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mercredi, 02 avril 2014

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER

RIVAROL N° 3134

du 27 mars 2014

 

PEGGY la cochonne est une célèbre marionnette qui fait partie du Muppet show. Elle est éprise de Kermit la grenouille (« Kermitou d’amour ») et autres mâles de toutes origines. Jean-Marie Le Pen s’est encore fait remarquer samedi 15 mars lors d’un meeting du Front National à Toulouse, où il était venu soutenir le candidat Serge Laroze. Dans une vidéo extraite d’un reportage du JDD, on peut voir Jean-Marie Le Pen signer un autographe à une femme prénommée Peggy à qui il demande : « C’est vous la cochonne ? ». Elégant, le Menhir…

 

JEAN-MARIE LE PEN N’AURAIT PAS PRIS D’ÉTRANGERS SUR LES LISTES FN

 

Des Portugais, des Roumains, des Belges…Plusieurs dizaines d’étrangers, tous d’origine européenne, étaient inscrits sur les listes Rassemblement Bleu Marine (RBM), alors que le FN est théoriquement opposé au droit de vote des étrangers. Cela n’a guère plu à Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du Front national. « Personnellement, je n’aurais pas pris d’étrangers sur ma liste », a-t-il déclaré quatre jours avant le scrutin sur BFMTV/RMC, ajoutant : « Je ne suis pas européiste, mais eurosceptique. » En Ile-de-France, les listes soutenues par le FN comptent une vingtaine de citoyens portugais. A Paris, trois Espagnols. Et puis des Roumains dans les Pyrénées-Orientales. On ose espérer que ce ne sont pas des Rroms ! Une Bulgare à Villeurbanne, une Belge et une Portugaise sur la liste d’Aliot, à Perpignan. Etc. Remarquons qu’il est infiniment moins grave de placer des Européens sur les listes FN que de s’aventurer dans la “diversité”, qui, tôt ou tard, revient comme un boomerang au visage des apprentis sorciers.

1.jpgCONNAISSEZ-VOUS PAUL BISMUTH ?

 

Paul Bismuth est tout simplement le nom d’emprunt derrière lequel s’abritait Nicolas Sarkozy pour téléphoner à son avocat de façon, croyait-il sécurisée. Il se savait sur écoutes et utilisait un autre téléphone qu’il croyait discret. En somme une ligne secrète. Las, les policiers, qui ne sont pas forcément des imbéciles, avaient éventé la manœuvre et écoutaient allègrement les conversations les plus secrètes de l’ancien Président et de son avocat Thierry Herzog. Leur objectif : contrer les enquêtes et les procédures en cours dans les affaires concernant Sarkozy. Mediapart relève la mise en place d’« un cabinet noir pour neutraliser les juges qui enquêtent sur lui ». Les deux compères citent, à plusieurs reprises, un « correspondant » et des “amis”, qui les tiennent informés de l’évolution de procédures judiciaires en cours. Gilbert Azibert, magistrat de la Cour de cassation qui surveille le dossier des agendas de Nicolas Sarkozy saisis par les juges de Bordeaux est plus que fortement soupçonné d’être ce “correspondant” et “ami”. Il est vrai que les propos de Herzog ne sont guère ambigus. Gilbert Azibert aurait bien “bossé”. Il ambitionnait, paraît-il, une sinécure au Conseil d’Etat de Monaco en échanges de ses renseignements. Nos lecteurs savent qu’il aurait fait un malaise et serait tombé dans les escaliers après que son implication fut évoquée. D’aucuns évoquent une tentative de suicide. Une enquête pour trafic d’influence a été ouverte le 26 février 2014. Elle est à l’origine de perquisitions menées début mars aux domiciles et dans les bureaux de Thierry Herzog et de Gilbert Azibert. Il est vrai que les écoutes donnent des résultats étonnants. Ainsi Thierry Herzog se dit confiant sur le sort des agendas de l’ancien président, saisis par les juges chargés de l’affaire Bettencourt… « sauf si le droit finit par l’emporter » ! Il évoque aussi « ces bâtards de juges de Bordeaux ». Un dialogue digne d’un film de gangsters a lieu le 1er février entre Sarkozy et Herzog. Les deux hommes envisagent d’organiser une fausse discussion sur la ligne principale de l’ancien président. Comme Sarkozy se savait écouté sur cette ligne, il souhaitait “enfumer” les policiers en leur donnant l’impression d’avoir une conversation normale sur la Cour de cassation. Hélas pour lui, la seconde ligne était aussi sur écoute.

2.jpgLES PASSE DROITS DE MADAME VALLS

 

Valls et sa police savent se montrer féroces avec les Veilleurs mais, ô combien conciliants, quand il s’agit de l’épouse du ministre. Anne Gravoin, l’épouse violoniste, en sait quelque chose. Le 28 janvier, un agent de surveillance de la voie publique verbalisait les véhicules en infraction dans la rue du 11ème arrondissement où habite le couple. La pervenche verbalisa ainsi une Toyota. Effroi du policier en faction. Il ne fallait pas verbaliser ce véhicule. Trop tard ! En fait, raconte Le Point.fr, ce policier avait été appelé le matin même sur le téléphone de service, par Anne Gravoin qui lui expliquait qu’elle attendait la visite d’une amie qu’il convenait de ne pas verbaliser si son véhicule était mal garé. Quand l’épouse du ministre découvre que ses consignes n’ont pas été suivies d’effet, elle s’énerve, déclarant : « J’appelle immédiatement Manuel ». Deux heures plus tard, l’affaire était réglée et le PV avait été jeté à la poubelle… Ce n’est pas la première fois qu’elle joue la Trierweiler. Agacée par le nombre de SDF qui hantent le quartier, elle les aurait tout simplement fait déplacer… Lorsque l’ex-femme de Valls se fit voler son sac à main, en février 2013 à Evry, la police technique et scientifique fut mobilisée. Le sac fut retrouvé et rapporté, certes vidé de son argent, par le commissaire en personne, qui visait sans doute la

 

BIZARRE : LES MÉMOIRES DE JMLP BLOQUÉES CHEZ L’ÉDITEUR

Robert Ménard, ex-patron de Reporters sans frontières (RSF) et candidat soutenu par Marine Le Pen à la mairie de Béziers, et sa femme, Emmanuelle Duverger ont réalisé un livre d’entretiens avec Jean-Marie Le Pen. Sa publication était programmée en octobre 2013, selon les informations livrées par L’Express qui en dévoile quelques extraits. JMLP dément qu’il s’agit stricto sensu de Mémoires, mais Ménard passe cependant la vie du Menhir au crible, avec la complicité de celui-ci. Pourquoi la parution est-elle bloquée ? La faute à l’éditeur ? Pas du tout. « Mais pourquoi avoir attendu quasiment la veille de l’envoi à l’imprimerie pour interrompre le processus ? » s’interroge un proche de l’éditeur. La mise en place de 20 000 exemplaires de l’ouvrage avait même été annoncée au diffuseur Interforum. Des recettes non négligeables en perspective — environ 200 000 euros — pour l’éditeur Luc Jacob-Duvernet. Ce n’est évidemment pas l’éditeur qui a bloqué l’impression et la diffusion. Alors ? En fait, c’est Robert Ménard lui-même qui en a stoppé la sortie, expliquant à Jacob-Duvernet « qu’il ne souhaite pas gêner ses alliés pour les municipales, ni renforcer l’idée qu’il est un sous-marin du Front national ». Les alliés en question, comme Debout la République (DLR), soucieux de ne pas être assimilés au FN, auraient peu apprécié une telle parution en pleine campagne électorale. L’éditeur a lourdement insisté pour que Ménard change d’avis. Réponse de Ménard : « Je ne peux pas, je ne peux absolument pas ». Certains évoquent l’hypothèse que les pressions qu’il a subies viendraient aussi de la Présidente du FN, peu désireuse que son père vienne troubler la campagne des municipales avec quelques provocations qu’elle craignait de découvrir dans le livre. Il paraît, selon L’Express qui a pu consulter l’ouvrage, que « Le Pen retrouve sa verve et son goût pour la provocation, notamment pour croquer les nombreuses personnalités qu’il a croisées, escortées ou combattues en plus de cinquante ans de vie politique. Poujade, Tixier-Vignancour mais aussi François Mitterrand et Jacques Chirac. » Il rappelle ainsi cette scène où Mitterrand, « homme de Vichy qui sait certainement beaucoup de choses », est venu lui serrer la main à l’issue d’un discours au Parlement de Strasbourg, en 1995. Le Pen évoque ses quatre rencontres avec Jacques Chirac dont deux secrètes, l’une avant le premier tour de la présidentielle de 1988, l’autre entre les deux tours. A un moment, il lâche : « Il y a une énigme Chirac. Il n’est pas le fils de sa mère », laissant entendre que Chirac serait un enfant juif adopté. Une rumeur que les biographes ont écartée à tort ou à raison. On devine pourquoi Marine Le Pen n’a aucune envie que cet ouvrage paraisse en pleine campagne. Paraîtra-t-il un jour ? Rien n’est moins sûr.

ERIC RAOULT ET SES FANTAISIES SEXUELLES (SUITE)

 

On en sait un peu plus quant à l’affaire du harcèlement sexuel pour laquelle le maire UMP du Raincy et ancien ministre Eric Raoult est accusé par une ancienne collaboratrice à qui il a envoyé des milliers de textos. Il se défend avec des arguments parfois étonnants évoquant « un moment de faiblesse qui est arrivé pendant mon premier accident vasculaire cérébral. Certains textos étaient écrits sur le ton de l’humour ». Beaucoup d’humour, en effet dans ces textos tels : « Vous êtes très bien foutue. Avec le vin, vous faites tourner la tête des mecs », « Vous êtes trop chaude ? » ou encore « Agnès, la reine des caresses ». Interrogé par L’Express, Éric Raoult concède encore avoir « deux, trois fois, enfin un peu plus » dû dire « qu’elle était jolie ». Et il ajoute : « Maintenant, c’est vrai, j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette fille mais je jure qu’il ne s’est rien passé ». « Je n’ai eu aucune relation sentimentale avec Agnès Desmarest ; peut-être fantasmagorique, aucunement sexuelle. » Mais oui, il ne s’est rien passé tout simplement parce qu’elle ne le voulait pas ! Il tente de se trouver des excuses, expliquant : « Entre le moment où elle a été engagée et le moment où je l’ai rencontrée, elle a fait refaire sa poitrine et sa physionomie a changé »: Un argument majeur que toute la Cour d’Assises retiendra ! En attendant, Éric Raoult est dans de sales draps, c’est le cas de le dire !

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23:56 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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