jeudi, 18 octobre 2012
Après l’esclavage, le 17 octobre 1961… La coupe de la repentance déborde !

Bernard Lugan
L'Afrique réelle cliquez ici
En reconnaissant la responsabilité de l’Etat et en rendant hommage aux « victimes » de la manifestation interdite du 17 octobre 1961(1) François Hollande s’est comporté en militant sectaire, non en président de tous les Français. D’autant plus que, pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent un tel exemple de manipulation qu’ils sont étudiés comme un cas exemplaire de fabrication d’un mythe ; comme Timisoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak !!!
Tout repose en effet sur des chiffres gonflés ou manipulés et sur des cadavres inventés. Dans une inflation du nombre des morts, les amis du FLN algérien et les porteurs de valises communistes ont ainsi joué sur les dates, additionnant aux 3 morts avérés du 17 octobre ceux des jours précédents ainsi que les décès postérieurs. Pour eux, tout Nord Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961 est forcément une victime de la répression policière…même les victimes des accidents de la circulation.
Il est possible d’affirmer cela sans crainte d’être démenti car :
- En 1998, le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern qu’il chargea de faire la lumière sur ces évènements. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière des accusations portées contre la police française (2) Or, ce rapport consultable sur le net n’a visiblement pas été lu par François Hollande.
- En 1999, Jean-Paul Brunet, universitaire spécialiste de la période, publia un livre extrêmement documenté qui démontait la thèse du « massacre » du 17 octobre (Brunet, J-P., Police contre FLN. Le drame d’octobre 1961.Paris).
- En 2003, le même Jean-Paul Brunet publia un nouveau livre (Charonne, lumière sur une tragédie.Paris) dans lequel il démontrait que le prétendu « rapport de police » faisant état de 140 morts le 17 octobre, document qui sert de point de départ à J.L Einaudi, auteur du livre sur lequel repose toute la manipulation (Octobre 1961, un massacre à Paris), n’a jamais existé.
Reprenant la liste des morts donnée par Einaudi, il montre également que la majorité des décès remonte à des dates antérieures au 17 octobre et il prouve que ce dernier a manipulé les chiffres, additionnant les cadavres non identifiés reçus à l’Institut Médico Légal au nombre des disparus et même (!!!) à celui des Algériens transférés administrativement en Algérie après qu’ils eurent été arrêtés le 17 octobre. Il montre enfin qu’Einaudi a compté plusieurs fois les mêmes individus dont il orthographie différemment les noms…
Monsieur Hollande pouvait-il ignorer tout cela ? Si oui, la nullité ou l’aveuglement militant de ses conseillers laisse pantois.
Quel est donc le vrai bilan de cette manifestation ?
- Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut Médico Légal (la Morgue), n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA= Nord Africain dans la terminologie de l’époque).
- Le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ?
- En dehors du périmètre de la manifestation, « seuls » 2 morts furent à déplorer, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune tué par balle et étranglé, gisant dans une camionnette, également à Puteaux. Rien ne permet de dire qu’ils furent tués par les forces de l’ordre.
Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne fut donc de 3 morts. Nous sommes donc loin des dizaines de morts et de « noyés » auxquels l’actuel occupant de l’Elysée a rendu hommage !!!
Certes, nous dit-on, mais les cadavres ont été déposés à la morgue les jours suivants. Faux, car ce n’est pas ce qu’indiquent les archives de l’Institut Médico Légal de Paris puisque, entre le 18 et le 21 octobre, « seuls » 4 cadavres de « NA » furent admis à la Morgue :
- Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.
- Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.
- Le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.
Nous voilà donc bien loin des 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains et pour lesquels M. François Hollande a reconnu la responsabilité de la France !!!
D’autant plus que le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 »(3) nous apprend que du 1° au 30 octobre 1961, sur les 90 corps de « NA » entrés à l’Institut Médico Légal, la plupart étaient des victimes du FLN.
Plus encore, pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » entrèrent à l’IML, la plupart ayant péri dans la guerre inexpiable que le FLN menait contre ses opposants partisans de l’Algérie française ou du MNA de Messali Hadj. Ainsi, au mois d’octobre 1961, sur les 34 cadavres de « N.A » retirés de la Seine ou de la Marne, notamment aux barrages de Suresnes et de Bezons puis conduits à l’IML, la quasi totalité étaient des harkis, des partisans de la France ou des membres du MNA, une des méthodes d’assassinat du FLN consistant à noyer ses opposants. La police française n’est pour rien dans ces noyades.
François Hollande devra donc rendre compte au tribunal de l’Histoire car il a couvert de son autorité un mensonge, une manipulation, un montage grossier qui va être utilisé contre la France par ceux que son ministre de l’Intérieur a qualifiés d’ «ennemis de l’intérieur ».
Pour en savoir plus :
- Brunet, J-P., (2002) « Enquête sur la nuit du 17 octobre 1961 ». Les Collections de l’Histoire, hors série n°15, mars 2002.
- Brunet, J-P., (2008) « Sur la méthodologie et la déontologie de l’historien. Retour sur le 17 octobre 1961 ». Commentaire, vol 31, n°122, été 2008.
- Brunet, J-P., (2011) « Combien y a-t-il eu de morts lors du drame du 17 octobre 1961 ? ». Atlantico, 17 octobre 2011.
Notes :
(1) Voir à ce sujet le dossier spécial de l’Afrique réelle, novembre 2011 intitulé Pour en finir avec le mythe du « massacre » des Algériens à Paris le 17 octobre 1961.
(2) « Rapport sur les archives de la Préfecture de police relatives à la manifestation organisée par le FLN le 17 octobre 1961 ». Rapport établi à la demande du Premier ministre, M. Lionel Jospin et remis au mois de janvier 1998 par M. Dieudonné Mandelkern président de section au Conseil d’Etat, président ; M. André Wiehn, Inspecteur général de l’administration ; Mme Mireille Jean, Conservateur aux Archives nationales ; M. Werner Gagneron, Inspecteur de l’administration. En ligne.
(3)] Voir l’Afrique réelle, novembre 2011.
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Affaire Bouteldja : mise au point des avocats de l'AGRIF...
Source l'AGRIF cliquez là
Dans un communiqué du 17 octobre 2012, le Bloc identitaire prétend qu'il a "assigné" "Houria Bouteldja en justice pour ses propos sur les "sous-chiens" voici moins d'un an" alors que c'est l'AGRIF qui a, seule, mené cette action devant les tribunaux depuis 4 ans !
Il s'agit là d'une récidive de récupération mensongère puisque le Bloc identitaire avait déjà prétendu le 1er octobre 2011 en parlant d'Houria BOUTELDJA : " nous la ferons condamner à Toulouse !"
Dans le même communiqué du 17 octobre 2012, le Bloc identitaire fait état de la récente mise en examen de Saïd BOUAMAMA pour le livre « NIQUE LA FRANCE », mais également de celle de Saïdou, chanteur et auteur du morceau de rap « NIQUE LA FRANCE ». La simple objectivité aurait justifié de mentionner que ces mises en examen l'ont été du fait de la seule action judiciaire de l'AGRIF sans laquelle rien ne serait advenu.
S'il est bien entendu que personne n'a le monopole du combat pour le respect de l'identité française et chrétienne, ce combat ne peut se faire au détriment de la vérité et au prix du mensonge : or, l'AGRIF est, depuis 25 ans, la seule association qui lutte devant les tribunaux.
Ce combat a un prix : celui du travail continuel et acharné de son Président Bernard ANTONY, de ses vice-présidentes Jeanne SMITS et Cécile MONTMIRAIL, de ses permanents, de ses adhérents et militants pour réunir les pièces des dossiers, celui du travail d’analyse juridique et procédurale dans une matière technique et pointilleuse et de la vigilance constante de ses différents avocats pour ne pas laisser s'enliser les plaintes portées et ne pas laisser prescrire les affaires dont les juridictions sont saisies, celui du travail d'argumentation écrite parfois sur des dizaines de pages pour réfuter la dialectique de nos adversaires qui pratiquent un antiracisme à sens unique.
Un dossier porté par l'AGRIF devant les tribunaux, ce sont des années d'enquête, d'instruction, d'argumentation, avant d'aboutir à une première comparution. Ce sont des dizaines d'heures de travail, ce sont les frais de justice nécessaires au soutien et au maintien de ces actions.
Qui assume tout cela sinon l’AGRIF, ses responsables, permanents et avocats ?
Ainsi, quand le Bloc identitaire prétend que c'est lui qui a assigné Houria BOUTELDJA en justice, il s'agit non seulement d'un mensonge éhonté qui le décrédibilise totalement, mais il s'agit encore d'une grave injustice qui relève d'une parfaite indécence.
Pierre-Marie BONNEAU, avocat à la Cour de Toulouse.
Jérôme TRIOMPHE, avocat à la Cour de Paris.
Agrif 70, boulevard Saint Germain 75005 Paris
14:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La mort d’un Roi...
3 septembre 1941 – Aux côtés de Norodom Sihanouk, l’Amiral Decoux porte l’urne funéraire du défunt roi du Cambodge, S.M. Sisowath.
Par Eric Miné
Ecrivain et romancier
Spécialiste de l'Extrême-Orient
Lundi 15 octobre disparaissait à 89 ans Norodom Sihanouk. Traité en Chine régulièrement pour des affections récurrentes essentiellement liées à son âge, l’ancien monarque du Cambodge s’est éteint dans un hôpital de Pékin.
Généralement présenté dans les médias comme « changeant » en politique, éclectique dans ses goûts et ses occupations, cet ancien élève du Lycée Chasseloup-Laubat de Saïgon est surtout controversé pour ses liens avec la Chine communiste et sa caution – très temporaire – au régime des Khmers rouges.
Sans rentrer dans les subtilités toutes asiatiques où les idéologies élaborées en Occident ont dans ces pays une signification et une portée très différentes, il m’apparaît salutaire de noter, au contraire du discours ambiant, l’extrême fidélité – en amitié – et la grande constance – en politique – de celui qui fut à n’en pas douter le plus grand homme d’État de l’Asie du Sud-Est pendant presque trois quarts de siècle.
Intronisé le 28 octobre 1941 sous la protection de la France alors puissance tutélaire, le jeune souverain reçut des mains mêmes de l’Amiral Decoux – Gouverneur général de l’Indochine de 1940 à 1945 – la tiare d’or à longue pointe, symbole royal du pays khmer. Alors qu’ensuite après-guerre l’Amiral Jean Decoux, injustement accusé et hospitalisé au Val de Grâce, était la cible d’un éprouvant procès d’épuration, Norodom Sihanouk, lui écrivit le 20 juin 1946 : « … je dirai avec quelle abnégation vous avez, en Indochine, servi les intérêts supérieurs de la France et avec quelle noblesse de cœur vous avez assuré, pendant quatre ans, la protection des peuples indochinois contre l’ennemi. Je suis certain que justice vous sera rendue et que la France vous considèrera comme un des meilleurs parmi ses fils ».
Dans ces temps agités où, en métropole et sur fond de représailles aveugles, la vilénie le disputait à la bassesse, les soutiens de cette qualité furent plutôt comptés aux hauts responsables français qui avaient été loyaux tant à leur mission qu’aux autorités légales de leur pays.
Cet engagement sincère en faveur de l’Amiral Decoux et de son action en Indochine, qui ne pouvait que déplaire au pouvoir politique alors en place en France, serait à lui seul une raison bien suffisante – en tout cas pour tous ceux qui croient encore à la France et à la grandeur de son œuvre au-delà des mers – de rendre hommage aujourd’hui à la mémoire de S.M. Norodom Sihanouk.
Il ne me semble toutefois pas inutile de rappeler aussi que, malgré les atermoiements et les vicissitudes de ce qui perdura de la geste française en Asie après 1945, Norodom Sihanouk fut toujours un ami de notre pays. Il fut le premier souverain d’Indochine à avoir adhéré à l’Union française. Tout en prônant sur le plan international le non-alignement dans le conflit de « guerre froide » qui opposait les États-Unis à l’URSS, il tenta d’appuyer le neutralisme cambodgien – pour éviter à son pays les affres de la guerre américaine du Vietnam – sur la France qu’il croyait être encore une vraie puissance, capable de défendre indépendamment ses intérêts et ceux de ses alliés dans le monde. Pour se faire, en 1966, il invita à Phnom Penh le général De Gaulle qui, dans un discours resté fameux, l’assura du soutien de l’ancienne puissance coloniale. Las, comme trop souvent dès qu’il s’agit du verbiage – certes flamboyant – gaullien, ce ne fut qu’une posture, et Norodom Sihanouk fut renversé en 1970 sur l’initiative des Américains devant une France devenue impuissante.
L’action politique, militaire et diplomatique qu’il mènera ensuite de 1970 à 1991, lors de son retour au Cambodge qui voit sous son impulsion la restauration de la monarchie, appartiennent à l’Histoire asiatique. Habile tacticien et fin stratège, la souplesse de sa démarche ainsi que l’amour irréfréné que ce prince, dans toute la noblesse du mot, a toujours voué à ses sujets – qui le lui rendent bien en l’appelant affectueusement « Monseigneur Papa » – font de lui l’exemple d’une conduite de ce que d’aucuns sous d’autres cieux nommeraient un « pragmatisme organisateur » et un « nationalisme intégral ». L’un des très rares hommes d’État des XXe et XXIe siècles à avoir rétabli les institutions naturelles propres à protéger durablement son peuple, maurrassien sinon dans ses affirmations du moins dans son action, Norodom Sihanouk reste à mes yeux un modèle dont nos responsables politiques nationaux feraient bien de nos jours de s’inspirer.
1944 – Norodom Sihanouk, en tenue de « Yuvan », accompagné de l'Amiral Decoux, du Résident Supérieur Gautier et du Commissaire aux Sports Ducoroy, passe en revue 15.000 jeunes.
12:57 Publié dans En Europe et ailleurs..., Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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RAPPEL : ce soir, jeudi 18 octobre, conférence de Roland Hélie au Local...
08:30 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Belgique : communiqué du mouvement NATION après les élections de dimanche dernier...
08:20 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Pas-de-Calais : Lièvin, le PS, la Soginorpa et le "système" Kucheida !
Yves Darchicourt
Jean-Pierre Kucheida, maire - exclu du PS - de Lièvin, (ex?) franc-maçon du Grand Orient De France, et sa fille Marie sont en garde à vue au commissariat de Douai où ils étaient convoqués par la PJ de Lille. L'intègre "frère trois points" est soupçonné d'abus de biens sociaux au préjudice de l'Epinorpa- Soginorpa - une société bailleur social gérant quelques 62 000 logements hérités des houillères - dont il était le président, son "artiste" photographe de fille étant suspectée de recel 'abus de biens sociaux.
Selon France-Info, celui qui fut un des grands barons du PS dans le Pas-de-Calais aurait fait usage à des fins personnelles de la carte bancaire de la société - à hauteur de 47 000€ entre 2004 et 2011 (restaurants haut de gamme dont un fort réputé en Savoie où il possède une résidence secondaire, frais de parking d'aéroports, déplacements à l'étranger...) - comme de sa carte-essence (4 000€ de carburant); quant à fifille, elle aurait bénéficié d'une manne de 24 000€ en rémunération de la réalisation d'un album photos luxueux sur les enfants des cités et pour l'organisation d'une exposition de photographies par l'intermédiaire de l'association Apepac... elle-même payée par la Soginorpa de papa et le tout sous le pseudonyme de Marika. C'est le commissaire aux comptes de la société - fort bien placé pour relever des agissements susceptibles de constituer des abus de biens sociaux - qui a dénoncé les faits (comme il en a le devoir et l'obligation). Toujours selon France-Info, ce grand "socialiste" si dévoué aux damnés de la terre, ne pourra nier avoir indûment porté au rouge la carte bancaire de la Soginorpa mais aurait l'intention d'en expliquer l'utilisation soit par des dépenses justifiées par l'intérêt supérieur de la société, soit par de simples erreurs : l'homme pourait prétendre s'être parfois "trompé" de carte bancaire (mais bizarement pas de code) au moment de régler la note!
On sait en outre que 4 enquêtes préliminaires visent un éventuel financement occulte de la Fédération PS du Pas-de-Calais ayant permis la constitution d'une cagnotte de 120 000€. Kucheida n'a probablement pas trop de soucis à se faire, l'homme doit savoir et pouvoir prouver beaucoup de choses fort navrantes pour le PS et il est sans doute en position de force pour négocier avec ses anciens "amis". Ils sont beaux les politicards du Système ! Que vienne vite le coup de balai salutaire !
08:20 Publié dans Les articles de Yves Darchicourt | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Un entretien avec Alain Renault sur la sortie du livre "Histoire des fascismes" de François Duprat...
« Des leçons bien précises peuvent être tirés de l’histoire du mouvement nationaliste-révolutionnaire dans le monde ».
Entretien avec Alain Renault, préfacier d’Histoire des Fascismes (propos recueillis par Fabrice Dutilleul) :
Beaucoup d’études ont été publiées sur le Fascisme, quel est l’intérêt de celles de François Duprat ?
Le terme de « fascisme » recouvre des réalités différentes. Duprat étudie des « fascismes » méconnus dans la perspective des combats d’aujourd’hui car il considère que « des leçons bien précises peuvent être tirés de l’histoire du mouvement nationaliste-révolutionnaire dans le monde ». Ses monographies portent donc moins sur l’idéologie, marquée par le temps et l’espace, de ces différentes formations que sur leur action, leurs rapports face à la « droite » et la « gauche », leur capacité à recruter et à mobiliser, les raisons de leurs échecs ou de leurs succès.
Mais le Fascisme ne se confond pas avec le nationalisme-révolutionnaire, étiquette revendiquée par Duprat ?
Non, et d’ailleurs seul un imbécile n’ayant d’ailleurs rien compris à l’essence du Fascisme, mènerait aujourd’hui et en France une action politique en s’en réclamant… Comme l’a écrit Duprat « le nationalisme doit être considéré aujourd’hui puisque nous sommes des relativistes et que nous croyons à l’obligation pour les formulations idéologiques de s’adapter aux situations changeantes ». Mais, quelle que soit l’étiquette retenue, il n’en demeure pas moins que certains principes perdurent même si certains font du « fascisme » sans le savoir, voire en s’en défendant.
Les analyses de Duprat restent-elles actuelles, 34 ans après sa mort ?
En tous cas, sa méthode, son logiciel de pensée, sont d’une actualité permanente. J’ai d’ailleurs sélectionné ces monographies, et les enseignements pratiques que l’on peut en tirer, pour l’action de notre temps. Ma préface les inscrit dans le combat actuel et dans l’analyse politique plus générale de Duprat. Celui-ci semble avoir été très en avance dans sa prédiction des crises économique et identitaire qui commence seulement à apparaître.
Quelles leçons générales à tirer de l’ouvrage ?
Chacun peut en tirer des leçons individuelles par ses propres réflexions sachant que « la réflexion est ACTION si elle sait déboucher sur l’amélioration qualitative de l’action pure » en étudiant les erreurs qui mènent à l’échec et, plus positivement, les méthodes qui peuvent mener aux succès sachant que les conditions de ceux-ci ne les garantissent aucunement. « Si nous ne savons profiter des événements historiques en cours ce sera la preuve non pas que l’Histoire ne devait pas aller dans notre sens, mais que nous avons été, au moment voulu, incapables de profiter de notre chance. »
Histoire des Fascismes, de François Duprat, Préface, sélection, présentation et annexes par Alain Renault, éditions Déterna, Collection « Documents pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 310 pages, 29 euros.
Des mêmes auteurs, chez le même éditeur (Francephi) :
Les Fascismes américains – 1920-1944, de François Duprat et Alain Renault (328 pages, 31 euros) : Cette étude porte sur l’action de ces mouvements entre le début du XXe siècle et l’entrée des États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale : les précurseurs, la campagne antisémite de Ford, les « démagogues », produits de la crise de 1929, les mouvements purement fascistes de Shirts, le « Bund Germano-américain » et diverses organisations du même type, la lutte contre la guerre et la répression des « menées fascistes ».
Ordre Nouveau, préface d’Alain Renault (465 pages, 35 euros) : Son histoire, ses idées, son programme ont fait l’objet des deux ouvrages publiés successivement par le Mouvement, en juin 1972 et en juin 1973 dont l’intérêt suscite cette réédition.
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08:06 Publié dans Livres, Rencontre avec... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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