mercredi, 20 avril 2011
Les Français jugent que l’intégration ne marche pas
Selon une étude réalisée pour la chaîne LCP-AN, les étrangers ne feraient pas assez d’efforts pour vivre harmonieusement en France.
Un fossé semble se creuser entre les Français et les populations issues de l’immigration. L’intégration des étrangers dans la société d’aujourd’hui est globalement considérée comme un échec. Et ce constat est partagé par les sympathisants de droite comme de gauche. C’est l’enseignement principal de l’enquête réalisée par Harris Interactive pour l’émission « Face aux idées » qui sera diffusée ce soir à 20h30 sur la chaîne LCP-AN avec comme invité Henri Guaino.
Des chiffres bruts, sans équivoque, qui provoqueront peut-être un certain malaise et en tout cas pas mal de réactions.
« Oui, c’est une tendance lourde, juge Jean-Daniel Lévy, de Harris Interactive. Bien sûr, il y a le discours ambiant d’une certaine partie de la classe politique. Les débats sur le voile, les mosquées, les prières de rue, la laïcité, tout cela joue. Mais cela relaie un sentiment fort dans l’opinion. » A la question de savoir si l’intégration fonctionne bien ou mal, les personnes interrogées répondent « mal » à 66%, « bien » à 28%. Deux tiers d’un côté, un tiers de l’autre. A qui la faute? Aux étrangers eux-mêmes, qui « ne font pas suffisamment d’efforts », affirment 76% des Français.
Un sentiment identique chez les électeurs de gauche
A noter que les électeurs de gauche partagent largement ce point de vue (62%). D’ailleurs, pour 51% des sondés la situation se dégrade depuis dix ans. Au final, personne ne semble faire confiance aux hommes politiques pour améliorer les choses. Ce sont les associations (48%), les citoyens (41%) ou encore les enseignants (33%) qui arrivent en tête du classement des acteurs qui pourraient faciliter l’intégration des étrangers, devant les entreprises (23%), les artistes (15%) et les responsables religieux (14%). Les partis politiques ferment la marche avec seulement 11% de réponses positives.
D’une façon générale, la méfiance paraît solidement installée entre les Français et les élites sur la question de l’intégration des étrangers. « Certains événements comme les révolutions dans le monde arabe en Tunisie, en Egypte et en Libye sont présentés comme des bonnes nouvelles par les médias alors qu’ils suscitent beaucoup d’inquiétude chez la plupart des gens, note Jean-David Lévy. Ils y voient surtout un surplus potentiel d’immigrants. »
Source : Frédéric Gerschel, pour Le Parisien du 20.04.2011
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Rivarol titre : "Marine Le Pen épuratrice en chef"
Par Jérôme Bourbon
Comme nous l’avions prédit pendant toute la campagne interne, les purges n’ont pas tardé dans le nouveau FN. C’est le grand nettoyage de printemps. A peine les cantonales terminées, Marine Le Pen a décidé de se débarrasser de tous les éléments encore nationalistes restés au FN. Le 19 avril, une vingtaine de cadres frontistes était ainsi auditionnée par la commission des conflits dont le jeune Alexandre Gabriac, conseiller régional de Rhône-Alpes, accusé par la presse, deux jours avant le second tour du scrutin, d’avoir fait naguère un salut hitlérien, en réalité l’ancien salut olympique en vigueur jusqu’en 1946. Gabriac a écopé d’un blâme de la part de la commission, non pour cette affaire mais pour avoir caché une condamnation pour violence il y a quelques années.
Marine Le Pen, sans prendre le temps de s’informer des travaux de la commission où siégeaient Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen qui tous deux pensent qu’il s’agit d’une photo-montage, a exclu Gabriac. D’où le courroux de Bruno Gollnisch qui a bien compris qu’il était visé et qu’il s’agissait pour Marine Le Pen de mettre au pas la fédération du Rhône qui lui est acquise et où militent plusieurs responsables naguère engagés à l’Œuvre française : «Je suis extrêmement étonné que la présidente ait pu prendre cette décision alors qu’elle se trouve à 10 000 kms de là, en vacances en Thaïlande, et qu’elle n’a donc pas pu prendre connaissance des travaux de la commission des conflits» remarque un Gollnisch estomaqué par ces procédés pour le moins expéditifs. Mais pour Lady Papa, ce qui compte, c’est de plaire aux media et à Israël et nullement d’assurer l’unité du camp national.
Le cas Gabriac n’est d’ailleurs pas isolé. Le falot secrétaire général du FN, l’insipide Steeve Briois (au moins lui ne fera pas d’ombre à Mme Le Pen !), a confirmé à Rue89 que Jean-Loup de Lacheisserie et Olivier Wyssa, deux militants historiques du FN proches de Gollnisch, «allaient également être exclus». Ancien secrétaire départemental du FN dans l’Ain, Olivier Wyssa dénonce une «une véritable purge». Accusé de “sabotage” par la direction mariniste du FN pour avoir renoncé à être candidat quelques semaines avant les élections cantonales, Wyssa, brillant intellectuel, estime aujourd’hui ne plus se reconnaître dans les «orientations très républicaines et laïcistes» de Marine Le Pen. Figure historique de l’extrême droite lyonnaise, Jean-Loup de Lacheisserie, militant depuis 1985, partage le même constat et confie à Rue89 : «Marine Le Pen veut éliminer tout le monde et ne souhaite plus avoir de catholiques traditionalistes et de pétainistes. Manque de bol, je me retrouve dans les deux cas.» Ce militant exemplaire a parfaitement compris qui était la cible de Marion dite Marine Le Pen : «A travers nous, c’est Bruno Gollnisch qui est visé.»
L’épuratrice en chef qui depuis 1998 a multiplié les purges, avant-hier contre les mégrétistes, hier contre les compagnons historiques de Jean-Marie Le Pen, ne compte évidemment pas s’arrêter là. Depuis plusieurs semaines, elle dénonce, hystérique, «l’entrisme d’un certain nombre de groupuscules, dont l’Œuvre française». Elle en a encore remis une louche le 30 mars sur la radio israélienne 90FM car lorsqu’il s’agit de stigmatiser des camarades de combat, c’est de préférence devant ses amis israéliens qu’elle les lynche! Steeve Briois a confirmé à la presse que tous ceux qui auraient la double appartenance (Œuvre, FN) seraient exclus du mouvement. Or cette situation n’avait pas gêné jusque-là la direction du FN puisque l’Œuvre ne joue pas la carte électorale et ne représente donc pas une concurrence pour le Front. Est particulièrement dans la mire Yvan Benedetti, coordinateur de la campagne de Gollnisch pendant la bataille de succession et directeur du périodique Droite Ligne. L’exclusion de Benedetti serait «une ultime provocation à l’égard de Bruno Gollnisch» estime Carl Lang qui explique : «Les secrétaires départementaux savent désormais qu’ils ont le choix entre l’allégeance totale à Marine Le Pen ou la disparition.» Quant à Pierre Vial, longtemps conseiller régional de Rhône-Alpes, il estime qu’en «s’attaquant à la fédération Rhône-Alpes, Marine Le Pen choisit de s’en prendre à l’un des derniers symboles de l’extrême droite historique». Et dire qu’il y a encore des lecteurs pour nous trouver trop sévère envers Marine Le Pen !
18:08 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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LE 22 AVRIL… il y a 50 ans, commençait la révolte des centurions.

Par Pieter Kerstens
En 1959, le général Challe avait gagné la guerre d’Algérie. Coupé de ses bases tunisiennes et marocaines par des barrages imperméables, le FLN mourait d’asphyxie. Les parachutistes avaient largement contribué à cette victoire.
Le discours du 16 septembre 1959 sur l’autodétermination leur apparut comme une faute irréparable, compromettant la victoire psychologique et militaire à laquelle ils avaient œuvré. Quand d’un trait de plume, le général De Gaulle supprima le 5ème Bureau (bureau d’action psychologique), il fit un geste dont les Français ne mesurèrent l’importance ni dans l’immédiat, ni pour l’avenir.
Cette incompréhension totale de l’aspect subversif des guerres modernes n’a pas fini d’avoir des conséquences fâcheuses …
En avril 1961, c’est pour ne pas se perdre que des militaires, parmi lesquels une majorité de paras, choisirent de se révolter contre une politique qui les conduisait à renier leur combat, leurs certitudes, leur fidélité, leur espérance, leur honneur.
Plus tard, aucun d’entre eux ne sera surpris par la tournure des évènements. Ils connaissaient la nature profonde du FLN. Ils avaient découvert les ramifications qui menaient des maquis algériens à Moscou et à Pékin. A maintes reprises, depuis la désertion de l’aspirant Maillot, ils avaient détecté le travail de sape du Parti Communiste Français et de certains complices socialistes et si les communistes du monde entier et leurs compagnons de route se servaient des aspirations légitimes des populations, les officiers parachutistes ne se faisaient aucune illusion : ce n’était pas par grandeur d’âme, c’était une occasion bénie de lutter contre les nations occidentales libres et d’imposer à de jeunes peuples en quête de patrie, leur idéologie marxiste.
Il faudra longtemps pour que les observateurs politiques professionnels reconnaissent qu’ils se sont lourdement trompés…
Il faudra Soljénitsine, la chape du silence étendue sur le Viêt-Nam, le génocide des Khmers Rouges, l’implantation soviétique en Afrique noire, la fin du culte de Mao, pour qu’ils admettent -du bout des lèvres- toutes les atteintes portées sous le masque du mot « libération » aux principes qu’eux-mêmes défendent !
