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lundi, 27 avril 2026

Rapport sur l’audiovisuel public, le devoir de transparence

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Gaëtan de Capèle

Pendant des semaines, une commission d’enquête parlementaire a ausculté le fonctionnement de l’audiovisuel public sous toutes ses coutures. Les questionnements rugueux de son rapporteur, ses partis pris, son utilisation intempestive des réseaux sociaux peuvent naturellement prêter le flanc à la critique. Ils sont d’ailleurs, sans surprise, exploités par tout le système qu’il a mis à nu, pour tenter de décrédibiliser ses travaux.

Mais, quoi que l’on pense de ses méthodes, Charles Alloncle s’est réellement plongé dans le dossier, en s’appuyant sur une solide documentation, d’ailleurs en partie fournie par des sources internes au paquebot de la télévision publique, qui n’a pas toujours brillé par sa transparence. Une fois n’est pas coutume, il a ainsi été possible de mettre sur la table, dans le cadre solennel du Parlement, tous les sujets qui fâchent au cours d’entretiens menés avec pugnacité. S’agissant d’une entreprise publique à laquelle les contribuables consacrent chaque année 4 milliards d’euros, on ne voit pas où est le scandale.

Les discussions ont notamment permis de mettre en cause le bon usage de cette masse considérable d’argent public, comme l’avait déjà fait la Cour des comptes dans un rapport particulièrement sévère. Comme par hasard, la direction de France Télévisions s’est empressée d’annoncer un plan d’économies au beau milieu des débats. Les discussions ont aussi donné l’occasion de demander des explications sur l’existence de placards dorés, sur l’omniprésence de sociétés de production extérieures, sur les bonnes affaires d’animateurs vedettes ou encore sur les biais idéologiques manifestes d’émissions en prime time. Chacun a eu la possibilité de s’expliquer, et même parfois de s’offrir le plaisir d’un esclandre public.

Que ce coup de pied dans la fourmilière ne soit pas du goût d’un milieu davantage enclin à s’autoprotéger qu’à rendre des comptes n’étonnera personne. Mais qu’une vaste offensive de pilonnage puisse conduire à enterrer le rapport issu de cette commission d’enquête, suivie par des centaines de milliers de personnes, serait inacceptable.

Source : Le Figaro 27/4/2026

09:47 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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