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vendredi, 18 mars 2011

A la recherche de la fierté perdue...

400px-Parti_socialiste_Paris_rally_regional_elections_2010-03-11_n05.jpgPar Luc Pécharman
 
Martine Aubry, maire de Lille et présidente de Lille Métropole Communauté urbaine, a déclaré à la Voix du Nord que sa plus grande réussite est d’avoir rendu leur fierté aux Lillois.
 
Je ne suis pas sûr que Mme le maire ait bien saisi la portée de sa déclaration. Car on ne peut rendre que ce qui a été perdu, ou oublié. Donc, d’après elle, les Lillois n’avaient plus de fierté lors de son accession au fauteuil de la place Augustin Laurent, en 2001.
 
La question fondamentale est donc : mais qui diable a fait perdre leur fierté aux Lillois, dans une ville gérée par la gauche depuis l’élection en 1896 de Gustave Delory ? Est-ce Roger Salengro ? Peut-être en faisant voter en 1931 une loi favorisant l’emploi des Français d’abord ? Est-ce Charles Saint-Venant ? Peut-être parce qu’il vota la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 réclamée par le Maréchal Pétain ? Ou bien son prédécesseur direct : Pierre Mauroy, empêtré dans des affaires politico-judiciaires ?
 
Mystère, mais l’un d’entre eux doit être coupable…
 
Fierté des Lillois ou orgueil du maire ?
 
Ceci dit, c’est dur de juger du niveau de fierté d’une ville. C’est un élément moins facilement quantifiable que le nombre de crimes et délits, par exemple, dont on peut observer l’aggravation d’une année sur l’autre. D’habitude, on reconnait quelqu’un de fier à son allure générale. Il se déplace avec aisance, garde le front haut et promène un regard serein, à la limite de la complaisance, sur son entourage. Or, les seuls « Lillois » qui arborent encore un semblant de fierté dans les rues de la capitale régionale ne sont pas les autochtones de type européen, mais les populations allogènes qui ont obtenue de la dite maire bon nombre d’avancées, des horaires de piscines réservés aux musulmanes à l’enseignement de l’arabe comme première langue vivante, sans parler des bandes qui déambulent en pays conquis, convaincues de leur impunité.
 
Quand à présenter Lille 2004 comme la réalisation majeure de son mandat précédent, une suite de spectacles et performances artistiques élitistes ou fumeuses, c’est démontrer une piètre connaissance des aspirations principales des Lillois : vivre paisiblement et agréablement dans une ville propre et sûre. 
 
Et là, Mme le maire, il n’y a pas de quoi être fière !
 

17:25 Publié dans Les articles de Luc Pécharman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Dimanche 8 mai, Hommage national à Jeanne d'Arc et manif nationaliste unitaire...

Et le matin du dimanche 8 mai, à 10 h 00, Place de la Madeleine : manifestation nationaliste unitaire... On en reparle.

07:29 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Lybie : l'éditorial de Bernard Lugan dans le nouveau numéro de l'Afrique réeelle...

Couverture.jpgPar Bernard Lugan
 
La France a son Lampedusa, mais un Lampedusa à la puissance 10. Pour la seule année 2010, 26 405 clandestins en furent expulsés, ce qui donne une idée du chiffre réel du nombre des arrivants... 
 
Le nom de ce poste frontière submergé est Mayotte, petite île de l’océan indien qui, dans moins de trois semaines, juste après les élections cantonales, « en douce », sans que les Français aient été consultés, va devenir notre 101° département[1]. Par la décision de quelques politiciens irresponsables, toute l’Europe va désormais être accessible aux miséreux de l’océan indien, de l’Afrique orientale et de plus loin encore...
 
Arc-boutés sur l’immédiat, les observateurs n’ont pas vu la portée des récents évènements de Côte d’Ivoire. Le ratissage des quartiers d’Abobo et de Treichville ou les tirs sur des femmes n’ont ainsi été traités que sous l’angle de l’émotionnel alors qu’il s’agit du déroulé d’une stratégie mûrement réfléchie par le camp de Laurent Gbagbo. Quelle est en effet la situation ?
 
1) Comme je ne cesse de le dire depuis le premier jour, l’expédition de la CEDEAO est plus que jamais problématique ;
2) Dans ces conditions, Alassane Ouattara est donc incapable de chasser Laurent Gbagbo du pouvoir ;
3) Gbagbo sait qu’il ne tiendra jamais le nord et Ouattara est conscient qu’il ne s’imposera jamais au sud.
Conclusion : la partition est donc consommée.
 
Certes, mais pour Laurent Gbagbo, un gros problème demeure, celui des nordistes vivant dans le sud, notamment à Abidjan, ville qui a voté à 50% pour Alassane Ouattara. Sa priorité est donc de supprimer cette menace au coeur même de son pouvoir et c’est pourquoi, par la terreur il a entrepris de donner à la ville une plus grande homogénéité ethnique[2]. Son objectif étant d’éviter l’ouverture d’un front intérieur, tout le reste n’est qu’analyses superficielles et émois médiatiques.
 
Le président Sarkozy a reconnu comme représentant du « Peuple libyen » une coalition tribale de Cyrénaïque s’étant donné le nom de Conseil National de l’Opposition.
 
Cette reconnaissance précipitée est particulièrement insolite. En serrant longuement et ostensiblement la main des membres de la délégation du CNO, et cela alors que les marches du palais de l’Elysée étaient encore chaudes des pas du colonel Kadhafi, le président de la République n’a en effet pas reconnu l’ « opposition libyenne », mais les seuls représentants des tribus insurgées de Cyrénaïque ce qui, convenons-en, n’est pas exactement la même chose…
 
En écoutant BHL et non les spécialistes de la région, le président Sarkozy a donc involontairement redonné vie au plan Bevin-Sforza rejeté par les Nations Unies en 1949. Ce plan proposait la création de deux Etats, la Tripolitaine, qui dispose aujourd’hui de l’essentiel des réserves gazières, et la Cyrénaïque qui produit l’essentiel du pétrole.
 
Voilà donc la première étape de ce plan oublié désormais réalisée avec la reconnaissance par la France, suivie par l’UE, du gouvernement insurrectionnel de Cyrénaïque. Plus important encore, Paris a annoncé l’envoi d’un ambassadeur à Benghazi, capitale de cette même Cyrénaïque…
 
A l’heure où ces lignes sont écrites (13 mars 2011), et comme la coalition des tribus de Tripolitaine semble se maintenir autour du colonel Kadhafi dont les forces paraissent avoir repris l’offensive, deux Etats existent donc sur les ruines de la défunte Libye : la Cyrénaïque - provisoirement ? - aux mains des insurgés, et la Tripolitaine.
 
C’est à partir de cette donnée qu’il convient d’analyser la situation, tout le reste n’étant une fois encore que stérile bavardage, vaine gesticulation et soumission à la dictature de l’émotionnel.
 
Notes
 
[1] Que Mayotte soit à la France, bien évidemment oui pour des raisons diverses, mais que Mayotte soit la France est une toute autre affaire et comme nous ne cessons de le dire dans les divers numéros de la revue, il y avait d’autres alternatives à la départementalisation.
[2] Laurent Gbagbo ne fait que s’inspirer de ce qu’avaient fait avant lui les Bosniaques musulmans qui déserbisèrent Sarajevo par le massacre ou encore avant eux le FLN algérien quand il provoqua l’exode des Européens comme nous l’expliquons à l’intérieur de la revue.
 
L'Afrique réelle cliquez ici

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Vendredi, c'est le jour de Rivarol...

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N°2991 du 18 mars 2011, au sommaire : cliquez ici

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