A-t-on encore jamais écrit l’histoire calamiteuse des journalistes perdus ?
Lorsque le 22 avril 1961 au petit jour, le général Challe annonce qu’il est revenu prendre la tête de l’armée et proclame sa volonté de gagner la guerre afin que l’Algérie puisse rester dans un cadre français, les parachutistes se rallient à lui, à la quasi-unanimité ! Si quelques problèmes se posent aux chefs de corps, il ne s’en pose pas beaucoup aux cadres subalternes, habitués à suivre aveuglément leurs chefs.
Depuis longtemps les jeux sont faits : l’immense majorité des paras se bat pour l’ALGÉRIE FRANCAISE.
Pourquoi les paras sont-ils si nombreux à répondre présents au général Challe ? Obéissent-ils à un réflexe conditionné ? Sont-ils donc tous semblables ? Certes non. Ils ont des personnalités accusées ; l’esprit de commandos développe chez le para le sens des responsabilités, le goût des initiatives. Les missions périlleuses loin des chefs, à la tête d’une poignée d’hommes que l’on peut mener au succès comme à la mort, accentuent les caractères, renforcent l’individualisme.
Qu’y a-t-il de commun entre un Broizat, moine-soldat philosophe, répugnant à la violence, et un Godard, vainqueur de la bataille d’Alger, inventeur de la bleuite qui a porté le massacre chez l’ennemi, organisateur de l’OAS, partisan de la terre brûlée ?
Quelle foi commune peut bien partager le petit Cabiro à l’œil étincelant de malice, au verbe haut, à la chaleur communicative, et l’immense Robin, Porthos toujours prêt à dégainer pour chasser l’importun qui traîne sur sa route ? Quel lien existe-t-il entre un Curutchet qui cite Marx, Lénine et Mao et un Glasser méticuleux comme une ménagère flamande qui ne supporte pas le moindre grain de poussière sur le canon d’un fusil ?
Pourquoi le lieutenant Degueldre, l’homme du rang et le lieutenant Godot, l’homme de l’élite, le fort en thème, l’éternel premier, vont-ils se retrouver côte à côte dans l’ombre et la violence ? Quelle force mystérieuse poussera donc le premier jusque sous les balles d’un peloton d’exécution, et le second dans les prisons où il sacrifiera sa jeunesse ?
Tous ont fait partie d’un corps d’élite et à ceux-là on demande plus qu’aux autres… Depuis 1946 en effet, on leur a tout demandé : lancer des assauts décisifs, défendre des positions intenables, sauter dans les fournaises, sillonner de jour et de nuit la jungle, les rizières, la rocaille. On leur a même demandé de se salir les mains pour traquer dans Alger les poseurs de bombes.
On pouvait tout leur demander comme le dira si bien le capitaine ESTOUP lors du procès des officiers du 1er REP :
-« On ne m’avait jamais appris à Saint-Cyr à organiser le ravitaillement en fruits et légumes d’une ville comme Alger. Le 2 janvier 1957, j’en ai reçu l’ordre.
- On ne m’avait jamais appris à Saint-Cyr à suivre une filière policière…j’en ai reçu l’ordre.
-On ne m’avait jamais appris à Saint-Cyr comment s’exerçaient les fonctions de préfet de police…j’en ai reçu l’ordre.
-On ne m’avait jamais appris à organiser un bureau de vote…à ouvrir un marché…à ouvrir des écoles… »
Etrange, émouvante litanie du devoir accompli sans hésitation ni murmure par des hommes habitués à aller jusqu’au bout de leurs ressources, toujours prêts à tenter l’impossible.
Ainsi, les centurions qui répondent « OUI » au général Challe ce 22 avril 1961 sont de cette race là. Ils sont nés des combats incessants qu’ils ont livrés aux marches de l’Empire à la pointe du combat, dans tous les coups durs.
On a donné d’eux l’image de loups affamés, durs, courageux, exigeants envers les autres, parce que surtout exigeants envers eux-mêmes.
On les a jalousés, accusés d’immodestie.
On leur a reproché d’être des vedettes. Ils se sont contentés de hausser les épaules.
Seule leur valeur les poussait au premier rang. C’est la sueur et le sang qui les maintenaient.
Ils en avaient conscience et ils ne se trompaient pas !
Ils ont été trahis, mais ne seront pas oubliés pour autant !
GLOIRE A EUX …
Article publié dans le n°22 de la revue Synthèse nationale
17:50 Publié dans Les articles de Pieter Kerstens | Lien permanent | Commentaires (0) |
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