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vendredi, 06 novembre 2015

LA VICTOIRE D'ERDOGAN : ENCORE UNE NOUVELLE BONNE RAISON DE DIRE « NON » A L'ENTREE DE LA TURQUIE !

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Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Les élections se suivent, mais ne se ressemblent pas. Après les succès nationalistes, identitaires et conservateurs en Suisse et en Pologne, la Turquie nous a offert ce dimanche 1er novembre, un tout autre panorama politique.

L’homme, âgé de 61 ans, avait quitté la primature de son pays qu’il occupait depuis, en gros, une dizaine d’années, pour prendre les fonctions de Président de la République, laissant à son lieutenant Ahmet Datuvoglu le poste de Premier ministre. Avec l’arrière-pensée de modifier la constitution de 1980 pour présidentialiser le régime à son seul bénéfice. Le 7 juin dernier, cette espérance se fracassait sur les mauvais résultats des précédentes élections législatives : 40,8 % tout de même pour son parti islamo-conservateur l’AKP et 250 députés sur 550 sièges à pourvoir, loin donc de la majorité absolue et des deux tiers pour amender la constitution. Qu’à cela ne tienne, adoptant les bonnes vieilles méthodes pratiquées au sein de l’Union Européenne consistant à faire revoter les peuples jusqu’à ce que ces derniers donnent satisfaction, l’autocrate décidait que les Turcs revoteraient à l’automne ! C’est que pour lui, il y avait urgence : les Kurdes du HDP (Parti démocratique du peuple), venaient de faire leur entrée à l’Assemblée nationale avec un gros bataillon de 80 parlementaires, escortant le CHP, formation héritière du « Kémalisme laïc » avec 132 élus. D’autant que le climat politique, affairisme, corruption, népotisme, devenait franchement mauvais, en dépit d’un indéniable bond en avant économique, surtout visible dans la Turquie occidentale, aucun observateur objectif ne pourrait le nier.

LA FUITE EN AVANT

Avec une chambre ingouvernable, sans majorité possible, les partis représentés ayant des ambitions contradictoires et les nationalistes ultras du MHP (80 sièges) refusant de servir de rustine au groupe d’Erdogan, il ne restait plus à ce dernier qu’à provoquer d’autres élections, anticipées celles-ci.

La situation générale au Proche Orient allait le servir. En représailles à la rupture du dialogue avec les Kurdes – les « cocus » de l’histoire dans la région, une nation sans Etat – les rebelles nationalistes/marxistes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) passaient à l’action, réactivant leurs "efficaces" méthodes terroristes. Tout en mettant à la disposition de ses alliés de l’OTAN la base aérienne d’Incirlik pour des raids contre l’Etat islamique, le gouvernement Turc frappait prioritairement les bases arrières du PKK aux confins de son pays et de l’Irak. D’ailleurs Erdogan mène une politique ambiguë à l’égard de l’E-I, laissant tantôt transiter armes, hommes et marchandises, tantôt bouclant sa frontière. Le quotidien kémaliste « Cumhuriyet » publiait à ce sujet des photos et une vidéo accablante tendant à prouver des livraisons d’armes aux rebelles extrémistes dès janvier 2014. Les services secrets turcs étant mis en cause, cette affaire aboutissait à l’arrestation d’une cinquantaine de personnes, tous gendarmes, soldats ou magistrats ! Le Président Erdogan était-il au courant, fermant les yeux sur ces manœuvres menées en coulisse, sa main droite ignorant ce que faisait sa main gauche ? Un peu comme les Soviétiques laissèrent en 1944 les nazis écraser les insurgés nationalistes polonais à Varsovie, il laissa se dérouler la tragédie de Kobané, ville kurde syrienne juste à sa frontière méridionale. 206 civils furent exécutés, femmes comme enfants, par les terroristes de l’E-I, les Kurdes accusant la Turquie d’avoir laissé passer les tueurs….Mais constatant l’inéluctable débordement de la guerre civile syrienne sur son territoire – deux millions de réfugiés, vrais ou faux ! - Ankara s’est alarmé des attentats commis sur son sol le 20 juillet à Suruk (32 morts), et le10 octobre dans la capitale (97 morts et 250 blessés). Les arrestations se sont multipliées, autant dans les milieux séparatistes kurdes que chez les djihadistes européens avec leur renvoi pour complicité avec l’E-I : plus de 1500 depuis mai et 1100 ont été interceptés à leur arrivée. Dans le même temps le pouvoir a déployé ses muscles à l’intérieur du pays, menaçant la presse d’opposition et rétablissant l’institution des « muhtars », ces sortes de maires quadrillant la Turquie à travers ses dizaines de milliers de villages, pour en faire des « mouchards » à la botte du régime.

PARI GAGNE

Quitte ou double pour le nouveau « Calife » d’Istanbul, « moi ou le chaos » en quelque sorte, un slogan avec un gout de déjà vu dans notre pays… Accusant l’Europe et l’occident en général d’être responsables du problème des réfugiés et autres migrants, ce qui n’est pas totalement faux - le maître d’Ankara n’a pas hésité à esquisser un certain chantage envers les oligarques de Bruxelles : « vous me payez ou je lâche mes deux millions de Syriens et d’Irakiens qui vivent dans des camps misérables » ! Ajoutant au passage qu’il considérait que ce même occident était coupable d’avoir transformé la Méditerranée en « un cimetière ». Galvanisés par ses meetings – retenons celui du Zénith de Strasbourg qui s’est tenu le 4 octobre au mépris de toute neutralité politique ! – le peuple Turc s’est déplacé en masse, apportant une nouvelle victoire au leader du Parti de la Justice et du Développement. Lequel ne se promène jamais lors de ses réunions électorales sans sa femme, la tête couverte, comme toutes les paysannes d’Anatolie, petit clin d’œil envers les musulmans intransigeants. Dimanche dernier, contre tous les pronostics, l’AKP en totalisant 49,4 % des suffrages raflait 317 des 550 sièges de députés, majorité absolue pour gouverner seul, insuffisante toutefois pour réformer la constitution dans le sens voulu par Erdogan. Qu’à cela ne tienne, ce dernier, dans la foulée de cette victoire, a évoqué la tenue d’un référendum. Et exigé la reprise des discussions, chapitre par chapitre, pour l’adhésion de son pays à l’Union européenne, vieux serpent de mer qui divise les eurocrates et autres europhiles.

N’AYONS PAS LA MEMOIRE COURTE

La Turquie n’est pas un pays européen, ni par sa géographie, ni par son histoire, ni par sa culture, ni par sa religion. Si la Turquie entrait dans l’Europe, nous assisterions d’une façon concomitante à une délocalisation accélérée de nos entreprises et à l’explosion d’une immigration supplémentaire sur l’ensemble des pays européens développés, conduisant à une aggravation incalculable du chômage. Sans parler du processus d’islamisation qui caractérise la société française !

D’autres sujets peuvent aussi nous interpeller :

- Chypre, membre de l’U-E, a un gros tiers de son territoire occupé par l’armée turque et 200 000 Chypriotes grecs ont été chassés de la zone où s’est constituée une prétendue « République turque de Chypre Nord, la « RTCN » ;

- la Turquie, c’est la négation du génocide arménien, 2 à 300 000 victimes en 1894, 1,5 million de morts entre 1915 et 1916 et 100 000 en 1919 ;

- la Turquie en Europe, c’est le conflit du Nagorny-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’invitant chez les 28, la Turquie développant une agressive politique pantouranienne ;

- la Turquie en Europe, c’est une violation permanente des fameux « droits de l’homme » ;

- la Turquie en Europe, c’est la porte ouverte aux grandes migrations asiatiques, la Turquie offrant sa nationalité aux peuples pantouraniens ;

- la Turquie en Europe, c’est accepter la négation du droit des minorités à parler leur langue et à vivre librement leur culture : qu’en pensent les Grecs, et les Arméniens qui rasent les murs en Turquie, ainsi que les Kurdes dont on nie, justement, ces mêmes droits ?

- la Turquie en Europe, c’est aussi un groupe de 90 députés aux parlements de Strasbourg et de Bruxelles, le plus fort contingent d’euro parlementaires…

Bref, si les mots ont un sens, l’Union européenne est… européenne et n’a pas vocation à devenir une Tour de Babel. Elle regroupe des peuples issus d’une même civilisation à l’ouest du continent eurasiatique, lesquels forment des projets communs et ont vocation à s’ouvrir à la Russie dans un partenariat intelligent, disons « gagnant/gagnant ». La Turquie, puissance musulmane incontournable du Proche-Orient, éminemment respectable, tout à la fois moderne et archaïque, ne devrait pas avoir pour objectif d’adhérer à un club qui n’est pas de même nature que sa société. En ce sens, Erdogan est une menace pour nous. Nous n’avons à offrir à ce grand pays que la coopération, toute la coopération, mais rien que la coopération. Il serait plus honnête de l’afficher clairement.

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vendredi, 30 octobre 2015

CONFIRMATION : LE SOLEIL SE LEVE BIEN A L’EST ET SE COUCHE A L’OUEST…

3912090810.2.jpgLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Deux résultats, l'un en Suisse, l'autre en Pologne retiennent cette semaine notre attention.

Après la victoire le 18 octobre de l’UDC, l’Union Démocratique du Centre, qui devient le premier parti en  Suisse ( 29,5 % contre 28,9 % en 2007),  avec 62 élus au Conseil National, la chambre basse du Parlement de Berne, les électeurs polonais viennent de renforcer en Europe ce dimanche 25 octobre, le camp des formations « populistes », comme « ils » disent. Déjà, l’élection d’un Président de la République issu des rangs conservateurs du PIS, le Parti du Droit et de la Justice présidé par Jaroslaw Kaczynski, frère jumeau d’un  Président disparu dans le crash de son avion à Smolensk, avait sonné le glas des prétentions des libéraux centristes de la Plateforme civique (PO), dont Donald Tusk est l’échantillon le plus représentatif. Ce dernier sévit désormais à Bruxelles à la tête du conseil de  l’Union Européenne. (UE).

Cette victoire est nette et sans appel. Avec 38 % des voix et 238 sièges à la Diète de Varsovie, la députée Beata Szidio pressentie pour la primature, disposera d’une confortable  majorité face à l’opposition libérale du Premier ministre sortant, Madame Ewa Kopacz dont le mouvement n’obtient  avec 23,4 % des suffrages que 135 élus.  Le PIS qui a déjà dirigé la Pologne, assez proche de l’église, se caractérise par un programme social-conservateur, hostile à toutes les attaques contre la famille traditionnelle. Proche des orientations de son voisin Hongrois Victor Orban, le PIS  ne voit pas du tout d’un œil favorable la mise en place de quotas pour les « réfugiés ». Seule ombre au tableau, ce parti, s’il est eurosceptique, se distingue par un Atlantisme affiché allant, par exemple, jusqu’à regretter la signature d’un contrat avec Airbus pour l’achat de 50 hélicoptères « Caracal ». Il est vrai que l’on peut admettre cette attitude sans pour autant l’approuver, compte tenu de nos propres intérêts : la firme américaine Sikorski n’a-t-elle pas des usines en Pologne et le PIS ne se réclame-t-il pas de la doctrine de la  « préférence nationale » ?

AU CANADA, VICTOIRE  DE LA PARTITOCRATIE HEREDITAIRE

A l’Ouest, au Soleil couchant, rien ne va plus, à supposer que tout allait bien auparavant. Après deux mois de campagne électorale à travers tout le Canada, Trudeau junior a été nommé le 19 octobre dernier  Premier ministre de la fédération, le 23e  élu à occuper ce poste. Avec 184 sièges à la Chambre des communes obtenus grâce à une majorité absolue de 54,4 % des voix, son parti  le Parti libéral,  bat le  conservateur sortant Stephen Harper, 29,3% et 99 députés. Le très écologiste et progressiste NPD, Nouveau Parti Démocrate, se classant quant à lui à la troisième place avec 13% des suffrages et 44 représentants. Le Bloc Québécois, souverainiste, est bon dernier avec seulement 10 parlementaires et 3 % des électeurs, mais il est vrai qu’il ne concourrait que dans la seule « Belle province » encore majoritairement francophone. Qui est  Justin Trudeau ? Son CV  est assez vide. Sa stupéfiante ascension n’est due qu’au nom qu’il porte : Trudeau. Son père, le défunt Eliott, bellâtre qui courait les jupons, progressiste invétéré dépénalisant l’avortement et l’homosexualité, favorable au multiculturalisme, adversaire déterminé des souverainistes québécois – il n’hésita pas à lâcher ses chiens de guerre contre les indépendantistes – menant dans les années soixante-dix une diplomaties indulgente aux pays communistes, était une sorte d’Olof Palme canadien. Son rejeton a multiplié les professions de foi favorables aux immigrés et a courtisé effrontément la communauté musulmane  dans un pays en décadence complète où la Cour d’appel fédérale n’a pas hésité à désavouer le précédent gouvernement conservateur en autorisant, de facto, le niquab ! Il faut dire qu’avec un Premier ministre « de droite » comme Stephen Harper, les conservateurs canadiens étaient servis : sous son mandat, 265 000 nouveaux immigrants sont entrés l’an dernier au pays des caribous et des feuilles d’érable ! Trudeau junior, une chance pour le  Canada ? Le Premier ministre qui ne sera officiellement intronisé que  le 4 novembre, a déjà annoncé qu’il ferait cesser les frappes de la RCAF – la Royal Canadian  Air Force - contre l’Etat Islamique. Tiendra-t-il ses promesses concernant la légalisation de la marijuana, la création d’une taxe carbone et l’accueil de 25 000 réfugiés syriens ? A suivre, avec consternation !

ALCAZAR REMPLACE TAPIOCA

Terminons ce petit tour d’horizon électoral par une note plus aimable avec la victoire au Guatemala – l’un des plus beaux pays d’Amérique centrale, - de l’humoriste Jimmy Morales qui vient d’être élu  le dimanche 25 octobre, Président de la République. Lors de ce second tour de la consultation électorale présidentielle, cet animateur comique à la télévision vient d’obtenir 68 % des suffrages de ses compatriotes, battant une ancienne Première dame, Sandra Torres. Il faut dire que les Guatémaltèques sont lassés de la corruption qui touche le personnel politique : l’ancien Président Otto Perez et sa Vice-Présidente Roxana Baldetti ne sont-ils pas sous les verrous ? En envoyant un clone de Mister Bean ou de Benny Hill à la Casa Crema, l’Elysée guatémaltèque, les électeurs ont-ils voulu tourner les pages sombres de la guerre civile qui endeuilla le pays pendant presque trente ans ? En tout cas voici un pays du tiers-monde qui n’hésite plus à incarcérer ses brebis galeuses. Un exemple à suivre ? Dans une démocratie « comme la nôtre », la chose est encore difficilement admissible par la classe politique.

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samedi, 24 octobre 2015

NATURALISATIONS : CE QUE LE DANEMARK FAIT, LA FRANCE PEUT LE FAIRE !

images.jpgLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Dans le tumulte des informations, l’une chassant l’autre, une petite nouvelle, toute petite pour nos medias, encastrée au cœur des pages « faits divers », est apparue comme une fleur d’un printemps prématuré.

La citoyenneté danoise sera désormais plus compliquée à obtenir, comme l’a déclaré Inger Stojberg, ministre de l’intégration du gouvernement de Copenhague. C’est que des dizaines de milliers d’immigrés frappent aux portes du Royaume scandinave, les uns dans l’espoir d’y être accueillis, les autres y transitant avant de rejoindre une Suède follement généreuse avec l’argent de ses contribuables. Le projet de loi qui sera très probablement voté par le Parlement où le Parti du peuple exerce une formidable pression sur le Venstre, le parti libéral au pouvoir associé aux conservateurs, prévoit que les candidats à la naturalisation devront « parfaitement maitriser la langue danoise » et prouver qu’ils jouissent d’une complète indépendance financière. Ils devront également répondre à un questionnaire traitant des sujets de la société danoise, de son histoire, de ses mœurs et de ses coutumes. Le barème est élevé : pas moins de 32 bonnes réponses sont exigées sur 40 questions. D’autre part, le délai pendant lequel les impétrants avec un casier judiciaire ne peuvent pas présenter leur requête augmentera de moitié. Il faut également  savoir que depuis le premier juillet dernier, les aides financières versées aux demandeurs d’asile ont été réduites de moitié, s’élevant tout de même à 892 dollars US par mois pour un « réfugié » sans enfant contre 1627 accordés précédemment.

Un nécessaire durcissement qui s’explique par la pression migratoire qui s’exerce aux portes du pays ayant conduit ses responsables à fermer, temporairement, leur frontière avec l’Allemagne et à encourager les demandeurs d’asile à…travailler, tout simplement, au lieu de vivre de la charité publique. Une charité qui amène beaucoup de Danois à voter pour le Parti du peuple, champion toutes catégories  de la lutte contre l’immigration. Cette immigration qui est d’ailleurs essentiellement musulmane comme peut le constater le touriste se promenant dans les rues de l’agréable Copenhague, où les foulards et les voiles sont monnaie courante.

Guyane et Mayotte : des usines à fabriquer des « Français » !

 Qu’en est-il en France ? Avec en gros, plus ou moins 100 000 naturalisations par an, l’obtention de la  citoyenneté française est d’une facilité déconcertante : aussi facile à obtenir ou presque qu’une carte orange ! Les principaux bénéficiaires sont d’origine essentiellement maghrébine ou africaine, accessoirement asiatique ou européenne comme en témoignent les images tournées lors des cérémonies de remises des diplômes consacrant l’entrée dans la nation de nos nouveaux « compatriotes »… Interrogés par l’hebdomadaire VALEURS ACTUELLES qui publie les résultats du sondage IFOP réalisé à sa demande dans sa livraison du 8 octobre, les Français déclarent majoritairement qu’il faut supprimer le droit du sol pour les enfants de clandestins : 59 % contre 41%. Dans une autre question portant justement sur la naturalisation, ils sont 82 % favorables à des mesures plus contraignantes pour « mieux respecter le principe d’assimilation à la communauté nationale », contre seulement 18 % qui semblent favorables au maintien du statu quo, notamment une forte minorité de 36 % chez les sympathisants du PS, mais est-ce pour nous étonner ? Même si ces réponses encourageantes semblent paradoxalement contredites par un léger 49% contre 43 % de personnes désapprouvant le mur anti-migrants du Premier ministre hongrois Victor Orban – honneur à lui ! – on  peut objectivement constater que l’écart est grand entre les volontés ou les souhaits du peuple et les mesures actuellement en vigueur qui ne favorisent que « l’insertion » au lieu de tout mettre en œuvre pour faciliter l’assimilation de ceux des étrangers qui souhaitent SINCEREMENT devenir Français. On sait que les futures mères du Surinam comme du Brésil  traversent clandestinement les frontières de la Guyane pour accoucher dans une maternité française tout comme le font celles des Comores à Mayotte pour que leur enfant, par la grâce de l’inepte droit du sol, puisse naitre « Français ». (Et les rendre, ainsi, inexpulsables). Cela doit cesser. Le lieu de naissance ne devrait, en aucun cas, déterminer la nationalité d’un nouveau-né. Un petit Chinois naissant en Suisse n’en serait pas pour autant un producteur prédestiné de gruyère, pas plus qu’un Portugais voyant le jour au Nigéria ne convertirait les Haoussas ou les Ibos à la consommation spontanée de la morue….La nationalité française ne devrait s’obtenir que par la filiation, le sang versé ou par la naturalisation selon des critères à revoir à la hausse. Les Danois nous montrent le chemin, tout comme beaucoup de pays qui restreignent l’accès à leur nationalité et n’en sont pas moins « démocratiques » : Israël (Judéité exigée) ou, par exemple, la Confédération Helvétique créant trois paliers à franchir : communal, cantonal et fédéral avant que le candidat ne puisse recevoir son passeport à la croix blanche. Quant à être Monégasque, n’en parlons pas, à moins d’avoir un coffre-fort bien garni ! Pour terminer sur une note humoristique et… hippique, a-t-on jamais vu une vache naissant dans une écurie  gagner le prix de l’Arc de Triomphe ?

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vendredi, 02 octobre 2015

HOLLANDE A L’ONU, C’EST… « CAUSE TOUJOURS, TU M’INTERESSES ! »

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Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

A force de tergiverser sur le sujet syrien, « j’y vais, j’y vais pas » et de se cantonner dans une hostilité sans faille à l’égard du régime de Damas, la politique étrangère française au Proche-Orient est devenue sinon totalement illisible, au moins complètement solitaire, pour ne pas dire isolée.

Et ce n’est pas le discours de François Hollande devant l’Assemblée générale de l’ONU prononcé le lundi 28 septembre, gonflant ses petits muscles face au Président russe, qui  redorera le blason de la diplomatie française. « Je ne cesse d’expliquer à Vladimir Poutine que nous devons trouver une autre solution que Bachar Al Assad », a confié le Chef de l’Etat lors d’une conférence de presse donnée dans les locaux du building de l’East River à New-York. On aurait pu penser après le règlement du dossier des « Mistral » – couteux, de 200 à 250 millions d’Euros pour nos pieds ! – et de la (relative) stabilisation du front ukrainien, que les relations franco-russes se réchaufferaient. Patatras, la « fatwa » élyséenne lancée contre le Président syrien remet tout en cause. Pendant que Dae’ch décapite, pille, viole, tue, massacre, détruit et… s’enrichit, la France s’acharne contre le seul gouvernement de Damas. Et, partant de là, contre la seule armée qui combat au sol, avec les Kurdes, les terroristes de l’Emirat islamique. Quelle incohérence, d’une main on arme ceux que l’on prétend combattre - combien de nos armements et de nos munitions  sont passées des mains des « Syriens libres » entre celles de l’E-i ? – de l’autre, si je puis dire, on bombarde ces mêmes islamistes, notamment dans la région de Deir Ez Zor ?

Hollande isolé

Les Etats-Unis et la Fédération de Russie qui, eux, jouent dans la cour des grands, vont probablement trouver un modus vivendi avec leurs incontournables partenaires que sont, respectivement, la Turquie et l’Arabie Saoudite pour les premiers, l’Iran pour les seconds. Et la France alors, dans tout ça ? Lâchée par Dame Merkel qui, décidément, dans ce dossier comme sur celui des « migrants » n’en fait qu’à sa tête, le Président Hollande se retrouve tout seul. Le secrétaire-général de l’ONU, le birman Ban Ki Moon ne s’y est pas trompé, omettant de citer la France parmi la courte liste des protagonistes pouvant résoudre la crise, militairement, puis politiquement. Or, c’est l’inverse que souhaite le locataire, espérons-le « provisoire », de l’Elysée : d’abord « évacuer » Bachar Al Assad de la scène politique et combattre Dae’ch ensuite. Au mieux, les deux simultanément. En attendant, que cela plaise ou non, le « tyran » de Damas c’est le Président élu des syriens, donc un Président légal, tout autant que peut l’être un François Hollande Président par défaut. Bachar ophtalmologiste de formation, héritier contre son gré il faut le rappeler, de la dynastie des Assad, est le chef des armées, le responsable suprême du parti Baas. Ce dernier est l’ossature politico-administrative de ce pays qui est, est-il utile de le souligner, multiconfessionnel, donc de  construction fragile.

Les poursuites engagées par Paris contre Bachar pour « crimes de guerre » ne vont rien arranger et sont d’une totale contre-productivité. Le régime va se braquer, se raidir encore plus, fort qu’il est du soutien pour l’instant indéfectible de ses alliés russes et Chiites iraniens. Car, ne l’oublions pas, ce conflit politique se superpose à un conflit religieux : Chiites contre Sunnites, tout autant que des « démocrates » contre le parti Baas au pouvoir.

Pour un partage équitable des influences

Répétons-le, si De Gaulle parlait à juste raison de « L’Orient compliqué » au lendemain de la deuxième guerre mondiale, c’est que tous les acteurs du panorama géopolitique d’aujourd’hui étaient déjà là : l’Etat d’Israël, trublion tardivement arrivé sur un échiquier compliqué, Liban et Syrie multiconfessionnels, pétromonarchies Irakienne, (à l’époque un Royaume Hachémite comme la Jordanie), et Saoudienne, sans oublier la Perse (Iran) millénaire. En déclarant « qu’Assad est à l’origine du problème, il ne peut faire partie de la solution », François Hollande prive la France d’une capacité de manœuvrer et ferme la porte à toute issue honorable pour ce président. Qui prendrait le pouvoir dans une Syrie en ruine en supposant que les islamistes aient été éradiqués ? La démocratie à l’occidentale, formelle, n’a existé dans ce pays qu’un très court laps de temps. Ce système politique de majorité parlementaire n’est pas adapté aux pays arabes comme ceux d’Afrique d’ailleurs, qui fonctionnent par tribus, clans, communautés ethno-religieuses. La loi du plus grand nombre, forcément ici celle des Sunnites, s’imposerait alors comme celle des Chiites s’exerce dans un Irak post-Saddam, avec tous les échecs que remporte cette formule. A croire que les spécialistes hyper diplômés du quai d’Orsay n’ont rien appris, rien compris ! Il n’est qu’à regarder le fragile Liban en équilibre continuellement instable avec sa démocratie parlementaire mixée d’un très fort communautarisme institutionnel. La solution à cette terrible guerre civile – je suis effaré de voir à la télévision  les ruines d’Alep, une ville où j’avais parcouru jadis les antiques souks aujourd’hui détruits – passe par un règlement GLOBAL des crises au Proche-Orient, y compris le drame israélo-palestinien. Elle passe aussi par un partage équitable des influences politico-religieuses des uns et des autres : pétromonarchies majoritairement Sunnites et Iran majoritairement Chiite. Avec  la solide estampille des deux « parrains » incontournables, les USA et la Russie. L’Europe dans l’affaire est, malheureusement, inexistante. Le Royaume-Uni suivra son mentor américain, l’Allemagne n’a d’influence (relative) qu’en Turquie, et la France tant qu’elle campera sur une position rigide, restera le… « chose » entre deux chaises !

Car si François Hollande se félicite qu’Obama ait déclaré « qu’on ne peut pas soutenir des tyrans comme Assad sous prétexte que l’alternative serait pire », il s’est bien gardé de dire QUI, quels pays enverraient des soldats combattre au sol les forcenés de Dae’ch ? Des militaires français ? L’armée est exsangue. Des troupiers US ? L’Amérique a du mal à se désengager des bourbiers irakien et afghan. Des forces russes ? Elles sont déjà là, en filigrane, derrière l’armée syrienne. Les seuls qui peuvent venir massivement en soutien à l’armée d’Assad épuisée par plusieurs années de combats, ce sont les Iraniens. On voit bien que des recrues potentielles de l’Armée syrienne fuient dans les pays européens, plutôt que de résister dans le leur. Parallèlement à cet engagement, il faudrait que les pétromonarchies cessent d’aider, objectivement, les Sunnites de Dae’ch. On le voit, l’architecture d’un règlement pacifique à long terme, est extrêmement difficile à dessiner. Sans compter que ce conflit est tout bénéfice pour l’Etat Hébreu : ses ennemis Chiites du Hezbollah au Sud Liban sont en Syrie, l’armée de Damas ne pèse d’aucun poids face à Tsahal sur le plateau du Golan annexé en 1967, et les revendications palestiniennes, provisoirement, sont au placard… Ceci expliquant qu’Israël donnerait  un petit coup de main à la rébellion islamiste – un comble ! – en soignant, par exemple, les blessés d’Al Nosra.

Des signaux contradictoires

Pour toutes ces raisons, l’agitation française, sa montée en puissance contre le gouvernement de Damas et l’engagement de ses « Rafales » dans le ciel du Croissant fertile, donnent des signaux contradictoires. Il serait temps que Paris définisse une ligne claire : d’abord, d’urgence, régler son compte à Dae’ch. Ensuite, il sera toujours temps de faire entendre, si nécessaire, la voix de la France, dans le Landernau politique de ce que furent pendant une vingtaine d’années, avec le Liban, nos Etats sous mandat au Levant.

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jeudi, 17 septembre 2015

J'AI FAIT UN REVE

3912090810.2.jpgLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Des soldats partisans de l’ex-Président ont surgi mercredi en plein conseil des ministres et ont interpellé le chef du gouvernement, les ministres et le Président… Ces militaires insurgés de la Garde présidentielle détenaient mercredi soir toutes ces personnalités dans un lieu encore inconnu. Un temps, cette mutinerie semblait devoir se régler sans heurts. Le Président de l’Assemblée nationale affirmait même dans une déclaration verbale, que des « tentatives de dialogue étaient en cour avec la haute hiérarchie et le cabinet militaire du Président… » Mais les négociations se sont très vite tendues  affirmait pour sa part le rondouillard Président du Sénat. Redoutant une tentative de coup d’état, des militants socialistes se sont vite rassemblés autour de l’Elysée déserté par les collaborateurs habituels du Chef de l’Etat….

D’un seul coup le grésillement du poste de radio me sorti de ma torpeur, me faisant émerger d’un mauvais sommeil. Le transistor qui ne quitte jamais ma table de chevet, s’était allumé par hasard, comme cela arrive parfois, et Rfi avait submergé mon subconscient d’une info africaine que mon esprit embrouillé avait malheureusement mal interprété… Nous n’étions pas  à Paris, mais à Ouagadougou, ce n’était pas le Palais de la Pompadour de jadis mais celui de Kosyam, cela ne se passait pas en France , mais au Burkina Faso, « le pays des hommes libres » , ce qui, d’évidence ne pouvait pas être, de nos jours, ma contrée natale ! Et les braves électeurs de gauche  n’étaient pas ceux de la firme de la rue Solferino, mais des partisans de la transition démocratique, le mouvement « Balai citoyen » ! (Ca ne s’invente pas !). Il y a comme ça, des réveils brutaux  qui laissent un goût amer, le goût de ces rêves où l’on prend, stupidement, ses désirs pour des réalités. Et allez savoir pourquoi alors que l’on est un « bon démocrate  », breveté de républicanisme par l’onction électorale ?

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mardi, 15 septembre 2015

L'Allemagne est morte mais les Allemands ne le savent pas !

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Jean-Claude Rolinat

L’Allemagne « allemande » se meurt. Le renouvellement des générations n’est plus assuré. A l’Est de nos frontières, grossit une Germanie qui sera de plus en plus étrangère à Kepler, Dürer, Schiller, Goethe ou Beethoven. La dénatalité liée à l’immigration/invasion, n’annonce-t-elle pas pour ce pays un crépuscule « Wagnérien » ?

Les poilus de 14/18 qui n’avaient pour tout horizon que le bleu de leur capote ou la boue de leurs tranchées, tout comme les héroïques Cadets de Saumur en juin 1940, auraient sans doute été ravis de la nouvelle : « L’Allemagne se meure, l’Allemagne va mourir » ! Mais nous, qui sommes le premier partenaire de ce grand pays, n’avons aujourd’hui aucune raison de nous réjouir, car la porosité des frontières n’est plus à démontrer !

En 2013, le taux de fécondité était  de 1,41. Avec 714 966 naissances en 2014 pour 868 373 décès, il est inférieur à 1,4. Et l’on sait que pour assurer le simple remplacement des générations, il faut un chiffre supérieur à 2. Pour maquiller ce désastre, on met en scène la grande escroquerie des migrants, ces braves réfugiés qui résoudraient à eux seuls, d’un coup de baguette magique, ce déficit démographique et peupleraient les usines en manque de main d’œuvre ! Mais à quels prix….

Déjà en 1976, la seule Allemagne de l’Ouest prenait conscience de son grave problème de peuplement. Les prestations familiales s’étaient dégradées de 40% depuis 1956. La seule RFA avait enregistré en 1972 pour 51,5 millions d’habitants 870 000 naissances, ce chiffre fléchissant ensuite était ramené à 855.000 en 1973,  et  à 800.000 en 1974. Pour 1975, on tombait en dessous de cette barre avec 765.000 bébés pour 52,5 millions d’habitants, soit un taux de natalité de 12 pour 1000 et une moyenne de 1,9 enfant par femme en âge de procréer. Dans le même temps, « l’autre » Allemagne, celle de l’Est, la République dite Démocratique la RDA (DDR), connaissait un boum des naissances grâce à une politique sociale résolument nataliste. Paradoxe et non des moindres, le terrible « rideau de fer », en empêchant les citoyens de RDA de fuir massivement la zone d’occupation soviétique, a sauvé ce grand morceau oriental de la Germanie d’un déferlement Slave, la nature ayant horreur du vide. On a pu le constater en Estonie et en Lettonie, avec les très grosses minorités russes installées du temps de l’URSS. (Et qui posent problème de nos jours aux autorités de Tallin comme de Riga).

Aujourd’hui, la tendance est encore plus suicidaire. La réunification n’aura été qu’une courte embellie avec, par exemple, l’arrivée de 500.000 néo-Allemands  autorisés à émigrer, venant principalement  de Roumanie, de Pologne et de Hongrie où ils constituaient des ilots minoritaires de vieille souche allemande. Qu’en est-il maintenant ?

Pour 80 millions d’habitants dont – statistiques officielles ! – 8,2 millions d’étrangers, l’indice synthétique de fécondité n’est plus que de 1,3 enfant par femme, pardon pour ces termes « barbares », bien loin comme nous l’avons vu du simple seuil de renouvellement. L’Allemagne vieillit et se dépeuple : sans redressement démographique, avec 8 naissances pour 1000 habitants, ce pays perdra 5 millions de personnes dans les 10 ans à venir et 10 millions dans les 20 prochaines années. Au rythme actuel des naissances SEULEMENT allemandes, il n’y aurait plus autour des années charnières du XXIe siècle 2050/2060, que 36 millions d’Allemands DE SOUCHE ! Les petites têtes blondes vont se raréfier pour faire progressivement place à une post-Allemagne Turco-Balkanique avec tous les problèmes, comme chez nous, découlant d’une cohabitation des langues, des cultes et des cultures différentes, voire opposées. 

D’ailleurs DESTATIS, l’office officiel des statistiques le reconnaissait, si, malgré le déficit des naissances par rapport au nombre des décès en 2012, la population totale a légèrement augmenté avec une hausse de 0,2 %, c’est grâce «  à une forte croissance de l’immigration ».

A noter que les landers de l’ex-Allemagne de l’Est qui produisaient plus de berceaux que de cercueils, sont aujourd’hui dans une situation inverse, disons-le tout net, CATASTROPHIQUE ! Des villes entières se dépeuplent, certains villages sont devenus des cités-fantômes

Madame Angela Merkel a beau s’inquiéter, bien tardivement,  de l’hiver démographique qui s’abat sur son pays et dénoncer, du bout des lèvres, le multiculturalisme, en ouvrant inconsidérément ses frontières pour faire plaisir à un patronat soutien traditionnel de son parti, la CDU, elle commet un grave attentat contre l’histoire européenne. La pyramide des âges va irréversiblement s’inverser et la proportion de personnes âgées de plus de 65 ans va passer de 20 % en 2015 à 34 % en 2050 si rien ne vient modifier la donne. Pourquoi pas une VRAIE politique d’aide aux familles allemandes ?  L’apport de l’immigration ? Oui, il est de nature à modifier les projections mais si, pour copier le slogan d’une célèbre marque de boisson gazeuse, « L’Allemagne a la couleur de l’Allemagne, le gout de l’Allemagne, ce ne sera plus l’Allemagne ! ».

C’est sur ces chiffres que s’appuie la Bundesbank pour revendiquer que la RFA a besoin chaque années de 200 000 immigrés pour compenser le déclin de la population et …peupler ses usines ! Car ce sont les mêmes qui disent que l’économie est freinée par la chute démographique : moins de producteurs, moins de consommateurs, moins d’exportations et moins de….bénéfices ! Sans compter, par exemple, que 165.000 jeunes cerveaux se sont expatriés en 2007, soit 50 % de plus Qu’en 2001. (Sources Polémia).

La pluie de « sauterelles » venues du monde migratoire – 800.000 personnes annoncées pour 2015 - est de nature à bouleverser durablement le paysage. Si les images de ces Allemands très accueillants dans les gares passent en boucle sur nos chaines télévisées c’est, bien entendu, pour culpabiliser les « méchants » Français, ces « sans-cœur »  qui semblent moins généreux que leurs voisins. Mais qu’en sera-t-il réellement dans un an, dans deux ans, quand les citoyens allemands seront revenus de leur affligeante naïveté ? Auront-ils redressé leur courbe de la natalité « autochtone » et éviteront-ils « le Grand Remplacement » dont, nous aussi, sommes menacés ?

Rien n’est moins sûr et cette situation chez notre principal voisin ne saurait être de nature à nous rassurer. Il faut être réaliste et voir la vérité en face. Si, dans l’histoire compliquée de ces deux pays issus de l’Empire de Charlemagne des phases sanglantes ont alterné avec des phases plus pacifiques, nous entrons dans une période troublée : à quoi va ressembler l’Europe que nous allons léguer à nos petits-enfants ? A un vaste melting-pot, ce qu’à Dieu ne plaise,  où une mère n’y retrouverait  plus  ses petits ?

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lundi, 31 août 2015

« ET LA LEGION N’A PAS SAUTE SUR PALMYRE »….

P1020959.JPGLe Bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Eté 1993… Après une longue route depuis Damas où régnait, déjà, un Assad « droit dans ses bottes » statufié un peu partout - dur en politique mais tolérant pour les Chrétiens - apparaissaient, vaguement, les silhouettes de quelques merveilles archéologiques. Ici et là, couleur de miel, des temples, des portiques, des colonnades  se détachaient sur un fond de ciel d’un azur immaculé. Pas de doute, j’étais ramené 17 ou 18 siècles en arrière, je ne sais plus, à l’époque de la Reine Zénobie.

Eté 2015… Des barbares se réclamant de la religion du prophète Mahomet conquièrent l’oasis de Palmyre, décapitent au passage  bon nombre de ses habitants dont le directeur du site, Khaled Assaad, un vieux monsieur de 82 ans ! Les unes après les autres les splendeurs archéologiques volent en poussière, dynamitées par les assassins de « l’Etat islamique ». Temple après temple – Bel, Baalshamine – la cité antique qui a traversé les siècles sans trop subir jusqu’ici les ravages du temps, risque de s’effondrer dans un immense amas de poussière.

L’Occident ou ce qui en reste, est sourd et aveugle. Pire, il arme sans le vouloir mais pas sans le savoir, ses pires ennemis avec qui il commerce sans honte ni remords via les pétromonarchies du golfe devant qui il se couche. (Voir le triste épisode du souverain Saoudien réquisitionnant pour son usage exclusif une plage du domaine public français, et interdisant aux femmes de faire partie du dispositif policier. Au passage question intéressante, est–ce cela le respect dû à la 4e puissance nucléaire ?!)

Les frappes aériennes contre les criminels de Daesh ne suffiront pas. Il faudra bien aller les déloger « à la fourchette ». Pourtant cet occident semble rester l’arme au pied, attendant peut-être que l’armée syrienne s’effondre ? Point de régiment para à l’horizon pour empêcher ces « fous d’Allah » de détruire ce trésor de l’humanité qu’est la cité de Palmyre. Kolwezi ? Opération oubliée, la légion cette fois-ci ne sautera pas. Certains esprits chagrins diront, qu’après tout, ce ne sont que des « tas de cailloux » qui ne valent pas la peine de risquer la vie de nos soldats. Alors, pourquoi ne pas aider et armer ceux de Bachar Al Assad  et leur faciliter la reconquête de l’oasis avant qu’il ne soit trop tard ?

Honte, oui honte aux dirigeants d’un occident décadent, aux meneurs d’une OTAN démonétisée, honte à ces chefs d’Etats et de gouvernements qui ne pensent qu’à ouvrir les vannes d’une funeste invasion migratoire - n’est-ce pas Madame Merkel ? - alors que c’est au Proche Orient que tout pourrait et devrait  se régler. Il faudra bien qu’un jour tous ces gens-là élus dans le cadre de démocraties décomposées, rendent des comptes devant le Tribunal de l’Histoire avec un grand « H ».

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vendredi, 21 août 2015

LE COUP DU GRAND CONSEIL

AVT_Galeazzo-Ciano_2725.jpgLe bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Le samedi 24 juillet 1943 à Rome, il faisait beau.  C’était une belle journée de l’été italien. L’esprit de la conjuration hantait les murs du Palais de Venise, situé sur la place faisant face à l’immense monument  dressé à la gloire de Victor-Emmanuel, surnommé « la machine  à écrire »…

Devant les hiérarques du parti, le seul, l’unique, le parti fasciste national, Benito Mussolini prit la parole, défendant son bilan, au demeurant contestable après les terribles revers militaires subis. Les conseillers à sa suite, s’enhardirent, les uns s‘exprimant en faveur du Duce, minoritaires, les autres contre, Di Bono, Scorza, Federzoni, Bottai, Grandi, et puis ce fut le coup de poignard du ministre des Affaires étrangères, le comte Ciano, le propre gendre du « capo di governo », confirmant ainsi le dicton qui veut que l’on est jamais mieux trahi que par les siens…

Le Duce dit à son gendre : - « Toi, dès le premier jour où tu as mis les pieds dans ma maison, tu as commencé à me trahir ». Le comte, par ailleurs vaillant pilote, devait tout à son beau-père, le grand-père de ses enfants qu’il aimait par-dessus tout.  La funeste ingratitude dont il fit preuve trouvera sa « récompense » quelques mois plus tard  dans les fossés de Vérone….

Au bout de sept heures de débats, par 19 voix contre 7 et 2 abstentions, une motion de défiance totale envers le chef du gouvernement était votée. La suite on la connait : démission, arrestation et…résurrection !

Le 11 janvier 1944, dans les fossés de la forteresse de Vérone, pas loin des flots nerveux de l’Adige, cinq « traitres » étaient fusillés pour l’exemple. Parmi eux, l’époux chéri de la fille du chef de la République sociale italienne : Galéano Ciano ! Malgré les suppliques de sa fille, la main du Duce n’avait pas tremblée. Le comte, courageusement, tombait sous des balles italiennes, épilogue tragique d’une  épreuve familiale d’une intense dramaturgie….

Toute ressemblance avec des évènements ou des personnages d’une actualité contemporaine ne serait, bien entendu, qu’une pure et fortuite coïncidence.

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lundi, 17 août 2015

Afrique du Sud : LA DISCRIMINATION ACTIVE CONTRE LES AFRIKANERS SE CONFIRME

imagesCAQ1MRYL.jpgLe Bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

La COSATU, la grande centrale syndicale noire d’Afrique du Sud, alliée de longue date à l’ANC au pouvoir à Pretoria, est montée une nouvelle fois au créneau pour critiquer la composition de l’équipe nationale de rugby dans la perspective de la prochaine coupe du monde qui se déroulera à l’automne, au Royaume–Uni.

Son secrétaire-général, un certain Ehren REICH – ça ne s’invente pas ! – a critiqué le sélectionneur des Springboks pour son choix des joueurs qui, selon lui, est empreint de « racisme ». Rien que cela ! Il n’est sans doute pas venu à l’idée de cet apparatchik syndicaliste que seule la qualité et la performance sont les critères décisifs. Heyneke Meyer, le sélectionneur, aurait refusé de titulariser 5 joueurs noirs et métis lors des derniers matchs disputés par les Springboks, rencontres qui, d’ailleurs, ne le leur ont pas été favorables.

Eren REICH pense-t-il qu’avec ses protégés les scores auraient été meilleurs ? La vérité c’est que comme aux Etats-Unis, la variante locale « d’affirmative action » empoisonne le monde du travail, de l’industrie, du commerce, comme de l’administration. Pourtant, le rugby n’a jamais été un sport très prisé par les noirs  Sud-Africains qui lui préfèrent, de loin, le football où les « visages pâles » brillent par leur quasi absence dans l’équipe nationale. Indépendamment des qualifications requises, comme dans l’armée, c’est la politique des quotas qui va désormais présider à la composition des équipes de rugbymen.

Celle-ci devrait amener  les Springboks  à partir de 2019,  de compter  autant de sportifs blancs que de joueurs de couleur. La Fédération Sud-Africaine de cette discipline s’y est engagée auprès du gouvernement de Jacob Zuma, l’inénarrable Président d’Afrique du Sud. Mais ça ne suffit pas à la COSATU qui demande le renvoi pur et simple d’Heyneke Meyer. Il s’est même trouvé quelques joueurs blancs, sans doute issus de cette bourgeoisie anglophone et afrikaner « gaucho/bobo », pour s’y associer ! Cette affaire est emblématique de l’esprit de revanche qui anime certains milieux dirigeants noirs qui n’ont de cesse de faire payer « le blanc », coupable à leurs yeux  de tous les maux qui frappent leur pays.

Résultat des courses ? A la longue, les blancs se lassent, prennent la porte sans esprit de retour, condamnant bien  malgré eux ce magnifique pays à une terrible régression humaine, économique et sociale. Demain, l’Afrique du Sud sera-t-elle  au même niveau zéro que le Zimbabwe voisin ?

Jean-Claude Rolinat est l'auteur d'un livre qui dresse le bilan édifiant de la politique de Mandela en Afrique du Sud cliquez ici

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mercredi, 08 juillet 2015

FAUT-IL VRAIMENT SE REJOUIR DU VOTE GREC ?

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Les Grecs ont voté majoritairement le dimanche 5 juillet dernier en faveur des thèses du gouvernement de Tsipras, autour de 60 % des suffrages exprimés. Certes, c’est  un « NON » massif adressé à la troïka mondialiste (FMI, Banque mondiale, Banque européenne), qu’il faut toutefois relativiser compte-tenu du nombre élevé d’abstentions. N’oublions pas non plus, contrairement à certains de nos amis qui ont « les yeux de Chimène » pour le Premier ministre d’Athènes, que ce dernier est issu des rangs communistes et que son parti, Syriza, est fortement ancré à l’extrême gauche du spectre politique grec et qu’il est, comme le Front de Gauche de Mélenchon, totalement « immigrationniste », ce qui devrait interpeller l’intelligence du premier parti d’opposition nationale en France…

Alors, se réjouir de la claque infligée par le peuple grec aux Eurocrates, pourquoi pas bien sûr, mais cela ne peut-être qu’une satisfaction morale, car la réalité de la situation est là, bien éloignée de tout romantisme libertaire ou révolutionnaire.

D’abord, il faut bien constater avec étonnement que les ennemis les plus déclarés de la thalassocratie américaine sont les mêmes qui jettent aux orties l’Euro. Drôle de façon irréfléchie de vouloir combattre l’influence mondiale du Dieu dollar en « flinguant » une tentative de monnaie de réserve alternative. La grande tare de l’Euro c’est  que l’on ait attelé la charrue avant les bœufs, c’est d’avoir été mis sur pied dans la hâte sans que la fiscalité et les régimes sociaux des futurs partenaires ne soient homogénéisés entre pays « responsables » , c’est-à-dire les membres du « Club Carolingien ». Dans mon village, il y a une écluse  sur la rivière, sans laquelle les péniches se fracasseraient en aval de la Seine ! C’est ce qui se passe dans l’Euro zone.

Comment un Etat incapable d’avoir mis sur pied un vrai cadastre, de faire rentrer l’argent des impôts, ou de taxer l’Eglise  orthodoxe et ses armateurs nomades aux fortunes vagabondes, pouvait-il devenir membre de l’Union européenne et, à plus forte raison, de son club monétaire ? Il y a là une double responsabilité : celles des Eurocrates bruxellois qui n’ont rien voulu voir et celle de l’oligarchie athénienne, qu’elle soit issue du PASOK ou de la Nouvelle Démocratie. Un véritable déni des réalités. Tout est à revoir, tout est à reconstruire, autant dans la capitale grecque qu’à Bruxelles, Strasbourg ou Luxembourg.

Si nous ne supportons plus cette « UE » mortifère, nous n’en sommes pas moins attachés – en tout cas un grand nombre de nationaux et de nationalistes – à cette grande Europe de la civilisation, à cette grande idée d’union qui permettra de dépasser les chicanes de voisinage et de sauver l’essentiel de l’intégrité de nos peuples. L’usine à gaz bruxelloise ne saurait être un idéal à proposer à nos différents ressortissants. Il faut inventer autre chose, faire table rase de ces mauvaises institutions, mais l’idée d’une monnaie commune sinon unique  était – est – un premier pas vers l’indépendance à reconquérir vis-à-vis des Etats-Unis. C’est là que mes amis souverainistes à tout crin font fausse route.

Pour l’instant, l’Europe qui marche c’est celle de la science, de l’espace, de l’aéronautique, pour le reste… Où sont les marines nationales européennes ? Elles font des ronds dans l’eau, absorbant comme l’agence FRONTEX devenue… « l’éponge SPONTEX », les clandestins toujours plus nombreux, prêts à coloniser nos « chers vieux pays » au lieu de les refouler sur les côtes africaines. Il faut avoir tous ces paramètres présents à l’esprit pour juger la situation de la Grèce : pragmatisme – le tonneau des Danaïdes, ça suffit – mais compréhension de sa position géopolitique. A ce jour rien n’est encore décidé. Pour conclure, une seule façon pratique et agréable de soutenir la Mère de notre civilisation, c’est d’aller « nous faire voir chez les Grecs » afin d’admirer les charmes de la « Belle Hellène » !

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mardi, 23 juin 2015

TOUCHE PAS A MON DRAPEAU !

z56193.jpgLe bloc notes

de Jean-Claude Rolinat

Certains esprits simplistes ou simplement désinformés, manifestent à Columbia, la capitale de la Caroline du Sud, pour demander que le glorieux  « battle Southern flag » soit amené. Ce drapeau des armées confédérées fut choisi  plutôt que le Stars and bars, l’étendard officiel de la CSA , Confederate States Army, qui ressemblait trop au Stars and stripes des USA, United States of America,  pour se différencier nettement des emblèmes ennemis. Cet héroïque pavillon des armées confédérées, rappelons-le, n’est pas le symbole d’une quelconque suprématie de  blancs mentalement attardés comme ce jeune Dylan Roof, un détraqué de 20 ans qui a froidement abattu dans une église de Charleston 9 personnes de couleur, mais une bannière militaire sous les plis de laquelle des milliers et des milliers de « ventres gris » sont morts au feu. Elle est sacrée comme l’est notre tricolore qui flotte le 11 novembre sur tous nos monuments aux morts. Ses treize étoiles disposées en diagonale – croix de Saint-André – sur fond bleu et rouge, représentent les 11 Etats confédérés de la guerre de sécession (1861-1865), plus le Missouri, non admis officiellement par le Congrès de Richmond, et les nations indiennes du Trans-Mississippi department, les Cherokees, les Choctaws, les Chickasawas, les Creeks et autres Séminoles. Ils savaient ces indiens, ce que les yankees leur feraient subir….

Il s’est même trouvé un journaliste ignare pour parler sur une chaine d’infos en continu de « drapeau esclavagiste », alors que l’on sait que la plupart des soldats confédérés n’avaient pas d’esclaves sur leurs propriétés et que ces derniers, dans leur immense majorité, n’ont pas déserté les plantations alors que leurs maîtres étaient au front. D’ailleurs, le général Robert Lee lui-même, prestigieux commandant en chef de l’Armée de Virginie, était décidé à affranchir tous les siens.

Retirer officiellement cet emblème alors qu’il figure sur de nombreux objets usuels, qu’il enjolive les plaques automobiles, qu’il flotte en fanion accroché  à certains pick-up ou à côté des tombes des patriotes sudistes serait, n’ayons pas peur des mots, une profanation ! Imagine-ton d’écarter le drapeau tricolore frappé de la Croix de Lorraine si  un ancien de la 2 ème DB – il aurait de la bouteille ! – tuait neuf touristes allemands, ce qu’à Dieu ne plaise,  ou encore arracher les Croix noires des cimetières militaires Teutons et Germains au prétexte qu’elle ressemblerait trop à la Croix de Fer hitlérienne ? Laissons à l’histoire, la grande, ses drapeaux qui symbolisent le courage et la vaillance d’une petite nation morte au mois d’avril 1865 à Appomattox, charmant hameau tout blanc dans la verte campagne de Virginie.

Jean-Claude ROLINAT est membre de la Société Française de Vexillologie (SFV)

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jeudi, 26 février 2015

QUE FAIT LA MARINE ITALIENNE ? POUR L’INSTANT DES RONDS DANS L’EAU…

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Jean-Claude Rolinat

Les autorités italiennes, notamment leur ministre de la défense Roberta Pinotti, conscientes du danger potentiel  que représentent des dizaines et des dizaines de milliers de candidats au départ entassés sur les côtes libyennes – voir l’article de Franck Deletraz dans le numéro de « Présent » du samedi 21 février – semblent vouloir prendre «  le taureau par les cornes ». Mais du constat à la phase d’exécution d’un plan, il y a un long cheminement que Rome, seule, hésite à emprunter.

Il y a pourtant urgence, les djihadistes qui se sont emparés quasiment de toute l’ancienne colonie italienne, menacent de précipiter sur les rivages de la botte pas moins de 500 000 clandestins, excusez du peu ! Une marée humaine digne du « Camp des Saints », le roman prémonitoire de Jean Raspail. A titre d’exemple, les italiens ont encore porté secours à 2164 (!) migrants pour le seul week end des 14 et 15 févier derniers, immigrés clandestins que l’on ne tardera pas à retrouver à Calais dans quelques jours ou quelques semaines.

On peut comprendre que le gouvernement italien souhaite repasser le « mistigri » à ses homologues européens. Sa Sainteté le Pape, le devoir de charité chrétienne « en avant toute », avait stigmatisé en  visitant l’ile de Lampedusa, l’égoïsme des pays nantis qui se replieraient sur eux-mêmes alors que jamais les migrants illégaux n’ont été si nombreux dans l’attente d’hypothétiques et périlleuses traversées.

Mais ces clandestins en provenance de Libye, étape intermédiaire d’un long périple africain, une fois le pied posé sur le sol européen, ne repartent plus et s’entassent à la périphérie des villes, mendient dans les rues, colonisent les centres d’hébergement d’urgence et s’agglutinent aux abords du port de Calais dans l’espoir d’un passage en Angleterre, « Terre promise » sans promesses. Ils entrent en France comme on entre dans un moulin- Schengen oblige - et, comme les déboutés du droit d’asile après examen de leurs dossiers par l’OFPRA, ils stagnent dans notre pays qui n’a rien à leur offrir, ni travail, ni logements. Pas plus de 15 000 «  reconduites à la frontière » comme ils disent, par an, au départ de métropole, une goutte d’eau dans la mer.

Revenons aux italiens en première ligne face aux côtes libyennes,  bombardées en 2011 sur ordres d’un Sarkozy déguisé en chef de guerre, sous l’influence néfaste d’un BHL plus arrogant que jamais dans l’actuelle crise ukrainienne… La chute du tyran Kadhafi a précipité ce pays dans l’anarchie et le chaos, le livrant sur un plateau aux guérillas islamistes. Pourtant, ce fou furieux s’était assagi et avait négocié un deal avec les occidentaux : «  vous me réintroduisez dans le circuit diplomatique normal et j’empêche les immigrés et autres réfugiés à partir chez vous… ». Le Président français l’avait même reçu  à l’Elysée, le prince des sables plantant sa tente à deux pas, au Palais Marigny, gardé par ses amazones en tenues bleues. Redevenu fréquentable, il nous rendait service. Résultats des courses après son élimination,  un pays à feu et à sang, des djihadistes qui font leur marché dans l’arsenal du défunt guide de la Jamahiriya et une déferlante menaçant de submerger nos vieilles nations. L’agence européenne FRONTEX– plutôt « SPONTEX » tant elle absorbe les naufragés au lieu de les refouler – joue les bons Samaritains tout comme la marine italienne.

Certes,  on ne laisse pas  des gens périr dans les flots, c’est la loi de la mer. Mais, avec un  total de 105 000 tonnes, y compris ses sous-marins, la marine militaire  italienne qui  est l’une des plus belles flottes de la Méditerranée, pourrait faire mieux et plus.  Elle aligne porte-avions et  porte hélicoptères, 2 croiseurs lance-missiles, 4 destroyers, 14 frégates, 8 corvettes, 13 patrouilleurs, 12 chasseurs de mines, 3 transports d’assaut, 29 barges de débarquement sans compter une infinie ribambelle de navires auxiliaires. Face aux côtes libyennes, organisé avec ses alliés de l’OTAN – il faut bien que ça serve à quelque chose – un blocus dissuaderait forcément les passeurs et leurs « clients » candidats au départ, quitte à tirer des coups de semonce à munitions réelles. Sinon, à quoi servent tous ces millions d’Euros dépensés pour la construction, l’entretien et l’armement de tous ces belles unités ?

Le renversement de Kadhafi est intervenu trop tard, c’est au lendemain des attentats contre le Boeing de la Pan Am foudroyé en Ecosse et le DC-10 d’UTA  qui s’est écrasé dans le désert du Ténéré, respectivement en 1988 et 1989, qu’il fallait liquider le « fou » de Tripoli. Il est trop tard pour pleurer sur le lait renversé. Il faut agir. L’Australie, démocratie occidentale s’il en est, n’hésite pas dans le cadre de l’opération « frontières souveraines » à refouler en mer tous les demandeurs d’asile. Et à interner à …Nauru et au…Cambodge, moyennent finances, tous les récalcitrants ! Tous les pays du sud disposent de marines respectables – France, Italie, Espagne, Portugal – et de forces spéciales aguerries. L’heure est venue de « chatouiller » sur place les néo-barbaresques de Tripolitaine et de Cyrénaïque, elle n’est plus à l’angélisme.

Ce qu’un pays parfaitement civilisé comme l’Australie fait, l’Europe peut le faire. A condition que cet angélisme cesse d’empoisonner l’esprit de nos décideurs et qu’ils aient le courage de braver la désinformation qui ne manquerait pas d’intoxiquer les opinions publiques respectives. Les capacités militaires sont là. Il manque, encore, la volonté de stopper par la force tous ces néo « boat people », n’en déplaise aux pleureuses des réseaux sans frontières et autres citoyens du monde.

Article publié dans le quotidien

Présent du 26 février 2015 cliquez ici

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vendredi, 09 janvier 2015

« ILS » NE VEULENT PAS DE NOS GUEULES ? « QU’ILS » RESTENT ENTRE EUX !

P1020968.JPGLe bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

J’ai milité pendant 17 ans dans les tranchées du Front avant qu’en 1999, je quitte ce parti. A moins que ce ne soit lui qui m’ait quitté. Aujourd’hui, les orientations du FN et son ouverture à des catégories « particulières » m’étonnent et m’interpellent. Mais, devant le refus de l’establishment de l’englober dans un hommage national rendu dimanche 11 janvier aux victimes de Charlie hebdo, je m’insurge ! Comment, le gang des pleureuses professionnelles de l’ultra gauche, les fournisseurs éplorés de jérémiades, les pourfendeurs de « fachos » qui prônent en ces moments douloureux l’unité nationale, refuseraient la présence de représentants d’au moins un cinquième ou un quart de l’électorat français ? Cet ostracisme répugnant me dégoûte !

Oui, le massacre des journalistes de Charlie hebdo est odieux, oui ce monstrueux assassinat collectif soulève notre indignation, il n’y a pas de mots assez forts pour désigner cette exécution perpétrée froidement par deux jeunes d’origine maghrébine ayant, en raison de l’inique droit du sol, la nationalité française. Honte à ceux qui ont permis ce processus juridique !

Preuve est faite, la démonstration est là, tragique, que s’attaquer au Pape et aux curés, ça coûte moins cher que de s’en prendre à l’Islam. Nul commando de Gardes Suisses ne viendra régler leur compte aux impertinents… Ce n’est pas seulement la liberté de la presse qui a été attaquée, c’est évidemment la liberté de s’en prendre à l’image du Prophète, en un mot  de commettre un blasphème. Ridiculiser Benoit XVI ou son successeur, évoquer la pédophilie de très rares prêtres, c’est ne prendre aucun risque. Se moquer irrévérencieusement de Mahomet, c’est se condamner à l’enfer : fatwa un jour, fatwa toujours. Ces gens-là, les islamistes, les « fous d’Allah », ne lâchent rien. Rien n’est oublié. C’est bien pour cela qu’il faut les éradiquer. Un conseil aux petits maîtres qui détiennent (encore) le pouvoir : qu’ils reconstituent une sorte de 25e DP avec un Massu contemporain à sa tête – si cette espèce d’officier existe encore ! – et on réglera le  problème avant l’hiver prochain !

S’agissant de la manif d’unité nationale comme « ils » disent, qu’ils restent entre eux les UMPS et autres cocos-écolos-bobos-gauchos : ce sera sans moi. Dimanche 18 janvier, on peut toujours aller à la réunion de Riposte Laïque place de la Bourse.

Je n’ose imaginer ce qui se serait dit si, ce qu’à Dieu ne plaise, nos talentueux dessinateurs de Présent à Minute en passant par Rivarol, avaient été victimes d’une telle « Saint Barthélémy » comme leurs originaux confrères de Charlie hebdo : rien, ou pratiquement rien. Pas de concerts de pleureuses, une vague brève en dernière page des quotidiens, 30 secondes d’info à la télé et des commentaires du genre « ils l’ont bien cherché »…

Alors moi, dimanche, je n’aurai rien à faire dans un cortège où les syndicats, l’ultra gauche et les partis du système battront le pavé parisien.

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jeudi, 18 décembre 2014

TREIZE, ÇA LEUR PORTERA MALHEUR !

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Ma curiosité d’enfant, d’adolescent et d’adulte, s’est  parfois portée sur les découpages politico-administratifs des Etats. Quel bonheur de prononcer sans bafouiller " Massachussetts " ou " Schleswig-Holstein ", de   prendre la loupe et suivre les frontières, en rêvant à d’autres cieux, surtout  par temps de pluie… Le Rajasthan, le Mato Grosso, la Cochinchine de papa, la Western Australia ou la Patagonie du cher Jean Raspail, autant de noms évocateurs qui permettaient de faire un voyage immobile au gré des pointillés s’alignant sur les cartes.

Notre France, avec son gros nez breton et sa corne du Cotentin telle une licorne, n’échappait pas non plus aux rêveries : Rouergue, Armagnac, Bassée-Montois, Pays de Caux, Guyenne-Gascogne, Vivarais, Perche et autre Bigorre, n’attendaient que le passage de mes doigts dans les pages du dictionnaire pour révéler tous leurs charmes… Autres temps, autres mœurs, le portable à tout faire et internet omniprésent sont passés par là.

La clique qui prétend nous gouverner depuis bientôt deux ans et demi, vient encore de balafrer un peu plus la carte de ce « cher vieux pays ». L’Assemblée dite Nationale a porté le coup de grâce (provisoire, avant révision ?), au découpage administratif de la métropole. Motif ? Des économies. Mais à bien y regarder, c’est le contraire qui se produira. Des dépenses supplémentaires dues aux nombreux transferts de services et de fonctionnaires, dont il n’est pas question de réduire les effectifs, sont à envisager.

D’abord, premier exemple, la Corse : si elle reste bien, Dieu merci, une région à part, bien identifiée, elle n’en est  pas moins divisée en deux départements pour, en gros, 8 000 km². Avec l’Assemblée de Corse et les deux Conseils généraux – pardon, aujourd’hui on doit dire « départementaux » - cela fera trois assemblées délibératives pour moins de 300 000 habitants.

Poursuivons la démonstration avec l’Ile de France dont, au moins, on ne touche pas au nom, même si les socialistes ont mutilé sa représentation graphique avec un grotesque logo. Il s’agit de huit départements – Paris est à la fois commune et département – dont la plus grosse partie urbaine, très densifiée, va constituer une nouvelle métropole, (Le « Gross Paris » de Von Choltitz ?), en plus du Conseil Régional d’Ile de France et, bien entendu, des huit Conseils départementaux, lesquels restent en place.

Si la Normandie est enfin unie, heureuse initiative, si la Picardie rejoint le Nord Pas de Calais, ce qui n’attristera que Jean-Pierre Pernod de TF1, une monstruosité apparait à l’Est, une grosse pelote Champagne-Ardenne/Lorraine/Alsace ! Quelle identité donner à ce magma territorial et de quel nom l’affubler ? CALA ? Champarloral ? Quel emblème ? Celui des comtes de Champagne ou le rouge et blanc des amis d’Alsace D’abord ?

Si la fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté semble poser moins de problèmes sentimentaux, adieu Besançon pour son titre de capitale, un nouveau monstre semble éclore à ses frontières méridionales : une grosse Auvergne-Rhône Alpes. Cette province, pardon cette région, allant des bons vieux volcans jusqu’aux frontières italo-suisses… Là aussi, quelle appellation pour ce nouveau puzzle régional ? ARA ? Aurhalpes ?  

En bordure méditerranéenne, Provence-Alpes Côte d’Azur, « PACA », nous avait déjà habitués avec le jargon technocratique. Sans changement donc. Autrement plus délicate est l’union du Midi-Pyrénées avec le Languedoc-Roussillon. Beaucoup d’identités provinciales jetées dans le même sac. Qui, de Toulouse ou Montpellier, en sera le siège politico-administratif ? Forcément, il y aura une perdante à moins qu’à l’instar de certains pays, on crée une ville artificielle, à équidistance des deux rivales comme à Chandigarh en Inde, cité nouvelle, à la fois chef-lieu de Pendjab et de l’Haryana ?

La Bretagne ne récupère toujours pas Nantes, le Centre reste le… Centre, tandis qu’une grotesque forme macule de son hideuse tache la façade Sud-Atlantique de la Gaule. « Ils » ont osé - on pourrait citer ici le dialogue d’Audiard nous facilitant la reconnaissance des « cons » ! - « ramasser » l’Aquitaine, le Limousin  et Charentes-Poitou en une même nouvelle entité qui n’a, semble-t-il,  ni queue, ni tête, ou plutôt plusieurs têtes qui vont faire « la gueule » en s’effaçant devant Bordeaux : Limoges, Poitiers, La Rochelle… Là encore, quel nom donner à cet invraisemblable construction quasiment « contre nature », qui associe des terroirs tellement différents qu’ils n’ont rien à faire  ensemble, si ce n’est d’appartenir, bien sûr, à la France ?

Tous ces technocrates bien au chaud dans leurs bureaux qui, en petits dictateurs à la botte de l’oligarchie Bruxelloise, ont décidé de ces découpages, sans consultation du peuple, sans tenir compte du passé et des affinités réelles et non artificielles, ne méritent que le mépris et le refus obstiné, par une sorte de résistance civique  « à la Gandhi », de reconnaitre ces régions anonymes dont les nouveaux noms, forcément, ignoreront les accents de nos terroirs.

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mercredi, 10 décembre 2014

LES SOCIALISTES PORTUGUAIS NE VALENT PAS MIEUX QUE LES SOCIALISTES FRANÇAIS

Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

Dans les médias français, l'affaire n'a pas fait les gros titres. A Lisbonne, si ! Et pour cause : un ancien Premier ministre socialiste, José SOCRATES a été placé sous les verrous. Motif, motifs, devrions nous écrire ? Fraude fiscale, blanchiement  d'argent, excusez du peu... Il est vrai toutefois, qu'un inculpé doit toujours être présumé innocent tant que la chose n'est pas jugée. Mais tout de même, l'homme qui vivait dans un luxueux appartement du XVIe arrondissement, n'hésitait pas à déclarer à l'hebdomadaire L’Expresso « qu'il n'avait jamais eu une vie aussi agréable que celle (qu'il vivait) à Paris ». Si le Département Central d'Investigation et d'Action Pénale s'est intéressé à l'ex-Président du Conseil portugais c'est que, comme l'affirme le dicton « il n'y a pas de fumée sans feu. » Démissionnaire en mars 2011, il avait laissé le Portugal au bord de la faillite, pays qui avait été contraint de quémander auprès de l'Union Européenne, une aide de 78 milliards d'Euros.

Voici qui nous ramène à l'histoire et nous fait penser à un autre Premier ministre portugais qui avait, lui, une haute idée de sa fonction et de la probité. Oliveira Salazar, déjà Président du Conseil avant-guerre, ne trempait pas la main dans le pot de miel. Scrupuleux avec les comptes de la nation comme avec les siens propres, cet ancien séminariste qui conduisit le Portugal sur la voie de la modernité après des années de crises politiques, payait son loyer et ses domestiques de ses deniers ! Imagine-t-on chose semblable aujourd'hui à Matignon ou à l'Elysée ? Poser la question, c'est déjà donner la réponse !

NDLR : A propose de Salazar, lisez le livre que lui a consacré Jean-Claude Rolinat, Salazar le regretté cliquez ici

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vendredi, 28 novembre 2014

COLONISATION ISRAELIENNE : UN VERITABLE CHIFFON ROUGE !

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de Jean-Claude Rolinat

Dans le numéro 4069 de Valeurs actuelles daté du 20 novembre, il est écrit respectivement sous la signature de François d’Orcival et d’Olivier Hanne, que « la reconnaissance unilatérale par la France d’un Etat palestinien » (serait un coup de poignard) et « qu’Israël est la muraille objective », sous-entendu contre « l’Etat islamique »…

Avec ces  deux affirmations, c’est faire l’économie d’une « Guerre de Cent ans » qui oppose Arabes et Juifs en Palestine, passer sous silence l’édification d’un mur qui ceinture les enclaves palestiniennes et oublier le grignotage constant de la Cisjordanie (West Bank), par des colons hébraïques. Lesquels, parfois, étaient encore à New-York quinze jours avant  de s’installer !

Si  la déclaration de lord Balfour de 1917 reconnaissait aux Juifs le droit d’avoir un « Foyer National », consacré par le partage Onusien de 1947,  jamais suivi d’effets - il est vrai,  en partie à cause du refus contre-productif arabe – rien n’autorise, juridiquement, historiquement, ni moralement  le développement d’un  « Grand Israël ».

Je suis allé pour ma part, deux fois en Terres Saintes, en 1963 et en 2011. J’ai (presque !) tout vu, si tant est que l’on puisse jamais connaitre tout un pays : paysages et sites bibliques, kibboutz, villes nouvelles et cités anciennes, et j’ai  discuté avec des militaires, etc…

En 1963, Israël était un Etat laïc, pionnier, bâtisseur et majoritairement peuplé d’Ashkénazes. Il attirait une naturelle sympathie, entouré qu’il était par des ennemis déterminés à le rayer de la carte. En 2011,  j’ai découvert un pays beaucoup plus religieux, expansionniste et grandement habité par des Sépharades.

Entre-temps, les accords d’Oslo ont été une chance gâchée, d’une part par l’intransigeance d’un Yasser Arafat qui n’avait pas l’étoffe d’un homme d’Etat et, d’autre part, par l’assassinat (commis par un Juif !) du général Rabin. L’implantation de colonies de peuplement sur des terres dévolues aux Arabes palestiniens agit comme  un chiffon rouge face à un taureau !

La Cisjordanie, telle la France occupée par les Allemands, est « saucissonnée » et le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, n’a pas plus de pouvoirs à Ramallah, son « Vichy exotique », que n’en avait le Maréchal Pétain après 1942 dans sa ville d’eau…

Si le gouvernement sourd et aveugle du Premier ministre Benyamin Netanyahu voulait VRAIMENT la paix et  retirer, ainsi, toutes justifications aux très regrettables actes terroristes perpétrés contre ses concitoyens, il arrêterait immédiatement l’annexion rampante de la Cisjordanie, et concèderait à l’OLP une sorte de «Vatican » enclavé dans Jérusalem. Les Arabes de Palestine pourraient, enfin, y faire siéger leurs institutions. C’est, encore, matériellement possible ! De plus, les frontières POLITIQUES pourraient ne pas coïncider avec les limites  STRATEGIQUES nécessaires à la sécurité d’Israël. Il est clair que ces dernières doivent être sur le Jourdain, compte-tenu de l’étroitesse du couloir entre l’ancienne « ligne verte » et la mer.

Que risque l’Etat hébreu à jouer cette carte ? Il détient l’arme absolue, son armée est la première du Proche-Orient et Egypte comme Jordanie, ses deux plus importants voisins, l’ont diplomatiquement reconnu, une première dans le  monde arabe.

Si les Arabes n’acceptaient pas cette main tendue, leur mauvaise foi apparaitrait comme une évidence. En attendant, c’est Israël  qui a le mauvais rôle et n’est pas un rempart contre l’Islamisme, mais, à contrario, un excitant, un AIGUILLON ! Pour désarmer la haine nourrie par les stigmates de l’occupation, il ne reste que la négociation, pas la politique du bâton.

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lundi, 17 novembre 2014

EMBARGO, VOUS AVEZ DIT EMBARGO ?

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Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

L’affaire des deux bâtiments de projection et de commandement russes bloqués à Saint-Nazaire  suite à l’ukase hollandien, n’est pas le premier accroc dans l’histoire des ventes de matériels militaires français.

En 1967, Charles De Gaulle avait  prévenu les futurs belligérants de ce qui allait rester dans l’Histoire  sous le nom de « Guerre des six jours, que la France, « sa » France, donnerait tort à celui des Etats  de cet Orient décidément bien compliqué , qui ouvrirait le premier les hostilités.

En effet, « l’homme du 18 juin » qui avait bradé l’Algérie française, entendait renouer avec le monde Arabe. Et son pari n’était pas très risqué car Israël, fidèle à sa stratégie de la « blitzkrieg », allait surprendre ses ennemis en les frappant le premier, détruisant ainsi tout leur potentiel destructeur….

N’utilisant à l’époque que du matériel français –chars AMX, avions Mirage III, Mystère IV, Vautour et autre Ouragan – Tsahal allait subir les foudres du « Grand Charles » : embargo complet sur les fournitures de rechange. Embargo aggravé deux ans plus tard après que des commandos israéliens, s’autorisant tout et n’importe quoi, aient détruit la quasi-totalité des appareils de la compagnie  aérienne libanaise MEA. Embargo peu efficace dans la mesure où l’Etat juif, prévoyant les réactions de l’Elysée, avait fait le plein auprès de la société Dassault de toute la « quincaillerie » nécessaire pour faire voler ses jets.

Georges Pompidou, succédant à De Gaulle, décida dans un premier temps d’alléger cet embargo tout en le maintenant sur du « gros » matériel. Ce qui n’empêcha nullement 6 patrouilleurs lance-missiles  de type « Combattante » en rade à Cherbourg, de prendre la poudre d’escampette bénéficiant, il est vrai, de nombreuses complicités dans les rangs des officiels français. Lesquels furent sanctionnés.  Les Israéliens ne purent rééditer cet « exploit » avec leurs 50 Mirage VJ, eux aussi commandés et payés, stockés sous cocon à Châteaudun. Au terme de longues négociations, la France dut rembourser ces appareils dont les caractéristiques ne correspondaient pas aux besoins de notre Armée de l’Air,  et verser des indemnités à son ex-client. Une triple pénalité !

Si la France perdit la clientèle de l’Etat hébreu – Israël se fournissant alors en matériel américain ou national – elle trouva une compensation en investissant le marché arabe, au grand dam des amis du fameux « petit Etat ». Même  si la morale commerciale en avait pris un coup au passage, « le cher vieux pays » ne perdait rien au change, Egypte, Irak et Libye commandant des Mirages comme s’il en pleuvait….

Qu’en est-il aujourd’hui avec la commande des deux BPC russes qui fut négociée sous le quinquennat de Sarkozy, lequel fut, pour une fois, un efficace intermédiaire entre Vladimir Poutine et les Géorgiens ? Prenant prétexte du conflit ukrainien et épousant radicalement sans nuances les thèses de Kiev et des européistes, Hollande a décidé de suspendre la livraison des deux bateaux, poussant les Russes à lui adresser un ultimatum. « Monsieur petites blagues » est devant le dilemme suivant, ou bien se coucher devant le diktat des européo-mondialistes et perdre un avantage économique considérable, ou refroidir nos relations avec les Occidentaux et, parallèlement, conserver d’indéniables avantages économico-financiers. En effet, quels seraient les dommages encourus en cas de rupture du contrat ? Non seulement nous perdrions de belles perspectives pour  toutes nos productions, mais

Il faudrait rembourser les deux navires, alors que notre commerce extérieur est en berne, payer des dédommagements, probablement salés, et rechercher une destination finale pour ces deux BPC… Qui en voudrait ? Certainement pas notre Marine nationale dont le budget est comprimé comme celui des autres armes, sans oublier que cette décision jetterait une suspicion sur la parole de la France. (Au moment même où cette dernière négocie péniblement la vente de Rafales avec l’Inde, ce choix ferait « désordre »…) Sans oublier les retombées négatives pour l’emploi : on entend déjà les pleureuses de la CGT ! Non, tout milite pour que la France, SOUVERAINE, tienne parole et livre du matériel commandé et, en grande partie, payé. D’autant que les deux BPC, à supposer que la Russie entre officiellement en Guerre avec l’Ukraine, ce qu’à Dieu ne plaise, n’auraient aucun rôle décisif dans un tel conflit essentiellement terrestre et… psychologique !

Plus que deux semaines à attendre jusqu’à la fin de l’ultimatum russe. Cette histoire, si son scénario épousait la pire des solutions, serait emblématique du degré d’incapacité de nos pseudos élites, qu’un inconséquent suffrage universel aura placé aux manettes de l’Etat.

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jeudi, 30 octobre 2014

IL N’Y A PAS QUE LES RHINOCEROS BLANCS QUI SONT MENACES DE DISPARITION !

P1020959.JPGLe Bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Avril 1994… Un tournant dramatique et décisif dans l’histoire des blancs d’Afrique du Sud. Leur destin a basculé. En acceptant le principe du suffrage universel, le fameux « one men, one vote », le calamiteux Frederik De Klerk signait l’arrêt de mort d’un peuple européen indépendant en Afrique australe. Le lâchage, 14 ans plus tôt, de la Rhodésie blanche de Ian Smith, n’aura été qu’un apéritif pour le « Gargantua mondialiste ». Dans une société multiethnique, institutionnellement indifférenciée, la loi démocratique donne le pouvoir au plus grand nombre. Surtout en Afrique où le fait tribal est encore prédominant, les ethnies majoritaires, même d’une façon relative, l’emportent et dominent le paysage politique. Les exemples sont innombrables, ayons simplement à l’esprit ceux des Hutus au Rwanda ou des Kikuyus au Kenya.(Toutefois, dans le premier des deux cas, les Tutsis, minoritaires, viennent de prendre leur revanche). Pourtant, le « pouvoir pâle » de Pretoria avait toutes les cartes en main : l’instrument politico-militaire, une quasi indépendance énergétique, des minerais sensibles nécessaires aux occidentaux, une opposition contenue, des terroristes anéantis… Seule  une pression internationale insistante donnait mauvaise conscience à certains traitres du Broederbond, la franc-maçonnerie afrikaner. La logique de la politique de développement séparée, menée conjointement avec l’abolition de « l’apartheid mesquin », aurait dû conduire à la création d’une constellation de quelques Etats égaux en droits et devoirs, prélude à une ultérieure Confédération ou Fédération, selon l’aboutissement des négociations, dans laquelle chaque partie aurait conservé  la pleine maitrise de ses affaires culturelles et de sa sécurité. Pour cela, le Parti National aurait dû sacrifier une fraction du territoire historique des établissements afrikaners et anglophone, et consolider les « Bantoustans ». Il ne l’a pas fait à temps, préférant tout garder d’un immense territoire pour, finalement, tout perdre dans un véritable « Munich exotique » négocié avec l’habile Mandela. Ce dernier promettant tout, surtout ce qu’il savait être comme d’inacceptables concessions  pour ses amis de l’African National Congress (ANC), a « roulé les Blancs dans la farine »…

Résultats des courses ? En vingt ans, un million de ces derniers a quitté leur pays et, pour beaucoup d’entre eux, sans esprit de retour comme les 20 000 anglophones installés à Perth, en Australie occidentale. Plusieurs milliers de fermiers et les membres de leurs familles ont été massacrés dans le Veldt dans des conditions horribles et ce, dans une quasi indifférence de nos belles consciences internationales ! Où était BHL et consort ? Aux abonnés absents… La République d’Afrique du Sud  dispute au Brésil la première place sur le podium des pays à forte criminalité. L’ANC a kidnappé le pouvoir, à l’exception de la ville du Cap et de sa province. Une nouvelle bourgeoisie noire, environ 10 % de sa population, a émergé dans le monde des affaires et n’entend nullement partager les fruits de sa réussite avec ses frères qui s’entassent dans des bidonvilles gonflés par une immigration – là aussi ! – non maitrisée. Jacob Zuma, Président de l’indéboulonnable ANC, assume d’une façon clownesque les fonctions de Chef de l’Etat. Lui et sa clique de corrompus gouvernent tant bien que mal la deuxième économie du continent. (Le Nigéria, avec son pétrole, vient de ravir la première place à la RSA, ce qui n’a aucune signification…). L’armée, la National South African Defence Force, privée de la plupart de ses cadres blancs, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Une coalition des électorats blancs, métis et Asiatique est-elle imaginable, et le Democratic party  peut-il inverser la vapeur ? Où sont passés les militants du Freedom Front et de l’AWB de feu Eugène Terreblanche ? L’expérience d’Orania a-t-elle un avenir ? Le dernier afrikaner est-il condamné à éteindre la lumière en partant et cette communauté subira-t-elle le sort des Pied-Noir ? Finalement Mandela, en donnant l’image bonhomme d’un « Père de la nation », aurait-il été plus habile que Ben-Bella ?

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Des éléments de réponses incontournables en lisant le récent ouvrage de Jean-Claude Rolinat édité aux Bouquins de Synthèse Nationale, « République Sud-Africaine : la faillite de Mandela ». 18,00 € plus 3,00 € de port. Cliquez ici

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mercredi, 20 août 2014

FERGUSON, MISSOURI, USA, UN REMAKE DE « LA CHALEUR DANS LA NUIT » ?…

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Le bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

L’actualité a,  de nouveau, fixé les regards sur la  question « raciale » aux Etats-Unis. Le fait divers de Ferguson,  au cours  duquel un jeune adolescent noir a été tué par un policier de la ville est, certes, regrettable, mais   tout de même, cette  affaire est montée en épingle par tous ceux qui ont intérêt à ressusciter des événements qui se déroulèrent dans les années soixante,visant à instaurer l’égalité juridique entre Blancs et Noirs. Pour ma part, je suis alléonze ou douze fois aux Etats-Unis.J’ai visité ou parcouru une bonne vingtaine d’Etats. J’ai séjourné quelques jours dans certaines grandes métropoles. Jamais je n’ai été témoin d’un acte de ségrégation dans les lieux publics, même dans les Etats du Sud. Atlanta, par exemple, est une ville où les Noirs, majoritaires, détiennent la mairie et où le chef de la police est l’un des leurs. Ils  occupent des postes officiels et, si parfois, ils sont employés comme  « gens de maison », c’est tout simplement leur « job ». Le rapport de maître à esclave, c’est fini ! Plus de séparation dans les transports, les bars, les restaurants, les universités. L’humiliation n’est plus de mise. Et si, comme je l’ai vu en Géorgie, les Eglises baptistes peuvent être séparées, c’est que les Noirs ont une sorte de liturgie propre à eux, qui les met en transe, ce qui ne convient pas forcément au « Yankee » comme au Sudiste. J’ai une petite idée de ce pays-continent, de ses tares comme de ses succès ; ce qui me fait dire, contrairement à un certain nombre de nos amis, « qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain » !

Lors de mon premier déplacement à Houston, Texas, mon cousin m’avait dit en me prêtant sa voiture, « surtout, si tu es interpellé par un flic, ne bouge pas ». Quelques années plus tard, dans l’Etat de Virginie occidentale, sirène hurlant derrière mon véhicule, je m’arrêtais sur le bas-côté de la route, mains, bien en évidence, immobiles sur mon volant. Comme au cinéma, le « cop » fit  le tour de la voiture tout en contrôlant mes papiers. Il termina son interception en m’adressant un « warning », c’est-à-dire un avertissement, pour un léger dépassement de la vitesse autorisée. Moralité de l’histoire, quand on est dans un tel pays où ça grouille d’uniformes – statetroopers, highwaypatrol, shérifs et autres rangers - et où un nombre important d’hommes et de femmes portent un « gun » à la ceinture ou dans leur  sac, on ne fait pas le mariole avec les forces de l’ordre, et on obtempère ! La victime de Ferguson était-elle « clean » au regard des critères policiers ? L’enquête le dira. Dans votre cas, sachez que votre statut de « Frenchie » ne vous protègera pas et Lafayette n’est plus là !

Des Ferguson, j’en ai traversé des tas, à pied ou en voiture. Il ne m’est jamais rien arrivé. Si l’Afro-américain qui a été abattu, encore une fois, dans des circonstances douteuses, avait été un citoyen blanc, assisterait-on à une mobilisation d’une telle ampleur médiatique, complaisamment relayée par nos chers « professeurs de morale » qui sévissent sur nos petits écrans ? L’occasion est trop belle, malgré la tristesse qu’une mort stupide peut engendrer, d’accuser ce pelé, ce galeux, d’homme blanc, toujours coupable, forcément. J’ignore tout de ce lamentable fait divers. Je constate simplement qu’il permet d’accuser une institution – qui n’a pas toujours, d’évidence, les mains blanches (sans jeu de mot….) – bien utile tout de même pour assurer  la sécurité des  braves gens. La justice fera la part des choses au pays de la « Law and Order ».

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vendredi, 08 août 2014

UN EFFET BOOMERANG ?

images.jpgLe bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Les Juifs de France, les Juifs en France, les Juifs français ou les Français juifs – comme on dirait d’autres minorités religieuses Protestants de France, les Protestants en France, les Protestants français ou les Français protestants, qu’importe - ont  longtemps, depuis des années, trop « crié au loup », tout au moins leurs représentants légitimes ou auto-proclamés, pour que la communauté nationale se réveille et prenne bien conscience du problème. Car, en effet, problème il y a. Et ce ne sont pas les images terribles venant de la Bande Gaza qui vont arranger les choses. Mais qui est la cible privilégiée du militantisme philo sémite ? L’Islam, des fanatiques qui cacheraient le portrait d’Adolf dans leur salon, des nostalgiques de Vichy, des lecteurs de Charles Maurras, des admirateurs du comédien Dieudonné qui, entre parenthèses, fut candidat contre le FN à Dreux ? En partie seulement.

Souvenons-nous du montage de Carpentras. Derrière Le Pen, c’était le franchouillard qui était visé, Mr Dupont/Durand, le glandu de base, suspecté de confondre sa crainte de l’immigration sauvage avec de l’antisémitisme. Pourtant, jusqu’à ce jour, tous les ennemis de la Communauté juive qui sont passés à l’action, l’Ivoirien Fofana faisant tomber dans un piège le jeune Ilan Halimi, Mohamed Mera assassinant à Toulouse, A BOUT PORTANT, quatre juifs dans une école religieuse ou, le dernier en date des criminels antisémite Mehdi Nemrouche, auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles pour ne citer que les cas les plus emblématiques, sont tous des activistes islamistes, prônant la Djihad contre l’infidèle ou le mécréant…

Où est « l’extrême-droite fascisante » là-dedans ? Heureusement - grâce à Dieu, au destin et au hasard, mettons tout le monde de notre côté - si quelques centaines de jeunes musulmans « français » partent en Syrie pour jouer au martyr, le plus grand nombre aspire au calme et à une vie normale. Mais si tous les musulmans, d’évidence, ne sont pas des islamistes, tous les terroristes islamistes sont des Mahométans. La France n'est pas la seule cible : Israël forcément, la Russie, les Etats-Unis, l’Espagne, le Royaume-Uni etc…

Tous ces pays ont été ou sont à la une de l’actualité, comme le Mali ou le Nigéria où la secte BokoHaramprospère dans les Etats du Nord où elle applique la charia. Dernier avatar, l’Etat Islamique en Irak et au Levant qui semble tailler des croupières aux armées de ces pays. Jusqu’où iront-ils ? En France, ceux qui ont favorisé l’immigration massive, taxant de « racistes » ceux qui dénonçaient cette folle politique, semblent bien mal payés en retour : serait-ce l’effet « boomerang » qui a conduite quelques polémistes et philosophes  juifs à monter au créneau et, avec les autres veilleurs, à sonner le tocsin ? II n’est jamais trop tard pour alerter l’opinion….

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lundi, 04 août 2014

Egypte : SISSI IMPERATOR !

P1020959.JPGLe bloc notes de

Jean-Claude Rolinat

Né en 1954 à Gamalya, un quartier pauvre  à l’Est du Caire, le nouveau Raïs égyptien (guide) de la nation, a été élu en mai dernier par 98 % des 47 % qui se sont exprimés, débarrassant ainsi – définitivement ? – le pays de la dictature religieuse des Frères Musulmans.

Pourtant, tout avait commencé par une lune de miel entre cet homme plutôt introverti, réputé bon musulman et dont l’épouse ne sort que revêtue de l’abaya, et Mohamed Morsi le Président élu à la suite de la révolution qui avait renversé Moubarak. Et puis tout a basculé lorsque plus de 30 millions d’Egyptiens sont descendus dans la rue, dans tout le pays, pour conspuer Morsi et exiger le départ des Frères Musulmans qui avaient trusté tous les pouvoirs.

Investi du poste de ministre de la Défense et de commandant en chef par Morsi lui-même  qui n’avait rien vu venir, le nouveau Maréchal Sissi, soutenu par ses pairs du Conseil Supérieur des Forces Armées, appuyé en coulisse par le vieux Maréchal Tantaoui provisoirement écarté, avait franchi le Rubicon : arrestations de milliers de Frères Musulmans à commencer par le Président, instauration de la Loi martiale pour une durée indéterminée, jugements expéditifs condamnant à mort de nombreux Frères. Résultats des courses ? Les jeunes activistes du mouvement « Tamarrod » (rébellion), les Coptes, les milieux d’affaires tout comme les guides, les armateurs de bateaux fluviaux, les chameliers et autres fellahs vivant du tourisme ont applaudi.

Washington, toujours dans les nuages, appuyant naïvement dans un premier temps le gouvernement des Frères Musulmans, a rétabli son aide annuelle estimée à 950 millions d’Euros. Le secteur du tourisme, sévèrement touché par la crise, qui était passé de 8 à 4,2 millions de dollars de chiffre d’affaires, ne pouvait que se réjouir de la nouvelle donne, tout comme Israël qui voit la perspective d’une menace supplémentaire s’éloigner sur son front sud. Le petit peuple,  avide de sécurité et d’emplois, applaudit, pour l’instant.

La nébuleuse activiste islamiste n’en a pas pour autant dit son dernier mot. Des attentats perdurent contre les forces de l’ordre, notamment dans le Sinaï contigu au désert israélien du Néguev. Et le règlement final de la question palestinienne qui enflamme à juste titre la rue arabe – surtout lorsque l’on assiste au désastreux « spectacle » de la bande de Gaza – n’apparait même pas à l’horizon diplomatique. Mais l’Egypte, par sa démographie galopante, est le premier pays du monde arabe. L’Arabie Saoudite, pourtant très sectaire et religieusement bornée, tout comme les Emirats Arabes Unis et le Koweit, assurent une aide substantielle à « leur grand frère », ne serait-ce que pour l’aider à payer sa facture énergétique.

Le Royaume de Ryad – plus hypocrite que lui tu meurs ! – joue ainsi sur les deux tableaux : d’un côté il soutient les régimes et les soulèvements islamistes, de l’autre il stabilise un pouvoir « laïc », autant qu’on peut l’être en terre d’islam. Avec Sissi Imperator, pour l’instant, tout le monde y trouve son compte : les monarchies arabes du golfe qui tremblent devant l’Iran chiite, les occidentaux qui fermeront les yeux sur les accrocs déchirant les fameux « droits de l’homme », et Israël qui va continuer impunément son occupation de ce qu’il appelle la « Judée » et la « Samarie », en fait l’Etat-croupion de la Cisjordanie palestinienne. Rien ne semble bouger dans le panorama proche oriental.

Pourtant, des secousses telluriques inenvisageables il y a quelques temps, semblent se dessiner. Ryad s’eninquiète devant le rapprochement USA/Iran, l’Irak explose – les Kurdes auront avant dix ans, leur Etat avec l’agrément, hier impensable, de la Turquie ! – et Bachar gagnera, in fine, en Syrie. Et l’Egypte, qui n’a connu aucun pouvoir civil depuis la chute du Roi Farouk en 1952, Neguib, Nasser, Sadate, Moubarak se succédant, continuera d’élire avec des scores « soviétiques » les généraux qui occuperont le Palais d’Héliopolis.

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mardi, 22 juillet 2014

La stratégie mortifère et « payante » du Hamas...

516425133.JPGLe bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

A une époque où, dans les médias, l’image domine tout, où l’émotion précède la réflexion, où de nombreuses chaines de télé déversent leurs infos en continu, les Palestiniens de Gaza, au prix de pertes humaines considérables, viennent de gagner la guerre des images.

Des corps d’enfants, d’hommes et de femmes enveloppés dans des linceuls ensanglantés ne peuvent déclencher chez le plus grand nombre que de l’empathie et de la sympathie, voire même des cascades lacrymales, dans tous les cas un puissant sentiment de compassion. Et, pour d’autres, engendrer la haine du juif, en oubliant que les pas de tirs des roquettes s’abattant « maladroitement » sur Israël sont bien souvent situés au cœur des quartiers les plus denses, quand ce n’est pas dans des écoles ou des hôpitaux.

Criminels sont ceux qui utilisent ces lieux, criminels sont ceux qui, le sachant, n’hésitent pas à déclencher le feu de leurs représailles. L’Etat Hébreu en utilisant la stratégie du marteau pilon pour écraser un moustique, démontre plus que jamais que dans une guerre asymétrique, le rapport du faible au fort tourne souvent à l’avantage du premier et  lui attire inéluctablement la sympathie du plus grand nombre. Le Hamas sait tout cela parfaitement et son ennemi israélien aussi.

