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lundi, 26 octobre 2026

Élections capitales en Espagne le 29 novembre, important accord PP/Vox pour le Sénat 

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Michel Festivi 

Comme je l’ai déjà souligné de très importantes élections législatives vont avoir lieu en Espagne, puisque à bout de souffle, Pedro Sánchez a été contraint de dissoudre les Cortès. Pour l’instant, tous les sondages donnent une large majorité PP/vox au Congrès des Députés, grâce surtout au très bon score que ferait vox, qui obtiendrait plus de 60 députés, alors qu’il n’en a que 33 actuellement.

La particularité de cette élection, c’est qu’une dissolution entraine automatiquement non seulement celle de la Chambre des députés, mais aussi du Sénat. En Espagne, les électeurs votent directement pour les sénateurs, du moins une grande partie d’entre eux, puisque les provinces élisent 208 sénateurs, 4 par province, sauf dans les îles dites majeures, 3 sénateurs, et les îles dites mineures, 1 sénateur et à Ceuta et Melilla, 2 sénateurs chacune. 58 sénateurs sont désignés directement par les communautés autonomes, largement à droite.

Le scrutin des 208 sénateurs dont le mandat est remis en jeu par la dissolution, est totalement différent de celui des députés. Pour ces derniers, il s’agit d’un scrutin de listes bloquées à un tour, par communautés autonomes, en fonction du nombre d’habitants. Pour les élections au Sénat, le vote à un tour, se fait sur des listes ouvertes ou débloquées, les électeurs votent pour des personnes et non pour des listes, et il est tout à fait possible de panacher et de choisir des candidats de partis différents sur la même feuille de vote. L’électeur peut donc cocher jusqu’à 4, 3, 2, 1 noms en fonction du nombre de sénateurs à élire dans sa province. Mais de surcroit, le parti majoritaire dans chaque province rafle 3 des 4 sièges par exemple, laissant le dernier à la minorité arrivée deuxième.

Le Sénat a certains pouvoirs, comme un droit de véto suspensif aux lois votés par les députés, que ces derniers peuvent outrepasser par un vote à la majorité absolue. Il détient des compétences exclusives, comme l’autorisation de mesures exceptionnelles sur une communauté autonome qui contreviendrait à son statut. Seule exception, les lois fixant les objectifs de stabilité budgétaire et de la dette publique doivent obligatoirement être adoptées par les deux chambres, et donc le Sénat a un véritable pouvoir bloquant. Le Sénat, peut aussi, comme les députés, ordonner des enquêtes parlementaires.

Or, le Sénat est très majoritairement à droite, du moins si tant est que le PP soit véritablement à droite, il dispose de la majorité absolue à lui tout seul. C’est cette situation, qui a poussé le bloc des gauches à faire un accord électoral. Cet accord inédit pour le Sénat, a été baptisé « Senado de progreso ». Dans 47 circonscriptions, le PSOE et les formations de la gauche radicale comme Sumar et régionales se présenteront sur un bulletin de vote unique, sauf en Catalogne et dans les Canaries. Podemos concourra de son côté.

C’est justement pour réagir à cette stratégie, que finalement et juste avant la clôture des listes, le PP et Vox viennent de trouver un accord ce 26 octobre, qui devrait leur permettre de conserver la majorité absolue au Sénat. Contrairement aux gauches qui fusionnent leurs listes, la droite a opté pour une stratégie de retrait croisé et de candidatures uniques. Vox se retire dans 6 provinces, Las Palmas, Santa Cruz de Tenerife, Cadix, Valence, Castellón, et aux Baléares. En contrepartie dans ces provinces, le PP s’engage à intégrer des profils indépendants proposés par Vox.

Le PP se retire dans 3 provinces : Le Guipuscoa (Pays-Basque), Gérone et Tarragone. Ces 3 provinces sont très difficiles pour le PP. Dans 14 provinces dont Séville, Huelva, Les Asturies, Badajoz, Alicante, Grenade, ou la Navarre, Álava, Cáceres, Huesca, Jaén, Pontevedra, Saragosse, Cuenca, Vox ne présentera qu’un seul candidat au lieu de trois. Cette formule permettra aux électeurs de droite, de cocher le candidat de Vox en premier choix, puis de compléter par trois autres choix ceux du PP. Dans les 23 autres provinces, ce sera le statu quo.

Le secrétaire général du PP Miguel Tellado a salué « une collaboration intelligente », menée avec « générosité », sans que personne ne renonce à ses propres couleurs. Le secrétaire général de Vox, Ignacio Garriga a souligné que l’urgence est de « déloger » Pedro Sánchez des institutions et que cela justifiait cette union sacrée à la Chambre haute. Les droites espèrent obtenir en réalité la majorité des 3/5ème au Sénat, cela leur donnerait un pouvoir déterminant sur la désignation des membres, la moitié, du Conseil général du pouvoir judiciaire, l’organe de gouvernement des juges, gérant leur carrière, les nominations et le régime disciplinaire. Cela amènerait en cascade la désignation des juges au Tribunal Suprême, ainsi que sur la nomination de 4 des 12 membres du Tribunal constitutionnel.

Cet accord, qui va dans le bon sens, et qui a déjà une réalité organique dans plusieurs communautés autonomes ou municipalités préfigure, espérons-le, un accord national après les élections législatives du 29 novembre, pour gouverner l’Espagne et chasser le socialo-communisme.

On le voit, les gauches n’hésitent jamais à s’allier avec les plus extrêmes, c’est une constante dans l’Histoire. En Espagne, les droites semblent beaucoup moins timorées qu’en France, et ont moins des pudeurs de jeunes filles, moins d’état d’âme. Ces élections pourraient avoir de très importantes répercussions pour la France. Si Vox réalise un score important, ce que lui prédisent pour l’instant les sondages, cela conforterait le vote RN en France, qui est un allié traditionnel de Vox et montrerait la voie à suivre. De plus si la France changeait radicalement de politique en mai prochain, avec un nouveau président de la République, elle pourrait avoir un allié espagnol de poids contre la bureaucratie européenne et les dictats de Bruxelles. Vraiment, ces élections outre-Pyrénées sont à suivre avec la plus grande attention.

15:57 Publié dans En Europe et ailleurs..., Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Après l’équipée sanglante de Trappes et de La Verrière , la gauche et l’extrême gauche plus que jamais à la manœuvre

EN IMAGES. Mobilisation des lycéens : entre humour et revendication,  florilège des pancartes brandies en manifestation

Synthèse nationale

Sans surprise, l’équipée sanglante du forcené de Trappes et de La Verrière (un jeune homme tué, cinq personnes grièvement blessées dont une enfant de douze ans atteinte par huit projectiles) agit depuis trois jours sur la bien-pensance comme la muleta sur le taureau. Bardée de ses certitudes idéologiques, elle fonce tête baissée en criant au loup brun. Peu lui chaut que l’auteur de la fusillade soit un déséquilibré solitaire : la fachosphère est forcément responsable du drame et il faut la faire taire…

La gauche et ses succédanés sous influence aiment à voir partout l’ombre maléfique et la main diabolique de la bête immonde. Chez eux, c’est un réflexe, une véritable obsession que l’on peut même qualifier de pathologique tant ses effets rappellent ceux du syndrome de Gilles de La Tourette, à savoir l’association de tics moteurs et vocaux. Les individus qui en sont la proie ont en effet une fâcheuse propension à tendre le poing, faire des doigts d’honneur, pousser des cris, répéter en boucle les mots "fasciste", "nazi" ou encore "raciste", et proférer des insultes.

De leur point de vue, bien sûr, il n’y a là aucune récupération, aucune instrumentalisation, ces vilaines habitudes, à les en croire, n’étant l’apanage que du camp d’en face. Ben voyons, comme dit Éric Zemmour.

Tout ce discours est facile mais plutôt efficace. Martelé, il permet encore de faire descendre dans les rues des centres urbains quelques centaines de milliers de jobards, avec leurs pancartes en carton et leurs slogans ineptes. Dans la longue séquence électorale qui vient de s’ouvrir, il a l’avantage – outre d’engendrer un grotesque concours de formules choc entre protestataires - d’entretenir un climat de "lutte antifasciste" et d’"autodéfense populaire" qui, face à une menace fantôme, favorise mobilisation et recrutement. Cibles prioritaire, la jeunesse : celle de l’enseignement secondaire et supérieur, et celle des "quartiers". La manip’ existe depuis qu’il y a des révolutionnaires.

Il est bien dommage que ces gens qui processionnent, à l’appel de la gauche et de l’extrême gauche imprégnées de marxisme-léninisme, n’aient pas cette sentence de Napoléon Bonaparte présente à l’esprit : « Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent ».

Gageons en effet que si leur grand soir devait advenir, la plupart d’entre eux, trop "blancs", ne feraient probablement pas partie des seconds…

15:46 Publié dans Didier Lecerf, Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Statue de Napoléon à La Roche-sur-Yon : le Rassemblement Vendéen s’oppose fermement à toute tentative de déboulonnage et défend notre identité historique.

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Un communiqué de Éric Mauvoisin-Delavaud, président du Rassemblement vendéen :
 
Alors que des débats et des interrogations sur la légitimité de la statue équestre de Napoléon Ier à La Roche-sur-Yon refont surface dans les médias locaux (groupe Ouest-France) le Rassemblement vendéen tient à réaffirmer avec la plus grande vigueur son opposition absolue à tout projet de déplacement, de dégradation ou de déboulonnage de ce monument historique.
 
Vouloir déboulonner Napoléon à La Roche-sur-Yon est un non-sens historique et une insulte à la mémoire des Yonnais et des Vendéens. 
 
C’est par le décret impérial du 25 mai 1804 que l’Empereur a fondé et dessiné cette ville pour en faire la préfecture de la Vendée. Au-delà de l'urbanisme, Napoléon a joué un rôle historique et déterminant pour la pacification de la Vendée, en mettant fin aux déchirures de la guerre civile par le dialogue, l'amnistie des insurgés et la liberté de culte retrouvée. 
 
Classée au titre des Monuments historiques depuis 2019, cette statue érigée en 1854 fait partie intégrante de notre patrimoine commun. Céder aux sirènes de la "cancel culture" "wokisme" et de la repentance mémorielle permanente ne mènerait qu'à l'effacement de notre propre histoire. Le rôle des générations actuelles est de transmettre le patrimoine reçu, non de le détruire au gré des idéologies du moment.
 
Le Rassemblement vendéen appelle l'ensemble des élus locaux, les historiens et les citoyens attachés à notre identité à faire bloc pour protéger ce monument. Nous resterons pleinement vigilants face à toute tentative de déconstruction de notre histoire locale et nationale.

15:41 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Parution le 9 novembre du livre de Thomas Joly, président du Parti de la France, "Comme un Français"

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Avec Comme un Français, Thomas Joly livre bien davantage qu’un essai politique : une feuille de route pour une droite nationale qui cherche ses repères et parfois même sa raison d’être.

Sans prétention intellectuelle ni jargon pompeux et inutile, il défend une certaine idée de la France et de la droite nationale, partagée par bien plus de Français qu’on ne veut le croire. Une vision simple et enracinée dans cette vertu devenue presque révolutionnaire : le bon sens.

À l’heure des renoncements et des querelles stériles, cet ouvrage se veut aussi une arme argumentaire. Pour comprendre, répondre et convaincre. Pour redonner des idées claires à un camp qui a trop souvent perdu sa boussole.

Mais derrière le combat politique se dessine quelque chose de plus profond et de plus intime. Car Comme un Français est avant tout une déclaration d’amour à la France, à son Histoire, à sa civilisation et à son peuple originel.

Un livre pour ceux qui refusent de voir disparaître ce qu’ils n’ont jamais cessé d’aimer.

L’auteur :

Thomas Joly est né en 1976, marié, père de trois enfants, fonctionnaire de l’Éducation nationale. Il a rejoint le Front national en 1996, s’est présenté à de nombreuses élections et a été élu Conseiller régional de Picardie de 2004 à 2010. En 2009, il fonde le Parti de la France avec Carl Lang et en devient le Secrétaire général, puis le Président depuis 2019.

Comme un Français, Thomas Joly, Synthèse nationale, novembre 2026, 322 pages, 27,00 €

Pour le commander cliquez ici

BULLETIN DE COMMANDE

09:36 Publié dans Livres, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Génération oxymorique

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La Chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol 

Mardi 13 octobre 2026 : entrée du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis – Pierrefitte-sur-Seine dans le département désormais exotique de Seine – Saint-Denis : elle est là ! Comme la déclaration fiscale annuelle ou la grippe hivernale, elle revient ! Du haut de ses 23 ans, la Suédoise Greta Thunberg apporte son soutien médiatique à l’agitation lycéenne.

Depuis plusieurs semaines, l’Hexagone connaît une intense crise que personne n’a vu venir. À l’exaspération des lycéens s’ajoute le mécontentement profond des étudiants, des enseignants et de quelques anciens Gilets jaunes sur le retour. Il en résulte des rassemblements surprises, des manifestations sauvages et des heurts violents avec une police qui, à partir de la répression inouïe de la Manif pour Tous en 2012 – 2013, n’hésite plus à charger, à gazer, à matraquer. Les débordements, ou plus exactement les émeutes, des 17 et 18 octobre témoignent de l’installation du chaos en France à six mois de l’élection présidentielle.

Ce contexte effervescent sert Emmanuel Macron de plus en plus isolé et critiqué. Ainsi se décuple son pouvoir de nuisance ! Certains commentateurs de la vie politique craignent que l’éventuelle entrée en guerre, dans le cadre belligène de l’OTAN, contre la Russie permettrait à l’homme qui a tout dissous, y compris ses plus fervents fidèles, à rester en fonction au lendemain du 14 mai 2027. Il prendrait prétexte du conflit pour reporter le rendez-vous électoral crucial. Or le revirement diplomatique de Donald Trump semble pour l’instant infirmer cette funeste hypothèse. En revanche, une situation intérieure confuse et désordonnée justifierait l’interruption de la campagne électorale pour un temps indéterminé. Le Conseil constitutionnel sous la coupe de l’Élysée validerait sans aucun problème cette suspension.

La jeunesse actuelle déteste Emmanuel Macron, mais par son manque de discipline et son grégarisme foncier, elle lui prépare certainement un second mandat de dix ans obtenu dans des circonstances bien sûr exceptionnelles. Ce terrible scénario serait la première contradiction d’une « génération Z » - ou « Gen Z » (Z pour zéro ou zozo ?) - écartelée entre diverses pulsions peu maîtrisables.

Pasionaria de la cause climatique, Greta Thunberg se rend célèbre par l’organisation tous les vendredis dans les années 2018-2019 des manifestations en faveur du climat. Le réchauffement climatique d’origine humaine y est clairement désigné comme le responsable principal de l’augmentation globale des températures sur la planète. Des milliers de jeunes, presque toujours candides, s’absentent de cours peu intéressants par ailleurs pour arpenter les rues au nom d’une « éco-anxiété » stimulée par un système médiatique d’occupation mentale prompt à travailler les esprits.

Les lycéens de 2026 étaient bien trop jeunes pour participer à cette école buissonnière festive, citoyenne et inclusive. Ils en connaissent les images. C’est à se demander s’ils les ont comprises à la vue du déplorable bilan carbone qui ressort des exactions multiples pendant ce mois d’octobre. Casser des vitrines, briser du matériel urbain, incendier des locaux et des poubelles, saccager des magasins et les piller ne favoriseraient-ils pas le dit-réchauffement climatique ? La fameuse (et fumeuse !) « Gen Z » se trouve pétrie de contradictions qui disqualifient leurs protestations adolescentes même si les autorités méritent pour leur part un réel mépris.

La lecture des pancartes brandies confirme le panurgisme ambiant. Si certaines font sourire malgré leur vulgarité manifeste (« Macron baise ton prof, pas les nôtres » ou « Pas besoin de mec / meuf. L’Éducation nationale nous baise déjà »), d’autres dénotent tantôt une récupération politique avérée (« Contre leur guerre, guerre de classe ! », « Occupez-vous de notre éducation plutôt que de nos voiles », « Pas de frontière dans nos campus ! » ou « Jeunesse fâchée pas facho »), tantôt un hédonisme acnéique individualiste (« 35° C, 35 par classe, mais le problème c’est le téléphone » ou « Pour une éducation ouverte »). Certaines revendications lycéennes réclament la fin de l’interdiction de mâcher du chewing-gum en cours. S’il faut écarter certaines images aux slogans volontairement mal orthographiés conçus par l’intelligence artificielle (« On veu un avenire » ou « Des moyens pour l’éducasion »), on doit relever l’emploi massif de la novlangue wokiste, féministe et antifa sur ces banderoles : « Gazez les violeurs, pas les mineurs ».

Le sordide enfantisme n’y est pas loin non plus à l’instar, écriture inclusive à l’appui, du « Si tu es plus choqué par des poubelles en feu que par des ados frappé.és, il faut revoir tes priorités ». Et l’avenir écologique de la planète ? La Gen Z renie-t-elle par conséquent le combat initial de Greta Thunberg ? Avec de pareils gamins, l’indispensable décroissance économique ne semble plus d’actualité, car ils demeurent des petits-bourgeois consuméristes happés par l’écran de leurs téléphones décérébrants.

Certes, quelques exigences lycéennes présentent une vraie légitimité : vétusté des bâtiments, manque d’hygiène aux toilettes, sureffectifs en classe, absence fréquente des professeurs non remplacés, emploi du temps parsemé d’heures sans cours et un logiciel, Parcoursup, qui affecte (ou pas) les nouveaux bacheliers dans une filière universitaire. Or personne ne condamne la massification de l’enseignement secondaire depuis la sinistre loi Haby en 1975 ! L’ignorance officielle de toute sélection scolaire explique en partie le vaste délabrement du système éducatif en Occident.

Tous les ministres de l’Éducation nationale depuis la présidence de Georges Pompidou (1969-1974) portent la lourde responsabilité de ce naufrage continu. Élèves, collégiens, lycéens et étudiants contribuent eux aussi à ce délitement. Dès la crèche, les enfants n’apprennent plus le sens du travail, le respect de l’autorité et le goût de l’effort. La nécessaire sélection avec une note sur 20 ou sur 10 se voit remplacée par des points colorés censés cerner au mieux de supposées « compétences ». Des programmes scolaires lourds et aberrants en outre parasités d’interventions extérieures inutiles détruisent le sanctuaire préservé des affres de la cité qu’est l’école. L’institution scolaire inculque pendant les treize années de scolarité obligatoire (de 3 à 16 ans) que les élèves ont surtout des droits et presque aucun devoir. Faut-il ensuite s’étonner que des syndicats étudiants minoritaires aimeraient que la note minimale aux examens soit 10 sur 20 quelque soit le niveau réel de connaissance du candidat ? Gendre de Karl Marx, le Français Paul Lafargue, auteur du Droit à la paresse (1880), applaudit de sa tombe ses lointains épigones.

Fondateur de la cliodynamique, Peter Turchin analyse le déclin des sociétés humaines par une surproduction de diplômés frustrés de ne pas occuper la fonction qu’ils méritent. Par ailleurs, l’essayiste Emmanuel Todd dénonce régulièrement la chute du niveau scolaire. L’un contredirait-il l’autre ? Nullement parce la baisse du niveau enseigné s’accompagne d’un essor considérable de qualifications universitaires dévaluées, notablement dans les sciences humaines.

Il va de soi que toute la jeunesse française n’est pas à honnir. Une partie active et déterminée forme déjà d’éventuelles avant-gardes surgies des milieux nationaliste-révolutionnaire, royaliste et identitaire. On peut même y inclure des éléments dynamiques issus du Rassemblement national de la jeunesse et de Génération Z affiliée à Reconquête !. Leur attitude exemplaire vire parfois au martyre comme Quentin Deranque assassiné par l’ignominie antifa en février 2026. Cette autre jeunesse croît par sa motivation, son enthousiasme et sa combattivité en des principes fondamentaux et obéit à une vision tragique du monde.

La mobilisation des lycéens, l’action des étudiants et la tentative de réveil des franges Gilets jaunes servent enfin de répétition générale à une possible élection à la présidence de la République de Marine Le Pen en mai prochain. Qu’importe son résultat définitif, une faction non négligeable de la population la contestera aussitôt et fera tout pour la chasser au plus vite de l’Élysée si le Conseil constitutionnel n’invalide pas l’élection selon le précédent roumain de 2024. S’ouvrira alors un autre front complémentaire aux autres (médiatique, judiciaire, économique, institutionnel, politique, administratif et diplomatique). Sous une France très américanisée bout encore le Gaulois.      

Salutations flibustières !

09:08 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

RAPPEL : mercredi 11 novembre, on se retrouve tous en Avignon à la Fête de la Ligue du Midi

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