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mardi, 20 décembre 2011

Mais que fait Juppé ?

Le billet de Patrick Parment

juppé.jpgÇa y est. J’ai trouvé un nouveau boulot à Alain Juppé, ci-devant ministre des affaires qui lui sont décidément étrangères : déclarer la guerre à la Corée du Nord et envoyer les troupes de l’Otan libérer un peuple  aux mains d’une dynastie de tarés, les Kim 1-2-3 !

Comment une Corée du Nord peut-elle encore exister à l’heure même où les forces démocratiques de l’angélique Amérique et de ses valets déquillent les Kadhafi, Ben Ali, Moubarack et consorts ?

Certes, me direz-vous, la Chine protège le dernier Etat stalinien de la planète. Pourquoi ? Bonne question. A priori, pour laisser planer une menace sur ce sud-est asiatique riche et puissant. Voici un combat digne de Juppé !

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Le même Juppé qui s’en est pris également à la Russie, car rien n’arrête Terminator. Motif ? Le jeu de chaise musicale entre Medvedev et Poutine et les récentes élections législatives. Ah bon. Parce qu’en France même on ne bourre pas les urnes ?  Il me semble que le RPR et les cocos s’en sont donnés à cœur joie durant des décennies  sur le bourrage… de crâne et des urnes.

Juppé ferait bien de se montrer prudent avec la Russie de Poutine qui n’est plus celle d’Elstine. Je ne dis pas que la Russie est un modèle de démocratie (l’a-t-elle jamais été) mais quand on voit où nous mène les nôtres, on est saisi d’un grand doute. Le petit couple Sarko/Juppé ferait bien de se montrer plus attentif à l’égard d’un pays (d’un continent) qui présente pour l’Europe nettement plus d’avenir que l’ autre cinglé schizophrène d’outre-Altantique.

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 Je ne cesse de m’émerveiller de la soumission de nos médias, toutes tendances confondues, à une vision libérale et droit de lhommiste du monde, qui au final ne sert que les ambitions américaines de déstabilisation généralisée de la planète. Tout cela passe aussi évidemment par le même asservissement à toutes ces populations exogènes qui sont aux dires de nos ministres, Pécresse en tête, « une chance pour la France » et à cette religion, pourtant non dominante, qu’est l’islam.

Le Gaulois a disparu de la circulation. En pleine période électorale, on a envie de demander aux Sarkozy, Hollande et consorts à qui ils s’adressent puisqu’ils refusent de prendre en compte les intérêts des Français de souche, sorte de bestiasse taillable et corvéable à souhait tout juste bonne à payer le tribut de son labeur : les impôts. Sur lesquels vit grassement tout ce petit personnel d’élus et de hauts fonctionnaires, tous coupables mais bien évidemment pas responsables. Les peuples, un jour, présentent l’addition.

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Le deuxième volume de la biographie en bandes déssinées d'Hugo Pratt : un cadeau pour Noël...

arton3746.gifPar Christophe Langeot

 

Après « Les visions africaines » nous ne pouvons que recommander le tome 2 de la série BD « Hugo Pratt, un gentilhomme de fortune » intitulé « Venise ».

 

Placé en exergue, cette citation d'Hugo Pratt pose le ton de cette biographie romancée : "Je connais au moins 13 façons différentes de raconter ma vie et je ne sais s'il en existe une qui corresponde à la réalité ou si l'une est plus vrai que l'autre". Tant il est vrai que la vie du père de Corto Maltesse et du Sergent Kirk fut hors normes : Ballila à treize ans en Ethiopie, enrôlé de force dans la police maritime du Reich, interprète pour les alliés, bourlingueur aux quatre coins de la planète, franc-maçon épris d’ésotérisme… Cette album s'ouvre d'ailleurs sur un Raspoutine cherchant l'avenir auprès des géants de pierre de l'Ile de Pâques : un clin d’oeil au séjour que Pratt effectua en 1992 sur ce bout de terre du Pacifique.

 

La toile de fond de cette BD est la ville de Venise sous l'occupation allemande que le jeune Hugo redécouvre après son périple éthiopien. Une Venise remplie d'espions et de femmes troublantes dont il fut, on le sait, un grand amateur. Roman dessiné, truffé de tiroirs à clefs, biographie fictionnelle où se dessine en ombre portée Corto Maltesse au travers du crayon assuré du dessinateur trentenaire Paolo Cossi.

 

Occasion pour nous de redécouvrir l’œuvre du maître au travers ses planches traversants les chaos du XXe siècle et de ses rencontres oniriques : des corbeaux royaux de Stonehenge, des druides de la folle pensée, au Baron Ungern… Une œuvre incontournable qui trouve ses racines dans la tradition originelle.

 

« Hugo Pratt, un gentilhomme de fortune : Venise », Paolo Cossi, Editions Vertige Graphic, 208 pages couleur, 22,00 €

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