La bande de Gaza aux contours hérités des hasards de la première guerre de 1948, c’est un rectangle de moins de 40 km de long sur une dizaine de large, moins que la superficie de la Principauté d’Andorre où s’entassent un million et demi de Palestiniens « de souche », ou de réfugiés pour le plus grand nombre. Le Hamas et tous ses pseudopodes, malgré le blocus israélien et celui de l’Egypte, ne l’oublions pas, continue de recevoir aides et subsides du camp arabe, particulièrement des pétroliers, qui préfèrent entretenir ce cancer aux portes de l’ennemi sioniste plutôt que devoir gérer chez eux ces réfugiés. Des subsides suffisants pour tenir, pas assez pour vaincre ou développer le pays et en faire un pôle économique viable. Les dirigeants du Hamas, du Djihad islamique ou du Hezbollah au Sud-Liban savent tout cela et, comme leurs homologues de Jérusalem, jouent avec le feu.

La solution, redisons-le, est politique. Elle passe par une reconnaissance réciproque, une définition précise des frontières, la libération d’un quartier de Jérusalem-Est par Israël pour en faire la capitale palestinienne, le règlement de la question des réfugiés. Le Qatar ou l’Arabie Saoudite pourraient bien mettre la main à la poche pour aider leurs « frères » arabes plutôt que d’alimenter la haine des « quartiers » contre la société française à qui les « jeunes » de banlieue doivent tout : logements décents, écoles, gymnases etc…

Tant que les Arabes musulmans refuseront l’évidente permanence d’une présence juive et chrétienne au Proche-Orient d’une part, et que les Israéliens refuseront d’évacuer l’essentiel de la Cisjordanie d’autre part, le conflit s’enlisera pour devenir une nouvelle Guerre de Cent ans. (Et plus….).

Plus que jamais le slogan contenu il y a quelques années en « une » de la revue Synthèse nationale, « Ni Hamas, ni Tsahal ! », est d’actualité.

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dimanche, 29 juin 2014

Algérie : mais quand les Français vont-ils ouvrir les yeux ?

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Le bloc notes de

Jean-Claude Rolinat

Disons-le d’emblée et pardon pour les « footeux » qui seraient de notre bord, le football n’a jamais été ma tasse de thé. Cette sorte de nationalisme des crampons au ras des brins d’herbes ne m’a jamais fait vibrer d’autant que, par exemple, il faut avoir de bons yeux pour reconnaitre les Français des Nigérians. Heureusement, il y a les maillots numérotés…. Tout ça pour dire que cette coupe du monde « m’emm…. » profondément, et les journaleux en extase devant les Fennecs, encore plus.

De la vraie graine de collabos ceux-là ! Comment expliquer qu’à chaque rencontre de l’équipe algérienne – match gagné, perdu ou « kif-kif pour les buts marqués - nous assistions à des débordements de joie qui….débordent : à Paris,  Roubaix,  Marseille ou Lyon pour ne citer que les lieux les plus connus. Si ce sont des supporters algériens qui envahissent pacifiquement les Champs Elysées avec leur drapeau, à l’extrême rigueur, je le comprendrais. C’est totalement différent de l’ignominie que l’on nous prépare  pour le 14 juillet. Mais que dire de tous ces jeunes « binationaux », carte d’identité française en poche, qui hurlent leur joie en faveur d’un pays qui, théoriquement, n’est pas le leur ?

La vérité, dans toute sa lumière aveuglante est là : les jeunes, et les « jeunes » ne sont « Français » que pour les avantages. Pour le reste, ils sont et demeurent Al-gé-riens et rien, aucun papier, aucune loi n’y changeront rien. La nature est ainsi faite. Les autorités françaises,  qui ont laissé entrer dans le pays des centaines de milliers d’Algériens au titre du regroupement familial ou des études universitaires savaient bien, qu’à terme, un énorme problème d’identité se poserait.

Dans certaines classes, impossible d’évoquer le conflit du Proche-Orient sans déclencher l’émeute, idem de la Guerre d’Algérie que, soit-dit en passant, nos troupes ont gagnée. Seul le pouvoir politique nous a rangésdans le camp des vaincus « repentants ». Ces petites têtes bien remplies de sottises assénées, bien souvent, avec gourmandise, par un corps enseignant « à gauche toute », ne pouvaient qu’avoir de la haine pour le pays d’accueil et les yeux de Chimène pour le Bled.

Seulement voilà, du rêve à la réalité, il y la Méditerranée, que peu franchissent dans le sens Marseille-Alger, beaucoup plus en sens inverse ! On passe vite, avec certains  de ces « jeunes », de la simple euphorie à la bêtise – dégradations de mobilier urbain, incendies de voitures, vitrines brisées….

Que faire ? Mettre, une bonne fois pour toutes, les pieds dans le plat ! Ou ces jeunes sont Français et ils le prouvent par leur attitude en aimant ce pays, ou bien c’est la REMIGRATION, même si leurs géniteurs les ont fait naître, par hasard, en France. Il faudrait pour cela un gouvernement vraiment NATIONAL, à poigne, ne succombant pas aux chants maléfiques des sirènes de la repentance. Repentance de quoi, d’ailleurs ? D’avoir fait en 130 ans de l’Algérie un pays moderne, que ses nouveaux satrapes ont allègrement pillé depuis 1962 ? Le comble de la stupidité étant d’accepter de soigner leur potentat malade alors que le même crachait encore son venin sur le pays d’accueil .On marche sur la tête, et nos pseudos dirigeants, dans une société normale, devraient rendre des comptes devant une justice impartiale.

Les temps futurs nous rendront-ils raison ?  Si j’en juge par la mollesse, l’apathie de beaucoup de nos compatriotes, ce n’est   pas gagné d’avance. Heureusement, il y a dans les jeunes générations des « de souche » une bonne moisson qui lève et  qui va porter nos espérances à nous, les « vieux », qui avons assisté au naufrage de l’Empire. Un Empire qui ne demandait qu’à se transformer, un Empire fraternel et pluri-continental, comme le Portugal voulait en bâtir un. A défaut d’Empire que les temps nouveaux nous empêchent de reconstituer, restons maîtres chez nous et n’acceptons pas une certaine forme  de colonisation à rebours.

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dimanche, 11 mai 2014

AFRIQUE DU SUD : l’ANC S’EFFRITE, LENTEMENT, TROP LENTEMENT…

images.jpgLe bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

1994-2014 : vingt années de pouvoir noir, vingt années de stagnation pour ne pas dire de régression, de violences, d’exil pour les Blancs, d’interrogations pour les born-free qui fournissent entre 41 et 59 % (!) des effectifs des chômeurs selon les secteurs d’activité et les régions.

Où est la victoire d’un parti en situation quasi monopolistique avec 62,15 % des voix (65,90 en 2009), qui n’a pas réussi bien qu’ayant en mains tous les leviers de commande, à éradiquer la misère, à tout le moins à  électrifier tous les villages et à leur assurer la distribution d’eau ? Un Président polygame âgé de 72 ans, un Zoulou contrairement à Mandela un Xhosa, est le digne représentant d’une classe dirigeante qui, à des degrés variables, « s’en est mis plein les poches ». Ce qui explique la percée d’un Julius Malema - l’homme du célèbre et sinistre slogan « une balle, un boer » - et de son parti l’Economic Freedom Fighters qui, avec 1 169 259 voix (6,35 %) arrive en troisième place derrière le parti du Premier ministre de la province du Cap-Ouest, Helen Zille (une blanche). Elle augmente son score de 5,57 % pour atteindre un total  national de 22,23 % et un score régional de 59,38 %, lui assurant 26 sièges contre 14 à l’African National Congress au Parlement local. Laminé au plan national, le COPE, rien à voir avec le maire de Meaux, de l’ancien ministre de la défense Lekota, régresse de 7,42 % à…0,67 %, victime de dissidences internes tout comme le chef Zoulou  Mangosuthu Buthelezi.Victime lui aussi de la dissidence d’un National Freedom Party qui le pénalise et fait régresser son mouvement l’InkhataFreedom Party (IFP), jadis le challenger de l’ANC  à la direction du Kwazulu-Natal  au… 3e rang dans sa province avec seulement 416 000 voix contre 2 475 000 à son ennemi juré l’ANC ! Et encore se trouve-t-il également devancé par l’Alliance Démocratique de Madame Zille qui obtient 10 sièges de députés provinciaux, soit un de plus ! Le Freedom Front, le parti des Afrikaners « purs et durs », ceux qui n’ont pas rallié  la Democratic Alliance fait un tout petit 0,90 % (165 715 voix) soit 0,7 % de plus qu’à la dernière consultation. Autre petit score honorable pour ce parti de « petits Blancs » et de ruraux, ses résultats dans la province du Free State (l’Etat Libre d’Orange de la guerre des Boers), 2,10 % lui assurant 1 (un !) député provincial à Bloemfontein…Les gens, plutôt déçus par l’ANC mais en souvenir de « Madiba »  et des luttes pour l’abolition de l’apartheid ont, comme ces électeurs captifs des banlieues communistes d’hier, continué par automatisme d’apporter leurs suffrages au parti dominant. Une clientèle « captive » en quelque sorte, espérant que l’ANC leur assurera un toit et du pain. Du pain justement, les quatre millions de Noirs et plus qui ont accédé à la classe moyenne –plus ou moins 10 % tout de même du total des Africains -  qui gagnent plus que leurs homologues blancs paupérisés soit 2 000 euros mensuels, ont largement dépassé ce stade d’espérance. Eux, ils veulent habiter dans les quartiers mixtes, acheter une voiture et mettre leurs enfants dans une école privée où, comme en Angleterre, on porte l’uniforme ! Piscines, voyages, domestiques (noirs, aussi, de préférence !) sont dans leur ligne de mire. Ce sont les nouveaux riches ou ceux qui aspirent à le devenir. Leur vote s’est éclaté : les uns ont continué à faire confiance à l’ANC qui les a enrichis, les autres la contestent et ont porté leurs suffrages sur l’Alliance Démocratique. Les chiffres le prouvent  : comment expliquer que le Gauteng, la plus riche et la plus peuplée des provinces de la RSA  - Johannesburg-Pretoria - ait accordé 1 100 000 voix à la DA dont 700 000 Noirs environ et que l’ANC peine à y obtenir la majorité ? Le vote est encore racial, mais moins qu’en 2009. Si les Métis, les Blancs dans leur ensemble et les Asiatiques votent DA, de plus en plus de Noirs évolués les rejoignent. Même Monseigneur Desmond Tutu, l’un des architectes de la contestation anti-apartheid des années soixante-dix et quatre-vingts, s’est déclaré déçu par l’ANC. Si ce parti reste encore très largement majoritaire, il est victime d’une double contestation, en plus de ses remous internes : à sa gauche un agité comme Julius Malema qui exige des nationalisations et l’expropriation des fermiers blancs, à sa droite une bourgeoisie noire exigeante. On n’est pas encore arrivé au stade de la nation « Arc-en-ciel » imaginée – vendue à ses gogos de négociateurs blanc ! - par Nelson Mandela, mais l’ANC n’est plus forcément la solution, elle peut devenir le problème. L’Alliance  Démocratique commence à apparaître pour certains comme n’étant plus exclusivement le « parti des Blancs ». Le pouvoir monopolistique de l’ANC va donc subir des assauts de toute part. Espérons pour ce magnifique pays que les Blancs ont fait, comme l’Algérie a été construite par les  « Pieds Noirs »,  qu’un Malema, sorte de Robert Mugabe en puissance, ne puisse l’emporter un jour.

Sur l'Afrique du Sud et sur Mandela :

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lundi, 28 avril 2014

Avril 1994 - avril 2014 : vingt années de pouvoir noir en Afrique du Sud

images.jpgLe bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Les 26, 27 et 28  avril 1994, les électeurs Sud-Africains votaient pour la première fois dans un collège unique.

Auparavant chaque groupe de population exerçait ses droits dans son collège : les blancs à l'Assemblée, les Métis et les Indiens dans leurs deux chambres respectives - les trois étant réunies en une sorte de "Congrès" - et les noirs dans leurs Homelands (Bantoustans) et leurs municipalités. Ce système, déséquilibré, assurait tout de même  une représentation de tous les groupes de populations.

Aujourd'hui avec le fameux "one men, one vote" lâchement accordé à l'ANC par les négociateurs blancs  du Parti National au pouvoir à Pretoria en 1994, les Afrikaners, les anglophones comme les métis et les Indiens sont écrasés par la masse des suffrages noirs. La démocratie n'existe que sur le papier. La solution aurait résidé dans la mise sur pied d'une véritable Fédération Sud-Africaine et non pas en un Etat unitaire où les provinces n'ont guère plus de compétences que nos Conseils généraux et régionaux.

Résultats des courses en vingt années de "black power" : une discrimination positive en faveur des noirs, une représentation parlementaire et ministérielle blanche amoindrie, l'exode de plus d'un million de blancs, une tragique insécurité, l'irruption sur la scène économique et politique d'une caste de noirs "kleptocratiques" qui s'en mettent "plein les poches" au détriment des équipements nécessaires à la vie courante dans les townships. Le tout sous le contrôle d'un parti gangrené, vérolé par la corruption : l'African National Congress, l'ANC de feu Mandela.

Quant à l'armée, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, le dernier chef d'état-major blanc (Armée de l'air) vient de partir à la retraite.

Un fait nouveau, bien qu'une part importante des richesses soient encore concentrées entre quelques mains blanches (pas si blanches que cela...) du capitalisme international, des Afrikaners sont inscrits à la soupe populaire. Le chômage des noirs atteint des taux records tandis qu'une minorité roule en BMW, Mercedes et autres véhicules de luxe. Jacob Zuma, un Zoulou pittoresque et polygame qui vient de se faire taper sur les doigts pour détournement de fonds publics, a cependant toutes les chances de se succéder à lui-même à la tête de l'Etat. Réponse dans une semaine avec les nouvelles élections générales.

Une petite lueur : l'ANC, tant sur sa gauche que sur sa droite est de plus en plus contestée et Helen Zille, une blanche Premier ministre de la province du Cap occidental a de bonnes chances d'augmenter substantiellement le score de son Parti démocratique, désormais refuge de tous les contestataires blancs et métis, ce qui fait tout de même un bloc d'environ 7 à 8 millions de personnes. Mais l'avenir n'est écrit nulle part...

 

Une RSA la faillite de Mandela.jpgNDLR : Pour bien comprendre la situation en Afrique du Sud aujourd'hui, nous vous conseillons le dernier livre de Jean-Claude Rolinat : La faillite de Mandela.

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mercredi, 09 avril 2014

Québec : COUILLARD SUCCEDE AU PQ...

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Le bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Non, ce n’est pas le titre d’une nouvelle histoire belge, – que nos frères Wallons ou Flamands nous pardonnent -, mais le titre, en résumé, d’un épisode électoral que vient de vivre ce dimanche 6 courant la « Belle Province »….

Une raclée. C’est une raclée identique à celle que vient de subir le PS lors des municipales qui vient d’être infligée par le leader du Parti libéral Québécois, Philippe Couillard, au PQ de Madame Pauline Marois qui vient d’être renvoyée dans ses foyers. Pourtant  Madame le Premier ministre du Québec avait consulté les sondages et anticipé une victoire possible pour son parti souverainiste de gauche. Mal inspirée comme un certain Jacques Chirac en son temps, elle procéda à une dissolution de l’Assemblée Nationale avant le terme de son mandat. Mal lui en a pris, avec seulement 30 élus, elle vient de perdre la majorité face au Parti libéral qui remporte 70 sièges et la petite Coalition pour l’Avenir du Québec 5 députés. Le souverainisme, semble-t-il ,ne fait plus recette. Les adversaires du Parti Québécois affichaient eux, des couleurs plus terre à terre, plus pragmatiques : « on s’occupe de vos  problèmes », tel était le slogan qui s’inscrivait sur leurs banderoles. Le souverainisme ne fait plus  recette en période de crise. Les  Canadiens de la province du Québec qui se prennent parfois à rêver qu’ils sont « un pays », gardent en ces temps de crise les pieds sur terre. Francophones, anglophones, autochtones, immigrants fraichement naturalisés – notamment Haïtiens !- n’arrêtent pas d’une consultation à  l’autre de jouer au ping pong avec les deux grandes formations du spectre politique provincial. Un mal « démocratique », qui n’est pas spécifiquement français, qui s’appelle l’alternative et  qui n’a rien à voir avec une grande alternance. Il n’empêche, plus le temps passe, plus on s’éloigne de la belle idée de donner un Etat indépendant à la dernière nation « française » d’Amérique du Nord. (Les Acadiens sont trop peu nombreux pour y prétendre, quant aux cajuns des bayous de Louisiane, ils ne sont plus, hélas, que des survivants d’une espèce en voie d’extinction). Les anglo-saxons au pouvoir à Ottawa peuvent se réjouir, l’espérance soulevée au début des années quatre-vingt par un certain René Levesque est en train, lentement, d’agoniser. Quand on voit que des micro-Etats siègent aux Nations Unies – Monaco, Andorre, Kiribati, Seychelles et autre République de Nauru -, on peut s’étonner qu’un peuple de sept millions d’âmes n’y ait pas sa place. Le nationalisme québécois à la sauce d’un Duplessis ou d’un Daniel Johnson, (Union Nationale de jadis), de droite, est-il mort ?

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vendredi, 28 février 2014

CES OCCIDENTAUX SONT VRAIMENT DES CANCRES !

P1020959.JPGLe Bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

À soutenir, très paradoxalement le « nouveau pouvoir » ukrainien au sein duquel les ultra-nationalistes de SVOBODA ont joué un rôle décisif (1), les représentants qualifiés de l’U-E, cette nouvelle Union Soviétique sans le goulag, n’ont pas vu venir le camarade Poutine niché en embuscade.

Ils le croyaient « scotché » à Sotchi, les yeux rivés sur les médailles engrangées par ses équipes, alors qu’il surveillait en fait étroitement les développements de l’affaire ukrainienne. Ils n’ont pas compris ces diplomates occidentaux bornés, barricadés dans leurs certitudes «droitdl’hommistes », que l’on me pardonne cet affreux mot, que l’ « ethnicisme » et la géopolitique sont plus forts que tout et qu’aucun contrat, aucune promesse de millions d’Euros ne serviront de digue aux ressorts profonds des peuples.

Le départ mouvementé du kleptocrate Ianoukivitch, marionnette détestée du pouvoir russe, ne change rien à la donne. Les russophones de l’Est ukrainien se sentent plus proches de Moscou que de Kiev alors que, par exemple, les Galiciens de l’Ouest ont des atomes crochus avec la Pologne.

Poutine avance ses pions et brandit les armes du chantage : Crimée séparatiste et prix du gaz, sans oublier les droits de douanes sur les exportations ukrainiennes envers la Russie. En lisant une carte, on comprend que la Crimée est indispensable à la grande Fédération. Ce territoire de deux millions d’habitants, rattaché à l’Ukraine soviétique à l’époque de Nikita Kroutchev, jouit déjà d’une certaine autonomie et brandit son drapeau tricolore.

Par petites touches – sauf reprise en main guerrière ce qui paraît invraisemblable – il se  détachera du pouvoir central et Kiev n’y pourra rien. Autonomie, indépendance, rattachement à la Russie qui y possède déjà l’importante base aéronavale de Sébastopol, les bornes d’une nouvelle route sont déjà plantées. Et ce ne serait pas la première fois que dans une histoire très récente, les frontières bougeraient. « L’intangibilité », cette vache sacrée des diplomates de l’ONU, c’est fini ! Qu’on en juge plutôt par les exemples suivants : Ethiopie/Erythrée, Soudan/Sud-Soudan, Serbie/Kosovo, Tchéquie/Slovaquie, Géorgie/Abkhazie et Ossétie du Sud etc…. Autant de précédents que ne manqueront pas d’avancer des peuples en quête de reconnaissance identitaire réelle pour imposer leur existence étatique.

Après  la Crimée, demain l’Ecosse, les Flandres et la Catalogne ? A suivre. En attendant, madame Catherine Ashton et son administration diplomatique bruxelloise auraient bien besoin d’un petit lifting !

Note

(1) Truculent de voir B-H L se pavaner devant les barricades, c’est sa spécialité, à quelques pas d’hommes casqués de Svoboda !

 

NDLR :

mandela.jpgLe nouveau livre de Jean-Claude Rolinat : La faillite de Mandela édité aux Bouquins de Synthèse nationale.

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lundi, 10 février 2014

AUJOURD’HUI, NOUS AIMERIONS TOUS ETRE DES SUISSES !

images.jpgLe bloc-notes de

Jean-Claude Rolinat

Le peuple de notre voisine, la Confédération  helvétique, vient de se prononcer à 50,3 % en faveur du OUI  à la question posée par l’UDC relative à la limitation de l’immigration.

Seule contre tous, partis du système, syndicats, patronat…, l’Union Démocratique du Centre qui, avouons-le porte un nom qui ne coïncide pas avec son programme mais ce sont leurs affaires, vient d’obtenir un grand succès. Succès qu’il ne faut pas minimiser, une majorité est une majorité, on nous le fait bien sentir quotidiennement dans cette France archi-républicaine, ultra-démocratique qui bafoue pourtant allègrement ses minorités (provisoires) dans les urnes, majoritaires dans la rue.

Si, sans surprise, les cantons francophones ont plutôt voté contre, les cantons germanophones, démographiquement plus nombreux, ont voté pour. Ce petit pays de moins de 50 000 Km² et de huit millions d’habitants donne à toute l’Europe sans parler du monde, une grande leçon de démocratie populaire. Là-bas, les « élites » ne peuvent pas faire écran entre la volonté citoyenne et les réalisations politiques. Le référendum d’initiative populaire associé dans les plus petits cantons  alémaniques aux assemblées générales du peuple, les « landsgemeinde », assurent au politique un fonctionnement réellement démocratique.

On me rétorquera que convoquer sur la grande place des petites capitales de microscopiques cantons tous les électeurs est plus facile que rassembler, par exemple, tout le peuple de l’Aveyron, du Vaucluse ou de la Creuse à Rodez, Avignon ou Guéret. A l’heure d’internet et de la vidéoconférence, plus rien n’est impossible pour communiquer en temps réel et…voter électroniquement ! Le conseil des ministres d’Estonie, membre de l’UE, fonctionne en direct avec ses concitoyens qui, via leur ordinateur, peuvent interpeller leur ministre en pleine séance !

En réalité les belles âmes qui prétendent nous gouverner, du Cap Nord à Gibraltar – avec des nuances toutefois ici ou là – ne supportent pas la contradiction, l’opposition à leurs lubies, à leurs utopies. Et elles préfèrent escamoter le débat sur la place publique et faire voter en catimini leurs lois ineptes à l’abri des regards et de la contestation dans le confort moelleux de leurs assemblées. Heureusement, il y a le « net » pour que puisse s’exprimer monsieur lambda, véritable soupape de sécurité par le défoulement que l’on s’y autorise. Pour combien de temps ?

Encore une fois un petit pays à la grande histoire, même s’il est heureusement pour lui, resté en marge des deux guerres mondiales, nous donne une leçon. Nous avons vu ici ou là, à l’annonce des résultats, quelques visages coincés, entendu sur une radio ou une autre station des commentaires fielleux. Mais qu’importe. La route est tracée. La Suisse va redéfinir ses relations avec ses voisins, remettre en question l’espace Schengen en ce qui la concerne et surtout, surtout, servir d’exemple et monter la voie  qu’il faut suivre aux autres peuples européens. Les eurocrates  voulaient confisque la  parole aux peuples européens ? L’un d’entre eux se la réapproprie. Oui, aujourd’hui, nous aimerions tous être des Suisses !

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lundi, 13 janvier 2014

VAUDEVILLE A L’ELYSEE...

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Le Bloc-notes

de Jean-Claude Rolinat

Sous les ors d’un Palais de la République, et non pas sous les lambris d’une bonne scène de théâtre, c’est à une version renouvelée d’une pièce de Labiche ou de Feydeau à laquelle nous venons d’assister.

En catimini, le Président quitte sa tanière dorée pour se rendre, ça ne s’invente pas, rue du Cirque à quelques encablures de l’Elysée pour faire, sans doute, quelques galipettes avec une jeune célébrité du petit et grand écran…. Qui l’eut cru ? Notre actuel Chef de l’Etat n’a pourtant rien d’un jeune premier, son look nous fait plutôt penser à un employé de banque ou à un courtier en assurances – au demeurant professions honorables – plutôt qu’à celui d’un bellâtre, dragueur impénitent. Eh bien, il ne faut pas  se fier aux apparences. Il est vrai que ce séducteur a déjà collectionné quelques belles dames : Ségolène et Valérie sont encore de bien belles plantes, même si l’une des deux est une plante verte… de rage ! Comment « Monsieur petites blagues » fait-il pour prendre d’aussi pimpantes  créatures, y compris sa dernière conquête, dans ses filets ? A-t-il, comme le chante Dutronc, quelque chose de spécial, qui fait « crac, boum, hue »… ?

Espérons, en tout cas, que notre François ne termine pas sa carrière prématurément comme feu le Président Felix Faure. Il lui reste encore trois ans avant la fin de son mandat et nous avons encore envie de rire (jaune) !

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mardi, 17 décembre 2013

Ce sur quoi devraient méditer les médias et autres « bobos » atteint de la « Mandelâtrie »….

mandela-skull.jpgJean-Claude Rolinat

Du Nouvel-Observateur à Libération, Le Monde ou Paris-Match – « Mandela est immortel. Il appartient désormais aux Africains de rendre immortel son rêve d’égalité, de pardon, de respect et de paix »,  Olivier Royant, p.57 numéro 3369 - en passant par les chaînes d’info en continu, BFM, LCI ou I Télé, ce ne fut qu’un concert de louanges et d’éloges dithyrambiques. Le seul effet comique incongru dans de telles circonstances fut la  grotesque prestation du traducteur en langages des signes dont l’imposture ne fut révélée qu’après la cérémonie du souvenir au stade de Soweto. Ce qui en dit long sur la dégradation des services de sécurité ! Pendant une semaine,  de Paris au siège New-yorkais des Nations Unies en passant par Johannesburg ou Qunu au Transkei,  les commentaires n’offraient à nos oreilles que les mêmes croassements venant de la mare médiatique.

« Tout ce qui est excessif est insignifiant » nous enseigne le sage… L’ancien chef de la branche terroriste de l’African National Congress méritait-il ce déluge d’honneurs post-mortem, l’érigeant en Père de la paix mondiale, en icone révérée par toute la bien-pensance cosmopolite, à la hauteur de toutes ces excellences à qui le Nobel de la Paix a été décerné et dont, bien souvent, il ne reste aucune trace en faveur du pacifisme ? Car quel est le bilan de la star sud-africaine créditée de toutes les qualités humaines ?

Incontestablement, le créateur de la chimérique « nation arc-en-ciel », après avoir passé 27 ans en prison – les dernières années  de résidence à Paarl s’apparentant  plus à un séjour en cinq étoiles – n’a prononcé aucune parole de haine, n’était animé par aucun esprit de vengeance contrairement à nombre de ses alter-égo tel un vulgaire Ben-Bella ou un cinglé comme Mugabe.  Et là il faut lui rendre un sincère hommage.  Pour le reste, en habile négociateur, il a « roulé les Blancs dans la farine »…Il faut dire qu’il avait en face de lui un De Klerk qui n’était que le porte-parole d’un Broederbond –, la franc-maçonnerie afrikaner,  prête à tous les abandons pourvu que l’on ne touche pas à son fric ! Mieux valait conserver ses domestiques noirs et sa piscine dans les beaux quartiers du Cap, de « Jobourg » ou de Pretoria, que de  résister et de s’abandonner au mythique rêve d’un Volkstaat….On a vu ce que ce choix a donné. Depuis avril 1994, un million de blancs sont partis, des milliers d’autres, notamment des fermiers comme Terreblanche le chef de l’AWB, ont été massacrés et le chômage touche presque un Noir sur deux. Le sida atteint 26 % des adolescentes noires et la discrimination « positive », le Black power employment,  prive l’Afrique du Sud  de ses cadres d’origine européenne qui cherchent en Australie (20 000 Blancs émigrés), en Nouvelle-Zélande aux Etats-Unis ou au Canada une situation meilleure pour eux et leurs enfants.  Il n’est pas jusqu’aux rudes fermiers boers qui reprennent les charriots de leurs ancêtres pour répondre positivement aux offres de terres à cultiver provenant du… Mozambique ou de la Géorgie ! Une oligarchie noire égoïste a fait main basse sur une partie de l’économie et s’entend comme larrons en foire avec ses homologues de la bourgeoisie blanche, tout au moins sa fraction qui a oublié d’où elle vient. Mandela a gouverné en dilettante, laissant à ses deux adjoints, à l’époque Thabo M’Beki et Frederik De Klerk, la gestion des affaires courantes. La diva planétaire parcourait le monde glanant ici ou là des lauriers qui n’étaient pas tous  usurpés. Comme un mal ne vient jamais seul, tel un miroir aux alouettes, l’Afrique du Sud qui au premier abord fait plus penser aux Etats-Unis qu’à l’Afrique noire profonde, a attiré des centaines de milliers d’immigrants en provenance  du reste du continent. D’où une éclosion de bidonvilles à la périphérie des grandes villes qui résorbaient à peine leurs quartiers insalubres. Le pays est divisé ethniquement même si, et c’est heureux, les lois les plus sombres de l’apartheid avaient déjà été abolies sous les gouvernements des Vorster, Botha et De Klerk. Il l’est économiquement avec, nous l’avons vu, l’irruption d’une classe noire nantie et égoïste –environ 10% de la population – laissant derrière elle les « oubliés de la croissance ». Régionalement aussi : en dehors des grandes métropoles détribalisées, les Xhosas restent au Cap oriental, les métis au Cap Nord et à Capetown même, les Zoulous au Kwazulu-Natal et les indiens à Durban. C’est la région du Witwatersrand et celle du Cap qui concentrent la majorité de la population blanche, à peine 9 % du total du pays. L’ANC est, pour l’instant le parti dominant, mais des concurrents déçus par sa politique se lèvent à sa gauche et à sa droite. Le Freedom Front qui devrait concentrer la résistance afrikaner est largement devancé dans l’opposition par le Democratic Party d’Helen Zille, Premier ministre de la province du Cap. Le DP semble d’ailleurs rallier à sa politique d’opposition frontale avec l’ANC tous les mécontents et particulièrement les métis, qui parlent l’afrikaans, et qui sont très nombreux dans son fief de la province du Cap Occidental. Si Mandela a su prévenir des conflits majeurs, grâce surtout à la neutralité  des généraux, puis à l’abandon de leur cause afrikaner par ces derniers, sa disparition ne changera rien quant au fond des choses. L’avenir n’était déjà plus radieux. Comme dans nombre de pays du tiers monde, l’écart est trop grand entre une minorité privilégiée et la masse du peuple. L’unité nationale est un leurre,  mis à part quelques élites acquises au mondialisme. Il y a autant de différences entre un Anglophone blanc  et un Afrikaner, qu’entre un Français et un Britannique, autant entre un Xhosa et un Zoulou qu’entre un Danois et un Serbe, que l’on veuille bien me pardonner ces comparaisons… osées. Espérons simplement que ce tsunami lacrymal qui a monopolisé les ondes pendant près d’une semaine ne sera pas suivi du torrent des larmes des oubliés de ce pays, Blancs ou Noirs, qui mériterait mieux que la mainmise  monopolistique de l’ANC.

INFO SN : sortie prochaine de "La faillite de Mandela", le livre noir de la nation arc-en-ciel signé Jean-Claude Rolinat, aux Bouquins de Synthèse nationale, 170 pages, 18,00 €

19:54 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook