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dimanche, 28 février 2021

Plan Biden : un nouveau plan Marshall ou la République de Weimar ?

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Marc Rousset

Sur la semaine, les indices ont nettement baissé à Wall Street et à Paris : le CAC 40 a perdu 1,20 %, le Dow Jones 1,78 %, le NASDAQ presque 5 %, le SP 500 1,83 %. Le taux à dix ans sur les obligations américaines a atteint 1,61 %, son plus haut niveau depuis février 2020. Un seuil de taux au-dessus de 1,50 % est fondamental, car il correspond au rendement actuel des actions aux États-Unis. Il y a risque, avec le plan Biden, d’un cocktail de dépenses budgétaires démentielles et de laxisme monétaire qui peut alimenter une explosion trop forte des dépenses de consommation et une reprise trop élevée de l’inflation, d’où le risque possible d’un arrêt, à terme, des politiques monétaires accommodantes, ce qui entraînerait une augmentation des taux d’intérêt avec, à la clé, un double risque de krach sur les obligations et les actions.

De début décembre 2020 à aujourd’hui, les taux obligataires sont passés, respectivement, de 0,8 % à 1,54 % aux États-Unis, de -0,45 % à 0 % en France, de -0,65 % à -0,26 % en Allemagne, de 0,45 % à 0,76 % en Italie. Le Plan Biden, c’est 1.900 milliards de dollars dans l’immédiat, qui viennent s’ajouter aux 4.000 milliards de dollars déjà accordés en 2020 contre le Covid-19, plus 2.000 milliards à prévoir dans les prochains mois, mais qui seront étalés sur quatre ans pendant son mandat, afin de rebâtir le pays, soit la bagatelle en tout de 7.900 milliards de dollars. Par comparaison, le plan de l’Union européenne, toujours pas déclenché, c’est 750 milliards d’euros dont des prêts, auxquels il convient d’ajouter les plans de relance nationaux.

Le plan Biden est très généreux : 422 milliards de dollars doivent être distribués directement aux ménages les plus modestes, 350 milliards serviront à soutenir les finances des États et des collectivités locales, 246 milliards sont prévus pour renforcer les allocations d’assurance chômage, 160 milliards pour la vaccination et la lutte anti-Covid, 130 milliards pour les écoles et les lycées, 7,25 milliards seulement pour les PME, 600 milliards pour les crédits d’impôts. La veuve, l’orphelin et le chômage constituent de bons prétextes, tandis que le plan pour les États et les collectivités cache des cadeaux électoraux pour les démocrates et que les dépenses climatiques sont considérées comme du gaspillage par les climato-sceptiques.

Ce plan n’est pas un plan structurel d’investissements porteur d’avenir. Il y a risque de surchauffe. L’argument de Biden, c’est qu’il y a dix millions d’emplois à recréer, que le risque de surchauffe est limité à court terme et que pour ralentir l’économie si c’est nécessaire, il augmentera les impôts et laissera monter les taux d’intérêt. Biden préfère prendre le risque de trop que pas assez, compte tenu de l’échec, en 2008, du plan de relance Obama, beaucoup trop modeste. Le seul hic, c’est que tout cet argent sera encore emprunté !

Jerome Powell, de la Fed, cherche à rassurer en disant qu’aucun « tapering » (réduction des achats obligataires) n’est dans les tuyaux avant 2024 ; il minimise le risque de surchauffe alors que les pénuries actuelles de composants électroniques et la soudaine accélération du prix de certaines matières premières démontrent le contraire. Certains économistes pensent que l’on va tout droit vers un « taper tantrum » (crise du « QE »), que les marchés obligeront la Fed à augmenter les taux. Les grands prêtres keynésiens Blanchard et Summers ont déjà jeté l’éponge. La masse monétaire M2 de la Fed est en hausse de 25,7 % par rapport à l’année dernière.

En Europe, le canari italien dans la mine s’est déjà manifesté ; le taux obligataire de 0,30 %, suite à la nomination de Draghi, est directement passé à 0,76 %. L’économie européenne, empêtrée dans la crise sanitaire, l’endettement du « quoi qu’il en coûte » et le chômage à venir, pourrait être victime des conséquences de la folle relance de Biden, qui pourrait mettre fin à son redressement, la déstabiliser, voire la faire exploser.

Avec son plan, Biden joue à quitte ou double ! C’est soit un plan Marshall génial bienvenu, au bon moment, pour les États-Unis avec des risques très importants pour l’Europe dont il n’a que faire, soit les États-Unis et l’Europe sont à l’aube de la République de Weimar avec un krach épouvantable, une hyperinflation et la révolution à la clé, si l’on en croit Michael Burry, le célèbre investisseur qui a fait fortune en anticipant la crise des « subprimes ».

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L’ère des sectaires

 

3460602292.jpgYves Thréard

Wokisme, islamo-gauchisme, décolonialisme… Que de formules obscures pour des intentions qui le sont beaucoup moins. Ceux qui les portent en étendard dont de claires ambitions  : ils veulent réécrire l’histoire, gommer les mâles du genre humain, effacer la différence des sexes, crier leur haine du monde occidental. Ils entendent réveiller le peuple des soi-disant damnés de la société pour qu’il prenne conscience des horreurs qu’il subit depuis des siècles. L’heure est à la revanche sur l’ordre judéo-chrétien. Marx est mort, mais ses avatars rôdent, avides d’installer une nouvelle idéologie, tout aussi ravageuse. Discriminés de tous les pays, unissez-vous pour abattre l’homme blanc, au cœur rassi et au casier familial suspect ; il a du sang sur les mains. Du passé, il faut faire table rase; et faire feu sur les résistants qui dénoncent la prise en otage des esprits. Celui qui dit la vérité doit être exécuté : il est immédiatement qualifié de fasciste, de raciste, d’ennemi des masses opprimées. Maintenant, celui-là doit payer sa dette.

Tel est le visage de ce nouveau militantisme qui se propage en Europe et en France. Ses thèses irriguent de plus en plus les milieux politiques, syndicaux, universitaires, intellectuels, sportifs. Elles ont pris d’assautles réseaux sociaux, qu’elles polluent de leurs détestations. Importée des Etats-Unis dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, cette vague ne recule devant aucune outrance pour s’imposer. On l’a vue à l’œuvre à Paris, en novembre 2019, quand des manifestants défilant contre l’islamophobie arboraient une étoile jaune ! Émettre une critique, c’est permettre à ses tenants de se poser en victimes. Frédérique Vidal vient d’exprimer son inquiétude face à la montée de l’islamo-gauchisme dans les facultés. Aussitôt, les mandarins de l’enseignement supérieur ont exigé la dé- mission de la traître.

Ainsi sont-ils, ces apôtres de l’antiracisme, de la diversité, de la défense des minorités : des activistes aux pratiques totalitaires. C’est l’ère des sectaires.

Source : Le Figaro 26/02/2021

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Gabriele Adinolfi analyse la situation italienne

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Gabriele Adinolfi 

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Pourquoi le choix de la Ligue devrait-il être perçu comme une trahison ? Telle est la perception de ce qu’on appelle en sociologie les sous-cultures. Dans la communication moderne, des ghettos sociaux sont créés et à l’intérieur de ces ghettos sociaux certains utilisateurs s’influencent mutuellement, transformant la réalité des partis et des politiciens (Salvini, Trump, Poutine, Orban) à leur guise. Ils rejettent tout ce qui contredit leur vision et soulignent ce qui leur tient à cœur. Ils pensent ainsi que le succès de ces partis ou de ces politiciens est dû aux raisons que les utilisateurs des ghettos sociaux considèrent comme fondamentales et, quand la réalité fait tomber leur illusion, ils croient que les électeurs ont été trahis et qu’ils se retourneront contre les traîtres. Mais cela ne réside que dans la fausse perception de la réalité par les ghettos sociaux.

La Ligue, l’euro et l’Europe

La bataille de Salvini pour la sortie de l’euro a duré un an, de 2016 à 2017. Compte tenu de la façon dont cette ligne avait pénalisé Marine Le Pen à l’élection présidentielle, Salvini l’a brutalement abandonnée.

Il faut dire aussi que cette campagne démagogique a été lancée par une Ligue qui était à son plus bas résultat historique (4%), alors qu’elle était marginale et pouvait se permettre de dire ce qu’elle voulait.

Cependant, la Ligue est revenue pour gouverner les régions productives italiennes, pour représenter les industries, le tourisme, le commerce et là, si quelqu’un propose de quitter l’Euro, ils appellent directement une clinique psychiatrique.

Les ghettos sociaux n’ont pas compris cela car il y a encore trois ou quatre représentants de la Ligue qui jouent le no euro et les anti-allemands et, comme d’habitude, les utilisateurs sociaux confondent ceux qui viennent pêcher dans leur environnement avec l’ensemble du mouvement qui lui n’est pas du tout sur ces positions.

Il faut dire aussi que le souverainisme est suivie de près par les loges anglaises; loges qui veulent la faiblesse italienne et européenne, et donc soutiennent les lignes anti-euro.

Le personnage principal du parti de la City et de la Bourse proche de la Lega est Paolo Savona, qui fut l’un des architectes de la séparation entre la Banque d’Italie et le Trésor et l’un des porte-étendards des privatisations. Sa tâche n’est pas de nous sortir de l’euro, mais de saboter la puissance économique européenne. La pieuvre britannique du souverainisme en soutien au dollar et à la livre n’est pas dans la Ligue, elle opère à l’extérieur (Paragone, Giubilei, Fusaro). Au sein de la Ligue, le plus grand critique de l’euro et de l’Europe est Alberto Bagnai, l’homme qui célèbre publiquement le bombardement de Dresde. À un niveau beaucoup plus bas de la hiérarchie, il y a Borghi et Rinaldi, dont l’impact dans la Ligue et sur l’électorat de la Ligue est insignifiant mais qui sont imaginés par les ghettos sociaux comme dirigeants de la Ligue.

Draghi et les Italiens

Draghi a obtenu 86% des voix au Sénat et 89% des voix au Parlement.

Le consensus des Italiens pour Draghi est inférieur à celui exprimé par les partis, mais il est juste légèrement inférieur, car il approche des 80%.

Draghi est considéré comme l’homme qui a réussi à vaincre la ligne d’austérité de la Banque centrale et à aider l’économie italienne. Les Italiens qui continuent à être appelés eurosceptiques à l’étranger ne sont pas du tout eurosceptiques. Il est nécessaire de comprendre la mentalité italienne et l’expression comique de la politique.

En Italie, par tradition, l’État est quelque chose d’étranger à la vie quotidienne: on le maudit en payant des impôts mais on l’invoque pour l’aide économique et l’emploi.

C’est comme si vous aviez affaire à un grand-père qui se considère riche et de qui vous espérez obtenir quelque chose mais que vous êtes très réticent à rester auprès de lui.

Les chrétiens-démocrates avaient une majorité ininterrompue pendant cinquante ans, mais rencontrer alors quelqu’un qui prétendait voter pour DC était plus rare que de trouver un trèfle à quatre feuilles. Avec une mentalité syndicale, les Italiens ont tendance à critiquer ce qu’ils votent réellement, mais parce qu’ils croient qu’en faisant cela, leur soutien semblera décisif et qu’ils pourront exiger et obtenir plus de leur seigneur.

La relation avec l’UE de la part des Italiens est exactement la même. C’est un européanisme passif.

Depuis que Merkel a forcé les Européens à aider à restaurer l’économie italienne, les Italiens se font des illusions sur le fait qu’ils peuvent se remettre sur les épaules des autres et pensent que Draghi a l’autorité nécessaire pour que cela se produise à un coût limité.

Considérant aussi à quel point les deux gouvernements présidés par Conte se sont révélés amateurs, le consensus pour Draghi n’est inférieur, dans l’histoire italienne, qu’à celui de Mussolini.

L’Italie et la comédie

Chaque peuple a ses comédies et la démocratie est la comédie par excellence.

Aucune comédie n’est sérieuse. Mais les comédies sont différentes d’un pays à l’autre. En France, la tendance est à la vantardise, en Italie à être cabotin.

Le fanfaron doit respecter autant que possible le rôle qu’il joue, l’istrion change de rôle sans avoir de problèmes et joue un autre rôle à la seconde.

L’improbable unité italienne derrière Draghi est incompréhensible ailleurs. Salvini qui rencontre les dirigeants du Parti démocrate et qui s’apprête à gouverner avec eux. Salvini parlant avec le ministre de l’Intérieur qui a pris sa place contre lui et trace une ligne commune, Borghi inventant que Draghi est un “souverainiste”, sont des singeries qui ne seraient possibles nulle part ailleurs dans le monde mais qui en Italie sont très normales, comme les films de Sordi et Gassman l’enseignent.

La Ligue et Draghi

On ne sait pas exactement ce que Draghi essaiera de faire ni s’il réussira. J’espère pour ma part que cela échouera pour une raison simple : je crois qu’il faut maintenant la catastrophe la plus noire et la plus violente en Italie pour qu’il se produise un effet de choc qui puisse, peut-être, faire exister les vertus italiques chez quelqu’un parce qu’aujourd’hui l’Italie est, collectivement, une immense bouffonnade.

En tout cas, pour imaginer ce que Draghi tentera de faire, il faut abandonner tous les clichés en cours dans les ghettos sociaux. Draghi ne veut pas «liquider» l’Italie pour un méchant patron allemand ou français et ne veut pas la mettre en faillite. Au contraire, il veut rationaliser les dépenses, contrôler les revenus et relancer la production. Ce qui n’est pas du tout contraire à la soi-disant grande réinitialisation de Davos car, si vous lisez leurs documents préliminaires, ils sont préoccupés par la santé des entreprises productives; pour la simple raison que quiconque se nourrit du sang des autres, quand il meurt, doit lui donner des transfusions robustes.

Draghi n’est pas encore au travail mais certaines données s’éclaircissent. Le poids politique de la droite, et en particulier de Berlusconi, est très fort. Draghi veut se lancer dans un bras de fer avec l’État profond parasite italien et le choix de Brunetta comme ministre de l’administration publique le confirme. Trois ministères sont allés à la Ligue, dont deux revêtent une importance stratégique et pour l’économie et pour l’électorat de ce parti. Il s’agit du ministère du Tourisme, qui va à Massimo Garvaglia et du ministère du Développement économique qui va à Giancarlo Giorgetti, qui a grandi au MSI (note Strategika : Mouvement Social Italien, droite nationale post-fasciste).

Qu’elle gagne ou qu’elle perde, la Ligue a donc toutes les références pour bien jouer son jeu. Si ce match réussissait, la Ligue triompherait. Et si le jeu échoue ? Il ne se passerait pas grand-chose : elle jouerait ensuite un autre match. Le transformisme politique italien et la mentalité avec laquelle la comédie est vécue chez nous permettront tout autre nouveau saut périlleux. N’oublions pas que la Ligue a été à tour de rôle sécessionniste, autonomiste, souverainiste et européiste et que, changeant de masque, elle est toujours restée en selle. Tout simplement parce que elle est l’expression de territoires productifs et de classes sociales pénalisées par l’État profond et la bureaucratie. Par conséquent, elle risque peu ou rien dans son nouvel investissement.

Gabriele Adinolfi est un théoricien politique italien. Il a dirigé la rédaction du journal Orion et lancé divers projets médiatiques et métapolitiques comme le site d’information NoReporter ou le think tank Centro Studi Polaris. Il a aussi parrainé en Italie les occupations illégales d’immeubles abandonnés à destination des familles italiennes démunies, occupations dont la plus connue est la Casapound (dont le nom fait référence à l’écrivain Ezra Pound) et qui est aujourd’hui un mouvement politique national. A partir de 2013 il anime un think tank basé à Bruxelles, EurHope. Les activités de Eurhope et de Polaris aboutissent au projet de l’Académie Europe (2020) qui relie des intellectuels, des activistes et des entrepreneurs de plusieurs pays. Le but de cette initiative est de créer une élite politique et entrepreneuriale apte à influer sur la politique européenne à l’échelle continentale. Dans le cadre de cette Académie Europe, il donne un cours de méthodologie politique en français tous les jeudis à 18h. Cours accessible en ligne ici.

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samedi, 27 février 2021

L'immigration vue par le MND (Mouvement national-démocrate)

Site du MND cliquez ici

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19:00 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Philippe Herlin : une critique libérale de la "grande réinitialisation" de Davos

Philippe Herlin est Docteur en économie du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), spécialiste des cryptomonnaies et essayiste. 

Lire aussi la critique nationaliste :

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Le commander cliquez ici

18:23 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Sortie en début de semaine prochaine d'un nouveau hors-série du quotidien Présent consacré à la musique identitaire...

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Pour en savoir plus cliquez ici

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Commandez le recueil de chansons identaires publié par Synthèse nationale cliquez là

09:48 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Honoré d’ Estienne d’Orves, résistant et monarchiste

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Robert Spieler

Didier Lecerf est historien et militant, depuis sa jeunesse, de la cause identitaire. On lui doit déjà un Cahier d’Histoire du nationalisme, paru aux éditions Synthèse nationale, consacré au Parti des forces nouvelles (PFN), dont il fut un militant actif. Il nous offre aujourd’hui une remarquable biographie du capitaine de frégate Honoré d’Estienne d’Orves, qui fut fusillé par les Allemands le 29 août 1941. Le sous-titre du livre est Des monarchistes dans la Résistance.. Didier Lecerf décrit fort bien la complexité de cette époque quand il cite François de Grossouvre, ancien conseiller de François Mitterrand, qui écrivait : « Avec le même patriotisme et la même bonne foi, on pouvait se trouver entraîné dans un camp ou dans l’autre. J’avais deux amis, officiers de marine en 1940. L’un a rejoint l’amiral Muselier et les Forces navales françaises libres, l’autre a suivi Darlan. Pourquoi ? Ils étaient aussi patriotes l’un que l’autre ».

La jeunesse de d’Estienne d’Orves

Honoré d’Estienne d’Orves est, selon l’auteur, « un homme de la droite catholique, monarchistes et sociale, fidèle à Dieu, à l’Eglise, à sa patrie, à sa famille. » Il naît le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson (91). Son père est le comte d’Estienne d’Orves, sa mère est Caroline Elizabeth de Vilmorin. Les d’Estienne sont une vieille famille de marchands et de magistrats d’Aix-en-Provence tandis que les Vilmorin sont une dynastie de scientifiques qui jouent un rôle de pionniers dans l’amélioration des plantes, en particulier des blés. Un lointain ancêtre des Vilmorin n’est autre que... le jeune frère de Jeanne d’Arc, Pierre, ce qui vaudra aux dames Vilmorin d’être invitées au Vatican, aux cérémonies de canonisation de la sainte. Autre célébrité dans la famille Vilmorin : l’écrivain Louise de Vilmorin, la cousine d’Honoré d’Estienne d’Orves, qui fut la fiancée d’Antoine de Saint-Exupéry puis, bien plus tard, la compagne d’André Malraux. Honoré d’Estienne d’Orves est donc un enfant de l’aristocratie d’affaires, très aisée, qui domine la Belle Epoque et que Balzac a décrite dans ses romans. Son enfance et son adolescence se partagent entre hôtels particuliers, appartements spacieux, châteaux, villas ou palaces, entouré de nombreux domestiques. Il fait sa communion solennelle en 1911. Son parrain est un ami de la famille, gendre du général Boulanger, le célèbre commandant Emile Driant, futur héros de Verdun, député chrétien-social et auteur à succès de romans d’anticipation politico-militaires. Il faut absolument lire L’Invasion noire, qui bien avant Jean Raspail prédit l’invasion de l’Europe par des hordes africaines. Lecerf consacre plusieurs pages passionnantes à Driant que l’on peut considérer sans exagérer comme l’égal de Jules Verne. Autre personnalité d’exception dans l’environnement d’Estienne d’Orves : son cousin Georges de Robillard Cosnac, pionnier de l’aviation qui trouvera la mort à l’âge de 28 ans, le 4 mai 1912, aux commandes de son monoplan.

L’instruction d’Estienne d’Orves sera assurée à la fois par un abbé précepteur et par un établissement parisien de renom, Saint-Louis de Gonzague où il passera « sans peine », dit-il, le baccalauréat. Modeste, il note : « C’était en temps de guerre plus facile qu’avant 1914 ». Dans un de ses notules qui font le grand intérêt du livre, Lecerf nous livre quelques chiffres concernant le bac, qui laissent rêveur. En juillet 1917, il n’y a en France que 14 204 candidats sur un total de 700 000 jeunes de 16 ans. Seuls 58 % obtiennent le diplôme, essentiellement des garçons. Les filles ne sont que 734, soit 1,17 % de la classe d’âge ! Autres temps, autres mœurs... D’Estienne d’Orves va intégrer l’Ecole Polytechnique et choisira La Navale. Pendant 10 ans, de 1923 à 1933, il voyagera beaucoup et se trouvera pour l’essentiel loin de la France.

C’est d’abord un milieu « très chrétien » qui s’est senti agressé par la politique anticléricale du pouvoir républicain avant 1914. Fidèle à l’Eglise et au pape, il ne tombe cependant pas « dans un ultramontanisme en contradiction, dit Jean-François Chiappe, avec l’indépendance, un rien gallicane, dont la monarchie et ses plus fermes soutiens ont toujours fait preuve ». Ce milieu, justement parce qu’il est « très chrétien », a aussi un sens aigu du social, et de ce fait est lié aux hommes et aux initiatives du catholicisme social, ce catholicisme social que Didier Lecerf décrit en des pages passionnantes. Henry de Villemorin, le grand- père d’Honoré, s’occupe ainsi activement, avec Albert de Mun, des « Cercles catholiques d’ouvriers », tandis que les parents d’Estienne d’Orves sont membres de la confrérie de la Miséricorde des Pénitents noirs de Nice, sa mère participant assidûment à « l’œuvre de midi », créée pour les “midinettes”, ces jeunes femmes, modistes et couturières, travaillant au début du XXe siècle, dans les maisons de mode et de haute-couture des beaux quartiers parisien qu’il convenait de  protéger des tentations que la morale réprouve.

Le milieu social d’Estienne d’Orves est aussi très royaliste, plutôt légitimiste et, en tout cas, très patriote. Sa grand-mère maternelle, petite-fille de deux généraux vendéens, est ainsi « restée fidèle à la famille de Louis XVI » et refuse « le ralliement aux Orléans ». Les couleurs de la famille ne sont pas celles de la Révolution, sauf si elles s’ornent « du Sacré-Cœur », mais celles de Jeanne d’Arc ou du pape. D’Estienne d’Orves écrira, dans le journal qu’il rédige en prison à destination de ses enfants : « Chez nous, le drapeau tricolore n’était pas admis lorsque nous jouions aux soldats. »

Mais son milieu finit par se rallier à la République, au nom de la pseudo-nécessité d’unir tous les Français face aux périls qui menacent, à l’image de Péguy et d’Albert de Mun, qui s’y rallient en 1892, après la publication par Léon XIII de l’encyclique Au milieu des sollicitudes. Péguy avait écrit : « Celui qui défend la France est toujours celui qui défend le royaume de France. Et celui qui rend une place ne sera jamais qu’un salaud, quand bien même il serait marguillier de sa paroisse ».

LE CATHOLICISME SOCIAL

Le mérite du livre de Didier Lecerf est que l’ouvrage est bien plus qu’une biographie. Il décrit ainsi, dans des notules passionnantes, les origines du catholicisme social, la création des Equipes sociales de Robert Garric, celle de la Ligue patriotique des Françaises, dont Elizabeth, mère d’Honoré, fit partie. L’auteur évoque Albert de Mun, René de La Tour du Pin et Paul Vrignault, initiateurs des cercles catholiques d’ouvriers, qui œuvraient à « faire la guerre à la Révolution ; réconcilier les classes dirigeantes et la classe ouvrière ; établir la paix et l’harmonie sociale ». L’auteur aborde bien sûr l’Affaire Dreyfus et cite le journal d’Estienne d’Orves : « Ce qui a faussé le dreyfusisme, c’est la réaction qui a suivi sa victoire, réaction menée par des gens qui voulaient non pas la justice, mais la destruction de l’idée catholique ».

Au moment où Honoré d’Estienne d’Orves intègre la Royale, en octobre 1923, celle-ci est au début d’un vaste plan de rénovation et de modernisation, qui sera poursuivi avec constance durant près de quinze ans par tous les gouvernements. La flotte de 1939, qui occupe le 4e rang mondial, sera l’une des plus belles de notre histoire, mais aussi, hélas, l’une des plus vaines puisque l’essentiel de ses bâtiments seront, soit coulés à Mers-el-Kébir par les Anglais, le 3 juillet 1940, soit sabordés à Toulon par leurs équipages, le 27 novembre 1942. Les Allemands entrent dans Paris le 14 juin. Joseph Meister, premier homme vacciné contre la rage par Louis Pasteur, désespéré, se suicidera le 24 juin. Que faire ? Pour Estienne d’Orves, il n’existe qu’une voie à suivre : il se doit d’agir conformément à « la tradition de fidélité de sa famille pour la France et la France seule ». Il va entrer en dissidence, non « sans un profond déchirement » et continuer la lutte. Une fois en Angleterre, le capitaine de corvette se voit confier, non pas le commandement d’un navire, mais la direction du 2ème bureau de l’état-major des Forces navales françaises libres. D’Estienne d’Orves, qui s’ennuie quelque peu dans une fonction trop administrative, obtient de De Gaulle l’autorisation d’aller sur le terrain, malgré son inexpérience du renseignement et de la clandestinité. Son objectif : jeter les bases d’un réseau d’espionnage baptisé Nemrod. Arrivé en France, Châteauvieux (c’est son pseudo) s’active. Mais les services de l’Abwehr sont sur sa piste. Le réseau tombera très vite, au bout d’un mois : la faute à un “traître”, Alfred Gaessler, le “radio” du groupe, un Alsacien dont on ne connaîtra jamais les motivations, qui disparaîtra en février 1945, ne laissant aucune trace. D’Estienne d’Orves est arrêté le 22 janvier 1941.

Les membres du réseau seront jugés pour espionnage, à partir du 13 mai, par la cour martiale du Gross Paris. D’Estienne d’Orves, « admirable de dévouement et de sacrifice », dixit son avocat allemand, se désigne comme le seul responsable, acceptant par avance la mort, « aléa du métier d’officier ». Une scène incroyable a lieu au moment où le verdict tombe. Le président allemend de la cour martiale se lève et va serrer la main des condamnés. Sur les vingt accusés ayant comparu, neuf sont condamnés à mort. Les soutiens d’Estienne d’Orves, dont son avocat allemand, mais aussi le gouvernement de Vichy par la voix de Fernand de Brinon et aussi l’amiral Darlan, vont s’activer pour obtenir sa grâce. L’espoir est réel. Hélas, le 22 juin 1941, les forces de l’Axe entrent en URSS. Quel rapport avec le destin d’Honoré d’Estienne d’Orves ?

Le pacte germano-soviétique va voler en éclat et le Parti communiste français, qui collaborait jusque-là allègrement avec les Allemands à la demande de Moscou, dans un esprit « défaitiste révolutionnaire », va entrer en résistance et appeler au sabotage et à la lutte armée. Didier Lecerf consacre des pages passionnantes au Parti communiste français en 1939-1940, un parti « pas très résistant », une « secte de masse », qui tenta, comme on le sait, d’obtenir la reparution de l’Humanité Aux premiers attentats, les Allemands répondent par la politique des otages et de dures représailles. Le 21 août, à Paris, le futur « colonel Fabien » abat l’aspirant Moser, dans le métro, sur le quai de la station Barbès-Rochechouart. Fâcheuse conjonction de dates, le 24 août, Keyser, le président de la cour martiale qui a condamné à mort Estienne d’Orves, est à Berlin pour demander la clémence. Mais Adolf Hitler, par une lettre signée de sa main, confirme, suite à l’assassinat de l’officier allemand, la condamnation à mort pour trois membres du réseau, dont le chef, qui étaient venus directement d’Angleterre. Le 29 août, au petit matin, l’abbé Stock célèbre la messe dans leur cellule. Les condamnés communient puis prennent leur petit déjeuner avec le prêtre. C’est la fin.

RÉSISTANTS ET MARÉCHALISTES ?

Lecerf note, en conclusion de son livre, qu’à l’image de d’Estienne d’Orves, en 1940, les résistants sont souvent issus de la « droite de la droite ». Il cite François de Grossouvre : « C’est la gauche qui a exploité la Résistance, mais ce sont les gens de droite qui l’ont créée ». Il évoque la kyrielle de monarchistes qui entrèrent en résistance : Pierre de Bénouville, Michel de Camaret (futur député européen du FN), le colonel Rémy, Jacques Renouvin, l’écrivain Jacques Perret, François de Grossouvre, sans oublier les anciens du Faisceau de Georges Valois, de la Cagoule et des membres des Croix de Feu et du PSF de La Rocque. Beaucoup firent, du moins au début, preuve de respect et de bienveillance à l’égard du maréchal Pétain. Ce fut le cas d’Estienne d’Orves qui l’évoque six fois dans ses lettres de prison, même s’il exprima une franche hostilité face à certaines décisions du gouvernement, notamment le Statut des Juifs. Ainsi, note Didier Lecerf, à travers Honoré d’Estienne d’Orves, à la fois résistant et maréchaliste critique, c’est toute la complexité, toutes les contradictions de l’époque qui surgissent.

Honoré d’Estienne d’Orves, de Didier Lecerf, collection « Cahiers du nationalisme », 200 pages, 25 euros, port inclus, à l’ordre de : Synthèse nationale, BP 80135 22301 Lannion pdc.

Source : Rivarol 24/02/2021

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Blanc, seul et très malade

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Alain Sanders

Nous avons déjà eu l’occasion, à différentes reprises, de relever ces désormais innombrables publicités (tant à la télé que dans les journaux et les magazines) qui mettent systématiquement en scène un homme noir et une femme blanche (généralement blondasse). Et jamais, sinon très rarement, le contraire. On ne fera croire à personne, et pas à moi en tous les cas, qu’il ne s’agit pas d’une démarche idéologiquement délibérée.

Est-ce à dire que tous les publicitaires sont idéologiquement vérolés et des fourriers du Grand Remplacement ? Ce serait donner beaucoup de crédit à leurs facultés intellectuelles... Reste qu’ils se couchent avec zèle et empressement devant la doxa racialiste. « Les capitalistes finiront par nous vendre la corde pour les pendre », disait Lénine.

Cette propagande racialiste, qui touche aussi les annonces gouvernementales (télé et presse papier là encore), a fini par tout envahir. Un exemple récent qui pourrait paraître anecdotique s’il n’était, tout au contraire, symptomatique de l’effacement progressif – à la sournoise naguère, aujourd’hui totalement assumé – des Blancs (mais pas des Blanches...).

En page « économie » du Parisien donc, un article intitulé : « Gare au poids de l’assurance dans votre endettement ». De quoi s’inquiéter, si j’ai bien compris, mais là n’est pas le sujet. Ce qui l’est, en revanche, c’est que ledit article est illustré, histoire de nous informer mieux, par un dessin parlant (comme on disait jadis). Il représente un couple d’un côté, et un célibataire de l’autre. Le couple ? Classique : un Noir et une Blanche. « En bonne santé », précise-t-on. Le célibataire ? Un Blanc. Pas en bonne santé, lui : « Diabète type 2 et surpoids ». Blanc, seul et très malade, n’en jetez plus la cour est pleine...

Vous pensez que c’est par hasard que l’infographiste et Le Parisien ont fait un tel choix plutôt que l’inverse : deux Blancs en bonne santé et un célibataire noir subclaquant ? T’as qu’à croire...

Il y a déjà quelques années, en 2011, nous avions été quasiment les seuls à dire la nocivité du film Intouchables alors que la France entière lui faisait un triomphe. Derrière les bons sentiments et les scènes lacrymales, on montrait quoi ? Un vieux Blanc acariâtre, tétraplégique, cloué dans un fauteuil roulant, un peu « vieille France » sur les bords, désuet, compassé, encombré d’une famille convenue et convenable. Et qui pour le tirer de là ? Un lascar des quartiers ethniques, un jeune Noir (l’imbuvable Omar Sy) qui sort de prison, pétant de santé, créatif, taquin et virevoltant. On était au-delà du cliché et de plain-pied dans une fable dont la leçon n’échappera qu’à ceux qui ne veulent pas voir : une France en fin de vie, réoxygénée par un Sénégalais un peu filou, mais tellement sympathique (comme le diraient ces boulangères et autres nonos qui font la grève de la faim pour qu’on leur laisse leurs migrants épatants...)

La semaine dernière, sous le titre : « La chasse aux Blancs est ouverte », nous donnions quelques exemples de cette curée déclenchée par Hollywood, Netflix, les BLM, les GAFAM, leur armée d’esclaves leucodermo-masochistes, etc. Eh bien voilà une nouvelle salve épuratrice avec le film de Brenda Chapman, Come Away, proposé par Amazon Prime Vidéo.

Soit donc un couple dans les années 1860 aux Etats-Unis. Un Noir (David Oyelowo), bien sûr, et une Blanche (Angelina Jolie), évidemment... Ils ont trois enfants : David, Peter, Alice. David meurt. Peter se console avec le Pays imaginaire. Alice passe de l’autre côté du miroir. On est là dans le détournement pervers (car pourquoi racialiser ces deux contes sinon ?) de deux histoires emblématiques de la civilisation occidentale en général, et britannique en particulier. Les chefs d’œuvre de J. M. Barrie (Peter Pan) et de Lewis Caroll (Alice au pays des merveilles), un écrivain écossais et un écrivain anglais. Deux Blancs. Dont les héros, Peter et Alice, sont des Blancs. Transformés, par une manip raciale incongrue, en petits mulâtres balancés dans une histoire qui n’est pas, qui n’est plus, la leur...

Ce Come Away (par ailleurs nullissime et sirupeux) a provoqué cette réflexion d’un internaute qui a tout compris : « Bientôt on aura Blanche-Neige en noire et les Schtroumpfs en je ne sais quelle couleur sauf bleue. »

Source : Présent 25/02/2021

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Journal du chaos

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vendredi, 26 février 2021

La démocratie est-elle en danger ?

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Chloé Morin, experte associée à la Fondation Jean-Jaurès et Natacha Polony, directrice de la rédaction de Marianne publient respectivement Le Populisme au secours de la démocratie ? et Sommes-nous encore en démocratie ? deux ouvrages qui analysent la crise politique que nous traversons. Elles répondent ici lors d’un débat organisé par Marianne

A lire ICI 

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jeudi, 25 février 2021

S’il était candidat à la présidentielle, je soutiendrais Éric Zemmour

Andre Murawski-869.jpgAndré MURAWSKI

Conseiller régional

Hauts-de-France

Quatorze mois avant l’élection présidentielle de 2022, le paysage politique français présente un aspect particulièrement uniforme, même si des inconnues subsistent en provenance de telle ou telle formation.

Pour faire simple, les politiques conduites dans notre pays dans les domaines économique, social et, depuis quelques années, environnemental, présentent à la fois une grande continuité et une incontestable similitude. En effet, depuis le début des années 1990, ni la droite, ni la gauche institutionnelles ne se distinguent plus sur le plan doctrinal comme ce fut le cas à l’époque où le libéralisme et le marxisme proposaient des offres politiques clairement différenciées.

Jusqu’en 2017, la droite majoritairement représentée par le RPR, devenu l’UMP, puis LR, ainsi que la gauche, représentée elle par le PS, se sont succédé au pouvoir en ne se distinguant que sur certaines nuances. La gauche en matière sociétale ; la droite dans le domaine sécuritaire. Mais l’une comme l’autre ont souscrit au projet de construction européenne et consenti des transferts toujours plus importants de souveraineté y compris en renonçant à appliquer le principe de subsidiarité, pourtant explicitement reconnu par les traités. Inspirée par le projet européen, cette convergence des politiques a abouti, en 2017, à l’élection d’Emmanuel Macron qui a amalgamé les deux sensibilités au détriment du PS et de LR lors des élections législatives de 2017. Aujourd’hui, malgré des ancrages locaux encore solides, le PS comme LR ne semblent pas en position de reprendre l’initiative en 2022, faute de candidats incontournables.

Toujours jusqu’en 2017, le FN, ensuite devenu RN, est passé du statut de parti protestataire à celui de parti d’alternance, disposant seul au fil des ans d’une base électorale suffisante pour proposer une offre politique alternative. Ses espoirs ont toutefois été ruinés, tant par ses adversaires que par ses faiblesses internes. Ainsi, au moyen d’une tactique de diabolisation systématique mobilisant classe politique, représentants des médias, responsables associatifs et intellectuels influents, la gauche et la droite institutionnelles sont parvenues à isoler durablement le FN, condamnant tout accord, décourageant toute alliance et limitant finalement sévèrement son implantation sur le plan local. Mais c’est aussi le manque de professionnalisme qui a pénalisé le FN, entraînant un turnover très important préjudiciable en termes de compétences, une situation financière très préoccupante préjudiciable en termes d’indépendance et de marges de manœuvre, et des affaires judiciaires graves préjudiciables en termes d’image.

En réalité, il existe d’étranges similitudes entre LReM, parti présidentiel, et le RN. Les deux formations politiques soutiennent l’un Emmanuel Macron, l’autre Marine Le Pen, dont un sondage a indiqué qu’ils seront vraisemblablement présents au second tour de l’élection présidentielle, même si le même sondage montrait que les Français ne souhaitent pas cette configuration. Les deux partis rencontrent régulièrement des difficultés avec leurs élus et leurs cadres, et connaissent défections et démissions. Les deux partis sont confrontés à une fuite de leurs adhérents, même si ce phénomène est moins mesurable à LReM qui n’impose pas de cotisation à ses membres. Les deux partis adhèrent au nouvel ordre mondial, depuis le début pour la LReM, de plus en plus pour le RN dont le discours trahit une soumission toujours plus grande au politiquement correct qu’il s’agisse d’immigration, d’identité, de monnaie, de l’Union européenne ou, tout récemment, de dette souveraine. Après la convergence entre les anciennes gauche et droite institutionnelles, il semble donc, toutes proportions gardées, qu’un mouvement de convergence se dessine entre LReM et le RN.

LReM et le RN apparaissent donc aujourd’hui comme deux petits colosses, mais des petits colosses aux pieds d’argile, dont l’effondrement pourrait bien survenir de manière inattendue. Emmanuel Macron pourrait s’effondrer victime de l’impopularité de sa gouvernance, marquée par la casse sociale, la dure répression des Gilets Jaunes et la gestion chaotique de la crise du COVID-19. Marine Le Pen, pour ce qui la concerne, pourrait bien subir le contrecoup du recentrage de son discours, de l’abandon des fondamentaux du FN/RN et d’un manque de convictions nettement décelable, à tel point que le débat qui l’a opposée à Gérald Darmanin a été considéré comme ayant eu lieu « à front renversé ». Les Français qui ne se reconnaissent ni dans Emmanuel Macron, ni dans Marine Le Pen, et qui aspirent à une autre politique, plus protectrice de notre souveraineté nationale, plus respectueuse de nos libertés fondamentales, plus attachée à notre histoire et à notre identité, plus soucieuse de notre indépendance économique et culturelle, ces Français contemplent un espace. Un espace politique inoccupé.

Pour le moment en effet, cet espace politique est vide. Toutefois, il pourrait être rempli. L’histoire de France ne manque pas d’exemples de personnages qui ont répondu à l’appel du pays au moment où la classe politique montrait ses limites. Un récent sondage a révélé qu’un journaliste, Eric Zemmour, avait un réel potentiel.

Que penser d’Eric Zemmour ? Journaliste émérite et débatteur passionné, il a multiplié par 10 l’audience de la chaîne Cnews. Son œuvre d’écrivain, de polémiste, donne la mesure de ses qualités intellectuelles. Son essai « le Suicide français », fruit d’un long travail et de nombreuses réflexions, témoigne de l’étendue de sa culture et de son amour de la France. Son professionnalisme de journaliste engagé, intransigeant, montre la sincérité de ses convictions et les procès qui lui ont été faits ont révélé la force de son caractère. L’homme est intéressant. Son discours séduit. Etrangère à un sérail politique déconsidéré, sa candidature à la présidence de la République pourrait offrir une véritable alternative à nos compatriotes.

Zemmour sera-t-il candidat ? Lui seul peut répondre et il dispose encore d’un peu de temps. Doit-il être candidat ? La situation de la France lui est connue et s’il n’est pas homme à se dérober, il lui appartient de prendre sa décision dans la paix et le secret de sa conscience. Peut-il être candidat ? Je veux croire que si le destin le désignait, si les Français confirmaient le premier sondage et l’amplifiaient, sa candidature ne serait pas seulement possible : Elle serait nécessaire. En réalité, j’ignore si Zemmour sera candidat. Ce que je sais en revanche, c’est que s’il décidait de l’être, je me tiendrais à sa disposition pour lui apporter mon entier soutien, si tel était son désir.

Source Riposte laïque cliquez ici

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Fable celtique... Méditation au menhir de Saint-Uzec

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Fañch an Teureug (François l’Oursin, en français)

Il se dresse là, dans son enclos sacré, à la lisière de la lande d’ajoncs et de genêts, à un jet de pierre du fameux Radome de Pleumeur-Bodou… J’y suis allé pour m’y recueillir…

Les moines irlandais, quand ils sont arrivés en Armorique pour la christianiser, ont découvert des menhirs et des dolmens, comme chez eux. Missionnaires, ils n’ont pas cherché à gommer la civilisation qui était déjà là avant eux, mais plutôt à la réorienter vers la religion chrétienne. Ils n’ont pas abattu les menhirs, ils les ont christianisés ! Le menhir de Saint-Uzec est de ceux-là, qui porte, gravés dans le granite, les "instruments de la Passion" du Christ : la croix, l’échelle, les clous, le marteau…

Et là, au pied de ce menhir, j’ai médité… Cette réalisation des hommes, d’il y a si longtemps et pourtant encore si actuelle aujourd’hui, ne représente-t-elle pas pour nous le devoir de transmettre ?

Sur la côte bretonne, chaulé en blanc, le menhir devient un amer qui permettra au navigateur de faire le point, de savoir se positionner sur la carte, d'éviter les écueils, de prendre ses alignements pour rentrer sans encombre au port…

En son sommet, allumez un feu et il deviendra un phare qui avertira les marins de la présence de récifs mortels… Pièges courants en politique !

Placez une vigie en son faîte. Il avertira le recteur de la paroisse qui sonnera le tocsin au clocher du village pour alerter les habitants de l’invasion qui se prépare… Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ?

En petit modèle, le menhir peut être utilisé comme lest, allongé en fond de cale du bateau. L‘embarcation tiendra mieux la mer et gardera plus facilement le cap dans une mer tempétueuse… Ce qui arrive souvent en politique !

Au fond de la crique, le menhir servira de très sûr amarrage pour le mouillage de son esquif ! Cela lui évitera de dériver dans des courants mauvais et de s’échouer dans quelque vasière…

Et puis, en une ronde autour du menhir, les filles et les gars du village viendront danser au son nasillard de la bombarde de Matilin an Dall, le penn soner Mathurin l'Aveugle (*) ... Et dans la lande, des amours enflammeront les cœurs. Et viendront alors d’autres enfants qui continueront la longue chaîne des générations de chez nous…

Bref ! Dans la vie, en navigation comme en politique, un menhir c'est indispensable !

 … J’en étais là de ma méditation quand d’autres pensées plus rudes m’ont assailli…

Je vous vois venir… Vous allez penser : ce "Fañch" est un sacré flatteur, un courtisan bien prompt à faire des courbettes devant le Commandeur. Que nenni ! Je tente seulement de ne pas trop oublier. Ce que je raconte, c’est par pure nostalgie d’une jeunesse qui fut militante. Et parce qu'il faut rester lucide...

Dans une récente interview de Jean-Marie Le Pen, le journaliste remarquait que notre "Menhir" pardonnait souvent à ceux qui l’avaient trahi mais qu’il ne s’excusait jamais. A mon petit avis, c’est assez bien vu !

Il y a un point, au moins et capital, pour le quel nous pouvons faire des reproches à notre "Menhir" : en plaçant sa fille à la tête du mouvement pour lequel nous nous sommes tant dévoués, il nous a joué un bien mauvais tour !

Par cette décision, le Menhir a glissé un vilain petit caillou dans la chaussure des Nationaux. Dès lors, pas facile de piquer des pointes de vitesse sur le sentier des douaniers !

Depuis les débuts de l'héritière, nous étions méfiants. Quand on a abandonné son prénom de baptême pour en prendre un autre plus "maritime", c’est déjà mauvais signe. Quand le nouveau capitaine "shanghaille" un équipage douteux et qu'il change ensuite le nom du bateau et surtout de cap, là ça devient très critique. Les pêcheurs bretons vous le diront : ça porte la poisse !

Et si, en plus, l’on tente d’abattre méchamment le Menhir, alors là, ça devient grave et même impardonnable !

Mais, nous autres Celtes, nous avons la tête dure. S'avouer vaincus ? Pas question !

Dans la lande de Pleumeur, autour du menhir de Saint-Uzec, se cache sûrement un petit Korrigan qui ne va pas tarder à se dévoiler pour quelques facéties de sa composition !

Alors là, comme disent les Douarnenistes : "On aura du goût !" Kenavo !

En Trégor, février 2021

(*) Mathurin l'Aveugle ? Le bandeau sur l'oeil ? Ça ne vous dit pas quelque chose ? Bizarre, non ?

11:05 Publié dans Légendes et patrimoines identitaires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Une France anomique

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Luc Rouban est sociologue et directeur de recherches au CNRS. Dans une note intitulée « La République désintégrée » pour le baromètre de la confiance publique du Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof) il analyse le regard que portent les Français sur leur propre pays. Et il constate que ce qui gagne notre pays, c’est l’anomie, c’est-à-dire la disparition des valeurs communes à la société française. Autrement dit, tout ce qui fait une nation. Et notre propre modèle culturel depuis que la gauche a sinistré l’instruction publique pour la remplacer par un magma informe que certains n’ont pas hésité à qualifier de « fabrique des crétins ». Et rien n’indique que cette immigration ne s’arrête quand des préfets distribuent des cartes d’identité et des permis de séjour à quiconque arrive d’Afrique, du Pakistan et d’ailleurs, histoire d’en faire un bon Berrichon, Picard ou Breton, etc., comme le suggèrent un peu rapidement et à tort – à notre avis - Eric Zemmour ou Marine Le Pen. L’avenir des Français ne se joue certainement pas dans ces zones de non-droit qui pullulent sur notre territoire. Il n’y a que nos politiques et autres intellectuelles des cavernes pour ne pas le savoir.

Lire l’entretien ICI.

08:35 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 24 février 2021

Le site Medias-presse-info consacre un article au Cahier d'Histoire du nationalisme n°19 sur les mouvements nationalistes en Belgique de 1945 à 2000

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Source Médias presse info cliquez ici

Hervé Van Laethem a derrière lui déjà plusieurs décennies de militantisme nationaliste en Belgique. Au cours des dernières années, il s’est illustré à la tête du mouvement NATION. Il est également très présent et actif parmi les réseaux établis entre mouvements nationalistes à travers l’Europe. C’est également un fin connaisseur de la géopolitique syrienne qui a été reçu à plusieurs reprises par les autorités de ce pays, y compris par le président Bachar el-Assad.

Il signe chez Synthèse nationale un nouveau tome des Cahiers d’histoire du nationalisme. Le sujet qu’il aborde est généralement méconnu : les mouvements nationalistes en Belgique de 1950 à 2000. C’est que, de l’histoire des mouvements nationalistes en Belgique, les Français ne connaissent généralement (et mal) que le rexisme de Léon Degrelle, ce qui nous renvoie aux années trente, et le Vlaams Belang, parti nationaliste flamand dont les médias retiennent qu’il est un partenaire du Rassemblement National au Parlement européen.

Précisons d’emblée que ce recueil ne prétend pas être exhaustif. Bien au contraire, son auteur avertit en préambule qu’il s’est surtout intéressé aux groupes les plus radicaux.

Ce panorama des mouvements nationalistes de l’après-guerre en Belgique débute avec Jeune Europe, mouvement fondé par Jean Thiriart, Emile Lecerf et le Docteur Paul Teichmann et dont la ligne est passée de l’anti-communisme à une forme de national-bolchévisme (!), ce qui le rend assez inclassable.  On y retrouve ensuite notamment Occident Belgique, Ordre Nouveau Belgique, le Front de la Jeunesse, le Parti des Forces Nouvelles, le VMO, l’Assaut,…

Au-delà d’une présentation de ces mouvements et de quelques autres, l’auteur retient différentes campagnes menées par cette mouvance : les manifestations Touchez pas à nos églises en réponse aux occupations d’églises par des immigrés, les rassemblements Nationalistes contre l’OTAN et quelques autres parfois mouvementées.

Les souvenirs évoqués dans ce livre sont souvent le reflet de l’engagement personnel de l’auteur qui a d’ailleurs enrichi son ouvrage d’une importante série de photos – parfois inédites – et de reproductions d’affiches et de publications de ces mouvements aujourd’hui oubliés par la plupart des Belges.

Les mouvements nationalistes en Belgique de 1950 à 2000, Hervé Van Laethem, Cahiers d’histoire du nationalisme, éditions Synthèse Nationale, 182 pages, 24 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

LES MÉDIAS FLAMANDS EN PARLENT AUSSI CLIQUEZ ICI

18:50 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Jean-Claude Rolinat, écrivain engagé et grand voyageur, invité de l'émission "Synthèse" sur TV Libertés

Jean-Claude Rolinat est un homme passionné. Passionné de politique d'abord, il est un militant actif de la Droite nationale et il a été élu local en Seine-et-Marne des années durant, il collabore aussi régulièrement au quotidien Présent et à la revue Synthèse nationale. Passionné de voyages aussi, il a ainsi visité pratiquement tous les pays du monde et, bien souvent, il a raconté ses voyages dans des livres passionnants (plus d'une vingtaine). Passionné par la géopolitique enfin, il anime chaque semaine sur Radio Libertés l'émission "Et pourtant elle tourne" où il revient sur les conflits qui secouent la planète.

Dans cette nouvelle émission "Synthèse", animée par Roland Hélie, Philippe Randa et Pierre de Laubier, Jean-Claude Rolinat nous parle (entre autres) de deux de ses ouvrages : "Chypre, l'épine turc dans le talon européen" (Édition des Cimes - 2020 cliquez ici) et son fameux "Dictionnaire des États disparus" qui vient d'être réédité chez Dualpha (cliquez là). 

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18:17 Publié dans Radio Libertés Synthèse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

LIBERTÉ !

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Un communiqué de Pierre Vial

La manifestation de soutien à Génération identitaire a permis de démontrer qu’il y a un front de solidarité qui s’est constitué contre l’absurde chasse aux sorcières déclenchée par Darmanin.

Lui et ses semblables, qui se drapent si volontiers dans « les valeurs de la République », feignent d’oublier qu’un peuple a le droit et le devoir de lutter pour son identité. En s’appelant Terre & Peuple, notre mouvement affirme qu’un peuple et sa terre ont un lien d’union charnelle, que nulle idéologie déracinante ne pourra faire disparaître.

On redécouvre le bienfondé et la nécessité des frontières pour se protéger contre la propagation du Covid. Mais est autrement dangereuse la propagation d’une invasion incontrôlée par des gens qui ne peuvent ni ne veulent respecter notre identité et qui sont encouragés par toutes les forces de l’Anti-France.

Lorsque j’ai proposé, à la fin du XXe siècle, d’adopter le mot « identitaire » pour définir ce que nous sommes, je ne pensais pas que sa diffusion serait aussi rapide et aussi large. Aujourd’hui, les sondages montrent que la majorité des Français de sang (et non de papiers) se reconnaissent dans ce mot et approuvent sa signification. C’est un motif d’espoir en ce temps si noir.

Terre & peuple cliquez ici

JEAN-CLAUDE ROLINAT INVITÉ DE L'ÉMISSION "SYNTHÈSE" DU MERCREDI 24 FÉVRIER SUR TV LIBERTÉS

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LES PRÉCÉDENTES ÉMISSIONS CLIQUEZ LÀ

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mardi, 23 février 2021

Les leçons du drame de Pau

 

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Camille Galic

Le 2 janvier 2017, Libération publiait un reportage poignant sur des migrants expulsés de Calais et recasés dans le centre d’accueil de Gelos, près de Pau, où un fonctionnaire de l’OFPRA tentait de les convaincre de retourner dans leur pays natal avec un viatique de 2 000 euros pour les Afghans et les Irakiens et de 2 500 pour les Erythréens, Soudanais et Ethiopiens. Ce qui scandalisait et désolait les travailleurs sociaux de l’Isard COS, l’association gestionnaire du lieu, qui redoutaient que « les procédures d’asile que chacun a engagées n’aient pas le temps d’aller à leur terme ». L’article était intitulé : « Les migrants vont nous manquer. » Le 18 février 2021, les militants de l’Isard COS étaient à nouveau en deuil, mais pour une autre raison : Cyril, père de famille de 46 ans et responsable de ce centre d’accueil dépendant de la fondation COS-Alexandre Glasberg était égorgé par un Soudanais furieux d’avoir été débouté du droit d’asile – après avoir été condamné par deux fois pour violences au couteau, sur un autre pensionnaire, puis sur un codétenu.

Selon son site, Isard COS offre 257 places aux demandeurs d’asile et réfugiés auxquels il garantit un « accompagnement global mais adapté à chaque situation familiale ou personnelle », et il leur propose aussi « des hébergements dans différents quartiers de la ville ». On partage la douleur des proches de Cyril – dont l’un déclarait encore la semaine dernière sur France Inter que « les migrants sont des gens magnifiques » – mais on est soulagé de voir que la fureur de son protégé s’est exercée contre lui et non contre un quelconque et innocent habitant des « différents quartiers » où le Soudanais aurait pu être hébergé. Ce « drame absolu d’autant plus épouvantable que la victime s’est engagée toute sa vie professionnelle dans la défense des migrants et de ceux qui postulent à l’asile » (cf. François Bayrou, maire de Pau) servira-t-il de leçon à l’Azuréen Cédric Herrou, qui se vante d’avoir fait venir en France « des milliers de migrants » ? Mais c’est Génération identitaire, coupable de vouloir empêcher ce type de tragédies, que le Pouvoir veut éliminer.

10 millions d’africains (au moins) en france.

En 2011, un rapport officiel évaluait la communauté afro-antillaise en France à trois millions d’individus. En dix ans, ce nombre a plus que triplé en ce qui concerne les seuls Africains, si l’on en croit Emmanuel Macron s’exprimant le 18 février dans le Financial Times en prélude au G7 tenu le lendemain : « J’ai plus de 10 millions de nos concitoyens [donc naturalisés] qui ont des familles de l’autre côté de la Méditerranée. » D’où sa préconisation de faire livrer par l’Europe des doses de vaccins anti-Covid aux soignants africains car « si on laisse s’installer l’idée que des centaines de millions de vaccins sont en train d’être faits dans les pays riches et qu’on ne commence pas dans les pays pauvres, c’est insoutenable ». Cette proposition a du reste scandalisé la très racialiste Ligue de défense noire africaine qui a tweeté aussitôt (orthographe respectée) : « Occupez-vous de la France, le continent africain se porte très bien, vôtre vaccin n’a que pour but de stériliser les africains vous ne parviendrez ja- mais à faire accepté cette abjection même avec vos pantins locaux. »

Source : Présent 23/02/2021

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lundi, 22 février 2021

Grand Reset : « On est dans la projection futuriste d’une société cauchemardesque et abominable »

Éric Verhaeghe est haut fonctionnaire, entrepreneur et essayiste. Dans son dernier ouvrage Le Great Reset : Mythes et réalités, qu’il a auto-édité, E. Verhaeghe décortique le livre de Klaus Schwab – fondateur du Forum de Davos – et Thierry Malleret – ancien collaborateur de Michel Rocard – paru cet été et intitulé Covid-19 : The Great Reset.

Un ouvrage « de combat politique » et de « domination idéologique », qui a fait couler beaucoup d’encre et alimenté les inquiétudes, qu’Éric Verhaeghe s’est efforcé de décrypter, cherchant à faire la part des choses et à mettre en lumière le véritable projet porté par les auteurs du Grand Reset.

Quels sont les projets de réformes politiques, sociales et économiques prônés par les auteurs du Grand Reset ? Ont-ils une chance d’aboutir ? Esprits de Liberté a rencontré Éric Verhaeghe pour répondre à ces questions. 

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NEW HOLD-UP + Le film Partie 2

Merci aux réalisateurs et acteurs pour leur travail exceptionnel.

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Le Journal de bord de Jean-Marie Le Pen de cette semaine

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11:18 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Au-delà de l'islamo-gauchisme

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L'avis de Jean-François Touzé
 
Depuis 50 ans, l'Université est tenue par les gauchistes. Des villes entières sont noyautées par les islamistes, certaines, au nom de l'idéologie ou par simple clientélisme étant même en état de fait de cogestion avec les partisans de la charia. Des centaines de quartiers sont aux mains de la racaille. Des sections syndicales sont sous la coupe des groupes salafistes, des frères musulmans ou des organisations allogènes. Tous veulent la fin de notre civilisation. Il était bien évident que la jonction se ferait. Une des priorités de l'Etat national sera d'en éradiquer les effets.
 
Pour autant nous ne devons pas oublier qu'il n'y a pas que l'isamo-gauchisme à combattre. Il y a aussi l'islamo-progressisme, l'islamo-centrisme et l'islamo-droitiste.

11:13 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 21 février 2021

Premières craintes d’inflation et d’augmentation des taux d’intérêt

ROUSSET M 1.JPGMarc Rousset

L’indice CAC 40 a progressé de 1,23 %, au terme d’une semaine où ont ressurgi les inquiétudes liées à un grand retour de l’inflation dans les pays développés. Le Dow Jones a grappillé 0,11 %, mais le Nasdaq et le S&P 500 ont baissé respectivement de 1,5 % et 0,71 %. Les investisseurs apprécient les politiques monétaires laxistes pour tenter de raviver l’inflation et la croissance dans un monde déflationniste, mais beaucoup moins les risques réels d’inflation et de hausse des taux d’intérêt obligataires, ce qui les rend nerveux. Les banques centrales se montrent toujours accommodantes, mais leur position pourrait rapidement apparaître intenable ; elles pourraient être amenées à changer, plus rapidement que prévu, de braquet et de politique monétaire.

Le Bitcoin, canari dans la mine de la folie humaine, a dépassé les 50.000 dollars, galvanisé par Tesla, les grandes banques et tous les spéculateurs avides de la planète. 32 % des 18-24 ans affirment avoir déjà investi dans le Bitcoin ou envisagent de le faire. Le marché du Bitcoin dépasse maintenant les 1.000 milliards de dollars, ce qui est toujours infime par rapport au marché de l’or. Suite à des achats irrationnels, depuis le début de l’année, son prix a grimpé de 89 %, dans l’attente d’une nouvelle explosion de la bulle et d’une interdiction totale par les banques centrales, comme en Inde.

Alors que nous vivons depuis quelques mois dans un monde déflationniste (-0,3 % pour les prix en novembre et décembre 2020), les Français ont amassé 225 milliards en billets sous les matelas, ce qui correspond à une peur de l’effondrement du système bancaire, et 470,1 milliards sur les dépôts en banque à vue. La peur de l’inflation, suite au plan Biden de 1.900 milliards de dollars, commence aussi à s’emparer des esprits. L’économiste français Olivier Blanchard, établi aux Etats-Unis, craint que l’inflation ne conduise à une augmentation subite des taux d’intérêt par la Réserve Fédérale, d’où les risques d’un krach obligataire. Les prix des céréales ont déjà bondi sur les marchés internationaux : maïs +45 %, soja +56 %, blé +11 %. Suite à la pénurie de conteneurs, les prix du transport maritime se sont envolés, de même que ceux de l’acier en raison d’un déséquilibre entre l’offre et la demande (600 euros la tonne, soit +245 % depuis novembre 2020). Les prix des billets d’avion, des vêtements et des hôtels ont tous été touchés en 2020, au plus profond de la pandémie ; ils sont susceptibles de rebondir brusquement, à mesure que l’économie redémarre.

Biden, la nouvelle secrétaire au Trésor Janet Yellen et la Réserve fédérale américaine (Fed), contrairement à l’ancien secrétaire au Trésor et haut conseiller Lawrence Summers, ne craignent pas le retour de l’inflation des années 1970. Pour vaincre l’inflation, selon le New York Times, il avait fallu à l’époque augmenter fortement les taux d’intérêt, avec les risques de récession, et supprimer l’indexation des salaires. Or, l’inflation est le seul moyen de réduire le stock des dettes, d’où le dilemme cornélien entre deux écoles : ceux qui craignent la surchauffe économique, une nouvelle inflation et demandent à Biden de réduire ses plans d’aide économique, et ceux qui préfèrent ignorer les risques d’inflation, poursuivre la politique actuelle de la fuite en avant, en pensant avant tout au chômage et à la dette impossible à rembourser.

C’est la raison pour laquelle la Fed a assuré mercredi qu’elle maintiendrait ses taux très bas pour soutenir l’économie jusqu’au retour du plein emploi et continuerait à inonder les marchés de liquidités via des rachats d’actifs mensuels à hauteur de 120 milliards de dollars. Craignant la surchauffe, des investisseurs ont vendu leurs bons du trésor à 10 ans et les taux sont restés fébriles pour s’installer nominalement à 1,3 % tandis que, compte tenu de l’inflation, le taux réel sur les bons du Trésor à 5 ans continuait de baisser à -1,88 %.

À partir d’un taux à 1,5 % sur les marchés obligataires, un plus grand nombre d’investisseurs vendront leurs actions pour acheter des obligations, d’où des risques de krach à venir aussi bien sur les obligations (effet mécanique sur les cours des anciennes obligations suite à la hausse des taux d’intérêt) que sur les actions (vente des actions et diminution des profits des entreprises) dans les mois qui viennent, si les taux d’intérêt montent.

