de 55 ans qui aime sans doute à rappeler que ses grands-parents ont lutté contre le Franquisme, ça fait partie de la panoplie d’un « révolutionnaire », est adhérent de la CGT depuis, excusez du peu, 32 ans. De quoi grimper l’échelle de la hiérarchie au siège de la centrale, à Montreuil. Issu de la grosse fédération de la métallurgie – il a été ouvrier chez Renault – cet ancien adhérent du Parti communiste qu’il a quitté en 2002 – marxiste un jour, marxiste toujours ! – est un adversaire déterminé du patronat. A un point tel que le patron des patrons, le Président du MEDEF Pierre Gattaz, d’ordinaire plus modéré, s’est laissé aller à un commentaire incisif sur l’antenne d’Europe 1, qualifiant l’action cégétiste de « méthodes de voyous, des méthodes d’irresponsables ».

Et comme si le ciel voulait se mettre aussi de la partie, des pluies abondantes font déborder fleuves et rivières, entrainant des dégâts considérables évalués à plus ou moins un milliard d’Euros, plongeant – le mot est de circonstance – nombre de nos compatriotes dans la détresse. Et pendant de ce temps-là, la grève continue…

Le dimanche 5 juin, François Hollande est allé voir et complimenter l’équipe tricolore, (de plus en plus « multicolore » d’ailleurs), qui va participer à l’Euro de football 2016. Il en a rapporté un maillot bleu de supporter portant le numéro 24. Pas sûr que cette visite porte chance à nos « footeux » : par les temps qui courent, « notre » Président ne porterait-il pas plutôt la scoumoune ?

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mardi, 24 mai 2016

Autriche : les Eurocrates de l’oligarchie bruxelloise auront senti le souffle du boulet de canon

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Jean-Claude Rolinat

L’échec relatif de Norbert Hofer ne doit pas nous attrister, ni surtout assombrir les attentes de ceux des électeurs autrichiens qui avaient placé leurs espérances dans cette victoire souhaitée, bien au delà du « beau Danube bleu »…

Comme en écho à l’échec de son homonyme Andréas Hofer, « le chouan du Tyrol », qui résista vainement il y a deux siècles à l’impérialisme napoléonien, cette défaite sur le fil a comme un goût de victoire. Seuls les électeurs expatriés, influencés par leur milieu, auront tranché en faveur d’un septuagénaire écologiste.

Ce n’est pas l’avenir de l’Autriche.

Les Eurocrates de l’oligarchie bruxelloise auront senti le souffle du boulet de canon, ils n’en seront que plus dangereux. Mais grâce à ce score, espérons-le, les compteurs vont être remis à zéro sur un certain nombre de sujets et, notamment, celui des pseudos « migrants », un peu trop rapidement ripolinés en « réfugiés ». Le candidat Hofer, dans un récent entretien paru dans le numéro du 19 mai de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, n’a-t-il pas déclaré : « L’Europe a besoin de rappeler ses valeurs chrétiennes humanistes et d’en finir avec cette culture d’accueil indifférenciée. Nous avons le droit de choisir qui nous laissons entrer dans le pays et qui nous ne laissons pas. »

Une heureuse affirmation qui n’est pas, apparemment, compatible avec les élucubrations papales ! L’échec à deux doigts d’une victoire éclatante du candidat « populiste » Norbert Hofer resplendit comme un soleil d’Austerlitz, pour rester dans la métaphore napoléonienne !

Réaction publiée sur EuroLibertés cliquez ici

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mardi, 17 mai 2016

ORLEANS : LE KIDNAPING DE JEANNE PAR MACRON

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Le Bloc notes de Jean-Claude Rolinat

Il est jeune, a fière allure, porte beau le costume classique. Véritable gravure de mode sacralisée par les médias à la botte du système, Emmanuel Macron est le portrait type du jeune homme que les bonnes familles voudraient avoir comme gendre. Trop tard, le monsieur est déjà marié à une dame plus âgée qui s’est confessée dans les pages glamour de « Paris Match ». Quelle idée lui a traversé l’esprit lorsqu’il accepta l’invitation du maire « Les Républicains » d’Orléans, de présider les fêtes johanniques ? Et qui a soufflé à ce dernier d’inviter le ministre ?

OBJECTIF L’ELYSEE

Ambitieux, fondateur d’un mouvement dont le sigle est composé de ses initiales , « EM » », comme « En Marche », en marge d’un gouvernement dont le chef n’hésite même plus à le réprimander en plein hémicycle, Emmanuel Macron a commencé, probablement, l’escalade des flancs escarpés de la montagne qui devrait le conduire, pense-t-il, à L’Elysée. Et beaucoup d’autres, membres de ces loges et autres clubs confidentiels pensent pour lui, comme lui. Pourtant, bien que d’aspect sympathique, l’homme n’a pas un charisme exceptionnel et ses états de service à Bercy ne brillent pas au firmament des réussites gouvernementales, si ce n’est par l’ingéniosité mise en actes pour tondre le contribuable. Venu des milieux bancaires il rassure un certain patronat cupide – ne représentant pas, heureusement, tout le monde des affaires - et qui ne pense qu’à ses intérêts, toujours la même courte vue sur le devenir de la société française. Etiqueté social-démocrate, européiste, mondialiste, Macron a été mis initialement sur orbite par François Hollande pour contrer les ambitions d’un Manuel Valls colérique, ne voyant plus l’objectif présidentiel que comme une ligne d’horizon. (Laquelle, comme chacun le sait, est inaccessible plus on s’en rapproche !). Alors, pourquoi fêter la Sainte de la patrie traditionnellement honorée par Jean-Marie Le Pen chaque premier mai tandis que l’Action française défile le 8 au matin et que le PDF, le CNC, le Renouveau français et l’association Véritas, eux, se rassemblent autour de sa statue équestre place Saint Augustin, à Paris ? C’est que l’homme, ne se voulant ni de droite ni de gauche, au-dessus des partis donc, une sorte de « gaullisme soft », a besoin de se confronter au public, d’enluminer son image, de se donner une stature de rassembleur à la mesure de son ambition. Ira-t-il sous ses couleurs dans la course de 2017 si, d’aventure, le Corrézien n’y va pas ? La gauche modérée a besoin d’un bon poulain et une partie du monde des affaires trouve Emmanuel Macron compatible avec le capitalisme mondialisé. Venu du sérail bancaire, il connait les ficelles du métier. Mais, pour gagner à « la Grande élection », il faut plus d’atouts. Honorer Jeanne d’Arc est une bonne occasion de renouer avec l’Histoire de France. Ce n’est pas pour rien que dans son discours prononcé devant le parvis de la cathédrale, il a fait référence à de grandes figures de notre roman national, citant Charles Péguy, Michelet ou Gambetta avant de tenter de raccrocher son destin au parcours de l’héroïne du jour : - « Jeanne (…) a su rassembler la France pour la défendre, dans un mouvement que rien n’imposait. Tant d’autres s’étaient habitués à cette guerre qu’ils avaient toujours connue. Elle a rassemblé des soldats de toutes origines. Et alors même que la France n’y croyait pas, se divisait contre elle-même, elle a eu l’intuition de son unité, de son rassemblement »… Si cela ne ressemble pas à un discours de présidentiable, je veux bien être transformé en portier du PS rue de Solferino ! Son allocution était attendue et les observateurs politiques ont scruté le moindre indice pouvant prouver les ambitions du locataire de Bercy qui aspire à changer… d’arrondissement ! Les hommes de l’ombre qui mettent le jeune homme sur orbite ont réussi un beau coup médiatique. Même si dans ce monde surinformé une info chasse l’autre, l’image du ministre de l’Economie serrant la main d’une jeune fille, à cheval, incarnant Jeanne, restera dans les mémoires, alors que celle d’un Hollande seul dans sa voiture, escorté de la garde républicaine remontant des Champs Elysées presque déserts, passera aux oubliettes de l’Histoire. Pour qui se passionne pour l’actualité, pour la vie de la « chose publique », les mois qui viennent vont être fertiles en évènements, trahisons, ralliements, éliminations, coups fourrés et coups de poignards, chausse trappes et autres coups tordus… Mais la France dans tout cela, qui s’en soucie ?

QUID DE LA DROITE NATIONALE ?

Il y a, c’est certain, des hommes et des femmes de bonne volonté dans tous les rangs de ce que l’on appelle, au sens large du terme, la « Droite nationale ».( Que nos adversaires et nos ennemis s’évertuent à qualifier « d’extrême-droite » !). La difficulté, pour une irruption sur la scène du pouvoir, réside d’abord dans leur dispersion. Et, surtout, dans l’imposture actuelle que représente le courant majoritaire du principal mouvement se réclamant – à peine ! – de cette mouvance. La tentative du Maire de Béziers de rassembler des personnalités de notre sensibilité pour une large confrontation de leurs idées est-elle « la » solution miracle ? Nous, qui avons pris le « parti de la France » qui, comme le dirait un vulgaire Juppé, « sommes droits dans nos bottes », nous attendons de pied ferme Mr Macron ou tout « ersatz » de social-mondialisme : cet homme et ceux qui l’accompagnent n’incarnent pas nos valeurs, et ce n’est pas le hold-up de notre héroïne nationale qui nous convaincra du contraire. Si certains voient en Emmanuel Macron le sauveur de la patrie, une sorte de « Kennedy à la française », grand bien leur fasse. Nous ne tomberons pas dans le piège de la « Macronmania ».

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vendredi, 29 avril 2016

LA RUSSIE, UN AUTRE POUMON POUR L’EUROPE

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Les carnets de voyages de Jean-Claude Rolinat

L’Europe ne sait pas où elle va, ballotée par des courants contraires. Certains de ses membres comme le Royaume Uni, lorgnent vers le grand large, d’autres s’alignent sur Washington tandis que ceux qui sont membres du groupe de Višegrad (1), sont plus que récalcitrants à absorber les torrents de réfugiés et d’immigrés clandestins qui déferlent.

La Russie est le plus grand pays du monde, juste devant le Canada. Toutes ses richesses minérales potentielles sont loin d’avoir été recensées et encore moins exploitées. Entre ses vastes cités, de Moscou à Vladivostok en passant par Novossibirsk, Volgograd ou Kazan, de vastes espaces ne demandent qu’à être colonisés, des routes améliorées ou construites, des voies ferrées réinstallées. Depuis la stabilisation politique de l’ère Poutine – homme d’Etat détesté ou raillé par les medias occidentaux, c’est selon, mais plutôt apprécié dans son pays même, et particulièrement à Saint-Pétersbourg ville dont il fut l’adjoint au Maire - une classe moyenne a émergé. Comme tous les Russes en ce moment, elle souffre d’une crise économique qui a poussé l’an dernier la Banque fédérale a acheter 208 tonnes d’or, portant ses réserves à – excusez du peu ! – 1 437 tonnes. En janvier 2016, elle a poursuivi son marché dépensant 800 millions de dollars pour en acquérir 22 supplémentaires. La Russie est désormais le 6e pays détenteur de stocks d’or derrière les USA et leurs gigantesques 8 000 tonnes, l’Allemagne, l’Italie, la France et la Chine. Le Kremlin n’aurait-il plus confiance en la monnaie papier de réserve, les lointains souvenirs des emprunts russes hantant la mémoire des apparatchiks du ministère des finances ?

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vendredi, 25 mars 2016

ANTI RACISME : DES SPOTS « PUBLICITAIRES », VRAIMENT ?

racisme-antiblanc.jpgLe bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Depuis lundi une campagne « contre le racisme et l’antisémitisme » envahit nos petits écrans avec des spots d’un goût douteux et, surtout, d’un scandaleux parti pris. On ne visionne que des agressions de personnes de confession juive, des africains ou des maghrébins, avec en fond sonore des commentaires haineux ou sarcastiques dignes des « brèves de comptoirs » du café du commerce…

Vous pensiez que le Service d’Information du Gouvernement (SIG) serait objectif et qu’il n’oublierait pas les nombreux actes anti-chrétiens ou anti-Français qui, de jour en jour, émaillent le quotidien de vos… quotidiens ? Que nenni. Rien sur les insultes du type « sale Français » ou « têtes de fromage », rien sur les aimables slogans « Français dehors » qui fleurissent sur les murs antillais ou corses – j’ai des photos à la disposition de ce « SIG » - rien sur les agressions des forces de l’ordre, pompiers et autres praticiens de SOS médecins qui sont, forcément, Français… Pas un mot pour les « petits blancs » qui survivent dans les « cités de non droit » et autres « quartiers difficiles » en rasant les murs ou pour les commerçants qui désertent ces mêmes quartiers pour cause d’insécurité, une insécurité due, essentiellement, à leurs origines autochtones. Et que dire des aimables paroles qui fleurissent dans les litanies des rappeurs ? Le « cassage de gueule » du « de souche » ou la profanation du cimetière chrétien, cela ne semble pas intéresser, pas vraiment, les ligues de vertu comme SOS RACISME, la LICRA, le MRAP ou la LDH. Pourquoi ?

Les victimes, pour ces associations-là dont certaines vivent grâce aux subventions, ce sont forcément les immigrés ou les descendants de migrants pour utiliser un mot à la mode. Mais les faits sont têtus et des slogans comme « Tous unis contre la haine » sont cruellement démentis par une brûlante actualité. Car tous ne sont pas « unis contre la haine », tant s’en faut. Après les massacres de Charlie Hebdo  et du supermarché kasher, après les exactions commises par des gens « dérangés » contre un commissariat ou une rame Thalys, après les mitraillages des terrasses de restaurants et de la salle du Bataclan ou encore le froid assassinat d’une jeune femme à Villejuif - j’en oublie - on peut effectivement dire que « Le racisme commence par des mots, ça finit par des crachats, des coups, du sang » et on pourrait même ajouter, « par des bombes », comme à Bruxelles ! Depuis des années, des torrents de haine se déversent sur nos vieux pays d’Europe, des torrents alimentés par une pensée religieuse pervertie sans aucun doute, poussée au paroxysme, chauffée jusqu’à l’incandescence.

Une bande de saltimbanques du PAF, de Claire Chazal, vous savez la smicarde du petit écran, à Sébastien Folin en passant par le précieux Stéphane Bern, parrainent cette initiative à sens unique. Cela ne fait pas honneur à leur sens de l’équité, mais que pouvons-nous attendre de ces gens-là qui vivent dans leurs ghettos de riches ?

UNE PROPAGANDE DIGNE D’UN ETAT TOTALITAIRE

L’INED, l’Institut National des Etudes Démographiques qui ne saurait être soupçonné de sympathie pour « l’extrême droite », avait reconnu et identifié dans une étude rendue publique en 2008, les termes de « majoritaires » pour désigner les « blancs » et « minoritaires » pour les autres ethnies. On pouvait lire, sans rire, que « le racisme des minoritaires à l’encontre des majoritaires peut blesser verbalement, voire être agressif physiquement ». Mais c’était aussitôt un rétropédalage pour minorer ce constat et pratiquer la politique de l’excuse : « 15% seulement des majoritaires en ont été victimes » et cela n’était « qu’une réaction face à des personnes qui, par leur origine, leur apparence, leur couleur, leur position sociale ou leur comportement peuvent incarner la classe ou la “ race ” - le vilain mot ! – des dominants et des racistes ». Fermez le ban ! Et si ces gens là, les « riches », forcément « blancs », avaient utilisé la cinglante répartie de Jean Gabin, « salauds de pauvres » dans le merveilleux film La traversée de Paris ? Le clivage social recoupant le clivage « racial » ? La vérité est toute autre. Alors que cette campagne « publicitaire » - « propagandastaffel », vous avez dit « propagandastaffel » ? – va s’étaler sur nos petits écrans pendant une bonne semaine, les fous furieux se réclamant d’une religion de « paix et d’amour » fourbissent leurs armes. Hier Londres, Madrid, Paris et Copenhague, aujourd’hui Bruxelles, à qui le tour demain ? Nous, en bons citoyens, nous ne pratiquons pas l’amalgame, nous sommes cohérents avec nous-mêmes… Nous savons que si tous les musulmans dans leur immense majorité ne sont pas, Dieu merci, des « terroristes », tous les terroristes islamistes se réclament du Prophète. Alors, dans cette ambiance nauséabonde, à qui sert cette campagne qui stigmatise, qu’on le veuille ou non, les « majoritaires » pour emprunter le vocable de l’INED en 2008 ? Elle ne rend pas service au pays et, au pire, risque d’aboutir à l’opposé de ce que recherchent leurs initiateurs.

Nous savons que « Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre ». Alors nous, les Français nationalistes, identitaires et nationaux, gardons la tête froide et ne tombons pas dans le piège tendu par nos adversaires. Mais disons tout haut et bien fort que nous ne sommes pas dupes…

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vendredi, 18 mars 2016

CLIENTELISME : HALTE A LA RESERVE PARLEMENTAIRE ! HALTE AUX GASPILLAGES DES DENIERS PUBLICS !

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

« Mon » député l’a confirmé, notre commune bénéficiera d’une affectation de 10 000 Euros au titre de la « Réserve parlementaire ». Et pour bien montrer que sa décision est « dans les tuyaux », l’honorable représentant du peuple nous indique que cette autorisation de programme pour la réfection de voirie sera notifiée à la Préfecture du département. Comme pour appuyer son courrier et bien montrer que son choix est irréversible, il joint à sa lettre une circulaire« passe-partout » signée de la main même de Bernard Cazeneuve où l’on peut lire que « conformément à votre souhait, l’Etat accordera à cette commune (la mienne….) , une subvention pour travaux d’intérêt local de 10 000 Euros sur le programme 122 action 01 du budget du Ministère de l’Intérieur ». Fermez le ban, alléluia, que les cloches sonnent, l’asphalte va couler pour refaire nos chaussées ! Il y a quelque chose d’indécent à quémander auprès du député de la circonscription une aide financière, mais il ne faut pas oublier que dans le même temps, l’Etat réduit ses dotations globales aux communes. Il faut donc survivre, mais cette mendicité a un prix : le clientélisme.

RENVOI D’ASCENSEUR

Rien n’est gratuit sous le soleil. Ou si peu. Les parlementaires disposent d’une manne qui coûte au contribuable 136 millions d’Euros. Cette tirelire confidentielle permet aux députés et sénateurs d’arroser qui, une collectivité locale, qui une association ou, tout simplement, sa propre ville dont on est Député-Maire. Rien de moins inélégant pour assurer sa réélection, mais geste ô combien efficace, un véritable retour sur investissement ! Mais le pire réside bien dans l’arrosage des copains au travers d’associations plus ou moins « bidon » qui font vivre des permanents du même bord politique de préférence. A noter que les députés du groupe PS à l’Assemblée Nationale ont été invités, à la fin de l’année dernière, à attribuer une quote-part de cette « réserve » à l’Institut François Mitterrand pour contribuer à célébrer dignement le centenaire de la naissance du dernier « Roi Soleil » de la Vème République ! Véronique Besse, parlementaire Centre-droit de Vendée, a déposé une proposition de loi pour supprimer la réserve parlementaire, elle-même n’hésitant pas à se tirer ainsi, crânement et en toute connaissance de cause, une « balle dans le pied ». Une association, Contribuables associés, soutient ce projet et a lancé une pétition. Au moment où l’Etat devrait faire des économies face aux différentes gabegies constatées ici ou là, la suppression de cette facilité financière sans, quasiment, aucun contrôle ou véto sur les bénéficiaires, nous apparaitrait comme une avancée démocratique. La Cour des Comptes, honorable institution qui épingle toutes les dérives de cette République avec ses « danseuses », a estimé que pour les seules années 2006/2012, un gros tiers des subventions accordées n’auraient pas dû être éligibles.

GABEGIE PAR-CI, GABEGIE PAR-LA

A propos d’audit, Alain Rousset le nouveau Président socialiste de la super grande région du Sud-Ouest dont le nom, aujourd’hui encore reste inconnu, a levé un lièvre dans les comptes de la défunte entité Poitou-Charentes : 132 millions d’Euros impayés – merci pour les fournisseurs ! – et 130 millions d’emprunts « suspects », pour ne pas dire « toxiques ». Rappelons que dame Ségolène Royal avant de se voir attribuer un maroquin ministériel par le père de ses enfants était, justement, la Présidente de cette belle région ! Autre territoire ravagé par les prédateurs de cette République finissante, Paris, le nouveau « Gross Paris » imaginé par des technocrates cherchant à occuper leurs après-midi après de trop lourds déjeuners. Indépendamment du fait que cette structure va se superposer à la ville capitale proprement dite, aux départements de la petite couronne et à la Région Ile de France – bonjour la répartition et l’enchevêtrement des compétences ! – de nouveaux crédits devront être débloqués pour verser les indemnités des membres de cette instance « parasitaire ». Le Président « Les Républicains » de la Métropole, Patrick Ollier, député de Rueil-Malmaison - à la ville  « Monsieur Alliot-Marie » - doit prochainement convoquer ses conseillers avec notamment à l’ordre du jour, le montant de leurs indemnités : on parle d’une fourchette allant, excusez du peu, entre 800 et 4500 Euros mensuels, les chômeurs franciliens apprécieront ! Ce qui n’a pas l’air de plaire à certains conseillers de Paris – qui sont à la fois conseillers municipaux et départementaux – touchés par le cumul, car cette indemnité, elle, ne serait pas concernée par la fameuse règle du non-cumul des mandats.

UN BON FROMAGE POUR LES RECALES DU SUFFRAGE UNIVERSEL

Une autre belle «danseuse de la République », le Conseil économique, social et environnemental qui siège à Paris, Palais d’Iéna, dans l’ancienne enceinte de l’Assemblée de notre regrettée Union Française. En 2015, le budget du CESE était de 40,9 millions d’Euros et ses 233 conseillers percevaient 3786,76 Euros brut mensuels. Le Président Jean Paul Delevoye quant à lui, recevait presque le double. Sans compter les 142 fonctionnaires qui font marcher cette machine à produire des rapports – parfois pertinents – mais qui dorment le plus souvent dans des tiroirs, une fois lus par nos excellences. Là aussi, la Cour des Comptes a épinglé le budget de fonctionnement de l’institution qui verse des salaires astronomiques à ses administrateurs, jusqu’à 102 000 Euros brut annuels avec 54 jours de congés payés ! En plus, chaque Conseil régional est doublé d’un Conseil du même type dans nos belles provinces. Et la fusion en 13 nouvelles régions ne diminuera pas les effectifs des représentants des professions et des syndicats, ils s’additionneront….Cela représentait tout de même, l’année dernière, une dépense totale de 60 millions d’Euros ! Et encore là, ne s’agit-il que des régions métropolitaines. Alors vous pensez, si vous ajoutez nos territoires exotiques, la note est plutôt salée comme les mers qui entourent nos DOM/TOM ! Et chacun sait que sont nommés conseiller les copains battus au suffrage universel ou les syndicalistes à qui l’on ne peut rien refuser sous peine de grève. Monsieur Hollande nous avait promis d’être un Président « normal ». Il l’est, aussi dépensier sinon plus que ses prédécesseurs. Une dernière pour la route ? La France, qui oublie tout aussi régulièrement que volontairement les dettes contractées par ses anciennes colonies, va verser un milliard d’Euros à la Tunisie pour la sortir du « pétrin ». On sait les difficultés de notre ancien Protectorat et l’intérêt supérieur que nous avons à le stabiliser. Mais, avec notre propre dette qui atteint des sommets vertigineux, est-ce le moment de faire voler l’anse du panier ?

LE REFERENDUM, SOLUTION LA PLUS DEMOCRATIQUE

A tout le moins, le pays devrait être consulté. S’il y a bien une urgence à modifier la constitution bien plus que pour une déchéance de la nationalité qui ne toucherait que quelques individus, c’est de permettre la consultation du peuple sur des sujets autres que l’organisation des pouvoirs publics comme c’est le cas actuellement. Des sujets de société bien sûr – mariage, peine capitale, accueil ou non des réfugiés – mais aussi des engagements de dépenses à fixer au-delà d’un certain niveau. Nous sommes, parait-il, dans une société « démocratique ». Est-il normal qu’une oligarchie qui fonctionne forcément en cercle fermé, TRES minoritaire en voix par rapport au nombre des citoyens en droit de voter, décide souverainement de distribuer ici ou là des Euros péniblement gagnés par nos compatriotes et nos entreprises ? Combien de « zinzins » et autres « Comités Théodule » qui ne servent à rien et vivent aux crochets de la République ? Avis de recherche : peuple à la dérive recherche désespérément « République exemplaire » !

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jeudi, 03 mars 2016

LES GUEUX ONT CRIÉ, LE CHATELAIN EN EST TOUT RETOURNÉ

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Pouvait-il imaginer un autre accueil alors que cette corporation des agriculteurs, hormis les céréaliers, est en pleine crise.  Le samedi 27 février au matin, au salon de l’agriculture Porte de Versailles à Paris, et non à Versailles avenue de Paris, ce qui eut été un fâcheux télescopage avec un épisode de l’histoire mouvementée du XVIIIsiècle français, le sol s’est soudainement dérobé sous les pieds du monarque : cris, sifflets, huées, insultes ont accueilli François Hollande venu voir et complimenter les nouveaux « damnés » de la terre.

Le Salon 2016 ne pouvait être que sous tension. Oubliés les colliers de fleurs de Wallis et Futuna ou de Tahiti. Ici, à Paris, c’était plutôt ronces et chardons ! Probable que ses conseillers et le Président lui-même avaient prévu une visite difficile, mais certainement pas à ce niveau. C’est que les agriculteurs français, tout en exprimant avec force une légitime colère catégorielle, étaient aussi les interprètes de celle, encore retenue – mais pour combien de temps ? – des autres Français qui en ont assez d’un gouvernement incapable d’œuvrer dans l’intérêt suprême du pays.

Quelle paysannerie pour quelle agriculture ?

Les éleveurs de porcs comme les producteurs laitiers sont à la pointe des manifestations. La concurrence est rude, mais les premiers ne se sont-ils jamais interrogés sur l’influence grandissante que l’Islam avait sur la société française et, partant, sur les menus des cantines de tous les établissements publics ? Demandez donc du porc sur un vol Air France, vous ne serez pas déçu de la réponse… Absent de tous les menus ! Pour les seconds, la concurrence « libre et non faussée » qu’exige l’oligarchie bruxelloise est un véritable coup de poignard. On se souvient que l’été dernier, à la suite de négociations avec le gouvernement, un accord avait abouti à la revalorisation du prix du litre de lait à 0,34 Euros et celui du porc par la même occasion à 1,40 € le kilo. La Commission de l’Union Européenne a estimé que ce coup de pouce des Autorités françaises allait à l’encontre de la concurrence. Le Commissaire européen en charge de l’agriculture, un certain Phil Hogan, se moque bien que les fermiers travaillent, parfois à perte, et ne puissent se servir un modeste salaire. La main d’œuvre dans les Pays de l’Est est moins chère et Danemark, Pays-Bas ou Allemagne ont des exploitations qui sont de quasi-industries, les fameuses « fermes aux mille vaches ». Dans ces conditions, avec des fiscalités et des conditions de travail différentes, comment lutter et comment maintenir une paysannerie «  à la française », c’est-à-dire une ferme de taille raisonnable pouvant faire vivre une petite famille ? C’est notre modèle spécifique de société rurale qui est en jeu. N’oublions jamais que les paysans, devenus des agriculteurs et qui ont de nos jours, tout autant la fourche que l’ordinateur comme outil de travail, sont les jardiniers de la France. Et il n’y a pas que la concurrence européenne. Le futur traité Transatlantique, dit « TAFTA » qui se négocie dans notre dos, est lourd d’inquiétudes, notamment sur les normes, les appellations contrôlées, le « laisser faire, laisser passer » du libéralisme le plus extrémiste… N’oublions pas non plus qu’un petit pays du bout du monde, la Nouvelle-Zélande, est le maître du marché de la production du lait en poudre et qu’il impose ses prix. Pas étonnant, il faut avoir vu ses immenses troupeaux de vaches, poussés au lointain par un tracteur, s’engouffrer dans des tunnels passant sous les routes striant le bush et rejoindre leurs lieux de traite… Décidément, le jour inaugural de cette grande manifestation annuelle où se rencontrent public et agriculteurs, n’était pas un bon jour pour le Président. Encore heureux qu’une belle blonde d’Aquitaine ou une tachetée noir et blanc normande, n’aient pas satisfait leurs besoins à son passage !

Ça sent le roussi pour l’équipe Valls

Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que le gouvernement se sent obligé de retirer provisoirement – dit-il – sa « Loi travail » devant réformer justement, le Code du dit Travail. Dame Myriam El Khomri, toute retournée, en aurait fait un malaise, la pauvre… Son entourage dément et parle d’un «accident domestique ». La brosse à dents se serait-elle rebellée ? On se perd en conjectures… Il faut dire que la Gauche officielle est mise à rude épreuve. Tandis qu’une pétition est lancée pour organiser des primaires au sein de la famille, afin de désigner le futur candidat portant les couleurs du PS à la course de 2017, refusant ainsi , de fait , à François Hollande l’automaticité légitime de sa propre candidature en raison de son statut de Président sortant, c’est Martine Aubry du haut de son donjon Lillois, qui « marque à la culotte » le Président.

Ulcérée par plusieurs aspects du projet de loi El-Khomri, la Maire de Lille, tout en précisant qu’elle n’était pas candidate à cette éventuelle primaire à gauche, est sortie de sa réserve en décochant ses flèches dans une tribune écrite au vitriol, publiée dans le quotidien du soir Le Monde. Cette sortie faisait suite à la parution d’une autre tribune cosignée par les « Frondeurs », de Christian Paul à Benoit Hamon, en passant par l’écologiste agitateur franco-allemand, Cohn-Bendit, toujours à la recherche d’une occasion pour se faire mousser. Alors que le vote relatif à la déchéance de nationalité pour les binationaux auteurs d’actes terroristes se ballade entre Assemblée et Sénat, subissant ici ou là amendements et modifications, qu’il n’est aucunement garanti que cette nécessaire mais symbolique disposition soit votée en séance plénière du Congrès réuni à Versailles, Bernard Cazeneuve fait face à des « mutineries » diverses et variées, du bidonville de Calais à la ZAD de Notre Dame des Landes. Rien n’est fini, tout peut exploser. Les seules certitudes que l’on aie avec ce ministre, ancien Maire de Cherbourg au look de croque-mort, c’est que ses argousins sont durs avec les faibles et faibles avec les forts. Il n’est que de voir la façon « musclée » dont le général en retraite Piquemal, ex-commandant de la Légion Etrangère, a été expulsé de la gare de Calais ou Katia LipovoÏ, une dame hostile à l’abattage de platanes à Poitiers, trainée par des policiers la maintenant à terre de leurs genoux avant de la menotter ! Quels crimes avaient commis ces deux personnes ? Protester, exerçant ainsi leur droit d’expression de libres citoyens ? Les forces de l’ordre sont bien plus clémentes face aux casseurs qui vandalisent les rues de Rennes et de Nantes ou avec les Borders, collabos étrangers de l’invasion exotique. Il n’y a pas que le frelon asiatique, les chenilles processionnaires ou les moustiques tigres qui migrent dans nos campagnes….

Un attentat, imprévisible à ce jour, comme bouée de sauvetage ?

Bref, cette gauche incapable de tenir ses promesses, déçoit jusqu’à ses partisans les plus déterminés, sur fond de rivalité entre Messieurs Valls et Macron. Question « existentielle » qui agite le petit monde politico médiatique, lequel des deux portera les couleurs d’une Gauche moderne, rénovée, sortie des vieilles lunes dirigistes et postmarxistes ? Les deux années qui viennent promettent d’être palpitantes pour l’observateur de la « chose » publique. Il n’est pas jusqu’au Président de la République qui, ayant sans doute le regard fixé sur les sondages, laisse planer un doute quant à sa présence dans la course présidentielle. Disons-le brutalement, seul un tragique attentat pourrait lui permettre de reprendre des couleurs et lui éviter d’être éliminé dès le premier tour, tant les Français dans les périodes de malheur ont besoin de se resserrer autour de celui qui, tout de même et pour l’instant, est encore le « chef ».

Une fois n’est pas coutume, encore qu’il est toujours bon de faire appel à plus talentueux que soi, je laisserai le mot de la fin à Dominique Jamet qui, dans les excellentes chroniques du « Boulevard Voltaire » diffusées sur Internet, s’exprimait ainsi à propos de la visite du Président Porte de Versailles : « Dans ces conditions, l’accueil fait à M. Hollande a été celui qu’une famille en deuil ferait à l’individu qu’elle tiendrait pour responsable de la mort du défunt et qui, le jour de ses obsèques, aurait le culot de venir lui présenter ses condoléances à la sacristie ». Rien à ajouter, rien à retrancher…

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jeudi, 25 février 2016

LES BRANQUIGNOLS

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Qui se souvient de la troupe de comédiens créée par Robert Dhéry et sa femme Colette Brosset, très active entre les années cinquante et soixante-dix ? De nombreux talents s’y révélèrent dont, excusez du peu, Louis de Funès, Jean Lefebvre, Jean Carmet, Jacqueline Maillan et bien d’autres qui crevèrent les écrans du comique français. On se rappellera notamment, le film « Le Petit baigneur » qui enregistra pas moins de cinq millions et demi d’entrées ! Pas sûr que la troupe ministérielle du gouvernement Valls II ou Vals III, qu’importe, ait autant de succès, encore que le terme de « branquignol » qui se rattache à une personne n’inspirant pas confiance par manque de sérieux ou d’intelligence, lui aille comme un gant. Jugeons sur pièce.

