samedi, 28 décembre 2019
À propos du « survivant désigné »
Georges Feltin-Tracol cliquez ici
La chaîne de télévision C8 diffuse depuis le 17 novembre dernier chaque dimanche soir quatre épisodes de la première saison de Survivant désigné. Lancée en 2015, cette série étatsunienne s’est arrêtée au terme de trois saisons en juillet 2019. On trouve parmi ses auteurs David Guggenheim, un rédacteur des discours de Bill Clinton et d’Al Gore et l’acteur – producteur Kal Penn, fort proche de l’entourage de Barack Obama. Quant à la vedette principale, le Canadien Kiefer Sutherland, elle ne cache pas sa sympathie pour le Nouveau Parti démocratique, l’équivalent à Ottawa de Génération.sde Benoît Hamon. Cette série synthétise toutes les lubies néo-conservatrices et progressistes qui constituent l’idéologie de l’État profond yankee.
Librement inspirée des aventures de Jack Ryan, le héros de Tom Clancy, l’intrigue tourne autour du « survivant désigné » Thomas Adam Kirkman. Lors de l’investiture présidentielle tous les quatre ans et au moment du discours annuel du président des États-Unis sur l’état de l’Union devant les deux chambres réunies du Congrès, la Maison Blanche désigne un membre du gouvernement qui, placé sous la protection du Secret Service dans un lieu tenu secret, doit assumer en cas de destruction des institutions la continuité de l’État et devenir le nouveau président des États-Unis. Au lendemain du 11 septembre 2001, le vice-président Dick Cheney et le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux étaient ces « survivants désignés ». Le 20 janvier 2009, jour de la prestation de serment de Barack Obama, le secrétaire à la Défense, le républicain Robert Gates, maintenu dans ses fonctions par le nouvel élu démocrate, assumait ce rôle.
Depuis 2005, le Congrès choisit lui aussi des sénateurs et des représentants « survivants » qui assisteront le cas échéant le nouveau président afin de renforcer leur légitimité respective. La série s’attarde un peu sur cette fragilité constitutionnelle intrinsèque. Secrétaire au Logement et au Développement urbain bientôt démissionné, Thomas Kirkman est un universitaire, inscrit chez les indépendants, qui a participé à aucune campagne électorale. Il devient chef de l’État après l’explosion terroriste du Capitole. Susceptible d’accéder au Bureau ovale dans des circonstances tragiques, le « survivant désigné » doit respecter les conditions d’éligibilité à la présidence des USA : y être né, avoir au moins 35 ans et avoir eu sa nomination au poste ministériel confirmée par le Sénat. Pour l’heure, en sont exclus la secrétaire aux Transports de Donald Trump, Elain Chao, originaire de Taïwan, naturalisée en 1972, et Chad Wolf, le secrétaire à la Sécurité intérieure par intérim.
Adopté en 1967, le XXVe amendement n’évoque que le vice-président, même s’il réaffirme toute sa légitimité à succéder au président élu. Le cas s’est présenté à neuf reprises, huit décès et une démission, à savoir Gerald Ford, successeur de Richard Nixon en 1974. Or le vice-président qui accède à la présidence sans avoir été élu se voit souvent décrié. Président de droit du Sénat, il est souvent écarté des affaires courantes par son colistier. Truman découvre le projet Manhattan à la mort de Roosevelt. Depuis Bill Clinton, la vice-présidence a été notoirement revalorisée et son titulaire promu co-responsable des mesures prises par l’exécutif. Ce dédain remonte aux premiers temps des États-Unis quand le vaincu de la présidentielle devenait néanmoins vice-président. Malgré le changement du mode d’élection, cette défiance perdure. John Tyler succède en 1841 à William Henry Harrison investi un mois plus tôt, victime d’une pleurésie mortelle. Perçu comme un homme d’État médiocre, le dixième président Tyler agit cependant en tant que président à part entière et non pas comme un quelconque président par intérim. Il dirige en revanche les États-Unis sans aucun vice-président à ses côtés. En cas de drame, qui l’aurait remplacé ?
Le Congrès vota dès 1792 une première loi de succession présidentielle. Elle prévoyait qu’en cas de vacance de la présidence et de la vice-présidence, la fonction reviendrait au président pro tempore du Sénat (c’est-à-dire le doyen de la majorité sénatoriale, aujourd’hui le républicain de l’Iowa Chuck Grassley), puis au speaker (président) de la Chambre des représentants, soit la démocrate californienne Nancy Pelosi. En 1886, une nouvelle loi modifie l’ordre. La charge présidentielle reviendrait alors au secrétaire d’État (soit Mike Pompeo), puis dans l’ordre protocolaire aux autres secrétaires du Cabinet. En 1947, Harry Truman promulgue un troisième ordre de succession encore en vigueur : vice-président, speaker, président pro tempore du Sénat, secrétaire d’État, secrétaire à la Défense et les onze autres ministres sur les quinze envisagés.
Toutefois, anglais oblige, les textes demeurent assez obscurs. En effet, en cas de destruction complète des institutions, qu’est-ce qui empêcherait les parlementaires survivants d’élire un speakerqui reléguerait ainsi au second plan le survivant désigné de l’exécutif ? Ce dernier serait-il contraint de démissionner quelques jours après son entrée en fonction ? Le « survivant désigné » nouveau président serait-il vraiment obéi ? Dans la série, le gouverneur du Michigan ne reconnaît pas l’autorité de Tom Kirkman, mais (merci les scénaristes !) ce gros naïf accepte de se rendre à Washington où il se fait arrêter pour sédition et conspiration. Mais si le gouverneur avait refusé de se déplacer et obtenu en prime l’aide de son assemblée d’État et de la Cour suprême locale, comment aurait réagi Washington ? Dans ce contexte exceptionnel, un État fédéré pourrait bien aller jusqu’à l’épreuve de force en proclamant sa souveraineté effective.
Ces interrogations ne visent pas que le « survivant désigné », elles concernent aussi le speaker et le président pro tempore. Dans l’éventualité peu probable d’une destitution simultanée de Donald Trump et de Mike Pence, Nancy Pelosi bénéficierait-elle d’une réelle légitimité ? Toutes ces hypothèses montrent en tout cas la méfiance atavique des Étatsuniens pour les modalités non électives de succession du résident au 1600, Pennsylvania Avenue.
Bonjour chez vous !
• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°152, mise en ligne sur TV Libertés, le 16 décembre 2019.
15:36 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Eric Zemmour : l’hymne algérien est le seul au monde désignant un adversaire, «en l’occurrence la France»
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« Les Français se laissent culpabiliser depuis 60 ans » par rapport au passé colonial, a tranché Éric Zemmour dans l’émission Face à l’info, tout en évoquant l’hymne national de l’Algérie dont le texte pointe du doigt son ennemi: la France. Selon lui, c’est le seul hymne au monde désignant un adversaire.
Discutant le mouvement de contestation en Algérie, le polémiste Éric Zemmour s’est prononcé sur le pouvoir algérien, rappelant que l’hymne du pays était le seul chant patriotique évoquant un adversaire, à savoir la France. Cette déclaration est survenue dans l’émission Face à l’info, le 18 décembre :
C’est « le seul hymne au monde qui désigne dans ses propres mots un adversaire, en l’occurrence la France », a-t-il affirmé.
Le point de vue d’Éric Zemmour a été soutenu par l’essayiste Jean Sévillia, interrogé par Valeurs actuelles, qui a rappelé que le Kassaman, écrit par le poète Moufdi Zakaria, « a été composé lors d’une guerre révolutionnaire déclenchée par un mouvement indépendantiste et nationaliste qui agissait par la violence contre la France et est devenu l’hymne officiel en 1963 ». C’est pourquoi, la France est mentionnée dans l’hymne en tant qu’ennemi : « Ô France! le temps des palabres est révolu - Nous l'avons clos comme on ferme un livre - Ô France! voici venu le jour où il te faut rendre des comptes - Prépare toi! voici notre réponse - Le verdict, Notre révolution le rendra - Car nous avons décidé que l'Algérie vivra - Soyez-en témoin! Soyez-en témoin! Soyez-en témoin ! »
« Le FLN tape sur la France »
Bien que la guerre d’indépendance algérienne soit terminée, le passé reliant les deux pays sert toujours de source de culpabilisation pour la France, maintenue par le Front de libération nationale (FLN), a affirmé Éric Zemmour : « Le FLN, régulièrement, lorsqu’il veut montrer qu’il est toujours légitime pour gouverner le pays, quand il est contesté, tape sur la France: il parle génocide, de guerre coloniale… C’est un classique. […] Et les Français se laissent culpabiliser depuis 60 ans. […] C’est un jeu sans fin et les dirigeants du FLN sont les rois pour jouer à ça. »
«Crime contre l’humanité»
En outre, les paroles d’Emmanuel Macron sur un « crime contre l’humanité », qu’il a prononcées lors d’un voyage en Algérie dans le cadre de sa campagne présidentielle, nourrissent la victimisation de la France, selon le polémiste.