15:59 Publié dans Tribunes de Marc Rousset | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Ces dingueries produites par le conformisme

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Ivan Rioufol

Dans la France somnambule, la bêtise gambade. À côté de l’ordre sanitaire qui rêve d’un monde sous cloche, le politiquement correct multiplie ses dingueries. Vendredi dernier, le défenseur des droits, Claire Hédon, proposait d’expérimenter des lieux sans contrôles policiers, afin de ne pas « discriminer » les cités sensibles : une manière de pérenniser des zones de non-droit. Le même jour, France Culture saluait l’initiative d’un centre de théâtre invitant des jeunes «auteurs et autrices» à réécrire cinq pièces de Molière  «afin de le rendre plus accessible» et de le «désacraliser». Le 21 janvier, sur France Culture, un anthropologue liait Babar, l’éléphant de Brunhoff, à une «apologie du colonialisme ». Dans Le Figaro du 6 février, Alain Duault dénonçait la réécriture simplifiée du Club des cinq, et l’initiative de Disney d’interdire aux enfants Les Aristochats, La Belle et le Clochard et Peter Pan, pour cause de « clichés racistes ». À qui le tour ?

Dans cette grande débandade face aux minorités tyranniques, le gouvernement hésite sur l’ampleur à donnerau bicentenaire de la mort de Napoléon, le 5 mai 1821, contesté pour avoir rétabli l’esclavage dans les colonies. Le pouvoir n’arrive pas davantage à s’opposer  à l’usage de la repoussante « écriture inclusive » et son « point médian » (é·e) en usage dans l’enseignement supérieur, jusqu’au CNRS. À l’université Paris- Nanterre, une chargée de mission « égalité femmes-hommes et non- discrimination » a pour objectif de généraliser cette grammaire idéologique, destinée à lutter contre le patriarcat censé dominer la société. « Nous avons une culture sexiste et violente », affirmait comme une évidence, lundi sur Europe 1, Alexandre Kouchner, enseignant à Sciences Po : un cliché qui ne résiste pourtant pas aux révélations sur la vraie violence sexiste qui fut imposée par l’État islamique aux femmes chrétiennes ou yézidies (1).

Aujourd’hui comme hier, le conformisme est prêt à singer des moutonneries déjantées. L’autre semaine dans Le Figaro, Luc Ferry rappelait comment la « pensée 68 », en lutte contre l’éducation bourgeoise, en était venue à défendre des « rapports pédérastiques entre maîtres et élèves » ! Cette fois, la lutte contre l’oppression du mâle blanc occidental hétérosexuel est prétexte à des révisionnismes historiques, préludes aux chasses à l’homme. Partout, le déconomètre du camp du Bien s’emballe. En Grande-Bretagne, une école a effacé le nom de Winston Churchill car le résistant au nazisme fut aussi un défenseur de l’Empire. Aux États-Unis, c’est Abraham Lincoln et George Washington qui incommodent les idéologues du repenti. « Aujourd’hui, on peut violer pratiquement toutes les lois si on est dans la ligne du politiquement correct », s’alarme l’écrivain américain Thomas Chatterton Williams (L’Opinion, mardi). Cette « morale » réclame la censure.

Le statut de victime autoproclamée justifie des aberrations. La scène médiatique est devenue un forum psychiatrique. S’y étalent sans pudeur les névroses, les ressentiments, les douleurs enfouies. La justice populaire est invitée dans l’urgence à pallier la prudence du droit. Dans les affaires d’inceste et de pédophilie, la foule mateuse et lyncheuse commente les intimités exposées: la présomption de culpabilité du père est la règle. Se dire fragile suffit à condamner le «dominant». Pareillement, le législateur est prêt à réparer l’«injustice» faite aux femmes tributaires de l’homme pour faire un enfant. Si le Sénat a pu s’opposer à l’extension de la procréation médicale assistée (PMA) pour les couples de femmes, le gouvernement entend imposer cette filiation fictive. Derrière elle se profilent les embryons transgéniques et chimériques. Faudra-t-il attendre trente ans pour que des générations effarées dénoncent les lubies contemporaines ?

Limites de la « libération de la parole »

La « libération de la parole » vient justifier ces procès sans preuves. Ils sont lancés par des justiciers obsédés par la revanche et aveuglés par la haine. Pour certains, l’homme est un prédateur sexuel qu’il faut briser. Pour d’autres, il est un colonisateur qu’il faut traquer, y compris sur son sol. Dans les deux cas, des universités, idéologiquement infiltrées, sont devenues les incubateurs de ces luttes des sexes, des races, des civilisations. On est prié d’applaudir aux flots de mots qui débondent depuis le mouvement #MeeToo en 2017. Certes, certaines révélations sur des humiliations perverses faites à des femmes ou à des enfants ont aidé à une prise de conscience sur les aveuglements passés. Acquitté une première fois, Georges Tron, maire de Draveil (Essonne), a été condamné en appel, mercredi soir, à trois ans ferme pour viol sur une employée de mairie, au vu de sa seule emprise hiérarchique, désormais assimilable à une contrainte. Mais qui ose marquer une réserve sur les procédés utilisés par les gendarmes de la Vertu est soupçonné de cautionner le pire. Ainsi fait le terrorisme intellectuel attisé par la meute.

D’ailleurs, cette libération de la parole est plus un slogan qu’une réalité. Les lanceurs d’alerte sur la menace islamiste ou l’immigration de masse en savent quelque chose. Ces deux sujets valent des procès d’intention à ceux qui les abordent. La semaine dernière, c’était un homme de gauche, Didier Lemaire, professeur de philosophie à Trappes (Yvelines), qui subissait la foudre des censeurs pour avoir décrit le poids des fondamentalistes sur la ville. Depuis, il a dû quitter l’enseignement tandis que le maire, Ali Rabeh, est allé distribuer des tracts politiques au sein du lycée. Cette semaine, c’est le mouvement de droite Génération identitaire qui est menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur. Sa faute : militer contre l’immigration incontrôlée et l’offensive islamiste. Gérald Darmanin, qui cherche à criminaliser la pensée de ce groupuscule, participe à l’interdiction d’une libre expression sur deux sujets qui passionnent l’opinion. Faudrait-il dissoudre le peuple mal-pensant et en élire un autre, comme le suggérait Bertolt Brecht ? La pensée totalitaire n’est plus loin.

Les résistances arrivent

Devant cet effondrement de la raison, les résistances arrivent, heureusement. Pour faire face à l’offensive indigéniste et décoloniale, singulièrement en sciences sociales, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, a tenté mardi d’alerter sur l’entrisme de l’islamo- gauchisme. Renaud Camus vient d’être relaxé pour un tweet, au nom de la liberté d’expression. Quant à Cyril Bennasar, il dénonce avec brio « l’arnaque antiraciste » (2) symbolisée par la militante Rokhaya Diallo. Serait-ce le début de la fin ?

Notes

(1) « La Putain du califat », de Sara Daniel et Benoît Kanabus, Grasset.

(2) « L’Arnaque antiraciste expliquée à ma soeur », Mordicus.

Source : Figaro 19/02/2021

11:56 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 20 février 2021

Contre la menace de dissolution, Génération identitaire a mobilisé samedi après-midi à Paris

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20:01 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Quand le loup fait l’agneau !

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Vincent Trémolet de Villers

C’est le génie de la gauche dominante : être le loup et faire l’agneau. C’est le talent décourageant de nos gouvernants, et ici de Frédérique Vidal : donner à celui qui étend son hégémonie le statut de victime. Reprenons. L’islamo- gauchisme n’est pas une discipline, un domaine de recherche, c’est une réalité politique. L’alliance du « Prophète » et du « prolétariat », de la religion des « dominés » avec les minorités « opprimées ». Version intello, c’est Emmanuel Todd qui déplore que l’on caricature « Mahomet, personnage central d’un groupe faible et discriminé », Edwy Plenel qui se rêve en Zola des musulmans; version branchée, c’est Virginie Despentes qui s’emballe pour les frères Kouachi, « morts debout » pour ne pas « vivre à genoux ». Mais l’islamo- gauchisme n’est qu’un des symptômes d’une guerre idéologique beaucoup plus large menée inlassablement sous couvert de « rigueur universitaire ». On l’appelle « wokisme » outre-Atlantique ; chez nous, elle installe l’obsession de la race, du genre, de l’identité, des laboratoires de recherche jusqu’aux studios de la radio publique. Elle impose des concepts aussi incertains que militants : « privilège blanc », « gender fluid », « racisme systémique»... Point de liberté pour les ennemis de cette doxa. Syndicats et associations montent la garde. Ainsi, Bernard Rougier, sans l’aide de la région Île-de-France, n’aurait pas pu mener ses travaux sur l’islamisme en France ; ainsi, Sylviane Agacinski, Alain Finkielkraut et tant d’autres ont vu leurs conférences annulées dans des écoles et des universités ; ainsi se développent dans ces mêmes universités les réunions non mixtes, interdites aux Blancs. Ce qui menace la liberté académique et, bientôt, une véritable liberté de pensée, ce n’est pas la pauvre Frédérique Vidal, mais bien ces doctrinaires acharnés contre une civilisation qu’ils jugent intrinsèquement coupable. L’islamo-gauchisme n’est qu’un versant de cette bêtise sophistiquée. Là est le grand péril : atrophie de l’intelligence, effacement de la culture, pour aboutir, selon la terrible formule d’Allan Bloom, à des «âmes désarmées ».

Source : Le Figaro 20/02/2021

12:08 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Génération identitaire : message en défense

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Franck Buleux

Génération identitaire (GI), mouvement de communauté de jeunesse a été fondé en 2012 et s’est fait connaître médiatiquement initialement par une occupation d’un chantier de construction de mosquée à Poitiers, avant de participer activement, dans le cadre de La Manif pour tous, aux manifestations de protestations contre le démantèlement de la famille traditionnelle organisé par la majorité représentée par François Hollande. Loin d’être un simple mouvement politique, GI est un éveilleur de consciences, un lanceur d’alertes, d’ailleurs souvent reprises par les partis politiques de droite (RN, DLF, CNIP mais aussi l’aile droite de LR). Sans ambigüités mais sans exclusive. 

Cette fondation qui n’a rien à voir avec un supposé « Bloc radical » comme le répète à l’envi sur les médias complaisants le guide du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) ou l’ancien fondateur de SOS Racisme, Julien Dray, toujours cadre du puissant (sic) Parti socialiste (PS) qui parle, sur CNews, de la proximité idéologique du mouvement de jeunesse identitaire avec le polémiste Alain Soral. Quand on sait que c’est l’avocat de GI, maître Gilles-William Goldnadel, au demeurant cadre du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) qui a fait condamner ce même Soral, on pouffe de rire. Ces gens de gauche pratiquent systématiquement l’amalgame sans se préoccuper des réalités politiques. Est-ce de l’inculture ou de la mauvaise foi ? Probablement, un peu des deux.

Le combat de GI s’inscrit dans la défense in situ des valeurs et des traditions européennes, indiquant un ordre naturel de préférence à l’égard des populations : « les nôtres avant les autres ». Le terme « avant » signifie l’application du principe de subsidiarité, bien connu dans le cadre des règles européennes. Le principe de subsidiarité dans un cadre national n’a rien d’offensant, ni d’affligeant et encore moins de stigmatisant. Si, dans une famille, un invité est présent (parce qu’il est convié, rappelons-le tout de même), c’est parce que tout le monde a déjà le nécessaire. Pourquoi le critère familial ne s’appliquerait-il pas au national. Idéologie nauséabonde (sic) ou simple bon sens de la part de GI ?

Au-delà de cette défense de la proximité face au mondialisme, GI défend aussi - et surtout - une conception enracinée de l’histoire. Son combat a commencé en 2012 dans le cadre de la défense de notre territoire face aux intrusions et autres invasions culturelles et humaines. Poitiers est un emblème bien entendu. Sans haine, ni violence (ni condamnation pénale), des jeunes de GI ont « occupé » le toit d’une mosquée en construction. Dans la France de Hollande (ou de Macron : « blanc bonnet et bonnet blanc » aurait dit, à juste raison, le communiste Duclos, évoquant ainsi le duel Pompidou-Poher du second tour de la présidentielle de 1969), ces gens ont mis en danger leur avenir. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu des poursuites pénales et que l’inscription d’un délit sur un casier judiciaire vaut interdiction pour certaines professions. Réfléchissons-y et reconnaissons-leur ce courage. Tout le monde ne peut pas se vanter, par écrit, d’avoir eu des rapports intimes avec de jeunes enfants et devenir député européen, profitant d’absence de toute poursuite. Heureux, les (nombreux) bénéficiaires de la prescription judiciaire…

L’hystérie judiciaire déclenchée dès 2012 par la ministre Taubira, qui a fait long feu, a laissé place à l’hystérie politique. Darmanin, c’est Taubira en pire. Il ne s’agit plus de faire condamner tel ou tel individu en détruisant sa réputation, le livrant à l’opprobre professionnel et social, mais de mettre au ban toute une communauté d’idées, de débats et de combats. Le retour du bannissement.

Pourquoi ? Voilà le nœud gordien, parce que ces jeunes ont voulu suppléer l’autorité légitime, celles des forces de l’ordre. Présents partout, utiles nulle part, sauf après 18h pour faire respecter le couvre-feu. En effet, les opérations de défense du territoire mises en place par GI, dans les Alpes, au printemps 2018, puis dans les Pyrénées récemment, se fondent sur le principe (légal) d’interdire à des clandestins (je sais, on doit dire « migrants » pour ne pas stigmatiser le délit de traverser une frontière sans visa) d’entrer illégalement sur notre territoire national. Pour une fois que des jeunes gens aident à faire appliquer des lois. C’est un peu comme si nos « racailles » allaient de barre d’immeubles en barre d’immeubles dénoncer les dangers de la drogue, mais cela n’arrivera pas puisqu’ils en vivent.

Le lecteur n’a pas besoin d’être convaincu sur la forme, la défense de l’intégrité d’un pays est essentielle à sa pérennité sauf s’il l’on souhaite sa dissolution. Dissolution, dissolution, vous avez dit « dissolution ». Oui, mais je parle, pour ce qui me concerne, de dissolution nationale, ce qui est hautement plus grave en matière de trahison que les faits soulignés par le ministère de l’Intérieur dans sa missive à GI.

Passons donc au fond, c’est-à-dire au juridique même si, dans cette affaire, nous avons compris que les incantations de Castaner (aile gauche de la macronie) et Darmanin (aile droite de la macronie) ont plus de poids que le droit seul. Le terme « milice » employé à tort et à travers vaut toutes les condamnations du monde.

Le problème purique est posé par l’article 73 du Code de procédure pénale : cette norme légale indique clairement que dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne physique a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche. Or, En France, la loi prévoit que le fait de séjourner de manière irrégulière sur le territoire constitue un délit passible d'un an de prison, de 3 750 € d'amende et de 3 ans d'interdiction du territoire. Certes elle est peu, voire pas appliquée du fait de la directive européenne retour qui tend à l’évitement de l’emprisonnement mais ce fait n’en constitue pas moins un délit. Et je ne reviens pas sur le sujet des « passeurs » ou des «aidants » qui contreviennent aussi à la loi et sont passibles de correctionnelle.

La loi est appliquée de cette façon : si un citoyen interpelle une personne en flagrant délit et si cette dernière coopère de son plein gré, en acceptant de le suivre et reste libre de ses mouvements, il n’y a pas application de l'article 73 du CPP. Donc il n'est pas obligatoire de faire appel aux forces de l'ordre "immédiatement". Dans ce cas-là, on voit bien l'importance d'avoir une caméra et un micro pour prouver que la personne interpellée était libre de ses mouvements et coopérait de manière volontaire. On peut penser ce cas rare mais il me semblait utile de l’évoquer.

Si Vous interpellez une personne en flagrant délit qui ne coopère pas et que vous la retenez contre son gré, voire même avec force (ou avec un moyen coercitif : menottes...)- vous appliquez dans cette situation l'article 73 du CPP : le militant est donc dans la stricte obligation de faire appel sans délai aux forces de l'ordre (cf. article 73 du CPP et code de déontologie de la sécurité privée).

Dans les cas qui nous intéressent, il n’apparait pas que les membres ou les sympathisants opérationnels de GI aient fait autrement que la stricte application de cet article.

Tout le reste n’est que politique. Notre gouvernement penche à droite et tend à perdre des électeurs sur son aile gauche, la dissolution de GI est une opportunité pour permettre aux bonnes volontés de se mobiliser, dès le premier tour de la présidentielle ou, à défaut, au second, en faveur de l’homme du « en même temps ».

Lorsque que François Hollande avait, entre deux défilés de La Manif pour tous, un peu de temps, son aspiration personnelle l’entraînait, casqué et botté, chez Julie Gayet. Quant à Emmanuel Macron, son passe-temps est de mobiliser les services des préfectures pour recenser et analyser tous les faits et gestes des militants et proches de GI. C’est un fait avéré en Seine-Maritime comme l’atteste le courrier du ministère de l’Intérieur au président de GI, visant à sa dissolution. Il faut le savoir, cette dissolution est prévue de longue date. L’approche de la présidentielle la rend urgente, quasiment indispensable. Il faut s’y opposer.

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Dans Présent d'aujourd'hui, un article de Francis Bergeron sur l'album d'Ignace

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vendredi, 19 février 2021

Des Trégorois contre la dissolution de Génération identitaire

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À l'initiative de François Floc'h, ancien conseiller municipal (FN) de Lannion, un texte contre la menace de dissolution de Génération identitaire a été remis cet après-midi aux rédactions des journaux couvrant le Trégor. Il s'agissait pour François Floc'h, qui était accompagné en la circonstance par Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, de montrer que les mesures liberticides imposées par le ministre Darmanin étaient loin de faire l'unanimité en Bretagne...

Dans ce texte, François Floc'h explique le sens de son action :

En soutien de Génération Identitaire que Darmanin veut dissoudre !

François Floc'h - Lannion 

Eh oui ! C'est à l'article L 212-1 du Code de la sécurité intérieure que les services de Darmanin se réfèrent pour dissoudre Génération Identitaire. Comme si c'était cette association de jeunes militants qui mettait en péril la nation, et pas la nébuleuse islamique fortement implantée dans notre pays et responsables de multiples attentats !

L'objectif de Darmanin apparaît clairement : au-delà de Génération Identitaire, l'objectif est de criminaliser toute tentative de résistance à l'immigration-invasion !

Mais, qu'est-ce qui me donne le droit – le devoir ? – de dire Non ! à Darmanin ?

Oui, je suis un grand-père heureux d'avoir de nombreux petits-enfants dont je suis fier… Mais, j'ai honte et je suis inquiet !

Honte pour notre génération, celle des "Baby boomers" qui ont été élevés dans le coton ! Notre génération qui laissera derrière elle un pays disloqué, endormi dans le confort matériel, incapable de résister à tous les dangers qui nous  guettent.

Honte pour tous ces compatriotes et associations qui collaborent avec les profiteurs et les ennemis de notre pays qui viennent s'installer chez nous et nous coloniser.

Et je suis inquiet car nos enfants et petits-enfants devront être bien courageux pour contrer tous ces dangers. Et retrouver les voies d'un avenir de liberté, de souveraineté et de fierté.

Tous les jours, l'actualité nous apportent son lot de malheurs.

C'est pourquoi, j'exprime ici mes sentiments.

En hommage

• aux militaires morts en opérations extérieures. A leurs camarades de combat, toujours présents sur les terrains de conflits.

• aux policiers morts en service. A ceux qui veillent sur notre sécurité et qui sont si souvent lâchés par leurs hiérarchies. A commencer par le locataire provisoire de l’Élysée et ses ministres de l'Intérieur successifs. Le "premier flic de France" devient le "pire des flics" !

En mémoire des victimes des attentats islamiques qui ensanglantent nos rues, nos villages, nos églises ! Mes pensées vont aux familles de tous ces sacrifiés. Sacrifiés par l'idéologie du funeste "Vivre ensemble" et du "sans frontières" !

En honneur aux militants de Génération Identitaire. Association que le pouvoir macronien veut dissoudre ! Demain, à Paris, des manifestants se rassembleront pour soutenir ces jeunes résistants. Nous serons de cœur avec eux !

En 1973, paraissait le roman prophétique de Jean Raspail, Le Camp des Saints : l'invasion par la Méditerranée d'une flottille de ceux que l'on appellerait aujourd'hui "migrants". Déjà, l'auteur avait perçu la réalité politique qui se déroule aujourd'hui sous nos yeux : des dirigeants qui mettent en œuvre tout l'appareil de l’État – élus, armée, police, médias… – pour éliminer les opposants à cette invasion !

Quand le peuple français se réveillera de la torpeur du "politiquement correct" et de la repentance, qu'il se délivrera des chaînes qui l'étouffent et reprendra le pouvoir qui est le sien normalement, les coupables devront rendre des comptes !

Article de Synthèse nationale libre de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine.

18:01 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |