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mercredi, 07 décembre 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

Photo 012.jpgPar Robert Spieler

Publié dans Rivarol

N°3024 du 2 décembre 2011

 

« C’est en tant que juif que j’ai participé à l’aventure politique en Libye, que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays (lequel, on sait pas. Silence dans les rangs !). » « Je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas été juif. », déclare Bernard-Henri Lévy lors de la première convention nationale organisée par le Crif, le Conseil représentatif des organisations juives de France.

 

Incroyable : On apprend que Bernard-Henri Lévy serait juif

 

On ignorait qu’il fût juif. Le Crif tenait, dimanche 20 novembre, sa convention nationale, sur le thème « Demain les Juifs de France », devant 800 personnes et de nombreux intellectuels, politologues, sociologues et chercheurs, déclare le site du Crif. Chercheurs en quoi ? On ne sait pas, et puis, aucune importance… BHL était présent, déclarant « Ce que je vous dis là, je l’ai dit à Tripoli, à Benghazi, devant des foules arabes. Je l’ai dit lors d’une allocution prononcée le 13 avril dernier sur la grand place de Benghazi devant 30.000 jeunes combattants représentatifs de toutes les tribus de Libye : « c’est en tant que juif que j’ai participé à l’aventure politique en Libye » . Merci de l’info…

 

Le général Cosgrove rentre dans la gueule des pétasses…

 

Le Major Général australien Peter Coscrove  vient d’être interviewé par une radio au sujet d’un camp scout accueilli par l’armée australienne. La pétasse de service l’interroge. « Qu’allez-vous enseigner aux scouts sur votre base ? » Réponse : « Entre autres choses, le tir à l’arc, le tir à la carabine, le canoë et l’escalade » La pétasse insiste : « Le tir, vous ne trouvez pas ça irresponsable ? Admettez ; quand même, que le tir est une activité très dangereuse à enseigner aux enfants ! » Réponse calme du général : « Je ne vois pas pourquoi ; d’ailleurs il s’agit de scouts, donc d’adolescents. Nous leur enseignerons la discipline nécessaire au maniement d’armes à feu, avant qu’ils n’en touchent une. » La journaliste : « Admettons, mais vous les équipez pour en faire des tueurs violents ! »

 

Exceptionnelle réplique du Général : « Mais… Madame, en vous regardant, je constate que vous êtes parfaitement équipée pour faire de la prostitution… En faites-vous ? » 

 

DSK et Mitterrand

 

DSK et Mitterrand se seraient partagés de jeunes prostituées en Indonésie., C’est en tous cas ce que révèle le Nouvel Observateur. Suit un épisode amusant. Laurent Joffrin, patron du Nouvel Obs, est l’invité du « Petit Journal de Canal+ ».Son hebdo vient de consacrer un dossier  aux affaires DSK avec un titre : « La vie cachée de DSK ». Apparemment, il ne le sait pas. Il ne lit pas le journal qu’il dirige … Yann Barthès lui dit : « Vous balancez sur François Mitterrand, qui se serait envoyé de jeunes prostituées, en Indonésie, en voyage officiel avec DSK ? » Réponse de Joffrin : « Pas du tout ». Suit un échange surréaliste. Joffrin croit, visiblement, à une blague de l’animateur. « François Mitterrand ? » ; « C’est dans l’article ! », dit le journaliste.  « Mais non, ce n’est pas dans l’article. Vous l’avez lu dans l’article ? Vous avez une drôle de manière de lire ! », rétorque Joffrin. Et Joffrin d’oser : « On peut vérifier ». Vérification faite, en direct, Barthès, sans doute quelque peu sadique, lit le passage en question, concluant : « Vous l’avez lu, votre article ? »

 

Bravo Rachida Dati !

 

C’est Clara Halter, la femme de Marek, qui l’avait conçu. Inauguré au Champ-de-Mars, le 30 mars 2000 par Jacques Chirac, cet affreux « Mur de la paix », long de 16 mètres, est inspiré du Mur des lamentations de Jérusalem et compte douze panneaux de verre sur lesquels sont inscrits le mot « paix » en 32 langues, dont l’hébreu, le chinois, l’arabe et l’hindi. Ce Mur de la Paix est aussi une association dont le président est Pierre Bergé, fondateur et bailleur de fonds de SOS-Racisme. A l’origine, ce « monument » devait être installé pendant trois mois. Mais le provisoire a duré… Beaucoup de parisiens considèrent que cette « œuvre » est un chancre monstrueux dans ce magnifique environnement. Des touristes la confondent avec une pissotière et viennent y graver leur nom et leur date de passage… Rachida Dati, maire du VIIème arrondissement de Paris s’était énervée et avait lancé une pétition sur le site de sa mairie, où elle « invitait ses administrés à se mobiliser pour obtenir le démontage immédiat du Mur de la Paix, qui obstrue la perspective classée de l’Ecole Militaire à la Tour Eiffel, en violation de la loi. » Elle allait même plus loin, se disant « choquée par les méthodes et les déclarations mensongères de M. et Mme Halter, en vue d’obtenir la pérennisation de leur création sur le Champs-de-Mars (…), occultant systématiquement le caractère illégal de ce mur. »  Fureur du couple Halter qui attaque Rachida Dati en justice, pour « diffamation ». En octobre, le procureur juge que les propos tenus sont « désagréables, pas diffamatoires. »

 

Rachida Dati n’est certes pas de nos amies. Mais saluons son courage. S’attaquer à une icône du Système, qui plus est grand ami de Sarkozy, qui lui a remis en juin 2008 les insignes d’officier de la Légion d’honneur, il fallait oser. Rappelons-nous ce que le journaliste français Piotr Smolar écrivait au sujet de Marek Halter dans la revue XXI, en octobre 2008 : « C’est un personnage fascinant, un bonimenteur faisant un usage esthétique du mensonge ». Et il pointait ses amitiés sulfureuses, politiques et financières, et ses trous de mémoire. Il rappelait aussi qu’il fut soupçonné par la DST d’être « un agent des services israéliens ». La DST s’opposa, sans succès, à son obtention de la nationalité française. Lionel Stoléru et Simone Veil durent peser de tout leur poids pour qu’il l’obtienne. En attendant, les Halter invitent les parisiens et les touristes à glisser dans les interstices du mur, comme dans celui de Jérusalem, leurs missives et leurs vœux. Mazel Tov !

 

Rachida Dati : Quel malheur d’avoir un frère…

 

Rachida Dati a un frère cadet, Djamal. Ce sont des choses qui arrivent. En juin, le tribunal correctionnel de Verdun avait condamné le frère de l’ex ministre de la Justice à une peine de prison de deux ans, dont un ferme, pour des violences aggravées sur son ex-compagne. Une longue liste de délits, où trônent notamment des affaires de trafic de drogue en France et en Belgique, agrémente son curriculum vitae. Le plus amusant est qu’en 2007, il avait été jugé à Nancy dans une affaire de trafic de stupéfiants (une de plus), au moment même où sa sœur présentait devant l’Assemblée un projet de loi sur la récidive. Il paraît que Rachida Dati n’est pas contente et ne lui adresse plus la parole. Curieux… Toujours est-il que notre ami Djamal s’est fait cueillir, il y a dix jours, à l’aéroport d’Orly, alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion pour Oran et l’Algérie, son pays d’origine…

 

Un curieux dinosaure : Le CNIP

 

Le CNIP est le Centre National des Indépendants et Paysans, qui connut son heure de gloire avec Antoine Pinay. Cela remonte, certes, à quelques siècles. Mais le CNIP survit. Avec, à sa tête, Gilles Bourdouleix, député-maire de Cholet, qui a décidé d’être présent à l’élection présidentielle. Disons, qu’il tente d’être présent… Son objectif ? « Redonner la fierté de la France aux Français pour un respect vigilant des principes de la République et des valeurs de la Nation. » C’est pas mal, non ? Bon, d’accord, n’allez pas chipoter. Il est favorable à l’avortement, au Pacs, et a brillé par son absence lors de la défense du repos dominical. Mais que ne ferait-on pas pour être porte-serviette d’un sous-ministre ?

 

L’Elysée ne sait pas écrire le français

 

Le palais présidentiel vient de faire paraître un court communiqué saluant la mémoire de la veuve de François Mitterrand. Problème : il est truffé de fautes. Six en dix lignes. Ca fait beaucoup. Ainsi, « elle n’abdiqua jamais ses valeurs et poursuivi (sic) jusqu’au bout de ses forces les combats qu’elle jugeait justes. » « Ni la victoire, ni l’épreuve ne la firent dévier du chemin qu’elle s’était tracée (re-sic) » « Elle su (re-re sic) faire preuve d’une indépendance d’esprit » ; etc…, etc…. Au nom de la solidarité républicaine, à laquelle Rivarol est, comme chacun le sait, très attaché, je me suis autorisé à écrire à l’Elysée, pour proposer que Jérôme Bourbon et Anne Kling, qui, comme nul ne l’ignore, ne font jamais de fautes, corrigent les communiqués de l’Elysée, avant diffusion. Pas de réponse pour l’instant…

 

Une crèche sur les Champs-Elysées

 

La paroisse Saint-Pierre de Chaillot a demandé à la Mairie de Paris l’autorisation d’installer une crèche sur les Champs-Elysées, dans l’un des chalets du marché de Noël, qui vient d’ouvrir ses portes. La mairie de Paris n’a pas vu « de difficulté » à la présence de santons à quelques mètres de la Concorde, « mais à condition que cette crèche n’ait pas une connotation religieuse trop prononcée. » Les santons font un mètre de haut (ce qui fait, aux yeux de Delanoë, un mètre de trop) et ont été fabriqués par des religieuses de la congrégation de Bethléem. Les visiteurs du marché pourront voir les santons, certes, mais la mairie a demandé à la paroisse de s’engager à ce qu’il n’y ait ni animations, ni présence humaine à côté du chalet ! Si le diable se niche dans les détails, la connerie, elle, s’étale à la Mairie de Paris… Cela me rappelle cette phrase de Gide : « J’aurai commencé ma vieillesse, le jour où j’aurai cessé de m’indigner. » Les lecteurs de Rivarol, eux, resteront éternellement jeunes !

 

Ségrégation hommes / femmes en Israël

 

Entre 2007 et 2011, l’Etat hébreu est passé de la 36ème à la 55ème position du Global Gender Gap Index, publié par le Forum économique mondial, qui mesure les différentiels hommes-femmes dans 135 pays. Cette année, Israël se classe derrière la Mongolie, le Kirghizistan et la Namibie. La faute aux juifs ultra-orthodoxes qui représentent un quart des habitants de Jérusalem et un dixième des habitants d’Israël. Ils ne sont pas franchement des modèles de tolérance… Les femmes sont ainsi littéralement expulsées des affiches publicitaires de Jérusalem.  Les affiches représentant des femmes sont souvent systématiquement arrachées, poussant les annonceurs à l’autocensure. En octobre, pendant les fêtes juives, une rue du quartier religieux de Mea Shearim, à Jérusalem, a pour la première fois été divisée en deux : un trottoir pour les hommes, un autre pour les femmes. L’armée connaît aussi des problèmes. Les israéliennes effectuent deux ans de service militaire. En raison du nombre croissant d’officiers religieux, les incidents se multiplient. Des cadets ont quitté un séminaire, car des soldates y chantaient, ce qui est considéré comme impur par certains religieux radicaux. Les femmes ont été séparées des hommes lors de plusieurs cérémonies militaires et des officiers fondamentalistes ont exigé qu’elles ne soient plus intégrées dans des unités de combat mixtes.

 

Vous remplacez « juifs » par « catholiques ». Vous imaginez le tollé ?

 

23:49 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

DU RIFIFI A LA RATP...

imagesCAXU3EOY.jpgPar Christophe Langeot

La Cour des Comptes a rendu un rapport « musclé » sur la gestion du Comité d’Entreprise de la RATP. En ligne de mire la CGT particulièrement visée. Les magistrats de la Rue Cambon pointent «des dysfonctionnements généralisés». «Dépenses manifestement à caractères privées», «fournisseurs dont certains pratiquent des facturations manifestement abusives». Le CE gestionnaire de la restauration collective accuse une hausse de 13,6 % sur 5 ans contre une hausse de 7,7 de l’indice INSEE, si soupe il y a, elle est à la grimace pour le personnel ! Le CE de la RATP emploie directement plus de 600 personnes. Le syndicaliste patron du CE ne fait pas dans la dentelle : « le management représente un risque grave d’atteinte à la santé physique et mentale de ses salariés » note la Direction du Travail, quant à la Cours des comptes elle évoque plus «sobrement» : la «brutalité des méthodes» de management.

La Direction de la RATP, quant à elle, joue l’irresponsabilité : «ces dysfonctionnements relèvent de la prérogative des élus du personnel et excluent un pouvoir d’ingérences». Son Pdg, Pierre Mongin, semble bien vite oublier que le CE doit établir un compte rendu détaillé de sa gestion financière.et qu’un exemplaire doit être simultanément adressé à l’employeur (code du travail L2142-3). La tête « bien faite » de l’énarque, et membre du Siècle, Pierre Mongin est-elle restée opportunément au placard dans cette affaire ? Aux Diners du Siècle le gratin du syndicalisme fait bombance avec l’hyperclasse. Tout se tient on vous a dit...

PS : Le rapport de la Cour des comptes est en ligne sur internet cliquez ici

17:23 Publié dans Informations nationales, Les cibles de Christophe Langeot | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le bulletins d'informations n°22 de décembre 2011 de la NDP :

NDP INFORMATIONS

N°22 - Décembre 2011 - cliquez ici

16:32 Publié dans Nouvelle Droite Populaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Quand la direction de la RATP et la justice passaient l’éponge sur les frasques du CE

942262-1118364.jpgA la lecture de ces 240 pages, le diagnostic paraît sans appel. Ulcérés par l’édifiante gestion des œuvres sociales de la RATP (CRE) entre 2004 et 2010 – plus de 59 millions d’euros de budget annuel –, les magistrats de la Cour des Comptes flinguent pêle-mêle l’envolée des frais de personnels du CRE, ses agapes annuelles dispendieuses dans le château de la CGT à Fontenay-lès-Briis ainsi que le piètre service rendu aux salariés qui ne bénéficient plus majoritairement d’une restauration ou de séjours de vacances adaptés à leurs besoins. Pour la première fois également, les sages de la rue Cambon annoncent avoir transmis, à la justice, les éléments présumés délictueux qu’ils ont pu relever.


Cette charge « héroïque » suffira-t-elle à briser l’omerta qui règne sur les arrangements sulfureux entre centrales syndicales et directions d’entreprises ? Voire. Côté CGT RATP, première organisation du transporteur public, on nie en effet benoîtement toute malversation. Et on laisse entendre que depuis l’élection de nouveaux représentants l’an passé, les pratiques de double facturation présumées, d’enveloppes en liquide, n’ont plus cours. Que les procédures d’achats de fournitures et de denrées (5,9 millions annuels) sont devenues parfaitement transparentes.

 

Source Mariane cliquez là via Guerre sociale cliquez ici

15:20 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Manifestation dimanche prochain à Paris pour la défense de la Chrétienté...

2737274333.jpgUn communiqué de l'Institut Civitas :

 

Dans le spectacle "Golgota Picnic", le Christ et les Chrétiens sont gravement insultés : Notre Seigneur est traité de "putain de démon", ceux qui confessent sa foi en lui de "baiseurs de gosse", le tout au cours d'une pièce faisant alterner des parodies de la vie de Jésus et des scènes particulièrement obscènes. Tout cela sera produit à partir de ce jeudi 8 au théâtre du Rond-Point à Paris, grâce aux subventions publiques.

 

A offense publique, il faut une réparation publique. Nous ne pouvons pas rougir de Celui qui a donné sa vie pour nous ni le laisser conspuer à la faveur de notre indifférence. Aussi, comme la mère de Dieu et le disciple préféré sont allés sans crainte et avec ferveur jusqu'au pied de la Croix, nous irons sans aucune violence prier jusque devant le théâtre, désireux de témoigner de notre foi. On nous dira peut-être fous, exaltés ou provocateurs, ce sont les mêmes titres dont furent affublés les premiers Chrétiens. Nous ne les craignons pas. Plusieurs évêques, à la suite des courageuses interventions de Mgr Raymond Centène, de Vannes, et de Mgr Henri Brincard, du Puy, ont souligné, en parlant de notre mobilisation, de l'importance de ce témoignage public contre ces spectacles "dont certaines scènes dépassent l'entendement".

 

Nous vous invitons donc tous ce dimanche 11 décembre à 14 heures place de l'Alma à Paris pour une grande marche qui nous conduira jusqu'au théâtre du Rond-Point. Ce rassemblement sera le point d'orgue de toute notre mobilisation de cet automne (...).

 

Source cliquez ici

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Union budgétaire : oui, mais pour quoi faire ?

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L'Insolent cliquez ici

Semaine décisive pour les institutions européennes. Après les deux discours, assez peu divergents et d'ailleurs concertés, du président français et de la chancelière allemande, les 1er et 2 décembre, puis leur entretien de ce 5 décembre, se tiendra un Conseil européen réunissant les 27 chefs d'États et de gouvernement jeudi 8 et vendredi 9 pouvant se prolonger en fin de semaine : jamais l'intensité de la coopération franco-allemande et u débat intergouvernemental ne s'était manifestée avec autant d'intensité.

Certes un Cohn-Bendit peut bien s'époumoner en réclamant l'intervention du Parlement européen. Qu'on le veuille ou non, si même l'on désire renforcer le caractère communautaire du mécanisme, rehaussant ou révisant les rôles respectifs de la Commission, du Parlement, de la Banque centrale ou même de la Cour de Justice, cela ne pourra résulter que d'un accord nouveau entre États juridiquement souverains. Le Traité de Lisbonne impose qu'intervienne ensuite un vote des euro-députés. Négociation complexe aimera-t-on à souligner comme s'il en existait de vraiment simples.

Dans cette crise on entend proférer certaines imprécations assez absurdes contre l'hégémonie des uns, contre l'égoïsme des autres, etc. Elles ne servent à rien, sinon à marginaliser ceux qui les formulent.

Sur un certain nombre de points on peut, et j'ajoute que dans l'immédiat on devra encore sans doute s'accorder avec les principes d'union budgétaire formulés par Angela Merkel le 2 décembre devant le Bundestag.

Sur la question décisive des euro-obligations, on pourrait même aller plus loin qu'elle dans la logique sous-jacente à son propos du 2 décembre.

Son opposition à ce projet avait été largement théorisée et réaffirmée le 22 novembre par la chancelière elle-même lors de son intervention dans le cadre de la réunion du patronat allemand à Berlin.

Non seulement en effet ce projet se révèle inapproprié mais on doit rappeler ici son origine : il vient de l'ancien directeur du FMI, le sulfureux DSK, alors au-dessus de toute controverse. Souhaitant renforcer le rôle du FMI, il s'est servi, dès 2009 de son excellent camarade Georges Papandréou, président de l'Internationale socialiste et vainqueur des élections grecques cette année-là, pour chercher à le propulser à l'échelon communautaire européen. La crise actuelle est née en très grande partie de cette affaire. On a spéculé pendant deux ans en misant sur la défaillance du maillon jugé alors le plus faible et le plus petit.

Ce n'est pas l'excès mais l'insuffisance des structures européennes qui a permis l'extension de ce problème.

Mais l'Europe ne s'en sortira certainement pas demain, quels que soient les remèdes adoptés en urgence, par plus de facilités pour le financement de gaspillages futurs. Par conséquent les réticences attribuées à la "très méchante" Mme Merkel et à son "très redoutable" ministre des Finances Wolfgang Schäuble ne me semblent refléter que le simple bon sens.

Mais au-delà de ce débat technique, on doit avant tout souligner les raisons profondes de cette union qui ne saurait se restreindre au seul domaine budgétaire.

Il deviendra en effet de plus en plus nécessaire d'expliquer aux peuples pourquoi on souhaite unir les Européens, et sur la base de quelle communauté de destins : se refuser à cette dimension du débat serait donner aux imprécateurs néo-jacobins et néo-marxistes un espace inespéré de développements illégitimes pour leurs argumentaires démagogiques et leurs improbables convergences d'un jour.

Non d'abord l'Europe ne doit pas être présentée comme une succursale de la mondialisation, mais comme une réponse aux défis du mondialisme.

Non l'Europe n'est pas ouverte à tous les vents mauvais des trafics, des mafias et des crimes : elle constitue la seule manière de s'y opposer efficacement.

Non l'Europe ne représente pas la destruction des identités culturelles : elle en trace la seule voie de sauvegarde possible.

Voila qui suppose de nouveaux tris dans les institutions fourre-tout alignées en vrac à l'époque Delors dans le traité négocié à Maastricht en 1991 et que l'on n'a toujours pas mises en ordre.

Rappelons par exemple qu'en 1991 il avait été convenu de créer une identité de défense européenne, mais que, 20 ans plus tard, alors que les dangers ont réapparu clairement à l'horizon mondial, l'Europe se complaît dans la réduction constante de ses moyens militaires.

Au-delà de la monnaie, indépendamment des banques et des indices boursiers, il existe donc de sérieuses raisons de se mobiliser pour défendre et renouveler l'idée d'Europe, dans l'intérêt même du peuple de France et de sa liberté.

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