jeudi, 11 juin 2026
Quand nos autorités prendront-elles la mesure du danger des Frères musulmans et autres salafistes ? Pas LFI en tout cas
Michel Festivi
Le Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme (Cerif), a organisé son deuxième colloque le 10 juin dernier, sur les menaces de l’entrisme islamiste pour nos démocraties occidentales. Onze experts, venant de différents pays en ont débattu, à Saint-Ouen, dans les locaux de la région Île-de-France. Le thème : « Islamismes en Europe ».
Ces personnalités, très au fait de ce danger grandissant ont ainsi examiné et disséqué les structures, les doctrines, les réseaux, les stratégies d’influence, et de définir les réponses utiles et efficaces que pourraient apporter nos gouvernants.
Florence Bergeaud-Backler, la présidente du Cerif, est revenue sur le Halal, qui s’insinue partout, dans tous les pans de la société, et ce bien au-delà de la viande ; dans l’eau, le poisson, les cosmétiques, les vêtements, et même dans les produits financiers spécifiquement islamiques. De plus cela procure des fonds considérables à ces structures islamistes.
Sergio Altuna, de l’université George Washington a établi une cartographie des Frères musulmans, ce qui n’est pas une mince affaire vis-à-vis de cette confrérie secrète, véritable pieuvre, qui se ramifie depuis Londres, Istanbul et Doha au Qatar. « Le processus s’étend », a-t-il affirmé.
C’est le cas en Autriche qui « n’y a pas prêté suffisamment attention » selon Ferdinand Haberl, directeur adjoint d’un organisme autrichien sur l’extrémisme politique à vocation religieuse. On pourrait en dire de même de la France et de beaucoup d’autres pays européens.
Son compatriote, Alexander Weissenburger, chercheur au centre sur l’islam politique à Vienne a fait le distinguo entre salafistes et Frères musulmans : « s’ils ont la même origine et les mêmes buts, ils ont une idéologie, une stratégie, un récit et une audience différente ». Les premiers visent surtout les catégories sociales populaires, les seconds plutôt aux élites, et cherchent à s’infiltrer dans les milieux politiques et scolaires.
Les universitaires français Pierre Vermeren et Fabrice Balanche ont disserté sur l’entrisme des Frères musulmans à l’école et à l’université. Leurs cibles, les mères de famille, les remises en cause de certains cours notamment d’histoire (conflit israélo-palestinien etc..), la science avec le darwinisme, ou le sport qui devrait être interdit aux filles etc.…Fabrice Balanche a insisté avec raison, sur l’emprise de l’extrême gauche à l’université, et il en sait quelque chose, suite aux cabales très violentes qu’il a subies à Lyon-2, ayant été traité de « sioniste, raciste, islamophobe etc.… », sans que les autorités ne le défendent vraiment.
L’américain Lorenzo Vidino, directeur du programme sur l’extrémisme de l’université George Washington a détaillé les mesures prises par le gouvernement américain, suite au génocide du Hamas, du 7 octobre 2023 et ses répercutions. Ainsi, les branches égyptienne, libanaise, jordanienne et soudanaise des Frères musulmans ont été classées comme « organisations terroristes ». Le Texas et la Floride en ont fait de même pour le Council on American-Islamic Relations, soit l’équivalent américain de la fédération des musulmans de France, anciennement UOIF. Mais en France, cette organisation avait organisé sa 40e rencontre annuelle au Bourget, évènement autorisé par la justice, malgré une interdiction préfectorale, alors que comme le rapporte Etienne Jacob, dans le Figaro du 10/6/2026, les journalistes de ce quotidien « avaient pointé l’omniprésence des discours rigoristes défendus par les prédicateurs salafistes ».
Visiblement, nos gouvernants actuels n’ont absolument pas pris la mesure de ce phénomène des plus gravissimes, malgré des rapports alarmistes qui s’accumulent sur leurs bureaux, faudra-t-il un nouveau drame pour qu’ils s’en préoccupent ? En tout cas cela n’empêche pas LFI et Jean Luc Mélenchon de continuer à soutenir le Hamas. Lors du meeting de Saint Denis, les drapeaux palestiniens et les keffiehs étaient légions, même la prix Nobel de littérature, la très gauchiste Annie Ernaux en arborait un. Sait-elle que « les djihadistes et le Hamas en ont fait leur emblème de combat » ?
Comme l’a souligné Omar Youssef Souleimane dans une tribune du 11 juin au Figaro, non seulement « le drapeau palestinien (est le) fonds de commerce de Mélenchon », ce qui constitue pour le journaliste et écrivain franco-syrien « une aubaine pour les médias des Frères musulmans qui avaient déjà célébré sa candidature avec enthousiasme début mai ». Car « l’enthousiasme mélenchoniste pour la Palestine trouve un écho fidèle dans les médias fréristes ». Il souligne qu’al-Jazeera qui soutient le Hamas sans réserve accueille avec enthousiasme la candidature du chef de LFI, tout comme l’agence de presse Safa financée par le Hamas.
