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samedi, 29 août 2026

Bally Bagayoko a empoché jusqu’à 9.400 euros par mois !

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Michel Festivi 

Suite à la plainte pour détournement de fonds publics, recel et concussion déposée contre X, par l’association « AC !! Anti-Corruptions », le PNF vient d’enclencher une enquête. Dans le collimateur du Parquet, le cas de Bally Bagayoko, communiste puis Lfiste, employé comme cadre à plein temps à la RATP en 2001, et qui était également et concomitamment, adjoint au maire de Saint-Denis, Vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Le Parquet dans un communiqué a fait savoir : « procéder aux vérifications utiles concernant les conditions d’emploi de Monsieur Bally Bagayoko au sein de la RATP ».

Comme je l’ai explicité ici à plusieurs reprises, Bagayoko occupait et cumulait un emploi de cadre à plein temps à la Régie depuis 2001, tout en exerçant ses fonctions d’élu local de 2002 à 2020 pour la commune et de 2008 à 2015 pour le département.

Le Figaro (26 et 27 août dernier), a eu accès à la plainte. Il résulte de sa déclaration d’intérêts de 2016 et publiée sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, que Bagayoko, qui si on en croit les paroles de l’Internationale, qu’il a dû chanter régulièrement à pleins poumons au PC, et qui continue à être chantée chez Mélenchon, le poing levé et rageur, serait « un damné de la terre, un forçat de la faim » : aurait palpé entre 2011 et 2014 112.769 euros par an, soit environ 9.400 euros mensuels. Dans le détail, 51.447 euros de la Ratp, 45.500 euros du département et 15.822 euros de la Ville, par an. Il s’agirait de revenus nets, car la HATVP demande aux déclarants d’inscrire leurs revenus nets selon ledit article.

Quand on compare ces rémunérations avec celles de certains médecins hospitaliers ou des personnels médicaux, on se dit que certains sont plus égaux que d’autres.

Hélas, il n’a pas été possible au Figaro, de consulter les déclarations d’intérêts ultérieures, car elles auraient été dépubliées à la fin des mandats, comme le voudrait la loi. AC !! écrit donc logiquement dans sa plainte : « Ces faits laissent présumer un double emploi rémunéré dans deux structures publiques, une absence de transparence sur les autorisations de cumul et une possible utilisation de ressources publiques à des fins personnelles ou politiques ». Reprenons une par une les infractions visées dans la plainte et détaillées par AC !! : je cite

• « Prise illégale d’intérêts : le cumul d’emploi rémunéré à la RATP et de fonctions exécutives à la mairie pourrait placer Monsieur Bagayoko dans une situation où il prend part à des décisions ou exerce une influence sur les organismes dont il dépend financièrement ».

• « Détournement de fonds publics : si les rémunérations perçues pour un emploi non effectivement exercé à plein temps à la RATP sont avérées, il s’agirait d’une utilisation indue de fonds publics ».

• « Manquement à la probité et cumul irrégulier d’activités publiques : les cumuls des deux emplois publics à plein temps est prohibé sauf autorisation express et motivée, ce qui semble absent dans les déclarations rapportées ».  

S’agissant du recrutement du sieur Bagayoko, un membre influent du PC avait admis, selon l’article du Canard enchaîné, que ce dernier avait été recruté « sans concours, ni entretien ». AC !! invoque donc dans sa plainte que ce recrutement initial à la RATP sur proposition syndicale « pourrait caractériser une violation des règles de recrutement dans la fonction publique et un avantage injustifié ». Toutefois, il semble que le palmipède soit revenu sur ce point-là, et que la RATP aurait admis que le tenant de la Nouvelle France racialisée aurait été recruté en 2001 après avoir passé des entretiens d’embauche. Qui croire ?

AC !! demande que le Parquet puisse se procurer le contrat de travail et les fiches de paie, l’autorisation de cumul d’emploi, ses déclarations d’intérêts et de patrimoine et les justificatifs de sa présence effective à la RATP, les courriers et échanges entre la RATP, et les collectivités, les éventuelles interventions politiques ayant favorisé son recrutement.

Actuellement, Bagayoko est en disponibilité non rémunéré à la RATP. Pour Jean-Luc Mélenchon, et cela n’étonnera personne, Bagayoko fait l’objet « d’un racisme systémique » ; pour Éric Coquerel, la voix de son maître et accessoirement à la Chambre des députés, un Mozart de la finance : « Ce que l’on ne supporte pas, c’est le fait qu’il soit noir ». Car si le racisme antiblanc n’existe pas pour l’extrême gauche française, le racisme ne peut être que contre les noirs, car il est bien connu que ces derniers ainsi que les maghrébins, ne sont pas racistes pour un sou. L’Histoire de l’esclavagisme arabo-musulman qui a duré treize siècles, qui a été considérable et d’une cruauté sans nom, et qui a été permis par certaines peuplades noires qui capturaient leurs congénères moyennant avantages, n’a bien sûr jamais existé non plus, comme nous l’enseignait Madame Taubira, à rebours total des études de Bernard Lugan, Tdiane N’Diaye ou Olivier Pétré Grenouilleau.  

Le président d’AC !! s’est déclaré « consterné », par les arguments des lfistes. Ceux qui connaissent la phraséologie des Bompard, Panot et consorts ne sont pas du tout surpris. C’est totalement dans l’ADN des révolutionnaires que d’insulter, injurier, stigmatiser l’ennemi de classe pour mieux le broyer. C’est vieux depuis Trotski et Lénine, et cela ne fait que continuer. Avant c’étaient « des vipères lubriques », aujourd’hui « ce sont des racistes », CQFD, circulez il n’y a rien à voir. Mathilde Panot, qui a sans doute fait une enquête à la mode de l’inspecteur Colombo, sait d’où vient le coup. Selon elle ce serait le journaliste de Radio J, Frédéric Haziza qui serait en lien avec le cabinet socialiste de l’ancien maire de Saint-Denis. Donc on peut en déduire, selon Madame Panot, que cela viendrait des juifs ? Pour Bagayoko aussi : « les socialistes n’auraient pas digéré la défaite ». Tout cela est bien sûr du pipeau, Mélenchon n’a pas eu meilleur allié que les socialistes, qui de Faure à Hollande en passant par Guedj et Glucksmann ont tous appelé à voter LFI en 2024, pour sauver leurs gamelles, car sinon ils auraient tous été battus, mais la soupe du Palais Bourbon est bonne. On peut être sûr qu’ils nous referont le coup en 2027, comme les Philippe, Bertrand, Attal et Larcher, Estrosi et Muselier. On le sait notamment depuis l’affaire Butch, les Lfistes sont des parangons de la liberté d’expression et de la nuance politique.   

15:44 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

De Srebrenica à Crépol le livre qui ne s’est pas refermé

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Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées 

Source Breizh info cliquez ici

Ce matin, au bar des Brisants, j’avais devant moi The Times et Le Figaro. Dehors, Lechiagat s’éveillait avec cette tranquillité trompeuse des ports bretons lorsque la mer est étale et que rien ne paraît devoir troubler l’ordonnance ancienne des choses. Les pêcheurs rentraient, les cafés se remplissaient doucement, et deux articles posés côte à côte sur la table ouvraient pourtant une perspective autrement sombre. Le quotidien britannique publiait la nécrologie de Ratko Mladic, mort la veille ; Le Figaro racontait comment les magistrats chargés de l’affaire de Crépol avaient finalement décidé d’introduire la circonstance aggravante de racisme dans le dossier du meurtre de Thomas Perotto.

Le rapprochement est périlleux et il faut le manier avec des pincettes. Crépol n’est pas Srebrenica. Une nuit de sauvagerie dans un bal de village ne se compare ni par son ampleur, ni par sa nature, ni par ses conséquences au massacre méthodique de milliers d’hommes. Confondre les deux serait une faute d’intelligence autant qu’une indécence envers les morts. Ce qui rapproche cependant les deux lectures n’est pas la dimension des crimes, mais le mécanisme beaucoup plus ancien qui les précède : l’apparition de la frontière entre « eux » et « nous », puis ce moment redoutable où l’autre cesse d’être seulement différent pour devenir un ennemi.

