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mercredi, 18 juillet 2012

Le chambard socialiste face au vide

142262332.jpgLe billet de Patrick Parment

Manifestement François Hollande et ses thuriféraires gouvernementaux ont décidé de ne pas perturber la quiétude des Français en vacances en se gardant bien d‘annoncer les mesures de rigueur qui vont nous tomber sur la tête, tel un ciel gaulois, dès la rentrée. Même sur l’affaire Peugeot, le gouvernement a réussi à différer la colère « lumpenprolétariesque » des ouvriers, issus de l’immigration pour la plupart. Mais, assurément, demain on ne rasera pas gratis.

Le gouvernement semble réfléchir aux futures mesures à prendre qui vont d’un coup le rendre impopulaire. On ne saurait imputer à la gauche l’ensemble du désastre social qu’est la fermeture de sites industriels petits ou grands. Sarkozy et, bien avant lui, Chirac autant que Mitterrand n’ont pas arrangé nos affaires. En fait, ce que l’on pourrait reprocher à la gauche, c’est de n’être pas de gauche mais assurément tout aussi libérale que la droite en masquant ses recettes sous d’autres vernis. C’est bien connu, c’est toujours la faute de l’autre. Sauf qu’en l’espèce, l’autre, c’est le même.

Si la gauche était à gauche, elle ferait comme Mitterrand – première manière –, elle nationaliserait les banques pour commencer, d’autant qu’après les avoir sauvé des eaux avec le fric du contribuable, et sans garanties – merci Sarko – elles sont de nouveau libres d’investir à leur guise. Une telle mesure serait un signe fort au niveau européen gangrené par les lobbies. Car il serait temps de mettre fin au laxisme bruxellois et à cette Europe qui n’existe pas puisqu’elle est toujours sujette à l’égoïsme des nations.

Tenez, le cas de Peugeot est un bon exemple. Est-il nécessaire d’avoir quatre gros constructeurs automobiles : Renault, Peugeot, Wolkswagen et Fiat ? Bien sûr que non. Idem en matière énergétique. Pourquoi ne pas mutualiser nos besoins ? On éviterait des conneries comme celle des Allemands de vouloir sortir du nucléaire pour s’en remettre, entre autres, au vent ! Absurde. Il faut arrêter avec les bondieuseries politiques des écologistes. La véritable écologie est ailleurs, notamment dans le nucléaire qui demeure l’énergie la plus efficace tout en étant la moins polluante (pas comme le charbon dont les Allemands font grand cas). On pourrait de la même manière négocier le gaz avec les Russes et non pas aller jouer les fanfarons en Azerbaïdjan qui préfère le dollar au rouble. Bref, inaugurer une authentique politique européenne et éviter qu’un « con » comme Michel Barnier – aux dires de Pierre Mazeaud – s’oppose à la commissaire à la pêche qui veut interdire avec raison le chalutage en eau profonde afin de préserver les ressources essentielles de la faune marine. Tout ça pour défendre les intérêts de dix rafiots d’Intermarché. Les soces devraient virer ce nuisible. Certes, il n’est pas le seul.

Bref, on l’aura compris, on aimerait à tout prendre que de temps en temps les socialistes mettent, outre le sectarisme naturel de ses intellectuels, son libéralisme de côté. Arnaud Montebourg avait pourtant ouvert des pistes qui n’étaient pas inintéressantes dans son petit opuscule, la Démondialisation. Mais, il semblerait qu’il y ait deux poids deux mesures suivant que l’on est dans la majorité ou l’opposition.

Vertu de ce pays radieux où le tour de France nous renvoie l’image fausse d’une France paisible et franchouillarde, il se trouve que si la gauche n’est pas à gauche, la droite n’est pas à droite non plus. C’est bien ce qui fausse le paysage dans ce pays, personne n’est là où on l’attend, à l’exception, bien sûr, de ces affreux « fascistes » que sont les Français de souche que l’on étouffe régulièrement sous le boisseau.

Cette fausse droite, à peine dans l’opposition, n’a rien trouvé de mieux que de coller le souk lors du discours de politique générale du premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Les mecs n’ont même pas le respect des institutions qui les consacrent. Alors que cette droite de guignols perd toutes les élections – hormis deux présidentielles – depuis 1995. Ils gueulent après des socialistes qui n’ont encore rien entrepris de sérieux mais qui nous ont, en revanche, bien amusé avec les problèmes de nanas du camarade Hollande, coincé entre une virago et une mégère peu apprivoisée semble-t-il. Décidément, de Sarko en Hollande, ces deux quinquas ont des problèmes de gonzesses… au pays de la gaudriole !

Bref, au lieu de se montrer solidaire de la détresse nationale – a laquelle cette droite de guignols a largement participé – on a droit aux angoisses métaphysiques des Fillon, Copé et autre Juppé sur les valeurs. C’est sûr, je n’ai pas les mêmes valeurs que ces gens-là, abonnés qu’ils sont aux droits de l’homme et à toute la quincaillerie qui va avec. Au point d’ailleurs que l’on ne connaît toujours pas les valeurs qu’ils honorent. Christian Vanneste, hier encore député UMP, qui connaît bien le bazar déclare sans ambages que tous ces gens ne sont pas de droite. On s’en doutait.

Une bonne nouvelle, la vraisemblable franc-mac Roselyne Bachelot, qui n’a laissé de traces que sur les sables mouvants d’un ministère dont on se souvient seulement qu’il devait vacciner la France entière – quel fiasco – vient de rejoindre – à la demande du Président – la commission d’éthique annoncée par Hollande et confiée à Lionel Jospin. 

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

16:04 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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