On n’entend guère la classe politique française fustiger comme elle devrait le faire « ce projet communautaire : diviser les Français, instrumentaliser les musulmans et faire de la Palestine un fonds de commerce identitaire », comme le dénonce Omar Youssef Souleimane.
18:29 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Eric Zemmour (19 h 45) était sur C-news et Sarah Knafo (21 h) sur BFM TV mercredi soir
15:08 Publié dans Eric Zemmour, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Belfast brûle. La prochaine ville sera la vôtre
Jérôme Viguès
Belfast, lundi soir. Un homme est assis à califourchon sur sa victime dans une rue du nord de la ville. Il la taillade au visage, au cou, au dos. Plusieurs coups. Sous les yeux des passants. La vidéo part en viral en quelques heures. La victime s'appelle Stephen Ogilvie. Il a perdu un œil. L'agresseur s'appelle Hadi Alodid. Il a trente ans. Il est soudanais. Il était légalement installé au Royaume-Uni avec un statut de réfugié valide jusqu'en 2028. Il a été arrêté et inculpé pour tentative de meurtre, possession d'arme blanche et menaces de mort.
Mais voilà le détail que les grands médias ont mis du temps à lâcher. Hadi Alodid est entré en Irlande du Nord en 2023 depuis la République d'Irlande. En provenance de Paris. La France comme sas de transit. Ce pays qui accueille, qui héberge, qui nourrit, qui loge, qui donne des papiers — et qui exporte ensuite le problème chez ses voisins. Comme par hasard.
Ce qui s'est passé ensuite, les médias officiels appellent ça des "émeutes anti-immigrés." Traduction honnête : des dizaines de milliers d'habitants ont explosé. Des quartiers entiers de Belfast se sont embrasés. Des foyers incendiés par dizaines. Des commerces détruits. Un bus calciné. Des familles déplacées dans la nuit, dont un bébé de deux mois. Les forces de l'ordre ont priorisé l'évacuation des civils plutôt que les interpellations — ce qui en dit long sur l'ampleur du chaos.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dénoncé des violences "choquantes et complètement inacceptables." Il a ajouté qu'il était "clair que des personnes avaient été ciblées en raison de leur origine" et qu'il ne le "tolérerait pas." Formule creuse, rituelle, prononcée depuis un bureau par un homme qui n'a pas regardé la vidéo dans les yeux d'un père de famille de Belfast. Les cinq principaux partis politiques d'Irlande du Nord ont publié une déclaration commune appelant au calme. Même rituel. Même vacuité. Les dirigeants parlent. La rue brûle. Ces deux réalités ne se rencontreront pas.
Pendant ce temps, les habitants de ces quartiers défavorisés où l'on entasse les migrants depuis des années regardaient leurs rues brûler. Ils ne brûlaient pas par idéologie. Ils brûlaient parce qu'un homme avait failli se faire égorger dans leur rue par quelqu'un que l'État avait installé parmi eux, et que cet État leur demandait maintenant d'être raisonnables. Il y a un mot pour ce que vivent ces gens. Ce mot, c'est l'abandon.
Stephen Ogilvie a perdu un œil. Sa famille appelle au calme et salue "la contribution essentielle des migrants à la société." Réaction courageuse, ou réaction conditionnée par des années de matraquage idéologique ? Ce qui est certain, c'est que Stephen Ogilvie ne reverra plus jamais le monde qu'avec un seul œil. Et que l'homme qui le lui a arraché avait été accueilli, hébergé et protégé par l'État — d'abord en France, ensuite au Royaume-Uni.
Ce n'est pas la première fois que Belfast s'embrase. Émeutes en 2024, émeutes en 2025, et maintenant ceci. À chaque fois, le même cycle. Un drame. Une vidéo. Une explosion populaire. Des élus qui condamnent. Des experts qui expliquent. Et le lendemain, rien ne change. Les mêmes populations continuent d'être entassées dans les mêmes quartiers. Les mêmes alertes continuent d'être ignorées. La même cocotte-minute continue de chauffer. Et nous approchons du 12 juillet, la période des défilés orangistes, historiquement la plus explosive de l'année en Irlande du Nord. Le timing est parfait pour que tout dérape.
Ce mercredi, Belfast se préparait déjà à une nouvelle nuit. Écoles fermées dès la mi-journée. Bus et trains à l'arrêt. Renforts de police mobilisés en urgence, d'autres attendus depuis le reste du Royaume-Uni pour jeudi. Trois arrestations à ce stade, "d'autres suivront" selon les autorités. La ville retient son souffle. Ou plutôt, elle ne le retient plus.
Un système qui importe massivement une population étrangère sans se demander si la greffe prend. Un système qui installe ces populations dans des quartiers déjà fragiles et appelle ça de l'intégration. Un système qui fait transiter les indésirables de pays en pays, de Paris à Belfast, en tamponnant des papiers au passage. Et quand la cocotte-minute explose, ce même système sort ses experts et ses éditorialistes pour expliquer que la vraie violence, c'est celle des gens qui ont craqué. Pas celle qui les a fait craquer.