Ratko Mladic avait passé sa vie au milieu de ces frontières-là. Né en Herzégovine dans une famille serbe orthodoxe, il avait deux ans lorsque son père, partisan de Tito, fut tué par les Oustachis croates. Il fit carrière dans cette armée yougoslave qui se voulait précisément l’instrument du dépassement des vieilles appartenances nationales et religieuses. Excellent officier, courageux jusqu’à la témérité, communiste par carrière autant que par formation, il devint pourtant, lorsque la Yougoslavie se défit, l’un des principaux chefs militaires du nationalisme serbe.

En mai 1992, il prit la tête de l’armée de la République serbe de Bosnie. Pendant trois ans, son nom fut associé au siège interminable de Sarajevo, aux expulsions de populations, aux camps, aux opérations de purification ethnique et enfin à Srebrenica. En juillet 1995, après la chute de l’enclave placée sous protection des Nations unies, de nombreux bosniaques musulmans furent tués par les forces serbes. Longtemps fugitif, arrêté en 2011, Mladic fut finalement condamné à la réclusion à perpétuité pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

La nécrologie du Times faisait pourtant apparaître quelque chose de plus éclairant encore que l’inventaire des crimes. Mladic ne combattait jamais seulement les hommes qui se trouvaient devant lui. Il combattait leurs ancêtres. Dans son esprit, les guerres n’étaient pas séparées par les générations : elles formaient un seul et même continuum de dettes à acquitter, de défaites à venger, de sang versé appelant un autre sang. À Srebrenica, il parla des Bosniaques musulmans comme des « Turcs » et invoqua explicitement une revanche historique remontant au temps de la domination ottomane. Carl Bildt, ancien premier ministre suédois devenu ensuite Haut Représentant de la communauté internationale en Bosnie, avait compris chez lui cette incapacité à s’affranchir du poids de l’histoire : Mladic semblait toujours rejouer les guerres précédentes.

La Bosnie constitue à cet égard un cas presque vertigineux. Les Serbes orthodoxes, les Croates catholiques et les Bosniaques musulmans appartiennent largement au même fonds slave méridional. Ils parlent des langues voisines, parfois si voisines que seul le politique s’obstine à les séparer. Durant les siècles de domination ottomane, une partie de la population locale s’était progressivement islamisée, pour des raisons qui mêlèrent intérêts sociaux et fiscaux, possibilités d’ascension dans l’Empire et contraintes variables selon les lieux et les époques. Des hommes issus du même terreau finirent ainsi par appartenir à des univers religieux et historiques distincts.

Voilà précisément ce que notre époque comprend de moins en moins. L’identité humaine n’est pas réductible à l’origine biologique, au passeport ou à quelques cases administratives. La religion peut devenir un principe d’appartenance beaucoup plus puissant que l’ethnie. Un Bosniaque musulman pouvait être physiquement, linguistiquement et généalogiquement infiniment plus proche de son voisin serbe que d’un musulman d’Anatolie ou d’Arabie ; il appartenait néanmoins avec ce dernier à un monde religieux dont les références, les fêtes, les interdits, les souvenirs et la fraternité débordaient les frontières du sang.

Le communisme yougoslave avait cru pouvoir recouvrir tout cela d’un grand manteau idéologique. Des populations différentes habitaient les mêmes immeubles, servaient dans la même armée, fréquentaient les mêmes écoles et contractaient même des mariages mixtes. Sarajevo fut longtemps montrée aux visiteurs occidentaux comme la preuve vivante que les vieilles appartenances pouvaient être dissoutes dans une citoyenneté socialiste et moderne. Il suffit que l’État se désagrége, que la peur revienne et que chacun doute de son avenir pour que les vieilles lignes réapparaissent sous l’enduit.

L’homme que l’on saluait depuis vingt ans dans l’escalier redevint alors un Serbe, un Croate ou un musulman. L’appartenance que l’on disait archaïque avait simplement dormi.

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10:16 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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07:49 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |