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samedi, 25 juillet 2026

Il y a 19 ans, Roland Gaucher nous quittait

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Nous reprenons ici le texte que notre ami Jean-François Touzé a publié sur Facebook afin de rendre hommage, 19 ans après sa mort, à cet adversaire résolu du communisme, ce combattant infatigable de la cause nationale que certains d'entre nous ont côtoyé ou connu, notamment au Parti des forces nouvelles, dans la seconde moitié des années 1970, et au Front national de Jean-Marie Le Pen, dans les années 1980. SN

Jean-François Touzé

26 juillet 2007, mort de Roland Gaucher.
Il fut pour moi à National Hebdo un directeur éclairé, amical et attentionné qui, entre tant d'autres choses, m'apprit à discipliner ma plume.
Je ne pense jamais sans nostalgie aux déjeuners joyeux, copieux et arrosés qui suivaient chaque jeudi nos comités de rédaction.
Homme de courage et de fortes convictions patriotes et sociales, anticommuniste viscéral et grand connaisseur du PC et de ses réseaux, auteur passionné et informé de livres qui font référence, journaliste grande gueule et militant acharné, il fut un combattant infatigable de la cause nationale. Responsable politique discipliné et rigoureux, il était le contraire d'un courtisan et savait, si le besoin s'en faisait sentir, dire à Jean-Marie Le Pen ce qu'il pensait.
Le jour de ses obsèques où je m'étais rendu en compagnie de Roland Hélie, j'étais le seul membre du bureau politique FN à être présent. Il avait pourtant été, deux décennies durant, un des principaux dirigeants du mouvement, député européen et conseiller régional... Ainsi vont les choses.

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Dans deux mois, notre revue Synthèse nationale fêtera ses 20 ans !

Depuis octobre 2006 - depuis bientôt 20 ans, donc -, chaque nouveau trimestre voit la parution d'un numéro de Synthèse nationale. À la rentrée, nous en serons au 75e !

75 numéros, c'est-à-dire plus de 7.500 pages contenant plus de 1.350 articles dus à plus de 150 contributeurs !

Dans la première livraison (automne 2006), intitulée Intellos, bobos, assos, Sarko : les nouveaux collabos de l'islamisation, l'éditorial de notre camarade Roland Hélie, le directeur-fondateur de la revue, se terminait par ces lignes : "(...) La marmite est prête à exploser. La situation devient intolérable et la multiplication des violences et des injustices dues aux conséquences de cette immigration incontrôlée fait que les Français ont plus en plus de mal à supporter cet état de fait. (...) Voilà pourquoi Synthèse nationale s'engage aux côtés de tous ceux qui s'opposent à cette fatalité suicidaire. (...) Synthèse nationale s'inscrit dans le paysage médiatique national et identitaire comme un nouvel espace de résistance libre et ouvert à tous ceux qui oeuvrent pour que triomphe enfin notre noble cause. Ce combat est salutaire. Il en va de l'avenir de notre peuple et de notre patrie, et plus encore de notre civilisation". 

20 ans plus tard, cette feuille de route demeure la nôtre. Œuvrer pour que la France reste la France au sein d'une Europe européenne est notre credo. Nous poursuivrons le combat des idées tant que vous vous tiendrez à nos côtés et continuerez de nous soutenir. Votre aide précieuse est le levier qui nous permet de soulever la montagne de l'adversité !

Un grand merci pour tous les efforts que vous avez fournis jusqu'à présent pour nous soutenir. Un grand merci également pour tous ceux que vous déploierez encore à l'avenir ! Sans vous, rien n'est possible ! 

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L'avenir appartient à ceux qui agissent !

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Rappel : comme chaque année, Synthèse nationale aura un stand aux 56e Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil

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Pour tout renseignement, cliquez ici.

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Parution prochaine du nouveau numéro de la Revue d'Histoire européenne

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Avec un grand article de Michel Festivi

sur la Guerre civile espagnole de juillet 1936.

En vente chez votre marchand de journaux

11:54 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Crépol, ou le racisme que l’on ne voulait pas voir

Mort de Thomas à Crépol : la circonstance aggravante d'une attaque contre  "la race blanche et la nation française" retenue contre les suspects -  ladepeche.fr

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées

À la terrasse du bar des Brisants, le matin demeure encore frais. Le vent vient de la mer, pousse devant lui quelques nuages sans importance et fait battre les drisses contre les mâts du port de Léchiagat. Les habitués parlent à mi-voix. Un pêcheur lit Le Télégramme, deux anciens refont le procès d’un patron de chalutier, tandis qu’un chien sommeille sous une table avec cette gravité propre aux bêtes qui n’attendent rien de l’Histoire.

Je parcours Le Figaro devant un café. Autour de moi, les visages, les accents, les manières forment un ensemble assez homogène. Chacun connaît peu ou prou le voisin, reconnaît les familles, sait à quelle heure rentrent les bateaux et dans quelle maison demeure la vieille dame que l’on n’a pas aperçue depuis trois jours. Cette homogénéité ne garantit certes ni la vertu ni l’absence de querelles. Elle explique sans doute une partie de la tranquillité dans laquelle nous vivons encore. La confiance collective naît rarement des grands discours ; elle pousse dans l’humus des habitudes communes.

Une manchette arrête soudain mon regard : les juges chargés de l’affaire de Crépol viennent de retenir la circonstance aggravante de racisme dans les poursuites visant les quatorze mis en cause. Deux ans et demi après la mort de Thomas Perotto, le motif que tant de commentateurs avaient tenu pour imaginaire, scandaleux ou politiquement suspect entre donc officiellement dans le dossier judiciaire.

Le mot exige ici quelque précision. Il ne s’agit pas encore d’une condamnation, moins encore d’une vérité devenue irrévocable. L’instruction vient d’être close ; l’ordonnance de mise en accusation est attendue à l’automne et les avocats de la défense pourront la contester. La justice n’a pas prononcé son dernier mot. Elle reconnaît cependant que les éléments recueillis permettent désormais d’envisager les meurtres et tentatives de meurtre comme ayant été accompagnés d’une hostilité visant les victimes en raison de leur appartenance supposée à la population blanche et à la France. Cette qualification supplémentaire a été notifiée aux quatorze mis en cause le 20 juillet.

Le 18 novembre 2023, Thomas Perotto, jeune rugbyman de seize ans, participait au bal d’hiver organisé dans la petite salle des fêtes de Crépol, village de la Drôme. Une altercation éclata avec des garçons venus du quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère. Des chaises et des bouteilles furent projetées ; des couteaux sortirent. Thomas reçut plusieurs coups au thorax et au flanc. Un vigile et trois autres participants furent grièvement blessés, certains dans des zones vitales.

Dès les premières heures, des témoins rapportèrent des propos explicites. Des membres du groupe auraient annoncé leur intention d’aller au bal « pour planter des Blancs ». Une enquêtrice de la gendarmerie rédigea quelques jours après les faits un procès-verbal envisageant que les auteurs pussent être venus à Crépol dans le dessein de tuer des personnes blanches. Elle relevait leur comportement dans la salle, leurs allées et venues, leur position à distance de la piste de danse et la localisation des coups portés.

Ce procès-verbal, connu sous la cote « DA43 », connut un destin administratif singulier. Il fut classé au milieu de notifications relatives à une garde à vue et ne semble pas avoir été immédiatement porté à la connaissance des magistrats. Nulle explication pleinement satisfaisante n’a encore été fournie sur cette bévue. Il fallut l’intervention de l’Agrif et de son avocat, Me Jérôme Triomphe, désormais conseil de deux jeunes présents au bal, pour que la circonstance raciste fût de nouveau placée au cœur de l’instruction.

La défense fait valoir, de son côté, que certains jeunes de la Monnaie auraient été traités de « sales Arabes » au cours de la mêlée. Ce point devra lui aussi être examiné. Une injure ne justifie pas un coup de couteau, pas davantage qu’elle n’efface les mots prononcés dans l’autre camp. La vérité judiciaire n’a pas à choisir une communauté de victimes autorisées. Elle doit considérer les faits, tous les faits, sans demander leur couleur politique aux morts ni leurs préférences électorales aux blessés.

L’affaire de Crépol ne tient donc pas seulement à une circonstance aggravante ajoutée au terme d’une longue instruction. Elle révèle la résistance presque pathologique d’une partie de la société française à concevoir l’existence même d’un racisme dirigé contre les Blancs. Le phénomène peut être constaté, raconté par des témoins, documenté par des policiers et jusque dans certaines chansons ou publications diffusées sans mystère : il demeure néanmoins tenu pour impossible par principe.

L’idéologie dominante a distribué les rôles une fois pour toutes. Les populations issues de l’immigration doivent nécessairement occuper la place des victimes historiques. Les Européens, ou ceux que le langage administratif désigne encore comme tels, demeurent les héritiers du colonisateur, du dominant et du coupable. Dans ce petit théâtre édifiant, la haine ne peut circuler que dans un sens. Elle descend du fort vers le faible, du Blanc vers le non-Blanc, de l’autochtone vers l’étranger. Qu’elle remonte le courant dérange toute la cosmologie progressiste.

Le racisme anti-Blancs devient alors une impossibilité théologique. On peut admettre des agressions, des insultes, des humiliations, voire des meurtres. On les expliquera par la misère, la relégation urbaine, les discriminations, la colère sociale ou l’incompréhension culturelle. Le recours au couteau sera replacé dans son contexte, comme disent les gens de plume lorsqu’ils veulent éloigner la responsabilité individuelle dans les brumes de la sociologie. L’hypothèse raciale, elle, est repoussée avec une énergie que l’on ne déploie guère lorsqu’il s’agit d’autres victimes.

La querelle autour de Crépol fut exemplaire. Chacun voyait bien qu’un groupe principalement composé de jeunes Européens avait été attaqué par une bande venue d’un quartier où s’est constituée une population d’origine extra-européenne. Cette donnée visible ne suffisait évidemment pas à établir un mobile. Des témoignages concordants faisaient pourtant état de paroles visant expressément les Blancs. Au lieu d’examiner ces déclarations avec prudence, une partie de la presse s’empressa d’y voir une récupération, une invention militante ou l’effet d’une imagination d’extrême droite.

Il fallait sauver le dogme du « vivre-ensemble ». Cette expression, qui semble sortie d’un manuel de gestion municipale, est devenue la religion civique d’une France qui ne croit plus guère en elle-même. Le vivre-ensemble ne décrit pas une réalité ; il commande ce qu’il est permis d’en dire. Il exige que les tensions ethniques soient toujours minimisées, que les frontières entre groupes soient réputées imaginaires et que les conflits nés de l’immigration soient ramenés à de simples incidents sociaux.

Le malheur est que la formule ne gagne jamais. Elle ne transforme pas les quartiers, ne ressuscite pas la confiance, ne désarme pas les bandes et ne rend pas les morts à leurs parents. Elle permet seulement de retarder le moment où les mots rejoignent les choses. La société française ressemble ainsi à ces familles anciennes qui maintiennent les apparences longtemps après que la fortune a disparu : on reçoit encore dans le grand salon, tandis que la toiture prend l’eau et que les meubles ont été vendus.

François Bousquet connaît bien ce mur. Il a consacré au racisme anti-Blancs une enquête ample, « Sale Blanc », nourrie de témoignages et de faits, qui devrait susciter des débats contradictoires dans toutes les rédactions. Son travail se heurte pourtant à une enceinte presque infranchissable. Le sujet n’est pas interdit au sens juridique ; il est tenu hors du champ de la respectabilité médiatique. On peut l’évoquer pour le tourner en ridicule, rarement pour en examiner sérieusement les manifestations.

Cette frontière invisible est d’autant plus efficace qu’elle ne repose sur aucune censure officielle. Un rédacteur en chef sait ce qu’il convient de taire. Un universitaire comprend quelles recherches compromettraient sa carrière. Un responsable associatif mesure aussitôt quelles subventions pourraient s’évaporer. L’autocensure accomplit avec discrétion ce que l’interdit légal ferait avec fracas.

Le plus fâcheux tient au rôle des journalistes. Dans une société correctement ordonnée, ils devraient être les guetteurs placés sur les remparts, ceux qui aperçoivent les mouvements du réel avant que la cité ne les sente. Une partie d’entre eux est devenue le gardien du sommeil collectif. Elle ne cherche plus à voir ce qui vient, mais à empêcher qu’on le nomme. Elle trie les témoignages selon leur conformité au récit général, qualifie de « ressenti » ce qui déplaît et de « fait de société » ce qui confirme ses préjugés.

On comprend la tentation. Reconnaître le racisme anti-Blancs obligerait à réviser tout un système d’interprétation. Il faudrait admettre que les anciens dominés peuvent haïr, que les minorités ne sont pas moralement meilleures que les majorités, que l’immigration engendre parfois des rapports de force et non cette aimable créolisation promise par les prospectus. Il faudrait surtout reconnaître que l’homme n’abandonne pas son appartenance ethnique en franchissant une frontière ou en recevant une carte d’identité.

La haine raciale n’est le monopole d’aucun peuple. Elle appartient au triste patrimoine de l’humanité. Les Européens l’ont connue, pratiquée et parfois portée jusqu’à des degrés monstrueux. D’autres hommes en sont également capables. Refuser cette évidence sous prétexte de protéger les populations immigrées revient à les soustraire à la commune condition humaine, comme si elles étaient des enfants perpétuels, dépourvus de libre arbitre, uniquement mus par les fautes de la société d’accueil.

Une telle indulgence n’a rien de généreux. Elle est une forme de mépris. On ne demande des comptes qu’à ceux que l’on tient pour responsables. Aux autres, on accorde des circonstances, des contextes et d’inépuisables excuses. Ainsi se construit une citoyenneté à deux étages : les uns héritent de tous les crimes de leurs ancêtres ; les autres ne répondent jamais tout à fait des leurs.

L’évolution judiciaire de l’affaire de Crépol ne clora pas cette dispute. Elle rend seulement plus difficile la négation sommaire. Les juges n’ont pas certifié une interprétation politique de la France contemporaine ; ils ont estimé que le dossier contenait assez d’éléments pour que le racisme figure parmi les circonstances susceptibles d’avoir accompagné l’attaque. Cela suffit déjà à faire tomber un pan du décor.

À la terrasse des Brisants, je replie le journal. Les chalutiers se balancent doucement dans le port. Des enfants passent à bicyclette, sans que leurs parents éprouvent le besoin de courir derrière eux. Ce petit pays maritime n’est pas un paradis, encore moins un musée préservé des passions humaines. Sa tranquillité procède néanmoins d’une continuité de population, de mœurs et de mémoire que les théoriciens du déracinement regardent comme une survivance.

Je songe à Crépol, à ce bal de village devenu scène de meurtre, et au temps qu’il aura fallu pour que l’hypothèse de la haine ethnique soit simplement considérée par la justice. Peut-être certains journalistes devront-ils éprouver un jour, dans leur chair ou celle de leurs proches, ce qu’ils refusent encore d’apercevoir. Il serait préférable qu’ils ouvrissent les yeux avant cette cruelle leçon. La réalité se venge toujours des hommes qui la congédient.

Je laisse maintenant les Brisants, leurs cafés du matin et mes chroniques pour quelques jours. Les lecteurs ne me retrouveront pas la semaine prochaine : je pars vers les Balkans, où m’attendent des fonctions autrement concrètes que celles de polémiste. Je serai cuisinier dans un camp de scouts. Il faudra nourrir une troupe affamée, surveiller les marmites et apprendre une fois encore que les communautés véritables se construisent moins par les sermons que par les services rendus, les fatigues partagées et le repas pris sous la même toile.

Source : Breizh-Info, cliquez ici.

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