mercredi, 25 mars 2026
Municipales. Immigration, union, score du RN… l’analyse de Jean-Yves Le Gallou
Il y a beaucoup à dire sur les résultats des municipales 2026. Après une première analyse de Jean-Yves Le Gallou à l’entre deux tours cliquez ici, le président de Polémia revient sur les éléments importants de ce second tour.
Polémia
Les élections municipales ont fait émerger trois clivages majeurs :
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le clivage ethnique,
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le clivage France profonde / France des métropoles,
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le clivage droite / gauche.
Il suffit d’ouvrir les yeux.
Le basculement démographique
Avec Saint-Denis, Creil est le symbole du Grand Remplacement. Les maires socialistes sont chassés par les nouveaux maîtres avec les mêmes égards que les Blancs d’Afrique du Sud.
En 1995, le FN avait présenté plus de 30 listes dans le 93. Son secrétaire départemental, Franck Timmermans, avait lui-même réuni 26% des suffrages à Pierrefitte. Mais le PC avait gardé ses fiefs.
Trente ans plus tard, les Européens ont fui la Seine-Saint-Denis. Le RN n’y a présenté que trois listes, rassemblant moins de 10% des suffrages. À Pierrefitte même, fusionnée avec Saint-Denis, c’est le lfiste Bayamoko qui l’a emporté. Fin de partie.
RN : bilan politique et désaveu stratégique
RN : succès dans la France profonde et à Nice, mais désaveu de la ligne stratégique de Marine Le Pen.
Marine Le Pen défendait le « ni droite, ni gauche » : mais il a volé en éclats à la base dans de nombreux endroits, sur la base d’alliances locales, et le clivage droite / gauche a puissamment structuré le deuxième tour.
Marine Le Pen défendait la « dédiabolisation », qui s’est avérée un double échec : elle a compliqué la constitution des listes par des purges à répétition pour de simples posts ; or, malgré — ou à cause ? — de la stratégie de dédiabolisation, le « cordon sanitaire » a été maintenu.
Marine Le Pen a multiplié les œillades à la gauche, parfaitement contreproductives : LFI mobilisant contre le RN des publics hostiles : Africains revanchards, musulmans revendicatifs, demi-intellectuels blancs frustrés.
Les défenseurs de cette stratégie font souvent valoir qu’elle s’accompagne d’une progression électorale : c’est vrai. Mais est-ce dû à la stratégie ou à la dégradation de la situation ? On notera qu’avec une stratégie différente, les partis nationaux progressent beaucoup plus rapidement qu’en France, en Italie, en Allemagne, en Autriche et dans beaucoup de pays européens.
Lyon : contestation et soupçons de fraude
À Lyon, Aulas conteste le résultat et évoque des fraudes. Elles sont évidemment probables avec un maire sortant qui a utilisé la Jeune Garde comme auxiliaire à la mairie et est allié avec LFI.
À noter aussi que Doucet a, dans ses remerciements, beaucoup insisté sur le personnel de mairie et de préfecture qui a tenu les bureaux de vote : peut-être une manière de pointer l’absence d’assesseurs de la part d’Aulas ?
On espère que ce dernier a des billes pour documenter la fraude de l’extrême gauche.
Vierzon : symbole de l’union des droites
T’as voulu voir Vierzon ? T’as vu Vierzon !
Quant à lui, Franck Timmermans s’est réfugié à Vierzon, ville communiste depuis près d’un siècle, restée européenne. Il y a dirigé la campagne de Yannick Le Roux, qui a emporté la ville, en triangulaire, avec 48% des voix.
À la tête d’une liste de large union à la base, allant du Modem à Reconquête, en passant par LR, DLF et le RN. Bravo à eux, et bon courage pour redresser une ville sinistrée, aux rues dégradées et aux commerces fermés. Avec la communauté de communes, un grand travail est à entreprendre. Au cœur du Berry, à proximité de Salbris, un pôle de résistance municipale française est en cours de constitution.
Belle victoire de l’union des droites à Vierzon. Après un siècle de communisme, la liste de Yannick Le Roux, qui a dans ses rangs les têtes de liste Modem et RN de 2020, l’emporte grâce à une union à la base, sans avoir tenu compte des partis. Superbe leçon !
Source cliquez ici
11:55 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 23 mars 2026
Eric Zemmour félicite ses élus
Un communiqué de Eric Zemmour :
Je tiens à FÉLICITER chaleureusement nos élus lors de ces dernières élections municipales.
Mes félicitations toutes particulières à nos cadres qui ont été élus :
• Geoffrey Fournier, nouveau maire de Bullecourt dans le Pas-de-Calais.
• Alain Janot, nouveau maire de Foussignac en Charente.
• Franck Gaillard à Chaume-et-Courchamp en Côte-d'Or.
• Raymond Herbreteau aux Ventes-de-Bourses dans l'Orne.
• Sébastien Kriloff à Neuhaeusel dans le Bas-Rhin.
• Saragosa à Chaumontel dans le Val-d'Oise.
Tous les candidats Reconquête élus sur des listes d'union des droites partout dans le pays.
Nos 5 élus parisiens dans le 16e et le 13e arrondissement.
Nos 2 élus marseillais à la mairie centrale et nos 4 élus de secteurs à Marseille.
Nos élus d'opposition comme par exemple à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne ou encore à Saint-Brieuc dans les Côtes-d'Armor.
Nos maires, conseillers municipaux appartenant à la majorité et conseillers municipaux d'opposition défendront avec vigueur et sérieux les grands principes de Reconquête :
• Protéger l'identité de nos communes en refusant l'islamisation et le grand remplacement.
• Prendre toutes les mesures pour garantir la sécurité de nos compatriotes.
• Assurer des finances saines en s'opposant aux gabegies et en défendant des baisses d'impôts.
• Protéger nos enfants, s'opposer au wokisme et à la propagande dans nos écoles.
Bravo à tous ceux qui ont mené des campagnes aussi rigoureuses et innovantes partout en France.
Vous êtes l'honneur de notre pays !
22:10 Publié dans Eric Zemmour, Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Pierre-Yves Thomas élu au conseil municipal de Saint-Brieuc, répond aux questions de TV Synthèse nationale
15:04 Publié dans Municipales 2026, TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sarah Knafo LCI : L’échec de la droite est celle d’une droite soumise au centre et à la gauche
00:25 Publié dans Municipales 2026, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 22 mars 2026
Les Insoumis aux portes du Pouvoir ?
Françoise Monestier, Polémia, cliquez ici
« On pensait qu’ils allaient perdre des plumes dans la séquence, mais ils en gagnent », constate, un brin dépité, le député socialiste Boris Vallaud après avoir pris connaissance des incontestables succès des Insoumis au premier tour des Municipales. Jean-Luc Mélenchon, qui s’est autodiabolisé et n’a rien cédé depuis la mise à mort de Quentin Deranque par les militants de la Jeune Garde, profite indirectement, grâce à l’électorat des banlieues et aux « bobos » des grandes villes formatés depuis des lustres à l’idéologie gauchisante, puis au wokisme, des effets désastreux de la guerre déclenchée en Iran par Trump et son complice Netanyahou. Il bénéficie également du manque de colonne vertébrale de certains qui sont tombés dans les filets de l’extrême-gauche et n’ont pas assez défendu la mémoire du jeune catholique Quentin Deranque, transformé par un tour de passe-passe de Mediapart et de L’Humanité en militant néo-nazi. L’ancien trotskiste met en pratique les leçons apprises dans son adolescence quand il militait à l’OCI lambertiste avant de rallier le Parti socialiste et de devenir ministre délégué à l’Enseignement professionnel dans le gouvernement de Lionel Jospin — éliminé en 2002 par Jean-Marie Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle.
Le ralliement des combinards
Avec succès, Mélenchon exploite pleinement la bêtise de la droite la plus bête du monde et de la Macronie qui lui ont apporté leur aide et leur soutien aux Législatives 2024 afin de faire barrage à Marine Le Pen et d’empêcher ainsi l’élection d’un nombre encore plus important de députés nationaux. Enfin, il récupère sur un plateau d’argent — et alors que leur patron Olivier Faure jurait ses grands dieux qu’il n’y aurait pas le moindre accord « national » avec LFI, le ralliement local des socialistes qui, souvent, sont arrivés derrière les candidats insoumis, comme à Toulouse par exemple. « Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter » prophétisait Mélenchon, voici quelques jours, en raillant ces « gros combinards » qui ne veulent pas voir disparaître « l’assiette au beurre », symbole des caricaturistes de la défunte IIIème république et en utilisant la grosse ficelle du fascisme.
Alors que depuis l’assassinant de Quentin, il avait passé son temps à défendre les miliciens de la Jeune Garde, à se moquer copieusement de leur victime et à courir l’hexagone afin de distiller le poison du racialisme antiblanc et la défense de la cause palestinienne, le pape de La France Insoumise s’est soudainement mis en retrait à la veille du scrutin. Il pouvait se reposer sur ses lauriers et jouir des effets de sa redoutable stratégie.
Il a donc cédé sa place à Manuel Bompard qui a récité, au soir du premier tour des municipales, la sempiternelle antienne antifasciste, rappelant qu’il faut à tout force empêcher ce qu’il appelle l’extrême-droite de gagner d’autres villes que les 24 communes conquises dès le premier tour par les équipes de Bardella et de Marine Le Pen, et plus particulièrement Nice, Marseille, Toulon et Menton où l’héritier Sarkozy — qui pontifie chaque semaine dans Valeurs actuelles — a suivi les consignes du patron de LFI en fusionnant avec les listes arrivées derrière la candidate mariniste. Un message reçu cinq sur cinq notamment par Gérard Larcher, le président du Sénat, Rachida Dati, Christian Estrosi, mais également par tous les socialistes ou écologistes qui, de Toulouse à Tours en passant par Limoges, Clermont-Ferrand ou Strasbourg notamment, ont décidé de faire alliance avec le diable afin de conserver leurs avantages municipaux.
Pire, les socialistes d’Avignon — terre d’élection du député insoumis Raphael Arnault qui a pris la poudre d’escampette depuis le meurtre de Quentin Deranque dans lequel sont impliqués trois de ses plus proches collaborateurs — n’ont pas hésité à signer l’accord de la honte afin de sauver leurs prébendes et de continuer à promouvoir un festival à la solde de l’anti-France.
À noter également que ce premier tour a été marqué par une forte abstention. Les électeurs des petites listes ont-ils voulu protester contre l’abandon du panachage possible jusqu’alors avec comme résultat une seule liste dans plus de 24.000 communes ?
Une nouvelle ceinture noire ?
L’ancien ministre socialiste utilise à fond la carte de l’antifascisme et de l’antiracisme, tout comme d’ailleurs Retailleau, Gabriel Attal ou Edouard Philippe. Mais avec plus de réussite, car il a à sa main un puissant électorat composé à la fois de Français de souche, favorables au « vivre-ensemble » et de nouveaux Français, voulant en découdre avec l’ancienne France. Il a, en effet, réussi à fédérer la « nouvelle France » en chantant les louanges d’une France métissée et créolisée et en osant affirmer, par exemple, à propos de la construction de la cathédrale de Paris : « Les penseurs de cette époque ont profité du savoir des musulmans et des croisades. ». « Tous ceux qui, comme moi, viennent du Maghreb le savent. Quand on va au bled, on est un Français, quand on revient ici, on est un Arabe » a-t-il aussi osé clamer. Grâce à cette démagogie nauséabonde consistant également à traiter de « petit bourgeois visqueux » le candidat socialiste dionysien, il a réussi à faire élire, dès le premier tour comme maire de Saint-Denis, où se trouve la nécropole des Rois de France, Bally Bagayoko appartenant à la communauté malienne comme la redoutable Assa Traoré qui se revendique comme « 100% française et 100% malienne ». A peine élu, l’ancien militant communiste qui connaît sur le bout du doigt la dialectique marxiste – il a longtemps tété la mamelle communiste – a été on ne peut plus clair : « Nous disons ici le territoire de Saint-Denis et Pierrefitte est un territoire insoumis où l’extrême-droite n’aura jamais sa place », ajoutant : « Nous ne serons jamais du côté de ceux qui veulent gentrifier une population et faire en sorte que nous populations historiques quittent le territoire. »
En clair, le grand remplacement dénoncé depuis des lustres par Renaud Camus ou Jean-Yves Le Gallou est bien là et le vote des habitants de Saint-Denis, originaires en majorité du Maghreb ou d’Afrique noire en est la preuve. Youyous, tam-tam, tambours et fumigènes ont ponctué la victoire du nouvel élu, porté en triomphe par ses frères de race et qui s’est promis de désarmer la police et de supprimer les vidéos de surveillance.
Soupçonné d’être un de ses soutiens et alors qu’il aurait exploité une boîte de nuit clandestine Ahmed Doumbia, condamné à plusieurs reprises pour trafic de stupéfiants et menaces de mort envers des policiers, a été interpellé à la sortie de la réunion de soutien au nouveau maire et présidée par Jean-Luc Mélenchon la semaine dernière. Il a été placé en garde à vue et déféré au Parquet de Bobigny.
Quid du sort qui sera réservé par Bagayoko à la Maison d’Education de la Légion d’Honneur qui occupe le cloître de l’ancienne abbaye royale proche de la basilique et destinée aux descendantes des décorés de la Légion d’Honneur ? Réponse dans quelques semaines quand la nouvelle équipe municipale sera à la manœuvre et s’appropriera le patrimoine millénaire de la ville — on pense plus particulièrement aux sépultures des rois de France qui y reposent.
Le maillage des Insoumis
« Dans une semaine, la nouvelle France entre au beffroi », a clamé crânement Lahouria Addouche, candidate mélenchoniste à la mairie de Lille, employant ce terme à dessein comme pour montrer que les beffrois ne sont plus un rempart contre les invasions, mais bien une appropriation de la « nouvelle France ». La victoire du grand remplacement, on la trouve également à Roubaix, vieille cité textile du nord où le député, français pur jus, David Guiraud, soldat politique insoumis et fils de l’ancien maire socialiste des Lilas qui a bouffé de l’anticapitalisme et de la haine du bourgeois dès le berceau, a parachevé son implantation de parachuté en obtenant plus de 44 % des suffrages. Ses électeurs ? Principalement des musulmans qui, au fil des années, ont façonné une nouvelle ville vivant au rythme des prières et des prêches des mosquées, obligeant bientôt les Ch’tis à plier armes et bagages et à se réfugier ailleurs — pourquoi pas dans les villes gagnées par le RN ? s’ils ne veulent pas perdre définitivement leur identité gauloise et leur âme. Comme le dit l’Insoumise et eurodéputé Rima Hassan qui fustige un « Etat raciste » : « Il n’y a qu’une seule façon de s’affranchir de ces chaînes : élire ceux qui nous ressemblent. » Le message est clair et le prosélytisme islamique n’est pas près de s’éteindre, surtout avec les derniers événements du Moyen-Orient et l’embrasement du Liban par l’Etat hébreu.
18:16 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 21 mars 2026
Sur le site "Frontières", un grand article sur la Bretagne après le premier tour des municipales
10:33 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 20 mars 2026
Orange, l'une des villes les mieux gérées de France
23:28 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Avec 13% au premier tour, notre ami Pierre-Yves Thomas a créé la surprise à Saint-Brieuc. Il lance un appel à la mobilisation générale pour le second tour
19:27 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La dynamique patriote gagne aussi la Bretagne. La percée frappe d'autant plus que la région a longtemps été un fief de la gauche
Baptiste Mousseaux
Boulevard Voltaire cliquez ici
« On ne savait pas à quoi s’attendre ». Ce dimanche soir, à Lannion, Blanche Le Goffic ne cachait pas sa satisfaction. Avec 18,99% des suffrages récoltés, la tête de liste RN de seulement 19 ans réalise un score historique pour une première dans une ville de gauche. Un résultat qui résume à lui seul ce que ces municipales ont de singulier en Bretagne.
Juin 2024 avait provoqué « un véritable tremblement de terre » selon Gilles Pennelle, député européen et président des élus du groupe RN au conseil régional de Bretagne, qui avait vu Jordan Bardella arriver en tête dans les quatre départements bretons, loin devant la liste du PS. Les dernières législatives avaient également confirmé la tendance et les municipales, elles, l’inscrivent dans le marbre. À Lorient, Lannion, Saint-Brieuc, Brest, Quimper, Saint-Malo ou encore Fougères, les listes du camp national sont présentes partout au second tour avec des scores inédits. « Cette dynamique confirme l’enracinement », souligne Gilles Pennelle au micro de BV. « On laboure dans une terre difficile, mais on commence à récolter ».
Pendant des années, la région faisait figure d’anomalie électorale et vu comme une forteresse de gauche que les vents nationaux semblaient contourner. Cette époque est maintenant révolue, ou presque. La région n’avait jamais vu un tel nombre de listes accéder au second tour d’un scrutin électoral local. Il faut dire que la Bretagne a longtemps résisté à toutes les tentatives d’implantation du camp national, y compris à Jean-Marie Le Pen, lui-même, pourtant originaire de La Trinité-Sur-Mer. « Les maux qui touchent le pays comme l’immigration, l’insécurité ou l’augmentation des violences arrivent maintenant en Bretagne » résume Gilles Pennelle. Dans les campagnes bretonnes, le vote patriote progresse donc, porté par un sentiment d’abandon que les années n’ont fait qu’amplifier.
Sur le terrain, les thèmes ont changé
Malgré une excellente dynamique et un ancrage qui commence à pointer le bout de son nez, la campagne n’a pas toujours été simple. Dans les Côtes d’Armor, Blanche Le Goffic, tête de liste à Lannion, raconte un climat délétère : « des faux tracts ont été distribués et des militants antifascistes sont venus perturber nos réunions publiques », décrit la jeune femme. Pas de quoi reculer pour autant. Dans une ville où il n’y a jamais eu d’alternative à droite et où le parti à la flamme investissait pour la première fois un candidat, la liste a réussi à imposer de nombreuses thématiques jusque là absentes du débat local : sécurité, circulation et re-dynamisation des centres-villes. Des sujets qui ont trouvé un écho immédiat auprès des habitants. Pour Blanche Le Goffic, son accession au second tour est symptomatique de ce que souhaitent les habitants. « Il y avait essentiellement des listes divers-gauche ou d’extrême-gauche. Ça ne correspond plus aux attentes des habitants ».
À Fougères, Virginie d'Orsanne, tête de liste pour le RN et élue au conseil régional de Bretagne, dresse un constat similaire. « En Bretagne, la gauche a voulu nous faire croire qu'il n'y avait aucun problème ». Sa liste a triplé son nombre de voix par rapport à 2020. L'élue bretillienne l'explique simplement : « Les habitants adhèrent à nos idées car cela répond à leurs problématiques quotidiennes ».
Cette dynamique n’est pas propre à ces deux villes. Dans l’ensemble de la région, les candidats patriotes décrivent un électorat qui assume davantage son choix, loin du tabou qui entourait autrefois ce vote. Par exemple, dans le Morbihan, à Lorient, le score du RN a doublé depuis les dernières élections municipales en 2020, passant de 7,03% à 15,81%, permettant à la liste de se qualifier pour la première fois au second tour. Sa tête de liste,Théo Thomas, voit dans cette progression un choix assumé plutôt qu’un sentiment protestataire : « Lorsque l’on vote aux municipales, c’est un vote d’adhésion. En cas de rejet, les électeurs ne se déplacent pas ». Le jeune étudiant en droit public a parlé à tout le monde en restant dans les préoccupations concrètes, en utilisant de nouvelles méthodes ayant agacé les autres listes. « Nous avons été très présents sur les réseaux sociaux. On nous l’a reproché, mais on a ce besoin de transparence que les autres n’ont pas ».
Même logique à Saint-Brieuc, dans les Côtes d’Armor, où Pierre-Yves Thomas, coordinateur départemental Reconquête a présenté une liste de droite sans étiquette partisane. Avec 12,91% des suffrages obtenus et une qualification au second tour, il dresse le portrait d’une ville mal entretenue, difficile d’accès et endettée après des années de gestion qu’il juge calamiteuse. « Beaucoup de Bretons se rendent compte que les sujets comme l’insécurité ou la submersion migratoire arrivent chez eux » nous explique-t-il « cela provoque un réveil électoral ».
2027 s’annonce déjà
La campagne des municipales prometteuse du camp national qui va s’achever dans le pays breton laisse entrevoir le meilleur pour 2027. Les problématiques nationales telles que l’insécurité, la pression migratoire ou encore la dégradation du cadre de vie s’invitent désormais dans les scrutins locaux. Et partout, les remontées convergent : lassitude envers les élus sortants, inquiétudes nouvelles dans les villes moyennes, recherche d’une alternative crédible, etc. Gilles Pennelle, lui, ne cache pas son ambition « Dans la ruralité bretonne, le score va exploser en 2027 ».
Une prédiction que les résultats de ce week-end rendent difficile à balayer. La Bretagne, longtemps présentée comme un bastion politique immobile, semble désormais engagée dans une recomposition profonde. Le vote patriote n’y est plus éphémère mais relève d’un choix assumé et de plus en plus nombreux. Longtemps épargnée, elle n’est plus une exception. Reste à voir jusqu’où cette dynamique ira aux prochaines élections présidentielles.
16:09 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 19 mars 2026
Municipales : le lent enracinement d’un nationalisme local face aux illusions médiatiques
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Dans la pampa argentine, la politique française arrive comme l’écho de la houle d’une mer lointaine. De près, l’écume des vagues aveugle l’observateur et brouille les formes. On croit voir un basculement historique, une rupture décisive, parfois même un cataclysme électoral, alors qu’il ne s’agit que d’un remous de surface. De loin, au contraire, la mer retrouve sa logique. On distingue l’onde entière qui se forme au large, avance lentement, se gonfle, puis vient mourir sur la plage avant qu’une autre ne la remplace. Les élections ressemblent souvent à cette mer agitée. Celui qui reste auprès de l’écume croit vivre une tempête permanente. Celui qui regarde depuis la falaise comprend que les vagues obéissent à un rythme beaucoup plus lent.
C’est ainsi qu’après avoir réamorcé un moulin à vent qui ne pompait plus d’eau, j’ai parcouru les résultats des élections municipales françaises, assis dans la lumière un peu pâle d’un après-midi de la pampa, à quelques centaines de mètres d’un pré où paissent des chevaux criollos. La distance géographique et le décalage horaire ont parfois des vertus inattendues. Ils débarrassent l’esprit de ce vacarme continu qui accompagne chaque scrutin. On échappe aux cris de victoire prématurés, aux lamentations théâtrales, aux plateaux de télévision où chacun s’efforce de transformer une variation de deux points en tournant historique.
La bulle médiatique possède un pouvoir singulier. Elle hypnotise ceux qui vivent de la politique, journalistes, militants, stratèges, sondeurs. Pour eux, chaque sondage devient un événement, chaque fluctuation une prophétie. Pourtant, l’électeur moyen n’en a cure. Il ne vit pas dans ce théâtre. Il travaille, élève ses enfants, se préoccupe du prix de l’essence, de la sécurité de son quartier ou de l’école de ses petits. Lorsqu’il vote, il le fait souvent selon des fidélités anciennes, des habitudes familiales, parfois même selon un simple réflexe social hérité de son milieu. Les peuples changent beaucoup plus lentement que les sondages.
Cette lenteur n’est pas une faiblesse. Elle est la condition même de la stabilité des nations. Les sondages capturent des humeurs, parfois des colères passagères. Les peuples, eux, portent des histoires. Une société ne modifie pas en quelques mois les représentations politiques qu’elle a mis cinquante ans à construire. Les électeurs avancent comme ces grands fleuves sud-américains qui serpentent à travers la plaine. Le courant semble immobile, et pourtant il finit par déplacer des continents de sable.
À cette lumière, les résultats de ces municipales prennent une signification particulière. Dans les vingt plus grandes villes françaises, les listes situées à la droite de la droite parlementaire passent de 7 % en 2020 à 16 % aujourd’hui. La progression est nette. Dans le même temps, La France insoumise, qui avait largement ignoré les municipales lors du précédent scrutin, s’installe désormais dans le paysage local et dépasse souvent les dix pour cent des voix. Les deux extrémités du champ politique progressent tandis que les formations centrales s’érodent ou se recomposent dans des alliances parfois improbables.
Encore faut-il lire ces chiffres avec prudence. Car cette progression, déjà visible, demeure en réalité partielle. Les droites dites radicales ne présentent pas de listes partout. Elles restent absentes de nombreuses communes, faute de cadres, de réseaux ou simplement d’ancrage local suffisant. Là où elles se présentent, elles progressent. Là où elles sont absentes, elles n’existent pas dans les urnes. Le pourcentage agrégé ne mesure donc qu’une présence incomplète, comme une marée observée à mi-côte, sans voir ce qui se forme au large.
Cette limite renvoie à une divergence plus profonde entre les différentes formations de ce courant. Le Rassemblement national, en particulier, ne semble pas avoir fait du développement municipal une priorité stratégique. Son implantation locale existe, certes, mais elle procède davantage par opportunités que par volonté systématique d’enracinement. Le parti fonctionne comme une structure centralisée, concentrée sur les échéances nationales, où l’image, la marque et la figure du chef jouent un rôle déterminant. À bien des égards, il est géré comme une petite entreprise politique, soucieuse d’optimiser ses positions électorales, mais peu encline à investir dans le patient travail de maillage territorial que suppose la conquête municipale.
À l’inverse, d’autres formations, plus récentes ou plus idéologiques, semblent avoir compris que leur avenir dépend précisément de cette implantation lente. Elles cherchent à s’inscrire dans le tissu local, à constituer des équipes, à ouvrir des permanences, à mener des campagnes de terrain. Là où le Rassemblement national capitalise sur une dynamique nationale déjà acquise, ces mouvements tentent de construire, pierre après pierre, une présence municipale encore embryonnaire.
Autrement dit, ces 16 % ne disent pas seulement ce qui est, ils suggèrent aussi ce qui pourrait être. Si l’on raisonne non plus en moyenne nationale, mais en intensité locale, le phénomène apparaît sous un jour différent. Dans les villes où ces listes existent réellement, où elles mènent campagne, où elles rencontrent les habitants, leurs scores sont souvent bien supérieurs à cette moyenne. Le chiffre national agrège des absences et des présences, il dilue une dynamique encore inégalement répartie sur le territoire.
Ce contraste se retrouve, en miroir, dans les résultats de la France insoumise. Le mouvement progresse indéniablement et parvient à s’implanter dans un nombre croissant de villes. Dans plusieurs métropoles, il dépasse les dix pour cent et devient un acteur incontournable des recompositions à gauche. Pourtant, là encore, la lecture globale mérite d’être nuancée. Car cette progression ne s’opère pas de manière homogène. Elle se concentre très nettement dans certains territoires, souvent urbains, souvent populaires, là où les équilibres démographiques ont profondément évolué au cours des dernières décennies. C’est dans ces espaces, déjà transformés, que le mouvement trouve ses points d’appui les plus solides et ses scores les plus élevés.
À l’inverse, dans de nombreuses villes moyennes ou dans des territoires restés plus stables, son implantation demeure plus fragile, parfois marginale. Ainsi, ce que les chiffres nationaux présentent comme une progression générale recouvre en réalité une géographie politique très contrastée, faite de bastions bien identifiés et de zones encore largement imperméables.
Ce point est essentiel pour comprendre la nature du moment politique. Contrairement aux partis anciens, solidement implantés dans chaque canton, ces mouvements sont encore en phase de constitution. Ils ne disposent ni du maillage patient que les formations traditionnelles ont bâti sur plusieurs décennies, ni de l’appareil militant qui permet de couvrir l’ensemble du territoire. Leur progression ne se mesure donc pas seulement en pourcentage de voix, mais en nombre de points d’ancrage conquis, en communes où une première liste apparaît, en villes où un groupe municipal commence à exister.
Ainsi, ce qui apparaît dans les chiffres comme une progression significative mais encore limitée pourrait bien être, en réalité, l’indice d’un phénomène plus profond. Non pas une vague déjà formée, mais une houle en train de se constituer, encore inégale, encore fragmentée, mais dont la logique interne est celle de l’expansion.
Ces évolutions paraîtront spectaculaires à ceux qui vivent dans l’instant médiatique. Elles sont en réalité le produit de transformations beaucoup plus longues, commencées il y a parfois quinze ou vingt ans. La politique ressemble à ces marées profondes que décrivait Oswald Spengler lorsqu’il observait les cycles des civilisations. Les vagues visibles ne sont que l’expression d’un mouvement qui s’est formé bien plus loin au large.
Avant même de méditer ces tendances générales, mon attention s’était pourtant fixée sur une expérience particulière. J’étais curieux d’observer la campagne menée à Paris par Sarah Knafo et le mouvement Reconquête. La capitale constitue un terrain difficile pour toute formation située à droite de la droite classique. Pourtant, la campagne menée par l’équipe de Reconquête m’avait paru d’une intelligence rare. Programme détaillé, propositions urbaines concrètes, et même cette idée séduisante d’une promenade aménagée au-dessus de la voie sur berge, projet capable de parler à l’imaginaire parisien autant qu’au quotidien des habitants.
Je me surprenais à rêver d’un résultat frôlant les quinze pour cent.
La réalité fut plus modeste. Pourtant, vue depuis la pampa, elle apparaît presque rassurante. Elle rappelle cette loi d’inertie qui gouverne les électorats et que les esprits pressés refusent d’admettre. Dans la bulle médiatique, où l’on confond volontiers visibilité et influence, la campagne de Sarah Knafo avait pris des allures de démonstration. Sur les réseaux, dans les cercles militants, jusque dans certains commentaires journalistiques, elle semblait avoir écrasé ses adversaires, imposé ses thèmes, dominé le débat avec une aisance presque évidente.
Mais cette domination appartenait à un monde particulier, clos sur lui-même, où les mêmes idées circulent entre les mêmes esprits, se renforcent et finissent par donner l’illusion d’une percée déjà accomplie. Ce monde n’est pas celui de l’électeur ordinaire. Celui-ci ne suit pas les joutes numériques, ne mesure pas la qualité d’un programme à la précision de ses chiffres, ne transforme pas une présence médiatique en vote automatique.
Dès lors, le décalage apparaît inévitable. Ce qui semble massif dans la sphère médiatique devient, une fois passé l’épreuve du suffrage, un simple frémissement. Non par faiblesse intrinsèque, mais parce que le passage du discours à l’enracinement exige un temps que la politique contemporaine, impatiente et fébrile, ne veut plus accorder.
La politique électorale ressemble à un navire lourd. Lorsque le capitaine ordonne de virer de bord, la coque continue longtemps sur son erre avant que la proue ne modifie réellement sa trajectoire. Les peuples changent plus lentement que les commentateurs ne l’imaginent. Et ceux qui confondent la clameur de l’écume avec la force de la vague s’exposent toujours à cette même surprise, découvrir que la mer, au fond, n’a pas encore changé de direction.
Cette inertie apparaît encore plus nettement lorsqu’on observe les villes moyennes. Le cas de Segré, dans le Maine-et-Loire, en offre un exemple presque pédagogique. Jean-Eude Gannat y obtient 21,72 % des voix et fait entrer sept élus au conseil municipal. Le score est remarquable dans une commune mêlant populations ouvrières et rurales. Pourtant, un autre candidat installé depuis plusieurs mandats, héritier d’une droite plus traditionnelle et porté par l’autorité tranquille de l’habitude, doté d’un nom à particule lié au terroir, le devance encore, malgré un programme dont la fadeur n’aurait sans doute guère enthousiasmé les électeurs s’il n’avait été enveloppé dans la continuité municipale.
Jean-Eude Gannat lui-même en tire une conclusion d’une lucidité presque désarmante dans le texte qu’il a publié après le scrutin. Il écrit ainsi :
« Malgré la diabolisation, sans débat, en refusant de m’excuser pour mes idées ou de rentrer dans l’arc républicain, c’est une victoire en soi, possible grâce à un vrai programme local et à notre capacité à montrer le réel sans langue de bois. »
Cette phrase résume à elle seule une évolution intéressante de la nouvelle génération militante. Pendant longtemps, les formations dites radicales ont vécu dans l’illusion d’un basculement rapide de l’opinion. Les élections successives ont montré que la réalité est beaucoup plus lente et beaucoup plus complexe.
Gannat le reconnaît lui-même lorsqu’il écrit :
« L’élection est un exercice nécessaire pour faire avancer nos idées et les confronter au réel, mais difficile à doser convenablement pour ne pas susciter de déconvenues et démotiver les troupes. »
Autrement dit, la compétition électorale possède une vertu pédagogique. Elle oblige les mouvements politiques à quitter le confort des cercles militants pour se confronter au pays réel. On découvre alors que les électeurs ne se déplacent pas pour des slogans, mais pour des questions concrètes, l’état des routes, la gestion des logements sociaux, la sécurité quotidienne, la fiscalité municipale.
C’est pourquoi Gannat développe dans son texte une idée qui mérite d’être examinée avec attention, celle d’un « nationalisme municipal ». La formule peut surprendre, mais elle renvoie en réalité à une tradition politique bien connue en France. Durant des décennies, le Parti communiste avait construit ce que l’on appelait le communisme municipal. Des mairies, des élus locaux, des réseaux d’associations, une présence quotidienne dans la vie des habitants. Le parti s’était enraciné dans le territoire avant même de peser réellement à l’échelle nationale.
Gannat propose implicitement d’appliquer la même stratégie à un courant idéologique différent. Il écrit ainsi que la mouvance doit passer de « trois ou quatre à trente porte-paroles capables de s’assumer en public, de tenir des locaux, de parler à tous les âges et toutes les conditions sociales, de faire du porte-à-porte, de gagner des villes ».
La réflexion se poursuit dans une perspective générationnelle. Il évoque les abstentionnistes qui ne votent pas tant par hostilité que par indifférence, et il insiste sur la nécessité d’aller à leur rencontre. Pour lui, la transformation politique ne viendra pas d’un coup de tonnerre électoral, mais d’un travail patient d’implantation locale.
Ce passage est sans doute le plus révélateur de son texte :
« Les boomers seront morts dans quinze ans, et les abstentionnistes de souche ne le sont bien souvent que parce qu’ils ne nous connaissent pas. Notre génération a le pouvoir, entre maintenant et 2050, de créer un tissu politique capable de faire la différence. »
Il y a dans ces lignes une intuition intéressante. Les transformations politiques profondes ne se produisent presque jamais par rupture brutale. Elles naissent de l’accumulation lente de réseaux, d’élus locaux, de relais associatifs, de militants capables de parler au pays réel.
Depuis la pampa, où l’horizon semble immobile pendant des jours avant qu’un orage venu du sud ne bouleverse soudain le ciel, cette vérité apparaît avec une clarté presque physique. Les peuples ne changent pas au rythme des sondages. Ils changent au rythme des générations.
Encore faut-il, toutefois, que ces générations puissent se succéder dans une certaine continuité. Toute transformation politique suppose un socle humain relativement stable, une transmission lente des habitudes, des mœurs, des fidélités. Si cette continuité se trouve rompue, si les équilibres démographiques se modifient trop rapidement, alors le temps long de la politique se trouve lui-même altéré. La vague n’a plus le loisir de se former, elle est dispersée avant d’avoir atteint le rivage.
La question n’est pas ici celle des slogans ou des formules, mais celle du rythme propre aux sociétés. Une nation ne se transforme pas seulement par ses institutions ou ses lois, elle se transforme d’abord par ceux qui la composent, par leur nombre, leur renouvellement, leur manière d’habiter le territoire. Lorsque ce rythme s’accélère au point de rompre avec les cadences anciennes, la politique elle-même change de nature. Elle cesse d’être une lente dérive pour devenir une suite de secousses, parfois imperceptibles, parfois brutales.
Ainsi, la temporalité des peuples, celle que j’évoquais en regardant l’horizon de la pampa, suppose une condition préalable, la persistance d’un corps collectif capable de porter cette durée. Sans cela, les cycles politiques ne s’accomplissent plus selon leur logique propre. Ils se trouvent infléchis, parfois contrariés, par des mouvements qui dépassent le seul jeu électoral.
Dans ce contexte, les idées peuvent surgir sur les plateaux de télévision, y trouver un écho, parfois même y imposer leur cadence. Elles circulent vite, séduisent, inquiètent, s’imposent un instant comme des évidences. Mais cette vitesse est aussi leur faiblesse. Si elles ne rencontrent pas la terre, si elles ne s’enracinent pas dans les communes, dans ces villages où des hommes décident un jour de se présenter devant les leurs, elles demeurent suspendues, sans prise réelle sur le pays.
Alors le vent les emporte, comme il les avait portées. Et la mer, elle, continue de suivre son rythme propre.
Source Breizh info cliquez ici
18:23 Publié dans Balbino Katz, Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 18 mars 2026
Retrait de Sarah Knafo à Paris : le point de vue éclairé de Pierre Cassen
13:11 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À Argenton-sur-Creuse (36), la liste "Retrouvons Argenton" menée par Pierre Gentillet présente pour gagner au second tour
Un communiqué de "Retrouvons Argenton" :
La gauche contrôle Argenton depuis 31 ans.
Réélire l’alliance socialistes-communistes-écologistes- Jeune Garde, c’est ajouter 7 ans à ce malheur
Ils célèbrent volontiers les guillotines de la Révolution, pour avoir mis fin à la monarchie héréditaire. Mais que dire de la sapinerie héréditaire d’Argenton ?
Voici d’abord le patriarche, Michel Sapin, le chef du clan. Depuis 40 ans, Michel Sapin a été successivement ministre socialiste des Finances, du Travail, de l’Economie, de la Fonction publique etc.
Voici son beau-frêre : Vincent Millan, maire d’Argenton-sur-Creuse
Voici le fils de Michel Sapin, neveu de Vincent Millan : Clément Sapin, adjoint au maire d’Argenton sur Creuse, officiellement désigné comme futur maire, par Vincent Millan, qui prévoit de lui passer le relais à court terme
Voici la belle-fille de Michel Sapin, membre de la police municipale d’Argenton-sur-Creuse
Et il y a tous les autres parents, casés un peu partout, sans compter les obligés et les féaux.
Le clan Sapin contrôle par ailleurs la plus grande partie des associations locales. Main de fer dans un gant de velours.
Cette dictature soft peut être remise en cause dimanche, car moins de 250 voix peuvent bouleverser tous leurs plans de carrières
Venez nombreux ce vendredi 20 mars, à la salle des fêtes Jean Frappat, rue de la Grenouille 36200 Argenton-sur-Creuse, pour la dernière réunion publique de la liste « Retrouvons Argenton », qui décidera si cette ville, surnommée la « petite Venise du Berry », va rester 7 ans de plus aux mains de la gauche et de l’extrême gauche.
NDLR SN : Rappelons que Pierre Gentillet avait été, il y a trois ans, à la pointe du combat contre l'installation de centres pour migrants, comme c'était le cas à Callac (22), dans son département. Nous invitons évidemment tous nos amis du Berry à le soutenir.
12:58 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 17 mars 2026
Sarah Knafo met l'intérêt de Paris devant les intérêts partisans
23:31 Publié dans Municipales 2026, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Réflexions sur la radicalité ou la normalité ?
10:52 Publié dans Municipales 2026, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 16 mars 2026
Au Perrier, en Vendée, Eric Mauvoisin-Delavaud réalise un score remarquable : 31,57%
21:01 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À Saint-Brieuc : Pierre-Yves Thomas se maintient au second tour
20:57 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Eric Zemmour : la Reconquête de nos communes est d’ores et déjà un succès
Eric Zemmour, président de Reconquête !
La Reconquête de nos communes est d’ores et déjà un succès.
J’ai le plaisir de vous annoncer que Reconquête! a remporté dès le premier tour plus d’une centaine de mairies partout en France.
Je félicite les cadres de notre mouvement qui ont travaillé sans relâche durant ces derniers mois afin de développer notre ancrage territorial.
Reconquête! sera également présent dans plus d’une cinquantaine de seconds tours partout en France grâce à nos listes Reconquête mais également à nos listes « Divers droite » et sans étiquette.
La mission que j’ai confiée à notre jeune mouvement lors de l’Université d’été 2025 est une réussite :
• Nous avons présenté des listes Reconquête dans les communes les plus peuplées de France: comme par exemple à Nice avec Cédric Vella, à Bordeaux avec Virginie Bonthoux-Tournay, à Toulouse avec Arthur Cottrel, dans la métropole lyonnaise avec Olivier Roche ou encore à Evreux avec Jean Messiha.
• Nous avons été les initiateurs de l’union des droites sur des listes « Divers droite » comme par exemple à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain avec Benoit de Boysson qui a mené une liste rassemblant des colistiers venus de Reconquête et des Républicains.
• Nous avons donc déjà remporté plus d’une centaine de mairies partout en France, principalement dans des communes de moins de 1.000 habitants.
Reconquête! est certes un jeune parti mais un parti dont le dynamisme et le sérieux ne sont plus à prouver. Notre ancrage territorial s’étend ce soir et continuera de s’étendre dans les années à venir et dans toutes les futures élections locales.
J’adresse mes plus sincères félicitations à tous nos candidats, colistiers, militants et cadres de notre mouvement qui ont fait vivre la reconquête partout en France dans cette campagne municipale.
15:18 Publié dans Eric Zemmour, Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Municipales : la réaction du Parti de la France
10:14 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Une France divisée en deux

Yann Vallerie
Le premier tour des municipales 2026 a confirmé bien davantage qu’une simple photographie électorale locale. Il a mis en pleine lumière une fracture française qui existe depuis plusieurs siècles mais qui est devenue immense, presque organique, entre les grandes métropoles, plus que jamais ancrées à gauche ou à l’extrême gauche, et les villes moyennes, les espaces périphériques, les bastions populaires et les territoires en tension, où la droite et le Rassemblement national continuent de progresser. Ce qui se dessine au soir du 15 mars, ce n’est pas seulement une alternance ici ou là, ni une série de duels municipaux. C’est l’image de deux France qui cohabitent sur le même sol sans plus se comprendre vraiment, sans envie du moindre destin commun. Un pays au bord de la rupture en quelque sorte.
Une participation en hausse, mais un désamour civique qui ne disparaît pas
La participation remonte par rapport au scrutin de 2020, faussé par le Covid. 56% des personnes inscrites sur les listes électorales auront pris part au vote, c’est à dire qu’encore une fois, pas loin d’un français sur deux s’en moque royalement.
Le constat est clair : les municipales mobilisent encore davantage que d’autres scrutins, mais elles ne parviennent plus à susciter l’élan civique massif d’autrefois. Logique puisqu’il n y a plus aucune cohésion. Dans de nombreuses communes, le maire sera désigné dès le premier tour, souvent faute de concurrence réelle. Dans beaucoup d’autres, une partie de l’électorat semble avoir considéré que tout était joué d’avance, ou que rien ne changerait vraiment à sa vie quotidienne.
Cette abstention persistante n’est pas un simple bruit de fond. Elle dit le décrochage d’une partie du pays, le sentiment d’impuissance, le dégoût de la politique chez les uns, la lassitude chez les autres. Mais elle n’empêche pas un phénomène plus net encore : le pays vote désormais selon une géographie sociale et culturelle de plus en plus tranchée.
Les métropoles restent le cœur battant de la gauche urbaine
Dans les grandes villes, le premier enseignement est sans ambiguïté. Le Parti socialiste, souvent allié aux écologistes, conserve des positions solides. Paris en donne l’exemple le plus éclatant. Emmanuel Grégoire y vire largement en tête, devant Rachida Dati. La capitale confirme ainsi qu’elle demeure un bastion du gauchisme urbain, du vote de cadres, de fonctionnaires supérieurs, de diplômés, d’un électorat métropolitain qui continue de vivre dans un univers politique, sociologique et culturel largement séparé du reste du pays.
Même logique à Montpellier, où Michaël Delafosse arrive nettement en tête. Même logique encore à Rennes, où Nathalie Appéré conserve l’avantage, même si elle est sous pression. À Nantes, Johanna Rolland reste devant, mais sans marge confortable. À Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Tours, Poitiers ou Annecy, les équilibres demeurent favorables aux sortants ou aux blocs de gauche et écologistes, même lorsque la droite remonte.
Il y a là une réalité française désormais bien installée : les grandes métropoles, enrichies, tertiarisées, globalisées, métissées, peuplées d’électeurs plus jeunes, plus diplômés, plus mobiles, continuent de voter pour des équipes qui parlent de transition écologique, de diversité, de mobilités douces, de gouvernance urbaine, de densification ou de “vivre ensemble”. Dans ces centres, le vote de gauche n’est plus seulement idéologique. Il est devenu le vote naturel d’un milieu social particulier, celui des gagnants ou des protégés de la mondialisation urbaine.
Mais la gauche est elle-même coupée en deux
Cette domination de la gauche dans les métropoles n’a pourtant rien d’un long fleuve tranquille. Car une autre fracture travaille ce camp : celle qui oppose la gauche socialiste de gestion à La France insoumise, plus agressive, plus communautarisée, plus radicale dans ses thèmes comme dans ses méthodes.
À Lille, le PS ne domine plus sans trembler. Arnaud Deslandes n’y devance que de peu la candidate LFI. À Toulouse, l’insoumis François Piquemal passe devant le candidat de l’union de la gauche. À Limoges, même scénario : LFI dépasse le socialiste. À Rennes, Nathalie Appéré sait qu’elle ne pourra l’emporter sans se poser la question des voix de Marie Mesmeur. À Marseille, Sébastien Delogu entend lui aussi peser, sinon davantage.
Autrement dit, même là où la gauche domine encore, elle n’est plus homogène. Elle est traversée par une ligne de fracture profonde entre une social-démocratie municipale qui veut encore se présenter comme sérieuse et gérante, et une gauche mélenchonisée qui prospère dans les quartiers populaires, les zones de forte immigration, certains centres urbains précarisés, en tenant un discours de rupture, de conflictualité et de pression permanente sur ses alliés. Cette tension pèsera lourd dans l’entre-deux-tours.
Le RN progresse partout ailleurs.
Face à cette France métropolitaine de gauche, une autre carte se dessine. Elle est celle des villes moyennes, des territoires périphériques, du Sud-Est, du Nord populaire, de ces communes où les enjeux de sécurité, d’identité, de déclassement, de pression migratoire et de pouvoir d’achat l’emportent sur les lubies morales des centres-villes gentrifiés.
Le Rassemblement national sort renforcé de ce premier tour. Il conserve Perpignan dès le premier tour, avec la réélection de Louis Aliot. Steeve Briois est reconduit massivement à Hénin-Beaumont. David Rachline l’emporte également à Fréjus. À Toulon, Laure Lavalette arrive en tête, même si le second tour s’annonce plus délicat en raison des réserves de voix possibles pour la maire sortante et ses alliés potentiels. À Marseille, Franck Allisio se retrouve au coude-à-coude avec Benoît Payan. Dans plusieurs villes de plus de 100 000 habitants, le RN n’est plus un simple figurant : il devient un prétendant crédible à la conquête ou à l’arbitrage.
Il faut mesurer ce que cela signifie. Le RN ne progresse pas seulement en pourcentage ; il s’installe plus profondément dans le paysage municipal. Il dépasse désormais le simple vote protestataire pour devenir, dans certains territoires, une offre de pouvoir local. Ce n’est plus seulement le vote du refus. C’est de plus en plus le vote de ceux qui considèrent que la France officielle, médiatique, urbaine et métropolitaine ne parle plus pour eux.
La droite classique résiste, mais reste prise entre deux feux
Les Républicains et les diverses droites conservent une vraie implantation locale. Le Havre en fournit un exemple central avec Édouard Philippe, très nettement en tête. Dans de nombreuses villes, la droite municipale reste crédible dès lors qu’elle dispose d’élus enracinés, identifiés à une gestion locale stable, moins idéologique, plus concrète.
Mais cette droite demeure dans une position inconfortable. D’un côté, elle subit la domination culturelle de la gauche dans les grandes métropoles. De l’autre, elle voit une partie de son électorat glisser vers le RN dans les territoires où la question de l’ordre, de l’immigration ou du déclassement devient centrale. À Toulon, à Marseille, dans plusieurs communes du Sud et du Nord, cette tension est visible. D’où les appels à “pas une voix pour LFI”, les hésitations sur l’attitude à tenir face au RN, et les débats internes sur l’union des droites.
La droite française garde des maires, des réseaux, des bastions, mais elle n’a pas encore résolu son problème stratégique : comment parler à la fois aux classes moyennes de centre-ville, aux périphéries pavillonnaires, aux retraités, aux classes populaires inquiètes et aux électeurs tentés par le RN ? Ce premier tour ne tranche pas cette question. Il la rend plus urgente.
Marseille résume à elle seule la guerre civile froide française
S’il fallait un symbole de cette France fracturée, Marseille serait sans doute le plus parlant. La ville se dirige vers un second tour explosif, avec Benoît Payan et Franck Allisio à égalité, tandis que LFI et la droite classique restent en embuscade. Tout y est : immigration massive, quartiers abandonnés, clientélisme, insécurité, communautarisation, affrontement entre gauche morale, gauche radicale, droite usée et droite nationale en ascension.
Marseille n’est plus seulement un cas local. Elle est une métaphore. Celle d’une France où les blocs ne se parlent plus, où les électorats vivent dans des mondes parallèles, où les alliances deviennent contre-nature, où l’on vote de plus en plus contre un autre peuple intérieur plutôt que pour un projet commun.
Deux peuples, deux imaginaires, deux votes
C’est là le fait politique majeur de ce premier tour. Ou plutôt la confirmation de ce qui existe depuis au moins la Révolution française. Il existe en France deux pays qui se superposent sans se rejoindre. D’un côté, la France des grandes métropoles, de l’économie tertiaire, des centres rénovés, des diplômés, des cadres, des bobos, des élus socialistes ou écologistes, d’un électorat qui vit souvent à distance des réalités de l’insécurité, de l’enracinement local et de la désindustrialisation. De l’autre, la France des villes moyennes, des zones périurbaines, des classes populaires, des bourgs déclassés, des périphéries concrètes, des territoires qui voient passer la mondialisation comme une menace plus que comme une promesse.
Les premières votent pour gérer la ville-monde. Les secondes votent pour protéger leur identité, leur mode de vie, leur sécurité. Les premières parlent climat, inclusion, mobilités, diversité. Les secondes pensent d’abord survie économique, ordre public, accès au logement, école, immigration, identité, services publics qui ferment et sentiment de dépossession. Entre ces deux France, l’écart n’est plus seulement politique. Il est anthropologique.
Le macronisme, grand effacé du scrutin
Au milieu de cette fracture, le macronisme apparaît comme le grand perdant structurel. Partout ou presque, les listes liées à la majorité présidentielle peinent à exister par elles-mêmes. Elles ne dominent ni les métropoles, tenues par la gauche, ni les territoires en tension, aimantés par la droite ou le RN. Elles survivent dans des alliances, des arrangements, des compromis locaux, mais ne dessinent plus aucun axe national lisible.
Ce premier tour montre ainsi qu’Emmanuel Macron a laissé derrière lui un champ politique profondément fragmenté, mais sans force centrale capable d’incarner durablement un bloc municipal puissant. Le macronisme national avait déjà perdu son souffle populaire. Il apparaît désormais très faible sur le terrain local.
Le second tour dira qui, de la gauche de gestion ou de la gauche radicale, dominera les métropoles. Il dira aussi si le RN peut transformer ses poussées en conquêtes supplémentaires. Il dira enfin si la droite classique sait encore gagner seule ou si elle continuera à vivre entre l’ombre portée du macronisme finissant et la poussée du vote national.
Mais le plus important est peut-être déjà acquis. Ce premier tour a révélé une France séparée d’elle-même. Une France où les centres-villes rénovés, universitaires, protégés et subventionnés ne votent plus comme les couronnes, les petites villes, les zones en déclin ou les territoires sous pression. Une France où le mot même de “communauté nationale” paraît chaque jour plus abstrait, tant les intérêts, les perceptions, les peurs et les attentes divergent.
Les municipales 2026 n’auront donc pas seulement été un scrutin de maires. Elles auront été, une fois encore, la radiographie d’un pays désuni. Une France à deux vitesses, à deux mémoires, à deux horizons. Et peut-être, de plus en plus, à deux peuples. Quand est ce qu’on officialise le divorce ?
Source : Breizh.info
09:48 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Partie à 4% dans les sondages il y a 6 semaines, Sarah Knafo fait 10,4% à Paris
01:09 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Coup d'éclat à Saint-Brieuc : la liste de Pierre-Yves-Thomas, avec 13% des voix, qualifiée pour le second tour...
13%, c'est le score inattendu que réalise la liste "Saint-Brieuc LA droite pour tous" menée par Pierre-Yves Thomas (R!). C'est sous un tonnerre d'applaudissements que le candidat est arrivé, après avoir répondu aux TV et Radios locales, au siège briochin de Reconquête ! pour retrouver ses colistiers et les nombreux militants et amis venus le soutenir. D'ores et déjà, la campagne pour le second tour est engagée...
00:47 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Avec près de 22%, Jean-Eudes Gannat fait un excellent score à Segré en Anjou
00:35 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 13 mars 2026
À Orange, le Parti de la France soutient la liste de Jacques Bompard
Pour les élections municipales des dimanches 15 et 22 mars prochains, à Orange, le Parti de la France apporte son soutien à la liste menée par Jacques Bompard, maire historique de cette ville du Vaucluse, scandaleusement persécuté par la justice et rétabli in extremis dans ses droits pour pouvoir se représenter.
11:41 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 11 mars 2026
À Lannion (22), la gauche n'hésite pas à diffuser un faux tract de la liste nationale "Osons Lannion"
Là où elle ne tue pas, comme à Lyon, la gauche est prête à utiliser n'importe quel stratagème pour tenter de sauver ses prébendes. Elle montre une fois de plus, ici à Lannion comme ailleurs, qu'elle est aux abois en distribuant un faux tract de la liste nationale locale.
C'est bien volontiers que nous reproduisons ci-dessus la réponse de Blanche Le Goffic, tête de liste "Osons Lannion", à cette lamentable provocation.
S N
19:14 Publié dans Communiqués de presse, Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sarah Knafo ce mercredi matin sur C-news
16:40 Publié dans Municipales 2026, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 10 mars 2026
LE DÔME DE PARIS ETAIT BONDÉ CE LUNDI SOIR POUR ACCLAMER SARAH KNAFO
00:40 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 09 mars 2026
Pierre-Yves Thomas (Saint-Brieuc, LA droite pour tous) invité de Bretagne 5
23:45 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Mercredi 11 mars : réunion publique de Valérie Laupies à Tarascon (13)
23:16 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vendredi 13 mars, au Perrier (85) : réunion publique de Eric Mauvoisin-Delavaud
23:12 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Pierre Piacentini candidat de la droite de conviction à Cagnes-sur-Mer (06)
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18:33 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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