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vendredi, 08 janvier 2016

Le Droit en République bananière

banania_trucholld.jpgDr Bernard Plouvier

Il y a belle lurette qu’est devenue désuète la jolie phrase du poète vantant « France, terre des arts, des armes et des lois ». Notre art est innommable. Nos armes sont obsolètes et de toute façon nous n’avons même pas assez de réserves en munitions pour envahir le Luxembourg ! Quant à nos lois, elles sont devenues mouvantes, les nobles juges les adaptant de telle manière que notre législation en devient aérodynamique, plus exactement à géométrie variable selon les vents politico-financiers dominants.

En ce début d’année (qui promet d’être un grand cru en matière d’ignominies), viennent d’être jugés des rappeurs « français », suant la haine par tous les pores, éructant par ce qui leur sert de bouche des phrases encourageant au meurtre de policiers ou de simples passants « à face de craie », conseillant à leurs auditeurs enthousiastes de « bourrer des petits culs blancs », de « niquer la France, cette putain », etc. Pour ces appels à la haine raciale, au meurtre et à la subversion, ces belles âmes s’en sont tirées avec trois mois de prison, peine assortie du sursis et immédiatement transformée en « travaux d’intérêt général », pour redonner une virginité à leur casier judiciaire (qui redevient « tout zouli, zouli »).

Avec leurs textes immondes et leur musique débile, plus répétitive que celle d’un Philip Glass (qui, du moins, a du talent), les nouveaux Mozart ont récolté un pactole, mais on ne les attaque pas au portefeuille, à la différence de ce que font les nobles juges avec des écrivains d’histoire « révisionnistes », coupables d’un délire de négation sur un point bien précis, ce qui relèverait au pire d’un traitement antipsychotique, plus simplement d’un haussement d’épaules (en régime de libre expression de la pensée).

Imaginons un court instant le scénario inverse de celui des honorables rappeurs quasiment « blanchis » (sans jeu de mots) par la « Justice » à la sauce taubiresque. Mettons en scène un ignoble travailleur-contribuable français de souche européenne, soit un Blanc (pardon : « une tête de craie », « un fromage blanc »), qui, excédé, aurait traité un honorable délinquant ou criminel issu du monde merveilleux de l’immigration africaine ou moyen-orientale de « voyou nègre », de « violeur arabe », de « branleur vivant d’allocations-chômage », de « vandale musulman » etc.

Quels hurlements, quel déchaînement de haine médiatique blesseraient nos tympans ! « L’immonde raciste » blanc devrait s’attendre à une peine de prison ferme (avec les douceurs arabo-africano-musulmanes associées), à de multiples amendes en faveur de l’honorable délinquant ou criminel « ignoblement insulté », de sa famille « scandalisée » (variante : « choquée ») et des innombrables et si utiles associations de lutte contre le racisme (à sens unique).  

Tentons d’élever le débat, puisqu’aussi bien nos brillants élus, magistrats, philosophes et autres sociologues n’en semblent plus capables. Notre mère, la Grèce des VIet Ve  siècles avant JC, notre père, le Droit romain, avaient établi en principe éthique fondamental l’égalité de tous les citoyens devant la Justice (on reconnaît que ce n’était pas le cas pour les esclaves, considérés comme des choses et non comme des êtres, ou les métèques, soit les immigrés de l’époque).

Plus tard, le Droit fut modifié. Au temps de Louis XIV, pâle soleil du royaume de France, un profond auteur écrivait : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour [de justice] vous rendront ou tout blanc ou tout noir » (des adjectifs dépourvus de connotation raciste chez La Fontaine, il est bon de le préciser en notre époque d’inculture ahurissante et d’exceptionnelle mauvaise foi judiciaire).

Depuis lors, il y eut cette grande avancée politique et sociale de la Révolution de 1789 sq. C’est du moins ce que prétendent les pitres qui font semblant de nous gouverner et de nous administrer. Nous en bassine–t-on assez des « valeurs républicaines », des « acquis de la Grande Révolution » ! On en admire quotidiennement les résultats : des élus corrompus (savez-vous, braves électeurs qu’une députée ex-socialiste siège au Palais-Bourbon munie d’un joli bracelet électronique, car c’est une escroc condamnée par la Justice : il existe encore des juges intègres et courageux), une administration politisée et maçonnisée, une armée en état pitoyable, l’insécurité dans les villes et même dans les villages, 2000 cités de non-droit où règnent imams et racaille, une immigration-invasion qui impose ses règlements religieux en dépit de la Loi de 1905 séparant les Églises de l’État, enfin un terrorisme tellement peu réprimé que le bon Président lui-même en prévoit la recrudescence pour cette année… et l’on ne parle même pas du marasme économique, hors-sujet ici.

Élevons encore le débat, au plan international cette fois-ci, en définissant ce qu’est une « République bananière ». C’est un État colonisé par une ou des multinationales qui ont asservi le milieu (dans toutes les acceptions de ce terme) des politiciens, des administrations et des fabricants d’opinion publique. Par exemple, l’on pourrait – hypothèse romanesque, figure de style, licence poétique – imaginer un État européen, de très vieille civilisation et riche d’un somptueux passé historique, dirigé par des multinationales du pétrole, du négoce agro-alimentaire et automobile, où « l’élite » serait soumise aux caprices de potentats-évergètes divers, où prédomineraient des islamo-pétroliers.

L’avocat-politicien Cicéron était une andouille ou un hypocrite lorsqu’il écrivait : « Cedant arma togae ». Depuis l’aube de l’humanité organisée en cités, le Droit n’a jamais été écrit que par le détenteur de la Force. Les sociétés ont toujours été dominées par les puissants qui étaient généralement les plus riches, sauf en régime populiste… et il faut voir comment les bons auteurs, qui révèrent la vraie puissance, celle de l’argent, traitent la mémoire des chefs populistes ! De nos jours, le pétrodollar, dans sa variété US et islamique, règne. Il est logique que le Droit, qui est l’une des grandes variables de l’histoire sociale, s’adapte à cette fantaisie du destin.

Bananière notre Ripoublique hollando-vallso-taubiresque ? Pas tout à fait. La qualification exacte serait islamo-pétro-dollaresque… en attendant d’être mauresque tout court. De façon logique, les Européens doivent cesser de commémorer le centenaire de la Grande Guerre. Les prostitués du pétrodollar, les Dhimmis de l’islam conquérant n’en sont pas dignes. Une Nation trop aveulie pour supporter un régime tyrannique et corrompu, vendu à l’étranger, ne mérite que l’esclavage ou l’extinction.

09:45 Publié dans Tribune de Bernard Plouvier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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