lundi, 27 juillet 2026
Création de l'"Association pour le maintien de la place Maurice Barrès" à Paris
Les déconstructeurs ont de la suite dans les idées, ils osent tout et c'est même à ça qu'on les reconnaît !
Après les profanations de 2021 et 2025 du monument Barrès à Vaudémont, voilà que la mairie de Paris a décidé de débaptiser la place Maurice Barrès, dans le 1er arrondissement, pour la renommer "place Lucie Dreyfus", au motif que le grand écrivain, "antidreyfusard notoire", aurait fait "de l'antisémitisme le moteur de son combat"... L'annonce de cette décision a été faite le 12 juillet dernier, à l'occasion de la "Journée nationale d'hommage à Alfred Dreyfus", par Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de la capitale.
Face à cette volonté manifeste des déconstructeurs de l'Hôtel-de-ville d'invisibiliser le grand écrivain dans l'espace public et d'effacer son souvenir dans la mémoire parisienne, l'ancien haut fonctionnaire, élu parisien, historien et membre d'associations mémorielles Didier Béoutis a décidé d'agir afin d'organiser la mobilisation la plus large possible contre cette initiative inique et stupide.
Il vient donc d'annoncer la création de l'"Association pour le maintien de la place Maurice Barrès" (en cours de constitution). Sans oublier, au passage, d'administrer une volée de bois vert au digne successeur de Notre-Drame de Paris :
« Réduire, comme l’a fait le maire de Paris, Barrès à un "antidreyfusard notoire qui fit de l’antisémitisme le moteur de son combat" témoigne d’une méconnaissance totale du personnage, de la part d’une personne qui n’a, apparemment, jamais lu ses écrits ! Auteur de Maurice Barrès, le grand écrivain retrouvé (Perrin), l’avocat et historien Michel Guénaire y voit "un outrage à notre mémoire", tandis que l’historien Éric Anceau dénonce un choix "démagogue, injuste" qui traduit "une méconnaissance de l’Histoire", ajoutant que Barrès reste "l’un de nos plus grands écrivains, en qui Léon Blum voyait un maître et un modèle".
"Antidreyfusard", c’est le terme que les défenseurs de Dreyfus ont accolé à leurs adversaires. Loin d’être un "antidreyfusard", Barrès était avant tout un amoureux de son pays, un "nationaliste", dont les prises de position ont été motivées par la défense de la Patrie.
"Antisémite" ? On peut toujours trouver, chez un auteur qui a beaucoup écrit, en les enlevant de leur contexte, des propos qui peuvent être taxés d’antisémitisme ! Notons toutefois que, dans son ouvrage Les diverses familles spirituelles de la France, paru en 1917, Barrès a rendu hommage aux Juifs français, qu’il a placés, aux côtés des Traditionalistes, des Protestants et des Catholiques, comme un des "quatre éléments du Génie français". Barrès avait rendu hommage aux Juifs morts pour la France, et notamment au rabbin Abraham Bloch.
Ajoutons que Maurice Barrès figure dans les programmes scolaires officiels, et que son nom était inscrit sur la liste des Commémorations nationales de 2023, établie par France Mémoire ».
Une initiative à suivre...
S N
Pour lire ou relire l'article que nous avions alors consacré à cette profanation, cliquez ici.
08:00 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Monique Barbut, démissionnaire recalée !

La chronique de Philippe Randa
Les psychodrames auxquels on ne s’attendait pas sont les plus pathétiques, assurément. Celui que vient de connaître la France en cette mi-juillet post-apocalypse caniculaire est à peine racontable.
Un nombre (certes limité) de Français auront appris à cette occasion l’existence de… Monique Barbut ! Et ses fonctions : ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature dans le gouvernement Lecornu II (ouf !). En poste, donc, depuis le 12 octobre 2025 ! Qui l’eût crû ? Il y en avait forcément un ou plutôt une… et c’est elle ! La surprise est de taille.
Jusque-là fort discrète, ce qui n’avait guère bouleversé l’Opinion publique, il aura fallu le vote à l’Assemblée nationale du projet de loi d’urgence agricole et son adoption définitive pour qu’elle défraie la chronique politique en parlant de « recul environnemental de trop », en contradiction avec les « engagements » reçus du Premier ministre Sébastien Lecornu : en cause la mesure controversée sur les pesticides.
Ni une, ni deux, Monique Barbut a démissionné ! Enfin, a voulu démissionner. L’annonce d’une démission n’est pas une démission… et même en allant pour cela jusqu’à l’Élysée pour la présenter, cette fichue démission, elle lui a été refusée ! Recalée, la Monique !
Elle est donc ressortie du Conseil des ministres comme elle y était entrée : Ministre un jour, ministre toujours, ayant « acceptée de poursuivre sa mission » ! Merci qui ? Merci Macron ! Car c’est à la seule demande du locataire de l’Élysée qu’elle va continuer de faire don de sa personne à la France et ce, plus que jamais « en confiance autour de priorités fortes. »
Le ministre-soldat Monique Barbut est donc sauvé. À défaut de faire date dans les annales de la politique française, on se doute que cette bouffonnerie illustrera sans doute pour les mémoires futures simplement les derniers soubresauts de la Macronie à l’agonie.
Jean-Pierre Chevènement, ex-ministre socialiste de François Mitterrand, avait affirmé qu’« un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ».
Des esprits chagrins pourraient penser que Monique Barbut a simplement démontré qu’un ministre pouvait aussi « ouvrir sa gueule pour menacer de démissionner », puis surtout la fermer pour continuer de profiter des ors de la République.
Article paru aussi dans le Nouveau Présent, cliquez ici.
07:50 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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