Critiquant le pouvoir algérien actuel considéré comme «une caste au pouvoir», Éric Zemmour a donné sa vision des relations entre la France et l’Algérie : « L’Algérie c’est une caste au pouvoir, qui prend tout l’argent et qui donne des bribes et qui, quand elle a un problème, insulte la France et laisse partir un peu d’immigrés pour ouvrir la cocotte-minute, et c’est la France qui les reçoit. »
13:55 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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10:26 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les Français vont-ils être capables de se supporter ?
Bernard Plouvier
Dans la Rome antique, après chaque époque de guerre civile, on décrétait une Indulgentia perfecta. Non pas cette « indulgence plénière », cette « absolution » laxiste de ceux qui ont ensuite dominé l’Urbs, prenant (fort mal) le relais des grands républicains puis des empereurs les plus efficaces, mais l’amnistie pour tous les délits et une peine modérée pour les crimes politiques d’une époque terminée (per-fecta : une fois les faits révolus). En France, on ignore manifestement la chose !
Grand Président Macron y va de sa ritournelle sur les « crimes de la colonisation », pour mieux asseoir l’exploitation des richesses du sol et du sous-sol africain par diverses sociétés multinationales, peut-être celles qui envisagent d’un bon œil de subvenir à certains besoins lors des prochaines campagnes présidentielles.
Et certes, Grand Président Macron a des excuses à faire... mais aux contribuables français des siècles passés, pour le détournement de milliards d’unités de compte prélevées sur le produit des impôts et des taxes, soit ce qu’il en a coûté pour abolir les guerres tribales en Afrique, en Asie et en Océanie, pour sortir de la préhistoire l’Afrique équatoriale, et pour dynamiser un Maghreb médiéval, assoupi sur son coran.
Des excuses sont également nécessaires aux Français contemporains – nous ! – pour leur avoir imposé, sans référendum, une immigration de masse d’origine extra-européenne, strictement inutile, sauf pour relancer une grande distribution mise à mal par le sens de l’économie de la nation française, une immigration où la part des voyous et des émeutiers semble à la fois plus élevée et plus coûteuse que la part des honnêtes pères de famille.
D’un autre côté, décennie après décennie, on veut nous culpabiliser pour une shoah dont ni Charles de Gaulle ni François Mitterrand (il en faut pour tous les goûts) ne jugeaient coupable la nation française. De fait, il y a belle lurette que les rares antijudaïques meurtriers de France ont été exécutés ou sont morts en exil. Cela n’empêche pas certains excités & insatiables de réclamer, année après année, davantage de dédommagements, commémorations, instituts de déploration etc.
De Gaulle a dit en décembre 1969 : « Quant aux Français de demain, je ne vois pas pourquoi ils auraient honte du passé de la France et le renieraient en quoi que ce soit ».
De Mitterrand, on peut à bon droit ne retenir que ce qu’il a dit en 1994 : « La France n’a pas d’excuse à donner pour ce qu’a fait l’État de Vichy... C’est une demande excessive de gens qui ne sentent pas profondément ce qu’est l’honneur d’être Français... C’est l’entretien de la haine et ce n’est pas la haine qui doit gouverner le France ».
Aucun État, aucune Nation ne sont exempts de fautes et de crimes, c’est la seule leçon universelle de l’histoire. Mais pour aller de l’avant, pour demeurer une Nation, il faut savoir réconcilier tous les membres de cette nation. Reconnaître les fautes est utile pour ne pas les reproduire. Mais le rabâchage masochiste n’est que perversion.
Et c’est chose parfaitement intolérable quand les marchands du temple, qui ont intérêt à ressasser encore et encore les errements du passé, tirent un bénéfice de nos divisions. Face à l’avenir et à la montée des périls, les Français de souche européenne doivent s’UNIR.
00:20 Publié dans Tribune de Bernard Plouvier | Lien permanent | Commentaires (0) |
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