Les peuples d'Europe sont en train d'apprendre une leçon que leurs gouvernants refusent de leur enseigner. Quand l'État cesse de vous protéger, vous vous protégez vous-même. Quand l'État ignore vos alertes pendant des décennies, un soir de juin, une vidéo suffit à mettre une ville à feu.
Belfast brûle. Et cette nuit, elle risque de brûler encore.
Source cliquez ici
10:57 Publié dans En Europe et ailleurs..., Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les madame Irma de l’élection présidentielle
La chronique de Philippe Randa
Vouloir prédire ce qui va arriver dans une élection présidentielle n’est pas dangereux, c’est juste une certitude : celle de quasiment toujours se tromper ! Affirmer que les jeux sont faits ou que tout se déroulera comme-ci ou comme ça est le meilleur moyen d’être ridicule. Mais le ridicule ne tuant pas, comme on le sait, cela n’arrête guère les observateurs auto-proclamés de remettre cent fois sur une élections leurs pronostics et toujours avec la même assurance.
Alors, contrairement à ces Pythies autoproclamées, contentons-nous seulement de nous interroger sur les certitudes à ce jour avancées par beaucoup et d’émettre simplement quelques possibles hypothèses.
À un an de l’élection présidentielle, une fois de plus, dixit les sondages, les jeux seraient donc faits : ce sera un « duel à trois » : Marine-Le-Pen-ou-Jordan-Bardella en tête, suivi par Jean-Luc Mélenchon ou Gabriel-Attal-ou-Edouard-Philippe… et Marine-Le-Pen-ou-Jordan-Bardella élu(e) ensuite contre les uns ou les autres. Les électeurs du Rassemblement national s’en frottent les mains, jubilent et font provision de champagne pour le grand soir électoral tant attendu.
Fort bien. Et seuls les empêcheurs de rêver en Bleu-Blanc-Rouge pourraient leur rappeler que les résultats de quasiment toutes les élections présidentielles passées en France ont rarement été ceux annoncés un an à l’avance : rappelons-nous ainsi Édouard Balladur des mois durant annoncé élu au Premier tour et qui n’a pas même accédé au second ou encore celle d’un Lionel Jospin que bien peu imaginaient défait au soir du 21 avril 2002… et, à l’inverse, combien encore auraient mis leur tête à couper en juin 2016 sur l’élection certaine d’un Emmanuel Macron 11 mois plus tard ?
Car les sondages actuels sont peut-être dans le vrai si l’élection présidentielle avait lieu le week-end prochain, mais d’ici 2027 et le premier tour, il peut assez vraisemblablement s’en passer beaucoup, beaucoup, beaucoup de « vertes et de pas mûres » en notre chère patrie.
Imaginons donc…
Imaginons déjà que les candidats de gauche non-LFI finissent par se mettre d’accord sur un candidat unique, qui ferait une campagne honorable : à défaut de se qualifier pour le second tour, n’empêcherait-il pas Jean-Luc Mélenchon d’accéder une fois de plus à celui-ci ?
Ce scénario est alors tout aussi valable pour les candidats centristes et de la droite macron-compatible, tels les LR, comme on l’a vu ces dernières années : leur candidat unique obtiendrait-il forcément une qualification pour le second tour ? Ou, décrochant dans une campagne aussi terne que son probable programme et éliminé, quel poids ou quel effet repoussoir pèserait son éventuelle consigne de vote ?
Quant à l’absolue certitude que Marine-Le-Pen-ou-Jordan-Bardella sera en tête des votes au 1er Tour, là encore, attention : quel serait l’impact d’une campagne ratée (ça peut arriver à tous les candidats) ou entâchée de terribles violences, quasi insurrectionnelles, de la part des milices antifas qui se déchaîneraient, allant – le précédent du meurtre de Quentin Deranque par la Jeune Garde lfiste est révélateur – jusqu’à des scènes d’émeutes quasi-insurrectionnelles (n’y avaient-ils que des racailles de cités parmi les casseurs et les flambeurs lors de la victoire du PSG ?) ? Les électeurs hésitants, tièdes qui « auraient été » prêts à sauter le pas d’un vote RN, ces électeurs-là qui font pencher la balance le jour du vote, ne se réfugieront-ils pas dans l’abstention… ou dans le vote « couille-molles » ? Voire même dans le « vote Melenchon », le RN n'étant pas en mesure, lui, de mettre le feu à la rue : comme des autruches, ne préfèreront-ils pas s’enfouir la tête sous les coussins de leur salon pour fuir le danger ?
Et enfin, autre hypothèse qui ne semble guère avoir été émise : et si, quel que soit la ou le futur(e) locataire de l’Élysée, les élections législatives qui s’ensuivront lui assureront-ils avec certitude une majorité ?
Et si ce n’était pas le cas ?
Comme il sera triste alors d’entendre les rires des Macron, là-bas, au fond du Touquet…
10:48 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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