Une inflation de maroquins

Ce remaniement ministériel dont l’accouchement fut pénible, a donné naissance à une équipe gouvernementale de….38 ministres et secrétaires d’Etat, chiffre à comparer avec le cabinet fédéral américain, une dizaine de postes, le Conseil exécutif fédéral Suisse, dix également, ou celui de la RFA voisine, une petite vingtaine… C’est qu’avec François Hollande dont toute l’énergie est concentrée sur sa future candidature présidentielle – l’alibi de la courbe du chômage a bon dos ! – il faut satisfaire toutes les ambitions UTILES à ses desseins. Mais quelle cacophonie en perspective ! Déjà Ségolène Royal, département de l’écologie et de l’environnement, s’oppose à Jean-Marc Ayrault successeur de Fabius au quai d’Orsay, à propos du périmètre référendaire de (l’ex ?) futur aéroport de Notre Dame des Landes, l’une voulant y inclure tous les départements périphériques, l’autre souhaitant le limiter à la Loire Atlantique…Valls et Macron jouent au chat et à la souris, l’un voulant tuer l’autre – politiquement s’entend – , tandis qu’Emmanuelle Cosse à peine nommée au ministère du logement, désavouée par son parti EELV, s’accroche avec véhémence à son fauteuil de conseillère régionale d’Ile de France tout comme son collègue Jean-Vincent Placé, caution de la « diversité » remplaçant Fleur Pellerin. On les comprend, 2017 n’est pas loin et la gamelle leur sera retirée. Et puis, le ministre de la défense lui-même n’avait-il pas donné le mauvais exemple en conservant son siège au Conseil régional de Rennes ? Cumul, vous avez dit cumul ?

Monsieur Placé qui s’occupera de la « simplification administrative », piaffait d’impatience à la porte du Cabinet, tout comme la blonde députée Barbara Pompili : François Hollande a calmé leur boulimie d’arrivistes : qu’ils profitent bien des ors de la République, ça durera moins que les contributions directes ! A côté de noms plus ou moins célèbres à force d’imprégnation médiatique, d’illustres inconnus font leur entrée autour du tapis vert : Ericka Bareigts sera chargée de « l’égalité réelle », tout un ubuesque et utopique programme, Juliette Méadel va se consacrer à « l’aide aux victimes » - lesquelles, celles de la route, des attentats ou des méfaits du socialisme ? – Jean-Marc Todeschini est invité à se pencher sur la « mémoire » - celles des vilains négriers du XVIIIème siècle ou des victimes du FLN en Algérie ? – tandis que dame Martine Pinville aura pour mission de développer « l’économie sociale et solidaire ». (Vous me direz en quoi ça consiste, personnellement je n’imagine rien !). Myriam El Khomri qui change d’avis en quelques jours sur l’inversion de la courbe du chômage – affirmant le 9 janvier qu’elle n’y croit pas et le 12 suivant qu’elle sent cette inversion dès 2016 ! – aura en charge de défendre devant les parlementaires la névralgique réforme du Code du travail, une perspective douloureuse pour cette jeune femme illustrant, elle aussi, l’ouverture à la « diversité », tant ses premiers pas dans son ministère ont été maladroits. Jean-Michel Baylet, « vénérable » Président du Parti radical de gauche et, surtout, patron du groupe de presse de « La Dépêche du Midi » s’installe au Ministère de l’Aménagement du territoire en remplacement de Sylvia Pinel, remerciée, d’où il pourra « cajoler » les élus locaux avant les présidentielles. Il lui faudra toutefois solder le cas de sa succession à la tête du PRG , poste convoité à la fois par Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat aux sports, et Sylvia Pinel, ministre sortante… Entretemps, il a verrouillé son groupe de presse qui rayonne de Toulouse à Montpellier en propulsant à sa tête son épouse, Marie-France dont il est séparé, laquelle retrouvera fils, fille et neveux aux manettes de ce royaume  médiatique totalisant tout de même en 2015, 300 millions de chiffre d’affaires. Ça ne sort pas de la famille….Pour finir ce modeste tour d’horizon du nouveau Conseil des ministres, Laurence Rossignol, ancienne parlementaire de Picardie, prend la direction d’un Ministère à l’intitulé sulfureux pour les militantes féministes, celui de «  la famille, de l’enfance et du droit des femmes ». En effet, quoi de plus scandaleux pour une Chantal Jouanno, (UDI), Présidente de la délégation sénatoriale aux droits de la femme et à l’égalité des chances hommes/femmes ou une Danielle Bousquet, Présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes – Ça ne s’invente pas ! – que d’oser associer femme et natalité ! Pas de chance pour Hollande ou Valls, pour une fois qu’ils avaient inventé un intitulé de poste qui ne sombrait pas dans le ridicule, une bande de harpies va leur tomber dessus ! Il ne reste plus à ces deux leaders d’une gauche dévaluée qu’ à nous inventer un nouvel indice, comme au lointain et exotique Royaume du Bhoutan, celui du « BNB », le Bonheur National Brut ! Pas sûr qu’il serait plus performant que les pourcentages du chômage…

Comme dans l’opéra comique « La Fille de Madame Angot » joué à Paris pour la première fois en 1878, on pourrait chanter « Ce n’était pas la peine, ce n’était pas la peine, Non pas la peine, assurément, de changer de gouvernement » !

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vendredi, 05 février 2016

SYRIE : QUI VEUT LA PAIX, QUI VEUT LA GUERRE ?

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Coïncidence ou volonté de faire capoter dès le départ les négociations de « paix » qui devaient s’ouvrir à Genève en ce début de février sous l’égide des Nations Unies, un attentat suicide perpétré à Damas le 31 janvier dans le quartier chiite de Sayeda Zeïnal, a causé la mort d’au moins soixante personnes et en a blessé plus d’une centaine, dont certaines resteront marquées à vie dans leur chair. Comble du sadisme, un second tueur kamikaze a attendu que les secours arrivent sur le lieu de la première explosion pour activer une deuxième charge.

La Syrie entre dans sa cinquième année de guerre civile. On atteint des chiffres proches de ceux de l’ex conflit yougoslave en termes de victimes. Des millions de citoyens sont déplacés ou en exil, tandis que des centaines de milliers d’autres croupissent dans des poches territoriales tenues par les forces gouvernementales ou par les assassins de Dae’ch. Les merveilleux souks d’Alep sont en ruine, l’extraordinaire krak des chevaliers à la frontière libanaise était sous le feu des insurgés, tandis que l’incroyable site archéologique de Palmyre est entre les mains des « cinglés de Dieu ». Ce conflit s’inscrit dans la lutte séculaire que se livrent chiites et sunnites, les premiers étant soutenus par l’Iran qui retrouve sa place parmi les nations, les seconds par l’Arabie Saoudite, prête à tout pour casser les prix du pétrole et obliger ainsi son allié américain à retourner aux fondamentaux de l’alliance scellée en 1945 sur le croiseur Quincy, entre le Roi Saoud et le Président Roosevelt. Depuis l’entrée en lice de la Russie qui pèse de tout son poids en faveur de son champion, le régime baasiste de Damas, les donnes militaires du conflit ont changé. L’armée du régime marque des points et récupère lentement, des lambeaux de territoire. Les frappes aériennes, tant russes que celles des alliés occidentaux, privent petit à petit Dae’ch de ses sources de financement : le pétrole. (A noter que ce dernier est acheminé vers des clients indélicats, pas tant anonymes que cela, grâce à la complicité de « l’allié » turc).

UNE ENFANCE DIFFICILE

La Syrie a été enfantée dans la douleur. Comme ses voisins jordaniens, libanais et irakiens, elle est née au lendemain de la première Guerre mondiale, des accords Sykes-Picot qui répartissaient au Proche-Orient les zones d’influence respectives des Britanniques et des Français. Les deux négociateurs décidèrent avec leurs adjoints respectifs que ces divers territoires nés du démantèlement de l’Empire ottoman, donneraient naissance à des Etats protégés ou indépendants. Les Kurdes, contrairement aux promesses des alliés de l’époque, véritables « cocus » de l’histoire, n’obtinrent pas le leur, tandis que les Arméniens, devenus indépendants, étaient écrasés par les armées turques de la jeune République kémaliste, successeur des Sultans de la Grande Porte. C’est dans ce contexte que fut confié à la France le mandat de la Société des Nations (SDN) sur le Liban et la Syrie. Rien ne se passa comme prévu. Le 7 mars 1920, l’Emir Faycal était proclamé Roi de Syrie, dans « ses frontières naturelles, du Sinaï au Taurus ». Mais le général Gouraud, Haut-Commissaire français au Levant, ne l’entendait pas de cette oreille. Conseillé par le général britannique Allenby qui régnait, lui, sur la Palestine où se concrétisait, notamment, l’idée d’un foyer juif, l’Emir Faycal quittait subrepticement Damas le 28 juillet suivant, après quelques escarmouches entre ses partisans et l’armée française. Lot de consolation : le trône de Bagdad où il fut couronné souverain d’Irak, le 13 aout 1921. Tandis que les sujets de Sa gracieuse Majesté contrôlaient également la Transjordanie et les principautés de la péninsule arabique, la France « saucissonnait » la Syrie en plusieurs « gouvernements » : Damas, Alep, territoire des Alaouites (Lattaquié), Djebel Druze et Sandjak d’Alexandrette, future éphémère République du Hatay, rattachée arbitrairement à la Turquie en 1939. Comme pour le Liban, l’arrachement de cette sorte « d’Alsace Lorraine » annexée par Ankara avec la complicité française, ne sera jamais digéré par les futurs dirigeants syriens. Après moultes péripéties guerrières entre Syriens et Français, ces derniers finirent par reconnaitre solennellement par traité en date du 9 septembre 1936, le droit à l’indépendance du pays. Sans le Liban… Le 17 avril 1946, le dernier soldat français quittait la Syrie indépendante. Une instabilité chronique fut le marqueur numéro un de la vie politique syrienne, entre assassinats, crises parlementaires et putschs militaires. Doublé par le ministre des Affaires étrangères, Khaled Azem et le colonel Aziz Zbiri, chef des services secrets, tous deux prosoviétiques, le Président Choury Kouatli capitulait le 28 février 1958 face au colonel égyptien Nasser, le « Raïs » montant de la galaxie arabe. Tous deux proclamaient l’union de leurs pays respectifs au sein d’une République Arabe Unie, reléguant en fait sa province du Nord, la Syrie, à un rôle de potiche. Une fois l’enthousiasme de l’union envolé, l’éphémère structure vola en éclats le 28 septembre 1961 sous les coups d’une armée syrienne humiliée de voir son pays jouant un rôle de supplétif. Dès lors, jusqu’à la prise de pouvoir par le général d’aviation Hafez El Assad en 1969, la Syrie ne connut, à nouveau, que l’instabilité, avec toutefois, l’influence grandissante du parti Baas, adepte de la doctrine de son créateur, le chrétien Michel Aflak, un socialisme arabe nimbé de nationalisme.

UNE DICTATURE QUI ASSURAIT LA PAIX ET LA SECURITE A TOUTES LES COMMUNAUTES

Le père de Bachar, l’actuel Président, ophtalmologiste de formation, qui a hérité du pouvoir sans le vouloir, remplaçant à la tête de l’Etat un frère aimé mort accidentellement, n’était pas un tendre. Les murs de Hama gardent encore les traces de la fusillade qui envoya « ad patrès » en février 1982 des milliers de Frères musulmans. Le parti au pouvoir, le Baas, dominant ses associés au sein d’une sorte de Front patriotique, était dévoué à la cause d’Hafez El Assad lequel, issu de la communauté alaouïte – une sorte de secte schismatique du Chiisme – était roué, sans scrupules, sachant diviser pour mieux régner. Moyennant quoi, la mosaïque syrienne –Sunnites, Chiites, Alaouïtes, Chrétiens de tous rites et Druzes – vivait en paix. « Faites du business, laissez-moi la politique », telle aurait pu être la devise du dictateur local. La Syrie était-elle, - est-elle -, une démocratie ? Les pays africains, avec leur parti unique ou leur fractionnement tribal, le sont-ils ? Poser la question, c’est esquisser la réponse. Les ethnies dominantes, dans les élections, gagnent toujours, écrasant les plus faibles. Même en Occident, on peut remettre en cause les résultats d’élections dites « démocratiques » : comment expliquer, par exemple, qu’en Corse et dans d’autres régions françaises, une coalition minoritaire en voix soit majoritaire en sièges et s’empare ainsi du gouvernement local ? Comment expliquer qu’aux Etats-Unis, un candidat minoritaires en voix puisse avoir la majorité des Grands électeurs, c’est déjà arrivé, ou qu’en Grande-Bretagne le scrutin majoritaire uninominal à un tour empêche tout parti en dehors du système bipartisan d’avoir des élus en quantité raisonnable ? (C’est le cas d’UKIP de Nigel Farage, 12 %, qui n’a qu’un seul parlementaire !) De son palais-bunker du djebel Kassion, « big brother » et ses polices politiques dominaient le pays. Mais, comparé à la théocratie rétrogrades saoudienne, la Syrie ne coupait pas les mains des voleurs, garantissait la liberté de culte et les droits des femmes – combien de jolies jeunes femmes têtes nues, en jean ou mini-jupe,dans les rues de Ryad ? – même s’il ne faisait pas bon comploter contre le régime. Dans « l’Orient compliqué » comme disait De Gaulle avec raison, la démocratie à l’occidentale n’existe pas, elle ne peut être qu’organique et communautaire comme au Liban, ou même en Israël où les immigrés russes ont leurs parti, les religieux aussi, tout comme les arabes israéliens. Le « Bismarck de Kardaha » - le village natal du clan Assad situé derrière Lattaquié dans la montagne alaouïte, sorte de Provence comtadine à la sauce orientale ! – n’hésitait devant aucun sacrifice sur l’autel du pragmatisme, dans la première guerre du golfe, comme face à Israël, dont il était, en fait, « le meilleur ennemi ». Son fils a hérité de ses qualités sans tous ses défauts. (Même si « les droits de l’homme » dans son acceptation française et occidentale sont, de fait, largement « égratignés »). Mais sont-ils toujours respectés sous nos latitudes ? Toutefois, il a aussi la main dure pour ceux qui trahissent le régime, même si sa longue fréquentation de l’Occident, du Royaume-Uni plus particulièrement, lui a donné une attitude plus policée. L’élégante silhouette de son épouse ne l’a pas non plus desservi.

A LA CROISEE DES CHEMINS

Terre de soleil au riche patrimoine archéologique où, depuis des millénaires, se chevauchent de brillantes civilisations, la Syrie, ne le nions pas, vit donc sous un régime dictatorial, selon notre grille de lecture. Cette dernière ne s’applique pas, nous venons de le voir, dans cet imbroglio oriental. Sur le terrain, une coalition hétéroclite mène un combat féroce, cruel, sanguinaire, contre la société syrienne qui n’en peut plus. Les gens « votent avec leurs pieds », fuient le pays ou se réfugient dans les zones gouvernementales. La barbarie islamiste, soutenue et encouragée notamment par le Qatar et l’Arabie Saoudite, nos « bons alliés » fournisseurs de pétrole et de gaz, acheteurs de nos belles panoplies militaires, exporte sa férocité jusque dans nos murs. Et un Fabius, totalement dévalorisé ne trouve rien de mieux à dire en décembre 2012,que « le Front al-Nosra ,(branche d’Al Qaïda en Syrie), fait du bon boulot ? ». François Hollande, Président de la République élu par hasard, voulait même bombarder les forces gouvernementales syriennes ! Tout seul, avec ses petits bras ? Heureusement qu’Obama, bien inspiré pour une fois, a retenu cette inspiration inconsidérée. Ouvrir des négociations, c’est bien. Mais, pour discuter, il faut être deux. Nous venons de voir que l’opposition syrienne « raisonnable », c’est-à-dire celle qui ne représente RIEN sur le terrain, tergiversait et voulait que Damas fasse d’abord un geste. Les occidentaux, jusqu’à présent, semblaient poser un préalable inacceptable pour les gouvernementaux : le départ programmé de Bachar El Assad. Reviendront-ils sur leur position initiale ? Seul le peuple syrien au cours d’élections libres et surveillées, surtout en territoire contrôlé par les rebelles islamistes, pourra décider souverainement du sort de celui-ci. La nouveauté en matières stratégiques comme tactiques, c’est l’engagement résolu de Poutine aux côtés de son allié damascène et le retour de l’Iran sur la scène internationale. Fait nouveau, l’armée syrienne, hier malade de ses désertions, appuyée par l’aviation , part à la reconquête de points chauds tenus par Dae’ch et ses alliés objectifs de la résistance islamiste : Rabia ville située au nord-ouest du pays, est tombée le 24 janvier, deux semaines après la libération de Salma . Cette dernière était la plus grande localité tenue par les rebelles dans la montagne, à une portée d’arbalète du berceau de la famille présidentielle. Poche après poche, il faudra reconquérir le pays avant l’offensive finale sur Raqqa et Palmyre, ou tout au moins ce qu’il en restera. Si l’islamisme militaire est éradiqué, viendra le temps de la reconstruction. C’est une déchirure de voir dans quel état se trouvent, par exemple, les quartiers d’Alep à la périphérie de sa gigantesque citadelle. Les alliés occidentaux seront-ils capables de serrer le « kiki » aux commanditaires de Dae’ch et de coordonner leurs actions avec celles des Russes ? C’est tout le mal que l’on peut souhaiter à notre diplomatie : en finir avec l’amateurisme, plus aucun aventurisme, mais du pragmatisme !

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samedi, 16 janvier 2016

OVERDOSE !

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de Jean-Claude Rolinat

A peine les tombes de nos malheureux compatriotes massacrés le fatidique 13 novembre dernier étaient-elles refermées (1), que les séquences macabres qui rythment la vie de notre pays reprenaient de plus belle, dans la version commémorative cette fois.

Janvier est traditionnellement le mois des vœux, vœux qu’il faut absolument souhaiter à ceux que l’on aime, apprécie ou même à ceux qui nous sont étrangers, mais dont le statut nous enseigne que, par courtoisie, «  il faut le faire « . Cette fois, le premier mois de l’année est un peu différent, commémorations, célébrations, cérémonies du souvenir ayant mis à rude épreuve la capacité de résistance à l’épanchement lacrymal des Français ! Le fameux « devoir de mémoire » est une absolue nécessité, un impératif qui nous rassure pour que rien ne tombe dans l’oubli et, à cet égard, 2016 comme 2014, n’échappera pas à la règle, s’agissant notamment de la Première Guerre mondiale de 1914/1918. Et ce n’est là que justice à l’égard de nos courageux aînés disparus dans la boue des tranchées. Mais trop de cérémonies tuent la cérémonie.

INCONTOURNABLE

Impossible d’y échapper. Ce week-end des 9 et 10 janvier, les jours précédents comme les jours suivants, on commémorait le XXème anniversaire de la disparition de François Mitterrand, le premier anniversaire de l’exécution de l’équipe de « CHARLIE HEBDO » et de la tuerie de l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes, et les chaines d’information non-stop nous ressassaient en boucle le décès du chanteur David Bowie qui venait à peine de sortir son 25ème album. Impossible, toutefois, pour cette grosse Bertha médiatique de cacher les ignobles agressions sexuelles dont ont été victimes de jeunes Allemandes à Cologne et dans d’autres villes de la RFA. Du bout des lèvres, elles ont reconnu que leurs agresseurs, ce que titrait la presse allemande, étaient en grande partie des réfugiés ou des immigrés de plus longue date. Ça gâchait un peu le timing médiatique , d’autant qu’après l’agression de militaires à Valence et le « coup de folie » d’un islamiste contre le commissariat du quartier de la Goutte d’or à Paris, le lundi 11 courant un jeune Turc d’origine kurde attaquait à la machette un professeur israélite en pleine rue à Marseille ! Deux « déséquilibrés », comme le sont peut être les auteurs des attentats d’Istanbul….Et puis, le 14 janvier suivant marquait les trente ans de la disparition de Daniel Balavoine survenue dans un accident d’hélicoptère lors d’un Paris/Dakar de légende.

HOLLANDE A TROUVE, TARDIVEMENT, SA VOCATION

Dans son rôle d’appariteur en chef, de croque-mort affligé, le Chef de l’Etat est parfait. La larme à l’œil mais pas trop, mimétisme sans doute, son ministre de l’Intérieur M. Cazenave, ancien maire de Cherbourg, est impeccable de calme et de retenue. Avec Manuel Valls, le « monsieur screugneugneu » du ministère, le trio gouvernemental est parfait. Dame Taubira, l’ancienne séparatiste guyanaise, plus que jamais garde des sots que garde des sceaux, manque au tableau mais, débat contradictoire sur la déchéance de la nationalité oblige, sa présence ferait désordre… Ne soyons pas hypocrites, assumons… Si nos yeux restent secs en pensant à Charlie qui persévère dans ses grotesques provocations – les Chrétiens cette fois - tout en étant révolté devant cet impitoyable massacre de l’année dernière, notre regard devient humide à l’évocation de la mort d’un Galabru, avec son immense talent d’acteur, qui aura été au cinéma ce qu’un Michel Delpech était à la chanson, quelque chose de populaire sans être vulgaire, des attitudes, des intonations, des réparties inoubliables comme les refrains du chanteur. On appelle cela, tout simplement, du talent, un talent français. Je laisserai le mot de la fin à notre confrère Éric Letty, de Monde et vie qui, à propos de l’emploi du temps du Président de la République, n’hésite pas à écrire que «  ce répugnant exercice de récupération des cadavres, d’un effarant cynisme, est salué par la caste médiatique qui prétend y trouver la manifestation, si longtemps attendue, de la véritable dimension présidentielle de François Hollande ». On ne saurait mieux exprimer dans ce talentueux jugement, la vocation tardive du Chef de l’Etat. « Overdose » vous dis-je…

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vendredi, 08 janvier 2016

NOUS SOMMES TOUS DES CORSES….FRANÇAIS !

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

L’actualité à la charnière de 2015 et de 2016, aura affiché la Corse à son menu pourtant déjà bien garni. Les faits. Comme partout en France continentale, des bandes de « jeunes » qui ne sont ni Patagons, ni Papous, ni Lapons ou encore moins Inuits, ont attaqué le 24 décembre des pompiers venus éteindre les incendies qu’ils avaient eux-mêmes allumés, notamment à la cité de l’Empereur à Ajaccio. (« Reviens Napoléon, ils sont devenus fous ! »). Lorsque les soldats du feu arrivèrent sur les lieux du sinistre, une soixantaine « d’encagoulés » qui n’étaient pas membres du FLNC, ceux-là, les attendaient pour un accueil… « corsé » à coups de jets de pierres et de barres de fer, avec un accompagnement d’insultes qui aurait effrayé le plus  petit militant de base de la LICRA ou de SOS Racisme. Mais si, dans le cas précis, ces deux associations de la morale obligatoire et « républicaine » étaient aux abonnés absents, elles ont grimpé aux créneaux dès que les slogans criés par le bon peuple corse écœuré devant une telle lâcheté, leur sont montés aux oreilles. Pour ne pas perturber le « bien vivre ensemble » de la fête de Noël, aucune interpellation, dans un premier temps, n’a eu lieu. C’est alors que des centaines de citoyens en colère se sont rassemblés devant la préfecture d’Ajaccio pour manifester leur indignation et leur soutien aux pompiers victimes des méfaits des voyous. Cortège, drapeaux à la tête de Maure déployés, insultes regrettables mais bien compréhensibles proférées à l’égard de ceux qui ne respectent rien : « Arabi fora », ou encore slogans criés, du type « on est chez nous ». Dans la foulée, un restaurant Kebab et un lieu de culte musulman, plus ou moins clandestin, ont pâti de la colère des manifestants. La classe politique s’est immédiatement déchainée, non pas contre les incendiaires, mais contre les braves gens excédés devenus des « gens braves », immédiatement qualifiés de « racistes » et de « xénophobes ». L’interdiction de rassemblement décrétée par le Préfet n’a pas empêché la population, le jour suivant, de continuer à exprimer sa colère dans la rue. Puis est venu le temps de l’apaisement, avec l’arrestation – provisoire – de deux suspects et une opération « portes ouvertes » à la caserne même des hommes du feu.

Des « Nationalistes » en peau de lapin

Que dame Taubira y aille de son petit couplet indigné, de sa condamnation à sens unique, ce n’est pas pour nous étonner, les coupables dans l’affaire sont les Corses qui ont crié tout haut ce que bon nombre de leurs compatriotes insulaires et continentaux pensent tout bas, mais pas les « jeunes ». Eux, pourtant s’en prennent cycliquement aux forces de l’ordre et, en général, à tout ce qui porte un uniforme symbolisant un Etat qu’ils haïssent. Non, mais que des « patriotes », des « nationalistes » corses comme les nouveaux dirigeants de la collectivité régionale, Messieurs Jean-Guy Talamoni ou Gilles Siméoni, déposent leur petite crotte médiatique contre les leurs, a de quoi surprendre. Le premier, en référence aux slogans « musclés » scandés par les manifestants, a parlé d’une « idéologie importée », tandis que le second a déclaré que c’est « en quelque sorte profaner la langue corse » que de l’utiliser pour crier « Arabi fora ». Sur la station de radio EUROPE 1, Gilles Siméoni, le « fils de son père », le nouveau Président du conseil exécutif de l’Assemblée régionale, a juré que « la conception du peuple corse est une conception ouverte, généreuse (et) accueillante… ». Les propriétaires de villas, de villages de vacances détruits, les familles des forces de l’ordre habitant dans des gendarmeries mitraillées par les poseurs de bombes auto-proclamés « nationalistes », apprécieront «  l’iconoclaste » commentaire du leader autonomiste. Et puis surtout, n’oublions pas que ces donneurs de leçons de morale au jugement simpliste et asymétrique, sont MINORITAIRES en voix bien qu’arrivés le plus légalement du monde aux manettes de l’île par un mode de scrutin inique.

La nouvelle majorité régionale corse n’a aucune légitimité

La coalition « Per a Corsica », fusion des listes des deux protagonistes cités précédemment, a obtenu 35,4 % des suffrages, ce qui, dans une confrontation électorale quadrangulaire, la plaçait forcément en tête devant ses concurrents de gauche (28,49 %), des Républicains (27,07 %) et du FN (9,09 %). La loi électorale étant actuellement ce qu’elle est, l’addition des électeurs séparatistes et autonomistes – minoritaires en voix – ont donné une majorité absolue en sièges pour ceux qui veulent séparer l’île de sa mère-patrie. Un tiers des électeurs contre deux tiers… Si d’aventure Talamoni, le leader le plus en pointe dans les revendications indépendantistes, voulait conduire l’île sur les chemins de la dissidence, il devrait en passer par un référendum. Et là, comme en Ecosse, au Québec ou même en Catalogne (1), il n’est pas certain que le corps électoral insulaire le suivrait dans cette voie. Il existe des moyens juridiques de satisfaire tout à la fois les exigences d’une administration locale, d’une décentralisation totale, d’une reconnaissance de la personnalité corse, avec l’absolue nécessité de maintenir l’intégrité du territoire de la République. Il n’y a pas d’incompatibilité. De nombreux exemples institutionnels réussis sont là en Europe, sous nos yeux, pour nous servir d’exemples : le statut de l’archipel des Açores, de Madère, des îles Canaries, des îles Féroé ou encore celui des îles Åland en mer Baltique,(exceptionnel), de la Sicile, de la Sardaigne ou du Haut Adige.

La Corse, c’est la France

En résumé, les incidents de Corse sont-ils un révélateur ou une crise à caractère prémonitoire ? Les Corses dans l’expression de leur exaspération sont-ils allés plus loin que les continentaux ? Les auteurs de mauvais coups contre les forces de l’ordre ou les pompiers ne sont, généralement, que faiblement sanctionnés et certains magistrats – certains  - les présentent d’ailleurs le plus souvent comme des victimes de la societé ! De fait, le « ras-le-bol » de la partie saine de la population est monté en puissance. Se généralisera-t-il partout en France, chez les usagers des transports en commun, comme chez les riverains des « zadistes » nantais par exemple ? Et les habitants des «  zones de non droit » et autres « quartiers sensibles » qui, par la force des choses, rasent les murs de leurs cités, qu’en pensent-ils ? Les Français attendent de leur gouvernement qu’il assure l’ordre et la justice. L’état d’urgence lui en donne l’un des moyens. Mais, connaissant les penchants totalitaires des socialistes, ces derniers se contenteront-ils de les utiliser contre l’ennemi intérieur ou, comme le laisse entendre Manuel Valls, les orientera-t-il insidieusement contre les patriotes, nationaux et autres identitaires ? En attendant, les évènements de « la plus proche de nos iles lointaines » nous démontrent que si la politique a horreur du vide, la sécurité, elle, en a encore plus horreur ! Il ne faudrait pas que du Nord au Midi, à terme, des milices incontrôlées fassent le travail des forces de l’ordre, ces dernières restant l’arme à la bretelle faute d’une volonté politique et d’une justice ferme et équitable. (Ce qui est loin d’être le cas !). En attendant, constatons que dans « l’île de beauté » des gens ont spontanément hurlé leur ras-le-bol face à une situation à la dérive. Et, par la faute des gouvernements successifs et de l’incurie des responsables politique locaux adeptes du clanisme et du clientélisme poussés à outrance, la Corse, provisoirement, n’est plus cette « Belle île d’amour » que chantait Tino Rossi. Mais elle restera quoiqu’il advienne, une terre française !

Note

(1) Les récentes élections qui ont porté au pouvoir à Barcelone une coalition hétéroclite – aucun gouvernement viable n’en est sorti ! - n’ont pas donné une majorité en faveur de l’indépendance. Sur le fil du rasoir, certes, mais le plus grand nombre des Catalans est encore hostile à une sortie de leur province de l’Espagne.

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vendredi, 18 décembre 2015

DIMANCHE 13 DECEMBRE : HOLLANDE, SUPER HEROS, SAUVE LA PLANETE ET LA REPUBLIQUE !

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Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

La fameuse « COP-21 » s’est achevée sur les applaudissements des centaines de délégués de 195 Etats qui ont réussi « l’exploit » à s’entendre sur un texte à minima, non contraignant, alors que le jour même la République était sauvée du fascisme qui la menaçait ! Hollande, « super héros » du monde « libre » ! (1)

La grande foire du Bourget a clos ses portes, les franciliens vont pouvoir circuler un peu mieux dans ce secteur septentrional de la région parisienne.195 pays représentés par des hommes et des femmes qui n’ont pas boudé leur plaisir d’être dans la capitale française – la bonne aubaine ! – ont finalement adopté un catalogue de bonnes intentions avec, comme objectif premier, d’aboutir à une hausse de la température planétaire de seulement 1,5 degré à l’horizon 2100. Comment ? D’abord avec des promesses, car aucun des pays pollueurs majeurs comme ceux du groupe des producteurs d’énergies fossiles ne sont contraints. Ce sont donc des promesses d’engagements et, comme le disait Charles Pasqua avec justesse, « les promesses n’engagent que ceux qui les croient ! ». Les producteurs de gaz et de pétrole vont trainer les pieds, c’est évident. Des pays comme l’Arabie Saoudite, les Emirats ou le Qatar par exemple, vont-ils accepter de revenir à la pèche aux perles, à la cueillette des dattes et à l’élevage des chameaux ? Que nenni ! La Chine, grosse productrice de charbon, comme l’Allemagne et la Pologne d’ailleurs, va continuer pendant un bon bail à ouvrir des centrales thermiques tandis que les Etats-Unis ou le Canada vont vouloir aller jusqu’au bout de leurs gisements de schistes. La planète ne se couvrira pas totalement d’éoliennes disgracieuses pour les seuls beaux yeux d’écologistes qui, paradoxalement, sont hostiles au nucléaire alors que cette énergie ne pollue pas ! Il est vrai que le problème du retraitement des déchets de l’atome n’est pas réglé sur le long terme et que des catastrophes comme celles de Tchernobyl ou de Fukushima ont de quoi refroidir l’enthousiasme des chauds partisans de cette énergie relativement économique ! Reste les panneaux solaires dont l’Afrique subsaharienne pourrait se couvrir, comblant d’aise Monsieur Borloo et son projet d’électrification du continent noir. Mais, si le réchauffement climatique est nettement perceptible avec le recul des glaciers et la fonte de la banquise, rien ne prouve que l’activité humaine en soit la seule et unique responsable, comme tente de le démontrer le lobby onusien du GIEC. L’histoire climatique de notre planète, pour ce que l’on en sait, n’est-elle pas ponctuée d’épisodes de glaciation et de réchauffement ? Les Vikings, grands voyageurs nordiques de temps lointains, n’ont-ils pas appelé « Groenland » - « Terre verte » - la grande ile danoise perchée au nord de la planète, entre Europe et Canada ? En tout cas, des pays prévoyants comme le Royaume de la tulipe dont bon nombre des terres sont situées sous le niveau de la mer, entreprennent ou vont entreprendre des travaux gigantesques pour mettre leurs populations à l’abri de la montée des eaux, tout comme l’archipel des Maldives. La République de Nauru perdue dans la Pacifique, un anneau de moins de 20 000 habitants rongé par l’exploitation du phosphate, a acheté plusieurs immeubles en Australie pour sauver sa population par... l’exil. Les iles Tuvalu, un autre micro Etat indépendant de cette région du globe, n’a rien fait. La piste de son seul aéroport est quotidiennement balayée par les eaux au gré des marées… Avec les inévitables conflits qui éclateront pour le contrôle et le partage des eaux, Nil et Euphrate notamment, ou la submersion progressive de la frange côtière du Bangladesh, l’avenir n’est pas rose pour la planète bleue ….

La «  Tsarine «  et la benjamine

L’avenir n’est pas rose non plus pour le Parti socialiste, aux dirigeants duquel on prête l’idée saugrenue de changer de nom, comme si une nouvelle identité de façade pouvait camoufler l’immense rejet qu’inspire aux Français sa politique. Un sondage TNS/SOFRES pour LE FIGARO publié le mardi 15 décembre, donne François Hollande battu à la présidentielle de 2017 dans tous les cas de figures ! (Rappelons, toutefois, qu’un sondage n’est que le reflet d’une opinion à un moment donné et en aucun cas une prédiction !). Même si sa défaite est camouflée en « victoire » relative, l’échec du parti gouvernemental est là, évident. Le PS aura moins d’élus que le Front National et il recueille moins de voix que ce mouvement, si l’on décompte les suffrages de ses alliés potentiels, radicaux, écologistes et Front de gauche. (Et quand on a des alliés comme ça, point n’est besoins d’ennemis !). Mais ses adversaires de la coalition du Centre et de la Droite auraient tort de pavoiser. D’abord ils engrangent deux régions – Nord/Picardie et PACA - grâce au retrait immoral et tacticien des listes socialistes et à l’incroyable bombardement médiatique hostile au FN .Et ensuite parce que la Normandie comme l’Ile de France ne sont conquises que sur le fil du rasoir. Certes, le deuxième tour n’a pas été le reflet du premier et les ridicules menaces d’un Valls parlant de « guerre civile » comme la déferlante syndicale et médiatique ont stoppé net les ambitions du leader du FN comme celles de sa nièce, elles, toutes deux, qui veulent tant appartenir à un système qui les a recalées. Pour combien de temps ? Les résultats d’un parti auquel j’ai appartenu comme beaucoup d’entre nous, sont spectaculaires. Mais les scores obtenus par les listes Dupont-Aignan le dimanche 6 décembre et l’absence de « Villiéristes », prouvent qu’entre le bloc des Républicains / UDI et le parti de Marine Le Pen, il y a de la place pour un mouvement d’opinion plus large qu’un simple courant néo-gaulliste et souverainiste : celui d’une ambition française. La nôtre. L’ambiguïté idéologique d’un mouvement qui se veut populaire comme le FN pour ne pas dire sa dichotomie entre un  Nord plus « prolétaire » et un Sud plus « conservateur », est lourde d’inconnues. Mais quand la « Tsarine » du Front National dit que, désormais, le combat n’est plus entre Droite et Gauche démonétisées mais entre mondialistes et patriotes, elle n’a pas tout à fait tort. Sauf qu’elle n’a pas le monopole de cet affrontement : sur notre créneau, sans compromissions avec le système, nous sommes là !

Note

(1) Un drôle de militant du « bilan carbone », ce Monsieur Hollande. Il n’a pas hésité à prendre un Falcon pour aller voter le même jour en province, et faire ainsi en avion un aller et retour Paris/Tulle ! Le Président de la République ne connait-il pas le système des procurations ?

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vendredi, 27 novembre 2015

LE GOUVERNEMENT EST-IL COUPABLE DE NON ASSISTANCE A PEUPLE EN DANGER

3912090810.2.jpgLe bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

L’assassinat de militaires et d’enfants par le « Toulousain » Mohamed Merah, le meurtre d’une jeune femme à Villejuif, l’agression de passagers dans le Thalys par un autre Mahométan tout comme la tuerie au siège de «  Charlie Hebdo » et celle de l’épicerie casher de la Porte de Vincennes, tous ces actes criminels n’auraient-ils pas dû interpeller les autorités plus tôt et les amener à prendre, déjà, des mesures draconiennes de protection des populations civiles ?

A croire que tous ces « avertissements » n’auront servi à rien. Il aura fallu attendre le massacre de masse du funeste vendredi 13 novembre 2015 pour qu’enfin, le Président de la République réagisse et que, sans doute, les belles âmes socialistes et autres « bobos » prennent conscience non pas du danger, mais du péril. Car si le recueillement est nécessaire, les fleurs et les bougies ne viendront pas à bout de la barbarie.

QUELLES MESURES AVAIENT-ELLES ETE PRISES APRES L’ATTAQUE DE « CHARLIE » ?

Le renvoi immédiat dans leur pays de tous les étrangers ayant fait l’objet d’une fiche « S » avait-il été décidé ? Non.

L’internement administratif ou, à tout le moins, la surveillance sous bracelet électronique des Français faisant aussi l’objet d’un tel fichage, avait-il été arrêté ? Non.

L’autorisation du port d’armes par les policiers et les gendarmes en dehors de leurs heures de service avait-elle été donnée? Non.

L’arrestation, puis l’expulsion des imams aux prêches extrémistes prononcés en arabe avaient-elles été envisagée puis exécutées ? Non.

La fermeture des quelques 80 mosquées salafistes comme celle de Lunel, grosses pourvoyeuses de djihadistes, avait-elle été faite ? Non.

Et la dénonciation des accords de Schengen et le rétablissement des contrôles aux frontières ? Non 

Le nettoyage définitif des quartiers et autres cités « sensibles » où perdurent trafics de drogue et d’armes de guerre avec, comme le réclame une sénatrice socialiste des Bouches du Rhône, le recours de l’armée, avait-il été ordonné ? Non !

On pourrait continuer comme ça cette triste litanie qui souligne avec cruauté l’impéritie des responsables gouvernementaux. Le Président Hollande à la triste mine, avec un air grave, sans doute profondément marqué par la tuerie du Bataclan, s’est transformé en quelques jours, en quelques heures, en chef de guerre. Si l’Etat islamique était déjà l’ennemi public numéro un, que n’a-t-il été copieusement et quotidiennement bombardé en Syrie ! Fallait-il attendre un tragique bilan de 130 morts et de plusieurs centaines de blessés dont certains garderont à vie de grave séquelle d’une soirée ponctuée par des larmes ? La cécité de nos actuels dirigeants comme celle d’ailleurs, dans une moindre mesure, de leurs prédécesseurs, était – est ? - incommensurable. Ajoutons à cela l’angélisme du ministère de la justice libérant par anticipation des fripouilles patentées et nous avons un cocktail….explosif ! Et pour toutes ces excellences, ce n’est pourtant pas faute d’avoir été informées et d’avoir reçu des signaux alarmants. La preuve a été administrée que parmi des centaines de milliers de vrais et faux réfugiés originaires des théâtres d’opérations du Proche-Orient, se sont glissés des terroristes islamistes. Mais ceux qui, comme nous, annonçaient ces potentialités, étaient traités de sans-cœur et accusés de xénophobie. Les faits nous ont donné raison.

DESIGNER L’ENNEMI

Par peur de stigmatiser une catégorie de la population – le fameux « pas d’amalgame ! »- les pouvoirs publics ont rechigné à désigner clairement l’origine ou l’inclination philosophique et religieuse de ces barbares venus semer la mort parmi des populations civiles. Pourtant ces criminels ne viennent pas de la planète Mars, ils ne sont ni Esquimaux, ni Papous, encore moins Patagons ! Le Président lui-même devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, contrairement à son Premier ministre, reconnaissons à ce dernier cette franchise quand il parle de « terroristes islamistes », n’a pas franchi cette mystérieuse frontière sémantique qui consiste à nier l’évidence. Nos anciens de 14-18 ou de 40-45 n’hésitaient pas, eux, et n’avaient pas cette pudeur de midinette : l’ennemi c’était le « boche » ! Aujourd’hui l’ennemi c’est le terroriste islamiste et si, d’évidence, tous les musulmans, Dieu merci, ne sont pas des terroristes, tous les terroristes islamistes sont des Mahométans ou se réclament du Coran, voir le communiqué de Dae’ch revendiquant la paternité des attentats. Les gouvernements arabes de pays amis comme l’Egypte, la Jordanie, la Tunisie – cruellement frappée elle aussi – ou le Maroc, l’ont compris. Et ça n’empêche nullement leurs populations de pratiquer librement et traditionnellement leur culte et leurs dirigeants de surveiller les agitateurs radicalisés. L’Algérie post française du FLN n’a pas hésité dans les années 1990 , à mener une guerre farouche contre le Front Islamique du Salut (FIS). Pour revenir à notre pays, tous ces évènements signifient que, malgré l’attaque contre l’équipe rédactionnelle de « Charlie » et l’hyper casher, les imams radicaux avaient toujours pignon sur rue et que leurs mosquées restaient opérationnelles. Et ce n’est pas l’arrestation – provisoire à ce jour – de « l’Emir blanc » de l’Ariège et son inculpation pour la détention illégale d’un fusil de chasse qui nous rassurera ! Tout le monde, à la campagne, légalement ou non, a un fusil de chasse ! La détermination du gouvernement de combattre le « radicalisme » religieux devrait conduire, en toute logique, au démantèlement de tous les réseaux salafistes, wahhabites et autres « Frères musulmans ». « Wait and see » comme disent les anglo-saxons, nous demandons à voir….En attendant, les familles des victimes du drame du 13 novembre ne seraient-elles pas habilitées à se constituer en un collectif qui porterait plainte contre « X » pour non-assistance à personnes en danger ? Ce n’est pas la cérémonie – nécessaire - organisée aux Invalides en mémoire des 130 victimes, qui règlera le problème du terrorisme, pas plus que le pavoisement de notre pays en bleu-blanc-rouge, conseillé et exceptionnel ce seul jour-là. Pour ma part, mon drapeau restera en berne. Pour un bon moment…

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vendredi, 20 novembre 2015

DJIHADISTES : L’INTERNEMENT PREVENTIF C’EST POSSIBLE, L’AMERIQUE L’AVAIT FAIT AVEC LES JAPONAIS EN 1942 !

P1020959.JPGLe bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Les massacres du vendredi 13 novembre n’autorisent plus une seule seconde d’hésitation, il y a péril dans la demeure. Après les terrasses de cafés et une salle de concert où sont morts des français sous les balles de tout un réseau de terroristes islamistes, d’autres lieux drainant un nombreux public – cinémas, grands magasins, bateaux de croisières, stations de sports d’hiver, marchés de noël , rames de trains et du métro, gares, aéroports, avions - pourraient être des cibles faciles pour les assassins pratiquant « la guerre sainte » contre les « mécréants », comme l’atteste un communiqué de l’Etat islamique.

Le rapport du « faible au fort », c’est-à-dire une tentative par des groupes minoritaires dans une société donnée de faire plier un Etat ou un organisme beaucoup plus fort, ce qui existe dans la dissuasion nucléaire par exemple, a tragiquement été illustré ce vendredi 13 novembre au soir avec le massacre de 129 innocents. Investissement criminel minimum pour un « profit » maximum. La nation est sidérée, les Français pleurent leurs morts et l’Etat ne prend pas les mesures radicales qu’il devrait mettre en œuvre. Face à cette horreur, nous avons un discours lénifiant et quelques mesures arrêtées pour rassurer, dans un premier temps, un public justement angoissé. Sarkozy propose le bracelet électronique pour les suspects potentiels, Hollande dit qu’il va saisir le Conseil d’Etat… On croit rêver… Des milliers d’assassins potentiels grouillent dans nos banlieues mais ces messieurs, comme jadis les Byzantins dissertant sur le sexe des anges alors que le Turc campait aux portes de Constantinople, divergent sur la constitutionnalité de telle ou telle décision. Les terroristes binationaux se verront retirer leur nationalité française, ils s’en moquent comme de leur première paire de babouches !

A SITUATION EXCEPTIONNELLE, COUP DE POING EXCEPTIONNEL

Tandis que le Président de la République hésite à désigner clairement l’ennemi contrairement à son Premier ministre qui parle, lui, de « terroristes islamistes », et que les Français découvrent avec stupéfaction que les criminels sont des individus de nationalité française grâce à l’inique droit du sol, la police et les services de renseignements viennent de démontrer, malgré quelques failles, l’excellence de leurs compétences. Bombarder les postions de Dae‘ch en Syrie, c’est bien. Renouer avec Bachar Al Assad, ce serait mieux. Frapper l’Etat islamique alors que dans le même temps Paris flirte dangereusement avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, monarchies musulmanes particulièrement rétrogrades en dépit de leur modernité de façade, et arme des bandes de « Syriens libres » qui refilent leurs armements aux rebelles, tout cela est complètement schizophrénique.

Le 7 décembre 1941, « Tora, Tora ! », la flotte américaine du Pacifique ancrée à Pearl Harbour dans les îles Hawaï, était attaquée par de volumineuses escadrilles japonaises. Bilan, des milliers de morts et des navires de haute ligne au fond de la mer. Dans un premier temps le gouverneur local, transmettant ses pouvoirs aux autorités militaires, faisait incarcérer un millier de résidants japonais ou d’origine japonaise. Dès le 19 février 1942, cette mesure était étendue sur tout le territoire des Etats-Unis à tous les Japonais ou naturalisés nippo-américains par le Président Roosevelt. C’était, en gros, 120 000 personnes qui prenaient le chemin des déserts de Californie ou du Nevada où elles y resteront assignées à résidence dans des camps de fortune pendant toute la durée de la guerre. Beaucoup, la majorité, étaient innocentes de toute complicité avec l’Empire du soleil levant mais, principe de précaution, elles avaient été regroupée en des lieux faciles à contrôler. 25 000 d’entre elles souhaitant échapper à ces mesures restrictives, s’engageront dans l’armée des Etats-Unis. Ce qu’une « grande démocratie » comme l’Amérique a fait en des moments exceptionnels – la guerre, et nous sommes en guerre, dixit François Hollande ! – un pays comme le nôtre peut le faire. Il y a seulement quelques milliers de fiches de police classées « S », c’est-à-dire des documents qui recensent des gens suspectés de militantisme islamiste ou des voyous déjà condamnés pour des faits de délinquance classique ou carrément des actes « djihadistes ». Des prédicateurs salafistes et des mosquées du même métal sont dans le collimateur des autorités policières. Les moyens manquent pour surveiller tout ce petit monde. Il faut donc se résigner à modifier notre droit, rapidement, pour permettre la mise en résidence surveillée ou l’incarcération de ces malfaisants potentiels. « On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs », dit un vieux dicton. Au pire, mieux vaut commettre quelques erreurs judiciaires que d’avoir à pleurer des centaines de morts. La bataille d’Alger a été gagnée en quelques mois par les paras de Massu et de Bigeard. Mais le gouvernement socialiste de l’époque – déjà ! – leur avait donné les pleins pouvoirs. La fin dramatique de l’Algérie française n’a pas été la conséquence de cette période, bien au contraire. Les gens pouvaient à nouveau fréquenter les cafés et reprendre en toute sécurité les transports en commun. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin ». Et surtout, ne vous demandez pas comment faire, matériellement. Le Sheriff Joe Arpaio, constamment réélu dans le comté de Phoenix, Etat d’Arizona, a la solution ! Nous ne pouvons pas accepter d’être à la merci d’hommes et de femmes qui n’ont aucun respect pour la vie, la leur comme celle des autres. Allons-nous nous faire tirer comme des lapins, aller aux spectacles la peur au ventre, refuser de vivre normalement, tout cela parce que quelque fêlés interprètent littéralement des textes vieux de 14 siècles ? Tuer, nous venons de le voir et ça fait froid dans le dos, c’est simple : un homme, une volonté, une arme. Et bien, la République française doit prévenir avant de guérir, anticiper sur un futur macabre qu’elle refuse. La mise hors d’état de nuire, préventivement, s’impose. Les autorités ont des noms, les moyens humains et matériels à leur disposition, armée, police, gendarmerie : il leur faut agir, vite et massivement. La patrie est en danger, quand il s’agit de choisir entre la vie et la mort les arguties juridiques ne tiennent pas.

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vendredi, 13 novembre 2015

COLLEGES : MIXITE SOCIALE OU MIXITE RACIALE ?

3912090810.2.jpgLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Le gouvernement veut brasser de force des populations hétérogènes, mixer les élèves de collèges réputés calmes où l’on travaille et s’instruit, avec ceux d’établissements en grandes difficultés. En quelque sorte, exporter le cancer et ses métastases. Et cela dans la plus pure hypocrisie : aucun des enfants de nos hiérarques, ou prétendus tels, n’iront dans des collèges de « quartiers difficiles » et autres « zones de non droit », les cache-nez sémantiques pour désigner les quartiers ethniques.

« Raciale », mixité « raciale » ? Cachez ce vilain mot qui désignerait, au demeurant, une « chose » qui n’existe plus, «  couvrez ce mot que je ne saurais voir » pour paraphraser Molière dans son célèbre Tartuffe, et substituons lui le vocable plus aimable de « social ». Après l’aggravation des sanctions prévues à l’article 55 de l’inique loi SRU – « solidarité et renouvellement urbain »  – pour les communes de plus de 3 500 habitants qui ne rempliraient pas l’obligation d’avoir au moins 20% de logements sociaux (1), le gouvernement de la République (socialiste) française vient de lancer le 10 novembre un nouveau plan expérimental pour en finir, parait-il, avec les « collèges-ghettos ».

LE REEL REPRENDRA LE DESSUS : « CHASSEZ LE NATUREL, IL REVIENT AU GALOP…. »

En fait, de quoi s’agit-il ? En apparence l’idée vendue semble généreuse et partir d’un bon principe dans l’offre égalitaire d’un enseignement de qualité. L’idée de Najat Vallaud Belkacem, ministre de l’Education dite « nationale », est d’impliquer les collectivités territoriales concernées dans le brassage des élèves des collèges issus de différents quartiers, en partant du principe que certains de ces derniers répondraient bien à une typologie sociale spécifique. Or, il n’est pas toujours évident que les quartiers réputés « défavorisés » n’hébergent que des enfants en grandes difficultés, ni que ces derniers soient obligatoirement tous issus de milieux pauvres. Et jadis, nombre de « pauvres » se sont extraits de leur milieu d’origine grâce notamment aux bourses et à leurs qualités personnelles.

De même qu’un humoriste voulait mettre les villes à la campagne, Belkacem veut mettre les effectifs d’enfants difficiles dans des collèges réputés calmes. Déplacer les problèmes en quelque sorte au lieu de tenter de les résoudre à la base, in situ. En fait, la carte scolaire sera redessinée en faisant déplacer quotidiennement des enfants sur de longs parcours avec toutes les nouvelles contraintes horaires entrainées pour les parents. Il était quelque peu croustillant à cet égard de visionner un reportage télévisé, je ne sais plus sur quelle chaine, dans lequel on pouvait voir et entendre des mamans visiblement d’origine maghrébine par leur tenue, souhaiter que leur progéniture soit mélangée « à des Français » ce qui, en passant, révèle deux choses : une, si elles ont la nationalité française, elles ne se considèrent pas comme telles, deux, elles se rendent compte que dans des classes où cohabitent des enfants issus des « quatre coins du monde », les élèves peuvent difficilement s’intégrer, à plus forte raison s’assimiler à la société d’accueil. La ministre s’imagine-t-elle que des parents ayant la chance d’avoir une situation sociale disons « normale » ou aisée vont, de gaité de cœur, accepter que leurs marmots soient scolarisés dans d’improbables collèges, loin de chez eux, où l’anarchie, la violence et la drogue s’imposent en toute impunité ? Combien de structures scolaires où les enseignants vont au boulot la peur au ventre en rasant les murs ?

Dans un récent article de France TV info on pouvait relever avec intérêt cette déclaration : « Céline (le prénom a été changé), mère d’une jeune lycéenne scolarisée dans le XIIe arrondissement de Paris, a toujours respecté la carte scolaire. Lorsque sa fille est entrée au collège, l’établissement accueillait des classes d’enfants plutôt favorisés. En quatre ans, son quartier est devenu plus populaire et le collège est désormais en zone d’éducation prioritaire. Avec 37 élèves par classe, le personnel encadrant est complètement dépassé, raconte la mère. Les élèves perturbateurs ont fait craquer certains professeurs qui ne pouvaient pas tenir leurs classes. Ma fille n’a pas eu de cours d’anglais pendant trois ans faute d’enseignant avec les nerfs suffisamment solides ». Edifiant…

La démonstration est faite que ce n’est pas forcément le lieu géographique qui détermine la mauvaise ambiance scolaire, mais le manque de moyens rationnels mis à la disposition d’une véritable Education réellement NATIONALE. Les recettes ? une discipline appliquée avec intransigeance par des maîtres bien formés – pas des jeunes que l’on envoie au casse-pipe sans préparation, rappelez-vous l’excellent film « La jupe » avec Isabelle Adjani - l’implication physique et financière des parents d’élèves difficiles avec, s’il le fallait, l’internement des trublions dans ce que l’on appelait jadis des « Maisons de correction ». Sans oublier une rénovation des bâtiments et de leurs équipements qui donnent envie d’apprendre, l’enseignement des valeurs de base indispensables à la vie en société, le port d’un uniforme identifiant l’élève à son école selon le modèle britannique, et arrêter de surcharger les classes en ouvrant toujours et toujours plus les vannes de l’immigration, voici quelques pistes pour freiner l’un des maux français. Car, même si les dérogations à la carte scolaire seront plus encadrées, rien ne pourra empêcher papa et maman de faire preuve d’imagination pour que leur jeune progéniture échappe aux collèges-ghettos des cités du même tabac. On n’arrête pas l’eau des rivières qui débordent, l’eau s’infiltrera toujours par tous les interstices.

LA VOIE ROYALE PAR LE PRIVE ?

Najat et ses sbires du ministère ont même imaginé une répartition des effectifs dans des collèges situés sur un même axe, une ligne de tramway par exemple, qui chargerait des élèves, pas tous, du collège A pour les emmener au collège B ! Outre la fatigue supplémentaire entrainée par ces heures passées dans les transports, les élèves devraient sans doute s’acquitter du coût de cette prestation. Une sorte de busing en vogue aux Etats-Unis il y a déjà quelques lustres et qui, par cars entiers, faisait se déverser des élèves noirs dans des écoles blanches… Les Américains en sont revenus, car l’ethnie d’origine ne recoupe pas toujours le niveau social des familles. Qui connait les Etats du Sud, sait qu’il y a de nombreux « petits blancs » comme une émergente et dynamique bourgeoisie noire ! Ce n’est pas Obama qui dirait le contraire…

Si d’immenses casernes sans âme où s’entassent des populations diverses encerclent nos villes, nous le devons à des dirigeants qui n’ont pas mesuré les conséquences de leurs actes, le regroupement familial étant l’un des plus maléfiques, n’est-ce pas messieurs Chirac et Giscard d’Estaing ? Le fameux « bien vivre ensemble » à la mode française ou « l’accommodement raisonnable » à la sauce québécoise sont conditionnés avant tout par une question de seuil, de « dosage » et, surtout, de volonté de la part de toutes les parties. Nous en sommes loin. Aujourd’hui le vin est tiré, il faut le boire. Mais pas aux dépends des enfants, de tous les enfants, à commencer par les petits Français. Le privé a de beaux jours devant lui !

(1) 36 communes « carencées » comme ils disent, où le préfet – lire le pouvoir socialiste – se substitue au maire.

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