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jeudi, 19 mars 2015

L’ « extrême droite » est-elle un ramassis de crétins ?

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En vérité, c'est toute la société libérale et utilitariste actuelle qui s'est appauvrie culturellement.

Claude Bourrinet Boulevard Voltaire cliquez ici

Le raid qu’a subi, dernièrement, le musée de l’Immigration, dont la façade a été recouverte, par un groupe de résistants, d’affiches appelant à la « remigration », a suscité, le mercredi 17 mars, sur le site du Figaro, le commentaire, probablement profond, d’un « spécialiste » de l’« extrême droite ». On trouve toujours de cette engeance universitaire pour meubler le vide intellectuel et culturel de notre vie politique. Et il faut bien offrir aux citoyens les idées reçues sans lesquelles ils pourraient se trouver détournés du bien.

Or, Nicolas Lebourg, « chercheur à l’université de Perpignan Via Domitia et membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la fondation Jean-Jaurès » – autrement dit, un homme puissant dans le façonnement de l’opinion -, n’y va pas par quatre chemins. Il voit dans ce sacrilège, cet attentat blasphématoire, qui s’est attaqué à l’un des temples de l’ordre mondial, l’aboutissement du divorce entre l’extrême droite et la culture.

Quel est le rapport entre le problème social, politique, civilisationnel, de l’immigration de masse et la culture ? Que celui qui le connaît lève le doigt. On peut chercher longtemps, sauf si l’on considère que les immigrés, comme les enfants, sont des artistes, qui s’ignorent parfois, et que les contester, c’est nier agressivement les talents qui gisent au fond de leurs entrailles.

Toujours est-il que cette tête chercheuse est allée fouiner jusqu’entre les deux guerres (période fort à la mode, en ce moment) pour constater, in fine, que la frange de la population qui gravite autour des mouvements nationaux ne sont plus, contrairement aux grands ancêtres, comme Maurras et Bardèche – intellectuels raffinés -, que des béotiens, des abrutis sans diplômes ni bagage culturel. Il se peut. Soyons modestes !

Il est fort possible aussi que l’on déniche, parmi le personnel politique actuel, des ignares parfaits, des patauds qui ne savent ni manier notre langue, ni tourner les pages d’un livre intéressant. Ou qui n’ont pas lu depuis des lustres. Ou qui, carrément, se foutent de toute culture, hormis quand il s’agit de se faire mousser (et là, il existe des conseillers idoines pour tendre le bon papier).

Il est probable, de même, que l’obtention de diplôme et le succès scolaire (dont on sait quelle valeur lui accorder, maintenant) n’octroient nullement l’intelligence, ni la sagesse, ni le goût, ni même la culture authentique, qui est l’art de discerner et de mettre en perspective, du haut de ce promontoire de la pensée dont parle Montaigne.

En vérité, on pourrait rétorquer que c’est toute la société libérale et utilitariste actuelle qui s’est appauvrie culturellement. Et que l’on trouverait la même proportion de sots dans tous les camps. À vrai dire, la tentation est grande, parfois, de découvrir, chez certains « ploucs », ou « beaufs », beaucoup plus de compréhension de la vie réelle que chez certains rats de bibliothèque, surtout quand ils sont gavés de fromage.

10:50 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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